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vendredi, 02 mars 2012

Chemin de croix pour… fêtards. (loup fiche le camp !…)

Fin au jeudi 8 mars 2012

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[>350][*][*]-[*][*][*][*]

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(1)[Mc(1)]
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna
[306><307] et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu [>18][520>537], mais celles des hommes. »

         À l'occasion du baptême de la princesse, le roi et la reine organisent une fête 899108434_small.jpgsomptueuse, invitant famille, amis et fées marraines bienveillantes de l'enfant. Chacune d'elles offre un don à la princesse : beauté, grâce, etc. Brusquement une vieille fée, qui n'a pas été invitée, se présente et lance à la princesse un charme mortel : la princesse se piquera le doigt sur un fuseau et en mourra. Heureusement, une des fées marraines peut atténuer la malédiction : « au lieu d'en mourir, elle tombera seulement dans un profond sommeil qui durera cent ans, au bout desquels le fils d'un Roi viendra la réveiller »[1, note 15>2].

         À l'occasion de l’anniversaire de la princesse, le roi et la reine organisent une fête somptueuse, invitant famille, amis et fées marraines bienveillantes  de l'épouse [3, APR note 351]. Chacune d'elles offre un don à la princesse : beauté, grâce, etc. Heureusement, pas de vieil époux [3,Mc(2b)][4][5][6][7][8][9] à l’horizon ! En effet, bien que faisant davantage "partie de la famille"[10, APR note 36][11,Lc6bis] que tous les bienveillants réunis [12, APR note 30][13, note 59][14, note 32][15, note 6][16, note 26][17], il n'a pas été invité ! Quant à seulement l’en aviser, sans doute eût-ce conduit à se piquer le doigt sur la mine de son crayon : à ce qu’il apparaît à la lecture d’anciens contes, on a hélas connu quelque princesse qui en mourut. Las : dans le réel qui est là pour tous [18, AV note 41], aussi bienveillantes que soient les fées marraines invitées, il n’est pas du tout certain [19] que l’une d’entre elles eût possédé le pouvoir d’atténuer une telle malédiction. Aussi a-t-on unanimement considéré [1,Jc(3)] que le prince absent était tombé dans un profond sommeil qui durera cent ans : ce qui chamboule un tantinet la tradition des anciens contes, attendu que notre homme n’est pas réputé pratiquer l’art du fuseau.
         Or, brusquement nous revient en mémoire une vieille histoire qui, elle, a été invitée à la fête [20] somptueuse : étrange invitée, car aussi invisible que le non-invité. Voilà qui tombe à point nommé : car cette histoire est aussi celle d’un profond sommeil ! Durera-t-il également cent ans ? Ce qu’à Dieu ne plaise un peu… et ce qu’aux invités bienveillants plaise [21, APR note 54]… à la mesure, sans nul doute, de leurs actes de "bienveillance"©. Toujours est-il que plus de cinq ans avant la fête somptueuse, un vieux sorcier [22] s’est "absenté"©[1, notes 188 à 193] au palais princier. Lui non plus n’y avait pas été invité : d’autant moins que nulle fête n’y était alors organisée ! Ce qui ne l’a pas dissuadé d’y entrer par effraction [23, note 103][24. APR note 195], afin de lancer à la princesse un charme mortel [25]. Avec cependant une difficulté particulière [26, AV note 15] à reproduire exactement [27][27bis] le schéma du conte originel : car la princesse n’étantfoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société pas réputée non plus pratiquer l’art du fuseau, il devenait inconcevable qu’elle s’y piquât le doigt et en meure. Ce qui, convenons-en, est assez rageant si l’on garde à l’esprit (sous condition, il est vrai, de garder l’esprit [28?]…) que, dans un réel qui est là pour tous, personne n’est assez compétent [24. AV note 204] à atténuer l’éventuelle malédiction [1, note 400]. Personne ne l’est ? Mais oui : s’il avait eu des mains [29], le vieux sorcier tenait là néanmoins sa victoire [30, AV note 21] au bout des doigts ! C’est que notre homme, lui, est réputé compétentissime [1, APR note 424] auprès de tout le monde [31, APR note 12] : rois, reines, princes et princesses [32,com.1 à 6], familles [33], amis et ennemis, fées bienveillantes [34][35, note 94] et méchantes sorcières1271077423.jpg[36][37], invités et rejetés, etc. C’est bien simple : il fait tomber ses lunes [38][39][40][41] sur les méchants et sur les bons, et tomber une pluie de sortilèges [42] sur les justes et sur les injustes [43,Mt][1, notes 199 à 203][>Mt(4)] ! (À l’évidence [44, APR note 70], cet arrosage [45] est plus notoire quand il s’effectue sur la demande des méchants et des injustes [46][47]… mais évitons pour l’heure les considérations de personnes [1,Jc(3)].) N’étant pas invité, ne se présentant pas (sauf à tirer les vers du nez [48, APR note 25] à la suite des effets du sortilège), enfin personne ne pratiquant l’art du fuseau dans le palais princier, le vieux sorcier tout rabougri (après examen à la loupe [49], tout porte à croire qu’il s’agit d’un lutin [22][50]) changea alors son fusil [51][52][53] d’épaule : puisque c’était ainsi, il allait offrir un méga-don [54, note 296], non plus à la princesse mais au prince lui-même ! "Dangerosité"©[55, notes 4,5][27bis, APR note 151], "divagations intenses"©,"comportement délictueux"©[1, AV note 178)],"écrits [23, note 103]princiers délirants"©[24. APR note 191], glace [56, notes 32 à 39+81,82], etc.

         Arrêtons-nous d’ailleurs un instant sur ce qui précède le "etc." : tant chez la belle au bois dormant que chez… (les enfants sont-ils couchés ?)… chez le "loup"©[1, notes 41 à 43]. Chez la belle, qu’elle dorme ou non, beauté et grâce sont là des vertus que tout le monde peut saisir (éventuellement : apprécier et admirer) jusqu’à -pourquoi pas- s’exclamer : « nous n'avons jamais rien vu de pareil. [54,Mc(5)][1, APR note 330]» Parce que beauté et grâce sont autant de signes qui s’accompagnent assez mutuellement sans que nul n’ait à devenir croyant [3,Mc(4)] : voir, ce n’est plus croire [57]. De même -si nous restons dans l’univers de la belle-, lorsque un prince charmant [58] se fait transformer en crapaud, tout le monde voit un crapaud [59][60][61]… et personne ne croit qu’il s’agit d’un prince charmant ! (Il s’agit bien d’en rester à l’univers des contes [62][63][64] : celui des photomontages, lui, est un peu spécial, puisque rendant possible le non-consentement [65] à ne pas croire ce que l’on voit…) Mieux encore : si nous nous transportons chez l’autre belle –celle de la Bête [66]-, celle-ci s’avère aussi belle de l’âme. Car le prince charmant qu’elle aime… n’a pas exactement [27][27bis] le physique de l’emploi : lui aussi, le sortilège qu’il a subi se voit parfaitement ! On le voit donc (et on peut le croire aussi : puisque nous sommes dans le registre du conte) : s’il faut peu de signes à la belle pour gagner son label [67][1, AV note 403?], il n’en faut pas davantage au prince charmant pour remporter le sien [68?]. Aussi ce dernier se voit-il obligé de croiser les doigts pour rencontrer [69] quelque belle qui ne soit pas trop regardante sur sa physionomie. Dans le registre du conte, tout n’est-il pas possible à cet égard ? Il suffit d’une rencontre intermédiaire –une fée marraine, par exemple- pour atténuer la malédiction, voire l’éradiquer [70, note 123]. Après quoi, tout le monde est heureux et a beaucoup d’enfants [71][72, APR note 6].

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         Chez le lutin sorcier, il en va tout autrement : malheureusement [18, APR note 30] pour lui, aucun signe extérieur [73, notes 6,11] ne vient accompagner son prince charmant transformé en "loup"© : il lui faut donc user de son charme de sorcier afin de contrer celui du prince. S’il y parvient, il parviendra également à le transformer en loup [74, notes 27][75][76][77][78][79]. S’il n’y parvient pas, il se rabattra alors… sur des rabatteurs [80] : c’est-à-dire, l’entourage du prince charmant-pas-charmé qui, à son tour (parce que les proches sont tout de même mieux placés que le sorcier : plus visibles [81]), lui fera du charme [82][82bis] jusqu’à ce qu’il accepte enfin [83] de se laisser transformer pour de bon en loup. Naturellement, ce n’est pas de la sorte que l’affaire a été présentée à cet entourage si "bienveillant"© : le sorcier a d’abord fait tomber celui-ci dans un profond sommeil de l’esprit [84, notes 12][85, note 53][86, notes 14,15][70, APR note 149][87, notes 155 à 157][88]… dont l’histoire ne précise pas combien d’années il durera. Pour ce faire, souffrant cruellement, pour sa part [89][90], du manque de signe extérieur -attestant que le prince charmant est le "loup"©- , il leur a multiplié ses signes cabalistiques de sorcellerie : d’où cette impressionnante –et illusoire [18, APR note 44] !- avalanche d’épithètes avant le "etc." le concernant, lui. C’est un peu le « nous n'avons jamais rien vu de pareil »[54,Mc(5)] du pauvre [91]… Ainsi, pourvu que cette avalanche soit dûment estampillée par sa formule magique [25], le puissant charme peut alors opérer sur tout le monde ! (D’où également que le maléfice puisse s’exercer à distance [92, APR note 82][93][94, notes 81,82]…) Prévaut la « version officielle [1, APR note 408] » : "il ne s’agit pas de transformer le prince charmant en loup, ménonpadutou"[95] ! Le "néo-réel"© qui est là pour tous est le suivant : "le prince charmant est le "loup"©". Donc, si on le confie aux bons "soins"© du docteurissime [1, APR note 424][96] pour loups [97], ce brave homme va le transformer en ce qu’est tout le monde : donc, en "agneau"©[3, APR Mc(6)] ! C’est tout bête… pour tout le monde également [98, notes 18 à 25].

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         À présent, que se passe-t-il après que le sorcier se soit télé-présenté [92, APR note 82] et fait lancer à la princesse son charme mortel ? Déjà, elle devient plus regardante sur la physionomie du prince charmant : elle lui cherche désespérément le signe de la fermeture éclair [99]. Elle a beau constater après coup, finalement, la vanité de tout ça [18, APR note 44] : dopée par toutes les épithètes [0, notes 55>56] dont le sorcier a 1092281931.jpggénéreusement affublé son prince charmant, voilà qu’il le devient de moins en moins. L’important pour elle, c’est de connaître et de neutraliser ce qui est essentiel [18, APR note 30] : cette fichue fermeture éclair. Ce sans quoi elle va s’étioler ; ou ce sans quoi elle ne va pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le sien [18, APR note 30] : à savoir, un dessein de princesse, qui n’a en aucun cas programmé de se faire manger par le loup. Ce qui peut arriver dans un conte, cependant : mais sans doute la princesse ne s’estime-t-elle pas suffisamment âgée [100]  -ou trop [71] ?- pour entrer dans ce rôle. De plus, ce n’est pas là la seule raison qui fasse perdre de son charme au prince : cet animal ne veut toujours pas jouer au loup ! C’est que, de son côté, il en connaît les règles [3, APR note 115] : pas TOUCHé, pas loup, et puis c’est tout. Ses enfants aussi connaissent parfaitement les règles : contrairement à tout le monde, eux les premiers savent bien que le "loup"© est un loup pour de la triche, TOUCHant par ailleurs d’assez près -eux- l’existence du prince au quotidien… et de nettement plus loin les formules magiques d’un vilain sorcier invisible. foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéPourtant, cela ne dissuade pas grand monde de vouloir "aider"©[101][102][103] la princesse à se "protéger"©[104, notes 3 à 5][105, notes 21 à 30][106,7][107,7] du "loup"© tant que cette sale bête rechigne à se laisser transformer en "agneau"© : en somme, les effets du sortilège ne se limitant pas même aux murs du palais, mais s’étant répandus jusqu’aux confins du royaume, tout le monde s’exaspère [108][109] mutuellement jusqu’à ce que les restes de charme du prince aient été copieusement réduits en lambeaux. (Ne voyons là qu’une image : il pourrait être vêtu d’hermine et de pourpre des pieds jusqu’à la tête, couvert des plus précieux bijoux et roulant somptueux carrosse, question charme ce sont bien des lambeaux qui prédominent ; alors que personne n’a jamais vu le "loup"© en tant que loup : pas même celui qui l’a "vu"©[40, APR note 28] le premier !) Lorsque enfin les lambeaux ont disparu à leur tour, la situation devient "pathologiquement intenable"©[1, notes 35 à 38]… et c’est le prince qu’on sort [110][111, notes 93 à 107].
         Larguée également, la vieille fée acariâtre et ses misérables malédictions monophasées de gagne-petit : dans l’histoire, la belle au bois dormant est finalement la seule à la subir ; autour d’elle, tout le monde est sauf. Avec la sorcellerie moderne, c’est exactement [27][27bis] le contraire : tout le monde est électrocuté [112][113][114][115] par la malédiction, sans même que le magicien n’ait à se déplacer là où il n’est pas invité ! Et pour que ce contraire soit bien exact, il fallait bien sûr que le sujet même de la malédiction, lui, ne le soit pas. D’où que la princesse elle-même en soit arrivée à craindre [116, APR note 20] de seulement le TOUCHer [117, APR note 47][70, AV note 148] : elle avait tout simplement peur de le mettre au courant ! (Il est vrai qu’à proportion de ce que le prince perdait de son charme, elle en perdait elle-même l’habitude [>Mc(1)].) Voilà qui est néanmoins étrange, puisque l’endroit où se manifestent tant de précautions est plutôt réputé recueillir des déphasés…
         Quoiqu’il en soit, on TOUCHe cependant ici un aspect du sortilège rejoignant celui de la vieille fée : en effet, si le prince décharmantisé est bien l’un des rares à ne pas être directement atteint par la sournoise magie, il partage avec la belle au bois dormant le regrettable inconvénient d’en subir seul tous les effets indirects [118, notes 29 à 35]. S’ils doivent durer cent ans, il en reste encore quatre-vingt quinze à s’écouler : c’est beaucoup ! prise_electrique.jpgSans compter qu’au bout d’un délai aussi impressionnant, nul ne soit assuré que le fils d'un Roi vienne réveiller tout ce monde : suffirait-il d’ailleurs à la tâche ? Il y faudrait un Fils d’homme, pour le moins… avec évidemment un autre inconvénient : Celui-là tombant à l’improviste [119,Lc(1)], Il risque de nous faire une méga-surprise [3, note 352] au beau milieu d’un de ces sortilèges collectifs… qui vous rendraient chèvres [30,Mt(1)] pour un rien.

         Maintenant, envisageons l’intervention d’une des fées marraines : voilà qu’elle aussi peut atténuer la malédiction ! Non plus, à l’image de la première, pour corroborer les cent ans –c’est long, mais plutôt moins que l’éternité de la mort !-, mais pour dire : «  au lieu de durer cent ans, le profond sommeil collectif qui atteint le palais -et les confins du royaume- s’ajustera à l’exacte mesure [120] de la complicité [14, APR note 32] de chacun des habitants à la chasse au "loup"© : ainsi, lorsque le nuage [121] de la malédiction commencera de se dissiper au-dessus de la tête de tout le monde, les uns se réveilleront un peu, beaucoup, passionnément… tantôt pour un réveil éternel, tantôt –pour leur « tranquillité d’esprit [1, APR note 408] »- afin de replonger dans leur profond sommeil. [30,Mt(1)] » Dans ce cas de figure, que se passe-t-il au cours de la période intermédiaire de réveil ? Il se passe… le réel qui est là, pour tous ! Or, ce réel, quel est-il ? Il ressort du CONSTAT [122, note 8] suivant : tout le monde -ou presque- a cru aux parlotes [123][124] d’un sorcier absent que personne -ou presque [125][126,com.10]- n’a vu ; personne -ou presque- n’a cru aux paroles du prince charmant que tout le monde avait sous les yeux. Cerise sur le gâteau [55] : sorcier et prince charmant eux-mêmes ne s’étant jamais vus, cet évident CONSTAT dans le CONSTAT dénonce comme plus coupables [1,Jc(3)] encore ceux qui ont cru aux parlotes du sorcier absent jusqu’à s’impliquer plus personnellement dans la chasse au "loup"© : soit, au prince charmant qu’ils avaient sous les yeux. Commence alors… le chemin de croix pour quelques-uns : chemin juste, ou chemin injuste. Pourtant, dans les deux cas, ce chemin s’ajuste parfaitement au chemin des croyances de chacun : c’est-à-dire qu’il s’ajuste à leur manière de "gérer" personnellement leur binôme dire/faire [54, AV note 414]. Hors tout chemin de croyance, la justice commence déjà par l’ajustement du fameux binôme : sa distorsion –pour ne pas dire son opposition bipolaire !- est le signe de l’injustice pour tout le monde.
         Le chemin de croix injuste, c’est bien entendu celui de l’innocent qui porte la croix des autres : des injustes signés. Depuis lors, il est coutume de le commémorer dignement. Le commémorer, c’est bien le commémorernon le reproduire [127, APR note 16]… ce qui signerait là une mémoire [128] pour le moins sélective et partiale. Parce que le commémorer en toute justice, c’est se remettre en mémoire que le chemin de croix injuste a été totalement accompli -une fois pour toutes- par Un Seul [30, AV note 21] : qu’il n’est conséquemment pas reproductible. S’il l’est néanmoins… par ceux-là mêmes qui disent « vouloir marcher à Sa suite, renoncer à eux-mêmes, prendre leur croix chaque jour, et Le suivre [1,Mc(2),Lc(2bis)] », ils ont là -au minimum- un sérieux problème de mémoire… et de binôme. Ils ont même un problème d’imagination, ayant cru lire : « vouloir marcher à Sa suite, renoncer à eux-mêmes, prendre la croix des autres chaque jour, et Le suivre », ou encore : « vouloir marcher à Sa suite, "aider" les autres à renoncer à eux-mêmes, s’appesantir chaque jour sur "leur croix", et Le suivre », ou enfin : « vouloir marcher à Sa suite, "aider" les autres à renoncer à ceux qui "s’appesantissent" chaque jour sur leur croix, les "alléger" chaque jour de "leur croix", et Le suivre ». Or, ce n’est pas exactement ce qui est écrit [1, APR note 317]. De plus, tout est accompli… y compris le véritable allègement de la croix : merci à Simon de Cyrène [129] d’avoir modestement accompli en son temps ce qu’il a accompli ; mais ce qu’il a accompli alors s’intègre aussi au « tout est accompli [130,Jn(2),§3] ». D’ailleurs, puisqu’il est question de mémoire non sélective, rappelons ce qui est écrit à son propos :«  Et ils [ NB : les soldats ] réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. »[131, APR note 22] Ce n’est pas un foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société"problème d’imagination" que de supputer une certaine lassitude physique chez un paysan revenant des champs. Ce n’est pas un "problème d’imagination" que de percevoir -au travers du verbe réquisitionner- une demande plus proche de l’ORDONNANCE [132] d’autorité que de la supplication tombant à genoux [3,Mc(1,2a,3b,5)]. Ce n’est donc toujours pas un "problème d’imagination" que de considérer qu’un plus un font deux : que, sans présumer des états d’âme -et de chair !- de Simon de Cyrène, l’allègement de la croix par ses soins n’a pas exactement procédé d’un élan spontané du cœur ! Ce qui n’exclut pas, évidemment, que le brave homme eût également "le cœur sur la main"[1, APR note 243] : oubliant un instant la fatigue du labeur de sa journée aux champs -la considérant fort justement comme une goutte d’eau face au spectacle de cet homme surchargé et méconnaissable-, qu’il en fût saisi de pitié et se soit alors exécuté de bonne grâce. L’hypothèse est plausible, mais elle reste une hypothèse : parce qu’elle n’est pas écrite. L’hypothèse inverse non plus : elle n’est pas moins plausible. En effet, surtout dans le contexte tendu d’une manifestation populaire de violence –qui, jusqu’à nos jours [31], n’a rien non plus d’un "problème d’imagination"-, confronté à une soldatesque armée jusqu’aux dents, qu’eût valu l’acte éventuel de désobéissance d’un paysan éreinté ? Aussi gros que fût son "cœur sur la main", celui-ci eût été fort "léger" au regard du risque qu’il encourait alors. Quoi qu’il en fut, Simon de Cyrène, lui, était aux premières loges pour avoir vu -de ses yeux vu-… le "Loup"©©©. Tout étant accompli, le brave homme reste donc aujourd’hui aux premières loges… pour rappeler aux déficients de la mémoire qu’il a été réquisitionné : pas même manipulé [133], en flattant [106,5!!!] par exemple  chez lui (et en le partageant [1, APR note 251][134,2Tm]) quelque évanescent "bon sentiment". Lances et épées représentent également une menace réelle et non imaginaire, parfaitement visible de tout le monde : un moyen de pression offrant peu de latitude au "sentiment"[1, notes 84 à 88], bon ou mauvais. Ce qui interdit à tout jamais aux légions [135, APR note 25] de faux "Simon de Cyrène"[136, APR note 10] (mais "vraies" sirènes [106, note 67][137] !) de se servir du vrai -se "justifiant"[1, APR note 5] (implicitement ou non) de sa personne- dans l’objectif de se livrer à des battues au "loup"© … à l’encontre d’un gibier [137] invisible ne menaçant rien d’autre qu’une certaine… « tranquillité d’esprit [1, APR note 408] ».

         Voilà qu’une heureuse fée marraine aura, elle aussi, pu atténuer la malédiction : ici et là, on se réveille : donc, on ouvre les yeux. Si on ouvre les yeux, on voit ce qu’on ne voyait pas -ou plus- lorsqu’ils étaient fermés : notamment lorsqu’on a soigneusement fermé les yeux sur les effets de la malédiction. Naturellement, le sommeil était alors à la profondeur de ce qu’on ne subissait pas les dits effets à titre personnel : sinon il eût été quelque peu perturbé ! Ce qui en creusait la profondeur, en revanche, c’est de s’être constitué en son temps l’un des vecteurs relais privilégiés de la malédiction : par ce foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéqu’on en voit sitôt que l’on ouvre les yeux, il faut bien avouer que la « tranquillité d’esprit » fait un peu défaut, le "problème d’imagination" beaucoup défaut… et la justice passionnément défaut. Ah mon Dieu qu’c’est embêtant [54, AV note 497][139, APR note 26][3,  APR note 354] de porter pareille "croix"[140,Ml] lorsque tant de sujets disent du bien [141,Lc(3)][140,Mt(2)] de la reine [142,Pr]. (Il se trouve en effet qu’avec elle, les "agneaux bien-portants"©[143] se trouvent si bien [3,Mc(4)] qu’ils « se sentent tellement mieux après [144, APR note 34] »…). Il faut donc bien avouer qu’à marquer ainsi des différences entre "loup"© et "agneau"©[3,Lc(6)], on avoue implicitement jouer à saute-mouton [1, note <98>]… en particulier par dessus Jacques [1,Jc(3)] : ce qui, convenons-en, ne fait pas très sérieux pour une reine. Aussi se sent-on pâteux au réveil : en effet, selon les propos même du sauté, la Loi vous dénonce comme coupable. Une reine coupable, cela dénote [142] considérablement [1,Jc(3)] dans un royaume où tant de sujets en disent du bien. Ce serait tellement mieux si, à eux, on ne perturbait point leur profond sommeil. On saute, on saute… mais parfois il faut bien atterrir : ne serait-ce que pour mieux reprendre son élan en vue du saut suivant [145, APR note 43]. Ainsi, la dose de Jacques ayant malheureusement [18, APR note 30] surabondé au cours de la précédente note, il faudrait être au minimum un super-kangourou à la forme olympique pour le rater. (Surtout qu’avec Jacques et Jean –ce dernier étant insupportable [134,2Tm] durant la période de Noël [11,1Jn(1,2,3)]–, on privilégie plus volontiers le saut en hauteur qu’en longueur : sans doute par souci d’aller décrocher la lune [0, notes 38 à 41]….) Atterrissage ! « Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ?… »[1,Jc(4)]. L’élan est suffisant : hop ! saut suivant. La reine en sait assez : cela « ne servant à rien », il lui faut donc agir afin que ses prétentions ne demeurent pas lettre morte. (À l’issue du saut précédent, en effet, elle avait atterri à la fin du même passage : sur « …la foi qui n’agit pas est morte [1,Jc(4)] ».) Il faut agir, maispour que les sujets continuent de dire du bien de la reine. Parce que les sujets qui cessent de dire du bien de la reine, on sait où cela mène : à des sujets qui disent du mal de la reine. Et des sujets qui disent du mal de la reine, cela peut conduire à ce que ce ne soit plus même la lettre ou la foi qui soit morte… mais la reine elle-même : dans le réel historique qui est là pour tous [18, AV note 41], on ne fait parfois ni dans le "sentiment" ni dans le conte de fées. Dans l’issue fatale, plutôt : « ils furent malheureux, et même s’ils eurent beaucoup d’enfants, on les tua tous : le roi, la reine et les p’tits princes… »[146>147][148] Hors de question de sombrer en de telles extrémités : il faut sauver sa vie [1,Lc(2bis)][149][150] ! Ceci après avoir déjà "sauvé"© celle des p’tits princes des griffes du "loup"©. Peu importe [151], à cet égard, que celui-là fut accessoirement leur père [152][153][154, APR note 101], quelque part dans le vécu de tout le monde : l’essentiel [18, APR note 30], c’est qu’il EST le "loup"©. Et cet essentiel-là, on-ne-veut-pas le connaître ni l’aimer [18, APR note 30] : c’est bien la "preuve"© qu’on ne se laisse influencer par personne [18, APR note 30?][155] ! Leur père étant le "loup"©, ses p’tits princes des "agnelets"©, n’était-ce pas même lui rendre "service"© que de lui ôter pareille "tentation"© des yeux ? Pas envie de reproduire le funeste schéma : « il les tua tous » ! Pas envie non plus de fiche les "agnelets"© à la porte de la bergerie : quel sujet en dirait du bien ? Eurêka : voici enfin -en exclusivité mondiale- "l’explication"©[131bis,im.5,6] tant attendue qui a été cachée au "loup"© durant plus de trois ans, par quelque autre reine [156][157] ! Attention [72], cette explication est la « version officieuse », telle qu’interprétée par le "loup"© lui-même : étant manifeste que la « version officielle [1, APR note 408] », elle, est destinée à lui être voilée [158>I/II/III/IV] durant cent ans de profond sommeil, il est à craindre que les plus réveillés de ses lecteurs n’aient pas la patience d’attendre jusque là. CONSTATONS que :
1°) Le palais princier est une "bergerie"©.
2°)Qui dit "bergerie"
© dit "agneaux"©, grands et petits.
3°)
DISONS tout net qu’un "loup"©  propriétaire d’une "bergerie"©, c’est là "quelque chose d’absolument anormal"©[159, note 102] : un coup à SUCCOMBER des "agneaux"© si nul n’y prenait garde [119]. CONSTATONS que pouf pouf [160][161] ! il en devient "locataire"©[162][163] ; ce qui reste néanmoins "anormal"© : non par la magie employée, mais par la suspicion que ce statut puisse l’encourager à occuper personnellement  bestialement [141, notes 259,260,268] les lieux
4°)
DISONS qu’un "loup"© époux d’une "brebis"© -tout en occupant simultanément une "bergerie"©-, c’est là aussi "quelque chose d’absolument anormal"© : un coup à prendre des coups [164][164bis] ; pour moins que cela, on ne "se sentirait pas en sécurité"©[165, AV note 26][166, note 16][105, note 31] !
5°)
CONSTATONS qu’il est grand temps que cesse enfin ce DÉSORDRE contre-"nature"© (d’où "l’urgence que nous savons"©[26, AV note 15]), DÉSORDRE que nous réORDONNONS : par conséquent SORTONS l’artillerie lourde… et "la bête épouvantable"©[131bis, note 78] aussi ;  ORDONNONS-la, DISONS-la, CONDAMNONS-la et SUCCOMBONS-la [167, note 11] : elle a deux semaines [168,im.4] pour déguerpir de la "bergerie"© ; pas une de plus, na et na [169] !

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            Bien : voilà "quelque chose de relativement normal"©[159, note 102] pour tout le monde … mais néanmoins, pourquoi "accorder" un délai aussi court à la bête immonde ? Surtout que dehors, en cette fin décembre 2008, il subsiste quelques bons centimètres 1795354241.jpgde neige : ce qui signifie que tout ceci est censé se dérouler au mépris de TOUTES les lois (écrites et non-écrites) civiles et religieuses, foulant délibérément au pied ce que tout le monde  appelle "la trêve hivernale"… et ce que tout le monde respecte à la lettre, jusque chez les plus coupables : les "vrais" loups ! Dans ce cas, l’"explication"© du "loup"© -CONSTATÉ "non concerné" par de telles lois- suffira-t-elle à alimenter la « tranquillité d’esprit [1, APR note 408] » de chacun ?  Avec la neige, se tapit donc une AUTRE explication, interne/externe : le client [170][31] est roi, tout simplement ! Celui qui demande obtient une réponse, pourvu qu’il rétribue en conséquence : donc en monnaie sonnante et trébuchante ; les temps sont durs [171, note 13/2] pour tout le monde, n’est-ce pas… Cela, ce n’est encore que le volet externe de l’explication : sur la surface de la neige. Pour accéder à son volet interne, il faut se mouiller un peu : soulever la neige. Brrrr : que c’est froid ! Et là, que découvre-t-on ? On découvre que non seulement le client est roi, mais qu’il est… reine. Allons donc, qu’est-ce à dire ? Le client n’est-il point la princesse ? Dans la « version officielle », si fait. Sous la neige, DISONS qu’il en va un peu différemment. Les temps sont peut-être durs pour tout le monde ; néanmoins, chez les sujets qui disent du bien de vous, on sait être reconnaissants : même si on leur réclame peu de gabelle –à la mesure de leurs moyens, parfois modestes-, CONSTATONS que les petits ruisseaux ont toujours fait de grandes rivières. Lorsqu’on est reine-mère, les p’tits princes ont bien grandi : chacun est devenu plus ou moins autonome, ayant gagné son palais respectif. Pour ses besoins propres, la reine-mère est donc moins nécessiteuse qu’elle a pu être autrefois. Or, il arrive que cet "autrefois" de chez elle coïncide ponctuellement avec un "aujourd’hui" de chez l’un ou l’autre de ses p’tits princes. Chez ces derniers aussi, les temps sont durs ! Heureusement pour eux, ils savent que, le cas échéant, la reine-mère a "le cœur sur la main"[1, APR note 243] quand il s’agit d’atténuer la malédiction… de quelque dette, ou autres frais imprévus grevant inopinément un budget p’tit princier plus que de mesure. Ce qui se traduit évidemment par la main au portefeuille. Prenons la princesse au "loup"©, par exemple : fin décembre 2008, en plus de la présence oppressante -en son palais- du "loup"© qui, en tant que "tel"©, "ne devrait pas être là"©[172, notes 115 à 117], son budget p’tit princier est alors soumis à rude épreuve : comme le sont souvent la plupart des budgets de fin d’année. Tout y passe : les impôts et taxes -de plus en plus rédhibitoires-, les frais courants de scolarité des p’tits princes et autres factures régulières, les petits et grands cadeaux d’"excellentes fêtes de fin d’a1251578606.jpgnnée"©[26, APR note 15] ; sans parler de moult dépenses accessoires, moins contraintes mais néanmoins à comptabiliser : loisirs, dons aux associations, etc. Or, si, tant bien que vaille, le budget suit habituellement la cadence, cet hiver-là il faut cependant faire face à de lourds frais exceptionnels qui, auraient dû "normalement"©  plonger le budget dans un relatif –mais désagréable- hiver déficitaire. Il n’en a rien été : le printemps est arrivé sans plus d’anicroche… sur cet aspect. Les lourds frais exceptionnels relevaient tous deux du palais princier : il convenait de le rafraîchir assez de l’intérieur pour qu’il ressemble davantage à une "bergerie"© pimpante [12] qu’à une tanière de "loup"© ! De fait, l’ouvrage a un coût, incompressible : il fut donc effectué durant cette période, dans les règles de l’art, par… des spécialistes compétents [24, AV note 204?]. Mais des vrais : c’est-à-dire, de ceux qui font que c’est mieux après qu’avant : pas pire ! Et ceux-là ne sont pas des philanthropes, ayant eux-mêmes de frais de matériaux, de temps passé, etc. Le palais ressemble donc davantage à une "bergerie"© pimpante. Il y reste cependant une grosse tache, contre 402958564.jpglaquelle nos spécialistes compétents se sont honnêtement déclarés incompétents. Cette tache est un "loup"© : plus hideux encore au beau milieu d’une "bergerie"© toute pimpante. Ceci concerne donc les AUTRES lourds frais exceptionnels, aspirés cette fois par d’autres "spécialistes compétents"©©©. Mais des faux [173] comme ce n’est pas permis [161][1, notes 198 à 213] !!! C’est-à-dire, de ceux qui font mieux que le meilleur des désherbants : après eux, l’herbe ne repousse plus [174][175]. Faut-il être bouffeur de curé pour fournir à pareille engeance non seulement matière morale à exister… mais matière sonnante et trébuchante ! Car, n’en déplaise aux oublieux, la période se veut propice à la joie, à la paix entre hommes de bonne volonté [176] : c’est que le petit Jésus est bientôt là, s’apprêtant à venir gazouiller entre le bœuf et l’âne gris [177]. Faut-il être bouffeur de curé pour lancer ainsi un pied de nez aussi cinglant à tous les Gloria du monde ! Ah, le petit Jésus : Il est un peu comme le Carême [97][30]. Tous les ans, on nous Le remet sur le tapis. Tous les ans, on "fait mémoire"… ou on reproduit : c’est selon l’événement "mémorisé". Ici, nous parvenons au fin fond de la couche de neige : nous grattons quasiment le sol.

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(2) [Mercredi 29 février 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,29-32. 
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118]|(Lc)[>5](Mc)(Lc)(Mc)[8/2](Lc)(Mc)|(Mt)(Mt)(Mt)(Mt(2))
Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe, mais en fait de signe, il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive 
[Jo] ; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la CONDAMNERONT ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

         Fort bien, mais que vient faire Jonas là-dedans ? Mais voyons, c’est écrit : il nous fait signe ! Il ne va pas nous faire coucou-qui-c’est [178] non plus : ce ne serait pas beaucoup plus sérieux qu’une reine-mère s’enhardissant au saute-mouton. D’ailleurs la voilà : quand on parle du l… de la reine-mère, on en voit les sauts ! En effet, elle est venue de l’extrémité de Jacques pour écouter un morceau de Luc. Dans le dire, la reine-mère goûte assez à l’épisode de Jonas parcourant Ninive… et de son heureuse 727803987.jpgissue ; dans son faire à elle, il y a ici bien plus que Jonas : car depuis lors, cet épisode a été revisité par Philtrochu [54, notes 202 à 310]. Bien plus de texte chez ce dernier, mais (enfin !) bien plus de corrélation entre le dire et le faire [54, APR note 414] : ce qui apporte agréablement l’impression, l’illusion [18, APR note 44] à ceux qui suivent le facétieux lutin d’être sur la "bonne voie"[179][180]. Or, si la reine-mère surgit par ici, c’est justement parce qu’elle aussi demandait son signe à elle. Parce qu’un "loup"© sans signe extérieur de "lupitude", c’est usant à la longue. Heureusement, quand on parle de lui par écrit, on peut lui ajouter des guillemets et un ©[181, APR note 9]… ou encore quantité de paraphes -et autres tampons d’autorité publique, habilitée à chasser le "loup"©- offrant comme un retour sur investissement : ce sont là assurément des signes faciles de reconnaissance [182]. Mais à l’oral, que faire [183] ? Ces signes–là ne se prononcent pas !
         "Faut-il être bouffeur de curé pour"… ? Mais à mieux y regarder, lorsque une foule s’amasse autour de Jésus et va jusqu’à lui demander un signe, a-t-elle vraiment le profil d’une foule bouffeuse de rabbis (pour nous adapter à l’époque) ? Quand on se dit qu’il faut agir parce qu’un atterrissage inopiné vous a fait tomber à pieds joints sur « …la foi qui n’agit pas est morte [1,Jc(4)] », que l’on goûte assez à l’épisode de Jonas parcourant Ninive, que l’on ne dédaigne pas –à l’occasion- enseigner [1,Jc(5)] en s’appuyant sur quelque extrait de l’Écriture [145, APR note 18], a-t-on le profil du bouffeur de curé ? Un tel profil correspondrait plus volontiers au portrait-robot de celui qui apporte double caution (morale et financière) aux rapaces dont il était question plus haut : encore est-ce là faire injure [146, APR note 16] à nombre d’entre eux qui, à défaut de sympathiser avec le langage de la foi (ou de la religion [30, APR Mc(2),§5][141, APR note 171]?), s’abstiendraient plutôt de faire, par crainte de se retrouver en porte à faux avec ce qu’ils disent. Chez de plus sympathisants, au contraire, on fait… "agir sa foi" afin qu’elle ne soit point morte [1,Jc(4)]. Et pour mieux la "soutenir" dans cet objectif de survie, on lui adjoint quelque béquille [30, APR Mc(2),§5]  : celle-ci est de l’ordre d’une "foi" plus immédiatement appréhensible [142], sans "effet retard"… sans qu’il ne faille lui demander de signe ! Pour peu que cette béquille vous confère "mission d’enseigner"[1,Jc(5)], "votre mission, c’est d’aider les gens : ceux qui veulent réellement de l'aide [106,10]". Insensiblement, vous passez de la foi nominative… à la foi adjective [84, note 52][141, note 17/2, APR note 60/2]. Car, à, pénétrer -sur leur demande- dans la conscience des autres, vous trouvez rapidement vos limites : afin que votre "aide" soit efficace –que l’on puisse ensuite dire du bien de vous-, il vous faut aussi pénétrer dans la conscience d’autres… que les autres : de ceux qui ne vous ont rien demandé, n’ayant réclamé aucune aide… (mais qui, "comme par hasard", ne sont pas totalement étrangers à la demande d’"aide!). À pénétrer –ou seulement croire pénétrer- dans la conscience de ceux-là, vous procédez à une effraction [143][144, APR note 95] caractérisée : un viol de leur conscience. D’où la nécessité de passer d’une foi nominative –vous dénonçant formellement comme coupable [1,Jc(3)]- à une foi adjective, devenant seconde par le fait. C’est qu’à tant se préoccuper de la conscience des autres –fût-ce à leur demande-… on finit par oublier la sienne. Si d’aventure elle se rappelle néanmoins à votre souvenir, ce sera rarement pour vous absoudre [145]… Qu’importe la loi –dont, entre autres, l’incontournable article 226 du Code pénal relatif au respect de la vie privée [146, APR note 103]- : c’est la "nécessité qui fait la loi"[147]. Cette "nécessité" étant plus que jamais que l’on puisse dire du bien de vous –mieux : que vous passiez pour "venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur"©[1,Jc(2)]–, il va de soi que ce tableau s’avèrerait moins idyllique si quelqu’un s’apercevait que les "orphelins", les "veuves" et le malheur, vous les "traitez"© si efficacement qu’à force de les "prévenir"© en les "protégeant"© du dernier… vous le faites littéralement venir de toutes pièces. Ce signe du malheur, personne ne l’a demandé non plus : chez tout le monde, les intentions [14, note 32] sont "pures"[148][149]… comme peut l’être le pavement de cet enfer [150] dont les occupants tremblent de peur [1,Jc(4)] : occupants qui, soit dit en passant, sont croyants, eux aussi. Dès lors que les intentions sont "pures", les actes posés le sont aussi : pouf pouf ! le mal est réduit à sa plus simple expression ; afin de parachever la belle ouvrage, ne reste plus qu’à en éradiquer le concept [151]

         En conséquence, la priorité des priorités est que personne ne s’aperçoive de tout ce cirque [152][153][154: qui sait s’il ne ferait pas peur à quelques-uns ?…

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         « J’ai pris peur,[…] et je me suis caché. [155,Gn>156,Gn][157, APR note 43(cock.!)] », « tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées [157] », «  'Seigneur, voici ta pièce d'or, je l'avais mise de côté dans un linge. En effet, j'avais peur de toi : tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n'as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.'[Lc>158/153/142(3)] », « 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur [171, note 13/2] : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre [159]. Le voici. Tu as ce qui t'appartient.'[Mt>160/161/142(2)]», « Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris, […] Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! [162][163][164]  », « Pourquoi avoir peur? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? [165][166] », « Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées…[167][168][169] », « Ils redoutaient la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète [170] », « En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement. [171] ».  « De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur [1,Mc(3)]… », « …Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait[3,Mc(8)] », « Que lui arrive-t-il ? Il a les jambes qui flageolent comme si un monstre se trouvait quelque part, tapi dans la pièce. C’est lui qui a peur alors que tout son discours est axé sur la tentative d’effrayer Monsieur cocker. [172, AV note 30] »

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INTERLUDE [73!] antidote… antidépresseur

[173][174|175|176|177][178|179][180][181][182]

[Mardi 28 février 2012]
Psaume 34(33),4-5.6-7.16-17.18-19.

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire
[183].

Le Seigneur entend ceux qui l'appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé,
il sauve l'esprit abattu.

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         N’ayons donc pas… peur de pratiquer à l’occasion le saute-mouton. À cet égard, à moins d’avoir l’esprit abattu et le cœur brisé, il ne devrait pas être utile de demander un signe pour relever que cette séance ponctuelle était aussi volontaire qu’un rien ciblée sur un sujet angoissant. Naturellement, n’y voyons là qu’un rapide tour d’horizon, sans prétention exhaustive sur le dit sujet, balayant succinctement quelques points d’atterrissage de l’Écriture (ancienne et nouvelle Alliance) et s’achevant plus modestement sur un point plus tardif (se distinguant en bleu), moins directement exclusif à l’Écriture elle-même, bien sûr… mais cependant plus régressif [184], puisque extrait d’un contexte n’étant pas indifférent à rendre "anciennes" de plus nouvelles alliances !…
         De cet exercice impromptu, même en se délivrant de l’éventuelle angoisse d’aller en chercher toute la substance dans les différentes notes auxquelles elles renvoient, que nous est-il donné -simplement ici- de comprendre à travers ces diverses "pioches" qui, en soi, sont assez explicites ? Dans l’Écriture –comme ailleurs-, la peur n’a pas une valeur des plus resplendissantes : avec elle, ombre et trouble au visage sont au rendez-vous. Cependant, ne nous laissons pas abattre : en soi, la peur n’est pas un mal. Elle n’est pas un bien non plus. À l’aune de la mémoire affective [185,p.10] (au sein de laquelle elle ne manque d’ailleurs pas de laisser son empreinte), par elle-même, elle n’est ni un vice ni une vertu. Néanmoins, elle est érigée en "vice" partout où elle justifie a posteriori le mal commis, a priori le bien non accompli  (cf. dans ce dernier cas les paraboles de la pièce d’or [142(3)] ou du talent [142(2)]). Elle est érigée en "vertu" partout où, non seulement le bien est non accompli, mais le mal commis est nié en tant que tel : lui-même est érigé en "bien". Ce qui conduit inévitablement à ériger le bien (à commencer par la dénonciation du mal [186] !) en "mal". Ici et là, il se murmure qu’abondance de "biens" fait surabonder les angoisses : aussi une certaine « tranquillité d’esprit [1, APR not825567683.jpge 408] » commande-t-elle de s’en "délivrer" en éradiquant le "concept"[151]. Cette astuce ressemble en tout point [106,1] à celle de l’explorateur dodu égaré dans la jungle, se trouvant nez à nez avec un tigre du Bengale n’ayant plus trouvé pitance à se mettre sous les crocs depuis trois jours. Notre homme ferme alors les yeux : à sa manière, lui aussi vient d’éradiquer le "concept"-tigre. Ventre affamé n’a pas d’oreilles ; quand bien même le fauve eût été repu, ce n’est pas un intellectuel : les concepts, il ne sait pas jongler avec. Mais pour ce qui est d’éradiquer un explorateur dodu, il se déclare parfaitement compétent [187,com.2>note 3] ! (En revanche, nous le serons moins à l’issue de cette éradication, posant en effet question : la peur se manifestant chez l’explorateur dodu fournit-elle au palais du félin une valeur gustative supplémentaire, ou bien lui confère-t-elle au contraire une saveur plus amère ? En termes plus gastronomiques, la production intense d’adrénaline a-t-elle valeur de condiment [188][189] ?…) 

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          Dès lors que nous considérons que la peur n’est en soi ni un mal ni un bien, examinons de plus près les deux illustres paraboles : pièce d’or et talent [142(3,2)]. (Du reste, elles se fondent en une seule par le sens qui s’en dégage.) Une parabole de ce type est un rare point d’atterrissage au praticien habituel du saute-mouton : elle est en effet de celles qui, à ses yeux, "le dénoncent comme coupable"[1,Jc(3)] … ou plutôt, de celles dont il croit qu’elle le dénonce comme tel : sur un sujet subalterne. Or, ce n’est qu’en agissant en fonction de cette interprétation-là qu’elle le dénonce bien comme tel : mais pas avant. Le point d’atterrissage du saute-mouton, c’est la zone d’élan préparant au saut suivant : on n’y demeure pas. De ce point, on en retient donc que les aspects les plus spectaculaires… et les plus ordinaires [1, APR note 348]. En amont de la parabole, l’aspect le plus spectaculaire est que le serviteur a peur. En aval, à se figer sur cet aspect, c’est le lecteur qui a peur (!) : le serviteur est explicitement  disqualifié en "mauvais", avec la sanction correspondante qui signe sa culpabilité. Le lecteur a peur à proportion de ce que lui-même a compris [190, notes 77 à 79, 86] de cette parabole que le serviteur est mauvais parce qu’il a eu peur : comme lui-même est sans doute –pour toutes sortes de raisons- un familier de la peur, il en déduit qu’avoir peur, c’est nécessairement se reconnaître soi-même dans ce portrait peu flatteur du "serviteur mauvais". Il saute d’autant plus allégrement ce passage qu’il aura peur… d’en avoir peur : nous observons déjà là un intéressant phénomène d’auto-alimentation [191, notes 31,32] de la peur.
1°) le serviteur est mauvais parce qu’il a caché le bien qui lui a été confié, qu’il ne l’a pas fait fructifier : en aucun cas, parce qu’il a eu peur ! Ce faisant, on remarque qu’il reproduit fidèlement le schéma adamique de la Genèse : « peur = cacher [156,Gn] » ; parallèlement, on remarque aussi qu’il est un serviteur mauvais… mais qu’il n’est pas méchant : ce vers quoi il aurait été conduit s’il avait ensuite caché dans son dire ce qu’il a caché dans son faire… y compris à lui-même [192, APR note 19]. Il a peut-être eu peur ; mais pour l’heure il assume -seul, et sans biaiser- les conséquences [193, notes 29 à 35] de cette peur, faisant alors face (on pourrait dire : courageusement !) à sa… non-« tranquillité d’esprit »[1, APR note 401] !
2°) les autres serviteurs ne sont pas mauvais : cependant, ils ont beau être placés à la lumière du "serviteur bon et fidèle", le paradoxe est néanmoins qu’ils restent… dans l’ombre ! En effet, le "serviteur mauvais" leur volant spectaculairement la vedette, personne ne s’intéresse plus longtemps à eux. Après tout, n’ont-ils pas correctement accompli leur mission, chacun selon ses capacités ? De fait, comme pour une guérison, « on nous relate un fait très ordinaire, et on se réjouit pour ces "serviteurs bons et fidèles", mais il n’y a rien à en dire au premier degré. C’est un fait. On croit ou on ne croit pas à ce qui n’est pas même (!) un miracle »[1, APR note 178][3, im.,APR note 305]. Puis on prend son élan en vue du saut suivant… sans s’être demandés une seconde si, "par hasard", ces autres serviteurs n’auraient pas, eux aussi, eu peur ?…
3°) 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain', ou : 'Seigneur, […] j'avais peur de toi : tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n'as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.' Même au regard aveuglé du plus méchant des serviteurs (dont le sens personnel de la "justice" ne dépasserait alors pas les contours étroits de son nombril), on sait parfaitement que le maître n’a pas exactement le profil-type… du dispensateur de miséricorde à boîte automatique [194, notes 52 à 54] ! À ce regard-là, il passerait même assez volontiers pour profondément "injuste". Quoi qu’il en soit, à tous les regards, il passe tout simplement pour ce qu’il est : à savoir, ce qui est écrit. Ce qui nous conduit à présent à un deuxième paradoxe : ce qui a été caché est écrit… mais n’est pas écrit ce qui est caché du côté "serviteur bon et fidèle". En effet, ce n’est plus le schéma adamique ancien que celui-ci reproduit, mais celui du "nouvel Adam" : « une nuée le couvre de son ombre [1,Mc(3)+note 319] ». Remarquons que, de la bouche du "serviteur bon et fidèle", on ne sait rien -ou très peu- du maître : ce qu’on en apprend, c’est de la bouche du "serviteur mauvais" lui-même. Or, parce qu’il est plus que jamais mauvais sans être méchant, ce qu’il nous en dit est juste. C’est même si juste qu’il le dit au maître lui-même… sans que ce dernier ne l’attaque en diffamation [131bis,im.9, note 73] ! Bien au contraire, il lui confirme [24, AV note 204] point par point tous ses propos.
Le maître est un homme dur et exigeant, soit : maintenant, est-il de la veine des dictateurs implacables, sans foi ni loi autre que la sienne ? Autrement dit, est-il foncièrement injuste vis à vis de ses serviteurs ? S’il l’avait été, il aurait fait "jeter dehors dans les ténèbres le serviteur bon à rien"[142(2)] pour ses paroles à son sujet, non plus pour ne pas avoir fait fructifier son bien… ou pour avoir eu peur de lui. S’il l’avait été, il n’aurait pas donné à chacun selon ses capacités : soit il n’aurait rien donné à personne (!) en se gardant tout pour lui (pouvant même s’en justifier –dans la version de Luc- par une légitime défiance de sa part à l’encontre de citoyens qui le détestaient [142(3)]), soit il aurait donné à chacun indifféremment de ses capacités… voire se serait perversement plu à donner à chacun plus qu’il n’en pouvait supporter : abusant ensuite de sa position de maître, il lui eût été facile de stigmatiser le "serviteur mauvais" –sans que nul ne puisse le contredire- selon d’autres critères que ceux qui nous sont énoncés : de tout temps, « qui veut noyer son chien l’accuse de la rage [195]. » Enfin, s’il apparaît sévère –à nos yeux d’"enfants gâtés"- dans la sanction négative qu’il prononce à l’encontre du "serviteur mauvais", que ceci n’occulte en rien la sanction positive qu’il applique au "serviteur bon et fidèle" : celle-ci n’est pas moins gratifiante pour l’intéressé. Être juste, ce n’est ni faire dans la guimauve de bisounours ni traiter quelqu’un selon qu’on le déteste (ou qu’il vous déteste)… ou qu’on le préfère (idem en sens inverse) : il n’y a ni "chouchou" ni "bête noire" aux yeux du candidat à une véritable justice. Ceci étant éclairci, rien à faire : le maître reste un homme dur et exigeant ! Le "serviteur mauvais" le sait. Ce n’est toujours pas parce qu’il le sait que cela le rend "mauvais". Parce que si lui le sait… les autres le savent aussi. Le maître est le même pour tout le monde, bons et mauvais… indépendamment des capacités de chacun, dans ce cas précis. Aux yeux du maître, il n’y a toujours ni "chouchou" ni "bête noire". Inversement, si le "serviteur mauvais" a eu peur du maître… tout le monde a eu peur de lui. Il fait peur à tout le monde, le maître. TOUCHé : il est le "loup"© de l’histoire !
          Ah, la peur du "loup"© !…
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INTERLUDE [73!] évangé(diabo)lique…-8

(3)[Vendredi 2 mars 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,20-26. 
{*}{*}(S){*}{*}{*}{*}
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Je DPM.jpgvous le déclare : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens
[197>220][*], vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi [Hom.SJC], laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge (Mc|Mc|Mc), le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. (Lc)(Lc)(Lc)

Livre d’Ézéchiel 18, 25-28. {*}{*}{*}{*}{*}
Parole du Seigneur. SI le méchant se détourne de tous les péchés qu'il a commis, s'il observe tous mes commandements, s'il pratique le droit et la justice, il ne mourra pas, il vivra. On ne se souviendra pas des péchés qu'il a commis, il vivra à cause de la justice qu'il a pratiquée
[>regard(!)Dt][50?][Is]. Est-ce donc la mort du méchant que je désire, déclare le Seigneur, n'est-ce pas plutôt qu'il se détourne de SA conduite et qu'il vive ? Mais, si le juste se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations des méchants, est-ce qu'il vivra ? On ne se souviendra plus de toute la justice qu'il avait pratiquée : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : 'La conduite du Seigneur est étrange.' Écoutez donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? [?] N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c'est à cause de sa perversité [?|>65][Mc(2d2)] qu'il mourra. Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer [2|2][32](Jc|Jc|Jc(1>7)) le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra.

(4)[Samedi 3 mars 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,43-48. 
{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}
[
7][13][1](Lc)(Lc)(Lc)[27][>30]
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : «  Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent
(*), afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes [18][6]. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ?Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? [>271] Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

(5)[Lundi 5 mars 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,36-38. 
{*}{*}{*}{*}{*}
(
Mt)(Mt)(Mt)(Lc)(Mc)(Mt)(Mt)(Mt)(Mc)(Mt)(Lc)
Jésus disait à la foule : «  Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux
[!]. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne CONDAMNEZ pas, et vous ne serez pas CONDAMNÉS. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »

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[Lundi 5 mars 2012]
Livre de
Daniel 9, 4-10. {*}{*}[Dn<>NC]
Moi, Daniel, je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah! Seigneur, Dieu grand et redoutable
[*], qui gardes ton alliance et ton amour à ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements, nous avons péché, nous avons commis l'iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes préceptes. Nous n'avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd'hui pour les hommes de la Judée, de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu'ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos chefs, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi [!]. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n'avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu ; nous n'avons pas suivi les lois qu'il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

«[196] Chacun d’entre nous peut s’en rendre compte au quotidien, en conversant avec ses proches ou amis. Les gens ne veulent pas savoir la vérité, ils préfèrent vivre dans le monde qu’ils s’imaginent, ils aiment le mensonge parce que cela les rassure [106, note 3][197, note 49?]. »[1, note 402]

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          Chacun d’entre nous peut également s’en rendre compte : avant de clore ce nouvel interlude, un coquin de texte profane s’est de nouveau glissé in extremis. DISONS qu’il n’a pas exactement la même valeur que les textes –plus officiels- qui le précèdent ! CONSTATONS qu’après un repas un peu rude à la dent [134,2Tm] comme à la saveur, ce petit extra intervenait au titre du dessert [198][199]… voire à celui du condiment –sucré [200]- se destinant à atténuer la malédiction de quelque effet plus désagréable. C’est qu’en matière de justice –et de condiment-, il semble qu’un mystérieux convive aie commis quelque maladresse : la malheureux a laissé choir sel et poivre dans le plat ! Quel dommage : celui-ci n’en avait guère besoin, étant déjà de lui-même fort goûteux au palais. Ainsi de celui qui, pour ne pas être le plus frais d’entre tous, n’en est pas moins comme le bon vin : avec le temps, il se bonifie. Ah ! Daniel : si proche du pécheur qu’on aime à l’entendre se battre la coulpe sur les péchés des siens… fusible idéal, dont on se délecte d’une conjugaison à la première personne du pluriel [201, APR note 33]. Ah ! Daniel : le mets préféré du carême-prenant se pétrissant et se fouettant les sangs d’efforts et de résolutions [202][30, APR Mc(2)]. Ah ! Daniel : dont on aime associer  conjugaison à la première personne du pluriel avec le détournement de la forme pronominale du verbe "se détourner" ; ainsi "efforts et résolutions" deviennent-ils "humblement" plus supportables, puisque secrètement retournés sur celui qui aura les épaules plus solides que soi… quelque opportun "Simon de Cyrène"[0, APR note 135]. Ah ! Daniel : qui vient nous (exquise première personne du pluriel) confirmer [24, AV note 204] dans cette position qui, pour manquer un tantinet de gloire et de panache, n’en est pas moins rassurante pour qui préfère vivre dans le monde divin qu’il s’imagine… tout en s’imaginant qu’il ne se l’imagine pas, puisque c’est écrit de la main de Daniel lui-même ! Ah ! le Seigneur n’est-Il pas en effet un "Dieu grand et redoutable" ? Si grand et si redoutable que même en dehors des exégètes officiels, les plus grandes plumes profanes n’auront pas manqué de s’incliner, se voyant de misérables vermisseaux devant la grandeur de Dieu : n’est-ce pas le propos d’un Tolstoï [203], par exemple, qui, incarnant au soir de sa vie une sorte de nouveau "Daniel", doit bien se résoudre, lui aussi, à CONSTATER que, décidément, la justice de Dieu n’est en rien comparable à celle des hommes ? Ce qui, bien sûr, appartient à la vérité (qu’on veuille la savoir ou non !) ; ce qui, par conséquent, est comme le reste : détournable à l’envi de son sens premier. Car, à obéir à la subtile tentation d’un tel détournement, voilà qui est tellement plus "libérant"[204, APR note 44] à l’âme y succombant. Laissons Dieu exercer sa justice au sein de quelque inaccessible nuée d’exception (ou si peu accessible : à des âmes d’élite triées sur le volet, ne se comptant que sur les doigts d’une seule main, "emmenées à l’écart sur une haute montagne"[1,Mc(3)] !)… pourvu que depuis sa grandeur, Il ne redoute point de laisser les hommes exercer la leur : une justice qui, pour -elle aussi- manquer un tantinet de gloire et de panache, ne leur est pas moins plus abordable !
          Cependant, au risque de contrecarrer quelque « tranquillité d’esprit [1, APR note 408] », une telle attitude ne poserait-elle pas évidemment question au sujet de cette « version officielle [1, note 402] » ? C’est qu’en effet Matthieu nous enfonce résolument le clou d’une justice devant "surpasser celle des scribes et des pharisiens". "Si vous justifiez ceux qui vous justifient, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?" Si "pratiquer le droit et la justice" conduit plus que de mesure à "faire le mal en imitant toutes les abominations des méchants", même chez les moins pires de ceux-là, n’aura-t-on pas grand peine à distinguer une justice "surpassant" la leur ? (la surpassant de justice, évidemment… pas d’abominations !) Ne sera-t-on pas tenté (à juste titre) de dire : 'La conduite du serviteur est étrange' ? À cela, le serviteur s’empresse-t-il aussitôt d’atténuer la malédiction de son étrangeté par un surcroît de "bénédictions" : si grand est le Seigneur que grande est sa miséricorde. Si haut est le Seigneur qu’il nous faut bien assurer quelque justice ici-bas ; assurons, faisons ce que nous voulons, puis aspergeons copieusement d’eau bénite : si tout va bien, le Père céleste corrigera les quelques imperfections… puisque Il est parfait !

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           « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne CONDAMNEZ pas, et vous ne serez pas CONDAMNÉS » ? Facile de s’en tirer avec une pirouette :  en faisant juger et CONDAMNER par l’entremise de pseudo-"spécialistes"©©©[24. AV note 204] de la question, on en ressort blancs comme neige : on n’a jugé et CONDAMNÉ personne… en « version officielle » ! (Après tout, le client du tueur à gages [205], lui non plus, n’a tué personne…) Si les uns ou les autres -des fournisseurs de "prestation"©[206]- se font ensuite prendre -la main dans le sac- à leurs propres pièges, c’est leur problème : le client, lui, ne veut surtout pas savoir la vérité ! La "sienne" est qu’il les a rétribués dans le cadre de leurs œuvres [207][1, APR note 257] de "spécialistes"©©©, qu’ils se sont fait un "honneur" d’accomplir : business is business [208]. Le reste "ne le regarde pas"©… puisque "spécialiste"©©©, lui il ne l’est pas [209! Simultanément, le reste (autrement dit : les conséquences concrètes et pratiques des œuvres [118, notes 29 à 35]) "ne regarde pas"© davantage les "spécialistes"©©©, estimant de leur côté avoir rempli la "mission"© pour laquelle on les aura officiellement mandatés. 'La conduite de celui qui en subit seul les conséquences est étrange' ? Aucune importance : accomplissons à présent… l’Écriture (!). Donc, "attaquons-le par nos paroles, ne faisons pas attention à ce qu’il dit".

[Mercredi 7 mars 2012]
(1)Livre de Jérémie 18, 18-20. {*}{*}
Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. Les consultations sur la loi ne risquent pas de disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par nos paroles, ne faisons pas attention à tout ce qu'il dit. » Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires. Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d'eux ta colère.

            Encore que les adversaires de Jérémie en avaient assez "dans la culotte" pour ne pas se payer de mots valant déni [31, APR note 12]. S’ils sont assurément injustes dans l’attitude morale qu’ils adoptent contre lui, ils ne le sont en aucun cas dans la formulation de ce qu’ils fomentent. Eux n’ont pas peur de dire : « Allons, attaquons-le par nos paroles, ne faisons pas attention à tout ce qu'il dit. » L’attaquer, c’est l’attaquer : ils font ce qu’ils disent. Ils ne biaisent pas, ne disent pas qu’ils se "défendent"© contre lui… ou plus hypocritement [210][211][212], qu’ils le "protègent"© contre lui-même ou contre d’autres [70, APR note 162]. Ils montent sciemment un complot contre lui : un complot palpable, pratique, qu’ils revendiquent ouvertement comme tel. Ils font comme ils l’ont dit. Certes, ils ne disposent pas encore de ces "spécialistes"©©©, dont la seule "spécialité" n’est finalement que de maquiller tout complot pratique un peu trop voyant : en le basculant suffisamment dans la sphère d’un prétendu imaginaire, il sera artificiellement réduit à une "théorie"©[213, APR note 12] de type "paranoïde"©[214][214bis][215][216] ; grâce à celle-ci, on obtiendra à bon compte une "raison" supplémentaire de "ne pas faire attention à ce que dit" le sujet du complot lui-même !

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            « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne CONDAMNEZ pas, et vous ne serez pas CONDAMNÉS » ? Dire : « Allons, attaquons-le par nos paroles, » etc., c’est bien sûr aller à rebours de tels commandements… mais toujours sans déni formel de ce pied de nez. La question de préférer vivre dans le monde qu’on s’imagine, d’aimer le mensonge parce que cela rassure n’est en aucun cas à l’ordre du jour. Celle des "païens en faisant autant" non plus : les adversaires de Jérémie ne se revendiquant pas de ceux-là, mais du prêtre (les consultations sur la loi), du sage (le conseil) et du prophète (la parole), ils ne se réfèrent en définitive qu’à du "beau linge"… pourvu, naturellement, que cela ne compromette pas leurs petits intérêts du moment. Tel est vraisemblablement la pierre d’achoppement qui se dresse entre eux et Jérémie, d’où ce complot mené contre lui. Ils n’ont donc pas peur d’incarner "les méchants du film"[217, AV note 19][218, APR note 8], ne songent pas même à s’en cacher mutuellement : ils en escomptent au contraire un certain "honneur guerrier"[219,(§2)]. Chez les "spécialistes"©©© -sans oublier la cohorte de ceux qui "font attention à ce qu’ils disent"[220] à proportion de ce qu’à leurs yeux, ils réunissent sur leur seule tête la triade "sagissime"©[1, APR note 424][96] ("consultations sur la loi / conseil / parole"© !)-, la seule pensée de juger et de CONDAMNER effarouche déjà ! Défendre, oui… mais attaquer, jamais ! Le maître-mot, celui derrière lequel tout le monde se précipite, c’est la plus absolue "neutralité morale"©. Dans le dire, l’intention est belle et honorable : elle suinte même de quelque relent évangélique, répondant précisément à Luc [>Lc(5)] ! Mais c’est toujours une intention [14, note 32] … avec tous les avatars –nettement moins évangéliques dans le faire- que cela comporte [0, notes 148 à 150] (étrangement ? [>Ez][220]).

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            Les intentions, on y adhère ou non, on les voit ou non… mais les actes posés au nom de ces intentions, qu’on y adhère ou non, tout le monde les voit assez pour faire perdre toute crédibilité à quelque invocation se destinant à tourner en dérision l’"imaginaire" de ceux qui en subissent les effets en premier chef. C’est d’ailleurs lorsque ces effets offrent un cruel démenti aux intentions qui les ont précédés qu’on observera plus volontiers la fameuse tendance [221] à préférer vivre dans le monde qu’on s’imagine, aimer le mensonge parce que cela rassure ! L’anti-"imaginaire"[222,1Jn(3)] est bien sûr le premier à se réfugier dans son imaginaire : notamment là où le réel qui est là, pour tous [18, AV note 41], va sérieusement effriter ses plus belles intentions. Alors, inutile de vous dire [141, APR note 274(notes 100)]  que l’on pourra toujours tenter de greffer de nouvelles "belles intentions" à qui subit dans sa chair les effets directs de "belles intentions" antérieures, le discours à propos de la plus absolue "neutralité morale"© pourrait lui être servi par un "ressuscité d’entre les morts qu’il ne sera pas convaincu". S’il est de bonne composition, il en sera plutôt amusé… tant il est vrai qu’un discours de cette nature lui apparaîtrait comme virant à la farce [223] comique. Parce qu’à subir dans sa chair les effets directs de "belles intentions" antérieures, la béquille de l’imaginaire (le sien, ou celui d’un autre) est somptueusement rongée par les termites du réel. Le grand abîme dire/faire [54, AV note 414] est là, sous vos yeux !

(6)[Jeudi 8 mars 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,19-31. 
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Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche
[Jc(3)], qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies [<106]. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche [>352] ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria :
'Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
-Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur
[Dt]. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c'est ton tour de souffrir. De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous.'
Le riche répliqua : 'Eh bien ! père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père. J'ai cinq frères : qu'il les avertisse pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture !’
Abraham lui dit : 'Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les écoutent !
Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.'
Abraham répondit : 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus.' »

[Jeudi 8  mars 2012]
Psaume 1,1-2.3-4a.4b-6.>>> [
(3)>250]
NB : à l’occasion de la journée internationale de la femme
[224] -et afin de l’honorer comme il convient-, le passage ci-dessous a été légèrement -et exceptionnellement- modifié (donc, non plus au titre d’un pastiche explicite, mais au cœur de la version d’origine): il a simplement été conjugué au féminin dans sa première partie : RIEN de plus ! Ce qui n’en exclut évidemment pas l’homme (même ponctuellement) puisqu’ils sont réputés égaux en dignité [219] … cette dignité pouvant elle-même se conjuguer au négatif : au risque de ternir quelque illusion [18, APR note 44], il semble en effet un tantinet prématuré de tremper le bout du doigt dans l’eau de la conviction femme [225][144, notes 85 à 87,93,94][156][169][226][227] = ange[228]
(2)Livre de Jérémie 17, 5-10. {*}{*}{*}{*}foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société
Parole du Seigneur. Maudite soit la femme qui met sa confiance dans un(e) mortel(le) [*][*|*], qui s'appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Elle sera comme un buisson sur une terre désolée, elle ne verra pas venir le bonheur. Elle aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée et inhabitable. Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l'espoir. Il sera comme un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant : il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; il ne redoute pas une année de sécheresse, car elle ne l'empêche pas de porter du fruit. Le cœur de l'homme est compliqué et malade ! [ NB : ici et là, il se murmure que celui de la femme se porte très bien [143], merci pour elle ! Seulement… à cet égard, doit-on mettre sa confiance dans les mortel(le)s qui en répandent le bruit [229] ?… ] Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon ses actes [Jc(1>7)], selon les fruits qu'il porte (*)(*).

            Le calendrier liturgique n’est-il pas amusant, lui aussi… à sa manière ? Jusqu’à se confronter à quelque calendrier qui, pour tout laïque qu’il soit, ne creuse pas un si grand abîme entre Luc, Jérémie et… la femme ! De fait, si à chacun est rendu selon ses actes, selon les fruits qu’il porte, il n’est pas besoin de remonter jusqu’à Jérémie pour en cueillir quelques-uns : ne suffit-il pas d’observer aujourd’hui, en soi et autour de soi ? Ceux-là, ils sont frais en toute saison : les contes à base de pomme empoisonnée [19][230] aussi. C’est bien pourquoi ces derniers peuvent imperturbablement continuer à nous mettre en garde ; tous ces fruits sont comme les champignons [22] : ils ne sont pas nécessairement comestibles.
            On ne présente plus la parabole de Lazare et de l’homme riche : cependant, bien qu’elle ne revienne pas si souvent au cours du cycle   -et bien que ce soit une parabole (donc, un récit pouvant être assimilé à de limaginaire… positif)-, il n’est pas anodin qu’elle rencontre également quelque intéressante résonance avec… un conte de fées qui, lui, peut être assimilé à une parabole : la présente note ne s’est-elle pas engagée sur la voie de la belle au bois dormant ? Après quoi s’est-elle poursuivie sur ce thème… tout en lui assimilant ici ou là quelque autre résonance avec ce qui n’est plus ni conte ni parabole, mais un verger surabondant de fruits. À toutes choses, il faut savoir garder les proportions, ainsi que la juste mesure. Ainsi, à défaut d’un homme riche portant des vêtements de luxe et faisant chaque jour des festins somptueux, nous lui substituerons plus modestement quelque princesse qui, pour un soir seulement, se sera un peu mise sur son trente et un. De même le "festin somptueux" se réduira-t-il à ce soir-là : un dix-huit février [3, APR note 354], par exemple. Ensuite, que se passe-t-il ? Ah oui : "Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies". Par qui pourrions-nous substituer ce pauvre Lazare ? Un SDF ? Cela correspond assez à la parabole, mais gageons qu’eu égard au "haut degré de civilisation"© -et d’hygiène publique- que nous avons atteint aujourd’hui, il serait déraisonnable d’envisager que l’on puisse laisser un SDF couché devant un portail, qui fût de surcroît couvert de plaies léchées par des chiens : ce qui supposerait des animaux errants… et le risque de choper la rage en sus des plaies déjà existantes. Aussi ferons-nous également plus modeste… et plus court ; de la sorte, notre "Lazare" de substitution remplira les deux rôles à lui tout seul : le pauvre… et le chien [231][232][233]. Ainsi, l’hygiène publique est assurée d’être préservée. Elle l’est si bien que l’accessoiriste du film ne se ruinera pas en antiseptiques : les "plaies" seront également pour de rire. Cependant, afin de compenser ce manque flagrant de visibilité -et afin de conserver au récit sa vraisemblance-, le scénario prévoit néanmoins qu’elles soient "grandes et redoutables"[>Dn: relevant par exemple d’une longue et cruelle "maladie"©. Un peu comme le Seigneur Dieu, en effet… mais sans le seigneurial ni le divin (de tels attributs s’accordent mal au canin). "Couché devant le portail" : le portail existe ! Malheureusement, il fournit l’unique accès au parking intérieur, attenant à la salle où va foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétése dérouler le "festin somptueux" : c’est dire que fût-on vêtu de pied en cap chez les plus grands couturiers parisiens, on ne laissera personne couché à pareil endroit. Il nous faut donc l’éliminer, tout en conservant "l’esprit" de ce portail. Cet "esprit" coule de source dans la parabole : c’est la proximité géographique immédiate. Avec notre "Lazare" de substitution, il faut un peu composer : la proximité géographique sera moins immédiate puisque repoussée à environ deux kilomètres. Ce qui reste somme toute une bagatelle, attendu que nombre de convives du "festin somptueux" auront parcouru, eux, une ou plusieurs centaines de kilomètres pour franchir le portail sans encombres. En effet, lorsqu’on fait "partie de la famille"[10, APR note 36][11,Lc6bis], la distance ne fait pas peur ; moins, en tout cas, que le "loup"©. Puisqu’on en parle de celui-là, ne nous camperait-il pas un excellent "Lazare" ? Déjà canidé, il n’a pas même besoin de maquillage ! Formidable : TOUCHé par tant de sollicitude à son égard, le "loup"© accepte le rôle. À condition toutefois que cela reste exclusivement un rôle de composition [83] : "loup"©, mais pas fou ! Ceci va nous permettre avantageusement de regagner de la cohérence, au regard de la proximité : car on n’a jamais vu un portail de deux kilomètres de long. Au relatif éloignement, nous allons alors lui substituer une proximité d’un autre ordre. Celle-ci coule également de source, puisque nous savons par ailleurs que du "loup"© et du prince charmant décharmantisé, c’est tout un. Il fait donc "partie de la famille", quoiqu’il ne faille pas cacher une certaine distorsion (de mauvaises langues iraient jusqu’à suggérer un grand abîme) entre l’idéal succinctement reproduit dans l’article parallèle [219] et le "produit fini", tel que réalisé ici même. Il est vrai que les auteurs ayant privilégié une concision aisément accessible à tous (que l’on adhère à tout -ou partie- de leurs propos, ou non), ils n’ont pas abordé un instant la problématique des différences entre "loup"© et "agneau"© : il vaut peut-être d’ailleurs mieux ainsi, car s’ils l’avaient affleurée, ils auraient eu peur ! Pas tant du "loup"©[234] que de l’angoisse de la page blanche… puisque sitôt qu’entre l’"agneau"© le "loup"© en considération [1,Jc(3)], la sale bête dévore tout : il ne reste pas pierre sur pierre [235] du texte original. Ce qui n’a pas grande importance aux yeux de qui est indifférent -voire hostile- aux idéaux brièvement énoncés (garantis sans "loup"© ni "agneau"©) par les dits auteurs… mais prend néanmoins un savoureux relief si l’on apprend que, un brin taquin, le réalisateur du film [54, note 1] a prévu, lui, que la plupart des invitants/invités du "festin somptueux" de la princesse y soient globalement plus sensibles ! Ce dix-huit février, celle-ci aura donc "trouvé sa consolation" grâce aux bons offices de la reine-mère. Et le "loup"©, c’est son tour de "souffrir"© : ce qui est là assez réconfortant aux "agneaux"©, sachant que dans leur règle du jeu du "loup"©, c’est toujours au tour de celui-ci de "souffrir"©. Sinon, ce ne serait plus le "loup"© ! On accommode bien le lapin à toutes les sauces [236][237][238][239] : pourquoi ne pas en faire autant avec les règles [240,Ml] ? Aussi est-il "relativement normal"©[241, note 102] que seul le cœur du "loup"© soit compliqué (il faudrait être un "spécialiste"©©© pour le simplifier !) et bien sûr, si "malade"© qu’en dépit de sa proximité princière il continue à "avoir pour demeure les lieux arides du désert". Au point où en est le fauve, "il ne redoute pas une année de sécheresse"[>Jr(2)] : en étant au moins à sa sixième, il aura fini par s’acclimater… De plus -et c’est quasiment écrit-, un grand abîme a été mis entre "loup"© et "agneaux"©, pour que ceux qui voudraient aller vers le "loup"© ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, le "loup"© ne vienne pas vers les "agneaux"©.' Dans ces conditions, ne comprend-on pas mieux cet écho lointain résonnant jusqu’à nos jours ? Ne serait-ce pas… mais si, c’est bien la voix d’Abraham ! Bah : il a beau nous jouer quelqu’un ressuscitant d’entre les morts, il a beau s’époumoner à répéter comme un mantra son ultime réponse au riche (qui rappelons-le, se réclame lui-même des ses fils…), le "festin somptueux" bat son plein : aussi, qui pourrait l’entendre dans ce brouhaha ?

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8 mars :
journée de la femme + journée de l'auditionjournée de la femme sourde ?

(NB : il est évident que la belle au bois dormant est malheureusement exclue de la question...)

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Fin au 8 mars 2012

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QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)

 

"Psychiatrie"© et transsexuelle   Mercredi 7 mars 2012


Echec de la "psychiatrie"© officiellement dévoilé   Lundi 5 mars 2012

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