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vendredi, 09 mars 2012

Détournements mineurs ?

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Fin au vendredi 23 mars 2012

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[*]

2327630680.jpg(1)[Mc(1)][Mc(1)]
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna
[306><307] et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu [>18][520>537], mais celles des hommes. »

         À l'occasion du baptême de la princesse, le roi et la reine organisent une fête 899108434_small.jpgsomptueuse, invitant famille, amis et fées marraines bienveillantes de l'enfant. Chacune d'elles offre un don à la princesse : beauté, grâce, etc. Brusquement une vieille fée, qui n'a pas été invitée, se présente et lance à la princesse un charme mortel : la princesse se piquera le doigt sur un fuseau et en mourra. Heureusement, une des fées marraines peut atténuer la malédiction : « au lieu d'en mourir, elle tombera seulement dans un profond sommeil qui durera cent ans, au bout desquels le fils d'un Roi viendra la réveiller »[1, note 15>2][3, note 1].

         À l'occasion de l’anniversaire de la princesse, le roi et la reine organisent une fête somptueuse, invitant famille, amis et fées marraines bienveillantes  de l'épouse [4, APR note 351]. Chacune d'elles offre un don à la princesse : beauté, grâce, etc. Heureusement, pas de vieil époux [4,Mc(2b)][5][6][7][8][9][10] à l’horizon ! En effet, bien que faisant davantage "partie de la famille"[11, APR note 36][12,Lc6bis] que tous les bienveillants réunis [3, notes 12 à 17], il n'a pas été invité ! Quant à seulement l’en aviser, sans doute eût-ce conduit à se piquer le doigt sur la mine de son crayon : à ce qu’il apparaît à la lecture d’anciens contes, on a hélas connu quelque princesse qui en mourut. Las : dans le réel qui est là pour tous [13, AV note 41], aussi bienveillantes que soient les fées marraines invitées, il n’est pas du tout certain [14] que l’une d’entre elles eût possédé le pouvoir d’atténuer une telle malédiction. Aussi a-t-on unanimement considéré [1,Jc(3)] que le prince absent était tombé dans un profond sommeil qui durera cent ans : ce qui chamboule un tantinet la tradition des anciens contes, attendu que notre homme n’est pas réputé pratiquer l’art du fuseau.
         Or, brusquement nous revient en mémoire... que tout ceci nous a déjà été narré lors de la note précédente [3] ! Aussi le lecteur, prenant à part l’auteur, se mit à lui faire de vifs reproches : « admettons que dans l’esprit de celle-ci, il s’agisse d’un détournement de conte. Mais n’est-ce pas plus sûrement de l’abus de copier-coller : un retournement… à la case départ ? » Mais l’auteur… va retourner le retournement, se plaisant à interpeller le lecteur dans son vécu : après tout, si les pensées de ce dernier étaient nécessairement les siennes, aurait-il encore lieu d’être interpellé ?  Il n’empêche : le détournement oblige parfois à du retournement…

[Vendredi 2 mars 2012]
Livre d’Ézéchiel
18, 25-28. {*}{*}{*}{*}{*}[<196]
Parole du Seigneur. SI le méchant
se détourne de tous les péchés qu'il a commis, s'il observe tous mes commandements, s'il pratique le droit et la justice, il ne mourra pas, il vivra. On ne se souviendra pas des péchés qu'il a commis, il vivra à cause de la justice qu'il a pratiquée [>regard(!)Dt][50?][Is]. Est-ce donc la mort du méchant que je désire, déclare le Seigneur, n'est-ce pas plutôt qu'il se détourne de SA conduite et qu'il vive ? Mais, si le juste se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations des méchants, est-ce qu'il vivra ? On ne se souviendra plus de toute la justice qu'il avait pratiquée : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : 'La conduite du Seigneur est étrange.' Écoutez donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? [?] N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c'est à cause de sa perversité [?|>65][Mc(2d2)] qu'il mourra. Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer [2|2][32](Jc|Jc|Jc(1>7)) le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra.

[Lundi 5 mars 2012]
Livre de
Daniel 9, 4-10. {*}{*}[<196][Dn<>NC]
Moi, Daniel, je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah! Seigneur, Dieu grand et redoutable
[*], qui gardes ton alliance et ton amour à ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements, nous avons péché, nous avons commis l'iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes préceptes. Nous n'avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd'hui pour les hommes de la Judée, de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu'ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos chefs, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi [!]. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n'avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu ; nous n'avons pas suivi les lois qu'il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

         « …Nous avons péché, nous avons commis l'iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés […]. Nous n'avons pas écouté […] ; nous nous sommes révoltés […] ; nous n'avons pas suivi les lois…» et nous serrons les dents [15][16] : vivement Pâques que nous puissions les desserrer ! D’ici là, vive la première personne du pluriel [3, APR note 202]: ainsi fondus dans la masse, qui soupçonnerait qu’entre deux battements de coulpe on regarde par dessus l’épaule de son voisin ? Oh, celui-là aussi fait assurément partie du "nous" : lui aussi "a péché, a commis", etc. Jusque là, ce n’est pas très inquiétant : c’est rassurant, au contraire, de foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétésavoir qu’il partage volontiers notre batteur à coulpe [3, notes 12 à 17]. Ce qui l’est beaucoup moins… c’est quand le "loup"© y est. Non point parce que lui n’aurait pas "péché, commis", etc., mais parce qu’au contraire, IL EST LE "loup"©. "Au contraire" : parce qu’il est le paratonnerre sur lequel convergent bien des "nous" afin que chaque "je" se fasse plutôt plus léger. Ce qui rend déjà la longue invocation de Daniel moins "culpabilisante"©, le "nous" intégrant subtilement une troisième personne du singulier. Ainsi peut-on survoler la dite invocation… de manière plus aérienne, précisément : « …Nous avons (ou n’avons pas)[…]… mais "lui", a (ou n’a pas) tout de même bien davantage que nous ! Ce que me confirme [17, AV note 204] d’ailleurs brillamment mon voisin avec lequel je partage volontiers mon batteur à coulpe ! » (donc, avec lequel je partage le moins brillant "nous"…) "Lui", c’est le "loup"©, bien sûr. Or, le problème avec cette sale bête est qu’il n’est pas le "loup"© parce que "tout de même bien davantage que nous", mais qu’il est "tout de même bien davantage que nous" parce qu’il est le "loup"© : ce qui le rend tout de suite moins spontanément enclin au partage du batteur à coulpe. Tout au moins dans les proportions qui lui sont préconisées : "loup"©, mais moins que jamais "Simon de Cyrène"[3, APR note 130]. De plus, il est à craindre qu’il ne cultive une certaine tendance à passer –sans crier gare- du "nous" au "tu" –plus marqué d’individualité-, en des circonstances où il n’est pas toujours aisé de s’en détourner : un petit plus qui, si l’on ose dire, donne du "chien" à sa "lupitude"©. Surtout si l’on sait qu’en de tels moments, la bête immonde aime à taquiner quelque "agneau"© en l’interpellant vivement sur sa vision personnelle… du binôme dire/faire [19, AV note 414]. "Vivement" : dans le sens d’un ton vif et badin, pas nécessairement de reproches ! Ce qui peut néanmoins être interprété comme tel, dans la mesure où c’est le "loup"© qui vous approche… donc, que vous ayez en vous-même quelque matière à reproche, non contre lui mais vis à vis de lui. Ah, vivement Pâques que nous puissions desserrer les dents : en attendant, gare à ce "loup"©… qui, lui, serre les rangs en sortie de quelque assemblée [20]. Or, celle-ci n’est pas n’importe laquelle : loin d’être celle d’un dimanche fermant le Carême, elle est au contraire celle du dimanche qui l’ouvre. Mieux encore : elle est celle-là même que présidait en personne l’orateur de l’homélie récemment retranscrite [16, APR Mc(2)]. Ce qui, dans le temps, la situe très exactement une semaine après le "festin somptueux" de la princesse. Enfin, le lieu n’est pas vraiment neutre non plus… puisqu’il réunit ici ou là quelques "agneaux"© dont la probabilité n’est pas mince qu’ils fussent eux-mêmes des convives du "festin somptueux" de la princesse ! Celui vers lequel marche le méchant "loup"© d’un pas résolu n’est pas de ceux-là. En effet, ce dernier n’était pas un convive "probable"… mais un convive certain, le "loup"© l’ayant su de source sûre dès le lendemain soir : de la bouche d’un autre convive qui, lui, était alors encore "probable". Après avoir eu l’obligeance de ne pas succomber à la tentation larvée de se détourner d’une question "lupine"© -qui, il est vrai, était quelque peu orientée en ce sens-, il gagna alors ses galons du tout premier à devenir certain !
         « 40 jours pour essayer de vivre un peu moins en "bêtes sauvages" entre nous, c'est déjà pas si mal, non ? »[16, AV note 21] Comme toutes les autres, cette parole résonne encore dans la tête de tous les "agneaux"© sortants la semaine suivante, puisqu’ils en ont bénéficié -de vive voix et en direct- moins d’une demi-heure auparavant : raison de plus pour rebondir sur de telles résonances :
« L(oup) - Elle était bien ficelée, l’homélie du père, n’est-ce pas ?
A(gneau) – Oui, pourquoi ? Tu ne l’as pas aimée ?

L – Si, si : bien sûr. Il faudrait être difficile ! Maintenant, on s’en fiche un peu, finalement, qu’une homélie soit plus ou moins à notre goût : le principal, c’est qu’elle soit le moins possible lettre morte. Parce qu’avec la tonalité la plus percutante qui soit, à quoi bon si ce n’est pas vraiment suivi d’effets, hein ?…
A – Euh… oui, sans doute. Mais que veux-tu dire par là ?
L – Eh bien, disons : tu ne vois pas un "petit" décalage quelque part ?

A – Un décalage ? Où ça ?
L – Oh, juste entre ce que nous avons entendu tout à l’heure… et, hum, l’endroit où vous étiez samedi soir. Pas hier, non : mais le dix-huit.

A – Ah oui, euh…
L – C’est un peu là qu’il se trouve, le décalage, tu vois. Parce que je suppose que tu as remarqué que je n’y étais pas !

A – Mais oui, bien sûr. D’ailleurs, à vrai dire, nous sommes quelques-uns à nous être un peu posés la question…
L – Rassure-toi : je ne suis pas en train de t’en vouloir d’y être allé, ou un truc du genre ! Simplement, j’ignore ce qu’on a pu vous raconter là-dessus. Mais de mon côté, je peux parfaitement apporter une réponse claire à cette "question" que vous vous êtes posés, les un ou les autres…

A – Ah ? Et c’est ?…
L – C’est tout simplement que personne ne m’y a vu parce que personne ne m’y a invité non plus. Mieux encore : je n’en ai jamais été prévenu ! Du moins, officiellement… Si je te précise ce détail, c’est pour deux raisons. D’abord, pour que personne n’aille s’imaginer que j’aie pu traiter une éventuelle invitation par le mépris… bref, que je fasse la gueule à tout le monde !
A – Et l’autre raison ?
L – L’autre raison, elle tient justement à ma question de tout à l’heure. En faisant abstraction de nos petites personnes (l’une invitée, l’autre pas), tu ne le sens pas mieux, le "petit" décalage entre la teneur du discours tenu par le père… et votre présence à une fiesta qui, en dépit de ce qu’elle ait ratissé large du point de vue famille et amis, a délibérément "oublié" quelqu’un ? Honnêtement, tu trouves cela très cohérent avec les belles "valeurs" des uns et des autres ?

A – Ben non, pas vraiment, c’est sûr. Mais tu sais : c’est si compliqué…
L – Compliqué ? Ooooh non, ce n’est pas si compl… »

         Là-dessus, l’oiseau s’envole, se détournant vers d’autres "agneaux"© lui faisant signe : sans doute moins "compliqués", ceux-là ! Ou moins "lupins"©… Il est vrai que pour cet "agneau"©-là, en son temps il lui aura été beaucoup moins "compliqué" de fournir à la princesse les références exactes [21, APR note 20][22, note 15/1][23, note 11][1, APR note 243] d’une chasseresse es "loups"©[24] (à moins qu’elle ne soit plutôt es sérieuses "complications" ?) Si faire avouer un avocat reste un régal[1, note 248], l’entendre parler de "complications" ne résume pas trop mal la "philosophie" imprégnant la profession.
         « Que lui arrive-t-il ? Il a les jambes qui flageolent comme si un monstre se trouvait quelque part, tapi dans la pièce. C’est lui qui a peur alors que tout son discours est axé sur la tentative d’effrayer Monsieur cocker. [3, note 172][25, AV note 30] » Ne nous méprenons pas : ce n’est pas le même homme qui flageolait des guibolles… mais ils se trouvait néanmoins au même endroit (à quelques dizaines de mètres près), au titre d’un entretien qui était alors d’ordre privé. Ce n’est pas le même homme, mais il partage les mêmes assemblées -dimanche [26, APR note 28] et jours ouvrés- que notre invité à ce "festin somptueux" évitant les "bêtes sauvages". Ce n’est pas le même homme ; mais sans celui-là, la conversation ci-dessus n’aurait peut-être pas eu lieu d’être ; le "loup"© n’aurait peut-être pas été assez "loup"© pour être évité. Pour l’effrayeur/effrayé, il ne lui a pas été apparemment si "compliqué" d’apporter une pierre active à la "décharmantisation" du prince charmant. Il est vrai qu’avec trente ans de carrière 2036053216.jpgderrière lui, il a davantage de "bouteille". Dès lors, on pourrait en déduire qu’avec une telle expérience, celui-ci comprenait mieux ce qui était trop "compliqué" pour son plus jeune confrère. Or, il n’en est rien. Car il n’a strictement pas compris une virgule du contenu de textes par lesquels il se manifestait -pour le moins- en extrême délicatesse… avec l’article 226 du Code pénal [27, note 103][1, APR note 318]. Ce qui, d’une part, fait désordre à l’issue d’une carrière de trente ans… d’autre part -et plus immédiatement-, fait opportunément "voir"© un "loup"© chez qui aurait substantiellement matière à vous poursuivre au nom de l’article susdit. D’où un intéressant jeu de jambes… s’étant alors accompagné de la menace d’application d’articulets de Codes quelconques, si minables en soi que la plus procédurière des concierges en eût produit une moue de dégoût. Autant de grains de sable dont la quantité se destinait à maquiller maladroitement la "qualité" du roc de l’infraction commise : l’article 226 n’est en effet pas si "compliqué" à comprendre, même par le citoyen lambda. Il va sans dire qu’avec des grains de sable, on ne fait pas de la justice : on fait des pâtés… tout au plus. Ceci devrait tout doucement nous amener à un détournement majeur : celui d’un sens du droit et de la justice [3, APR note 195(Ez)] assez perverti pour se donner –pourquoi pas- l’impression, l’illusion [13, APR note 44]  de surpasser celle des scribes et des pharisiens [3, APR note 195(Mt3)]… jusqu’à l’arrivée de la marée haute.

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         Est-ce donc par le caractère un peu exceptionnel d’un "festin somptueux" que celui-ci va se surpasser… voire se distinguer de ceux de l’homme riche [3,Lc(6)], parce que celui-là fait de "l’exception" une habitude quotidienne ? est le surpassement, là où nous n’avons pas spécialement péché contre celui que nous invitons (et inversement), nous n’avons pas spécialement commis l'iniquité contre lui (et inversement), nous ne lui avons pas spécialement fait de mal (et inversement), nous n’avons pas été spécialement rebelles contre lui (et inversement), nous ne nous sommes pas spécialement détournés de lui (et inversement : sinon nous nous serions gardés de l’inviter !) […], nous ne lui avons pas spécialement fermé nos oreilles (et inversement) […] ; nous ne nous sommes pas spécialement révoltés contre lui (et inversement) ? C’est peu de dire que sur tous ces aspects, fait-on de l’extraordinaire ? Quand il s’agit de faire la fête (notamment à quelqu’un qui, sur toutes ces postures, s’est plutôt surpassé en sens inverse !…), moins que jamais les païens [3,Mt(4)] ne sont en reste. Nous sommes entre "nous" : tout va bien. Ah oui : la salle n’ayant pas exactement le profil d’un lieu païen [4, APR note 352], voilà qui fait la différence ! Ce qui serait se moquer du monde en général, et des païens en particulier : parce qu’il s’agit bien d’y faire la fête, non de s’y contorsionner de génuflexions. Si le lieu est attenant à quelque chapelle, il n’est pas la chapelle elle-même : le plus invétéré des païens y est reçu sans difficulté particulière [28, AV note 15] -et sans exiger son certificat de baptême !- pourvu qu’il fasse montre d’un minimum de bienséance commune. D’autant que l’endroit est disponible -et explicitement proposé- à quantité d’activités profanes (individuelles et collectives) dont la plupart trouvent plus ou moins l’équivalent chez les païens : à commencer par l’organisation d’un "festin somptueux". Quelle n’a d’ailleurs pas été l’étonnement du "loup"© lorsqu’il est entré dans la même salle… environ quinze jours plus tard, justement parce que lui-même y pratique régulièrement une modeste activité profane collective : manifestement, on s’est amusé par ici ! En effet, rompant avec la relative austérité de l’architecture du lieu, quelqu’un y a récemment apporté une jolie TOUCHe [4] de gaieté. Car, habituellement neutres, nus et dépourvus de tout ornement, sur toute leur longueur les deux murs intérieurs de la salle sont littéralement tapissés de moult colifichets festifs : bandes de papier crêpons, assiettes 622863630.jpgen carton de toutes couleurs –voire tape à l’œil : dorées et argentées-, et autres accessoires, dont la particularité est notoirement d’être provisoires et bien sûr, aisément retirables. En théorie, ce sont évidemment là les marques ostensibles de la fête d’un jour, signes de cette fête… et n’ayant donc plus vraiment de raison d’être lorsque les lumières s’en sont éteintes. En pratique, il arrive cependant qu’en dépit de la fragilité d’un tel décorum dans la durée, celui-ci apparaisse assez du goût des prêteurs de la salle pour qu’ils estimassent, finalement,… qu’il n’est peut-être pas si urgent de rendre aux murs leur habituelle nudité ! Après enquête du "loup"©, il se confirme que la décoration a plu en effet aux responsables de la salle : c’est pourquoi ils l’ont laissée en l’état. Après tout, ici comme ailleurs, rompre la monotonie ne nuit à personne. Ce qui ne dérange pas davantage le "loup"©, pour qui cette confirmation est plutôt seconde. L’objet de son enquête à lui est d’un autre ordre… d’une confirmation première : QUI a décoré la salle, et QUAND ? La confirmation première hypothétique porte bien entendu au sujet d’un "festin somptueux" auquel il n’était pas convié. Cette enquête, le "loup"© ne la mène pas sur place : il est sur les lieux à l’occasion de sa modeste activité profane collective, ce qui veut dire qu’il n’y est pas seul : étant entouré de quelques personnes que cela ne concerne pas en premier chef. Il y aurait bien eu l’apparition ponctuelle d’une autre, mais le "loup"© s’est abstenu de toute question. Cette autre était pourtant des mieux placées pour lui apporter les plus sûres lumières au sujet de son enquête, puisqu’il ne s’agit pas moins de la personne officiellement en charge du planning d’occupation de la salle par les différents demandeurs, individuels ou collectifs. Extérieurement à cette charge, cette personne connaît plutôt moins mal le "loup"© que ses quelques accompagnateurs du moment, un peu plus "étrangers" que lui à la communauté plus ou moins habituelle du lieu : autant ceux-là la salueront poliment d’une poignée de mains marquant une courtoise distance comme une non-connaissance intime, autant celui-là peut-il se permettre de l’accueillir plus familièrement, d’une bise sur chaque joue. Cette relative proximité lui permet également quelque bouffée… d’empathie [29, note 1] (!) : ainsi perçoit-il comme une indicible gêne chez la visiteuse du soir. En son for interne, le "loup"© relie immédiatement les points : c’est-à-dire que sa confirmation se fait déjà implicite. À quelques mètres seulement, les murs sont gaiement bariolés : la personne qu’il a alors en face de lui durant quelques secondes ne peut pas ne pas savoir pourquoi, ni par qui. Même dans la plus neutre des hypothèses, elle s’est vraisemblablement rendue physiquement disponible le temps nécessaire à fournir l’accès libre aux auteurs de la décoration de la salle : elle leur a d’ailleurs donné son assentiment à cet égard, tant en son nom personnel qu’en celui de l’association gérante de la salle. La moins neutre des hypothèses, c’est que si le "loup"© la connaît personnellement (et vice-versa)… la famille du "loup"© également. Ce qui signifie que chez cette personne, existe la forte probabilité qu’elle fût présente à un "festin somptueux"… moins au titre collectif de responsable de la salle qu’à celui, plus personnel, de convive : elle appartiendrait donc à la catégorie de ces invités qui "se sont un peu posés la question" ; à la surabondance de la décoration, certain "trou" dans le décor se fait encore plus saisissant par le contraste obtenu.
         Après avoir assimilé toutes ces données, transportons-nous à présent quinze jours plus tard, au même endroit. Mais cette fois, aïe ! le "loup"© y est. Re-aïe : la décoration aussi !!! Le contraste saisissant refait brutalement surface : de quoi se mordre les doigts de ne pas avoir tout ôté ! Et pas de quoi se dire : « pourvu qu’il ne remarque rien ! », tant il faudrait être aveugle pour ne rien avoir remarqué. Il est si peu aveugle, le "loup"©, qu’il n’a surtout que trop remarqué "l’inconfort" intérieur d’une personne auprès de laquelle il ne posera conséquemment aucune question : du reste, est-ce encore nécessaire ? Sans un mot -autre qu’un bref échange de salut-, certaines attitudes sont parfois plus parlantes que le plus savant des discours. Du reste, le "loup"© apprendra-t-il un peu plus tard que la personne en question est nommément sur la liste de celles qu’une princesse est appelée à remercier pour leur participation financière à un cadeau collectif vraisemblablement décerné au cours même du "festin somptueux" : ce qui vient confirmer magistralement son statut d’invitée… qu’elle ait accepté l’invitation ou qu’elle l’ait déclinée, en prétextant par exemple quelque empêchement.

Cependant, peu importent les marques ostensibles de la fête d’un jour, signes de cette fête : en soi, cela ne relève guère que de l’anecdotique. Peu importent également la quantité –ou la qualité- des invités, présents ou s’étant décommandés. En revanche, après la fête, de tels signes se détournent de leur fonction initiale : ils deviennent en effet les signes criants de l’injustice. Injustice, parce qu’elle place a posteriori ceux qui y ont participé (fût-ce inconsciemment, à leur corps défendant) en sévère porte à faux vis à vis d’un "loup"© dont on sent de mieux en mieux qu’il ne suffira pas de balayer sa situation d’un revers de "complexité" (!) pour se dégager d’une injustice dont lui seul, plus que jamais, fait les frais. Ceci à présent aux yeux de tout le monde [30, APR note 12], puisque perdurant visiblement sur les murs d’une salle commune : les signes de la fête d’un soir deviennent les signes de l’infamie des autres jours. Ainsi, de nouveau au motif d’avoir voulu apporter à court terme une bouffée superficielle –mais spectaculaire [1, APR note 295]- de "bonheur" à une princesse réputée "malheureuse", on vient sur place confirmer implicitement sa responsabilité première dans le dit "malheur"… tout en continuant de plus belle à le répandre –sur un plus long terme- à l’issue de la soirée. Or, si l’organisation d’un anniversaire est éventuellement de l’ordre de la surprise, le sévère porte à faux à venir -entre les différents invités et le "loup"©-, lui, ne l’était pas. Il l’était si peu que du côté de l’organisation, on n’aura pas manqué de s’essayer à en atténuer les effets.
         Une salle, c’est bâtie en dur, posée sur des fondations : pour qu’elle n’existe plus (avec ou sans décorations), il faudrait pour le moins qu’elle soit démolie. Naturellement, l’organisation n’a aucunement le pouvoir d’ordonner une telle démolition… qui, du reste, ne lui est sans doute pas venue à l’esprit. Il n’est pas besoin de traverser les océans pour ne pas être le bienvenu [31] quelque part : sans sortir de chez soi, c’est déjà possible ! Cela l’est si bien qu’on peut même vous sortir de chez soi [32, notes 94 à 107]. Un "loup"©, par exemple, il n’est pas le bienvenu chez lui. Alors, inutile de vous dire [33, APR note 274(notes 100)]  qu’avec le "loup"©, il n’y a pas de droit et de justice [3, APR note 195(Ez)] qui tiennent : le droit et la justice, c’est fait pour les gens "relativement normaux"©[34, note 102] ; le "loup"© étant le "loup"©, il est donc hors jeu puisque "absolument anormal"©. Simplement, s’il n’est pas le bienvenu avant et pendant, il ne l’est pas davantage après. D’où le problème se posant à l’issue d’un "festin somptueux" : à la longue, quelques invités ont, eux, l’occasion de rencontrer le "loup"©. Mais grands 4205142230.jpgdieux, aucun d’entre eux n’a encore jamais vu sa fermeture éclair [35] ! Aussi s’enhardissent-ils parfois à engager quelque conversation, sans crainte de se faire dévorer sur-le-champ. C’était le cas, par exemple et plus haut, de notre avocat (de plus celui-ci bénéficiait-il de la protection tacite de la foule !). Tant et si bien qu’à la longue, ce "loup"© finit par être de plus en plus "relativement anormal"©... en tant que loup"©. Du reste, au moment même du "trou" dans le décor du "festin somptueux" –donc, de son absence remarquée-, on "s’est un peu posés la question" : question qu’en soi, on ne se pose guère qu’à propos de quelqu’un de "relativement normal"©. Question qui, même si elle n’a pas été explicitement posée aux hôtes -ou qu’il y ait été répondu (sans même qu’elle ne fusse posée) par quelque détournement désinformateur-, aura néanmoins constitué à l’instant même une jolie brèche dans l’énorme pâté de sable du "festin somptueux" : à la longue, un plus un font deux. On ne va pas cracher dans la soupe puisqu’on est invités : on fait honneur aux invitants. Cependant, on n’en pense pas moins… puisqu’on "s’est un peu posés la question" : autre manière de dire (diplomatie d’avocat ?) que, finalement, il était un peu "relativement anormal"© (!) que le "loup"©  n’y soit point. Lorsque ensuite la même bête fauve vous apparaît toujours aussi "relativement normale"© -et qu’en prime, elle vient vous interpeller vivement sur ce sujet précis de certaines étranges "normalités"©-, cela peut poser question -par rebondissement-, au sujet d’estampillés "absolument normaux"© récemment rencontrés. D’où la nécessité, chez ceux-là, de s’essayer à "prévenir" de tels effets : une salle, c’est inamovible. Mais pas le "loup"© ! L’idéal serait donc de lui faire habilement savoir –avec insistance- que sa "place" de "loup"© est chez les siens, à plusieurs centaines de kilomètres d’ici (là-bas oui, il est le bienvenu !) : manière élégante de lui faire savoir que sa "place" de "loup"© n’est pas ici : SURTOUT PAS ICI ! L’idéal eût également été de déléguer à cette mission délicate les commissionnaires les plus crédibles possibles. Las : on ne pouvait imaginer moins crédibles que ceux-là !…

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         Cependant, avant la "mission délicate" (qui ne sera jamais que la énième du genre…), il convient de procéder à quelques détournements sur ce qui l’a précédée : ceux-là interrogeant les causes des effets que l’on cherche à "prévenir", ils ne devraient pas excessivement  -par définition- répondre au pouvoir de l’imaginaire…

         « Le moteur de la femme est tout à fait autre : sous toutes les latitudes, dans toutes les civilisations, le « moteur de la femme », ce qui est sa plus grande joie, c’est avant tout de pouvoir rendre heureux ceux qui sont autour d’elle. [37,(§2)] » Oublions un instant le contexte un peu étroit de l’article duquel est puisée cette phrase : s’adressant d’une part à un public déjà plus ou moins convaincu, ciblant d’autre part -assez exclusivement- les seuls rapports relationnels entre époux. Sans rien déconsidérer du sens de cette phrase, étendons-en le contexte de manière plus inclusive : soit, en y intégrant les rapports relationnels -en général- entre homme et femme (époux ou non)… mais également entre femmes 3032767186.jpgelles-mêmes, toutes générations confondues. "Avant tout, pouvoir rendre heureux ceux qui sont autour de soi" n’est pas sans recouper –dans une analyse plus moderne : plus "extra-terrestre" !- la fameuse vision d’un John Gray lorsque celui-ci nous brosse un tableau différentiel homme/femme selon son illustre image Mars/Vénus [38, note 10][39]. Dans cette optique, "avant tout, pouvoir rendre heureux ceux qui sont autour de soi" rencontrerait une certaine concordance avec, par exemple : "avant tout, pouvoir développer avec harmonie son côté Vénus". C’est ici une libre extrapolation : non le propos tenu par les auteurs de la phrase d’origine. De même, en un article aussi concis ne survolent-ils brièvement que l’essentiel : "pouvoir rendre heureux", c’est ce qu’on appellerait "positiver" dans un langage contemporain, ne retenir de la question que son aspect le plus lumineux… et faire gentiment abstraction de tout le reste. Notamment de ce que le « moteur » –de la femme, mais aussi celui de l’homme- peut avoir des ratés de tous ordres, des soucis de carburation, d’admission, d’alimentation… voire de suralimentation lorsqu’on lui fait brûler un carburant inadapté à la « mécanique ». "Pouvoir rendre heureux", oui et non : il serait plus juste de corriger la formule par "vouloir rendre heureux". Parce que en réalité, personne (homme ou femme) n’a le pouvoir de "rendre heureux" quiconque malgré lui. En revanche, tout le monde [30, APR note 12] a celui de rendre malheureux malgré soi : à cet égard (et à l’échelle collective), se référer à toute l’Histoire des idéologies meurtrières ayant traversé le XXe siècle, jusqu’à nos jours. Le malheur étant consommé, on observe plus souvent des intentions initiales s’étant plus volontiers greffées sur un certain "pouvoir de rendre heureux"… que sur le "pouvoir" inverse. On observera de surcroît des intentions ne brillant guère par leur pureté chez ceux qui auront exercé le dit "pouvoir"  (voire chez ceux qui leur auront aveuglément obéi) : celles de s’arrêter résolument aux seules intentions originelles [40, APR note 32], de s’y figer en occultant soigneusement leur résultat concret sur le terrain. Beaucoup plus récemment encore, on observe jusqu’à ces tentatives dérisoires –chez quelque prétendant au pouvoir séculier- de biffer explicitement la "réalité désagréable" du vocabulaire officiel [41][42, com.1,2] : disons qu’au cœur d’une période pré-électorale à l’intérêt mineur, cela fait partie du jeu des promesses n’engageant que ceux qui les reçoivent…
         En revanche –et toujours dans le cadre du beaucoup plus récent- il serait dommage que les mots creux fassent de l’ombre à ce qui se fait nettement plus intéressant (bien que d’apparence anodine) puisque s’inscrivant dans la continuité de la différence homme/femme. Intéressant parce que cela nous fait revenir au sujet… mais surtout, parce que la source est en elle-même infiniment peu suspecte de promouvoir habituellement une telle différence : bien au contraire, elle cultive historiquement d’énormes profits en ayant massivement privilégié l’indifférenciation sexuelle ! Ainsi apprend-on que « les femmes –trop peu nombreuses dans les tests cliniques- se voient proposer des médicaments pas toujours adaptés à leur physiologie [43][44] ». Ce qui est là une petite révolution ! Non parce qu’elle permet au grand public de développer sa confiance au sujet des tests cliniques portant sur les médicaments (on n’a pas attendu cette info pour en relativiser sévèrement le "sérieux"[42, notes 3 à 10] !…), mais parce qu’elle émane nécessairement du monde du médicament lui-même. Or, pour rester gentil [45], le souci de la santé d’autrui n’est pas exactement [46][46bis] la vertu première de ce monde-là [30][47][48]. Néanmoins, nous aurions bien tort de cracher dans la soupe, car ce monde nous apprend que :
1°) les femmes sont trop peu nombreuses dans des tests cliniques [49, notes 48 à 50] : soit des tests mesurables et vérifiables, ne relevant en rien de préjugés fantasmatiques sexistes ; pas même de ce qu’on désigne communément comme appartenant au côté intuitif [37,(§2)] spécifique à la femme ; de plus, elles sont ici clairement énoncées comme trop peu nombreuses : ce qui est l’aveu implicite d’un déséquilibre -ouvertement jugé regrettable par les spécialistes compétents [18. AV note 204] eux-mêmes-… ainsi que d’une différence clinique formellement constatée
2°) les médicaments ne sont pas toujours adaptés à leur physiologie : la différence clinique est de plus en plus formellement constatée, se faisant indiscutable… même par qui "n’est pas médecin"
©[50]
         En conséquence, ce monde-là vient nous interpeller vivement -s’il en était besoin- sur un 3°). Que les femmes soient plus nombreuses dans les tests cliniques ? Pourquoi pas ? C’est même l’objet précis de l’information : une demande explicite de rééquilibrage entre les deux sexes. Maintenant, le 3°) visé dépasse allégrement le strict cadre des spécialistes compétents en médicaments. En effet, suite à ce multiple constat formel d’une différence clinique homme/femme, que va-t-il rester de cohérent, de valide (on n’ose dire de clinique !) ou d’un peu crédible à cette théorie fumeuse -d’importation américaine- s’étant imposée sous la dénomination du « gender »[37,(§1)][51, note 3] ? Si même le produit-médicament (on ne saurait trouver plus moralement indifférenciant !) se voit contraint de s’adapter à une physiologie différente, sur quelle pratique va désormais s’appuyer la dite théorie ? La question est ouverte : le couvercle de la poubelle aussi…
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Relevant moins directement de la dimension clinique, nous avons donc d’un côté « la femme plus intuitive que l’homme », et « l’homme plus raisonnant que la femme »[37,(§2,3,6)] En l’état, un tel schéma est trop idéaliste pour ne pas ressortir… du conte de fées. Non qu’il soit inexact, mais il mérite de sérieuses nuances : il n’y a pas un modèle unique d’homme, pas plus qu’il n’y a un modèle unique de femme. Tel homme pourra être plus intuitif que telle femme, telle femme pourra être plus raisonnante que tel homme : personne n’ira vérifier systématiquement les dimensions du corps calleux de l’un et de l’autre, ou encore la facilité qu’a chacun de passer d’un hémisphère à l’autre [37,(§,6)] ! À cet égard, soulignons que si les neurosciences nous expliquent physiologiquement pourquoi la femme est plus intuitive que l’homme, il est permis d’agréer à cette thèse, pourvu qu’elle reste réellement  scientifique et ne porte pas à causes -ou à conséquences- douteuses pour la société : c’est-à-dire qu’elles ne sortent pas subrepticement de leur strict domaine de compétences pour feindre de nous expliquer "physiologiquement"© -à l’abri de leur prestige [52]- des fausses causes (mais parfois de vraies conséquences) qui ne sont pas physiologiques [46bis][53]. Passée l’expression de cette… intuition raisonnante (!) -et pour reprendre le parallèle avec l’interprétation de Martin Gray-, tel homme pourra avoir plus de "Vénus" que de "Mars"… et telle femme plus de "Mars" que de "Vénus". Sans compter que tout ceci n’est jamais figé une fois pour toutes, tant d’un individu à l’autre qu’au cours de l’existence de l’individu en lui-même, homme ou femme. Ajoutons que l’équilibre à ce sujet tient sans doute davantage de l’acquis que de l’inné : en témoignent les possibles conflits pouvant en émerger, se traduisant souvent par une réaction ouverte –plus intuitive que raisonnante- contre sa physiologie native [54].
         Enfin, n’hésitons pas à ébrécher cruellement quelques mythes [55] à la peau dure, tels qu’ils peuvent se glisser dans la phrase d’origine, formulée façon "conte de fées". « La femme est plus intuitive que l’homme », « l’homme plus raisonnant que la femme » ? Avec les nuances et les réserves émises à l’instant, pourquoi pas ? Maintenant, quel que soit son sexe, on peut être intuitif –ou raisonnant- au-dessus de la moyenne, voire jusqu’au bout des ongles… Mais dans les deux cas, cela n’offre en rien la garantie absolue d’être juste en toutes circonstances : au mieux, cela développe la capacité d’être plus juste que si on en était dépourvu. Si la (trop ?) légendaire « intuition féminine » l’était, il semble que cela se saurait : à la limite, il ne serait même plus nécessaire de disserter sur la capacité de chacun d’assumer son rôle respectif dans la famille et la société [37,(§,10)], tant cela coulerait de source pour tout le monde … dans un monde idéal et parfait ! Le raisonnant n’est pas à moindre enseigne : s’il était immanquablement synonyme du raisonnable, cela se saurait également. Ceci vaut même si un certain équilibre a été trouvé entre ces deux facettes, tant en soi qu’entre soi et l’autre : masculin ou féminin, le « moteur » n’ayant jamais de ratés n’existe pour le coup… que dans les contes de fées.

         D’ailleurs, puisqu’il est question de « moteur », il convient à présent de nous détourner un instant vers un autre « moteur » : un « moteur » de contrebande, étranger à l’intuitif comme au raisonnant quoique se rapprochant davantage du premier que du deuxième. Ce qui va nous retourner vers les paraboles du maître dur et exigeant, et de ses serviteurs [3, APR note 189][56(Mt2,Lc3)]. Nous avons vu que chez tous ceux-là, personne ne peut raisonnablement se prévaloir de ne pas avoir eu peur du maître [3, APR note 195]. Tous ont sans doute eu plus que l’intuition (!) d’aller au devant de quelques ennuis s’ils ne faisaient pas fructifier les biens qui leur ont été confiés, à chacun selon ses capacités déjà acquises : ce qui inclut par conséquent leur état intérieur du moment, en matière d’intuition comme de raison. Si la peur est en soi une émotion certes moins agréable et plus négative que le pur enthousiasme, pour la plupart elle aura néanmoins fonctionné d’une manière comparable à celui-ci. C’est-à-dire qu’au lieu de se laisser dominer par elle, ils l’ont exploitée au titre d’une sorte d’aiguillon : dans une telle configuration, la peur est un conducteur… ou le « volant », mais rien de plus. Ce qui caractérise -et différencie (hors toute question de genre !)- le serviteur mauvais des autres, c’est que celui-là s’est au contraire laissé dominer par sa peur. Autrement dit, celle-ci a basculé vers un autre statut, plus funeste : non plus celui du « volant »… mais bien d’un « moteur » de substitution : étrange « moteur »(!), puisqu’il a évidemment pour principe de paralyser, au lieu de faire avancer. Mais néanmoins « moteur » à1578146054.jpg rebours dans son action… parce que « celui qui n’avance pas recule »[57]. Par ailleurs, gardons à l’esprit qu’indépendamment de ses côtés intuitifs ou raisonnants, et bien que la peur agisse indûment chez lui comme un « moteur », il s’agit là du serviteur "mauvais" : épithète qui, pour peu flatteuse qu’elle soit, demeure moins néfaste que s’il avait été méchant [58]. En tant que "mauvais", il n’a à répondre "que" de ses propres actes : en effet, sa peur était si tenaillante… qu’il n’a pas tenu le « volant » !
         Parce que le « volant » du « moteur »-peur est la méchanceté ; celle-ci conduit à en emmener d’autres avec soi [59, APR note 57] : par voie de contrainte, de ruse ou d’inconscience… et plus généralement, par le partage originel du « moteur »-peur en l’ayant diffusée le plus largement possible autour de soi. Pas nécessairement dans un esprit retors et pervers, mais plus sûrement dans l’esprit dévoyé à la mode "Simon de Cyrène"[3, APR note 135] : plus l’effrayé/effrayeur initial trouve de "porteurs" à la croix de sa peur, plus il cultive en lui… l’intuition de se rassurer [17, note 3]. Ce faisant, il ne l’allège que superficiellement : à très court terme. À plus long terme, loin de la diminuer -ou seulement d’essayer d’en élucider les raisons si elles sont identifiables-, il répand de manière exponentielle l’excellemment bien nommé affolement [60]. De quoi faire rugir l’Apôtre des païens, qui ne cultive pas exactement la même approche de la croix associée à la folie !…

[Dimanche 11 mars 2012]
Première lettre de saint Paul aux Corinthiens 1, 22-25. (*)/{*}{*}
  [*]
Frères, alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu'ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que l'homme
[>424], et la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme.

         Intégrer les rapports relationnels -en général- entre homme et femme (époux ou non)… mais également entre femmes elles-mêmes, toutes générations confondues [0, AV note 38]. Alors que les Juifs réclament les signes du Messie, plus près nous, c’est à bon droit que le lecteur pourrait réclamer "le signe de Jonas" laissé en suspens au cours de la note précédente : ce signe-là concernant, en l’espèce, une reine-mère [3,Lc(2)+APR note 180]… ainsi que le Messie, par rebondissement comme par coïncidence avec le calendrier. En effet, il s’agissait alors de "sauver"© une princesse affolée(par le "loup"©)/affolante dans un délai de deux semaines [3, note 168]. Pourquoi un délai aussi bref, et surtout à des années-lumière de toute raison de la part de quiconque, homme ou femme ? Afin d’obtenir le fameux "signe de Jonas", (in)justement ! Celui-ci eût consisté, en l’occurrence, à faire coïncider l’anniversaire de l’arrivée du Sauveur Super-Mignon [61] avec celle de super-méchant-"loup"©… "à plusieurs centaines de kilomètres d’ici"[0, APR note 36], déjà ! La bête immonde étant ainsi définitivement détournée -confortablement éloignée, et entourée de l’"affection" rapprochée des siens [62,Mc(3)], pour la dissuader de s’en retourner-, la princesse était brillamment "sauvée"© : quel beau signe du Ciel c’eût été là : de quoi entonner des Gloria à tue-tête ! Par safrance-monte-zone-rouge-L-1.jpeg participation active en sous-main à cette "fine stratégie", la reine-mère elle-même "concurrençait" Super-Mignon en passant pour la "sauveuse"© du moment : de fait, elle faisait là officiellement œuvre de "salut"© public puisque, trop "faible" à elle seule, elle aura "recherché la sagesse et la puissance"©©©… de quelques femmes représentant de par leur fonction la farce "force publique"©©©[24][63]. Chez les Juifs ou les Grecs -et même chez les peuples païens-, jamais n’avait-on vu le compte-tours d’un « moteur » de contrebande atteindre de tels sommets dans la zone rouge ! Las : en dépit des "louables" efforts fournis alors par le basset [64] enragé de ces femmes (dépourvu d’intuition comme de raison, bien qu’ayant a priori l’apparence d’un homme), le "signe de Jonas" n’a pas eu lieu. Le suraffolement  qui s’en est suivi, un peu plus [65, AV note 26] !…
         « L’homme qui raisonne reste beaucoup plus dans son « hémisphère conscient » : il est plus « déconnecté de l’intuition » mais en contrepartie, il peut aider la femme à mettre « ses idées en place » dans un dialogue constructif. [37,(§6)] » La citation est placée ici au titre de la boutade rafraîchissante, naturellement : à une extrémité de la chaîne, la "qualité" de "loup"© vous "interdit" de vous « connecter » à quoi que ce soit, sauf à un chasseur de "loup"© qui, seul, a l’éventuel "pouvoir"© du « dialogue constructif » ! À l’autre extrémité de la chaîne, les hyènes [66] en rient encore : la "qualité" de basset vous interdit de seulement songer à aider la femme à mettre « ses idées en place » puisque vous n’êtes pas en position hiérarchique de le faire : la femme étant censée (avec un c) avoir davantage « ses idées en place » que vous. Quant à avoir un « dialogue constructif » : vous êtes là pour détruire, pas pour « construire » ! Entre ces deux extrémités de chaîne… que des femmes [3, APR note 224+Jr(2)], à perte de vue...

souriez-hyene.jpg

         ...Dont la "sauveuse"© de princesse qui, si elle aura loupé cette première tentative d’exode de "loup"©, ne manquera pas de sauter allégrement le livre de l’Exode qui, lui, aurait plutôt tendance à moins rater les aspirants à des signes si douteux qu’à observer les commandements qui leur rendent un culte, tout ce qu’ils contiennent n’est pas sans évoquer ce qui consacre la maison d’esclavage. Aussi est-il à craindre que ce que le Seigneur a béni, Lui(et Lui seul : pas son serviteur, ni sa servante à Sa place) ait à attendre des jours meilleurs. En effet, l’avantage de l’"auto-signe"[67, notes 31,32], c’est qu’il permet agréablement d’entendre jusqu’ici toutes les paroles que Dieu a prononcées –voire d’invoquer son nom- tout en commettant ce que l’on veut sur le terrain de la pratique : au gré de l’intuition, en quelque sorte. L’"auto-signe", lui, sera alors sollicité afin d’apporter la fine TOUCHe de raison qui pouvait manquer dans ce superbe décor. D’où le précieux recours à l’exercice "salutaire"© du saute-mouton, partout où c’est l’"auto-signe" lui-même qui –a contrario de ce qu’on lui demande !- risquerait de rendre moins agréables toutes les paroles que Dieu a prononcées, parce que remontant des eaux de par-dessous la terre la matrice de tous les ouvrages plus ou moins accomplis "en l’honneur du Seigneur Dieu". Ce qui ressemble sacrément à une mise au "pas".

[Dimanche 11 mars 2012]
Livre de l’Exode 20, 1-17. (*)/{*}
 
Sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage. Tu n'auras
pas d'autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas
[*] devant ces images, pour leur rendre un culte [1Co][Mc(2d1)]. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu'à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m'aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité jusqu'à la millième génération.
Tu n'invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.
Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré.
Honore ton père et ta mère, afin d'avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.

Tu ne commettras pas d'adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain
[*] ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

         À l’évidence [68, APR note 70], il est à présent possible de commettre toutes ces "gracieusetés" sans dommage : en agissant au final de sorte que rien de ce qui appartienne au prochain ne lui appartienne plus [69][70], pouf pouf [71] ! retour à la case départ : c’est comme si rien de tout cela n’avait été commis contre lui ! De la belle ouvrage, assurément.

         « De plus, comme elle sent ce qu’il faudrait faire, par intuition prioritairement, et non d’abord par raisonnement, elle n’est pas toujours sûre d’elle. D’où sa nécessité de s’appuyer sur un être qui ne soit pas aussi altérocentrique qu’elle : pour être un point d’appui solide, l’homme est plutôt égocentrique (pas au sens moral du terme) ; c’est ce qui lui donne sa stabilité. Ainsi la femme qui se met sous la protection de son mari l’honore et trouve la sécurité qui lui est nécessaire ! [37,(§3,4)] » Nouvelle citation qui, en soi, demeure toujours aussi valide et sympathique, 3626269451.jpgconservant toute sa légitimité dans la formulation proposée. Il convient cependant de la corriger ponctuellement en fonction de variables saisonnières qui feront appel à un savoureux panachage de réel qui est là, pour tous [13, AV note 41]… et de conte de fées. Voici un affreux lutin sorcier [3, note 22] qui, par une froide nuit d’hiver, balance un funeste sort sur le palais princier. Jusqu’alors, avant son intervention, le schéma était assez clair : le prince était l’homme, la princesse la femmeAprès son intervention, le schéma se modifie. La princesse est toujours la femme, mais le rôle de l’homme se déplace vers le lutin. Il est sorcier agréé Paris V [72] ; c’est ce qui lui donne sa stabilité. Le prince étant toujours là, on pourrait alors penser qu’il y a un homme de trop. Ce qui serait méconnaître la nature du funeste sort : sans que personne n’ait en rien changé sa physiologie, le prince est néanmoins devenu le "loup"©. Or, le "loup"© n’est pas un homme : donc, tout va bien de ce côté-là. Du côté de la princesse, un peu moins. Ainsi la femme qui se met sous la protection de son sorcier l’honore, certes. Mais le sorcier ne vit pas à demeure. Par conséquent, elle ne trouve pas la sécurité [65, AV note 26][73, note 16][74, note 31] qui lui est nécessaire ! Elle la trouve d’autant moins que  le "loup"©, lui, vit à demeure : au secours ! Par intuition prioritairement, et non d’abord par raisonnement (pas davantage ensuite !), nous sommes en effet subtilement passés du binôme mari/femme au binôme "loup"©/"agneau"©. Même dans le plus incongru des contes de fées, jamais n’a-t-on panneau.gifobservé d"agneau"©qui se mette sous la protection du "loup"©, l’honorant et trouvant la sécurité qui lui est nécessaire ! C’est dire que la formulation d’origine perd ici toute légitimité… et la princesse son sang-froid. D’où sa nécessité –avec l’urgence que nous savons [28, AV note 15]- de s’appuyer sur un être qui soit aussi altérocentrique qu’elle : tant pis pour la formulation d’origine. Ainsi, à défaut de la protection efficace de son sorcier qui est moins disponible, se met-elle également sous la protection de quelque sorcière [75], également agréée -sinon sympathisante- de "l’esprit" Paris V : celle-ci lui est plus aisément accessible. Malheureusement [13, APR note 30], elle non plus ne vit pas à demeure. Et le "loup"© qui y est toujours ! En contrepartie, la sorcière va alors mettre la princesse sous la protection renforcée d’une organisation parallèle, spécialisée compétente [18. AV note 204] à la chasse au "loup"©[76; il n’empêche : celui-là y est encore et toujours. Notons que jusqu’à présent, il n’y pas de lézard : chacun dans sa fonction propre, tout le monde est toujours sûr de soi, ainsi que de la princesse désespérée… bien que de moins en moins de monde soit sûr d’avoir seulement entraperçu le "loup"© au moins une fois dans son existence : l’intuition, sans doute. Quand on pense qu’autrefois déjà circulaient des proverbes peu amènes au sujet de seulement deux femmes se liguant entre elles, on tremble à imaginer la naissance de quelque aphorisme moderne se rapportant à l’observation d’une troupe de femmes protégées/protectrices grossissant de jour en jour !… C’est dire qu’être le "loup"© à notre époque est plutôt aventureux : pour ne pas être immédiatement réduit en charpie, il convient de sentir ce qu’il faudrait faire, par intuition ET par raisonnement prioritairement. D’où sa nécessité (face à tant de "fragilités psychologiques"©[77]) d’être un point d’appui solide… au moins pour lui-même !

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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   « Ainsi la femme qui se met sous la protection de son mari l’honore et trouve la sécurité qui lui est nécessaire ! [37,(§,4)] » Ainsi le sortilège du sorcier a-t-il pour effet premier que la femme se mette à se protéger du mari, puisqu’il est le "loup"© : sur cet aspect, plus que jamais tout repose à 100% sur l’intuition et l’affectivité, le raisonnement n’ayant pas été convié et la physiologie (qui eût pu d’évidence lui fournir quelque matière à verser au débat) de chacun n’ayant subi aucune modification, dans un sens ou dans l’autre. (Remarquons toutefois que le gros avantage externe d’une physiologie prise à part aura permis au sorcier de pouvoir faire de vifs reproches[>Mc(1)] à distance [78][79], sans crainte ainsi d’être contredit le moins du monde par son reprochable !) Il n’empêche que si notre troupe de femmes protégées/protectrices s’enfle de jour en jour, le problème reste entier : le "loup"© y est toujours. En dehors de la princesse elle-même, aucune d’entre elles n’y est : quand bien même l’une ou l’autre eût d’aventure entraperçu le "loup"©, ce fut au mieux de manière épisodique, voire anecdotique. Ce qui veut dire que si elles peuvent surenchérir à l’envi d’intuition et d’affectivité sur la princesse (qui est d’ailleurs demandeuse), elles sont impuissantes à exercer la moindre pression de cet ordre sur le "loup"© lui-même. D’abord, parce qu’elles n’ont personnellement aucun lien de cet ordre avec lui, ensuite -et conséquemment- parce que ce serait dévoiler à ses yeux d’inacceptables ingérences dans sa vie privée [27, note 103] ; de quoi offrir au "loup"© l’occasion de se faire davantage "loup"© en le poussant à montrer les crocs : impensable ! ("impensable" est ici une figure de style : nous sommes ici hors cadre des pensées de Dieu… comme de celles des hommes [>Mc(1)] !) Il convient donc de passer à la vitesse supérieure avant que le "loup"© ne vous mange en pot-au-feu : de se mettre sous la protection de… quelqu’un d’autre, plus efficace. Ce quelqu’un sera aussi une femme : intuition et affectivité restent les « moteurs » exclusifs [0, AV note 57] de l’action 1862228145.jpgentreprise. Cette quelqu’une ne viendra pas s’installer à demeure au palais princier ; parce qu’elle a sa propre demeure –et ses propres préoccupations-, et que cela attirerait de toute manière quelque inconvenante suspicion de la part du "loup"© : pour moins que cela, on a vu des loups manger des grand-mères [80] ! En contrepartie, il pourra néanmoins arriver à cette quelqu’une de déléguer [81] l’un de ses proches de confiance : celui-là, en revanche, pourra ponctuellement venir s’installer à demeure au palais princier afin d’examiner le "loup"© de plus près : en effet, ce sera un homme [82]… afin de moins éveiller les possibles soupçons de la bête fauve ! (Ce qui est là être très en avance -chez des "papistes" !- sur la formule papale retenue pour introduire le Carême 2012 : « faire attention les uns aux autres [0,im.1>83] »… mais plus en retard au sujet de la seconde partie de la dite formule.) La mission [84] de cet homme sera de surveiller les moindres faits et gestes du "loup"©, puis de les rapporter dans le détail à la nouvelle protectrice. L’objet de cette mission sera de lui "confirmer"©[18, AV note 204] –à elle– que lecaisse_outil.jpg "loup"© est bel et bien le "loup"©. (Le raisonnement étant résolument étranger à la question, l’ouvrage ne devrait pas être insurmontable ! Pour ce qui est du prétexte à l’installation ponctuelle à demeure, quelque autre ouvrage -se destinant, celui-ci, à améliorer l’aménagement du palais princier- y pourvoira…) Par son "témoignage"©[>Ex][85][86] –(sur)vécu : au péril de son existence !-, l’homme en place lui "confirmera"© ainsi la redoutable cohabitation (épouvantablement contre-nature) "loup"©/"agneau"©. Dès lors, la chasse au "loup"© est ouverte sans pitié, ayant enfin pu obtenir un label "plénipotentiaire"©[1, AV note 221] aux yeux de tout le monde ! Y compris des hommes
         Naturellement, l’obtention d’un si brillant label implique chez la mystérieuse nouvelle protectrice des traits particuliers qu’elle puisse cumuler à elle seule : traits que ne possédait pas la troupe de femmes protégées/protectrices, même en la réunissant. L’intuition et l’affectivité sont bien sûr à l’ordre du jour, mais avec ce plus appréciable : un lien affectif (positif ou négatif) concernant tout le monde au sein du palais princier… y compris le "loup"© lui-même. De plus, ce lien s’étend largement au-delà des limites du palais : concernant -entre quantité d’autres- l’homme ayant été missionné à "vérifier"©[86] sur place que le "loup"©  était le "loup"©. À ce lien, ajoutons-lui quelque "spécialité compétente"©[18. AV note 204] la faisant jouer dans la cour de récréation [87] des agréés -sinon sympathisants- de "l’esprit" Paris V [72], et nous obtenons assurément quelqu’une dont tout le monde dit du bien [3, notes 141 à 144] : ceci in et hors liens affectifs personnels.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société         In liens affectifs personnels au sein même du palais princier, c’est l’apothéose sous l’angle de vision "agnelle"©… ou l’apocalypse au regard "lupin"©. En effet, nous avons là une reine-mère grand-mère (sans chaperon rouge, mais avec "loup"©), une mère (dont la fille princesse fournira un "chaperon rouge" de substitution) ainsi que, inéluctablement… une belle-mère [88]. Sous cette dernière configuration, elle offrait déjà un traditionnel exutoire aux romanciers ivres de sensations fortes, se livrant –d’une plume un rien acerbe- à la description relationnelle belle-mère/ homme-mari. Mais lequel d’entre eux avait-il imaginé jusqu’ici le cas particulier d’une relation belle-mère/mari-"loup"© ? Au pilon, tous les précédents romans ayant traité le sujet : leurs "sensations fortes" font à présent si pâle figure qu’on n’en voudrait même plus pour illustrer un conte de fées ! Au démantèlement, la totalité de l’arsenal militaire qui couvre la planète (faisant office de bouclier nucléaire dissuasif) : dans le cadre de la relation belle-mère/mari-"loup"©, il existe désormais une atomisation "propre" ! Avec une "spécialité compétente"© en sus, autant dire que tout ce qui ressemble de près ou de loin (voire de très très loin) à un "loup"© n’a plus qu’à numéroter ses abattis. Cependant, rassurons-nous [17, note 3] : les vieux clichés traditionnels sont intacts ! Seule change la méthode. Ainsi l’homme est devenu le "loup"© : donc, il fait peur à la femme qui, dès lors, ne trouve pas la sécurité qui lui est nécessaire ! Par ailleurs, nous savons que « sous toutes les 2934644193.jpglatitudes, dans toutes les civilisations, le « moteur de la femme », ce qui est sa plus grande joie, c’est avant tout de pouvoir rendre heureux ceux qui sont autour d’elle. [37,(§2)] » Rassurons-nous derechef : la belle-mère étant femme, elle ne fait nullement exception à la règle. Mais celle-ci contient sa contrepartie : « pouvoir rendre heureux ceux qui sont autour de soi », c’est aussi veiller à ce que d’autres « puissent rendre heureux ceux qui sont autour d’eux » : s’ils semblent peu ou prou en délicatesse avec ce « pouvoir », c’est encore s’efforcer de corriger le tir à ce sujet… jusqu’à s’opposer vivement –pourquoi pas- à ceux qui « rendent malheureux ceux qui sont autour d’eux ». Ici, nous retrouvons le plus pur des vieux clichés traditionnels : au yeux d’une belle-mère, le mari répond personnellement du « bonheur de ceux qui sont autour de lui », à commencer par celui de sa femme… qui est évidemment sa fille à elle. Le plus pur des vieux clichés traditionnels est bien sûr qu’aux yeux de la belle-mère, le plus abominable des crimes du mari serait d’être défectueux sur cet aspect. Parce qu’ « évidemment, l’homme doit se comporter d’une manière honorable pour être à la hauteur de ce bonheur auquel la femme aspire et ne pas se laisser aller à l’égoïsme [37,(§5)]. » Et parce qu’on appartient au club prisé des "spécialistes compétents"© en « comportements-d’une-manière-honorable »©[89, APR note 86][90][>Ez][54], on en devient que plus exigeante en la matière.
         Devenu le "loup"©, l’homme-mari fait peur à la femme : faire peur à sa femme, c’est déjà là une sérieuse anicroche au comportement d’une manière honorable pour être à la hauteur de ce bonheur auquel la femme aspire. Alors, inutile de vous dire [33, APR note 274(notes 100)]  que :
1°) faire
peur à sa femme, c’est « la rendre malheureuse » puisqu’elle « est autour du mari » 
2°) si ce "
comportement non honorable" persiste, la femme est de plus en  plus malheureuse ; elle commence déjà à susciter la compassion [91] de « ceux qui sont autour d’elle », même (surtout !) hors palais princier : ce qui va pouvoir permettre d’entériner subrepticement la légende du "loup"©
3°) le "
comportement non honorable" persistant contre toute intuition, la légende du "loup"© ayant fait son chemin (notamment grâce aux précieux appuis de la troupe de femmes protégées/protectrices, arrivées en renfort dans l’intervalle, afin de l’auto-alimenter), l’heure vient -et c’est maintenant- où il faut crier plus fort au "loup"© !
4°) avec l’
honorable appui des femmes protégées/protectrices, de « ceux qui sont autour d’elle » (sauf des trois p’tits princes : mais tout le monde s’en fiche royalement, les enfants n’y connaissant goutte en matière de « comportements-d’une-manière-honorable »©), la princesse crie très fort au "loup"©… en direction du palais de la reine-mère.
         À partir de là, le chef d’État pressant le funeste bouton rouge du feu nucléaire va passer pour un joyeux luron. En effet, voici que le cri malheureux de détresse princière [17, note 67] vient de parvenir aux oreilles par elle ciblées.

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         C’est qu’en effet, bien qu’on nous dise que « la femme recherche la sécurité, qu’elle doit pouvoir être écoutée par son mari., qu’elle a donc besoin « de moments privilégiés en tête à tête » très régulièrement, que rien n’est plus destructeur pour elle que l’absence de dialogue, de communication  [37,(§8)]», la princesse, elle, sentait -par intuition prioritairement [37,(§3)]-, qu’elle avait de moins en moins besoin « de moments privilégiés en tête à tête », qu’il y avait autrement plus destructeur pour elle que l’absence de dialogue, de communication  » : qu’il y a-t-il en effet de plus destructeur que la sinistre perspective d’être dévorée par le "loup"© ? « L’homme raisonne reste beaucoup plus dans son « hémisphère conscient » ? Il est plus « déconnecté de l’intuition » mais en contrepartie, peut aider la femme à mettre « ses idées en place » dans un dialogue constructif ? [37,(§6)] » L’homme, peut-être… mais pas le "loup"© ! La femme connaît encore ses classiques ; elle se souvient que la dernière fois qu’un agneau s’est piqué de dialogue constructif auprès d’un loup, l’affaire s’était pourtant rudement bien engagée, le charmant animal ayant alors trouvé le juste équilibre entre intuition et raison :

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[92][93, notes 49 à 55][94, APR note 91][95]

Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.

Par conséquent, en aucune façon,
Si le Loup n’avait point été Loup,
Et fut tel l’Agneau doué de
raison
Mâtinée d’une onde d’
intuition,
De son funeste projet, cet animal plein de rage
Y eût renoncé sans plus de dommage :
Tous deux se furent alors quittés,
Sinon bons amis, au moins chacun s’étant désaltéré,
Et de la fable nous eûmes été épargnés
Par sa morale de grand
malheur !
C’est qu’hélas
la raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer pas plus tard que sur l'heure :

Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

Pourtant rudement bien engagés
Auprès du Loup, le
dialogue constructif,
Le moment privilégié en tête à tête,
Tout ceci pour l’Agneau ne fut guère festif :
Quant au Loup, oh la sale bête !
C’est bien pourquoi la
malheureuse princesse,
Peu désireuse de rééditer pareille détresse,
Sachant que du "Loup"
© fut médit
Nombre d’ans passés,
En colère s’en mit
Plutôt qu’alla s’en
"soigner"©,
"Loup"
© était, est donc resté,
Et que par conséquent, en toute façon,
Il ne pouvait que troubler sa maison,
On lui a dit : il faut qu’elle se
"protège"© !
C'est donc quelqu'un des siens,
Ayant vent de ce troublant manège
Et prêchant morale de grand
bonheur
Qui s’enquit d’inverser la vapeur :
Sans autre forme de procès,
De camp allait changer la terreur :
Le "Loup"
© sera châtié de sa témérité !
L’"Agneau"
© l’aura bien mérité.

 C’est ainsi qu’il alla téter encor sa mère…

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         Au yeux d’une belle-mère, le mari répond personnellement du « bonheur de ceux qui sont autour de lui » : à l’inverse, le « malheur » ne saurait échapper à la règle. Il y échappera cent fois moins s’il se trouve que le mari est le "loup"© : celui-ci devient alors l’insurpassable incarnation du « malheur ». Il y échappera mille fois moins s’il se trouve que la belle-mère est aussi chasseresse de "loups"© : celle-ci est alors l’insurpassable incarnation du « bonheur ». Elle aime tout le monde, et tout le monde lui rend bien [33,Lc(3)][3, APR note 140/1+Mt(4)] : le monde des "agneaux"©, mais aussi celui des "loups"© ! En effet, rare est le chasseur [96][97][98] qui n’aime pas son gibier [99] : le lapin, par exemple, s’accommode de diverses façons [100][101][102][103,im.2][104]. L’agneau aussi, mais avec le plomb [105] en moins : car ce gentil animal -que tout le monde aime- n’est pas censé être du gibier. S’il est accommodé comme tel (ou seulement "menacé"© de l’être), "droit"© et "justice"© du « bonheur » de l’"agneau"© commandent instamment de détourner [>Ez] le méchant animal (que tout le monde aura "identifié"© comme étant le "loup"©) de son projet "chasseur"© : à partir de là, sa dernière chance de pouvoir aider la femme-"agnelle"© à mettre « ses idées en place » dans un dialogue constructif est déjà de se laisser détruire le "loup"© en lui, tout en se laissant simultanément reconstruire en "agneau"©. Ce qui devrait le « reconnecter » avec cette puissante intuition –partagée par tout le monde- qu’ainsi les "agneau"©/"agnelle"© vont pouvoir se forger l’un par l’autre, l’un pour l’autre et seront capables d’assumer leur rôle respectif dans la famille et dans la société [37,(§10)]. Assurément, on n’observe rien de tel dans la configuration "loup"©/"agnelle"© : le "loup"© va sans doute pouvoir se forger l’un par l’autre, l’un pour l’autre… mais une seule fois, puisque l’autre disparaît aussitôt dans le ventre de l’un. Ce qui fait peur à l’autre, bien sûr… mais également aux autres, dès lors que tout le monde est averti que rôde le "loup"©. Or, tout le monde l’est d’autant plus que la bête cruelle laisse passer "sa dernière chance de pouvoir aider la femme-"agnelle"©", etc. Pis : elle reste dans son « hémisphère conscient »[37,(§6)] en résistant activement [105, notes 3,4][106, notes 17,18][107] au « dialogue constructif », renvoyant quelque hardi "agneau"© à ses étranges pâtures !

         Ainsi la femme qui se met sous la protection de la reine-mère peut continuer à déshonorer son mari (quelle importance s’il est le "loup"© ?) et trouver la sécurité qui lui est nécessaire [37,(§4)] ! L’essentiel est :
- d’une part
de passer alliance avec des êtres qui, pour nous, ont une force [13, APR note 44],
- d’autre part que personne ne se prenne à
remarquer que les neurosciences ne nous expliquent en rien physiologiquement pourquoi l’homme est intuitivement le "loup"©[37,(§6)]. Mais en contrepartie, les sciences non exactes [46][46bis] pourront abondamment aider les femmes à mettre « leurs idées en place »[37,(§6)]: ce avec d’autant plus de facilité qu’elles trouvent parmi elles de précieux [17,3] relais. En effet, de tels relais ne font pas "que" transmettre l’émission [108, note 6] initiale : ils l’enrichissent considérablement en l’amplifiant. Car le corps calleux de la femme est beaucoup plus large que celui de l’homme : la femme a donc la faculté de passer très facilement d’un hémisphère à l’autre, ce qui lui permet d’être [37,(§6)] trèssensible au langage de la peur : beaucoup plus largement que l’homme. Puisque la femme recherche la sécurité [37,(§8)], elle recherche donc intuitivement ce qui la rassure [17, note 3], et la protège de ce qui lui apparaît comme menaçant cette sécurité. Or, le "loup"© (bien que ne lui apparaissant pas comme tel : faute de neurosciences nous l’expliquant physiologiquement !) est notoirement "l’incarnation" menaçant la sécurité.
            L’homme qui raisonne reste beaucoup plus dans son « hémisphère conscient » : il est plus « déconnecté de l’intuition » mais en contrepartie, il peut aider la femme à mettre « ses idées en place » dans un dialogue constructif [37,(§6)]. À condition toutefois de ne pas être lui-même intégré à quelque structure sociale qui :
-soit fait du langage de la peur son essence fondamentale (implicitement terroriste [109]) : son principe d’existence dans la création, l’excitation, l’exploitation et le développement dudit langage [17, note 2][110, notes 1 à 5][46bis, APR note 152][111,com.6,§4 à 6][112,com.3] jusqu’à l’assortir ouvertement à cet effet d’une sémantique sur mesure, aussi impressionnante et illusoire [13, APR note 44][18. AV note 204][3, notes 53 à 56] que nécessaire à la "survie" de celui qui en fait usage
-soit qu’on aura laissée numériquement surinvestir la structure par du personnel influent [113] exclusivement féminin : ce qui vaut pour la précédente [114][115, note 94][116][117][118][119][120][121,com.3,4][122, APR note 62], comme pour une autre… qui, d’ailleurs, lui est assujettie [123][19, APR note 458] par absorption [111,com.1,§4(2bis)+com.14,§3].
         Le résultat est que, sur le terrain, l’homme aura beau s’évertuer à raisonner, à rester beaucoup plus dans son « hémisphère conscient », à être plus « déconnecté de l’intuition », etc., il ne peut plus aider la femme à mettre « ses idées en place » dans un dialogue constructif parce qu’il s’est lui-même laissé "absorber"… par elle. Il n’y a plus de droit et de justice [3, APR note 195(Ez)][0, APR note 27] autres qu’intuitifs « déconnectés du raisonnement ». Ce qu’il subsiste de celui-là ne s’exerce plus en amont, mais en aval ; ce que les spécialistes (et leurs usagers) nomment la fameuse jurisprudence [124] : autrement dit, la conjonction de deux mots s’annihilant l’un l’autre [30, APR note 12] afin de former une bouillie insipide, qu’on aura pris soin de rendre assez liquide [125] pour qu’elle n’obture pas… le trou de la tétine du biberon. En effet, droit et justice ayant plongé en un premier temps dans une configuration "maternaliste" (« intuitive », « protectrice » et dispensatrice de « sécurité »), ils mutent logiquement -en un deuxième temps- dans une configuration régressive [126] "baby-droit-et-justice"©[127].

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         DISONS [3, note 167] qu’on ne saurait trouver plus crédible que l’homme de terrain pour appuyer un tel CONSTAT. C’est-à-dire, pas tant le spectateur [111,com.14,§2] passif (à qui serait donné le privilège de pouvoir observer depuis l’extérieur, "en toute neutralité morale"[122, APR note 69]), qu’un éminent acteur de l’intérieur. Évidemment, les propos de celui-là invitent alors à davantage de recul au regard de sa "neutralité morale" : difficile d’être juge et partie. Cependant, ce recul sera moins motivé par la suspicion de quelque affabulation que parce qu’il aura tendance… à minimiser son propre CONSTAT. Ce qui nous conduit à une nouvelle -et incontournable- entrée en scène de… maître Eolas [128][129]. Plus que jamais, notre homme est avocat. Ce qui signifie qu’antérieurement à toute considération féminine, il raisonne, et reste beaucoup plus dans l’« hémisphère conscient »… de la jurisprudence. Plus précisément, une telle fonction invoque ouvertement le droit [130][130bis][130ter]… et plus accidentellement la justice. Tant mieux si celle-ci est au rendez-vous… et tant pis si elle n’y est pas : elle n’est pas la priorité de l’avocat qui, du reste, ne s’en cache pas : maître Eolas pas davantage qu’un autre. Sa mission est moins de protéger l’intégrité morale de la justice… que les intérêts matériels immédiats du client qu’il a en face de lui. À cet effet, il puise à l’envi dans les règles émises par le droit… dont il ne protège pas davantage l’intégrité morale. Ce qui, en soi, le rend déjà "hémiplégique" au regard du binôme droit/justice, puisqu’il privilégie instinctivement le premier, quitte à ce que ce fusse au détriment de la deuxième. Pour lui, il n’est cyniquement de "justice"© que l’ajustement non à la vérité, mais aux intérêts du client. Encore une fois, si l’un et l’autre coïncident néanmoins, tant mieux pour tout le monde ; mais -tant pour lui que pour son client- la recherche de cette coïncidence passe au second plan. Ainsi, le client qui s’est abondamment empêtré dans ses propres mensonges va rechercher chez son avocat –sans nécessairement lui dire !- une porte de sortie "honorable et convenable"©[131] créant illusion auprès de tout le monde : c’est-à-dire de tous ceux qui, naïvement, s’imaginent encore que des actes officiels estampillés de "justice"©©© s’apparentent automatiquement à des actes de droit… et plus automatiquement encore à des manifestations officielles de "vérité"© ; ce qui est réduire celle-ci à un bien négociable, au même titre qu’un baril de lessive : ne peuvent s’y laisser tromper que ceux qui trouveront également quelque intérêt à s’y laisser tromper [3, APR note 196]… Or, le tout premier à y trouver cet intérêt est évidemment l’avocat lui-même : lui enregistre les "intérêts" officiels de son client, ceux que celui-ci lui déclare ouvertement… pose à main gauche des actes de droit en conséquence, de manière à ce qu’ensuite le juge vienne les entériner à main droite par des actes de prétendue "justice"©©©. Ni l’un ni l’autre ne sondent les reins et les cœurs de la clientèle : il n’y ont du reste ni la compétence ni aucun intérêt. Ce qui ne dissuade nullement l’un ou l’autre d’entre eux de passer outre cette incompétence, là où le client s’avère être plus qu’un client [132, APR note 37][25, AV note 30][18. APR note 191]… au risque de passer également outre les règles les plus élémentaires du droit lui-même [17, note 70][26, notes 27 à 34]. C’est qu’en effet, dans ce cas, l’« hémisphère intuitif » du fournisseur est prépondérant sur son « hémisphère conscient »… ce, quel que soit son sexe d’origine. Car, protéger les intérêts affichés de l’autre (surtout sans en vérifier le bien-fondé et l’objectivité !), c’est déjà œuvrer à une justice "maternaliste" : détourner le droit et la justice publics au profit de petits intérêts personnels à courte vue. "Bébé"© pleurniche ? Vite, vite, vite : allons le consoler. Avec cependant une nouvelle distinction 892837327.jpgà établir entre le vrai bébé… et le gros [133, APR note 21] : auprès du premier, on cherchera à identifier la raison de ses pleurs afin de mieux l’éradiquer et de l’apaiser efficacement ;  chez le deuxième, non seulement on se moque éperdument de la raison de ses pleurs mais on "l’apaisera"©[122, AV note 63?]… en lui fournissant clef en mains de la « raison »© (!) CERTIFIÉE,TAMPONNÉE, etc. Attitude qui n’est pas exclusive à l’avocat, notamment lorsque la demande d’intervention qui lui est formulée est elle-même le fruit [134][135] plus ou moins lointain d’une attitude en tout point [17,1] similaire : «  Allons bon : "Bébé"© pleurniche ? "Bébé"© a fait un cauchemar, c’est cela ? Comment, c’est pire que cela ? Le "cauchemar" existe aussi à l’état de veille ? Pas possible : "Bébé"© a "vu"©[136, note 4] le "loup"© ? Celui-là menace de dévorer "Bébé"© tout cru ? Comment, c’est pire que cela ? Le "loup"© menace de dévorer un n’enfant de "Bébé"© ? Non mais, quelle horreur ! (Et quel confort moral : il est nettement plus honorable et convenable à "Bébé"© de donner l’impression, l’illusion [13, APR note 44] de vouloir "protéger"© un autre que lui-même ; avouer se "protéger"© -soi et ses mensonges [3, APR note 196]- serait assurément moins gratifiant…) Donc, "Bébé"© a peur du "loup"© : ce qui est "relativement normal"©[34, note 102] lorsqu’on est un "Bébé"©, n’est-ce pas ? "Bébé"© avait bien « raison » d’avoir peur du "loup"© : oh, la sale bête qui empoisonne l’existence de "Bébé"© ! Puisque c’est ainsi -et que "Bébé"© s’est montré très "courageux"©[137,com.10] à venir voir le gentil chasseur de "loups"© qui aime "protéger"© les "bébés"©-, il a bien mérité son nouvel hochet, qui va enfin pouvoir le "consoler" ! Sur celui-là, le gentil chasseur de "loups"© lui a écrit des tas de mots un peu compliqués pour les "bébés"© ("dangerosité"©, "divagations intenses"©,"comportement délictueux"©,"écrits délirants"©[3, APR note 54]), mais qui sont autant de « bonnes raisons »© (dans l’« hémisphère droit »[37,(§6)]) d’avoir "spécialement"© peur du "loup"© : rien qu’à les lire, il n’y a plus qu’à changer la couche du "bébé"© ! Mieux encore, grâce à ce hochet, "Bébé"© va pouvoir "prouver"© à tout le monde que le "loup"© est le "loup"© ! Ainsi, autour du fauve, ceux qui ne l’avaient pas encore "vu"© pourront à leur tour avoir peur de lui. La loi du nombre aidant, ce seront eux qui vont alors neutraliser le "loup"© en lui faisant peur [138, APR note 23] : parlote de "spécialiste"© ! »

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1280446681.jpg         Avec maître Eolas, revenons à l’avocat : soit la roue de secours [139] du nombre de lois, là où la loi du nombre se sera brisé les dents après avoir tout essayé pour faire peur à la vilaine bête et la neutraliser. En basculant sur l’avocat, finie la douceur : on sort les muscles. Nonobstant, c’est toujours l’« hémisphère droit »[37,(§6)] qui se taille la part du lion. Ce qui, précisément, fait rugir notre homme : la protection des citoyens n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais le rôle de la justice [140, AV note 81>141], qu’on se le tienne pour dit.

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         Attendu que c’est un avocat qui parle –soit un acteur (autant qu’observateur) de ce qu’il dit-, il a donc tendance à minimiser son propre CONSTAT. Il convient alors de redire, moins en fonction de son dire qu’en celui des faits [19, AV note 414]. L’exercice n’est pas si insurmontable, le décryptage nous donnant ceci : la protection des citoyens n’est pas, n’a jamais été, mais est devenue toujours le rôle de la justice. 887968616.gifCe qu’il aurait sans doute dit lui-même s’il n’avait été qu’observateur : simplement, il lui faut ménager les susceptibilités… et le casse-croûte. Il lui faut d’autant plus ménager les susceptibilités qu’il est aux premières loges pour savoir qu’elles ont singulièrement gagné en intensité depuis que… la protection des citoyens est devenue le rôle de la justice. C’est-à-dire, depuis que la protection des citoyens est devenue le rôle de lafemme (« l’hémisphère droit » est plus susceptible que « l’hémisphère gauche » !). C’est-à-dire encore, depuis qu’il y a comme une disparité dans la parité, la justice étant littéralement envahie par la femme [24][142][143][144][145; donc, physiologiquement par « l’hémisphère droit ». On comprend le désarroi de maître Eolas, le malheureux se sentant de plus en plus isolé avec son « hémisphère gauche ». Dire que la protection des citoyens n’est pas le rôle de la justice, c’est non seulement dire à mots feutrés qu’elle l’est, mais c’est tirer la sonnette d’alarme à propos d’un étrange phénomène de contagion : l’« hémisphère droit » prévaut également chez ceux auprès de qui, physiologiquement, on serait en droit de s’attendre à l’usage prééminent de leur « hémisphère gauche ». Ce qui peut d’ailleurs s’illustrer par un exemple terriblement concret : à moins de plus ample informé, un Philippe Vigny [146] est physiologiquement censé être un homme. Pourtant, au regard de faits dûment CERTIFIÉS,TAMPONNÉS, etc., en droit et en justice, Philippe Vigny estchut4rt.png manifestement devenu une femme. En droit et en justice, celui-là est donc un transsexuel [54] qui s’ignore. (En cela, il se rapproche dangereusement du "loup"©, puisque cette bête cruelle, elle aussi, se "voit"©[136, note 4] sans se voir !) On comprend alors de mieux en mieux le désarroi de maître Eolas… le "loup"© étant "loup"© à proportion de ce qu’il s’efforce de contrecarrer les fâcheux excès d’« hémisphères droits » par de la surenchère à l’« hémisphère gauche » : autant dire qu’un avocat-"loup"© serait à présent CONDAMNÉ à mettre la clef sous la porte. (C’est pourquoi nous invitons le lecteur à rester discret au sujet des bouffées de "lupitude"© émanant de maître Eolas…)
         On se souvient que c’est le même homme qui, par ailleurs -et quelques années plus tôt-, soulignait qu’il n'y avait qu'en fonctionnant illégalement que les tribunaux arrivent à tourner [140, note 51>147(§23)][112,com.15,§2] !

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         En l’espèce, laissons de côté la notable différence contextuelle au sein de laquelle chacune de ces deux phrases aura été émise : quel que soit le sujet précis auquel elles se rapportent alors, c’est encore un avocat qui les énoncent publiquement… sans entendre le moins du monde que leur portée se limite au sujet d’un article donné. Évoquer le rôle de la justice, c’est l’évoquer dans son ensemble, l’interpeller dans sa vocation globale. Mais officiellement, il l’évoque dans le cadre précis d’une réaction collective à une affaire criminelle donnée : officiellement, il n’est pas sorti des "rails" de cette affaire. De même, évoquer le fonctionnement illégal des tribunaux au sein d’un article ouvertement ciblé sur les applications juridiques du divorce, c’est de nouveau laisser "officiellement" entendre qu’un tel fonctionnement ne serait de mise "que" pour le divorce. "Officiellement", dans les deux cas, notre homme est sauf : il n’a "rien dit"… c’est-à-dire que ce qu’il énonce -voire dénonce- est "officiellement" limité au sujet dans 3712475833.jpglequel la phrase s’inscrit : comprenne qui pourra… ou surtout qui veut. Au cœur de leur article respectif d’origine, chacune de ces deux phrases est littéralement noyée dans la masse, sans subir la moindre variation typographique : ce n’est qu’ici même qu’elles sont délibérément placées en exergue, en rouge et en caractères gras. Sans quoi elles passent aisément inaperçues chez leur auteur, au gré de chacun. Pourtant, même à les examiner après les avoir replacées dans leur contexte propre, pas un iota ne laisse suggérer –de près ou de loin- un sens strictement limité à ce contexte. Mieux encore : même si cet effet est sans doute involontaire de la part de leur auteur, il est néanmoins saisissant lorsque ses deux phrases sont rapprochées l’une de l’autre. Ici encore, notre homme est sauf : il nous livre sur un plateau les causes et les conséquences… mais il nous aura suggéré ces dernières très antérieurement aux causes. Ce qui nous donne -par la somme des deux phrases-, le nouveau décryptage suivant : il n'y a qu'en fonctionnant illégalement que les tribunaux arrivent à tourner, PARCE QUE la protection des citoyens est devenue le rôle de la justice. Si la justice, elle, n’était pas sortie des "rails" de son rôle, alors -et alors seulement- les tribunaux arriveraient à tourneren fonctionnant LÉGALEMENT. Plus que jamais, notre homme est sauf : il n’a absolument "rien dit" de tout cela (!) ; "officiellement", personne ne peut le poursuivre au titre de tels propos qui, tels quels, sont évidemment de remarquables pavés dans la mare. Remarquables… mais présentés de manière à ne pas être remarqués.
         Ce qu’on remarque néanmoins à présent, c’est qu’un homme de terrain -partie prenante du système [148, APR note 15/1]- peut déclarer publiquement en 2007 qu’il n'y a qu'en fonctionnant illégalement que les tribunaux arrivent à tourner sans en être inquiété… et tant mieux pour lui. Beaucoup plus grave, en revanche, c’est qu’aujourd’hui encore… cela ne choque personne [149, APR note 171] qu’il n'y ait qu'en fonctionnant illégalement que les tribunaux arrivent à tourner !!! Si l’homme de terrain n’a pas été inquiété, c’est aussi parce qu’il n’était inquiétant pour personne ! Le rôle de la justice, le fonctionnement des tribunaux, tout le monde s’en fiche comme de ses premières couches-culottes. Par conséquent, tout le monde est pris au mot : très précisément par la configuration régressive "baby-droit-et-justice"©[0, notes 126,127][150, APR note 42(2Tm)].

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         Le rôle de la justice, le fonctionnement des tribunaux, les premiers à s’en montrer singulièrement indifférents sur le terrain, ce sont encore ceux auprès de qui la phrase : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens [1, APR note 220][3,Mt(3), APR note 195]»  n’est pas censée le moins du monde être noyée dans la masse. D’autant que chez les mêmes, le sens de la justice est au contraire censé embrasser une réalité autrement plus large -plus massive- que celle des seuls murs des tribunaux… quand bien même ceux-ci arriveraient à tourner légalement. Il est vrai que Celui qui prononcé cette phrase n’était pas avocat ! Il est vrai également qu’Il est insurpassable en ce qui concerne le sens de la justice. Mieux que personne, Il sait qu’à l’indifférence à la justice répond la même indifférence à l’injustice. Il est vrai enfin qu’au cœur de la pire des injustices qu’Il subissait dans sa chair, Il n’est pas sans appuyer les propos de… maître Eolas. En effet : "Il n’a pas protégé son visage des outrages et des crachats"[1, APR note 258][151,Is][152, APR note 56(Is)] alors même que mieux que personne, Il eût été en droit (et en justice) de s’en protéger. Assurément, subir la pire desinjustices de la part des scribes et des pharisiens, c’est évidemment ajuster le dire au faire [19, AV note 414] : surpasser leur justice. Mais l’exemple est extrême : il n’est pas demandé à tout le monde (ce qui est heureux !) de le prendre au mot. Il est au contraire rappelé qu’il n’est pas reproductible en soi [3, APR note 127][16, APR Mc(2),§2,4].
         Le rappeler, ce n’est pas expédier « si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens» dans les limbes d’un passé révolu et poussiéreux : il n’est pas besoin d’être inconditionnellement "jusqu’au-boutiste"[153] (ce qui est toujours heureux)  pour "surpasser la justice des scribes et des pharisiens".
         Le b.a.-ba, c’est d’abord -et à l’évidence [68 APR note 70?]- ne pas adopter inconditionnellement "la justice des scribes et des pharisiens". Ce travers, lui, n’est que trop aisément reproductible : Paul le déplorait déjà à son époque [154,1Co] ! (Il est heureux qu’il ne vive pas à la nôtre : cela lui épargne une crise carabinée d’apoplexie…)
19731.jpg         C’est ensuite (même si l’on évite le dit travers), de s’attacher à ne pas "passer distraitement sur la justice des scribes et des pharisiens", considérant là que c’est affaire de spécialistes , seuls censés savoir ce qu’ils disent et font. « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens» : où donc a-t-on lu que Jésus réserve l’entrée du Royaume des cieux à des spécialistes du droit et de la justice ?  Ce qu’Il dit alors, c’est à Ses disciples rassemblés autour de Lui sur la montagne : en aucun cas, Matthieu ne nous rapporte-t-il qu’à chacun d’entre eux ait au y1pVuRrClGgDLdXxBkbcg6bnE9C4QznVLEASx_vab-WrFHypr8ok3HV40r_lVHElpH2NltULa5EGMApréalable été demandé l’équivalent de leur capacité, licence, maîtrise, doctorat en droit… ou de son inscription au barreau ! Ce qui est plus que jamais heureux : le parcours professionnel de chacun ayant été ce qu’il avait été [155], Jésus non plus n’aurait "rien dit"… parce qu’Il n’aurait trouvé personne en face de Lui pour le dire ! C’est donc garder à l’esprit que "la justice des scribes et des pharisiens" n’est ni un bien réservé à une élite ni une sorte de "droit acquis", figé pour l’éternité : elle n’est jamais, jamais, JAMAIS… un baril de lessive [0, APR note 131]. Pas même chez ceux qui n’ont pas goût à aller "sur la montagne". (Chez les autres… il vaut toujours mieux que Paul ne vive pas à notre époque.) foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéC’est évidemment –quitte à se faire violence !- cultiver un sens de la justice qui ne craigne pas de s’aventurer au-delà des minuscules [156] frontières de son petit nombril : sans quoi, c’est la "baby-droit-et-justice"©[0, notes 126,127] qui est au rendez-vous.
         C’est enfin trouver –inconditionnellement, absolument et définitivement- inacceptable, inadmissible et intolérable [157] que les tribunaux n’arrivent à tourner qu’en fonctionnant illégalement : même dans la plus strictement laïque des configurations, l’ILLÉGALITÉ [158] EST la marque VISIBLE de l’INJUSTICE. Ce qui signifie qu’aux yeux de tout le monde, le tribunal n’arrivant à tourner qu’en faisant fonctionner la "baby-droit-et-justice"© se déclare de lui-même une criminelle imposture [159] de chair ET de pierre… à la seule vue des signes qu’il accomplit. N’auront guère confiance en lui que ceux qui n’auront besoin d’aucun témoignage sur l’homme : le non comparant[160], par exemple…

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(2)[Dimanche 11 mars 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-25. 
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[
7](Lc)[34](Lc)(Mc)(Lc)(Mc)
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple 383214738.jpgles marchands de bœufs, de brebis et de colombes
[63?], et les changeurs [*]. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » (Mc) Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »[>21] Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu'il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu'il accomplissait. Mais Jésus n'avait pas confiance en eux [Mt(3)], parce qu'il les connaissait tous et n'avait besoin d'aucun témoignage sur l'homme : il connaissait par lui-même ce qu'il y a dans l'homme [Mc(2d2)].

         "Les marchands de bœufs, de brebis" et surtout "de colombes", ne les trouve-t-on pas aussi installés dans le Temple de la justice, faisant de cette maison une maison de trafic ? Bon gré mal gré, tirant lui-même quelque profit d’un tel trafic, un maître Eolas n’est évidemment pas des mieux placés pour "faire un fouet avec des cordes", etc… pour peu qu’il eût quelque velléité en ce sens ! Plus modestement, il rubens_suzanne_2_1.thumbnail.jpginterpelle néanmoins à demi-mot : « Quel signe peut donner un tribunal n’arrivant à tourner qu’en fonctionnant illégalement pour justifier ce qu’il fait là ? »  Il va de soi que même chez les plus présomptueux, aucun ne viendra répondre : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai »… même si le Temple dont il parle était son corps judiciaire. D’abord parce qu’il se veut laïque, ensuite parce qu’on ne lui demande pas de faire dans le symbolique, mais dans le droit et la justice. Ce qui revient précisément au symbolique [13, note 4/2]… à la mesure où il ne peut donner aucun signe pour justifier ce qu’il fait là. Pourtant, à la vue d’aucun signe, beaucoup crurent en lui, croyant aux "prophéties des écritures"[161, notes 40 à 44][162] et à la parole que le juge avait dite : abondance "d’écritures" -CERTIFIÉES,TAMPONNÉES, etc.- fait seule office de "signe" et de "justification". Ah ? Mais dans ce cas, pourrait répliquer un maître Eolas fidèle à la pensée qu’il nous énonce explicitement à propos de la protection, que répare-t-on alors ? Car, toujours selon lui (et a priori selon n’importe qui de "relativement normal"©[34, note 102]!), protéger suppose une antériorité du danger, d’empêcher un dommage de survenir. La justice, par sa nature même, n’intervient que pour réparer, donc a posteriori. […] La mission de la justice n’est pas de protéger, mais de réparer, en sanctionnant le crime [140, AV note 81>141].

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         Dès lors qu’abondance "d’écritures" -CERTIFIÉES,TAMPONNÉES, etc.- fait seule office de "signe" et de "justification", c’est en vain que l’on cherche l’antériorité du danger, en vain que l’on cherche seulement le dommage survenu. C’est donc en vain que l’on cherche l’a posteriori. Ne reste donc plus que de l’a priori à se mettre sous la dent : une antériorité du "danger"© fortement empreinte de subjectivité (dont on devine d’ores et déjà la genèse objective [46bis, APR note 152], mais feignons encore d’être candides…), conduisant certes -sur le papier- à "empêcher un dommage de survenir"… mais ce "dommage"© n’est pas moins subjectif que le "danger"© auquel il se réfère. Donc, a posteriori, il n’y a objectivement rien à réparer, aucun crime à sanctionner. Sur le sujet, maître Eolas achève son paragraphe ainsi : «  Vouloir inverser la chronologie aboutit à la rendre responsable [du crime] et de tous les crimes commis. On sent que cette tentation existe aussi dans le personnel politique. Elle est irrationnelle, et malsaine, car elle revient à faire pression sur les juges, dont l’indépendance est notre première garantie [140, AV note 81>141 ». L’indépendance ? Quelle indépendance ? Quelle garantie… là où les juges cèdent magistralement (si l’on ose dire !) et caricaturalement à des pressions notoirement irrationnelles et malsaines ? On ne sent pas que cette tentation existe aussi dans le personnel judiciaire féminin. On fait mieux que la "sentir" : on la subit de plein fouet… si l’on a 3332973991.jpgpour seul "crime"©  à se voir reprocher de plutôt faire fonctionnernotre « hémisphère gauche »[37,(§6)]. Vouloir inverser la chronologie aboutit bien au résultat que suggère maître Eolas… mais QUI a voulu l’inverser, cette chronologie ? À cet égard, le CONDAMNÉ sera raisonnablement le dernier des suspects ! Beaucoup plus qu’intuitivement, le CONDAMNANT sera, lui, en toute première ligne. Donc, a posteriori, il n’y avait objectivement rien à réparer, aucun crime à sanctionner du côté du CONDAMNÉ. Mais dès lors que la justice se donne pour mission de "réparer"© là où il n’y a rien à réparer, au nom de l’inexistantelle casse ce qui existe. Parce qu’en bon français, "réparer"© ce qui n’est pas cassé, c’est le casser : le reste n’est que littérature. A partir d’un tel CONSTAT, elle n’est peut-être pas responsable de tous les crimes commis, mais c’est d’elle-même –par SES propres signes CERTIFIÉS,TAMPONNÉS, etc.- qu’elle SE REND COUPABLE ET RESPONSABLE [111][163] du crime qu’elle -et elle seule- commet en la matière : ce n’est plus même du détournement de justice, mais un complet retournement.

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         Sa mission est a priori de réparer, en sanctionnant le crime ? Fort bien : a posteriori, il ne s’agit plus donc de justice là où elle casse, en commettant le crime. Fonctionnement illégal, protection du seul citoyen demandeur : nous sommes en plein dans l’irrationnel et le malsain. On ne la "reconnaît" plus, en définitive, qu’à sa légendaire lenteur [164,im.5]… pour ce qui est de songer à réparer ce qu’ELLE a cassé. Il est vrai que -quel que soit le sujet traité- il est plus facile (et plus rapide) de casser que de réparer : ce qui est là le CONSTAT typique de fonctionnement au sein d’une cour de récréation [165], non d’un tribunal digne de ce nom. Ce que ne saurait être un établissement faisant fonctionner la "baby-droit-et-justice"© : notamment s’il jette par terre sa propre monnaie, renverse ses propres comptoirs… parce qu’il est pressé de casser ! Il l’est beaucoup moins de réparer : entre une première CONDAMNATION datant de mi-décembre 2008 [140] jusqu’à ce jour, pas une once de réparation ne s’est jamais profilée à l’horizon : si tant est qu’il l’ait jamais été, il est difficile de parler d’un « délai raisonnable ». Cela solliciterait en effet l’usage de l’« hémisphère gauche »[37,(§6)]. On se heurte là à une première difficulté : la quasi totalité du corps CONDAMNANT ressort de l’« hémisphère droit ». L’indépendance est notre première garantie ? À la bonne heure… mais, sans doute soucieux de ne pas se faire réduire en charpie, maître Eolas a "oublié" d’étendre cette garantie… aux aléas du « corps calleux »[37,(§6)]. De même cette belle "indépendance" -sur le papier- rencontre-t-elle quelques singuliers obstacles sur le terrain. Le pressenti CONDAMNÉ de l’« hémisphère gauche » peut bien tenter d’atténuer de tels obstacles par son absence physiologique [160] (ce qui permet d’atténuer parallèlement les différences hémisphériques) ; mais avec une "justice"©©© hémiplégique "maternaliste", il est déjà CONDAMNÉ avant de l’être ! Oui mais –pourrait répliquer un maître Eolas-, à défaut d’hommes sur le terrain, le droit est censé être le même pour tout le monde : en soi, il représente à sa manière le « raisonnement » manquant de l’« hémisphère gauche », indépendamment du « corps calleux » existant chez le (la) juge.
         Mais ce n’est pas un maître Eolas (tant dans sa personne que par son expérience, mais surtout par la nature de sa seule fonction) que nous apprendrons combien on fait dire au droit ce-que-l’on-veut.Quand on veut casser avec les outils du droit, on casse… quitte à dire -pour la façade- que l’on "répare"©. À cet effet, faisons chauffer la colle ! Car "l’ouvrage" va consister à coller bout à bout des morceaux épars de droit… à l’« intuition ». Un petit bout de Code civil par ici, un autre bout de Code de la construction et de l’habitation [166] par là (ce qui étonnera même un avocat homme du lieu [148, AV note 15/2] !) : du "produit fini" -irrationnel et malsain-, résulte une quantité de "colle" supérieure à celle du matériau "collé"[150] ! Peu chaut à quiconque : on CERTIFIE,TAMPONNE, etc., et pouf pouf [71] ! le "réparé"© passe pour décision de "justice"©©©. Ce qui ne résiste pas même à l’examen de la « raison »© affichée ! En amont de cette « raison »©, rappelons déjà la promptitude -d’une "juge"©©© hémiplégique "maternaliste"- à vouloir casser : en accordant -au cœur de l’hiver !- deux semaines à 2271276632.jpgun "loup"© pour déguerpir de chez lui [3, note 168]. D’ores et déjà, le fonctionnement de la justice est hors-sujet. Il s’agit là en effet du fonctionnement d’UNE "juge"©©© : rien de plus. Droit ou pas droit, UNE "juge"©©©, cela fonctionne de l’« hémisphère droit ». Cela fonctionne donc à l’« intuition », bien sûr : soit, à l’a priori. Autrement dit, au préjugé… ce qui manque singulièrement de garantie d’indépendance chez un juge. Celle-ci accorde "généreusement"© deux semaines (laissons ici de côté la monstrueuse illégalité de la procédure) parce qu’on lui a dit que le "loup"© "pouvait le cas échéant être accueilli dans sa famille". (Il suffit sans doute de prononcer le mot "famille" pour s’interdire de passer d’un hémisphère à l’autre ; la "juge"©©© s’étant CERTIFIÉE comme aux "affaires familiales"©[167], elle a donc « faculté » en restant tranquillement dans son « hémisphère intuitif »…)
- "Pouvoir le cas échéant", c’est déjà préjuger que le "loup"© "sera accueilli dans sa famille" ; qu’importent les graves entorses au droit et la justice les plus élémentaires : on a déjà préjugé que "la famille" allait immédiatement en gommer les effets les plus désastreux
- "Madame" -femme n°1 défendue par femme n°2 [24]-, "expliquant" à femme n°3 [142] "que l’agressivité et lé véhémence de son époux à son encontre ne permettent en aucun cas le maintien de la vie commune", peu importent à femme n°2 et femme n°3 de n’avoir jamais mis un pied dans "le domicile conjugal" -afin de vérifier sur place "l’agressivité et lé véhémence"- : à ces seuls mots (ayant de nouveau placé de redoutables douaniers volants au centre des « corps calleux », dissuadant de tout franchissement de frontière entre les deux hémisphères…) leur "mission"© est a priori de "protéger"© femme n°1, de "supposer une antériorité du danger"©, "d’empêcher un dommage de survenir"©."Supposer", "empêcher" : toujours QUE du préjugé à la pelle. Ne manquent que les seaux pour aller faire de jolis pâtés sur la plage
- entre femme n°2 et femme n°3, on a préjugé que si femme n°1 avait "expliqué" tout ce qu’elle avait "expliqué", c’était « comme à la télé »© : c’était donc "vrai"©
- "juge"©©© CERTIFIÉE aux "affaires familiales", femme n°3 a préjugé qu’il suffisait d’entendre et de voir un seul membre de "famille" pour avoir de quoi remplir sa "mission"© : à elle toute seule, femme n°1 représente donc une "famille" aux yeux de la "justice"©©© locale
- enfin, l’absent lui-même n’est pas oublié ; juger un absent, par définition c’est déjà le préjuger (!) ; c’est ensuite préjuger qu’à l’énoncé du jugement, il se retiendra à grand peine de se précipiter avec un enthousiasme débordant dans "sa famille" si prête à "l’accueillir" ; ou, si l’enthousiasme n’est pas vraiment au rendez-vous, on préjuge que le dit jugement lui fera assez peur pour qu’il ploie docilement l’échine, impressionné par tant de "justice"©©©
         Moyennant quoi, nous obtenons la savoureuse ORDONNANCE ad hoc [168] : brouet insipide, au sein duquel le droit (représentant à sa manière le « raisonnement » manquant de l’« hémisphère gauche ») se demande encore ce qu’il est venu faire dans ce collage maladroit. Le livreur du brouet [146] (unique « hémisphère droit physiologique » de l’histoire, en dehors du CONDAMNÉ lui-même) aurait eu également quelque « faculté » à se le demander : hélas, nous avons vu que, préférant se noyer dans la masse féminine, lui aussi (elle aussi, à présent) a fermé la frontière de son « hémisphère gauche ». Or (mais peut-être est-ce là un préjugé masculin ?), la femme est plus habile au repassage que l’homme. D’où que le livreur de brouet soit passé par la voie de la transsexualité [54], le malheureux ayant du beaucoup repasser : les plis [169] n’ont à présent plus de mystères pour lui. De même que la postériorité du danger que représente la chose du lieu se faisant passer pour un "tribunal"© n’en a aucun aux yeux du CONDAMNÉ… qui aura démenti tous les préjugés de la première ORDONNANCE.

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         Ainsi, pour donner une image synthétique de l’ensemble de la situation, le "loup"© CONDAMNÉ est préjugé ajuster son faire sur des dires officiels n’étant pas siens : d’où l’omniprésence du mot "justice"©©©(sic) au sein de ces dires ? L’écrire parfois en majuscules -et en caractères gras- lui confère sans doute plus d’"officialité"© encore ! Or, depuis la première minute de la procédure, il n’ajuste pas son faire sur les dires officiels : ce qui, en soi, suffit déjà -chez ses juges-a priori-de l’« hémisphère gauche »- à leur "prouver"© "a posteriori" sa "lupitude"© !!! De plus, le "loup"© "aggrave son cas". En effet, non seulement il taille en pièces les dires officiels par son faire, mais il ajoute immédiatement -coup pour coup- à celui-là ses propres dires en réponse aux premiers [170, notes 100 à 105]. Lorsque l’on sait que cet ajout est public –assorti des signes officiels des graves entorses au droit et à la justice posés contre lui-, le "loup"©  bascule alors dans le "terrorisme"© anti-"judiciaire"©©©. Ceci avec pour seule arme (ou seule "revendication")… le droit et la justice, rien de plus. Mais rien de moins non plus… sinon qu’il n’a évidemment pas accès aux TAMPONS CERTIFIANTS donnant à tout le monde l’impression, l’illusion [13, APR note 44] de "droit et de justice"©©© .

(3)[Dimanche 18 mars 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,14-21. 
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>10/2][>6]{*}{*}{*}{*}{*}{*(1)}
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert
[Nb|Nb|Nb|Nb|Nb], ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière (*), parce que leurs œuvres étaient mauvaises [>246]. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière [>96], de peur [>191] que ses œuvres ne lui soient reprochées (*) ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. »

            Sans même parler des œuvres de Dieu (!), le "loup"©  augmente sa "lupitude"©  parce qu’il fait venir à la lumière qu’en dépit de tous leurs TAMPONS CERTIFIANTS, les œuvres de juges femmes sont mauvaises… voire de plus en plus méchantes [171, APR note 18(2Tm)] à proportion de ce qu’il ne fait pas ce qu’elles disent. En effet, il ne les reconnaît pas même comme des œuvres de droit et de justice. Ainsi tout homme qui ne croit pas au jugement de juges femmes du monde n’y échappera pas ! Préjugé, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru aux noms derrière lesquels se retranchent des filles iniques [172] de la justice. À leur "jugement"©, voici ce qu’il répond : mot pour mot ce qui est écrit au-dessus, chez Jean. Quelques-unes de ses phrases sont en soi assez lumineuses pour qu’ainsi, même "tout homme qui ne croit pas en lui" n’en périsse pas d’incompréhension. Or, si le "loup"©  ignore la position personnelle de ses juges femmes à cet égard, il ignore moins celle de femme n°1 : position qu’elle partage [1, APR note 251] avec nombre de ses proches… à commencer par ceux qui, plus récemment, auront honoré de leur présence physiologique quelque "festin somptueux"[4, APR note 351][3, APR note 230] autour d’elle (femme n°1 et princesse étant unique femme). Et le jugement au sujet du "festin somptueux", le voici : ayant préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises –pour ne pas dire singulièrement méchantes-, de peur qu’elles ne leur soient reprochées ils ont surabondé des "lumières"© ponctuelles d’une "gentille"[173][174] méga-surprise aussi impressionnante qu’illusoire. En effet, tout homme qui fait le mal détestant la lumière, il ne fait venir à ses "lumières"© ponctuelles que ceux qui ne lui reprocheront pas ses œuvres. Par conséquent, le "loup"©  -seul à en subir les effets- ne risque pas beaucoup de venir à de telles "lumières"© ! Il est même préférable qu’il n’en sache rien… de peur qu’il y vienne néanmoins, histoire de faire reconnaître sur place à quelques-uns les menues ténèbres se cachant derrière les "lumières"© officielles du moment.
         Et le jugement au sujet de celui qui dit croire au Fils de l’homme -tout en faisant comme s’il n’y croyait pas : lui préférant (voire en les sollicitant activement) les "jugements"© du monde-, ce jugement-là est aussi écrit par Jean : il correspond mot pour mot à celui qui ne veut pas croire… aggravé par des actes posés [1,Jc(1 à 7)], autrement plus scandaleux aux yeux des païens que la "folie de la croix"[>1Co (APR note 60)].
961674160.jpg         Enfin, le jugement au sujet de la définition débilitante (« hémisphère gauche »[37,(§6)] strictement interdit d’usage !) à donner à la "baby-droit-et-justice"©, le voici : la peur EST le "mal"©. Celui qui a peur est le néo-"juste"© ; celui qui fait peur est le néo-"injuste"©. Le Docteur a envoyé son Ficeleur [175] dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde apeuré soit sauvé… de celui qui fait peur. Faire peur à propos de soi, c’est très "mal"© et très "injuste"©. En revanche, faire peur à propos de celui qui fait peur, c’est très très "bien"© : parce que cela cherche à "réparer"© son "injustice"©[111,com.6,§4 à 6+com.17]. Ainsi, tout homme qui fait peur à propos de celui qui fait peur [17, note 2] obtiendra l’assentiment éternel de ceux qui ont peur de celui qui leur fait peur à propos de lui-même : en effet, chez ceux-là, le "réparateur justicier"© leur apparaît comme rassurant [17, note 3][1, APR note 401]. Le plus "courageux"© des "réparateurs justiciers"© se risquera même à venir un peu à la lumière : surmontant tant bien que mal sa propre peur, il jouera les "héros"© en venant faire peur -en face à face : brrrrrr !- à celui qui fait peur sur lui-même. Un huissier de "justice"©©©, par exemple, est de l’étoffe de ces super-"héros"©[176][177][178][179]. Que ce soit dans les tribunaux -ou que ce soit partout ailleurs : notamment chez les pompiers [180][181][182][183,im.1][184,im.3][185][186][187,im.1][188,im.8]-, tout ce qui est en plus n’est que pâtés de sable : cela vient donc aussi du Mauvais [189,Mt]. Cela vient même tellement du Mauvais que, si l’on écartait les fanfreluches de la "baby-droit-et-justice"© pour revenir à un droit et à une justice "relativement normaux"©[34, note 102], cela ferait peur de voir les "réparateurs justiciers"© à la lumière de ce qu’ils sont, selon la vérité de leurs actes : de parfaits criminels !…

         Ajuster son faire sur des dires officiels se réclamant de "justice"©©© réparatrice"©, c’est déjà ne plus savoir sur quel dire s’ajuster. En effet, comme on peut l’observer sur ce qu’il est convenu d’appeler une affaire de "droit commun", à l’examen des deux captures ci-dessus, le résultat visible du tube de colle (de la main gauche) et du pseudo-« raisonnement » (de la main droite : puisant à la sauvette au sein de multiples Codes de procédure) conduirait presque à ne plus savoir sur quel pied danser. Nous y trouvons en effet quelques mots (ou groupes verbaux) qui, pris indépendamment les uns des autres, pourraient à la rigueur faire illusion. Bien au-delà de ces deux captures (fournies ici à titre d’exemple pris sur le vif), ces mots et groupes verbaux se reconnaissent dans la plupart des autres "documents très importants"© (sic!) de la même affaire dite de "droit commun"[190]. Quelle qu’en soit la "nature" de l’original officiel du moment (ORDONNANCE, SOMMATION, ASSIGNATION… la CONSTERNATION n’ayant pas été invitée, bien que plus prégnante que "l’officiel" en dépit de son caractère officieux), voici un "loup"© dont il est dit et répété qu’il "occupe son logement sans droit ni titre"©. Faisons un instant abstraction de sa réponse publique immédiate à ce sujet [191; allons même jusqu’à "oublier" l’abyssale absence de raisons (hors citations juridicodébiles tournant en boucle, extraites de "l’original officiel"© précédent) ayant motivé la dite imprécation ; essayons simplement d’ajuster ce que nous avons présentement sous les yeux, même hors contexte. Mieux encore : afin de parfaire le tableau, ajoutons-lui une TOUCHe [4] de fantaisie galactique : mettons-nous dans la peau d’un petit homme vert venant de sa lointaine planète à borPerrier.jpgd de sa soucoupe volante. Il est petit et vert : néanmoins, c’est un homme ; par conséquent, lui aussi est équipé d’origine de deux hémisphères en état de marche, ainsi que du « corps calleux » qui sied. Cependant, chez lui, pas de garde-frontière à l’horizon : ce qui lui permet d’avoir la faculté de passer, sinon très facilement au moins sans obstacle,d’un hémisphère à l’autre [37,(§6)]. Avant d’entreprendre pareil voyage, notre petit homme vert aura acquis juste ce qu’il lui faut de notre bagage culturel, tant pour passer inaperçu que pour avoir la faculté de prendre connaissance de quelque document lui tombant sous la main à son arrivée, sans que celui-là ne lui apparaisse aussi indéchiffrable qu’un hiéroglyphe de l’Egypte ancienne. Visiteur de l’espace, il est là pour visiter : pas pour envahir ni juger ; il est donc sans préjugé ni a priori. Or, voici qu’il arrive précisément sur nos deux extraits de "documents très importants"© : il ignore tout de leur genèse, comme de leur suite, n’est pas davantage visé personnellement par leur contenu. Il se contente donc de ce qu’il a sous les yeux. Il est d’ailleurs rudement content d’avoir la faculté de passer, sinon très facilement au moins sans obstacle, d’un hémisphère à l’autre : le fait est que -frisant la surchauffe- il effectue beaucoup de navettes (non spatiales) entre ses deux hémisphères ! Il est vrai que le malheureux s’étant immédiatement attelé au jeu de l’ajustement entre les mots employés, il a beau retourner le problème en tous sens qu’il n’en entrevoit pas le quart d’une solution. Il voit bien qu’un "loup"© "occupe son logement sans droit ni titre"©. Mais il ne voit pas moins bien que partout ailleurs, c’est le même logement qui est constamment désigné comme étant un "domicile conjugal". De même, ne voit-il pas moins bien que partout ailleurs, il n’est question que d’"époux" et d’"épouse". Ce qui, en l’espèce, ne parvient pas même à le dépayser : car, aussi lointaine que soit sa planète, là-bas aussi il faut un petit homme vert et une petite femme verte dans un seul logement vert pour que celui-ci soit qualifié de "domicile conjugal" vert. Il comprend bien, également, que les "documents très importants"© laissent filtrer quelque crise hémiplégique dans l’ordre de la conjugalité. Soit : mais personne ne peut lui expliquer comment, dans un même "document très important"©, on peut entériner la crise hémiplégique tout en continuant (comme si de rien n’était) à user d’un vocabulaire -et d’objectifs- qui, d’une main l’aggrave et de l’autre dit comme si elle n’existait pas. Rien à faire : c’est bel et bien l’"époux" qui est réputé "occupant son logement sans droit ni titre"©. Admettons que vraiment, il "l’occupe sans droit ni titre"©. Dans ce cas, le logement ne variant pas d’un pouce (avant, pendant et après) de son appellation officielle de "domicile conjugal", la déduction « raisonnable » qui s’impose est la suivante : l’"épouse" elle-même devient logiquement de facto "occupante du logement sans droit ni titre"© ! Pourquoi n’a-t-elle pas sa part d’ORDONNANCES, de SOMMATIONS et autres ASSIGNATIONS ?… Même sans considérer de quel droit quelqu’un de l’extérieur peut ainsi s’octroyer cet étrange pouvoir d’"attribuer" un "domicile conjugal" à l’un des "époux" au détriment de l’autre, ce quelqu’un-là établit au final un faux et usage de faux [192], puisque continuant imperturbablement d’appeler "domicile conjugal" un logement à l’instant même où il le vide de son sens, comme de sa conjugalité ! Chez le concepteur de "document très important"©, admettons qu’on ne soit momentanément pas à l’abri de quelque distraction : que l’appellation de "domicile conjugal" revienne accidentellement deux ou trois fois à l’issue de l’opération, par la force de l’habitude. Mais jusqu’au bout -et dans la totalité d’un dossier s’étirant sur plusieurs mois-, de l’aveu –continu, et jamais démenti- des concepteurs et livreurs de "documents très importants"©, il n’a jamais été question d’autre chose que d’un "domicile conjugal" ; il n’a jamais été question que des titres d’"époux" ou d’"épouse". Dans ce cas, de quel droit et à quel titre ceux-là viennent-ils s’occuper des affaires d’un logement dont ils ne partagent en rien la plus petite conjugalité ? Du droit civil ? Se demandant s’il n’allait pas y dénicher quelque chaînon manquant lui apportant une lumière salutaire à propos de l’imbroglio présent, le petit homme vert est allé jeter un coup d’œil dans les archives de l’affaire. Le droit civil ? Il en a aperçu, en effet… uniquement dans la catégorie infractions ! Jusqu’à plus ample informé, le seul droit qui les concerne alors agit donc à la lumière du droit pénal… qui se retourne contre eux. En plus d’être intergalactique, notre petit homme vert sait même être internaute à l’occasion :

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- faux et usage de faux : article 441 [192] avec logement assuré : deux, trois à sept ans d’emprisonnement selon les cas, sans parler de menus frais subséquents
- atteinte à la vie privée (c’est le moins, en matière d’effraction dans la conjugalité d’autrui !) : article 221 [193] avec logement assuré : un an d’emprisonnement, sans parler non plus de menus frais subséquents.
          C’est ainsi que, de peur de contracter à son tour quelque mystérieux virus [194][195, notes 1,2] altérant manifestement le jugement des autochtones, le petit homme vert est remonté dare-dare dans sa soucoupe volante… avant qu’on ne lui vole, sans doute.

Fin au 23 mars 2012
[Des détournements aux retournements->]

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Mercredi 14  (+ dimanche 18) mars 2012

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Un modèle à réduire ?   Vendredi 9 mars 2012

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