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samedi, 14 avril 2012

Octave de Pâques à fond de train.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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(1)[Samedi 7 avril 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,1-8. 
{*}
(samedi saint :
dimanche de Pâques : veillée pascale){Lc}
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au sépulcre au lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l'entrée du tombeau ? » Au premier regard, elles s'aperçoivent qu'on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc
(*). Elles furent saisies de peur. Mais il leur dit : « N'ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : 'Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l'a dit.' »
Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

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[*][*][*][*][*]-[*]

(2)[Dimanche 8 avril 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1-9. 
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(
Dimanche de Pâques){*}{*}{*(4)}
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait 1153505029.jpgencore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Le matin de Pâques, Marie-Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

(1)[Dimanche 8 avril 2012]
Livre des Actes des Apôtres 10,34a.37-43. {
*}
Alors Pierre prit la parole : « En vérité, je le comprends : Dieu ne fait pas de différence
[Rm][260,268](*)(*)(*)[Jc3] entre les hommes ; Vous savez ce qui s'est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu l'a consacré par l'Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins (*)[1] de tout ce qu'il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l'ont fait mourir en le pendant au bois du supplice. Et voici que Dieu l'a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se montrer, non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts. Il nous a chargés d'annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l'a choisi comme Juge des vivants et des morts. C'est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage : Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés. »

(3)[Lundi 9 avril 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,8-15. 
{*}{*}{*}{*}
2900599970.jpgQuand les femmes eurent entendu les paroles de l'ange, vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »
Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était pass
soldats.thumbnail.gifé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant : « Voilà ce que vous raconterez : 'Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.' Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

(4)[Mardi 10 avril 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,11-18. 
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[
4][3][1/1][1][3][54]/ {*}{*}{*}
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. » Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
podcast

Daniel Facérias : Marie Madeleine 1mn52
(extrait de « Oser l’éternité », Bayard Musique)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,13-48.
(5)
[Mercredi 11 avril 2012] {*}{*}{*}{*}
(Lc 24,13-35)
{*}
Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les affichelescoeursbrules19921.jpgévénements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. À vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est vivant.  Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. » Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin.  Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? » À l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

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(6)[Jeudi 12 avril 2012] {*}{*}{*}{*}
(Lc 24,35-48)
{
*}  Les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s'était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.  Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.  Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » [<20] Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins. »

Livre des Actes des Apôtres 3,1-26. (*)
[Mercredi 11 avril 2012]

(2)(Ac 3,1-10){*}{*}{*} À l'heure de la prière de l'après-midi, Pierre et Jean montaient au Temple. On y amenait justement un homme qui était infirme depuis sa naissance ; on l'installait chaque jour au Temple, à la « Belle-Porte » pour demander l'aumône à ceux qui entraient. Voyant Pierre et Jean qui allaient pénétrer dans le Temple, il leur demanda l'aumône. Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et il lui dit : « Regarde-nous bien ! [<1] » L'homme les observait, s'attendant à recevoir quelque chose. Pierre lui dit : « Je n'ai pas d'or ni d'argent ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Le prenant par la main droite, il le releva, et, à l'instant même, ses pieds et ses chevilles devinrent solides. D'un bond, il fut debout, et il marchait. Il entra avec eux dans le Temple : il marchait, bondissait, et louait Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c'est bien lui qui se tenait, pour mendier, à la « Belle-Porte » du Temple. Et les gens étaient complètement stupéfaits et désorientés de ce qui lui était arrivé.
(3)(Ac 3,11-26) {*}{*}{*}  L'infirme que Pierre et Jean venaient de guérir ne les lâchait plus. Tout le peuple accourut vers eux à l'endroit appelé colonnade de Salomon. Les gens étaient stupéfaits ; voyant cela, Pierre s'adressa au peuple : « Hommes d'Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si nous avions fait marcher cet homme par notre puissance ou notre sainteté personnelle ? Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a donné sa gloire à son serviteur Jésus, alors que vous, vous l'aviez livré ; devant Pilate, qui était d'avis de le relâcher [Jn(7/{3})], vous l'aviez rejeté. Lui, le saint et le juste, vous l'avez rejeté, et vous avez demandé qu'on vous accorde la grâce d'un meurtrier. Lui, le Chef des vivants, vous l'avez tué ; mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, nous en sommes témoins. Tout repose sur la foi au nom de Jésus : c'est ce nom qui a donné la force à cet homme, que vous voyez et que vous connaissez ; oui, la foi qui vient de Jésus a rendu à cet homme une parfaite santé en votre présence à tous. D'ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l'ignorance [58], vous et vos chefs. Mais Dieu qui, par la bouche de tous les prophètes, avait annoncé que son Messie souffrirait, accomplissait ainsi sa parole. Convertissez-vous donc et revenez à Dieu pour que vos péchés soient effacés [>48]. Ainsi viendra, de la part du Seigneur, le temps du repos : il enverra Jésus, le Messie choisi d'avance pour vous, et il faut que Jésus demeure au ciel jusqu'à l'époque où tout sera rétabli, comme Dieu l'avait annoncé autrefois par la voix de ses saints prophètes. Moïse a déclaré : Le Seigneur votre Dieu fera se lever pour vous, au milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous écouterez tout ce qu'il vous dira. Si quelqu'un n'écoute pas les paroles de ce prophète, il sera éliminé du peuple. Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs ont annoncé eux aussi les jours où nous sommes. C'est vous qui êtes les fils des prophètes, les héritiers de l'Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham : En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre. C'est pour vous d'abord que Dieu a fait se lever son Serviteur, et il l'a envoyé vous bénir, en détournant chacun de vous de ses actions mauvaises. »

(7)[Vendredi 13 avril 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,1-14. 
{*}{*}{*}{*}
Poisson%20d%27Avril.jpgJésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre. Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. » Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander :« Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.

Livre des Actes des Apôtres 4,1-21. {*}
[Vendredi 13 avril 2012]

(4)(Ac 4,1-12){*}{*}{*} Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple dans le Temple, les prêtres intervinrent, avec le commandant de la garde du Temple et les sadducéens. Ils ne pouvaient souffrir de les voir enseigner leur doctrine au peuple et annoncer, dans la personne de Jésus, la résurrection. Ils les firent arrêter et mettre au cachot jusqu'au lendemain, car il était déjà tard. Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille. Le lendemain il y eut une réunion des chefs du peuple, des anciens et des scribes à Jérusalem. Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres. Ils firent comparaître [*] Pierre et Jean et se mirent à les interroger : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? » Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. (*)(*)(*)(*)(*)(*) »
[Samedi 14 avril 2012]
(5)(Ac 4,13-21){*}{*}  Les membres du grand conseil d'Israël étaient surpris en voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et en constatant que c'étaient des hommes quelconques et sans instruction (!)(*). Ils reconnaissaient en eux des compagnons de Jésus, ils regardaient debout près d'eux l'homme qui avait été guéri, et ils ne trouvaient rien à dire contre eux. Après leur avoir ordonné de quitter la salle du conseil, ils se mirent à délibérer : « Qu'allons-nous faire de ces gens-là ? Certes, un miracle notoire a été opéré par eux, c'est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier [12]. Mais il faut en limiter les conséquences dans le peuple ; nous allons donc les menacer pour qu'ils ne prononcent plus ce nom devant personne. » Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de proclamer ou d'enseigner le nom de Jésus. Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d'écouter Dieu ? À vous de juger. Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu. »  Après de nouvelles menaces, on les relâcha ; en effet, à cause du peuple, on ne voyait pas comment les punir, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

            Est-il juste (devant Dieu, comme devant les hommes) de "ne pas voir comment les punir" ? Ce l’est  assurément dans la première partie de la question : "ils sont interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme"[>Ac(4)]… non pour l’avoir massacré, ou seulement rendu infirme ! Dès lors, ce l’est nettement moins dans la deuxième partie de la question : comment envisager seulement de punir qui a fait du bien ? Cependant, dans le contexte de l’époque, la situation a au moins le mérite d’être claire : chez les uns comme chez les autres, nul ne peut s’abriter derrière le déni [1, note 12]. Jusque dans cette apparente absurdité de chercher à voir comment punir qui a fait du bien, on ne se raconte pas d’histoires : à cet égard, la motivation des membres du grand conseil est qu’"ils ne pouvaient souffrir de les voir enseigner leur doctrine au peuple" : tout comme c’était déjà la jalousie [2][3, notes 7][4, APR note 47] qui les avait mû pour livrer Jésus à Pilate et consorts, c’est encore elle -et elle seule- qui les meut aujourd’hui. Ce qui permetd’en limiter les conséquences [5, notes 29 à 35] auprès de tout le monde.

            Prêtres et sadducéens sont confrontés là à une situation d’extraordinaire/spectaculaire [6, APR note 295] qui, elle-même, se greffe sur une autre : d’extraordinaire/non spectaculaire.
            L’extraordinaire/spectaculaire, c’est bien sûr la guérison de l’infirme : "les gens étaient complètement stupéfaits et désorientés de ce qui lui était arrivé"[>Ac(2)]; "un miracle notoire a été opéré, c'est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier" ; "tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé"[>Ac(5)] (sauf les prêtres qui devraient pourtant se faire les plus moteurs en la matière : mais il semble que ce détail apparaisse déjà comme moins immédiatement spectaculaire !)
            L’extraordinaire/non spectaculaire, lui, est si extraordinaire -et si peu spectaculaire- que Marc va nous clore (ci-dessous) cet octave pascal en mettant les points sur les i d’un saisissant trait de plume [>Mc(8)]. C’est qu’à l’évidence, la poignée de disciples privilégiéstémoins du "non spectacle" de la résurrection, que Dieu avait choisis d'avance [>Ac(1)]- n’est foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétépas moins stupéfaite et désorientée de ce qui est arrivé que cette foule des gens se pressant autour de Pierre, Jean et l’infirme guéri au Temple de Jérusalem. Un non spectaculaire qui, paradoxalement, s’en ferait presque… spectaculaire par la banalité dans laquelle il s’inscrit. Hors du champ de cette banalité, il s’en fait d’ailleurs véritablement spectaculaireavec l’inconvénient de générer la peur plutôt que la joie : un jeune homme vêtu de blanc [>Mc(1)], dans le décor d’un tombeau vide c’est a priori moins immédiatement enthousiasmant qu’un Jésus extraordinaire/spectaculaire sur le mont Thabor [6,Mc(3)]. Il a beau dire aux femmes de ne pas avoir peur, rien n’y fait : "elles s’enfuirent [7?] du tombeau, […] étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur". Il fallait bien, en effet, qu’elles fussent hors d’elles-mêmes pour ne rien direcar « pour la femme (en situation ordinaire), il y a prédominance de la parole [8,(§4)] ». Dans le tombeau, rien de spectaculaire : "le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place"[>Jn(2)]. "C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut." Il vit quoi ? Rien ! Ou suffisamment de cet ordinaire pour avoir su relier les points : sans doute fait-il exception, étant alors moins concerné que ceux à qui leur incrédulité et leur endurcissement sera reproché [>Mc(8)].
            Les évangélistes eux-mêmes ne sont-ils pas désorientéssinon désorientants ? Si les femmes tremblent de peur chez Jean, c’est plutôt de joie chez Matthieu [>Mt(3)]. Quoi qu’il en soit, démonstration est faite que la joie [9][10][11] s’avère un moteur [12,(§2)] autrement plus favorable -que la peur-[13, APR note 56][14], les larmes et la tristesse [15][16][17]- à reconnaître Jésus ressuscité, sans le confondre un seul instant avec quiconque : le gardien [>Jn(4)], un marcheur anonyme -faisant route avec deux disciples (tout tristes)[>Lc(5)]-… ou un esprit [>Lc(6)][18][19]. Le non spectaculaire de l’extraordinaire se déploie d’abord dans la banalité du quotidien, venant y rejoindre les contingences de l’ordinaire : le pain rompu à Emmaüs, un morceau de poisson grillé. Dans la discrétion –géographique et temporelle- du quotidien, également : un tombeau vide à l’écart de la ville, une route menant à un modeste village, le bord d’un lac au lever du jour, le grand matin (alors qu’il fait encore sombre), à l’inverse : le soir approchant et déjà le jour baissant, c’est dire que l’extraordinaire ne se manifeste pas exactement aux heures de pointe… et pas encore à l'heure de la prière de l'après-midi d’un Temple noir de monde. D’ailleurs, un peu à la manière d’un clin d’œil rétrospectif à ces toutes premières manifestations de Jésus ressuscité à ses disciples, Pierre et Jean se firent arrêter et mettre au cachot jusqu'au lendemain… car il était déjà tard [>Ac(4)].

(8)[Samedi 14 avril 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,9-15. 
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Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons
(?). Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement [13/2?] parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier.
(*) Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. »
(->Mc(4))

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société            Après cela -et beaucoup plus tard-, il se manifestera un aspect habituel à toute la (ré)création [19] : il devient "possible"© de dire ce qui n’a été ni vu ni entendu [>Ac(5)][6, notes 188 à 193][20], sans que personne n’en soit le moins du monde stupéfait ou désorienté. "En dehors de Jésus, il n'y a pas de salut ? Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver ?"[>Ac(4)]… Sauf si le "loup"©[21][22][23] y est, bien sûr [24]. Car -et c’est une Mauvaise Nouvelle- ceux qui, (sur)vivent avec la sale bête, s'affligent et pleurent : surtout s’ils sont "agneaux"©. Or, si Dieu ne fait pas de différence entre les hommes [>Ac(1)], il ferait beau voir [25] que même Lui n’en fasse pas entre "loups"© et "agneaux"© ! C’est pourquoi le nom du Docteur transformateur de "loups"© en "agneaux"©[26, APR note 35] est l’autre nomcomplémentaire [27, notes 528 à 531]- qui puisse sauver l’"agneau"© du "loup"©. Ainsi, quand les "agneaux"© entendent que le "loup"© est vivant et que l’"agneau"© (manifestement en sursis sur cette question) l'a "vu"©[28, note 4] (alors que l’aspect habituel de celui-là n’a pas varié d’un pouce !), ils acceptent immédiatement de le croire. Ils iront ensuite le dénoncer aux autres "agneaux"©, qui les croiront [29][30] à leur tour… tout ce petit monde étant parfaitement indifférent à ce que le Docteur transformateur de "loups"© en "agneaux"© aie mis le "loup"©sur rails [31] sans jamais l’avoir seulement entraperçu. Simultanément, le "loup"© pourra bien raconter ce qu’il veut : même en le voyant, on refuse désormais de le croire. Il apparaît donc d’abord nécessaire de l’expulser [32, notes 93 à 107] : à en juger par les forces déployées à cet effet [33, APR note 30], ce fauve valait bien sept démons à lui tout seul ! Après quoi, les "agneaux"© n’en sont enfin que plus à l’aise pour "aller proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création". Malheureusement [34, APR note 30], quand on les entend, on refuse de les croire sur cet aspect : d’autres "loups"©, sans doute…

            C’est dire que Pierre et Jean l’ont échappé belle : deux mille ans plus tard, on aurait parfaitement vu comment les punir. En effet, quel est le "cahier des charges" des prêtres et des sadducéens ?
1°) ils constataient que c'étaient des hommes quelconques et sans instruction : déjà, ils n’étaient pas "médecins"©[35]
2°) il fallait limiter dans le peuple les conséquences d’un miracle notoire
3°) il s’agissait de leur interdire formellement de proclamer ou d'enseigner le nom de Jésus
4°) quant à eux, il leur était impossible de ne pas dire ce qu’ils avaient vu et entendu.
     Aujourd’hui, la "solution"© "existe"[36, notes 53 à 56] (à défaut de la raison) ; elle résout tout (!) :
1°) Ils ne savent rien de la loi"médicale"© : ce sont des maudits [37,Jn(3)]
2°) Pour limiter les conséquences dans le peuple, il suffit d’en faire des épouvantails [38,com.10,4°)][13].
3°)
Pour interdire formellement, ce n’est plus qu’une formalité [39, APR note 26][40] "répondant en présence d’une « non-demande »"[41,3°)!].
4°) Impossible ? Bingo : de leur propre aveu, leurs "troubles"©[42, APR note 55] "rendent impossible leur consentement"©[43] à d’indispensables "soins"©, étant entendu que ce qu’ils avaient vu et entendu n’étaient que "hallucinations sensorielles"©[44][45].

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         Avec tout cela –cerise sur le gâteau [46]-, on peut même nier très ouvertement le caractère punitif de l’opération, allant dans le monde entier proclamer sa"compassion"©[47][38,com.12,14] à l’endroit de "Pierre et Jean"… bien que, dans la pratique habituelle, il n’y ait pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette de différence -de traitement- entre punition notoire et…  processus "thérapeutique"©[48][49]. Ce qui conduit d’ailleurs singulièrement à réactualiser les problèmes soulevés par les prêtres et les sadducéens : « Qu'allons-nous faire de ces gens-là ? »; "à cause du peuple, on ne voyait pas comment les punir"[>Ac(5)]. Avec cependant ici une différence de taille, le problème ne concernant plus tant un Pierre ou un Jean (soit quelqu’un ayant fait du bien) que les criminels les plus notoires. Prenons par exemple le cas 772663557.jpgemblématique d’un Anders Breivik [50][50bis][51][51bis][52]. Comparativement à lui -avec pas moins de 77 morts à son passif-, Barabbas [53,Jn(7){3}] passerait pour un enfant de chœur. Breivik ? « Qu'allons-nous faire de ce gars-là ? » ; "à cause du peuple, on ne voit pas comment le punir" : plus de neuf mois que la "justice"©©© tergiverse à son sujet… dans les mêmes termes que les prêtres et les sadducéens au sujet de Pierre et Jean !!!
         Allons dans le monde entier. Proclamons la mauvaise nouvelle à toute la création : la "justice"©©© est très infirme ; même "l’ambulance" la transportant en soins intensifs se manifeste sous un aspect inhabituel pour aller à la campagne : est-ce bien la direction [54] du bloc opératoire ? Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous voyons et entendons : environ 80 000 punis "thérapeutiques"© par an [55, APR note 60][56, APR note 66][57com.6][58, note 2/2]pour la France seulement. Chez les punisseurs, combien de disciples [59, APR note 47] incrédules et endurcis parce qu’ils n’ont pas cru ceux qu’ils font punir ? Quand on les entend, on refuse de les croire [0, APR note 34] au sujet de la résurrection : pas étonnant…

         « Je te propose aujourd'hui de choisir ou bien la vie et le bonheur [60, note 63], ou bien la mort et le malheur… »[6,Dt, APR note 238]. Ou bien la résurrection, ou bien la zombification ; chez les néo-sadducéens, personne n’est dupe du succédané : trop pâle, assurément.

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