Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 29 avril 2012

Trois ans de lunes.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[188]-[*][*]-[*]-[*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18. {*}{*}  [5][4][4][9]
464728112.jpgJésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas (*)(*|*)(*)[>14][>37] : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit [3][7][4][31] ; le loup s'en empare et les disperse (*)[4][Ez](*). Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui [5][12]. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent [5/2?][<-|*|->][*], comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »

Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 10, 11-18.
2499003792.jpgPhiltrochu [1][1bis] disait aux Snifs : « Je suis le bon passe-peur [2][3][4,art.4,5] , le brai berger mercenaire. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car il possède [5][6] les brebis : s'il voit venir le "loup"©[7][8] (lui seul est habilité à le voir venir : même sans le voir [9, notes 188 à 193] !) il excite [10, note 67] les brebis à s'enfuir [11, notes 1 à 3][12][13] ; sur leur demande [14][15]loup-mouton.jpg[16,com.13], il s’empare du "loup"© et s’empresse de vouloir le compresser à coups de comprimés antidépresseurs [17][18][19] afin de "justifier"© a posteriori sa prestation [20]. Ce berger n'a beau être qu'un mercenaire, les brebis comptent braiment [21] sur lui pour changer le "loup"© en "agneau"©[22, APR note 39]. Moi, je suis le bon passe-peur ; je connais mes brebis [23, APR note 36][24, note 85], et mes brebis me connaissent, comme le père Noël [25] me connaît, et que je reconnais le père Noël [26][27] ; et je donne mon "avis"©[28, note 54] à mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas encore de ce chenil [29] de cette bergerie. Celles-là aussi, il faut que les premières m’y conduisent : elles écoutent déjà ma voix. Il y a un seul troupeau, mais tant de passe-peurs ! Le père Noël m'aime parce que je donne mon "avis"©[30][31][32][33] sans jamais pouvoir le reprendre ensuite [34][35, APR note 73]. Personne ne peut m’empêcher d'enlever le "loup"© : je lui donne de moi-même de la "dangerosité"©[36, APR note 151] en barres. J'ai tout pouvoir [9, AV note 221] pour lui donner, essayez pour voir de lui reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu du Sinistère [37]. »

1187211746.jpg

Livre des Actes des Apôtres 4,8-12. {*}{*}{*}{*}{*(4)}
464728112.jpgConvoqué devant le grand conseil d’Israël, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »

Livre des Actes Déstabilisants 4, 8-12.
2499003792.jpgConvoqué derrière le minuscule [38] conseil de Raihël, Pierr’os [39], 1058915085.jpgrempli de Lexomil [40, notes 47,48][41, note 18/2], déclara : « Chefs de meute et en-chiens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait d’un homme valide un chien, et l'on nous demande comment son entourage a été sauvé. Sachez-le donc, vous toutous [42], ainsi que toute la meute de Raihël : c'est grâce au nom de Philtrochu l’affreux lutin, plébiscité par vous, suscité par le Docteur, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, transformé en "agneau"©. Ce Philtrochu, il est la pierre que vous aviez sollicitée, vous les démolisseurs [43][44], et il est devenu la pierre d’attaque [45] de "défense"©. En dehors de lui, il n'y a désormais pas de salut. Et son nom, donné aux gentils lapins [46], est le seul qui puisse nous sauver des "loups"© et de toutes sortes de "monstres"©[4]. »

Première lettre de saint Jean 3,1-2. {*}{*}{*}{*}{*}
464728112.jpgMes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est.

Première lettre de Jeannot Lapin 3,1-2.
2499003792.jpgMes bien-"protégés"©[47, notes 7 à 11], voyez comme il est extraordinairement vague [48, APR note 30][49], l'amour dont le père Noël nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés pantins du Docteur [50] - et nous le sommes [51][52][53][54]. Voilà à quoi le monde peut nous reconnaître : puisqu'il a découvert le Docteur. Bien-"protégés"©, dès maintenant, nous sommes pantins du Docteur, puisque à nous ce qu’est le "loup"© ne paraît pas encore clairement : nous savons qu’il est le "loup"©, et cela nous suffit. Lorsque le Ficelé [55] du Docteur paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est attaché [56, APR note 18(2Tm)].

____________________________

les-loups-et-les-brebis.jpg

Les Loups et les Brebis [57]

Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C'était apparemment le bien des deux partis ;
Car si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
Ni d'autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir qu'en tremblant de leurs biens.
La paix se conclut donc : on donne des otages ;
Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis, leurs Chiens.
L'échange en étant fait aux formes ordinaires
Et réglé par des Commissaires,
Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
lls vous prennent le temps que dans la Bergerie
Messieurs les Bergers n'étaient pas,
Etranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les Chiens, qui, sur leur foi, reposaient sûrement,
Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu'à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux ; un seul n'en échappa.

Nous pouvons conclure de là
Qu'il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi,
J'en conviens ; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi ?

podcast

Ce bon monsieur de la Fontaine
Point encore n’était versé
À ces assauts de croquemitaines
Faisant de la paix chose du passé,
Endormant afin de mieux étrangler
Quelque rare ami de la foi
Qui à peine touché par la loi
La voit mise en morceaux de roi
Par des amis se voulant de foi !
Nous pouvons conclure de là

Que dix souris ne valent pas un chat [58]

____________________________

« Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C'est d'avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme même perverse. C'est d'avoir une âme habituée. On a vu les jeux incroyables de la grâce et les grâces incroyables de la grâce pénétrer une mauvaise âme et même une âme perverse et peguy.jpgon a vu sauver ce qui paraissait perdu. Mais on n'a jamais vu mouiller ce qui était verni, on n'a pas vu traverser ce qui était imperméable, on n'a pas vu tremper ce qui était habitué. Les “honnêtes gens” ne mouillent pas à la grâce. C'est que précisément les plus honnêtes gens, ou simplement les honnêtes gens, ou enfin ceux qu'on nomme tels, n'ont point de défauts eux-mêmes dans l'armure. Ils ne sont pas blessés. Leur peau de morale, constamment intacte, leur fait un cuir et une cuirasse sans faute. Ils ne présentent pas cette ouverture que fait une affreuse blessure, une inoubliable détresse, un regret invincible, un point de suture éternellement mal joint, une mortelle inquiétude, une invincible arrière-anxiété, une amertume secrète, un effondrement perpétuellement masqué, une cicatrice éternellement mal fermée. Ils ne présentent pas cette entrée à la grâce qu'est essentiellement le péché. Parce qu'ils ne sont pas blessés, ils ne sont pas vulnérables. Parce qu'ils ne manquent de rien, on ne leur apporte rien. Parce qu'ils ne manquent de rien, on ne leur apporte pas ce qui est tout. La charité même de Dieu ne panse point celui qui n'a pas de plaies. C'est parce qu'un homme était par terre que le Samaritain le ramassa. C'est parce que la face de Jésus était sale que Véronique l'essuya d'un mouchoir. Or celui qui n'est pas tombé ne sera jamais ramassé ; et celui qui n'est pas sale ne sera pas essuyé. »[59]

Œuvres en prose, 1909-1914, Charles Péguy, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1959, p. 1397

Les commentaires sont fermés.