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mardi, 31 juillet 2012

Avec du bol, on n’aura pas de rat.

XIII cheveux sur la tête à Matthieu ?... > FIN au samedi 4 août 2012

On aura pour ennemi le dérangeant de sa propre raison. > FIN au jeudi 9 août 2012

Fin au samedi 25 août 2012

Montage RAS

[*|*]

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,24-43. {*}
(1)
[Samedi 28 juillet 2012][Mt 13,24-30.]{*}{*} 
Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ
[*]. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla [*]. Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ?' Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela.' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ? 'Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson [3], je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler [Jn(1)] ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier.' »

            Il y a le maître, il y a les serviteurs du maître. Il y a celui qui sème du bon grain dans son champ, il y a ceux qui y voient de l’ivraie. Cependant, ceux-là restent les serviteurs : s’il ne tenait qu’à eux-mêmes, ils iraient enlever l’ivraie. Mais ils tiennent à rester fidèles à ce que veut le maître. De surcroît, ils restent fidèles au maître en deçà de ce que veut celui-ci… et au-delà de ce qu’ils voient [1,Jn(2)][2] : en effet, s’ils s’étaient fiés à leur seule vision du champ, n’auraient-ils pas pu en déduire qu’un plus un faisaient deux ? Autrement dit, si l’ivraie pousse dans le champ, c’est indubitablement qu’elle y a été semée. Or, qui a semésinon le maître lui-même ?
         Il y a le regard du maître, il y a celui des serviteurs du maître. Ces derniers savent que le leur est plus étroit : s’ils possédaient une perspective visuelle comparable à celle du maître -étant capables à leur tour de "comprendre quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur"[1,Ep(2)]- … plutôt que d’être es serviteurs d’un autre, ils seraient tout simplement maîtres eux-mêmes ! Pour l’heure, n’ayant pas cette prétention, voici qu’ils voient le champ ensemencé par le maître. Quand la tige pousse et produit l'épi, alors le blé apparaît… mais l’ivraie aussi [3][4! Première question : "n'est-ce pas du bon grain que le maître a semé dans son champ ?" Question personnelle, puisque impliquant la personne du maître lui-même dans un lien de cause à effet. Question ouverte cependant : soit, non accusatrice. En effet, s’il y a doute de la part des serviteurs, ce doute s’exerce uniquement sur la qualité du grain semé, non sur celle du semeur. À question ouverte, reste ouvert le champ de possibilité des réponses. Le maître a pu se fier à des paroles trompeuses de son fournisseur [5], comme celles-ci : 'C'est ici un sac de bon grain, un sac de bon grain, un sac de bon grain !' Mais le marchand, peu scrupuleux [6, note 63], aura pu, de son côté, diminuer ses mesures, augmenter ses prix, et fausser ses balances, étant prêt à vendre jusqu’aux déchets du froment [7,Am][8,Am][9,Am] afin d’écouler sa marchandise. Avec le packaging adéquat, en dépit de son regard affûté, le maître a pu ainsi se laisser ponctuellement tromper sans qu’il y ait eu malice de sa part : ayant eu face à lui un maître plus grandes rapine, celui-là ! Ou bien encore, le maître en sachant plus qu’eux, qui sait s’il n’a pas voulu essayer une nouvelle variété de grain qui, à l’usage, se sera avéré génétiquement incompatible [10] (!) avec le terrain ? 

Cela exprimé, les serviteurs n’en sont évidemment pas là : plus modeste, leur raisonnement s’arrête prosaïquement aux limites du champ, un champ censé n’être que de blé. La pensée d’accuser quiconque les affleure si peu que cela transparaît dans la formulation de leur question suivante : 'D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ?' est cette fois une question impersonnelle. Plus personnelle, elle eût été énoncée ainsi : 'Qui a semé de l'ivraie ?' Ce qui eût accusé indirectement le maître, puisqu’ils ne dormaient pas (!) lorsque ce dernier a été semer dans son champ. À cet égard, pourrait néanmoins entrer en jeu la peur d’être enlevé du service du maître si la question lui avait été posée de la sorte : mais dans ce cas, comment expliquer que sa réponse à lui fusse délibérément personnelle ?
       'C'est un ennemi qui a fait cela.' Quoiqu’il ne désigne pas nommément cet ennemi… ce qui dissuade efficacement les serviteurs de se retourner [11] sur celui-là, faute de leur avoir été plus clairement identifié.
       'C'est un ennemi qui a fait cela.' Lorsqu’on est soi-même en situation embarrassante, que l’on a quelque chose à cacher [12, AV note 26!] mais que l’on soit en position de force, incline-t-on à parler d’un ennemi extraordinairement vague [13, APR note 30][14][14bis][15, note 73][16] ? L’occasion est au contraire trop bellepour ne pas être tenté d’endormir [17] les gens en détournant [18] la colère -qui pourrait légitimement les gagner- sur un ennemi autrement plus précis [19] que celui-là !… N’est-ce pas plus fréquent, en effet, d’entendre plutôt proclamer ceci : 'C'est un tel qui a fait cela' ? (sous-entendu : 'mes p’tits lapins [20], je vous désigne l’ennemi "prêt à l’emploi"… mais pour ce qui va s’ensuivre, je m’en lave les mains [21, note 2][22] !'…) Ce qui va s’en suivre ? Tout ce qui permet d’"épurer" la colère contenueen réactualisant l’indémodable principe du bouc émissaire [23, note 72][24][25][26, APR note 51] de service.

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  Encore est-ce là misère fort commune, hors de cette expérience plus aboutie [27] : si nous nous plaçons à l’entrée du temple du Baigneur [>Jr(1)], qu’entendons-nous de nos jours, de la bouche [28] des néo-"spécialistes"©[29][30] de "l’ivraie au milieu du blé"©[31] et autres malheureuses inimitiés [32] ? 'C'est un tel qui "va"©[33, notes 16, 64][34][1, note<223>] faire cela' !!! "Admirons" ici l’étendue du prodige accompli [1,Mt(II)] par les néo-"maîtres"©[35]259239858.jpg[36][37][38][39][40][41][42][43][44][45][46] : si leur furieuse tendance [47] à envoyer leurs "moissonneurs"© avant le temps de la moisson [48, note 3] était déjà moins un mystère qu’une mystification [49, APR note 17][50, note 15][51], proclamons des choses cachées depuis les origines [>Mt(2)?] : les "moissonneurs"© semblent désormais envoyés avant même les semailles ! (D’où,don%20quichotte.jpg probablement, que celles-ci aient parfois un arrière-goût étrange [52]…) Alors, inutile de vous dire [53, AV note 13] que lorsqu’on est soi-même en situation embarrassante [54][55, notes 16 à 18], mais que l’on est dans la position des serviteurs [56][57,com.10][58, notes 69,70][59, note 75][60, note 81][61], si les néo-"maîtres"© nous offrent "la tête de l’ennemi" sur un plat [62,Mt], on ne se le fait pas dire deux fois ! Tous ensemble [63, APR note 30][64, note 59][65, note 32][66, note 6][67, note 26][68,(3)], sus à "l’ennemi"©… de la tranquillité d’esprit [1, notes 10 à 12][69, note 402/2][70], en tout cas. Quant à la physionomie de cet "ennemi"© qui en ressort (et qui, parfois, en sort [71, APR note 15][72]), prière de ne pas s’attendre à l’adorable petit bouc conventionnel [0, notes 23 à 26] en se fiant, par exemple, à son apparence. Bravo ! tout le monde [73, note<12>] a "reconnu"© le "loup"©[74][75][76][77], bien sûr !
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foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société[*][*][*]

(1)[Samedi 28 juillet 2012]
Livre de Jérémie
7,1-11.{*}{*}
Parole du Seigneur adressée à Jérémie : Tu iras te placer à l'entrée du temple du Seigneur, et tu proclameras ceci : « Écoutez la parole du Seigneur, vous tous, gens de Juda, qui entrez par ces portes pour adorer le Seigneur
[186]. Ainsi parle le Seigneur de l'univers, le Dieu d'Israël : Suivez une bonne route [*], conduisez-vous bien [*], et je vous laisserai demeurer en ce lieu. Ne vous fiez pas à des paroles trompeuses, comme celles-ci : 'C'est ici le temple du Seigneur, le temple du Seigneur, le temple du Seigneur !' Si vous suivez vraiment la bonne route,si vous vous conduisez bien,si vous pratiquez la justice[Mt(III)]entre vous [6], sivous n'opprimez pas l'immigré, l'orphelin ni la veuve, si, en ce lieu, vous ne condamnez pas à mort l'innocent [*][>76][>191][Is], et si vous ne suivez pas des dieux étrangers [1Co], en provoquant votre perte, alors je vous laisserai demeurer dans ce lieu, sur la terre que j'ai donnée à vos pères depuis toujours et pour toujours.
Mais vous vous fiez
[*][*] à des paroles trompeuses [2Tm(2)][*], sans valeur : vous pourriez donc voler, tuer, commettre l'adultère [Jr], faire des faux serments, offrir de l'encens au dieu Baal, suivre des dieux étrangers [523>531] que vous ne connaissez pas, et ensuite venir vous présenter devant moi
[Mt(III)], dans cette Maison qui porte mon Nom [Mt(XIII)], en vous disant : 'Nous sommes à l'abri' [*|*|*][21][Mt(VI)] ; et vous pourriez continuer toutes ces abominations ! Cette Maison qui porte mon Nom est-elle donc pour vous une caverne de bandits ? Quant à moi, c'est ainsi que je la vois [23>(5)][*|*]. » Parole du Seigneur.

            'C'est un ennemi qui a fait cela.' Pourrions-nous continuer en nous disant : 'Nous sommes à l'abri' ? (entendons : de "l’ennemi qui a fait cela"… ou "qui "va"© faire cela", peu importe). Suffit-il de marteler à l’envi que 'c'est ici le temple du Seigneur'[1,Mt(XIII)][78][79] pour que le Seigneur le voit aussi de la sorte, encensant automatiquement [80, notes 52 à 54] qui vient se présenter à Lui ? "Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent"[1,Mt(V)], assurément. Mais justement : "prier pour ceux qui vous persécutent", c’est clairement "prier pour ceux qui vous persécutent"sans y chercher de sens "caché depuis les origines"[>Mt(2)]. Par conséquent, "prier pour ceux qui vous persécutent" exclut d’office de "prier pour ceux que vous persécutez"[81, note 26][82, APR note 36][83, APR note 2][84, notes 22 à 24][85]… ceci quand 3367032265.jpgbien même vous vous seriez répétés -en vous, comme entre vous [0, notes 63 à 68] avec vous, contre "un ennemi"- des paroles trompeuses [55,2Tm(2)], comme celles-ci : 'C'est lui le persécuteur, le persécuteur, le persécuteur !' Quant au Baigneur, c'est ainsi qu’il le "voit"©[86][87, note 4]lui qui, plus "puissant"© que le Seigneur [88, note 12][89][90], "voit"© ce que même le Seigneur ne voit pas [91][92] (!)-… alors qu’il ne connaît pas le dit "persécuteur" (?), celui-là ne s’étant jamais présenté devant lui [93][87, notes 2,3][94, note 54] ? Et après ? Parlote [95] du Baigneur ! En attendant, il se confirme [96, AV note 226]_à l’usage que cette maison qui porte son nom [97][98][99][100, notes 9 à 17][101] est clairement pour le "persécuté priant"©[102][103, APR note 28][104, notes 13,14] une caverne de bandits "persécuteurs"©[105, APR note 66][106, notes 40 à 44][106bis, notes 56,57][107]. Ciel ! le royaume d’essieux [108] ne serait-il pas comparable au Royaume des cieux ? À condition toutefois de "voir"© avec les yeux d'un "persécuté priant"© : surtout pas comme toutes ces "abominations"©[109, APR note 10] que sont les yeux du Seigneur !

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(2)[Lundi 30 juillet 2012][Mt 13,31-35.]{*}{*}{*} {Mc}{Lc}{Mc}{Lc}{Mc}
Jésus proposa à la foule une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ. C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
[15] Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine [3], jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète
{Mt}[*] : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.

            'C'est un ennemi qui a fait cela.' Parce qu’il ne désigne pas (encore) nommément cet ennemi, le maître ne laisse entendre en rien à ses serviteurs que celui-ci survint immanquablement de l’extérieur (même s’il ne l’exclut pas non plus) : pendant que les gens dorment, ils ne veillent pas… et surveillent encore moins. Que l’ennemi surgisse de l’extérieur… ou de l’intérieur -l’un d’entre eux ayant eu le sommeil plus léger-, qui fera la différence chez ceux qui dormaient ? Ce qui est "comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé" : jusqu’à ce que tous les dormeurs se lèvent -la plus grande mesure d’entre eux étant comme la "farine" des bons serviteurs-, qui aura pu distinguer le "levain" du mauvais, enfoui parmi eux ? "Il ne leur disait rien sans employer de paraboles"… afin que parmi celles-ci leur disent quelque chose celles qui n’excluent pas la possibilité que le serviteur mauvais [75, APR note 191][110] aie pu faire son nid dans les mêmes branches que les leurs. "Jusqu'à ce que toute la pâte lève", ce peut être aussi jusqu’à ce que toute une génération en soit elle-même rendue mauvaise [75, Lc(2), APR note 177][111] ; jusqu’à ce que tout un peuple en devienne stupide et sans sagesse.

[Lundi 30 juillet 2012]
Livre du
Deutéronome 32,6bc.18-19.20ab.21.{*}{*}{*}{*}
Peuple stupide
[>8] et sans sagesse [*][>424][*][2Tm(2)],
n'est-ce pas le Seigneur, ton père, qui t'a créé ?
Tu oublies le Rocher qui t'a mis au monde ;
le Dieu qui t'a engendré, tu le dédaignes.

Le Seigneur l'a vu : et de colère,
il a repoussé ses fils et ses filles.
Il a dit : « Je leur cacherai ma face
[?|?|?][*],
et je verrai ce qui leur arrivera.

« Ils m'ont bravé par un dieu de rien [*|*|*],
exaspéré
par leurs vaines idoles [*][*|*|*|*|*|*|*|*],
je vais les braver par un peuple de rien,
les exaspérer par des gens stupides
[*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*][*][>194]. »

(3)[Mardi 31 juillet 2012][Mt 13,36-43.] {*}{*}
Laissant la foule, Jésus vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement
[!!!] la parabole de l'ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais [*][Mt(XII)]. L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde [Ga][Is]. Le Fils de l'homme enverra SES anges [!][>7][*], et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres [?][>7?] et ceux qui commettent le mal [Mt(XIII)], et ils les jetteront dans la fournaise [*][*] : là il y aura des pleurs et des grincements de dents [>100][*].
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles
[*][*][*], qu'il entende ! »
[*][Mt(1)][Mt(6)]

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[*|*][*][*]

            Ciel, mais qu’entend-on ? Avant même la fin du monde [48, note 3], des anges étranges [112, APR note 7] (zélés mais non ailés) viennent déjà séparer les méchants des justes et les jettent dans la fournaise : là il y a déjà des pleurs et des grincements de dents [>Mt(3)(5)]. À y regarder de plus près, est-ce là comme avoir trouvé une perle de si grande valeur que l’on puisse vendre tout ce que nous possédions pour l’acheter [>Mt(4)] les yeux fermés ? En d’autres termes, est-ce bien comparable à ce qui doit advenir à la fin du monde ?
            Mais nous en savons à présent plus sur le monde lui-même : c’est le champ [>Mt(3)]. La fin du monde étant donc hors du champ -champ de vision compris-, il faut donc être a minima un ange pour voir ce qui arrive quand cela est encore caché à la face des hommes (à moins d’être un imposteur [113]… mais ne moissonnons pas avant l’heure !). "Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme" : nous revenons là -sans surprise- au maître [>Mt(1)] de la première parabole. "Le bon grain, ce sont les fils du Royaume" : ceux qui donneront la "farine" des bons serviteurs [0, AV note 110]. "L'ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon". Bonne nouvelle : cette fois, l’ennemi est clairement identifié. Mauvaise nouvelle : c’est aussi un ange. Déchu, mais un ange tout de même : c’était bien la peine de nous l’identifier enfin si clairement… pour que les yeux de chair -dans le champ- se déclarent incompétents [114, APR note 203][74, note 55] ! Cependant -afin d’éviter pleurs et grincements de dents sur cet aspect-, cette mauvaise nouvelle n’est cependant que relative : en effet, les fils du Mauvais, eux, ne sont pas des anges. On s’en doutait un peu, également : "faire tomber les autres et commettre le mal", voilà une mission qui ne ressort guère des authentiques moissonneurs. En attendant, puisqu’ils ne sont pas des anges, il leur est plus difficile de cacher leur face. De plus, contrairement à "un ennemi", eux sont plusieurs : ce qui les rend plus facilement repérables… et par conséquent, plus enclins à jouer les airs du trésor caché dans le champ [>Mt(4)], de la perle de grande valeurdu "fils du Mauvais"si brillamment costumé en "fils du Royaume" qu’il n’est pas le dernier à s’y laisser prendre lui-même [115,(14), notes 6 à 8].

         On se souvient qu’ils [les anges] sont envoyés par le Fils de l’homme, et qu’ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal. Ce sont d’ailleurs les mêmes : faire tomber les autres est difficilement conciliable avec commettre le bien [116, note<5/2>]. Voilà qui mérite toutefois quelques nuances : en effet, s’ils étaient en tout point [117,1?] les mêmes, alors pourquoi distinguer ainsi les uns des autres ? Que Jésus parle en paraboles ou non, Il ne s’embarrasse pas de mots inutiles : Il nomme tous ceux qui font tomber les autres, et ceux qui commettent le mal ; pourquoi pas tous ceux qui commettent le mal ? En soi, la nuance sémantique est minime : a priori, personne de "ceux qui commettent le mal" n’est censé échapper au filet, faire exception s’il entre dans cette catégorie ; ils sont de ceux qui commettent le mal, sont réputés tels au jour de la moisson. Ce jour-là exclut définitivement toute forme de déni [73, note<12>] chez tout le monde, toute inversion des valeurs : aucun "épi d’ivraie" ne pouvant plus se faire passer pour du "blé"… y compris à ses propres yeux. Néanmoins, bien avant ce jour-là, la formule "tous ceux" vient comme renforcer cette absence d’échappatoire à l’endroit de ceux que cela concerne : distingués de ceux qui commettent le mal, on pourrait en effet leur attribuer une sorte de bénéfice du doute : comme des commettants d’un "moindre mal" en comparaison des autres. Peuvent en témoigner maints aphorismes courants, à la manière de celui d’Edmund Burke, « Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens bien. »[118,119,[15]] .
         Or, non seulement ce "tous ceux" fait tousser [120] une telle interprétation… mais ne1396714449.jpg suggère-t-il pas plutôt plus que moins ? Non tant par le degré du mal commis… que par la quantité de ceux qui le commettent. De fait, à considérer par exemple le binôme client/fournisseur, n’y a-t-il pas davantage de clients que de fournisseurs [5] ? S’il y en avait autant, le client n’aurait pas besoin d’un fournisseur, qui perdrait sa raison d’être. Dans le contexte du mal commis, l’exemple le plus parlant sera aussi le plus extrême : la négociation entre le commanditaire et le tueur à gage, au sujet de la cible tierce à abattre. L’un veut en faire tomber un autre, mais il ne commet pas le mal lui-même : celui-là étant à la charge du fournisseur. Chez ce dernier, prévaut moins la volonté d’en faire tomber un autre que d’exécuter [62] un contrat : il est, pour ainsi dire, stupide [63, APR note 8][121,com.19] par fonction. Exemple extrême, c’est-à-dire flirtant avec une dose d’extraordinaire/spectaculaire [69, APR note 295] suffisamment salée pour ne pas offrir la plus petite marge de doute à quiconque, quant à la qualité du "bien" que le commanditaire veut à la cible tierce à abattre. De même observera-t-on sans difficulté particulière [122, AV note 15] que la population des tueurs à gage est plus limitée en nombre que celle de leur clientèle : pour savoir garder les mains propres, celle-ci est-elle moins méchante et plus juste ?

47395626.jpg    Ce qui n’empêche pas d’autres exemples intermédiaires, tellement moins extraordinaires/spectaculaires qu’ils passeraient aisément inaperçus… hors de ceux qui en reçoivent directement les effets. Avec le commanditaire [123] réclamant à son sorcier un sortilège [124] destiné à en faire tomber un autre -fût-ce à distance [93][87, notes 2,3][94, note 54]-, les rôles sont-ils aussi "étanches" qu’il y paraît ? Pourrait-on affirmer de l’un qu’il fait tomber un autre (ou s’y emploie) sans commettre le mal, de l’autre qu’il commet le mal sans en faire tomber un autre (ou s’y employant) ? (Sans compter qu’à défaut d’atteindre la cible désignée, le dit sortilège en fait tomber beaucoup autour d’elle [121,com.29][125] !…) Lorsque le contrat sera placé sur orbite, suffira-t-il de ne pas être "médecin"©[126bis, notes 167 à 171] pour se vouloir plutôt tombeur que commettant… voire aucun des deux (!) ? Dans un registre moins discret -puisque appelant à négocier des actes publics-, qui distinguerait encore ceux qui font tomber les autres de ceux qui commettent le mal ? Suffira-t-il cette fois de "ne pas être juriste" pour être blanchi [127] des monstrueuses illégalités [128][129] en chaîne commises par une Nana [130], une Anne-Lise [131][132, note 9], un basset [133][134] et consorts ? Tous ces "braves gens" ne commettent-ils pas sur demande [135][136] ?

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-53. {*}{*}
(4)
[Mercredi 1er août 2012][Mt 13,44-46.] {*}{*}
Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle. »

(5)
[Jeudi 2 août 2012][Mt 13,47-53.] {*}[4]{*}
« Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avez-vous compris
[Mt(1)] tout cela ? - Oui », lui répondent-ils. Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »
Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.

    En sachant à présent plus sur le monde lui-même [0, APR note 112], ce n’est pas vraiment la joie [137][138] -celle de l’homme vendant tout ce qu’il possède et achetant le champ pour son trésor caché, ou celle du négociant ayant trouvé une perle de grande valeur-, mais comme un régime anticipé de pleurs et de grincements de dents. C’est qu’en effet tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux –mais ne tirant tantôt que du neuf, tantôt que de l’ancien, de son trésor- est comparable à "tous ceux qui font tomber les autres"… mais ne veut pas l’être à "ceux qui commettent le mal" : ne tirant ici que de l’ancien de son trésor, il ne voit plus -ou ne veut pas voir- le nouveau, qui relie les deux catégories par la conjonction "et", pas même cachée. Ainsi, à dessein de fuir toute incarnation de celui qui est un élément de contestation et de dispute pour tout le pays -à dessein de ce que personne ne puisse le maudire [>Jr(2)]-, (se) donne-t-il l’impression, l’illusion [13, APR note 44] de "ne pas être tombé"… en faisant tomber les autres : si tout le monde est à la même hauteur [139][140], personne ne semble plus être le créancier ni le débiteur de personne. Ce qui ne fait la joie et les délices du cœur de personne non plus, mais au moins toute indignation aura-t-elle ainsi été neutralisée : n’est-ce pas exaspérant de stupidité à souhait ?

    D’où le régime anticipé de pleurs et de grincements de dents, celui-là se mettant en place afin de se "protéger"©[141, note 33] du quidam s’étant démarqué parce que ne s’asseyant pas dans le cercle des moqueurs [142] pour s’y divertir… et s’y laisser tomber à son tour. À supposer que la "souffrance"© de ce dernier soit sans fin, sa "blessure"© incurable [112bis, note<86>][143, AV note 33] (elle est native [144][145,(46)] et "génétique"©[143, notes 5,6][10][146] !), refusant la "guérison"©[147], c’est une perle de grande valeur pour les moqueurs [33][33bis] : ils ont alors blanc-seing pour venir piétiner [1,Mt(XI)] son champ [148, note 52], s’en emparer sans qu’ils n’aient besoin de rien vendre de ce qu’ils possèdent pour l’acheter.
Montage-HT-la-guerre-des-7.jpg    Premier temps de pleurs et de grincements de dents [54][149] : chez les "victimes"©[150][151] du quidam "bourreau"©, élément de contestation et de dispute.
    Deuxième temps, avec la consolation des pleureurs et grinceurs de dents : ils n’attendront pas la fin du monde (!) pour que les anges étranges [0, note 112] volent [1,Mt(VIII)][152] à leur secours en vue de séparer les méchants [15] (représentés par le quidam "bourreau"©) des justes [153] (les pleureurs et grinceurs de dents consolés) et les jettent dans la fournaise [154, notes 159 à 167] en les asseyant à l’écart, sous le poids de leur main : (poids ne faisant qu’ajouter à l’étrangeté de ces anges !). Ainsi délivrés de la poigne des méchants, ils peuvent alors mal façonner de leurs mains tous les vases qu’ils veulent : ils les jugeront toujours satisfaisants [>Jr(3)].
    Enfin, troisième temps, de pleurs et de grincements de dents massifs chez les "bourreaux"©[121, tous com.][154] ; à leur tour de souffrir [75,Lc(6)], et ce n’est que "justice"©©©[11, note 1][19, notes 1,2] ! Comme un rempart de bronze infranchissable [75,Lc(6)>155][>Jr(2)] est dressé entre le peuple des consolés et celui des méchants [156, APR note 29>121,com.16,27]. Grâce à quoi, ces derniers ne pourront pas vaincre [>Jr(2)] les premiers de leurs pleurs et grincements de dents, car le Docteur est avec eux pour les sauter [157] en "sauver"©[158][159][160] et les en "délivrer"©[0, notes 56 à 61]à la mesure de ce qu’il "traite"©[161][162] les  dits méchants. N’est-ce pas là un des plus merveilleux [163] effets de son pouvoir [164][126, notes 10 à 17] ? Les "bourreaux"© peuvent bien pleurer et grincer des dents tout leur saoul : dès lors qu’ils "non-existent"©[55, APR note 191][165,note<147>+212 à 216][126bis, notes 163,164], qui pourrait les entendre [0, notes 69,70] ? À tout cela, en effet, le Baigneur a répondu en son temps (anticipant celui de la moisson) : « Si tu viens, si je le fais "revenant"©[166][167], je prends mon sert-vice [168] derrière toi. Puisque tuCouv-EXISTER-Neuburger2.jpg sépares ce qui est précieux [117,3][169] de ce qui est méprisable [170][171, notes 77 à 80][172], tu es comme ma propre bouche… »[>Jr(2)][28] Ainsi, lui qu’on se dispute afin qu’il atomise tout élément de contestation, devient le créancier et le débiteur de tout le monde. Et pourtant, tout le monde le bénit [>Jr(2)] ! C’est qu’alors les justes resplendissent comme la lune [173][174][175] dans le royaume de leur pair.
    Celui-ci ayant déjà suffisamment travaillé sur son tour [176][>Jr(3)], que celui qui a de grandes oreilles [177]  entende le chant des justes : « Quand je rencontrais tes parlotes [95], Baigneur, je les dévorais (afin de ne pas me faire dévorer par le "loup"©[0, notes 74 à 77]) ; elles faisaient mes foies [178], les sévices de mon cœur [126, notes 85,86], parce que ton nom a été invoqué sur lui, Baigneur, Docteur de la "médecine"© universelle [154,com.20§4>179]. Jamais je ne me suis aussi souvent assis dans le cercle des moqueurs pour y être "averti"©[126, notes 118 à 123] ; sous la pression de tes nains [180], je l’ai assis à l'écart, ce qui l’a rempli d'indignation [181]. Pourquoi sa "souffrance"© est-elle sans fin, sa blessure, incurable, refusant la "guérison"©[182,[8]] ? Tu n’es pas pour moi comme un ruisseau décevant, aux eaux intermittentes : oh, comme tu sais y mettre de la pression [183][184][185][186] ! »

(2)[Mercredi 1er août 2012]
Livre de Jérémie
15,10.16-21.{*}{*}
Malheur à moi, ô ma mère ! Pourquoi m'avoir enfanté, moi qui suis un élément de contestation et de dispute pour tout le pays ? Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit !  Quand je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l'univers. Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m'y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l'écart, parce que tu m'as rempli d'indignation. Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ? Serais-tu pour moi comme un ruisseau décevant, aux eaux intermittentes ?
À
tout cela le Seigneur répondit : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C'est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux. Je te dresserai devant ce peuple comme un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront pas te vaincre, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer. Je t'arracherai à la main des méchants, je te délivrerai de la poigne des violents
[78]. Parole du Seigneur. »

(3)[Jeudi 2 août 2012]
Livre de Jérémie
18,1-10. {*}
La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie : « Va, descends à la maison du potier ; là, je te ferai entendre mes paroles. » Je descendis donc à la maison du potier. Il était en train de travailler sur son tour. Le vase qu'il façonnait de sa main avec l'argile fut manqué. Alors il recommença, et il fit un autre vase, qu'il jugea satisfaisant.
Alors cette parole du Seigneur me fut adressée : « Maison d'Israël, est-ce que je ne pourrais pas vous traiter comme fait ce potier ? déclare le Seigneur. Oui, comme l'argile est dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main
[>17][>20][54][>26], maison d'Israël ! Parfois, je parle d'arracher, de renverser et de détruire une nation ou un royaume. Mais cette nation se détourne du mal que j'avais condamné ; alors je renonce au mal que j'avais décidé de lui faire [*>Jon(>168)]. Parfois, je parle de bâtir et de planter une nation ou un royaume. Mais ils font ce qui est mal à mes yeux, et ils n'écoutent pas ma voix ; alors je renonce au bien que j'avais promis de leur faire.[*] »

            Il y a le maître, il y a les serviteurs du maître. Il y a la parole du Seigneur -ce que voit le Seigneur-, il y a l’écoute du serviteur… et ce que voit ce dernier, comme l'argile dans la main du potier. Cet argile n’est pas la maison : le potier y est déjà. Il ne peut donc la manquer, comme il lui arrive de manquer le vase qu’il façonne de sa main. Cet argile est encore à l’intérieur de la maison : s’il avait des yeux, il ne verrait pas ce qui se trouve à l’extérieur. Si la maison avait des yeux, elle aurait une vision plus large que celle de l’argile : de ses murs intérieurs, elle embrasserait du regard tout ce qu’elle abrite ; de ses murs extérieurs, elle balaierait le paysage qui l’entoure. Argile et maison sont cependant inertes : l’un ne se meut que par la main du potier, l’autre repose a priori sur de solides fondations, qui la dissuadent de "voir" au-delà de ce qu’elle peut "voir" dans son champ immédiat. Le maître de l’argilecomme de la maison-, n’est-ce pas encore le potier ? Non seulement lui seul peut se mouvoir de son propre chef -entrer et sortir à sa guise de la maison, façonner l’argile de sa main-, mais lui seul a des yeux pour voir. Entre l’argile, la maison et lui-même, lui seul a compétence [114, APR note 203][74, note 55] à juger de ce qui est satisfaisant ou de ce qui ne l’est pas. Même lorsque Jérémie –qui a aussi des yeux pour voir- vient à descendre dans sa maison, on ne nous fait entendre aucune parole entre les deux hommes.
2CV cassée.jpg            "Il était en train de travailler sur son tour. Le vase qu'il façonnait de sa main avec l'argile fut manqué. Alors il recommença, et il fit un autre vase, qu'il jugea satisfaisant". Jérémie, lui, n’a rien manqué de cette scène. Or, qu’est-ce qu’un potier sinon un artisan qui travaille à façonner pour autrui ? Il n’a pas besoin de tant de vases pour son usage personnel ! Celui qu'il façonnait de sa main fut manqué ? Pas un instant n’aura-t-il demandé son avis à Jérémie, représentant ponctuel de cet autrui : qui sait si celui-ci, moins exigeant sur la qualité du produit fini, ne l’eût pas jugé satisfaisant à son propre goût ? Alors il recommença, et il fit un autre vase ? À l’inverse, qui sait si cet autre vase n’eût pas pu être jugé moins satisfaisant au goût de Jérémie ? Après tout, si celui-ci n’avait pas nécessairement compétence à accomplir le travail du potier, n’aurait-il pas eu son mot à dire au titre d’usager potentiel ? Plus près de nous, lorsque le client envisage l’acquisition onéreuse d’une voiture, va-t-il attendre d’être compétent à accomplir le travail du constructeur automobile pour juger de sa satisfaction ? Avant même d’investir, ne va-t-il pas s’efforcer d’en glaner d’autres jugements chez autrui [154,com.18]pas plus compétent que lui à accomplir le travail du constructeur ? Il est plus facile d’avoir à recommencer un simple vase qu’un objet aussi complexe qu’une auto. Il serait stupide et exaspérant de s’être ruiné -et de se trouver immobilisé au milieu de nulle part- pour avoir acquis un véhicule… que seul le constructeur aurait "jugé satisfaisant". Il y a la parole du constructeur, il y a celle des usagers quotidiens de son produit : laquelle apparaîtra la plus crédible aux yeux d’un nouvel usager hésitant ? Celui-ci est censé en avoir pour son argent ; cet argent, il le dépense en vue d’une amélioration de son existence, non pour se payer de mots ronflants de "compétence"© et de prestige [187] sur papier glacé en quadrichromie.

            « Je vais les braver par un peuple de rien, les exaspérer par des gens stupides. [>Dt] » Qu’est-ce donc qu’un "peuple de rien", sinon un peuple qui n’a rien… à voir [188, notes 23][189, note 23][190, note 23][191][192, note 23][193, note 23][194][195, note 23] ? Qu’est-ce donc qu’un "peuple de rien", sinon… un peuple : une société, par opposition avec un individu ? Or, les sociétés humaines voient ce qu'elles veulent voir [115,(2)] : autrement dit, elles répugnent à aller voir au-delà de ce qu'elles veulent voir…  quitte, parfois, à vouloir "voir"© là où il n’y a véritablement… rien à voir [173, APR note 28][196, APR note 29][197, AV note 26][87, note 4] ! Que sont donc des "gens stupides" ? Des arriérés mentaux ? Si tel était le cas, seraient-ils si exaspérants ? Au contraire, d’où naît l’exaspération sinon de ce que leur "stupidité" s’avère inversement proportionnelle à des facteurs établis tels que l’accès à la connaissance adéquate [115,(3)], l'éducation ou même le niveau de formation professionnelle [115,(2)][2,p.6] ? L’exaspérant brave tout ce qu’il a reçu, le réduisant à rien parce que le transmettant [198] à l’envers [199][200, note 21] ; c’est de lui-même qu’il se rend abruti et idiot [201], préférant la tranquillité de l’esprit  [1, notes 10 à 12][69, note 402/2][70] grégaire [202] au devoir :
- d’ériger des murs pour ne pas laisser entrer les phrases creuses et le bruit de la foule,
- de se retrancher dans une culture basée sur l'écrit où les idées ne sont pas déformées en phrases-chocs et en clichés qui empêchent de penser [115,(11)][203][204].
            Qu’importent les clinquantes diversions offertes par la "biochimie"©[205, note 194][206, note 65] ou la "génétique"©[143, notes 5,6][10][146] –exemples frémissants de ces absurdes préjugés « scientifiques »[115,(9)][33][33bis][207][207bis] apportés sur un plateau par les empêcheurs "professionnels"© de penser [207][208,com.1§1]- : encore une fois, si la stupidité était liée à des problèmes de cerveau [208] (sic), cela se saurait, et n’aurait rien d’exaspérant en soi. Nos dispositifs électroniques n’ont pas l’exclusivité de s'ingérer de plus en plus profondément dans des espaces qui étaient autrefois réservés à la solitude, la réflexion, l'intimité [115,(12): les gens exaspérants de stupidité ne craignent manifestement ni les ingérences [209][11, note 115] dans des espaces qui ne sont pas les leurs [210][148, note 52], ni les ruptures unilatérales d’intimité [211, APR note 17][212, APR note 16][213, note 7][121,com.27,30] par absence abyssale de réflexion. Le tout assorti des "conseils"©[214, notes 12,13] les plus absurdes [6, APR note 94], délivrés sous forme de phrases-chocs et autres clichés [215, notes 90 à 94] dictés par des émotions [216] pas même aveuglées par l'empirisme et la vue [115,(7)] !

            « Je vais les braver par un peuple de rien, les exaspérer par des gens stupides. [>Dt] » Qu’est-ce donc qu’un "peuple de rien" ?
            Il est comme l’argile du potier… sauf qu’il prétend dicter à l’artisan la manière de le façonner, prétendant mieux "voir" que lui parce qu’extrapolant -et réduisant- ce qu’il ne "voit" pas à ce qu’il "voit". Alors, lui seul décide de ce que le vase -dont il fournit le matériau- est manqué ou satisfaisant. Lui aussi "sépare ce qui est précieux de ce qui est méprisable"[>Jr(2)], lui aussi "rejette ce qui ne vaut rien"[>Mt(5)] mais ce qui ne vaut "rien" -à ses "yeux"- est "une perle de grande valeur"[>Mt(4)] à ceux de qui… a basiquement des yeux pour voir, sans chercher midi à quatorze heures. De même, ce qui est précieux devient "méprisable", et vice-versa.
            Il est encore comme le serviteur mauvais [75, APR note 191][110], se gardant bien de demander au maître du champ s’il veut qu’on enlève l’ivraie ayant poussé en même temps que le blé : lui aussi prétend mieux "voir", se faisant "maître" à la place du maître, tout en demeurant plus que jamais dans la configuration existentielle du serviteur. Bravant le maître, il enlève (ou fait enlever) l’ivraie du champ… avec pleurs et grincements de dents à la clef : il s’avère en effet que le champ n’est plus que… d’ivraie, le blé en ayant été arraché et jeté dans la fournaise afin qu’on n’y revienne plus.Ce qui porte déjà la légitime exaspération du maître à son comble… mais ce n’est pas tout : ce fait déplaisant égratignant l'auto-glorification [115,(2)du serviteur félon, celui-ci va l'ignoreren réduisant au silence les voix dissidentes des serviteurs moins ignorants de ce piteux résultat -mais se sachant à leur place : plus ignorants que le maître- avec un zèle proportionnel à ce que ceux-là ne l’auront pas suivi dans cette œuvre de destruction… voire l’auront ouvertement dénoncée, ayant pour leur part choisi consciemment de ne pas l’ignorer, ayant eu accès à la connaissance adéquate, déplaisante et déconcertante [115,(3)], que, de peur qu'en enlevant l'ivraie, le blé n’en soit arraché en même temps. Ceux qui auront fait le choix inverse -se croyant à leur place, parce que plus ignorants que le maître… mais s’étant créédanger_This_is_why_you_have_to_pay_attention_to_warning_signs-s500x440-14718-580.jpg un mythe identitaire [115,(2)] en suivant un faux "maître"[0, notes 35 à 46]-, seront, quant à eux, enclins à fermer les yeux sur les dangers qui les menacent, malgré la pléthore de preuves que s’ils ne reconfigurent pas radicalement leurs relations mutuelles et avec le monde naturel -celui qui les relie au vrai maître-, la catastrophe est assurée [115,(3)]. Ajoutons à l’exaspération et à la stupidité la TOUCHe [126, note 32] idoine de "gentille"©[217][218][219] méchanceté, et l’on trouvera bien quelque faux "maître" leur créant un mythe "sanitaire"©[51] de substitution (et de diversion), destiné à leur "ouvrir"© les yeux [220] sur les "dangers"©[206][221, note 83][33bis] qui les "menacent"©, malgré l’absence pléthorique de preuves [222][223][224]; néanmoins (mais avec nez en plus [62]), de quoi les inciter à reconfigurer plus radicalement [117,8][225, APR note 80][226, note 88] leurs relations mutuelles avec "l’incarnation" desdits "dangers"© : le monde étant petit, il se trouve que ce sont justement ceux qui ont d’abord dénoncé ouvertement le faux maître, puis -ne s’arrêtant pas en si bon chemin de contre-bravade-… l’absence pléthorique de preuves  elle-même.
            Le piège [227][224][126bis, AV note 160] classique de l’exaspération par des gens stupides est de se laisser gagner par cette stupidité ; c’est-à-dire, de leur fournira posteriori- ces "preuves" qui leur font tant défaut, en leur assurant quelque catastrophe bien sentie : réaction compréhensible à l’exaspération, tant il est profondément irritant d’être puni pour des actes qui n’ont pas été commis [206, APR note 67] (voire d’être mélangés [115,(2)] avec d’autres qui en ont commis [0, notes 105 à 107][121,com.20][154,com.11]), par des gens qui ne sont jamais punis [207][208] pour ce qu’ils commettent [209][210]… et prétendent de surcroît donner des leçons de civilisation humaine !
            Ce sont là de fausses "preuves", naturellement, puisque déterminées a posteriori, mais surtout directement induites par le mythe même auxquels ils ont participé, activement ou passivement [65, note 32]. (Il n’y a pas non plus que nos ondes hertziennes qui soient remplies de tape-à-l'œil et d'absurde [115,(12)] !…) Cependant, elles sont "satisfaisantes"… à des gens stupides, dans la mesure où ils sont les premiers à s’agenouiller devant l'émotion humaine de base qu'est l'avidité [115,(10)] : en l’occurrence, celle de glaner la plus petite miette de "preuve" qui puisse "justifier"© -toujours a posteriori- les actes commis de "protection préventive"©[141, note 33] contre les "dangers"©. Car si la beauté en action n'est pas plus forte qu'une fleur [115,(10)], il y a comme une justice immanente à ce que l'utilitarisme construisant une vie qui puise son sens dans une culture basée sur la "raison" du plus riche [73][1,Mt(IX)] -celui qui peut s’offrir les services d’un de ces maîtres [234] marchands de "bonheur"©[235][69][6, note 63][154,com.15 à 19] et de "vérité"©[193, notes 203,204]- se heurte à ses propres limites -futilité de la quête du bonheur par l'accumulation de richesses [115,(1)] !- : si lui-même n’est pas arrosé des larmes [236] de la "preuve" -même factice-, il ne fane pas moins vite que la fleur. D’où le grand intérêt -dont on ne sait ce qui l’emporte, de l’exaspérant ou de la stupidité- à ce que les marchands précités fournissent un produit qui fasse émerger coûte que coûte la "preuve".

2915260838.jpg[*]

            Avec eux, "l’anti" en retrouve son sens originel : à côté [237, note 42]. (Ainsi, tout sujet officiel de "lutte"© coordonnée "contre"©[112][112bis] tel ou tel autre phénomène -tenu pour un fléau, individuel et social- se fait tout contre, jusqu’à créer de toutes pièces le dit phénomène par une surenchère aux phrases creuses [115,(11)], puis le répandre [238] de manière exponentielle [239][240], boosté -entre autres- par« l’inaction des gens bien »[118,119,[15]] se satisfaisant de discours en tape-à-l'œil, cautionnant des mécanismes divertissants pour cacher et étouffer les dures vérités [115,(15)]).
       Parce qu’avec eux, on "éteint"© les incendies avec de l’essence : on consacre "pompiers"[241] les pyromanes [74, notes 97 à 103][242], "justiciers"©©© les hors-la-loi [0, notes 128 à 134], "spécialistes"©[29][30] les incompétents [114, APR note 203][74, note 55][61], etc. ; l’essentiel [13, APR note 30] est que le tape-à-l'œil et l'absurde soient non seulement pléniers [115,(12)], mais si débordants que, surveillant le côté de la "preuve" attendue, on espère "rentabiliser"[206, AV note 68] (sic) la "protection préventive"© par un "pétage de plombs" gratiné (l’essentiel est également que le bunker [243] soit à portée pour les plus "prévoyants"©[244!…). Tant et si bien que la manifestation de ce dernier offre comme un inavouable -et paradoxal- soulagement à toutes gens exaspérantes et stupides normalement [245] constituées.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

           À l’inverse -c’est-à-dire : lorsque la "rentabilisation" (re-sic) se fait malheureusement [13, APR note 30] inopérante- là… il y a des pleurs et des grincements de dents [>Mt(3,5)][54][55, notes 16 à 18][149], par effet boomerang [246]. Ce qui est idiot[201][247], attendu que ce sont bien les exaspérants qui croulent alors sous le poids [248][249] de leur propre exaspération : au moins les normes [250, APR note 4] de la stupidité sont-elles débordantes à leur tour. Mais pas celles de la "sécurité"©[126, APR note 34][77, notes 133 à 135][251,(§4)], étant au contraire à sec ! Si l'on ne peut rien faire d'autre, nous devons, en tant quefidèles clients des marchands de "bonheur"©, entretenir le monologue intime et la sollicitude de notre entourage [252, note 1][253, APR note 55] qui entretiennent la pensée impossible [115]. Mieux vaut que les dénonciateurs de faux maîtres soient des parias, des étrangers dans leur propre pays, des parias [115,(15)] de leur propre toit [0, notes 71,72][254, notes 94 à 114], plutôt que se dire : 'Nous ne sommes pas à l'abri' à cause de ces empêcheurs de continuer toutes nos abominations [>Jr(1)][255,com.6] !
           Sinon, il y aurait bien la possibilité de l’exécution pure et simple. Mais si on la manque, alors il faudra recommencer [>Jr(3)]. À moins qu’il ne faille enfin commencer la note suivante [62], se prêtant au sujet comme un gant ?

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Fin au 25 août 2012

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