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dimanche, 07 octobre 2012

On ne patine pas avec la mort.

Fin de patinage au vendredi 16 novembre 2012

Montage on ne badine pas avec l'amour.jpg

[*] - [*][*]

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(1)[Dimanche 7 octobre 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,2-16. (*){*}(*) {Mt}{Mt}
Un jour, des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi. Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme.
À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un [Ep]. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! » [5][12][13] De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. »
(*)(*) {Mc}{Mt}{Mt}{Mt}{Mc}{Mt}{Mt}{Mc}{Lc}{Mt}{Mt}{Mt}{Mt}{Lc}{Mt(1)}
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

[Dimanche 7 octobre 2012]
Livre de la
Genèse 2,18-24 {*}[1]{*}{*}
464728112.jpgAu commencement, lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. » Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l'homme pour voir quels noms il leur donnerait. C'étaient des êtres vivants, et l'homme donna un nom à chacun. L'homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde. Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l'homme s'endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair dans son côté, puis il le referma. Avec ce qu'il avait pris à l'homme, il forma une femme et il l'amena vers l'homme. L'homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera : femme. » À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un.

Livre de la Punèse 2,18-24
2499003792.jpgÀ la fin (des haricots), lorsque le Baigneur Docteur fit l’atterré [1] et le fiel [2][3], il médit [4] : « Il n’est pas bon que la femme soit seule à se frotter au "monstre"©[5][6][6bis]. Je vais lui faire une "aide"©[7] avec qui elle correspondra. » Avec des courants d’air, le Baigneur Docteur façonna toutes les bêtes de chants [8][9, note 67] et tous les oiseaux du fiel [10], et il les amena vers le "monstre"© pour voir quel nom [11, APR note 21][12] ilsMontage jack et le haricot magique.jpg lui donneraient. C'étaient des êtres (sur)vivants, et chacun donna un nom au "monstre"©[13][13bis]. Les éléphants roses [14][15], les oiseaux du fiel [16][17][18][19] et toutes les bêtes de chants [20][21][22][23][24][25][26][27][28][29][30][31] donnèrent donc son nom à tout le "monstre"©[32][33, notes 72 à 78]. Mais il ne trouva aucune "aide"© qui lui réponde [34, notes 29 à 35]. C’est qu’alors le Baigneur Docteur avait fait tomber sur les êtres (sur)vivants un sommeil mystérieux [35][36][37, notes 1 à 3][38][39], et les pommes [40][40bis] s'endormirent. Le Baigneur Docteur téléprit [41, APR note 82][42] (qui croit prendre) de l’esprit dans son côté "scientifique"©[43, APR note 495][44], puis il l’enferma [45][46, notes 9 à 17][47][48]. Avec ce qu'il avait pris au "monstre"©[49], il forma une unafemme [50][51][52][52bis] et il l'amena vers le "monstre"©. Le "monstre"© (qui, entre deux grognements [53], parlait un peu) dit alors : 1330164331.jpg« Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et encore l’os de mes os [54][55][56] ! On l’appellera : unafemme ; elle appellera Nana [16]. » À cause de cela, l’unafemme se détachera de son "monstre"© (avec l’urgence que nous "sentons"©[57][58, APR note 8][59, note 56]),  elle s’essaiera à renvoyer le "monstre"© chez son père et sa mère [60, APR note 32][61, notes 188 à 193], et tous deux ne feront plus qu'un… mais chacun de son côté : "sécurité"©[62, notes 133 à 135][63, notes 165,166][64, notes 35 à 38] oblige !


        À cause de cela, l'homme quittera quelques habitudes éditoriales, il s’attachera un article d’origine externe qui, sans préjuger que son auteur accueille le royaume de Dieu de quelque manière, correspondra peu ou prou -dans sa thématique- à ce qui est évoqué ci-dessus. Pour ce faire, il n’aura pas besoin de remonter au commencement de la création, ni même au temps des pharisiens abordant Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Est-il permis à un article de renvoyer à un autre article ? »  Surtout si celui-ci est signé de la main d’une femme !Or, non seulement il l’est, mais il se fait l’écho manifeste (et récent : ce qui n'en gâte rien) des écrits signés d’une autre femme : on ne saurait rêver meilleures correspondances.
        Le texte ci-dessous est donc reproduit in extenso, accompagné de ses illustrations originales ainsi que d’autres en supplément, puisées en interne comme en externe. Il s’agit donc des mots de l’auteure citée, non du présent commentateur. Pour autant -toute habitude n’étant pas nécessairement fâcheuse-, ce dernier plaide coupable au sujet :
- des quelques notes de renvoi émaillant le texte : celles-ci n’appartenant pas à l’original.
- du surlignage bleuté de quelques éléments, ne lui appartenant pas davantage.

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Toi, moi et le moi : le nouveau trio amoureux. Et dans ce méninge à trois, on s’aime à perdre la passion. Gare à la tentation d’allonger son conjoint sur le divan, alerte la sociologue Eva Illouz [65] dans un éssai décapant. Car les sentiments s’abîment dans les gouffres de l’égo. Et si on badinait avec l’amour ?


1c-decryptage-la-psy-et-l-amour.jpg[1] « Jérôme n’a pas résolu son Œdipe. » Ondine, 30 ans, architecte, ne s’est jamais allongée sur un divan, mais manipule le vocable psy avec aplomb. « Oui, bien sûr, quand je lui en parlais, ça l’agaçait, admet-elle. Mais pendant nos dix ans de vie commune, il n’a jamais pris une seule décision sans me consulter. Pour changer de job, choisir un DVD ou même plier ses chemises. Il faisait un transfert. J’étais devenue sa maman. Alors Ondine a voulu tout savoir du passé de Jérôme : « Je creusais son enfance, ses traumatismes, son rapport à sa mère... Mais lui, ça le rendait fou ! Il se sentait violé dans son intimité. » Son couple a explosé [66]. Avec son nouveau boyfriend, Timothée, elle jure qu’on ne l’y reprendra plus : « Avec lui, je fonce, je vis l’instant présent [67?], je ne réfléchis plus [68]. Et je vibre comme jamais. J’ai compris que tout analyser peut étouffer l’amour. »

Freud, sors de ce corps !

[2] Avouons-le. Qui n’a pas goûté à ce petit jeu, innocent en apparence, du décorEva Illouz.jpgticage psy de l’amour [69] ? Il est follement tentant de déshabiller l’inconscient de l’autre pour comprendre – enfin ! – ses manies qui nous agacent tant. Découvrir aussi, et surtout, s’il (ou elle) nous aime pour de bonnes raisons, et non par répétition d’un schéma archaïque infantile... Stop ! « Cessons de chercher les raisons de nos difficultés amoureuses dans nos inconscients prétendument défaillants et nos enfances défectueuses », s’insurge la sociologue Eva Illouz, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem et auteur d’un essai aussi argumenté que dérangeant (« Pourquoi l’amour fait mal. L’expérience amoureuse dans la modernité » éditions du Seuil). « Sous prétexte d’améliorer les relations, de faire baisser les températures émotionnelles, on assiste à une invasion du vocabulaire psychanalytique dans le langage amoureux. Des concepts freudiens complexes sont utilisés à tort et à travers pour rationaliser l’amour, regrette-t-elle. Je ne dis pas que l’introspection et le travail sur soi sont inutiles dans la vie conjugale, bien au contraire, mais je déplore que la psychologie devienne l’unique grille de lecture de nos amours », nuance-t-elle.

Pourquoi l'amour fait mal.jpg

L'intrusion d’un “prêt-à-penser”[68]

[3] Anne, 40 ans, avocate, ne conçoit pas de fonctionner autrement. « La vie de couple tend un miroir 2c-decryptage-la-psy-et-l-amour.jpgimplacable [70]. Or, l’introspection à deux permet de se défaire des automatismes [71, notes 52 à 54], d’accéder à ses désirs profonds. » On peut trouver mille raisons à ce désir d’allonger son couple sur le divan (du salon). Montée en puissance des magazines de psychologie, best-sellers de l’amour, émissions de télé-réalité où des amants exhibent leurs problèmes relationnels... Justine, 38 ans, graphiste, elle aussi adepte du strip-tease de l’inconscient de ses boyfriends, exprime autre chose : « L’analyse promet de nous offrir les clés de l’âme. Dans une société anxiogène, elle rend possible le risque zéro en amour. » « Ce phénomène est frappant chez les couples de la génération post-sida, analyse le psychiatre Philippe Brenot. Les trentenaires se resserrent autour de la fidélité, érigée en valeur absolue.


[4] Le corollaire est d’exiger de tout savoir de l’autre : lire ses e-mails et ses SMS, connaître les arcanes de son histoire familiale, disséquer son enfance... » Surprise : les psys reconnaissent de bonne foi la recrudescence de ce qu’ils appellent les « analyses sauvages ». « Je reçois des couples qui s’auscultent l’un l’autre du matin au soir, raconte ainsi Philippe Brenot. Ils se jugent, se jaugent, s’évaluent, se culpabilisent, pour tenter d’expliquer le comportement forcément insupportable de l’autre. Alors pour désamorcer les drames, je leur dis d’emblée : arrêtons de psychologiser. Car cette attitude élude l’essentiel : la difficulté à accepter l’autre tel qu’il est [72]. » Qu’une thérapie entamée par l’un des partenaires ébranle la relation à deux, le phénomène n’est pas nouveau. Ce qui inquiète les professionnels, c’est bien la généralisation d’un vocabulaire d’expert, même chez ceux qui n’ont jamais consulté. « À défaut de réussir à nommer les problèmes, on se retranche derrière des concepts abstraits, explique le psychanalyste Didier Lauru. Au fond, c’est une modalité de défense. » Mais aussi d’attaque : « Les reproches que l’on s’adresse sont encore plus douloureux lorsqu’ils sont prétendument estampillés psy [73, note<463>], s’inquiète le psychiatre Stéphane Clerget. Cette intrusion d’un “prêt-à-penser” analytique dans la sphère affective fait des dégâts. »

“Soit tu consultes, soit je te quitte”[74, APR note 20]

[5] Désir de contrôle, voire de domination, volonté de façonner l’autre, complexe de supériorité... Méfions-nous de cette tyrannie de la transparence, prévient également Eva Illouz : « Cette exigence de sincérité a pour objectif d’apaiser les tensions. Or, on observe le phénomène inverse : c’est souvent une source de conflits [75]. On tombe rapidement dans des jugements hâtifs et définitifs [76]. » Le dévoilement du moi dans le couple risque-t-il de nous plonger dans un enfer narcissique ? « Soit tu consultes, soit je te quitte. » Nicolas, 48 ans, photographe, n’a jamais oublié la violence de cette phrase balancée par son ex-femme un soir au dîner. « J’ai accepté, raconte-t-il. Au final, ces séances m’ont aidé à sortir de cette relation toxique. Et j’ai rencontré quelqu’un d’autre. » S’il est heureux dans son nouveau couple, il garde un goût amer : « Le vocabulaire de l’analyse reste trop présent dans ma vie conjugale et rend très vite nos échanges graves et sérieux. Je suis nostalgique d’une forme de légèreté, et même d’innocence, en amour. »

Tout tourne autour de la question du “moi”

Zones-de-concentration.jpg[6] Comment vivre avec un conjoint qui a lu Freud et Lacan dans le texte et vous récite son diagnostic entre la poire et le fromage [77?] ? « Je me suis senti jugé et évalué en permanence par ma femme », soupire Alain, 45 ans, producteur. Depuis quelque temps, il a instauré une règle intangible à la maison : pas de confidence sur l’oreiller. « Le lit conjugal est synonyme de repos, de sexe et de jeux amoureux. Mais la psy, no way. C’est un tue-l’amour. Considérer l’inconscient de l’autre comme un continent à explorer est pour moi la pire des attitudes. C’est contraire à l’abandon qu’exige l’amour. » Sa compagne, Nathalie, n’en démord pas : « J’ai une vision plus claire qu’Alain des enjeux réels qui se jouent dans son inconscient, affirme-t-elle. Quand je lui soumets mon analyse, évidemment, ça l’exaspère [78, APR note 187]. Il m’envoie un “non” franc et massif. Mais une fois la crise passée, il finit par entendre, et cela fait avancer notre couple. »

Éloge de la passion

[7] À trop disséquer l’amour, ne risque-t-on pas de le tuer dans l’œuf ? « Il devient l’objet d’un calcul sans fin, estime Eva Illouz. Besoins, désirs cachés, affirmation de soi : tout tourne autour de la question du “moi”[79, APR note 174(10)], de sa satisfaction, de la capacité à maintenir des échanges symétriques et réciproques. » Résultat ? Notre société dériverait vers une tiédeur des sentiments, voire un refroidissement de l’amour [80, APR note 30][81][81bis], dans lequel la passion devient suspecte, assimilée à une drogue ou une addiction [82]. « Le don de soi dans le couple est perçu comme une manière infantile de vivre une relation, poursuit la sociologue. Or la passion bouscule cette économie de l’amour que l’on s’impose et nous sort de l’enfer du “je”. Elle nous engage totalement et affirme beaucoup mieux qui on est dans ce monde ».

Best-sellers

Du prêt-à-aimer

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[8] Les psycho-guides conjugaux représentent un filon éditorial lucratif. Impossible d’ignorer « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus »[83, notes 27 à 30][84, note 10][85, notes 38,39], de John Gray, vendu à 50 millions d’exemplaires dans le monde. Autre succès planétaire : la série des « Pourquoi les hommes... et les femmes... » (éditions First) des coachs australiens Allan et Barbara Pease [86], qui s’est écoulée à 14 millions d’exemplaires. Deux autres marchands de bonheur [87, note 63][79][88,com15>20] conjugal, Gary Chapman, avec « les 5 Langages de l’amour »[89][64!] (éditions Leduc. S), et Robin Norwood, auteur de « Ces femmes qui aiment trop »[90] (éditions J’ai lu), ont également cartonné.

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Les mots et les mythes [91?]

L’amour sur le divan
[9] « Crétin », « imbécile »... Has been ! Au hit-parade des joutes verbales du couple, ces noms d’oiseaux n’ont plus la cote. Car ce cher Sigmund nous offre un arsenal d’injures [92, APR note 16] bien plus redoutables et raffinées [11, APR note 21][93]. Il (ou elle) appelle sa mère trois fois par jour ? On convoque Œdipe, superstar indétrônable des mythes qui torpillent le couple. Narcisse le talonne de près. Il (ou elle) déçoit nos attentes ? On lui décoche [94] un « pervers narcissique »[95, note 65][96, note 4][97][97bis][98,com.] entre les dents. Un partenaire trop pressant ? On le taxe fissa de « fusionnel ». Il (ou elle) refuse de reconnaître ses torts ? « Résistance »[99] ou « déni »[100,[6]][101][102, notes 17,18][103] surgissent aussitôt. Il s’obstine ? Sortez la botte [104] secrète : « Tu es dans la toute-puissance infantile. » Au final, ces échanges orageux se soldent souvent par une injonction à consulter [74, APR note 20]. Mais attention à ces mots-valises [105] qui heurtent [106] et blessent d’autant plus profondément que l’autre s’est mis à nu : « C’est aussi souvent une projection [107, note 181], explique le psychanalyste Didier Lauru. En réalité, on parle plutôt de soi dans ces cas-là. » On appelle ça aussi l’effet boomerang [108].

Dalila Kerchouche ico-f.gif

salle de torture

            « Avouons-le. Qui n’a pas goûté à ce petit jeu, innocent en apparence, du décorticage psy de l’amour [2] ? » Pour obtenir de tels "aveux", il ne sera guère nécessaire de recourir à de cruelles tortures : "ce petit jeu" a-t-il seulement encore l’"apparence" de l’"innocence" ? Rien que dans le contenu de cet article, si tortures il y a, les "bourreaux" n’en sont-ils pas désignés ? Freud [109], Lacan [6] entre autres… mais surtout, plus près de nous au quotidien : tout être vivant -plus ou moins "disciple" de ceux-là- ne pouvant s’empêcher de donner un nom à chacun [9] dans une logique correspondant fort peu à celle de la Genèse. Une logique pour le moins horizontale, assurément ; cependant, même à considérer une logique plus verticale, la question ne perd pas un iota de sa pertinence : "ce petit jeu" a-t-il seulement encore l’"apparence" de l’"innocence" ? Il semble qu’à l’adresse du présent site -comme de son "petit frère"[110]-, abondent moult notes : chacune attestant à sa manière du caractère ô combien relatif de cette "innocence" !
         Maintenant, si les discours tenus par les uns ou les autres ne sont pas sans enfoncer quelques portes ouvertes, il serait sans doute de mauvais aloi de les invalider… d’autant qu’ils sont plus ou moins partagéssans réelle surprise- par l’auteur de ces lignes. Ce qui n’empêchera pas ce dernier de se livrer à une légère redistribution des cartes appartenant au "petit jeu". Ainsi, « …ils se jugent, se jaugent, s’évaluent, se culpabilisent, pour tenter d’expliquer le comportement forcément insupportable de l’autre. Alors pour désamorcer les drames, je leur dis d’emblée : arrêtons de psychologiser. Car cette attitude élude l’essentiel : la difficulté à accepter l’autre tel qu’il est. [4] » Bravo, et applaudissons à tout rompre la formulation… mais qui parle ? Qui a commencé à "psychologiser" ? Qui n’est pas toujours "innocent" ("en apparence"… ou en décryptant) dans l’"amorce" de certains "drames"[80, APR note 45] ? Chez d’autres participants du "petit jeu", qui pourrait à bon droit "se sentir violé dans son intimité"[1][111, notes 85 à 95+>][112, APR note 51] sans même qu’il n’ait jamais été personnellement "consulté"[113, note 54][114] à cet égard ? En l’occurrence, n’apparaît-il pas que le "consulté psychologisant" (premier habilité [115] à "manipuler le vocabulaire psy [116, notes 13][117, notes 25 à 45] avec aplomb"[1]…) n’ait pas grande "difficulté à accepter l’autre" (celui qu’il voit et entend [118]) "tel qu’il est"… c’est-à-dire, n’acceptant pas l’autre (celui qu’on se garde bien de voir et d’entendre !) "tel qu’il est" ? De fait, "cette attitude" commune et complice [119, note 59][120, note 32][121, note 6][122, note 26][123][124,(3)] n’élude-t-elle pas l’essentiel… ce sans quoi nous allons nous étioler [80, APR note 30]? "L’effet boomerang"[4], nous dit-on ? Celui-là n’est-il pas aussi [125][126] -s’il en est possible- de plus belle facture encore ? Donc, qui parle ? Sans présumer de ce que celui-ci contribue lui-même -en pratique- à de pareilles "attitudes", sauf erreur journalistique il s’agit d’un "psychiatre"©[3] "auscultant les uns les autres du matin au soir"[4], à la mesure de ce que ceux-là viennent "consulter"sans présumer non plus du caractère "spontané" de la dite "consultation" : l’article ci-dessus est toujours là, qui nous en rappelle à bon escient cette atmosphère "orageuse"[9] qui y préside le plus souvent [74, APR note 20]. C’est dire que si nous sommes fort éloignés de « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera : femme »[>Gn], cela tient infiniment moins à une énorme distance temporelle –voire à une question de foi- qu’au climat régnant, « osant le conflit »[127] sans vergogne : "arrêter de psychologiser", ne serait-ce pas d’abord arrêter de pseudo-"médicaliser"©[128][129] ce qui n’appartient en aucune manière au registre de la santé ??? Ce dont même les médias grand public ne manquent pas, finalement, de se faire l’écho : si c’est alors à leur corps défendant, ce ne sera jamais qu’un "effet boomerang"[4] de plus !


         Quoi qu’il en soit, s’il n’y a rien à redire au contenu extérieur des propos tenus, plus grande est la… "difficulté à accepter" (!) leur "contenant" intérieur : même à lui accorder le bénéfice du doute au sujet des "attitudes" énoncées plus haut, eu égard aux étranges références"scientifiques"©[130][130bis] de la "psychiatrie"© -à commencer par un "code" interne [131, notes 377,378][132,com.6] tirant gloire de sur"psychologiser" tout ce qui bouge, jusqu’à la caricature grotesque… ou la nausée-, est-on forcément des mieux positionnés pour "dire d’emblée : arrêtons de psychologiser"[4] ? "Surprise : les psys reconnaissent de bonne foi la recrudescence de ce qu’ils appellent les « analyses sauvages »"[4] ? La question précédente reste sauve : qui a commencé à "psychologiser" ? À celle-ci peuvent à présent se greffer les suivantes : quand on vit soi-même de la sur"psychologisation", faut-il s’étonner de ses inévitables débordements : entre autres, de tous ces lecteurs amateurs de Freud, Lacan et consorts, "diagnostiqueurs"© "du dimanche" ? Il ne manquerait plus que les psys ne reconnaissent pas la recrudescence du phénomène : celui-ci ne leur apporte-t-il pas de la clientèle à foison ? D’où cette nouvelle interrogation : quelle est alors la nature de la "surprise" évoquée ? Ne serait-elle pas que "les psys soient de bonne foi" (sic) ? Voilà qui nous sent à nouveau son "effet boomerang"[4]
         Enfin, qu’appelle-t-on exactement une « analyse » non « sauvage » ? En d’autres termes, qu’est-ce qu’un "diagnostic"©[133] d’un autre jour que le dimanche ? Celui-là n’est-il donc jamais de "ces mots-valises qui heurtent et blessent d’autant plus profondément [38] que"… pour que "l’autre se soit réellement mis à nu"[9], encore eusse-t-il fallu qu’il en fût avisé par le "diagnostiqueur"©[113, note 54][114][41, APR note 82][42] en personne (!) ? "Ils se jugent, se jaugent, s’évaluent, se culpabilisent, pour tenter d’expliquer le comportement forcément insupportable de l’autre"[4]. Absolument incontestable… et non moins détestable [134], tant il apparaît que « l’aide qui lui correspondra »[>Gn] semble ici relever d’une lointaine planète [135: pas même dans l’orbite de Mars ou de Vénus [0, notes 83 à 85] ! Du reste, la même question en rebondit ainsi sous une nouvelle forme (à moins qu’elle aussi ne revienne comme le "boomerang"[4] ?…) : en quoi la plupart de ces attitudes toxiques diffèrent-elles d’un "diagnostic"© (dimanche et jours fériés inclus) ? Sans quitter ce thème, aussi "raffiné et subtil" que soit "l’arsenal [74, notes 37 à 40][136] d’injures que nous offre ce heavy teddycher Sigmund"[9], l’article ne s’aventure pas au-delà des « analystes sauvages » : une misère -qui heurte et qui blesse [9], assurément-, mais qui n’excède guère les "joutes verbales"[9] "entre la poire et le fromage"[6]. Une misère néanmoinssi on compare aux "jugements hâtifs et définitifs"[5][76], catégorie poids lourd [137][138][139][140]. En externe déjà, lorsque de tels "jugements" conduisent à adhérer [141] à une "association"©[0, notes 50 à 52] notoirement stigmatisante à l’encontre du "jugé", le cap du "raffinement et de la subtilité" se voit allégrement franchi puisque le "jugement" se répand largement à l’extérieur de l’alcôve conjugale : il est partagé sans sourciller par des gens qui, pour la plupart -à quelques exceptions près-, ne savent pas même à quoi ressemble le "jugé" ! Autant que l’on sache, ces gens-là n’ont été invités ni pour "la poire" ni pour "le fromage"[6]. En plus… interne, "juger, jauger, évaluer, culpabiliser, (pour tenter d’expliquer le comportement forcément insupportable de l’autre ?)"[4], n’est-ce pas là le lot commun de certains établissements [0, notes 45 à 48], dont l’adjectif [39] est également commun à quelques intervenants de l’article ci-dessus ? Alors, inutile de vous dire que le "raffinement et la subtilité", c’est quelque chose [142, AV note 13] d’assez lointain : ici, nous n’en sommes plus à une autre planète, mais à un changement radical de galaxie. Quant aux "jugements hâtifs et définitifs"[5], ils suivent et s’amplifient selon les mêmes proportions : il ne date pas d’hier "qu'une maladie mentale est perçue comme irréversible et créant une stigmatisation [143][46, APR note 28] à vie, plutôt que comme une maladie guérissable"©[144,[7]]. "Irréversible", "à vie" : difficile de faire plus définitifen dehors de la mort [145], naturellement. Ceci à l’issue d’une illustre expérience [146] n’ayant pas manqué, de surcroît, d’en souligner le "jugement hâtif"[144,[6,7]].

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         "Les noms d’oiseaux n’ont plus la cote"[9] ? Pas sûr que quelque-uns n’en cultivent pas une secrète nostalgie, tant ils leur apparaîtraient reposants… presque des compliments ! Parce qu’on a beau dire -médire [4], surtout-, le plus injurieux des noms d’oiseaux n’arrivera jamais à la cheville du plus "doux"©[147][148][149][150] des "diagnostics"© : si le premier oblige certes à ravaler son amour-propre, il en demeure là. On aimerait pouvoir en dire autant de le_dompteur.jpg"diagnostics"© obligeant par ailleurs à avaler de ces "médicaments"©[46, notes 18][79, APR note 333] si propices à faciliter la "perception"-de ceux qui ne les avalent pas [62, APR note 135/2]- "d'une maladie mentale comme irréversible et inguérissable"©[149][150][151][152][153][154, 43, note 467].
     Pour en revenir à l’article, subsidiairement qui d’autre (qu’un "spécialiste"©[115] "percevant comme irréversible"©) peut qualifier telle « analyse » de « sauvage »[4][155][156,APRMc(2)], telle autre non ? Sur le terrain, même à se boucher les yeux et les oreilles à propos de certaine "perception" (le collecteur d’impôt [157] est ici hors-sujet…), quels sont les résultats [100,[8]][158] de l’officiel «dompteur»[159][160, AV note 125] "qualifié"©… censé (avec un "c" !) répondre à la question précédente ? Ses « analysés » se distinguent-ils particulièrement de ce qu’ils en ressortent moins « sauvages » qu’avant [161, notes 27/1>27/14][162] ? À supposer que le sorcier [163] aie malencontrboulet.jpgeusement tenu son grimoire à l’envers (il a mystérieusement réussi à transformer un "loup"© en "agneau"©[112, APR note 35]au lieu de l’inverse), le boulet d’"une maladie mentale perçue etc."© contribue-t-il beaucoup à rendre notre néo-"agneau"©/ex-"loup"© moins « sauvage »[164, notes 119] ?


         "Désir de contrôle, voire de domination, volonté de façonner l’autre, complexe de supériorité [165][166][167][168, notes 41 à 47][169,com.30>32][170,com.4] ; cette tyrannie de la transparence"[5] est-elle donc exclusive au cadre de l’alcôve conjugale ? De fait, que désigne-t-on par « analyse sauvage » ? N’est-ce pas incidemment l’une de ces « analyses » dont on déplore que si elle s’exerce dans le dit cadre, elle se trouve alors hors du contrôle etc. de l’officiel «dompteur» lui-même ? Reprenons l’ensemble de ce que nous décrit l’un de ceux–là : « Je reçois des couples qui s’auscultent l’un l’autre du matin au soir […]. Ils se jugent, se jaugent, s’évaluent, se culpabilisent, pour tenter d’expliquer le comportement forcément insupportable de l’autre. Alors pour désamorcer les drames, je leur dis d’emblée : arrêtons de psychologiser. Car cette attitude élude l’essentiel : la difficulté à accepter l’autre tel qu’il est. »[4]  "Arrêtons de psychologiser"… mais que cette attitude n’élude pas la fonction de l’auteur du propos : ce qui a déjà été largement amorcé -sans dramatiser !- plus haut. Car cette fonction ne saurait éluder, à son tour, les quelques sous-entendus qui peuvent se cacher derrière l’"apparente innocence"[2] d’une déclaration dont on n’ignore pas qu’elle sera ensuite livrée à un large public. Par exemple, "arrêtons de psychologiser; plus exactement, « "arrêtez de psychologiser et de vous ausculter" ; d’une part, vous n’êtes pas "qualifiés"©[64, notes 167 à 171] pour ce faire ; d’autre part, moi seul le suis puisque, justement, vous venez me consulter à ce sujet. »
         « Je reçois des couples, etc. » : notre homme ne recevrait personne si personne ne "se jugeait, ne se jaugeait, ne s’évaluait, ne se culpabilisait, pour tenter d’expliquer le comportement forcément insupportable de l’autre". Par conséquent, au-delà de ce qu’il "dit d’emblée", au-delà de l’incandescence des passions du moment, son intérêt est-il bien qu’à l’issue d’une « consultation » ait été désamorcé tout ce qui offre matière à "se juger, se2419724241.jpg jauger, s’évaluer, se culpabiliser"[171] ? Entendons cet intérêt dans un sens large : donc, non seulement sur l’aspect économique [172] mais également sur celui du pouvoir [168, notes 41 à 47][173, AV note 26][104, note 87>174,Mt] : cf. le "désir de contrôle"[5], etc. (Ici, comme partout ailleurs au cours de cet article, gardons à l’esprit la perle qui nous en est livrée en guise de conclusion : "« C’est aussi souvent une projection. En réalité, on parle plutôt de soi dans ces cas-là. » On appelle ça aussi l’effet boomerang"[9]. Perle applicable à tous les intervenants cités, indifféremment du titre au nomduquel ils s’expriment…) « Je reçois des couples, etc. » : "oui, bien sûr, quand on en parle, ça agace"[1]… mais cela fait partie de ces agacements que l’on admet moins spontanément auprès des journalistes. Parce que la difficulté de "recevoir des couples" réside en ce que ces derniers soient… "des couples! Sans doute "s’auscultent-ils l’un l’autre du matin au soir" ; il n’empêche que le résultat de cette « auscultation » va sensiblement différer [175][176][177][89] selon le point de vue exprimé par chaque partie présente du couple : question de variables, en étroit rapport avec les « hémisphères »[61, notes 2] de chacun : on obtient ainsi, sinon de la réciprocité [178] volontaire, au moins un certain équilibre permettant de relativiser –de part et d’autre- ce qu’il peut y avoir -et il y en a !- de péremptoire et d’abusif dans les "jugements", les "jaugeages", les "évaluations" et autres "culpabilisations". Ce qui ne présente pas grand intérêt pour le "spécialiste"©, celui-là devant se contenter de "compter les points".
         « Je reçois des couples, etc. »« mais j’ai nettement plus de latitude quand je ne reçois qu’une partie du couple (préférentiellement la femme : le potentiel de son « réservoir émotionnel »[89,(§5)][5][6][6bis][179] étant plus aisément exploitable…) s’exprimant officiellement "au nom du couple"… à l’insu de l’autre partie » : "la difficulté à accepter l’autre tel qu’il est"se "résout"© alors curieusement en ce qu’il n’y soit pas… et son « hémisphère » non plus. Ce qui laisse alors les coudées franches pour donner l’impression, l’illusion [80, APR note 44] d’"alléger"© les "jugements", les "jaugeages", les "évaluations" et autres "culpabilisations" présentées par la partie « consultante » en lui "transférant"©"c’est souvent une projection", n’est-ce pas…- sur l’autre partie, non « consultante »… voire non consultée [0, notes 113,114], avant et pendant la « consultation »"spécialisée"©. "Le corollaire est d’exiger de tout savoir de l’autre : lire ses e-mails et ses SMS, connaître les arcanes de son histoire familiale, disséquer son enfance..."[4] ? Dans le contexte de cette phrase, cette "exigence" est manifestement posée par l’ « analyste sauvage », friand de "Freud et Lacan dans le texte"[6] ; dans le même contexte, suit : « Je reçois des couples, etc. » ; ce qui laisse supposer que les deux parties en présence soient adeptes de ces « analyses sauvages » : quoi qu’il en soit, comme énoncé plus haut, il faut alors s’attendre à un salutaire rééquilibrage au cours de la « consultation ». Dès lors, on pourrait supposer4281231776.jpgparallèlement que le "corollaire exigeant" devient caduc dans le cas particulier d’une mono-« consultation », qu’il n’est pas interdit, par ailleurs, d’identifier sous les traits d’une… « consultation sauvage ». Or, dans ce cas précis, non seulement le dit "corollaire" n’est en rien caduc, mais il se fait au contraire plus "exigeant" aux parties en présence : « sauvage » et non « sauvage ». Il convient en effet de souligner l’extrême fragilité du "transfert"© suggéré plus haut, attendu que par définition (et par absence partielle), celui-ci manque singulièrement d’assise clinique [180, notes 192 à 195][181, APR note 367][131,-6°)][182, note 407][183, APR note 432][73, AV note 464]. Autrement dit, le "corollaire exigeant" se traduit ici par "lire ses e-mails et ses SMS"façon M.T.D [184, APR note 27][185], le "D" garantissant l’impunité aux parties en présence grâce à l’alibi factieux d’un prétendu "secret professionnel"©[111, APR note 95], version "médicale"©. Du côté non « sauvage », on se met à l’abri [186, notes 103 à 107] des aléas consécutifs au manquement de certaines règles pénales [187, notes 101 à 103][188, notes 93 à 95][189, notes 237 à 240] en s’appuyant sur le côté « sauvage » ayant au préalable plaidé une « consultation » "au nom du couple"© : ce qui feint avantageusement ainsi de créer une entité-couple solidairepar défaut [190]. Il appartient donc à ce même côté « sauvage » de fournir le matériau du "T" : celui-là étant ensuite redéfini [191, APR note 129] de manière à en renforcer l’aspect "médical"© (et le "secret"© y attenant…), on entre alors dans une logique de fuite en avant continuelle [79, APR note 59][142, notes 1 à 3][192] : le "petit jeu"[4] se mue en "grand jeu"©, dans la mesure où son centre de gravité s’est déplacé vers l’extérieur, des "joueurs"© "professionnels"©[193][194][195][196][197][198][199][200][201][202][203][204] étant entrés dans la danse [205]. Les règles consistent simplement à ce que tout le monde [172, note<12>] se "protège"©[206, notes 26 à 31] mutuellement des possibles effets fâcheux [34, notes 29 à 35] pouvant résulter, par exemple, du mauvais "joueur" que pourrait incarner, à l’usage, l’auteur du fameux "T" fourni en catimini [206, note 25][142, notes 91 à 96] au "joueur"© "professionnel"© non « sauvage ».


         "Il s’obstine ? Sortez la botte secrète : « Tu es dans la toute-puissance infantile. »"[9] « Le don de soi dans le couple est perçu comme une manière infantile de vivre une relation »[7] ? Dommage : la sociologue n’a pas poursuivi sur le thème de sa "perception" du "don"© à la "médecine"© d’une partie du couple par l’autre partieÀ cet égard, relevons cependant deux points. Le premier est qu’user à tout propos de l’épithète "infantile" -dans un contexte elle a manifestement sous-valeur de "nom d’oiseau"-, c’est ouvrir une boîte de Pandore risquant pour le moins de distiller des situations "n'accueillant pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant"[>Mc(1)]. Le deuxième point est contenu dans la parenthèse chargée de rappeler une certaine perle, relative à "la projection" comme à "l’effet boomerang"[0, APR note 175]. Dans cet esprit, il semble néanmoins que fasse merveille "la toute-puissance infantile"© chez des bons "joueurs"© invétérés, dont il est permis de se demander s’ils savent encore à quoi ils "jouent"©, tant s’y entremêlent joyeusement des règles bien connues des petits et des grands.

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         Alors, inutile de vous dire quon [142, AV note 13] "joue"© d’abord allègrement au "loup"© : celui qui y est (le "loup"©), c’est celui qui n’y est pas (à la « consultation sauvage » ayant introduit au "grand jeu"©); accessoirement, c’est aussi le mauvais "joueur". D’où que l’on ait rajouté d’autres règles : le cache-cache [207][208] fait ici fureur… mais le mauvais "joueur" ne s’y améliore guère [142, notes 100 à 105]. Qu’à cela ne tienne : précisément, ne se tient-on pas par la barbichette [123] ? Oui mais… malheureusement [80, APR note 30], pas le mauvais "joueur". Il y aurait bien le joyeux saute-mouton [157, notes 18,19][209, note 59][210, notes 225 à 230]… mais le mauvais "joueur" se fait méchant : il en brise rageusement les barrières ! Le chat perché n’est pas en reste ; il l’est si peu qu’il se décline en deux règles : l’une pour les bons "joueurs"© ; l’autre pour le(s) mauvais. Chez les bons, prévaut la règle relativement normale [211: sitôt que le "joueur"© trouve à se jucher (par exemple, sur un perchoir de "médecine"© ; ou encore sur un autre, deMontage-sueurs-froides.jpg "justice"©©©[212]), pouf pouf [213] ! le chat ne peut plus l’attraper. Chez le(s) mauvais, la règle nechange pas tant par tricherie qu’à cause d’une variation notable du déroulement du "jeu"© : celui-ci étant, pour ainsi dire, accidentel. Il s’agit en effet d’un chat ayant mal tourné : plus exactement, il arrive qu’un bon "joueur"© -saisi du syndrome que nous savons [206][214]- lâche inopinément l’appendice caudal du félin en pleine séance de rotation : la force centrifuge aidant, il n’est alors pas incongru d’envisager que le bestiau achève son vol plané sur quelque promontoire : par exemple, sur le haut d’une armoire. Dans ce cas, force est de constater que le chat est bel et bien perché. Enfin, il ne saurait être question d’éluder le must ludique : le "jeu"© du "docteur"©. Ici, la règle consiste tout simplement à immerger le(s) mauvais "joueur(s)" dans un univers totalement baigné de "docteurs"© et d’"infirmier(e)s"©[0, notes 45 à 48] : assez curieusement, le bon "joueur"© est hors-"jeu"© ! En effet, seuls peuvent y "jouer" les mauvais "joueurs"… et bien sûr, les "docteurs"© : sinon le "jeu"© tournerait fou
         Le but du "jeu"© est de rendre bons les mauvais "joueurs"[112, APR note 35] (ce qui explique [69] que le bon soit hors-"jeu"© : si on le laissait "jouer"©, il serait fichu de devenir mauvais !) Le "jeu"© du "docteur"© s’avère alors une sorte de "jeu"©-joker, allant jusqu’à intégrer à ses propres règles celle du ni oui ni non : c’est-à-dire qu’il apporte une réponse au bon "joueur"© «oui-demandeur» par le «non-demandeur»[48,3°)][131, APR note 390] que le mauvais "joueur" incarne brillamment. Maintenant, il arrive aussi que l’on manque son but : on observe par exemple qu’un très mauvais "joueur" à l’extérieur fournira un résultat si médiocre à l’intérieur [215][215bis] qu’il pourrait donner des sueurs froides au personnel «oui-demandé» en menaçant de contaminer les autres "joueurs" de sa très mauvaiseté.

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         "Au final, ces échanges" ludiques ne devraient-ils pas "souvent se solder par une injonction à"[9] rire à gorge déployée, tant on "s’amuse"©comme des fous, si on ose dire ? À cet effet, nous aurions même pu nous attendre à un soutien inconditionnel du "Docteur"© : celui-ci n’étant pas le dernier à avoir démontré par ailleurs que lorsque nous rions, le système nerveux central et les glandes endocrines produisent des substances relaxantes [216]. Pourtant, si "les noms d’oiseaux n’ont plus la cote"[9], le rire semble ne pas l’avoir davantage, en dépit de cette remarquable abondance des conditions dont on aurait légitimement pu imaginer qu’elles le favorisent. "Cette exigence de sincérité" multiludique devrait "avoir pour objectif d’apaiser les tensions. Or, on observe le phénomène inverse : c’est souvent une source de conflits"[5] ; à tout le moins, de grise mine (ce qui empêche malheureusement [80, APR note 30] le cerveau de libérer la dose espérée d’endorphines et de sérotonine [216, notes 6 à 8]). Ainsi, non seulement le rire n’est pas au rendez-vous, mais on frise souvent la "dépression"©[164, notes 131 à 134] : à l’issue d’une si fabuleuse récréation [138, note 19][217][218, APR note 58], n’est-ce pas un comble ?
podcast

         En matière d’explication (un peu sensée) à ce phénomène paradoxal, "avouons-le"[2] aussi : les "experts"©©©[219][220, notes 34 à 38] nous déçoivent [177] un tantinet. Aussi allons-nous en glaner une version horizontale, chez une autre intervenante de l’article, modeste "adepte du strip-tease de l’inconscient" représentant la classe de ces formidables bons "joueurs", également adeptes de « l’analyse sauvage ». Cette « analyse promet de nous offrir les clés de l’âme. Dans une société anxiogène, elle rend possible le risque zéro en amour. »[3] Incidemment, nous ignorons si le graphisme mène à « l’analyse », ou si 424157826.jpg« celle-ci » facilite ensuite le graphisme. De même, pour ne pas nous éloigner du sujet, il est à craindre que nous restions sur notre faim quant à savoir si « l’analyse » tient une "promesse" aussi alléchante. Encore que ce qu’elle "rend possible" rend non moins possible de se livrer à quelques extrapolations dont il faut oser [221] avouer qu’elles risquent de passer pour "anxiogènes". Qu’est-ce, en effet, que "le risque zéro en amour"? Pour le savoir, nous avons rendez-vous en classe de biologie, section anatomie. Rien de plus "anxiogène" que des muscles, des nerfs, des poils, des tendons et autres organes : en somme, de tout ce qui fait d’une biologie relativement normale [211] le logos fondamental du bio. "La chair de ma chair"[>Mc(1)] ? Cela bouge encore trop : "anxiogène" au possible ! "L’os de mes os"[>Mc(1)] ? « Cette fois-ci, voilà qui est "désanxiogénisant"[79, note 402/2][222] ! On l’appellera : squelette. » À cause de cela, l'amour quittera les clés du corps : on y verra alors plus clair pour s’offrir les autres clés. Il est vrai que le "sujet" de ce nouvel "amour" (100% safe) sourit tout le temps ! Cependant, ce sourire n’est-il pas à l’image de celui (présumé) de l’illustre modèle de Léonard de Vinci [223] : un rien crispé ? Tout va bien, puisque nous en détenons l’explication en exclusivité mondiale : la raison de cette crispation serait [186, note 81] due à un taux d’insuffisance -"dramatiquement indésamorçable"[4]- d’endorphines et de sérotonine, le cerveau n’en libérant plus la dose espérée. Chez les "chercheurs"©[224], il se murmure que se glisserait même une explication [69] sous-jacente à celle-ci : le cerveau ne pourrait rien libérer parce que lui-même aurait été libéré de toutes les entraves "anxiogènes" possiblesy compris lorsque celles-ci lui menaient encore la vie dure [68][225, note 13/2]. Au moins obtenons-nous "le risque zéro" : difficile d’avoir le beurre, et l’argent du beurre [107][180].

squelette

         L’impulsion étant donnée en ce sens, il serait d’ailleurs regrettable de s’arrêter en si bon chemin : qui peut le plus pourra le moins. L’air que nous respirons est-il pollué ? Tout vaastérix zéro bien : "le risque zéro" aidant, il suffit à présent de vivre en apnée [112, APR note 30][169,com. 32][226][227][228, AV note 7][229, note 29][230, note 7][231, APR note 42][232, APR note 109]. Nos aliments sont-ils, eux aussi, "gouvernés par la chimie"[129] ? Tout va bien : "le risque zéro" aidant, proclamons le jeûne perpétuel [231, APR note 42] ! La route est-elle meurtrière ? Tout va bien : "le risque zéro" aidant, laissons la voiture sur ses parpaings [169,com. 32][233, APR note 10][234, note 109][235, AV note 206]. Etc. Du reste, puisque tout va si bien, les plus impatients [80, APR note 55] ne friseraient-ils pas l’excellence en hâtant ainsi -pour eux- ce suprême moment de délivrance, où nous désincarnerons béatement [236] le nouvel "amour" -certifié [237] "risque zéro"- souriant tout le temps (S) ? Smilissime, isn’t it 8) ?

délivrance and co
(:D) - [*][*]

  Various Artists - Duelling Banjos .mp3  
   
Found at bee mp3 search engine

         Tout bien considéré, pour peu que l’on tienne encore à assurer quelque pérennité supplémentaire à son système nerveux central et ses glandes endocrines [216], avant que d’aborder une version plus verticale [0, APR note 220] de l’explication du phénomène paradoxal, sera-t-il possible de s’essayer au "risque zéro" de la tristesse , simplement en reproduisant ci-dessous une vidéo substantiellement relaxante ? L’essentiel en est cependant préservé, attendu que la thématique s’y exprimant ne s’écarte pas vivement de la nôtre :

            L’explication "verticale", elle, va nous permettre de renouer le fil d’une opportune continuité avec le calendrier liturgique, puisque nous étant indirectement proposée par un autre "drôle de couple"… bien que "le psy" n’y soit en rien partie prenante. C’est qu’en effet, si le système nerveux central et les glandes endocrines existaient déjà, "celui-là" se faisait de son côté prophète (!) de la "non-existentialisation"©[208] sur"lui-même" ! Ainsi, libres de ses mots [172, note<12>] et de ses mythes [0, note 91[9]][240][241], nous n’en serons que plus à l’aise pour observer notre "drôle de couple" du moment. Cependant, au risque (zéro ?) de décevoir [177], cette "drôlerie" ne réside pas tant dans l’entrée en scène d’une situation propre à délivrer un maximum d’endorphines et de sérotonine, que par la nature particulière dudit "couple: celui-ci s’écartant quelque peu du modèle des textes autour desquels nous gravitions jusqu’ici (aussi bien les sacrés que les profanes). Car il s’agit du "couple" emblématique constitué de deux femmesplus exactement, de deux sœurs : le "couple" qu’elles forment alors est bien sûr purement domestique (ce qui nous permet également d’éluder le « sauvage » !) en ce qu’elles vivent sous le même toit. S’y profile d’ailleurs un "trio ménage à trois" (!), sachant qu’un homme vit également dans cette maison, frère [242] des deux sœurs : ce qui n’est pour l'heure que simple rappel anecdotique, car il n’intervient nulle part dans cette scène-là.

(2)[Mardi 9 octobre 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42. (*)
{*(1)}{*}(*)(*){*}(*(2)) [<16][*]
Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses
[6]. Une seule est nécessaire [?]. Marie a choisi la meilleure part [?](*) : elle ne lui sera pas enlevée [*]. »

            Alors, inutile de vous dire que ne considérer ce texte que sous sa forme -"historique"-, ce serait quelque chose [142, AV note 13] d’assez superficiel -la moins bonne part-, le rendant évidemment d’une actualité moins brûlante que celle décrivant plus haut "le méninge à trois" : deux mille ans au compteur peuvent sembler désuets lorsque l’attention est accaparée par de multiples préoccupations et inquiétudes présentesdont nul n’ignore le caractère "anxiogène"[3]. Nonobstant, cela ne nous fait rien ? Voici l’atmosphère quasi bucolique d’un village tranquille [243] des alentours d’une Jérusalem d’autrefois qui, en dépit de la présence de l’occupant romain, pourrait légitimement faire saliver [107] d’envie la Jérusalem d’aujourd’hui : celle-ci étant devenue -à beaucoup de points de vue- incomparablement plus "anxiogène". Il n’empêche que toute bucolique qu’elle puisse être, l’atmosphère ne nous fera pas éluder le cas de Marthe : à défaut de posséder une praxis sociétale lui permettant de se retrancher intellectuellement [131] derrière "une société anxiogène"(sic), son "risque zéro" à elle est tout simplement que son illustre invité du moment soit honorablement et convenablement [244] reçu. Même entendue sous ce seul aspect, une telle attitude est déjà intemporelle en soi : il y a deux mille ans, cent ans, hier, aujourd’hui ou demain, nous reconnaissons là le souci premier d’une bonne maîtresse de maison, moins intellectuelle qu’immédiatement praticienne. Sous la plupart des autres aspects, il n’y a pas moins intemporelles que Marthe et Marie elles-mêmes : dusse-t-on en demeurer à des schémas un brin caricaturaux, réduisant l’une à l’hyper-"réaliste"©[245] de service, l’autre à la douce rêveuse sur son nuage. Si l’on veut s’écarter de ces schémas un peu expéditifs, les divers commentaires se rapportant à cet épisode n’ayant pas été enlevés (!), il n’est pas interdit d’y revenir : les liens habituels -surlignés de jaune- étant là pour y aider. Concernant celui-ci, intemporalité aidant, nous garderons en ligne de mire le présentprofane inclus.

        « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses… » Bien que ne jouissant pas d’un cursus universitaire long comme le bras –typé Paris V [246][246bis] ou équivalent-, Jésus désigne en quelques mots ce qui s’apparente fort à une… "anxiogenèse" (!), quoique celle-ci se limite ici à l’unique personne d’une hôtesse qui, jusqu’à nos jours, en conserve une empreinte quasi indélébile : si nous ne devions retenir dans l’Évangile qu’un seul nom de femme pour incarner "l’anxiété", gageons que