Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 12 janvier 2013

Lettre ouverte d’un vilain petit canard…

...tapant sur la flamme triomphale du manifestant inconnu
( ce qui est en effet très vilain )

Montage flamme inconnue.jpg


         Alors, mon garçon : fin prêt pour la grande aventure ? Ah, ils vont bien voir, ceux "d’en face" :  écrasés sous le nombre qu’ils vont être, oui ! Certes, tu n’es sans doute pas de ceux qui croient au pouvoir de la rue… mais enfin, quand faut y aller, faut y aller. Et justement, tu y vas : avec tes deux jambes. Elles ne seront pas de trop pour te faire battre le pavé, pas vrai ? À ce propos, pendant que je t’ai sous la main, que dirais-tu s’il se légiférait -en "haut lieu", comme on dit- qu’à compter de telle date, certains hommes devraient naître avec deux jambes, d’autres avec quatre ? Assurément, ceux de la deuxième catégorie seraient deux fois plus "égaux" que les premiers, n’est-ce pas ? J’irai même plus loin : eux iraient eux-mêmes deux fois plus loin. Et peut-être même deux fois plus vite, qui sait ? Non mais, tu imagines un peu le cauchemar… s’ils allaient rejoindre le camp de ceux "d’en face" ; ceux qui sont "pour", bien sûr ? Parce que toi, tu es "contre" : il va sans dire, mais cela nous permet néanmoins de mieux te situer.


         Au fait, tu as réussi à le situer… le "débat"[1, APR note 72] à propos duquel ils306899589.jpg vont voir ce qu’ils vont voir, ceux "d’en face" ? Si oui, alors là bravo ! Pour ce qui me concerne, c’est bernique : pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé, crois-moi. Des incantations [1, notes 78,79], ça oui : à perte de vue et d’ouïe ! Quant aux "débatteurs" officiels, rien que des "souris" à qui on demande complaisamment leur opinion sur l’organisation de l’existence des "éléphants"[2] : tu appelles cela un débat, toi ? Moi pas. On en cultiverait presque la nostalgie des temps héroïques, se gargarisant de querelles de mots. Tu as raison : les querelles de mots, ce n’est pas vraiment le top pour tout le monde [3,2Tm]. Mais au moins, on peut y causer de "débat" sans que toutes les hyènes de la planète se mettent instantanément à pouffer ! Sans compter que s’il y a querelle de mots, il y a donc des mots. De VRAIS mots : pas du décorum… ou de ces mots qui produisent frénétiquement le contraire de ce qu’ils disent sitôt qu’on les incarnmarsipulami.jpge [4, APR note 414][5]. On en viendrait presque à les regretter, ces querelles de mots, te dis-je !
        Revenons à nos "souris", si tu veux bien. Tu sais quoi ?  Ce sont de GROSSES "souris", toutes jaunes et tachetées, pourvues d’une queue interminable. Cela ne te rappelle rien ? Mais si, voyons : tu leur ajoutes leurs incantations, et tu as tout de suite pigé : « houba ! houba ! » Toi aussi, tu croyais que ça n’existait pas ? Mais d’où sors-tu donc ? Alors même que tu es sur tes starting-blocks pour la grande aventure, tu ignorais encore que nous vivions une époque formidable ? Une de celles qui n’a strictement rien à cirer de ce qui existe, toute occupée (voire préoccupée !) qu’elle est de ce qui n’existe pas
[6, notes 53 à 56]. Mieux encore, si on ose dire : elle est tellement allergique à ce qui existe qu’elle n’a de cesse de faire en sorte que cela n’existe plus [7]. Ce qui permet assurément d’être plus tranquille [8, note 402/2][9] pour dorloter ce qui n’existe pas, tu ne trouves pas ?

Sur la piste.jpg

        Ah, tu vas rigoler : TOI aussi, tu t’apprêtes précisément à aller dorloter ce qui n’existe pas : ça t’en bouche un coin, hein ? Ben oui, quoi : par définition, un PROJET [1, notes 23>10] ça n’existe pas. D’accord : « pas encore » : mais là, permets-moi de te dire que tu finasses, mon vieux. Comment ? Si le bidule "passe", ça va être la cata’, l’apocalypse à l’échelle des conséquences sociales, et toussa ? Mais d’où sors-tu donc, décidément ? Regarde un peu autour de toi : le "toussa" en question, tu ne vois pas que nous sommes EN PLEIN DEDANS depuis déjà des lustres ? Surtout, ne le prends pas mal : mais il me semble que tu as sérieusement besoin qu’on te mette au parfum. Résumons donc l’état des lieux : de là où tu es, ici et maintenant.


        En gros, ça s’appelle la décadence. Rien ne nous étant épargné, MÊME ce mot-là subit parfois de cruelles tortures sémantiques [11, notes 88>12]… mais passons.
        La décadence, c’est quoi ? Tiens, par exemple, c’est lorsqu’un pouvoir en place -quel qu’il soit- PROJETTE qu’à compter de telle date, certains hommes devraient naître avec deux jambes, d’autres avec quatre. C’est idiot [13], pas vrai ? Bof : finalement pas plus que CELUI [1, notes<63>] dont tu te proclames fièrement "contre". Plutôt moins, même : n’est pas encore né celui qui parviendrait à concrétiser du matériel clinique aussi absurde. Avec de l’immatériel, en revanche, on peut encore faire joujou.
        La décadence, c’est quoi ? C’est lorsqu’un pouvoir en place -quel qu’il soit- soutient mordicus l’absurde avec lequel il fait joujou. Tu pourrais faire battre le Montage-trop-tard.jpgpavé parisien à la France entière qu’il NE PLIERA PAS. Il ira dans le mur -et il y va tout droit-, mais il NE PLIERA PAS : le pouvoir du peuple -ou de la rue-, il s’en fout et contrefout. Ça ne l’intéresse que pour se hisser à la place qu’il occupe, point barre. On ne peut même pas lui couper la tête pour l’empêcher d’aller dans le mur… parce que c’est TROP TARD, mon vieux : de tête, il n’en a déjà plus ! Tu prends un canard (vilain ou pas), tu lui coupes la tête, il se passe quoi ? Il se passe qu’il poursuit son chemin… jusqu’à ce qu’il se heurte à un mur, par exemple. Eh bien, le pouvoir en place -quel qu’il soit- soutenant mordicus l’absurde avec lequel il fait joujou n’est rien d’autre qu’un GROS canard sans tête, voilà tout : ce qui est plutôt bien assorti à nos GROSSES "souris". Avec un léger regret -encore un !- au sujet de celles-ci : qu’elles n’aient pas la cervelle logée dans la queue : vu sa longueur, nous aurions peut-être pu être sauvés ?..
        "Lorsqu’un pouvoir en place -quel qu’il soit- soutient mordicus l’absurde, etc." Nous sommes entre nous ; alors, je peux bien te le préciser : dans ce "quel qu’il soit", il n’y a pas QUE le politique, loin s’en faut. Qui peut le plus peut le moins : ça marche donc très bien (le canard sans tête) en plus petit comité… avec le judiciaire. Celui-là, tu pourrais lui balancer en pleine poire quantité de lettres ouvertes du style de celle-ci [14, notes 100 à 105][15][16][17][18][19][20][21][22]… tu as déjà vu un canard sans tête sachant lire, toi ? Moi pas. Et crois-moi : ça ne marche pas davantage avec des canes noires [23][24][25; eussent-elles grandement besoin de cannes blanches [26]. Même topo, te dis-je : que tu marches sur du pavé ou que tu produises tes "pavés"[27, AV note 236], c’est du kif-kif ! Chacun voit midi à sa porte… et sa manière de manifester : le problème est que le canard sans tête, lui, ne la voit pas, pardi ! C’est ballot, non ?

Montage donald2 sans tête.jpg

        La décadence, c’est quoi encore ? Pas compliqué : tu te fais une bonne salade de ces mots qui produisent frénétiquement le contraire de ce qu’ils disent sitôt qu’on les incarne. Tu en assaisonnes quelques-uns assez rudement pour qu’ils servent un pouvoir en place -quel qu’il soit-, pourvu que celui-ci soutienne mordicus l’absurde avec lequel il fait joujou. Tu obtiens ainsi ce qu’on appelle des ministères. Comme il faut bien s’accommoder un peu d’un zeste de réel qui soit là, pour tous [28, AV note 41], subsiste alors comme un substrat inattendu de logique. Dès lors, ne t’affole pas si les ministères -du pouvoir soutenant mordicus l’absurde avec lequel il fait joujou- font très exactement le contraire de ce qu’ils affichent : dans le contexte, ceci est relativement normal [29]. Simplement, au cas où tu serais dans une forme éblouissante, je ne saurais que trop te conseiller d’éviter à tout prix ce qui TOUCHe [30] -de près ou de loin- au ministère de la Santé670633064.2.jpg [31][31bis][32]. Concernant celui de la Justice, il convient assurément d’être un délinquant accompli si on veut espérer surnager dans ses eaux sans s’y noyer corps et biens. Remarque que d’un certain point de vue, cela te facilite par ailleurs la distinction entre les gens honnêtes… et les autres : ceux qui sont comme des poissons dans l’eau au sein dudit ministère… et bien sûr, ceux qui lui sollicitent sa protection [33, notes<236>]: on reste en effet dans le poisson [33, note 234]... De plus, toi qui es "contre", tu n’as pas été sans remarquer que le PROJET qui te meut (et t’émeut) est dûment chapeauté par ce même ministère [1, note<58>] : rien qu’avec ce détail, nous avions déjà une mare entière de canards sans tête. Mais il y a mieux… ou pire : cela dépend si on est "pour" ou "contre". (Au fait, t’ai-je posé la question : de savoir si tu étais plutôt "pour", ou plutôt "contre" la naissance à quatre jambes ?…) Ce mieux -dont je crains qu’il ne fusse pire… même pour ceux qui seraient "pour"- est le bouquet final, achevant la bête pour ainsi dire. En effet, le ministre de la Justice n’est pas un ministre de la Justice. Demain matin, si tu viens de loin, tu vas devoir te lever de bonne heure afin de venir arpenter les boulevards parisiens. Eh bien, ici c’est un peu la même chose : il faut se lever de bonne heure pour entr’apercevoir le moindre rapport entre la Justice… et –comment dire ?-, hem, une femme [34]. Crois-moi si tu veux : pour que la Justice produise hystériquement le contraire de ce qu’elle DIT [35, note 306] sitôt qu’on fait semblant de chercher à l’incarner, il n’y a rien de tel que d’y placer des femmes aux postes-clefs. Après quoi -et avec un peu de bol [36]- il n’y a plus que les murs qui tiennent encore debout. Alors, à la tête du ministère du nom, hein ? Si le canard avait encore la sienne, il serait le premier à en glousser.


        On continue encore avec les ministères ? La décadence, c’est évidemment aller courir le monde à la mesure de ce que l’on n’est pas foutu de balayer devant sa proprae88d8f5b3ec0ce1503c74482a4635d1_500.gife porte [1, note<60>] : notre "logique" du canard sans tête commande donc que soit incessamment en partance pour l’Afrique le ministre de… l’Intérieur : honni soit qui Mali [37] pense… quoique les "pensées" ne varient guère d’un théâtre d’opérations extérieures à l’autre.
        Sur un registre moins tragique et plus badin, comment ne pas évoquer le petit dernier, création nouvelle ? Ne dit-on pas que la valeur n’attend pas le nombre des années ? Ce qui est précisément le cas de celui-là : quelques mois d’existence à peine, et il illustre à merveille le caneton sans tête. N’est-il pas mignon tout plein, ce ministère… du redressement productif [1, note<94>] ?
       À toi de jouer à présent : si jamais tu t’ennuies un peu au cours de ta marche, entre deux slogans bien sentis, tu peux toujours t’amuser à recenser les ministères existants… puis compter les canards sans tête : gare à l’hécatombe !…

       Mais ne crois pas t’en tirer ainsi : nous n’en avons pas fini avec la décadence. D’autant que tu es plutôt bien placé pour en connaître la quintessence : n’es-tu pas "contre" ? Paf, nous y voilà : c’est aussi l’art de générer des "pour" et des "contre"… à propos de sujets qui n’en sont pas. Ils le sont si peu qu’ils n’intéressent personne : pas même les intéressés ! En matière d’absurde, on atteint là de prodigieux abîmes. Et pourtant, "ils" (les "pour", bien sûr) vont voir ce qu’ils vont voir. Ah ? Voir quoi ? Que beaucoup de monde n’est pas d’accord ? Et après ? Encore une fois en l’espèce [38], ce n’est pas le monde qui décide [39, AV note 51], na ! Ce n’est pas un canard sans tête non plus… puisque le centre décisionnel est censé se situer pile-poil au cœur de l’élément manquant : pas de chance.
       Se pose alors une question lancinante : comment faire pour feindre au minimum d’argumenter un PROJET faisant pitié à voir, tant on en a rarement vu3698174843.gif de si misérable à cet égard ? Parce que les incantations, hein ? Ça va bien un moment, mais leurs prosateurs eux-mêmes commencent à flairer l’embrouille, SE flairer comme des hamsters tournant dans leur petit rouleau, et sont à deux doigts de s’en lasser. Ah, si les "contre" n’existaient pas, on les inventerait ! On les a d’ailleurs si bien inventés qu’ils sont sur le point de déferler sur la capitale. Les "contre" ? Une source intarissable d’arguments d’excellente tenue, plus sensés les uns que les autres : en somme, un camouflet permanent à un océan de stupidité… ne demandant que cela pour émerger in extremis et feindre de se souvenir du mode d’emploi des quelques neurones ayant miraculeusement survécu. Grâce à ces survivants en effet, le PROJET "s’argumente" ! Plus exactement : se nourrissant de l’argument des "contre", les "pour" peuvent alors leur opposer du contre-argument [40, APR note 32][41]. Un peu à la façon des vers qui se repaissent du cadavre, t’vois : tant qu’ils trouvent à s’empiffrer, ils croissent et se multiplient. Alors, peu leur chaut si leur contre-argument du moment est valide ou non : il leur est "extrêmement libérant"[42, APR note 44] de pouvoir l’opposer aux "contre", car cela leur donne l’impression, l’illusion [28, APR note 44] d’avoir encore une tête.

1727383040.jpg

       Autrement dit, si nous résumons la situation, elle se présente ainsi : les "contre" nourriciers se font "pour" à leur corps défendant ; se bardant de leur contre-argument, le verdict est sans appel : les "pour" sont "contre" ! Étonnant, non ? Toujours est-il que cela nous "réconcilie" ainsi avec l’océan d’absurdité : sans cela, n’aurions-nous pas fini par sombrer dans l’effarante infamie de la pensée un peu autonome [43][44] ? Chapeau bas, tout de même : au sujet des cirques013.gif"pour" qui sont "contre". En effet, sais-tu quoi ? Je te le donne en mille : à défaut d’argument, ils ont au moins un sacré mérite. Et un ÉNOOOORME coup de main, question magie : parce que franchement, réussir à transformer une "souris" en "éléphant", crois-tu que ce soit donné à tout le monde ? Ah : mauvaise nouvelle ; au sujet des "contre" qui sont "pour", cette fois. Pour ne rien te cacher, c’est plutôt bien parti pour qu’ils constituent… "l’éléphant" lui-même. Qu’à cela ne tienne : "ils" vont voir ce qu’ils vont voir ? Un "mammouth", peut-être ? Pour écraser sous le nombre, le profil de la bête n’est pas 1637816036.jpginintéressant, en effet : mais sans vouloir te taquiner, je ne suis pas certain que cela représente par ailleurs le signe le plus flagrant d’une avancée sociétale. Le sociétal, ça te parle, pourtant ? Que n’a-t-on dit sur le recul de cette nature à propos de ce dont tu es… tu es quoi, déjà ? ah oui, "contre" d’origine. Ouh là là là là : comme ils t’ont fait peur, les "pour" avec la menace de recul sociétal qu’ils cherchent à opérer. Oui, oui : la peur. Un truc très facile à diffuser partout [45] -chez les "pour" comme chez les "contre"-, qui sert habituellement d’"argument" de fortune à ceux qui n’en ont pas. Et hop : encore un tour de passe-passe. Les "pour" (d’origine) vous piquent vos arguments ; à leur place, ils vous refilent leur trouille… qu’ils reconditionnent selon vos schémas à vous, bien entendu : sinon vous vous en apercevriez tout de suite. Dis-moi, tu es sûr d’y gagner au change ?

Montage la situation.jpg

       Alors bien sûr, on vous a fait très peur au sujet des n’enfants. Ouh là là là là : les chérubins vont être complètement déstructurés avec un papa… et un autre, ou l’inverse. Un signe qui ne trompe pas (à propos d’éléphant), c’est que même les psys s’y mettent. Rien que cela, c’est déjà l’alerte rouge… mais pas exactement celle qu’ils sonnent : ils dépendent du ministère de la Santé, n’est-ce pas ?


       Tu ne nous aurais pas oublié un petit détail en cours de route, dis-moi ? Celui-là est tout bête : avec ou sans assistance technique, il faut en principe un minimum de neuf mois pour donner le jour à un môme. Soit beaucoup plus que le GROS canard sans tête, lorsqu’il va se crasher sur son mur avec perte et fracas. Un Canard armé 3.jpgautre détail, moins petit celui-là : parce que procédant de la phase terminale de la décadence. On parle de quoi ? D’un PROJET [1, notes 23>10] ? Oui mais, d’un PROJET de quoi ? Ah : de loi ? Mais il faut vivre avec son temps, mon vieux ! Et lorsqu’on vit pile-poil dans le temps de phase terminale de la décadence, TOUT-VA-BIEN. Eh oui : c’est là ma petite surprise ; par un tel sale temps (pense à ton parapluie), c’est la loi non écrite [46] qui prévaut. Certes, le GROS canard sans tête nous en pond des tonnes, des lois écrites (c’est une image : seules les canes pondent…). C’est justement parce qu’il est sans tête -et qu’il en pond des tonnes- qu’on est bien obligés de se rabattre sur de la loi non écrite : sitôt qu’elle est écrite, pfuit ! elle est foudroyée sur place, tant par elle-même que par le seul contact avec ses copines qu’elle contredit [39, APR note 50]. Sitôt pondue, sitôt poubelle. D’où que les "contre" soient de nouveau "pour", t’vois. Imagine un peu qu’un ou deux neurones se soient égarés dans les plumes du GROS canard sans tête : juste assez pour que le gros n’éléphant (c’est la somme de vous autres : les "contre" d’origine) l’impressionne et lui fasse opérer un demi-tour avant qu’il n’aille s’écrabouiller. (Cela reste de l’imaginaire, bien sûr : on n’a jamais vu un GROS canard faire montre de sagesse : surtout sans tête.) Aïe aïe aïe : dans ce cas, malheureux, le PROJET n°344 reste une loi non écrite ! Elle est donc applicable, et appliquée ; ce qu’elle ne serait pas si elle était écrite : pfuit ! te dis-je ! (Comment cela, personne ne le dit ? Mais évidemment que personne ne le dit : on ne saurait dire ce qui n’est pas écrit !)

3899535249.jpg
podcast

       C’est ainsi, que veux-tu : il faut savoir composer avec son époque. Quand celle-ci est en phase terminale de décadence, il faut apprendre à décrypter sur le tas : si tu milites "contre" un PROJET de loi néfaste, il suffit que tu manifestes "pour", et l’affaire est dans le sac : avec un peu de bol, elle passe… et pfuit : terminée, kaputt. Si tu milites "pour", même topo : tu manifestes "contre". Encore n’est-ce là que de la contradiction externe : celle-ci n’étant pas avare de contagion parfois sévère en interne. Tu prends par exemple un manifestant officiellement estampillé "contre", manifestant "contre" et toussa. Nous sommes d’accord : dans cet exemple, nous parlons bien du manifestant "contre" le bidule n°344. Dès lors, on l’imagine aisément en privé comme étant plutôt "pour" le mariage dit traditionnel (puisque telle est tout de même un peu la toile de fond dudit bidule). Pas de chance, mon garçon : tu as encore oublié de composer avec ton époque ! Eh oui : à présent, on peut parfaitement être "contre" le bidule n°344, "pour" le mariage dit traditionnel… mais aussi "pour" la protection [33, notes<236>] affiliée au ministère de la Justice : donc, "pour" le contenant du mariage dit traditionnel, tout en se positionnant résolument "contre" le contenu ! Cette dernière considération l’emporte sur tout le reste : puisque précisément, elle ressort de la loi non écrite.  Un mets de choix pour les vers du cadavre…

       Ah : ne m’en veux pas si je ne viens pas jouer au n’éléphant avec vous. Ce n’est pas que je sois "contre", hein ? Mais ce n’est pas que je sois "pour" non plus, t’vois : c’est même tout le contraire [41, note 63], allez. Si j’avais été cornac, je ne dis pas ! Oups : si je ne dis pas, je n’écr

Et-couic--2-norme-sociale.jpg
PS. Vilain petit canard, peut-être… mais avec sa tête !

____________________________

QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)

Guillaume%20Tell.jpg

Les suisses se révoltent contre la "psychiatrie"© 

Jeudi 17 janvier 2013


____________________________

Les commentaires sont fermés.