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dimanche, 27 janvier 2013

Les colles des éléphants.

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[(32)] – [*]

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[Dimanche 27 janvier 2013]
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
12,12-30. {*}{<}{
*}{*}
Frères, prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l'unique Esprit.
Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d'un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L'oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l'œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps. Si, dans le corps, il n'y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S'il n'y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l'a voulu. S'il n'y en avait qu'un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L'œil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous ».
Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins respectables, c'est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n'est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu'on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : il a voulu qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, tous partagent sa joie [7]. Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps.

Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l'Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d'assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n'est pas apôtre, tout le monde n'est pas prophète, ni chargé d'enseigner ; tout le monde n'a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.

Logo école des fans.jpg« Bonjour, mon petit bonhomme : et toi, qu’est-ce que tu vas nous interpréter ? Mais d’abord, comment t’appelles-tu ?
- Ben.. je sais pas.
- Comment, tu ne sais pas ? Tu n’as pas de nom ?
- Si : mais je sais pas lequel choisir [1][2][3][4][5].
- Aaaaah bon ? Parce que tu en as plusieurs ? Celle-là, on ne me l’avait jamais faite !
- Nan c’est pas ça : mais je veux être comme mon papa.
- Parce qu’il a plusieurs noms, ton papa ? Et il s’appelle comment, ton papa ?
- Nan c’est pas ça non plus…
- Non, je te demande comment il s’app…
- Oui, je sais. Justement : c’est pas du tout lui qui s’appelle, mais des gens qui disent des paroles mystérieuses ayant le don de la division en des tas de noms [6, APR note 21][7], et non pas d’un seul. Et comme mon papa a beau dire : « Je ne suis pas lapin [8][9], donc je ne suis pas parti me terrer [10][11] », ça fait rien : en dehors de lui, on dispose de ses différents noms comme on veut. Mais par derrière, hein [12][13][14][15,Jn(2)] : donc, finalement ces gens ne l’appellent pas non plus… en tout cas, pas par devant [16, APR note 9] ! 
- Et toi aussi, tu voudrais avoir le don de la division ?
- Ben évidemment !
- Ah, pourquoi est-ce si évident ?
- Parce que je serais le premier de la classe en arithmétique, pardi ! Et puis… j’en ai un peu marre de me faire coller par la maîtresse…

- … parce que la division, ce n’est pas ton point fort, pas vrai ?
- Ben non : je suis pas docteur [17, notes 167 à 171], moi !
- Docteur, quel rapport ? Et puis dis donc, tu as bien le temps, sacré bonhomme ! En tout cas, au moins nous saurons ce que tu veux faire quand tu seras grand avant même de savoir comment tu t’appelles ! Bravo : c’est un très beau métier, tu sais.
- Ben non : je veux pas spécialement être docteur. Pourquoi vous dites ça ?
- C’est toi qui m’as parlé le premier de docteur, pas moi… comme si tu regrettais de ne pas déjà l’être !
- Mais non, pas du tout [18] ! C’est à cause de ma maman…
- Ah ? Elle est médecin, ta maman ?
- Ben non justement, elle ne l’est pas. Mais elle dit tout le temps : « Je ne suis pas médecin, donc papa devrait être parti [19, notes 115 à 117] », alors qu’il fait toujours partie de la famille [20, notes 10,11] !

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[*][*][>339][*][>166][*][*]

- Ouh là là : ce n’est pas un peu compliqué [21, note<21>], ton histoire ?
- Ben si : c’est bien pour ça qu’il faut au moins être docteur pour la comprendre…
- Aïe… et comme ta maman ne l’est pas…
-  Non, mais c’est tout comme !
- Ah, tant mieux : alors ça doit lui paraître moins compliqué à elle.
- Nan, c’est pas ça : c’est tout comme… si elle avait compris [22, APR note 51], vous comprenez ?
- De moins en moins, je le crains…
- Ben voilà : vous non plus, vous n’êtes pas docteur !
- Eh non : je ne suis qu’un simple présentateur.
- Ah oui : alors il faut que les gens soient présents avec vous, alors ?
- Évidemment : pour un p’tit bonhomme haut comme trois pommes, tu en poses de drôles de questions !
- Peut-être, mais c’est ça qui fait toute votre différence avec le docteur.
- La différence ? Quelle différence ?
- C’est que le docteur peut dire au malade : « Je n’ai pas besoin de toi » pour savoir qu’il est malade [23][24][25][26][27][28, APR note 82] et disposer de différents noms de maladies comme il veut… et surtout, comme veulent tous ceux qui n’ont pas non plus besoin du malade. Il peut même ne rien lui dire du tout, tout simplement parce qu’il ne l’a jamais vu [29][30][31, notes 187 à 193]. Donc, le pied, l’oreille auront beau dire ce qu’ils veulent, dans un sens ou dans un autre : pour lui, ça lui est complètement égal. Tandis que vous, vous avez besoin de nous : sans nous, qui vous regarderait, hein ?
- Alors là, pour le coup oublions ta maîtresse : c’est toi qui me colles
[32] !
- Mais monsieur… nous sommes dimanche !
- Oui, et alors ?
- Y a pas d’école le dimanche !!!
- Bon. Personne ne sait comment tu t’appelles -pas même toi-… mais à présent, tout le monde sait que tu es un rigolo, dis donc ! Alors, tu es venu avec ton papa et ta maman ?
- Non : maman, elle est pas là.
- Ah bon ? Elle n’a pas voulu venir ?
- C’est pas ça : c’est parce qu’elle est à "la manif’ pour tous"
[33][34].
- Elle est "contre"[33, notes 23>35], alors ?
- Ça, vous pouvez le dire !
- Dans ce cas, je comprends qu’elle ne soit pas là… mais attends une minute : tu m’as bien dit "la manif’ pour tous" ?
- Oui, c’est bien ça.
- Mais, euh… comment dire ? Ce n’est pas exactement celle-là, ce dimanche. Parce que celle de "la manif’ pour tous", si je ne m’abuse c’était celle de l’autre dimanche, avec ceux qui sont "contre" : pas de ceux qui sont "pour". Et ce dimanche, c’est justement celle de ceux qui sont "pour". Elle ne se serait pas trompée de jour, par hasard ?
- Pas du tout : elle était bien à celle de l’autre dimanche. Mais comme elle est à fond dans "le mariage pour tous"©[36, APR note 46], elle y est aussi !
- Enfin, mon bonhomme, ou on est "pour", ou on est "contre" : ce n’est pas possible d’être les deux en même temps [37, APR note 44]  !
- Si, si : maintenant, c’est possible. Il suffit de "ne pas être docteur"[17, notes 167 à 171] et hop ! grâce à lui, tout devient possible.
- Décidément, tu y tiens à ton "docteur" : ça devient une manie, oui !
- Oh, moi je m’en fiche du docteur : mais maman, non.
- Pourquoi ? Elle est souffrante ? Pourtant, à courir ainsi toutes les manifs’, elle a l’air en pleine forme !
- Eh non, c’est pas ça non plus : elle va très bien !
- À la bonne heure ! Et ton papa, lui est venu, au moins ?
- C’est-à-dire que…
- Quoi ? Il n’est pas là non plus ?
- Ben non.
- Lui aussi, il court les manifs’ ?
- Ben non : aucune.
- J’y suis : c’est lui qui est souffrant, c’est ça ? C’est ça qui l’en empêche… et c’est pour ça que ta maman vous fait de la "doctoromanie" : je me trompe ?
- Ben… oui et non.
- Comment cela, oui et non ? Ou il va bien, ou il va mal ! C’est comme pour  les manifs’ : ce n’est pas possible d’être les deux en même temps [37, APR note 44]  !
- Si, si : maintenant, c’est possible. Il suffit de "ne pas être docteur"[17, notes 167 à 171] et hop ! grâce à lui, tout devient possible.
- Tu ne nous l’as pas déjà dit ? Tu nous as décidément des paroles bien mystérieuses !
- Pas du tout : il n’y a pas de mystère. Quand on n’est pas docteur, il suffit de répéter tout le temps [33, notes<78,79>] des paroles de docteur [38] et hop ! grâce à lui, tout devient "clair"©[39, APR note 55][40][41]. En tout cas, c’est ce que maman dit tout le temps…

 

- Mouais. En attendant, ton papa devrait au moins être là et il n’y est pas non plus.
- Oui, mais ça c’est relativement normal [42] : parce qu’en fait, il ne devrait pas y être [19, notes 115 à 117].
- Tu trouves ça normal, toi ?
- Moi non, au contraire : mais maman, oui. Et avec elle, tous ses maris [43, note 88/2][44, note 19][45, notes 348,349]
3 papas sans papa.jpg- Tous ses… maris ? 8| J’y suis ! (I) Ton papa, c’est comme ton nom : tu ne sais pas lequel choisir ? Bon sang : quelle famille ! -8 En tout cas, maintenant je comprends mieux que ta maman soit aussi à la manif’ d’aujourd’hui…
- Oui… sauf que je sais quand même QUEL papa choisir.
- Très bien ! Alors, lequel ?
- Ben : mon papa, tout simplement. Remarquez que je ne suis pas tellement à plaindre : si je suis là, c’est parce que je suis venu avec trois autres "papas".
- Hein ? TROIS papas pour toi tout seul ? :o
- Et encore,  ce n’est  là qu’un échantillon : j’en ai bien plus !
- Bigre. Et des trois qui sont là, lequel as-tu choisi ?
- Ben, aucun évidemment : puisque je vous ai dit que mon papa était pas là !
- C’est vrai : où avais-je la tête ? (À ce régime, pas sûr de la conserver jusqu’à la fin de l’émission… :?) Les caméras : un zoom vers la salle, sur les trois drôles de papas de notre petit bonhomme, je vous prie ! Tu nous les montres ? Ils nous font des signes ?
- Ça par contre, c’est pas possible !tteletour.gif
- Comment cela, ce n’est pas possible ? Tu ne veux pas nous les montrer ?
- Non : ce sont eux qui ne veulent pas…
- Ils ont peur de la télé ?
- Pas complètement : ce qui est "télé"[28, APR note 82], ils adorent… comme le docteur [0, notes 23 à 31][46, APR note 40][47, note 54], d’ailleurs. On peut prendre des tas de comparaisons… mais eux, ils prennent le tout-venant sans comparution [48]. Et vous savez quoi ? Le docteur, il a beau adorer : il est tellement "discret" que s’il se voit encore trop paraître à la télé, ça finit par l’agacer et il s’arrange pour qu’on le voit moins [49] : à sa façon, lui aussi finalement, il fait dans la non comparution !
- Eh bien dis donc : heureusement que nous ne procédons pas comme cela ici... Parce que chez nous, il y a quand même la "vision" après la "télé" !

Vu TV.jpg[>40][*]

- Oui, mais pas chez eux : depuis que le docteur rend tout possible (sauf ça, puis sa binette… mais pas son râteau [50]), tout est dans le non-dit [51, APR note 24], le non écrit [36, note 46>52] (surtout entre les lignes [16, APR note 10][53, note 36]), le non vu, le non entendu, le non compris [22, APR note 51][54] et toussa. C’est le pied, quoi… bien que celui-là, ils n’en aient toujours pas besoin [0,  APR note 31] !
- Je vois… enfin non justement, jusqu’à présent je n’ai rien vu -ni personne- avec tes histoires ! Soit : tes trois "papas" ne veulent pas se montrer. Mais tu es tout de même venu avec eux… et toi, tu auras sûrement envie de nous les montrer, n’est-ce pas ?
- Oui, mais…
- Tu as peur qu’ils te grondent après l’émission, c’est cela ?
- Non, pas du tout. C’est que… je ne sais pas à quoi elles ressemblent exactement.
- Qu… QUOI ? Tous les bouts d’chou qui sont passés ici ont tous su me montrer un seul papa. Toi, tu débarques avec trois à toi tout seul et aucun d’entre eux n’est présentable ? C’est un comble !! Mais au fait…
- Oui ?
- Pourquoi nous as-tu dit "elles" à propos de tes "papas" invisibles ?
- Ben… parce que ce sont des filles, évidemment !
- Des… FILLES ? On a beau n’avoir rien vu, on aura tout entendu : des filles, à présent ! Mais dans ce cas, même à se vouloir "pour" la manif’ d’aujourd’hui, ce sont des "mamans", pas des "papas" !
Sanglier Reiser censuré.jpg- Non, non : ce sont des
"papas"… vu qu’elles remplacent mon papa, depuis que maman s’est mariée avec elles.
- Ta maman s’est mariée avec elles ? Mais c’est de la polygamie !
- En plus, elle leur a donné plein de sous pour qu’elles se marient avec elle !
- Des sous ? Mais c’est de la prostitution !
- Ah bon ? Pourtant, maman trouve que c’est honorable et convenable [55]. D’ailleurs, il paraît que verser des sous à ces papas-là, ça s’appelle des "zones horaires". Donc, je suppose que ça leur convient à certaines heures de recevoir tous ces sous afin d’êtres papas à la place de papa… mais à toute heure, puisqu’elles savent mieux que papa ce qui nous convient.
- Et toi, ça te convient ?
- Moi ? Pas du tout ! Mais tout le monde s’en fiche : rapport au non vu, non entendu, non compris et toussa, voyez…
- Quant à ton papa, je n’ose pas te poser la question !
- Pourquoi ? Vous êtes timide ? Comment ça se fait que vous êtes présentateur à la télé, alors ?
- Sacré galopin ! Non : je voulais dire que ton papa, tout ça n’a pas dû lui convenir non plus, n’est-ce pas ?
- Ben non, pas vraiment ! Mais avec lui, c’est pareil que moi : non vu, non entendu, non compris, et tout le bazar. En plus, ça s’arrête pas là : en voyant qu’il y avait plein de sous à la maison, mes trois "papas" lui en ont même réclamé à lui [56] !
- Noooooon ? Et ça ne lui a pas convenu davantage, pas vrai ?
- Ben non, évidemment ! D’ailleurs, même s’il avait voulu il aurait pas pu [57]. Mais c’est toujours pareil, je vous dis : pas vu, pas entendu… même qu’à force de leur écrire et de leur mettre mille fois les points sur les i devant tout le monde [58, notes 100 à 105], mon papa s’est demandé si en plus, elles savaient seulement lire [59, APR note 100] ; c’est pas avec de pareils "papas" que je vais faire des progrès en grammaire à l’école !
- Il y a quand même un truc que je n’arrive pas à comprendre : tu me dis que ne sais pas à quoi elles ressemblent exactement ; mais tu es venu avec eux… enfin, avec elles ?
- Bien obligé !
- Bon. Mais que cela te convienne ou non, tu dois bien les apercevoir dans le public…

- Ben non : avec ce fichu régime de non vu, non entendu, et de toutes sortes de "non" (sauf du pouvoir de ce nom [60]),  pas de main, pas de pied, pas d’œil, pas d’oreille… pas de corps, quoi !
- Comme cela au moins, il n’y a pas de division dans le corps, c’est sûr…
- Sans compter que mes "papas" sont toujours très occupées : c’est pour ça que je les ai jamais vues…
- Ah oui ? Occupées à quoi ?
- Ben, à se marier, tout simplement !
- Encore ? Ta maman ne leur suffit pas ?
- Sûrement pas : elles se marient au minimum une dizaine de fois chaque semaine [61,§5] ! Vous pensez bien : tant qu’on leur donne des sous pour se marier avec elles, elles ne disent pas non !
- C’est vrai qu’à ces occasions, c’est plutôt "oui" que l’on est censé dire ; en attendant, quelle santé… Mais dis-moi, personne ne dit rien ? Parce qu’en principe, que l’on soit "pour" avec la manif’ de ce jour -ou "contre" avec l’autre (ou les deux comme ta maman)-, je ne sache pas que l’on puisse se marier avec plus d’une personne à la fois : que ce soit en même temps ou l’une après l’autre ! Sans être bégueule, disons que ce n’est pas vraiment permis
[62]
- Pourquoi voulez-vous que quelqu’un dise quelque chose ? Et le non-dit, alors ? Vous en faites quoi ?
- Ah ben oui, évidemment : vu sous cet angle. À propos de non-dit, nous en sommes toujours au non-voir : j’ai l’air de quoi, moi, à n’avoir personne à présenter à la télévision ?
- Et moi alors, vous ne me voyez pas ?
-
Ça oui ! Et pour t’entendre, on t’entend aussi… sans même que tu n’aies encore poussé la chansonnette : voilà qui est déconcertant !
- Déconcertant, c’est quand on enlève les concertistes, c’est ça ?
- Euh… si tu veux. Bien : à défaut de les voir, tu connais leur nom à tes "papas" ?
- Oui, oui.
- Ah : bonne nouvelle. Elles n’en ont pas plusieurs, j’espère ?
- Non, non.
- Ouuuuuf : nous l’avons échappé belle !
- Ah ? Pourquoi ?
- Parce que j’avais peur qu’elle en aient beaucoup, comme ton papa. Alors tu imagines : multipliés par trois, nous en serions à peine venus à bout, à l’issue de toute une saison d’émissions comme celle-ci !
- Mais non : ne vous en faites pas. Ce sont Nana [63], Lisa [64] et Zaza [65] : voilà, c’est tout !
- Eh bien au moins ça rime avec "papa" : c’est déjà cela. Récapitulons : ta maman n’est pas là, et ton papa non plus. Il faut dire… avec  tes trois "papas" de substitution qui sont là (mais q
510389459.jpgue personne ne voit), je suppose qu’il n’a pas voulu leur faire de l’ombre…
- Naaaaaan c’est pas ça !
- Ah non ? Pourquoi ne t’a-t-il pas accompagné, alors ?
- Il aurait bien voulu, mais il ne pouvait pas…
- Il travaille le dimanche, peut-être ? Il est boulanger… ou pharmacien de garde ? Ah : tu ne m’as pas dit, justement : il fait quoi, ton papa ?
- Mon papa ? Il fait
peur [20, notes 151/2>195][66][67][68] !
- Mais ce n’est pas un métier, ça !
- Ça c’est vous qui le dites : vous n’imaginez pas tous les membres de professions diverses qui en vivent. Et tous ces membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps [69]. Ah mon Dieu qu’c’est embêtant [70, APR note 22]
- Qu’est-ce qui est donc si embêtant ?
- Que ce "seul corps" s’arrache celui de mon papa, tout simplement : lui aussi il est bien embêté, vous savez. Mais officiellement, c’est lui qui les "embête"
© : sinon ils ne pourraient pas en vivre.
- Comment donc peut-il faire vivre ainsi tant de gens ? Je croyais qu’il n’avait pas même de quoi fournir
[0,  notes 56,57] de quoi subsister à tes trois "papas" ? Ils… enfin elles font bien partie de ceux qui en vivent [71][72][73], non ?
- Tout à fait ! il n’empêche que même sans un sou, grâce au docteur…
- Encore lui ? Mais il est partout
[74, notes 14 à 21] !
-…et nulle part
[24][30]. Eh bien mon papa, c’est un peu pareil : sans un sou, il en 274477508.jpgrapporte [75][76][77][78][79] beaucoup à ceux qui en ont déjà [80]. Il suffit de faire peur [17][81, APR note 20][82, APR note 151] (notamment à ceux qui en ont un peu plus que lui) et hop ! ça occupe et enrichit beaucoup de monde : une vraie mine d’or [83] !  Et vous osez dire que ce n’est pas un métier ?
- Bon, d’accord : je retire. Mais s’il occupe si efficacement les autres, cela ne l’occupe pas assez lui-même pour ne pas t’avoir accompagné ? Nous autres, nous ne le connaissons pas : alors, même pas peur !
- Et après ?
- Après quoi ?
- Nana, Liza et Zaza ne le connaissent pas plus que vous : ça ne les pas empêchées d’agir exactement comme si elles en avaient eu très très peur.
- Soit : je retire aussi. Tu vois : je suis conciliant !
- Ah ? Vous aussi ?
- Pourquoi ? Tu connais quelqu’un d’autre de conciliant ?
- Ben oui : Liza, justement
[84! Mais c’est bizarre : avec elle, ça fait pas pareil au bout du compte…
- …et au bout du compte, on ne sait toujours pas pourquoi ton papa n’a pas pu être avec toi alors qu’il aurait bien voulu.
- Ben, c’est pas compliqué : parce qu’il est à… "l’hôpital"©.
-
À l’hôpital ? Bonté divine : ce n’est que maintenant que tu nous l’apprends ! Je comprends tout, à présent !

Et il est où ton papa à l'hôpital.jpg

- Vous comprenez quoi ?
- Eh bien, ta fameuse "doctoromanie" : c’est lui qui est médecin, pas ta maman. Médecin de garde hospitalier : d’où qu’il soit coincé, évidemment !
- …et il dispose de différents noms de maladies comme il veut
[0,  APR note 28], vous vous souvenez ? Il se donnerait donc à lui-même des noms dont il ne veut pas ?
- Hum… oui, tu as raison : dans ces conditions, comment mon raisonnement pourrait-il tenir si ton papa se divise contre lui-même ?

______________________

[Lundi 28 janvier 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,22-30
{
*}{*(3d)}
{Mt}{Mt}{Mt(1)}/{Lc}{Lc}{Lc}{Lc}{Lc}{Lc}
Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? [?] Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir. Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir ; c'en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté [*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*]. Alors seulement il pillera sa maison. [*|*][*][*]
Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours [52>54]. »

Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

______________________

- Dans ce cas, il ne doit pas faire partie du personnel hospitalier… même subalterne ; ça ne tient pas non plus, puisque c’est la même maison. Alors… il a eu un accident, c’est cela ?
- Un accident ? Ah non, pas du tout. Au contraire !
- Au contraire ?

- Ben oui :  il bataille ferme
[85, APR note 24][86] pour se l’ÉVITER, cet accident [81, notes 18][87][88, note 13][89, notes 83,84][90, note 15][91] !
- Eh bien, tant mieux ! Mais dans ce cas, qu’est-ce qu’il fiche à l’hôpital ? Si on y va, c’est justement parce qu’on n’a pas réussi à éviter un accident, non ?
- Dans celui-là, non [81, notes 9 à 17] : pas tout à fait. Au contraire encore : c’est parce qu’on n’a pas réussi à entrer dans la maison et piller les biens de quelqu’un ayant réussi à éviter un accident en externe qu’on cherche d’abord à le ligoter : alors seulement on pourra piller sa maison [92][93][94, APR note 95][95,11][96,Mt(VIII)]. Donc, on va raconter qu’il "s’est dressé contre lui-même afin d’en finir"©[97, APR note 63][98, notes<29>]. Or, on pardonne tout tant qu’il s’agit d’un accident. Mais si quelqu’un "se dresse contre soi-même afin d’en finir"©, il ne s’agit plus d’un accident, vous êtes d’accord ?
- Euh… oui, si tu veux.
- Eh bien ça, ça ne pardonne jamais. Sauf à une condition…
- Ah oui ? Laquelle ?
- Ben : que celui qui "s’est dressé contre lui-même afin d’en finir"
© aille à l’"l’hôpital"©, justement !
- Tiens donc : pour quoi faire s’il n’y a pas eu d’accident ?
- Pour qu’il aille se faire "déposséder"
© de cet "esprit impur"©[39, APR note 55][99]  -6 qui lui a dicté de "se dresser contre lui-même afin d’en finir"©, voyons !
- Et ça marche ?
- Pas du tout : ça lui donne plutôt des raisons supplémentaires (ou des raisons s’il n’en avait pas) de "se dresser contre lui-même afin d’en finir"
©[100, APR note 13] ! :'(

Montage-la-joie-de-vivre2.jpg

[*][*]


- Mais c’est dingue ! Comment un hôpital peut-il expulser ainsi sa raison d’être en faisant le contraire de ce qu’il dit [95, notes 13][101, APR note 414][102, notes<72>] ? S’il se divise ainsi, il ne peut pas tenir !
- Ben si, il tient le coup. Et vous savez comment ? C’est pas compliqué : d’abord en multipliant
[103] la division [41][104][105][106][107>108]
- Ensuite ?
- Ensuite, en braquant les projecteurs sur la multiplication plutôt que sur la division : ce 1185479686.jpgqui demande une certaine souplesse d’esprit de calcul [109][110].
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Parce que chez le docteur aussi, on doit savoir en même temps multiplier les chiffres qui divisent, et diviser ceux qui multiplient
[89, notes 47 à 50].
- En effet : voilà qui est délicat !
- D’où que chez ceux qui ne sont pas docteurs, il ne soit pas bien vu (quand on voit quelqu’un ou quelque chose 8)) de savoir compter jusqu’à dix [111][102,  APR note 37] : comme ça, personne ne s’aperçoit de rien. ;)
- Mais c’est du délire !!!
- Eh bien justement, ça
[53,[1],notes 18>92] c’est le docteur qui en décide [102,  APR note 67][113… seul ou en auto-"débats"[114][115][116][116bis] entre oui-demandeurs [117,3°)][118] : c’est pareil. Comme ça, tout le monde [83, note<12>] reste soit dans le non-dit [51, APR note 24], soit dans le contredit sans contradicteur mais avec des tas de copains [107, notes 119 à 124].
- Sans contradicteur ? C’est contradictoire, non ?
- Waow : vous multipliez bien, vous aussi ! (Mais attention, hein : jusqu’à dix, pas plus.
:P)
- Mouais ! Mais dis-moi : qu’entends-tu par "oui-demandeurs" ?
- Eh ben voilà : c’est grâce à eux qu’on a droit aux miracles !
- Aux miracles ? Comment peut-on appeler "miracles" de tels imbroglios, qui semblent multiplier les divisions à foison sans que cela ne choque personne
[119, APR note 142][120, note 305] ?
- Ben justement, c’est ÇA le miracle ! Que ça tienne si bien debout alors même que RIEN ne tient [121, note 36][122, notes 47,61][123, notes 64,65][124][125, note 70][126] de tout ce que ça TOUCHe [127] !…
-
Évidemment : vu sous cet angle
-8… mais que viennent faire tes "oui-demandeurs" là-dedans ?
- Rien non plus.
- Ah ! Dans
1660420311.jpgce cas, comment leur doit-on ces… euh, "miracles" ?
- En ce qu’ils ne font rien mais font faire, tout simplement ! Vous prenez un bâton de dynamite, par exemple [128, APR note 50] ; puis vous allumez la mèche. BOUM ! [31, APR note 105], fait la dynamite. Mais c’est bien le bâton qui a fait BOUM !, pas vous : on est bien d’accord ?
- Oui, mais où veux-tu en venir ?
- Eh bien, à vous signaler que les "oui-demandeurs", c’est exactement pareil : ils font faire BOUM ! à d’autres afin d’éviter de faire BOUM ! eux-mêmes.
- Ah ? Mais alors, qui fait
BOUM ! dans l’histoire ?
- Ben, les non-demandeurs [129][60], évidemment : qui voulez-vous que ce soit ? Les oui-demandeurs, ils sont déjà repartis se mettre à l’abri [130][131][132][133] : c’est qu’ils ne tiennent ni aux retours de bâton [107, notes 108] ni à "se dresser contre eux-mêmes afin d’en finir"©, eux ! Le maître artificier, c’est alors le docteur qui est chargé d’en saigner de faire BOUM ! pour eux : en matière d’artifices, il est rudement calé [134][135][136][137][138][139][140][141][142][143][144], vous savez !

Montage Boum le petit tambour.jpg
[*][*]

A propos de l'auteur.jpg[*]

- Mais c’est complètement idiot [145] ! Que diraient les téléspectateurs si j’invitais des enfants à l’émission, que je les laisse en coulisses et que je chante à leur place, hein ? Et personne ne dit rien ?
- Au contraire : tout  le monde applaudit. Et vous savez quoi ? Justement PARCE QUE tout le monde n’est que "téléspectateur" !
- Décidément : nous ne fonctionnons pas de la même manière… Bien : si je résume la situation, ton papa est à l’hôpital sans faire partie du personnel ni avoir eu le moindre accident. De plus, pour batailler ferme afin d’en éviter un, il faut tenir une super-forme ! Ce qui nous élimine à son tour une raison de maladie. J’y suis : il doit faire partie d’un personnel non médical ; de nettoyage, d’intendance [146] ou que sais-je…
- Là, vous y êtes ! Sauf qu’il ne fait pas partie du personnel.
- Tu te fiches de moi ? Il en fait partie, oui ou non ?
- Oui, mais pas au titre du personnel.
- Allons bon : au titre de quoi, alors ?
- Ben : au titre du matériel
[147][148, notes 77 à 80][149][150][151][152][153], évidemment !
- Du… matériel ? Mais c’est abominable !
- Avec le docteur, non : c’est "prestigieux"
©[154, note 3>155]. Grâce à quoi (et grâce à lui), c’est UNIQUEMENT le matériel qui est perçu [156, notes 23 à 26][157][158, notes<323>] par tout le monde comme étant "abominable"©[159].
- Mais enfin : et notre invité, alors ?
- Votre invité ?
- Eh bien oui, notre invité : qu’est-ce que tu en fais ?
Ça flanque sa chanson par terre !
- Sa chanson ?…
- Tiens, écoute ! Paul, s’il te plaît ? Tu peux nous en fredonner quelques extraits pour notre petit bonhomme ?
[Paul]- Bien volontiers, Jacques [160][158][161] ! Pianiste ?
« Frères, prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps. »

« Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d'un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du c... »

- STOOOOOP !…
[Jacques]- Eh bien dis donc, tu ne manques pas de toupet, toi : Non seulement tu ne nous as encore rien chanté, mais tu te permets d’interrompre notre invité !
- Oups, désolé. Mais justement, vous aviez raison : même sans moi, elle est de toute façon déjà par terre, la chanson.
- Que veux-tu dire ?
- Ben… le corps humain se composant de plusieurs membres, avec le docteur c’est fini, ça. Il n’y a plus qu’un seul corps… et c’est le docteur qui l’incarne, les autres membres lui étant soumis [162][163]. D’ailleurs, c’est pour ça que papa est à "l’hôpital"©. Il a beau dire : « Je ne suis pas malade [9], donc je ne fais pas partie de cette imposture [164] », paf [165] ! il en fait toujours partie.
Mais vous pouvez continuer, M’sieur Paul : pardon
[166] de vous avoir coupé le sifflet…
[Paul]– Bien : alors, reprenons.
« L'œil ne peut pas dire à la main : "Je n'ai pas besoin de toi" ; la tête ne peut pas dire aux pieds : "Je n'ai pas besoin de vous"… »
- Pssssst M’sieur…
- Oui, mais tout bas, alors : sinon Paul finirait par prendre la mouche
[167][168]
- D’ac’ : c’était juste pour vous signaler que ça, c’était pareil, que…
-… que maintenant, "avec le docteur" l’œil pouvait dire à la main :
"Je n'ai pas besoin de toi" etc. ?
- Oui c’est ça ! Comment vous avez deviné ?
- Disons que je commence à prendre le pli… mais chut !
[Paul]- « Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins respectables, c'est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n'est pas nécessaire. […] Il a voulu qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, tous partagent sa joie. »
« Tout le monde évidemment n'est pas apôtre, tout le monde n'est pas prophète, ni chargé d'enseigner ; tout le monde n'a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter. »
[Jacques]- Merci, Paul : bravo. La salle peut applaudir ! Mais… tu n’applaudis pas ?
podcast
- Ben non…
-
Ça par exemple : alors, pourquoi as-tu voulu participer si tu n’aimes pas les chansons de notre invité ?
- C’est pas ça : j’aime beaucoup, au contraire. Mais il me paraît indispensable de les corriger en partie… même si c’est évidemment un peu délicat.
- Je vois : encore une fois en l’espèce [169, note 62], j’imagine que le texte de notre ami Paul nécessite un léger toilettage… "avec le docteur" et son hôpital : c’est bien ça ?
- Ben oui…
- Dans ce cas, nous t’écoutons… au point où nous en sommes. Mais attention !
- Oui ?
- Pas question de chanter [170][171][172][173][174][175][176][177][178] après cela : nous n’aurons plus le temps [179]. Par conséquent, c’est là-dessus que tes petits camarades te donneront une note : d’accord ?
- Bon, d’accord. Alors, ne vous en faites pas : ce ne sera pas long. Déjà, non seulement "tout le monde n'a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter"… mais plus personne n’a à faire tout ça, sauf…
- …sauf le docteur, je parie !
- Ben oui : vous le saviez ?
- Non, mais comment dire… je l’ai encore deviné [180?]. En plus, tu m’as un peu mis sur la piste : qui, mieux qu’un docteur pourrait "guérir"[181, note 3][182, APR note 86][183] ? Les "miracles", nous en avons déjà parlé [0, notes 121 à 127]. Quant aux "paroles mystérieuses", avec son jargon, hein ? Alors, inutile de te dire [158, note 102] que lui seul peut les "interpréter" !
- Oui mais, vous avez l’air d’oublier un truc…
- Ah ? Lequel ?
- Que toussa, c’est du pipeau
[164][184][185][186][187] !
- Non, non : je n’ai pas oublié, rassure-toi ! Simplement, je m’arrêtais juste aux mots
[188, notes 25 à 45][189][190], surtout pas aux faits [0, notes 101,102][17] : nous sommes là pour nous divertir, pas vrai ?
- Et de savoir que le docteur soit désormais seul "apôtre [191, notes 517 à 537], prophète [192, notes 85 à 111][26][96,Mt(XII)][193, APR note 55] et chargé d’enseigner"[194, APR note 18], vous trouvez ça divertissant, vous ?
- Euh… plutôt "rafraîchissant"
[195][196][197][198][199][200][201][202][203][204][205][206][207], dirons-nous. Surtout qu’à t’entendre, on lui refourgue dans son hôpital des gens qui n’ont mal absolument nulle part [70, APR note 18][81][208][208bis][117][209]
- N’est-ce pas ? Alors, justement : "les parties du corps qui passent pour moins respectables, c'est elles que nous traitons avec plus de respect", pfuit ! terminé, dépassé. Avec le docteur, le respect ça se redéfinit si nécessaire [210, APR note 44>95,6][211, APR note 129][193, notes<110>]. Et grâce à lui, c’est évidemment TOUT LE TEMPS nécessaire  : à partir de là, tout le monde peut traiter [212][6] comme il veut les "parties du corps qui passent pour moins respectables". C’est merveilleux [213], non ?
- Peut-être pas pour tout le monde, non ?
- Pas pour les "parties du corps qui passent pour moins respectables", vous voulez dire ?
- Bien sûr.
- On s’en fiche, puisque plus personne ne les respecte !

- Eh bien, c’est du joli… Il n’empêche : à la longue, quelqu’un devrait finir par s’apercevoir de la supercherie, non ? Parce qu’en dehors du divertissement et des mots, les résultats concrets de la redéfinition devraient être parlants [213, notes 77 à 84] ?
- Oui, mais on les fait taire
[214, APR note 26].
- Ah ? Comment ?
- C’est pas compliqué : en reprenant quelques morceaux choisis [194, APR note 43][215, notes 36,37][216, notes 50,51][217, notes 36,37][218, notes 28 à 30][219] de la chanson de votre invité.
- De… Paul ?
- Mais oui ! Ce morceau-là, par exemple : « …que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, tous partagent sa joie. »
- Eh bien, il est impeccable, ce morceau ! Comment peut-on faire taire des "parties du corps qui passent pour moins respectables" avec ça ? Au contraire, avec l’autre morceau…
- …"celles qui passent pour moins respectables, c'est elles que nous traitons avec plus de respect" ?
- Oui, c’est bien celui-là.
- Mais c’est AUSSI celui-là qui a été
nécessairement redéfini, rappelez-vous !
- Ah mais oui, suis-je bête. Donc…
- Donc, il ne fait SURTOUT pas partie des morceaux choisis, évidemment. Or, comme le docteur est à présent le seul à pouvoir le faire, c’est lui qui va "interpréter" le morceau de mon exemple.
- Ah ? Je veux dire… aïe.
- Et vous dites bien. Parce que, pour cultiver [220] entre les différents membres le souci [221] des uns des autres long comme le bras [222][82, APR note 151], il n’est pas manchot ! Mais uniquement pour cela [200][223] : après, il fait comme tout le monde.
- C’est-à-dire ?
- Ben, il se carapate [0, notes 130 à 144] avant le BOUM !, pardi ! S’il veut bien être un docteur inconnu [224, APR note 25], il le veut un peu moins sous un arc de triomphe : plutôt "héros"©[225] parti à temps qu’attendre d’être héros de la patrie [226] !

Montage flamme inconnue2.jpg

 - Bon. Mais je persiste. Si nous continuons le morceau choisi, nous avons : "si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance". Puisque tout le monde est parti se planquer, comment fait-on pour récupérer le machin au profit du docteur ? Tu as tout faux là-dessus : il n’y a AUCUN membre à partager la souffrance de l’explosé.
- Pas la peine.
- Ah non ? Pourquoi ?
- Parce qu’une fois qu’il a fait BOUM !, je peux vous garantir qu’il ne souffre plus. Mais alors, plus du tout ! Donc, ce n’est pas la peine de venir partager une souffrance qui n’existe plus.
-
Évidemment, où avais-je la tête ? Éliminer le souffrant, c’est éliminer sa souffrance. Sauf que…
- Oui ?
- Quand tu parles de notre souffrant éliminé -pour la circonstance : le "bâton de dynamite"-, tu parles bien d’une "partie du corps qui passe pour moins respectable", c’est bien cela ?
- Oui, oui
[227, APR note 143].
- Et quand tu parles de quelqu’un à l’hôpital, il s’agit toujours du même sujet ?
- Oui et non.
- Là, je ne marche pas : ou c’est oui ou c’est non ! Le reste vient d…
[228]
- Je sais. Mais pas avec le d…
- C’est pas vrai ! Même cela, ce n’est pas "avec le docteur" ???
- Exact. C’est oui parce que c’est bien le même sujet. Mais c’est non : parce qu’à partir de l’instant où on a réussi à le fourrer à "l’hôpital"
©, ça veut dire qu’il n’est plus un sujet mais un objet [148, notes 77 à 80][0, notes 151,152], voilà tout !
- Autrement dit, c’est bien ça : on élimine un "souffrant" non souffrant !!! Ce serait déjà discutable avec un souffrant pour de vrai… mais alors, avec un non souffrant ! Enfin quoi : des tas de gens manifestent "pour" ou "contre" des chimères ; et là-dessus, personne ne lève le petit doigt ! Sans compter que nous n’avons toujours pas élucidé par quelle étrange manip’
[229] ton docteur accomplit le prodige de se récupérer les bouts de chanson de Paul…
- Eh bien, c’est pas compliqué…
- Ah ça : ce n’est jamais compliqué
[21, note<21>], avec toi ! Mais bon : je serais curieux -et le public avec moi- de connaître tes explications [230].
- Alors, d’abord le docteur sort son gros tuyau…
:P
:$ Qu… que veux-tu dire par là ?
- Pourquoi vous devenez tout rouge, comme ça ? ‘Y a pas de honte à sortir un tuyau d’arrosage !
- Ah ? Il va arroser ses salades, à présent ? En fait de salades, j’ai comme l’impressionSalade.jpg que tu nous en racontes des cageots entiers, oui !
- Eh : j’ai pas dit qu’il allait dans son jardin potager, hein ? Ni qu’il arrosait avec de l’eau.
- Bon. Tu nous dis quoi, alors ? Qu’il arrose quoi, avec quoi ?
- Non : il arrose "qui" ?
- Parce qu’en plus il arrose les gens avec son gros tuyau ?
- Oui : tout le monde !
- Voilà autre chose… et avec quoi ?
- Avec de la pathessence hyper-raffinée [231][232][233, note<33>].
- Bigre : de mieux en mieux.
Ça ne te dérange pas si je te demande ce que c’est ton truc, là… ta patin-sens ? Est-elle de bon sens -8, au moins ?
- Mais non  : de la PA-THES-SEN-CE ! Pas de la patin-sens, voyons : on ne patine pas
[234][107] !
- Soit, glissons… alors, ça sert à quoi ?
- Ça sert à faire "non-exister"©[235] ceux que le docteur n’a pas réussi à arroser. Pas d’essence, pas d’existence : et toc.
- Il font
BOUM !, alors ?
- Non : ils font zut (au docteur), pas BOUM ! S’ils avaient été mûrs pour faire BOUM !, cela voudrait dire que le docteur aurait réussi à les arroser : je ne vous cacherai pas que la pathessence, ça aide rudement bien à faire BOUM !.

3100667378.jpg

- Mais alors, comment s’y prend-il pour faire "non-exister"© quelqu’un qui a échappé à son gros tuyau ?
- il ne s’y prend pas : ce sont justement les arrosés qui s’y prennent [236][115, note 192] pour lui.
- Ah ? Mais qu’est-ce qui leur prend à eux ? En quoi cela les gêne-t-il que l’on échappe à l’arrosage ?
- En rien. Mais ils ne se rendent compte de rien non plus.
- De rien ?
Ça par exemple : ils sont dans un état second ou quoi ?
- Non, pas vraiment. Mais vous savez : quand on est imbibé de pathessence, on ne répond plus de rien [237, notes 29 à 35] ; on baigne dans le "bien"©[238, AV note 30] ; alors, on a de cesse que ceux qui n’ont pas été arrosés le soient "mieux"©[239, note 213] : c’est plus fort que soi. On commence par décider [233, AV note 46] qu’ils sont "malades"©, puis…
- "Décider" que quelqu’un est malade ? Mais c’est n’importe quoi ! Cela doit se voir comme le nez au milieu de la figure s’il ne l’est pas, non ? Et personne ne dit rien ?
- Si, bien sûr.
- Ah, je préfère…
- Oui mais, attendez : pas sûr que vous continuiez à préférer.
- Pourquoi ?
- Parce que si quelqu’un dit quelque chose, c’est euh… pour appuyer [240, notes 134 à 138] la décision en  soutenant [241, notes 13,14] le décisionnaire  premier.
- Hein ? Mais alors, personne ne dit rien dans l’AUTRE sens ?
- Ben… à part le non arrosé, non : je ne vois personne. Et lui, évidemment, ça compte pour du beurre
[242][243]. Et puis, dire quelque chose dans l’autre sens, c’est aller flirter avec le "mal"© : trop risqué [107, APR note 221][244]. Parce qu’avec le docteur, il n’y a PAS d’autre source possible [245, APR note 11][246, notes 10 à 12][247, notes  25 à 30] au mal que la "maladie"©[248,[6]]. Et personne n’a envie d’être décid… je veux dire, de "tomber malade"©, n’est-ce pas ?
La marée était en noir.jpg- Mais dis-moi, il met quoi le docteur dans sa pathechose pour qu’elle produise un pareil effet bêtifiant sur ses arrosés ? D’abord, ça se présente comment quand elle n’est pas hyper-raffinée ?
- Facile : c’est gluant et tout noir. D’ailleurs, c’est elle qui produit le goudron punitif.
- Punitif ?
- Oui : à Raihël, pour les blancs qui essaient de s’y soustraire aux réglementations en vigueur
[249, APR note 67]. Ceux-là non plus, ils ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas été prévenus [250] ! (Attention : ne pas confondre avec la "punition préventive"©[251, notes 65 à 67] de "l’hôpital"©, qui permet de moins se louper à l’arrosage…)
- Ah ? Mais ces règles ne sont pas en vigueur chez nous : de plus, en l’état, j’ose croire que personne n’en voudrait !
- Vous avez raison. C’est pour cela qu’elle est hyper-raffinée pour nous… afin que personne ne la refuse, au contraire. Ce qui rend déjà suspects de "maladie"
© ceux qui n’en voudront pas en dépit de telles précautions.
- Eh bien, il ne faut pas grand chose pour être soit-disant malade, avec ton docteur. Mais sinon, tu ne m’as pas répondu : il y a quoi dans cette fichue mixture lorsqu’elle est hyper-raffinée, comme tu dis ?
- Ça, la recette est bien gardée ! Cependant, c’est justement par ses effets que l’on peutMontage Panophilix pathessence.jpg en dégager quelques composants notoires.
- Bon. Alors, lesquels ?
- De l’extrait de compassion [252], en grande majorité.
- De compassion ?
- Oui, à cause du fameux morceau choisi de la chanson : "si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance". Mais attention : j’ai bien dit de l’extrait, soit une mince partie à défaut de pouvoir l’obtenir en totalité.
- Ah ? On ne peut pas l’obtenir en totalité ?
- Dans ce cas, non : impossible.
- Ben non, forcément.
- Pourquoi, forcément ?
- Eh : dois-je vous rappeler que l’objectif visé est d’arroser quelqu’un qui ne veut pas l’être ?
- Oui, et alors ?
- Alors, ça veut dire que c’est quelqu’un dont il a été décidé qu’il était "malade"©… mais en réalité, il ne l’est pas plus que vous et moi.
- J’y suis ! Puisqu’il ne l’est pas, la partie "passion" de la compassion
[253, note<54>] est inexistante.
- Tout juste : d’où qu’il soit impossible d’en extraire la moindre goutte de suffixe.
- Aïe… alors, on compense
[254][254bis] ce manque par un surcroît de préfixe [255, APR note 71][256, notes 88>91], c’est ça ?
Montage schtroumpfissime2 poudre.jpg- Eh oui : ce qui nous donne de l’extrait de "compassion"
© extrêmement frelaté. Surtout que…
- … que ?
- Que l’extrait de préfixe, en revanche, ne se fait pas prier, lui : celui-là, ce n’est pas au compte-gouttes qu’on le mesure… mais en de royaux hectolitres [257][258, APR note 15][259][260][261][262][263][264][265][266][267][268][269][270].
- Ah bon ?
- Ben oui : parce que non seulement il ne fait guère défaut à l’état natif [156,Dt, notes<121>][33, notes 61 à 66]… mais encore il se renouvelle automatiquement [271] dans la mesure même où, justement, on s’applique à n’extraire QUE lui [145] de la "compassion"© !
- Bigre : pas brillant. Autre chose, parmi les composants ?
- Oui : on a signalé des traces d’"empathie"
©[192, APR note 138][230, APR note 55][53, notes 79 à 81].
- Ah ? Alors, cela doit limiter les dégâts.
- Ben non, au contraire. Parce qu’au départ, c’est pareil : on est en panne de suffixe
[272][273, notes 108,109].

Zéro suffixe MPT.jpg

- Mais oui, évidemment ! Oh là : ne me dis pas que l’on compense AUSSI à coups de surenchère au préfixe ?
- Ben si, je vous le dis. L’effet du premier préfixe aidant, personne ne voit d’inconvénient à ce qu’avec celui-là, tout s’entasse alors à l’intérieur [253, APR note 76], en fonction même de sa propre signification, qui est moins altruiste que celle du premier.
- Ce mélange donne quoi, finalement ?
- Eh bien, l’apparition du suffixe, tout simplement !
- Ah ? Ce qui veut dire que les arrosés ont réussi à atteindre leur ignoble objectif : le "souffrant" non arrosé  se "décide" enfin à souffrir ?
- Du tout. Pour ça, il faudrait d’abord commencer par réussir à le mettre à "l’hôpital"
© !…
- Eh bien alors, il est où ton pap… pardon, ton suffixe ?
- Ben : chez tous les arrosés, évidemment ! Et croyez-moi : chez eux, c’est même un suffixe important [254][255][256, note 15]. Ça dégouline de partout !

Tous souffrant.jpg

- Tu parles d’une hécatombe ! On les emmène à l’hôpital de toute urgence, je suppose ?
-
À "l’hôpital"© ? Pour quoi faire ?
- Eh bien, pour les y soigner, cette question ! Ils ne restent tout de même pas dans cet état-là ?
- Non, en effet : c’est trop insupportable pour eux.
- Alors, s’ils ne vont pas à l’hôpital, il se passe quoi ?
- Il se passe qu’ils entonnent en chœur : "si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance"…
- Ah ? C’est de la musicothérapie, alors. Et c’est efficace ?
- Pas vraiment.
À partir de là, ils s’aperçoivent avec davantage d’acuité que tous les membres ne partagent pas leur "souffrance"©.
- Et alors ? C’est sans doute regrettable, mais on ne peut obliger personne à être compatissant et empathique : en quoi cela peut-il faire évoluer leur situation ?
- En ce que, si un membre est à l’horreur [0,  notes 66 à 69] –toujours parce qu’il aura résisté à l’arrosage-, tous partagent les foies [257] des arrosés. Sauf celui qui est à l’horreur, évidemment : pour celui-là, c’est beaucoup plus "grave"© qu’il ne partage pas la "souffrance"© des autres.

2404230556.jpg

 - Plus grave ? Attends un peu : tu parles bien de celui à propos duquel ils ont décidé qu’il était malade alors qu’il ne l’est pas ?
- Oui, c’est ça.
- Et ils voudraient qu’en prime, il partage leur souffrance consécutive à ce qu’il ne souffre pas à la mesure de ce qu’ils en ont décidé à son sujet, c’est ça aussi ?
- Oui, oui : c’est toujours ça.
- Eh bien dans ce cas, il n’y a pas photo : c’est beaucoup MOINS grave qu’il ne partage pas leur souffrance, oui !
- Sans doute, mais p…
[
soupir]- "Pas avec le docteur", j’imagine…
-  Oui. Mais moins que le docteur et ses arrosés
[258][259], justement.
- Et ils imaginent quoi, eux ?
- Toujours la même chose… mais donc, en beaucoup plus "grave"
©.
- Enfin quoi : ils ont déjà oublié leur fichue décision à son propos ? Ils iraient moins mal s’ils ne l’avaient pas prise, c’est tout.
- C’est vous qui oubliez un détail, là.
- Lequel ?
- Que tout le monde est imbibé de pathessence jusqu’à la moelle… avec ses effets pourris, à commencer par une saturation des préfixes que vous savez ; ce qui n’aide ni à exercer la mémoire [260] ni même seulement à penser [261][262]
- Ouyouyouille
[263] : alors, il se passe quoi ensuite pour qu’ils aillent moins mal ?
- C’est tout
bête[95,note 7] : d’abord, imprégnés des principaux ingrédients de la pathessence que je vous ai cités, ils sont plus que jamais dans le "bien"©[238, AV note 30]. Alors, il est inutile de leur suggérer qu’ils vont mal -ou plus mal- : ils vont "bien"©[264][264bis]. C’est même assez risqué :  cette seule suggestion suffit déjà à vous rendre suspect -à leurs non-yeux- d’aller "mal"©… ou très "mal"©.
- Et si je leur suggère, tout en me vantant de ne pas avoir été arrosé ?…
-
Ça va pas la tête, non ? Vous voulez vous faire lyncher[265] sur place ?
- Non, bien sûr : c’était de la provocation ! Mais continue…
- Après, eh bien ils font comme avec le docteur : aller "mal"
© et porter le "mal"©[266, Montage-Superdonild2.jpgAPR note 51] en soi, c’est du pareil au même [0,  notes 245 à 248]. Il "existe"©[267, notes 53 à 56] même à leur usage un modèle "haut de gamme"©, qui "incarne"© carrément le "mal"©[268][242, note 176]. Celui-là, autant vous dire qu’on peut le  découper en tranches, le lapider, le dissoudre dans un bain d’acide sulfurique, le guillotiner [269][270][271], le hacher menu comme chair à pâté [272, note 6], le laminer au rouleau compresseur [273, note 18], le jeter aux requins ou le ratatiner à la kalachnikov [274][275, notes 84 à 106]et toussa : c’est la seule méthode pour le "guérir"© puisqu’il est "incurable"©[244, notes<134>]. Donc, c’est vraiment pas "grave"© s’il attrape un "accident"©[0,  notes 81 à 91].
- Oui, bon. Mais sans aller jusque là, si nous revenions à notre modèle standard non arrosé ?
- Ben justement, c’est à présent de lui dont on va se servir pour que les autres aillent "moins mal".
- Ah ?
- Eh oui : malgré tout, ils savent encore compter jusqu’à quatre :
1°) il est non arrosé
2°) il ne partage pas leur "souffrance"
©
3°) auprès du fan club de Paul… mais aussi du docteur
[37, APR note 44][276], il s’enfonce à cause du 2°) parce qu’il "tourne le dos" à la conduite que ses chansons devraient lui inspirer…
- Les chansons du docteur
[0,  notes 174 à 178] ?
- Mais non, voyons : celles de Paul ! Quoique… finalement, vous n’avez pas complètement tort : du docteur aussi !
4°) si les arrosés ne vont pas à "l’hôpital"
©, c’est aussi parce qu’il n’y aurait pas assez de place pour tout le monde : non seulement la "souffrance"© est importante sur chaque tête de pipe, mais elle est tellement partagée qu’aucun "hôpital"© ne serait assez grand pour les accueillir…
- Donc ?
- Donc, au total, puisqu’il avait déjà été décidé que le non arrosé était "malade"©, pourquoi ne pas poursuivre logiquement sur cette lancée ?
- Tu veux dire que…
- … qu’on va
décider qu’il aille à "l’hôpital"© pour tout le monde, c’est bien ça.
- Autrement dit, le seul qui ne souffre pas, c’est celui-là qui va à l’hôpital ? C’est une histoire de fous !!!
- Oui, mais pas tant que cela.
- Tiens donc : pourquoi ?
- Ben, parce que c’est un faux hôpital. Et dans un faux, il vaut mieux mettre des faux malades… D’ailleurs, il sont rudement
embêtés quand on leur propose des vrais [70], vous savez.
-
Évidemment, vu sous cet angle…
- Il y a juste un problème…
- Un seul ? Mais il y en a plein, visiblement !
- Oui mais, celui-là est de taille. Parce que, s’ils réussissent à rendre vrais les faux malades, crac ! ils recommencent à être rudement
embêtés : alors, ils s’en débarrassent au plus vite, les considérant comme "guéris"©. En fait, il faudrait mettre "l’hôpital"© à l’hôpital, tellement il est allergique aux vrais malades !
- Alors, si j’ai tout compris, ton papa n’est pas là parce qu’il est dans un faux hôpital. Donc, c’est bien ce que je disais tout à l’heure : il se porte comme un charme
.
- C’est bien ça. Mais comme "l’hôpital"
© est tout sauf charmant, lui non plus ne l’est pas [20, APR note 54]. Ça aussi, c’est rudement embêtant. Enfin bon [soupir], tant qu’il y est, c’est qu’il va bien, n’est-ce pas ?…
- Mais oui ! Eh bien, écoute mon bonhomme, je crois qu’il est grand temps de céder la place au suivant… qui d’ailleurs est une suivante : à part toi, il n’y a que des filles, dis donc ! Alors les filles, vous pouvez mettre une note à votre petit camarade ?
[…]
- Eh ben, eh ben, eh ben ?
Tu les a embêtées en coulisses avant l’émission, ou quoi ?
- Moi ? Mais pas du tout !
- Parce qu’elles sont rudement sévères [277] avec toi, mon pauvre ami : que des zéros [278][279][280] ! Décidément, on en aura vu de belles aujourd’hui…

Montage ptites filles école des fans.jpg
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Fin au samedi 2 février 2013

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