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samedi, 16 mars 2013

Rencontre au sommet (d'une falaise).

Une légion d'horreurs ?

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ACTE 3 :  UNE AUTRE QUI DIT MENTION BIEN ?

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- Ah ! Laquelle ?
- Eh bien, qu’ils relèvent d’une autre dimension que les trois nôtres
[240, APR note 2], voilà tout. D’où qu’il me paraisse fort hasardeux de leur plaquer les critères des "vôtres" : comprenez-vous ?
- Des miennes ? De mes dimensions ?
- Non : de "vos" extra-terrestres ! Si vous me passez l’expression, les "miens" sont "extra-univers"… tout en étant néanmoins dedans pour une part.
- Quelle part ?
- La vôtre, la mienne… celle de tout le monde : à la mesure de ce que chacun ne ferme pas sa porte intime au nez de cette dimension-là. Du reste, c’est bien lorsque trop de ces portes sont closes que "l’apocalypse" revêt la signification qu’on lui connaît plus habituellement, un sens dont je n’aimerais pas non plus laisser entendre qu’il fusse systématiquement usurpé dans le langage courant. Elle reste une "révélation" dans le bien comme dans le mal, dans la tendresse… comme dans la fessée
[241]. Celle-ci n’est pas une fin en soi, bien entendu : elle en est le mode d’expression par défaut. Précisément, pour en revenir au langage -et ses limites-, autant l’épisode d’Élie sur son "char de feu" répondait-il à une intention divine n’appartenant pas à cette catégorie, autant un non moins illustre ancien événement aura constitué une énorme "fessée".
- Vous n’allez pas remonter au déluge
[242][243,Gn][244,Gn], quand même ?
- Non. Mais vous avez bien saisi mon propos : ce fameux cataclysme diluvien en fait assurément partie. Cependant, le moins que l’on puisse affirmer est que l’élément
[245, notes 15,16] déterminant mis à contribution était l’eau, n’est-ce pas ?
- Ah mais oui : tout comme les porcs de notre histoire, finalement !
- Si vous voulez… mais avec les substantielles nuances qui s’imposent.
- Lesquelles, selon vous ?
- D’abord, nous n’avons pas qu’un seul élément… mais trois : s’il est évidemment le plus spectaculaire, celui de l’eau est évidemment le dernier à intervenir. De plus, dans le premier récit c’est l’eau qui tombe sur le vivant. Dans celui qui nous intéresse aujourd’hui, c’est au contraire le vivant qui tombe, et s’y noie.
- Le grand absent étant le feu, il reste les deux autres : l’air et la terre.
- Eh oui : en premier, la terre. "Un grand troupeau cherchait sa nourriture". Comme il s’agit d’un troupeau de porcs et non de girafes, il ne la cherchait pas sur la cime des arbres !
- Donc, à terre évidemment. Et l’air ?
- L’air ? Deux mille bêtes qui dévalent une colline d’un seul tenant, ça vous brasse déjà un bon paquet d’air ! Enfin -et surtout-, depuis le haut de la falaise jusqu’à hauteur des flots qui les ont engloutis, nous avons également l’équivalent -à la verticale- d’une bonne petite tempête localisée.
- Tout juste.
- Mais cela n’est encore que de l’ordre du détail… élémentaire, précisément. Ce qui est moins "tout juste", c’est le reste…
- Le reste ?
- Eh bien oui, le reste… l’essentiel. Nous parlons de porcs, n’est-ce pas ?
- Oui, naturellement.
- Naturellement ? Vous trouvez naturel, vous, qu’un troupeau ne demandant rien à personne se reçoive une "fessée" magistrale alors qu’on aurait peine à distinguer en quoi il pouvait la "mériter" ?
- Non, bien sûr. Mais vous connaissez le récit aussi bien -sinon mieux- que moi : cela est dû à la légion d’esprits mauvais qui…
- Oui, vous avez raison : c’est ainsi que les choses nous sont décrites. Mais…
- … mais quoi ? Ce serait aussi une métaphore ? Vous mettez en doute la véracité du récit ? La présence -voire l’existence- de ces esprits mauvais ?
- Ah, ah : vous vous emportez de nouveau, mon jeune ami ! D’autant que je ne mets rien en doute de ce que vous évoquez : nous y reviendrons, si vous le voulez bien. En attendant, non seulement je ne mets rien en doute, mais j’y ajoute ceci : le message.

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