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dimanche, 17 mars 2013

Rencontre au sommet (d'une falaise).

Une légion d'horreurs ?

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ACTE 5 :  DU CŒUR À L’ANGÉOLOGIE ?

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- Dans un tel contexte, oui : vous vous trompez. Vous connaissez le dicton ?
- Lequel ?
- Celui de Pascal : « qui veut faire l’ange fait la bête »
[255][256]. Ici, c’est a… comme arrivé. Parce que vous y arrivez très bien, savez-vous ?
- Vous cherchez à m’agacer à votre tour ?
- Du tout : ne le prenez pas en mauvaise part. Je cherche juste à vous rappeler qu’ici, nous ne naviguons pas sur des eaux tranquilles -celles du "bien", pour simplifier-, mais sur les vagues du "mal"… et de ses effets : sur les messagers qui nous sont soumis. Les anges étant à plein dans la dimension "extra-univers" que je vous suggérais tout à l’heure, vous pensez bien que ce n’est pas d’eux qu’il s’agit présentement !
- Aïe : dans ce cas, puisque l’ange est "HS", si j’ose dire, il ne reste plus que…
- Eh oui : la bête. Avec un petit b cependant, rassurez-vous.
- Vous trouvez cela rassurant, vous ?
- Vous préféreriez avec un grand B, peut-être ?
- Sûrement  pas !
- Alors, rien n’est perdu. En tout cas, pour nous : j’aurais aimé pouvoir en dire autant de nos amies les bêtes. Parce qu’hors de chez Monsieur de la Fontaine [257]… ou de Mr Disney [39, notes 522 à 537], elles sont encore moins bien pourvues que nous pour ce qui est de narrer quelque événement… ce dernier fusse-t-il des plus ordinaires. Afin de faire passer le message, il leur faut donc un AUTRE mode d’expression… qui nous soit intelligible bien que non verbal.
- Mais pour qu’il le soit, encore faut-il qu’il soit visible ! Avec votre fichue manie de tout rendre "invisible", je crains le pire…
- D’abord, ce n’est pas une "manie", jeune homme : juste un œil gardé en direction de la dimension susdite, rien de plus. Ensuite, la crainte que vous exprimez n’est pas fondée.
- Ah : bonne nouvelle !
- Pour vous et moi, oui. Pour nos amies les bêtes, encore une fois c’est moins bon. Je vous ai dit que l’encre de leur message était l’élément eau, n’est-ce pas ?
- Oui, je crois.
- Eh bien, ne le croyez plus.

- Ah ? Vous m’avez indiqué une mauvaise piste ?
- Non, pas vraiment : j’ai confondu par mégarde le contexte du message avec son support…
- Décidément : d’abord le rapport ; ensuite le port. Et maintenant le support : un véritable troupeau de ports !
- Amusant : au moins ne perdons-nous pas tout à fait le fil de l’histoire avec vous !
- À propos de fil perdu, notez que nous sommes également dans le sujet… à propos de votre support ? Quel est-il, celui-là ?
- Ce que je vous avais confié comme étant l’encre : à savoir, l’élément eau. Je vous prie de bien vouloir me pardonner cette légère bévue.
- Je veux bien vous pardonner… mais à une condition.
- Ah ? laquelle ?
- Que vous me "fournissiez" une encre de rechange… et pas une encre invisible, de grâce !
- Ça non : invisible, elle ne l’est pas. Et pour cause…
- Quelle cause ?
- Celle qui cause quand on ne sait pas causer…
- Je crains vous avoir refilé un certain virus
[258]
- Pas grave : celui-là est bien inoffensif. Mais de grâce à votre tour : ne me faites pas perdre le fil ! L’encre -de rechange, comme vous dites- est visible parce que celle-ci tache… visiblement. Parce qu’il s’agit de la tache de sang.
- Oups : de sang ?
- Eh oui : de sang. Pour vous résumer cela d’un trait un peu lapidaire –et pour employer une terminologie terriblement humaine-, disons que lorsque on se fait un sang d’encre au sein de l’autre dimension au sujet des porte-taches, cela se manifeste au sein des nôtres… par de l’encre de sang. Et par étapes.
- Par étapes ?
- Oui… éventuellement jusqu’à l’homme lui-même lorsque les étapes précédentes –non verbales- ont échoué.
- Mais l’homme parle et écrit, lui !
- Bien sûr. Ce qui est un plus… et qui peut le plus peut le moins. Ceci également sur un plan moins constructif.
- Destructif, vous voulez dire ?
- Pas nécessairement. Ce que je veux dire, c’est que si vous avez raison de souligner 1286121620.jpgque l’homme parle et écrit, le "moins" est qu’il est tout aussi capable d’être sourd, muet [191, notes 7 à 9][259, note 285], aveugle [260] et analphabète [6, note 402/2]
- Mais s’il est affligé de l’un ou l’autre de ces handicaps (ou de tous) de naissance [261] ou par accident, qu’y puit-il ? N’est-il pas assez "puni" ainsi ?
- Qui vous parle de punition, de naissance, d’accident ou du moindre handicap organique, mon jeune ami ? L’oreille, la langue, l’œil et le cerveau, tout cela fonctionne très bien ! Je ne vous ai pas dit un instant qu’il était "affligé", mais qu’il en était "capable" : autrement dit, qu’il exerçait alors ses ca-pa-ci-tés. Donc, sa volonté propre… quoique tachée, précisément. Ce que je veux donc dire –pour vous reprendre à nouveau- c’est tout simplement ceci : ce n’est nullement parce que l’homme parle et écrit qu’à l’inverse… il écoute et lit
[262, note<100>]. Vous pouvez envoyer les émissions les plus puissantes ou les plus magnifiques : si le bouton de la réception est fermé [263, notes 6 à 11]… ou la déroute sur d’autres émissions [264, APR note 44], c’est comme si vous n’aviez rien envoyé.
- Admettons. Et alors ?
- Alors, puisque le verbal produit peu (ou pas) d’effet, c’est ici que le non verbal prend le relais : qui ne peut pas plus se voit contraint d’émettre autrement… par d’autres transmetteurs. Et ceux-là relèvent de ce qui peut le moins.


[Suite ->]

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