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dimanche, 17 mars 2013

Rencontre au sommet (d'une falaise).

Une légion d'horreurs ?

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ACTE 6 :  LA BÉBÊTE QUI MONTRE…

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- La bête… avec un petit b ?
- C’est bien cela. Quoique vous avez pu noter qu’un troupeau d’environ deux mille porcs, cela fait beaucoup de petits p…
- Un grand P, pour ainsi dire !
- P… comme presque. Parce que l’événement est cependant ponctuel, limité dans le temps comme dans l’espace : sur le territoire des Géraséniens un jour -une heure ?- d’il y a deux mille ans, en l’occurrence. Il a une portée moins eschatologique que pédagogique : nous y reviendrons plus loin. Il y a le nombre -impressionnant, certes-, mais il y a l’étape aussi : celle de l’animal terrien se jetant dans l’élément eau. Considérons cela comme une étape première, moyenne.
- Moyenne ? Qu’est-ce qu’il vous faut ! Dans ce cas, quelle est -selon vous- l’étape supérieure ?  L’homme, déjà ?
- Non : pas déjà. Cependant, étant supérieure, le message qu’elle distille est plus grave que le précédent. Du reste, la quantité est également de la partie… ainsi que les éléments air et eau. Concernant l’air, il s’agit des oiseaux [265][266][267][268]. Pour ce qui est de l’eau, nous évoquons plus particulièrement les poissons [269][270][271]. Plus particulièrement : parce qu’à la différence du porc, l’élément eau n’est pas exactement censé être représentatif d’un milieu complètement hostile au poisson. Le signe "parfait" de l’étape supérieure est justement celui-là : lorsque la bête "écrit" le message de son sang dans son PROPRE milieu de vie ; le troupeau de porcs aurait pu être dix, cent, mille fois plus dense : il n’aurait PAS davantage été concerné par ce signe "parfait". Ce qui nous intéresse ici, ce ne sont pas les quelques tentatives d’explications "terrestres" -elles sont d’ailleurs loin d’être toujours convaincantes- mais… la visibilité du phénomène. Celui-ci n’est ni confiné sur un coin perdu de la planète ni remisé dans les archives poussiéreuses relatant des événements lointains : il se déploie partout… et de NOS jours.
- Et l’élément feu ?
- Celui-là constitue en quelque sorte l’accusé de réception… de la non-réception des messages qui l’ont précédé. Ce qui nous ramène gentiment à cet illustre ancien événement -ayant constitué une énorme "fessée"- que nous avions laissé en suspens
[0/3, AV note 242].
- Ah mais oui ! Lequel, au fait ?
- Sodome et Gomorrhe [240,Gn(1,2)], jamais entendu parler ?
- J’aurais dû y penser, en effet.
- Et la femme de Loth, elle vous fait penser à quoi lorsqu’elle se retourne malencontreusement ?
- À une colonne de sel, non ?
- Non, ce n’est pas ce que vous pensez : c’est ce que vous avez lu. Et ce que vous avez lu est précisément ce qu’a pensé le narrateur de l’événement : ici comme ailleurs, lui aussi s’est heurté à de sérieux obstacles verbaux. Si les contemporains d’Élie ne pouvaient pas même concevoir la possibilité matérielle de l’aéronef, ne comptez pas sur ceux de Loth et d’Abraham pour vous livrer un cours magistral sur les effets -plutôt désagréables- des rayons gamma [240, note 46] ! Alors, nous en sommes quittes pour une "colonne de sel"… et une "pluie de soufre et de feu" : pour l’époque, pas si mal pour décrire au plus près le désastre produit par la chute d’un astéroïde ou d’une météorite. Dans ce registre, un petit dernier avant de retourner à nos moutons… pardon, nos cochons ?
- Bah : au point où nous en sommes !
- Cette fois, je recule beaucoup moins loin dans le temps… pour ce qui est de l’époque à laquelle appartient son auteur : mais ce qu’il nous énonce, en revanche, nous y fait irréductiblement avancer.


[Suite ->]

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