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dimanche, 17 mars 2013

Rencontre au sommet (d'une falaise).

Une légion d'horreurs ?

Montage frères ennemis.jpg

Zazie & Pascal Obispo - Les meilleurs ennemis .mp3

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ACTE 9 :  DES FRÈRES ENNEMIS…

[>>>>>]

- Frères ennemis ? Que voulez-vous dire ?
- Eh bien, à votre schéma du visible auquel beaucoup ne prêtent aucune attention, j’oppose le mien : celui du visible monopolisant l’attention d’un seul au détriment des autres ! Dans les deux cas, le résultat est le même : les outils sont splendides… mais ils prennent la poussière.
- On craint donc tant de se salir à les utiliser ?
- Pas nécessairement : du reste, hormis la poussière ils ne sont pas si sales… puisque justement on ne s’en sert pas !
- Alors ?
- Alors, c’est qu’on en IGNORE le mode d’emploi, voilà tout ! Ils sont visibles ; mais c’est comme s’il ne l’étaient pas. On craint plutôt -comme la peste- de s’en servir à mauvais escient, de les abîmer… voire d’abîmer ce sur quoi on les utiliserait si on surmontait cette crainte…
- Mais c’est complètement idiot
[306][307] !
- N’est-ce pas ? C’est bien "alors"… que "les cieux disparaissent avec fracas". Non pas les cieux au-dessus de votre tête, depuis lesquels ce qui en tombe (en bien ou en mal) atterrit indifféremment sur chacun (les justes et les injustes, les bons et les méchants [34,Mt(4)]) : on sait bien que ceux-là se réfèrent à une réalité cosmique, comme à un futur possible et annoncé. Non : il s’agit des cieux DE VOTRE tête elle-même ; s’ils (se) trompent [308][309][310][311][312][313,2Tm(2)] à maints égards, certains ne s’y laissent d’ailleurs pas complètement tromper… mais ils s’en obnubilent [314, notes 5,6] : bel exemple de l’attention monopolistique portée sur un point au détriment des autres. Alors, inutile de vous dire [0, note 10] que dans une telle configuration, nous n’en sommes plus à jongler avec de l’hypothèse d’école (piochée depuis les Écritures, ou ailleurs) : c’est de l’ordre de l’incarnation au ras de terre ! Ce n’est plus du "futur possible" : c’est du présent, ici et maintenant… et rendant la vie "impossible" à qui s’en laisse affecter !
- La vie impossible ? Mais si tel était le cas, cela devrait également se voir, non ? Nous tomberions comme des mouches… ou dans le moins pire des cas, cette hécatombe s’observerait autour de nous ?
- Vous avez raison : cela se verrait si bien que nous aurions tôt fait de changer nos fusils d’épaule afin d’y remédier. Mais cet "impossible" est symbolique : je l’entends ici au sens "insupportable" du terme, celui d’une difficulté accrue, décourageante… paralysante voire paroxystique.
- Eh bien, précisément : à un tel degré, vous n’allez pas me faire croire que cette difficulté, au moins, ne se voit pas, elle !
- Certes non ! Mais les remèdes qui lui sont apportés -ou que l’on prétend lui apporter- n’en sont pas moins de la même eau : visibles en diable.
- Et manifestement, vous ne me semblez guère y croire vous-même. Suis-je loin du compte si je présume que cela ne vient pas QUE de leur visibilité
[315][316] ?
- Ça non, vous n’en êtes pas loin
[305,Mc(2)], en effet. D’abord parce que l’effet -justement- de ces "remèdes" est bien entendu visible, lui aussi : nous voguons allégrement de Charybde en Scylla. Ce qui signifie que ces "remèdes" n’en sont pas… dans le meilleur des cas.
- Et j’imagine qu’au pire, en dépit de leur ferme intention de la résoudre, ils se révèlent des facteurs déterminants d’accroissement de la difficulté
[120, APR note 32][121?…
- Exactement. Néanmoins ils ne font jamais que l’accroître ; les dits "remèdes" ne sont pas seuls en cause, mais précisément : ils en ont occulté la cause pour ne l’avoir identifiée QUE sur l’aspect qui leur apparaissait comme étant -selon leurs critères- le plus maîtrisable. Nous en revenons à ce fichu regard monopolistique, vous voyez ?
- Décidément, ce n’est pas malin !
- Vous ne croyez pas si bien dire : parce qu’il faut aussi souligner que cela ne relève pas nécessairement d’intention malignes de la part des acteurs desdits "remèdes".
- Ah : ne retrouvons-nous pas là cette illustre formule de "l’enfer pavé de bonnes intentions"
[317] ?
- Si fait. Mais si vous me le permettez, j’affinerai volontiers cet aphorisme… par une substitution.
- Que voulez-vous donc substituer ?
- Eh bien, non seulement j’affine… mais je creuse.
- Vous creusez ? Quoi : l’enfer ? Vous ne le trouvez pas assez profond à votre goût ?
- Surtout pas, malheureux ! Quels que soient mes "goûts", croyez bien que je ne cultive guère celui d’aller en vérifier la profondeur sur place : il me semble que si l’occasion m’en était fournie, ce ne serait pas un excellent signe pour mon matricule !…
- Je vous le concède. Alors, quoi : les intentions ?
- Non plus : il me semble également que le dicton est assez clair pour ne pas en ajouter. Non : ce sont les pavés que je me propose de creuser.
- Les pavés ?
- Eh bien oui, les pavés : tels quels, ils sont denses, pleins, lourds et de pierre, n’est-ce pas ?
- Si vous le dites…
- Pour ma petite démonstration, je vous les fais tout aussi denses… mais creux, légers et de cire. C’est ça, ma substitution !
- Au moins ne feront-ils pas excessivement souffrir ceux qui se les recevront en pleine figure ! Ce qui est d’ailleurs plutôt paradoxal… au regard de ce qu’ils pavent.
- Oui, mais je vous ai bien dit : "pour ma petite démonstration". Je ne cherche nullement à vous asséner qu’ils soient réellement ainsi… et pas davantage que moi, je ne vous encourage à aller vous rendre compte sur place : même pour le (mince) plaisir de pouvoir me démentir !
- Vous m’en voyez ravi ! En attendant, où voulez-vous en venir avec vos drôles de pavés qui ne feraient pas de mal à une m… ? Bon sang, mais à propos de bestiole, tels que vous me les décrivez, ils ressemblent sacrément aux alvéoles d’une ruche, vos "pavés" !


[Suite ->]

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