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lundi, 29 avril 2013

Ânes divers airs…

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        Il en est de l’anniversaire [1] comme de toute commémoration : ce qu’il en importe tourne moins autour de son (ou ses) protagoniste(s) particulier(s) du moment que du prétexte qu’il offre occasionnellement afin que l’accent en soit porté (ou rappelé) sur ses implications collectives, heureuses, moins heureuses… voire mêlant parfois subtilement les deux [2] ! Notamment lorsque de telles implications ne sont pas avares de fournir en amont des explications du même ordre.
        Dans le cadre d’implications collectives nettement orientées sur le moins heureux (en amont comme en aval), il s’agit donc moins de se livrer à quelque rumination stérile qu’à l’exercice de la commémoration, celle-ci ayant pour vertu interne (ou se proposant d’y tendre) de se donner pour dessein externe l’évitement –ou la diminution- de la reproduction à l’infini d’actes passés ayant manifestement conduit au moins heureux : n’est-ce pas là le schéma prévalant au cœur de moult pathétiques « plus jamais cela »[3] ? De fait, rien de tel que des lacunes éventuelles –conscientes ou non- dans cet exercice de la mémoire (que celle-ci fusse inexistante, partielle… ou partiale) pour se donner les moyens de reproduire à l’infini le schéma opposé : « encore et encore cela », en "qualité" comme en quantité [4,[1,2]][5].
        Ainsi, peu importe en soi telle date d’anniversaire -apparemment individuel- plutôt que telle autre : celle-ci n’est jamais qu’un "contenant" temporel se limitant à telle ou telle autre personne. En revanche, il arrive que son "contenu", lui, trouve de substantiels échos dans le cadre d’implications causales –et de conséquences- incomparablement plus collectives qu’individuelles. Ceci particulièrement lorsque le collectif prétend régenter l’individuel jusqu’à l’étouffer délibérément. Cf. quelque concept confinant à l’absurde, puisque confisquant arbitrairement à l’individu ce qui relève de son corps afin de le "transférer" sur une entité collective qui, par définition, est dépourvue de corps autonome [6][7] : après quoi néanmoins, la dite entité prétend détenir –sinon en théorie du moins [8, note 0/1] en pratique industrielle- toute "autorité"[9, notes 79,80][10] supérieure vis à vis de ce qui est pourvu de corps autonome !…  Or, s’il est bien évident que s’impose la nécessité d’un "ordre communautaire" minimal, celui-ci n’a pas davantage vocation à outrepasser ses fonctions régaliennes pour atomiser de multiples "ordres individuels" au nom d’un "ordre" abstrait revendiquant sa prééminence : les outrepasser, c’est organiser on ne peut plus concrètement le désordre.


        En foi de quoi, il va de soi que ce qui coïncide avec un vingt-neuf avril [11] pour les uns coïncidera très possiblement avec trois-cent soixante-quatre dates différentes [12] pour d’autres (!) : sauf regrettables bouffées d’Alzheimer –ou rigidité cadavérique-, la mémoire n’offre aucun relâchement du calendrier chez personne. En foi de quoi également, on ne voit pas par quelle prodigieuse exception les outils qui servent habituellement à organiser concrètement le désordre chez les uns –voire à le créer de toutes pièces- auraient tout à coup pour vertu [8] de restaurer l’ordre chez tous les autres. "On ne voit pas"… nonobstant, d’aucuns semblent néanmoins le "voir"© : étonnant, non ? Non : dès lors que simultanément les mêmes participent activement à organiser concrètement le désordre chez les uns –voire à le créer de toutes pièces-, dès lors qu’ils ne sont pas non plus les derniers à "voir"© sans voir [13, notes 187 à 193][14][15], ils peuvent bien discourir de la nécessité de "restaurer l’ordre" et adopter la posture de celui qui s’oppose ponctuellement à "l’organisateur du désordre"… ils ne font jamais qu’obéir (sans jamais pouvoir le dépasser) au schéma du "lutteur-contre"© -et de "l’anti"©[16, APR note 32][17]-, le plus souvent propice à exacerber les fruits [18, notes 159>183][19, APR note 310] qu’ils déplorent –ou feignent de déplorer- à tort ou à raison chez l’adversaire sujet de la pseudo "lutte anti"© du moment. À ce compte-là, le seul sujet d’étonnement à leur sujet est qu’en dépit des brinquebalantes casseroles qu’ils se traînent –soit au titre de leurs actions personnelles, soit à celui qui est inhérent à leur discipline [20, note 22bis]… soit même à la conjugaison des deux !-, les années passent mais ils savent toujours trouver des oreilles complaisantes –pour ne pas dire crédules- se chargeant de relayer l’aspect le plus prestigieux du discours… parfois au cœur même d’un contexte qui en souligne l’aspect le plus coercitif.

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