Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 24 mai 2013

Une légion d’horreurs...

...Épilogue au sommet de la falaise.

Ultime atterrissage au samedi 13 juillet 2013

Montage la dernière légion.jpg
[*]-[*]-[*]-[*]

2327630680.jpg

Une légion d'horreurs ? (prologue)

[>170]  Rencontre au sommet (d'une falaise).
[1][2][3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13][14][15][16]

Beaucoup d'amis FB.jpg

(1)[Vendredi 24 mai 2013]
Livre de l’Ecclésiastique
6,5-17 {*} [13]
La parole agréable attire de nombreux amis
[*], le langage aimable [<171>] attire de nombreuses gentillesses. [*][*][*][*][*]Montage petits meurtres2.jpg
De bonnes relations, tu peux en avoir avec beaucoup de monde ; mais des conseils, n'en demande qu'à un seul entre mille.
Si tu veux acquérir un ami, acquiers-le en le mettant à l'épreuve 
[Ec]; n'aie pas trop vite confiance en lui [*][*][*].
Il y a l'homme qui est ton ami quand cela lui convient
[*], mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse.
Il y a l'homme qui d'ami se transforme en ennemi
[*], et qui va divulguer, pour ta confusion, ce qui l'oppose à toi.
Il y a l'homme qui est ton ami pour partager tes repas
[*>*], mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse [*].
Quand tout va bien pour toi, il est comme un autre toi-même et commande avec assurance à tes domestiques ;  mais si tu deviens pauvre, il est contre toi
[*], et il se cache pour t'éviter [*][*][*].
Tes ennemis, tiens-les à distance, mais avec tes amis sois sur tes gardes
[*][*].
Un ami fidèle est un refuge assuré, celui qui en trouve un a trouvé un trésor.
Un ami fidèle n'a pas de prix, sa valeur est inestimable.
Un ami fidèle est un élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur.
Celui qui craint le Seigneur orientera bien ses amitiés, car son compagnon
[*>*] lui ressemblera.

1458702052.jpg
podcast
Attention : message sonore strictement interdit aux moins de 12 ans
(et bien sûr aux
gentils lapins)


            Alors, inutile de vous dire que [1, AV note 13] que la parole se faisant moins agréable, le langage moins aimable [2, 2Tm(3)], cela attire a contrario de nombreux méchants. Mais tout va bien : ils sont comme un autre soi-même et commandent avec assurance aux gentils lapins [3][3bis] leur demandant [4][5,3°)] de les "protéger"©[6, notes 36 à 38] contre l’ennemi : celui-là n’est-il pas autrement davantage à craindre [7, APR note 20][8,1Jn(7)§2][9][10] que le Seigneur ? En effet, avec lui le jour de la détresse n’est-il pas quotidien ? Serait-ce que lui aussi s’oriente "dangereusement"©[1, notes 4,5][11] vers quelque massacre domestique [12][13] ? Ménonpadutou [14] : pour la plupart, ceux-là ne se "détectent"©[15][16, note 16(>364)][17][18, note<63>][19] qu’après [20] l’accomplissement d’un crime [12] commis suite à l’abolition [22>22bis,Mt] de leur discernement [23, APR note 46]. Mais l’ennemi -le "vrai"©- rompt les chaînes, brise les fers de la tranquillité d’esprit [24, note 402/2][25], et personne ne peut le maîtriser ! Personnesauf cette légion d’amis qui vole [26] alors à votre secours[27, APR note 30][28, note 59][29, note 32][30, note 6][31, note 26][32,(3)][33, APR note 159][34, note 157] : des amis à qui on fait très vite confiance, à la mesure de ce que :
- ils ont avec vous une parole super-agréable et un langage super-aimable, sont super-gentils [35][36][37][38][39][40][41] avec vous
-
ils disent et font ce qui vous convient : à commencer par médire et défaire [42][43][44][45] ce qui ne convient pas à l’ennemi

Marakim 2.jpg

- ils vous inonderaient de mille "conseils"© plutôt que d’un seul
- leurs "conseils"© ont un prix T.T.C. [46], leur voleur valeur [47] est estimable puisqu’ils sont les premiers à les surestimer… et par conséquent, à convenir avec vous de leur coût et de leur rétribution
- ils vous "aident"©[48, notes 358>362] à mettre exclusivement à l’épreuve l’ennemi que vous leur avez désigné (mais attention, ils ne restent pas toujours avec vous au jour de la détresse : par exemple lorsque l’ennemi leur [1, notes 100 à 105] -et vous- résiste…)
- ils vous "aident"© à transformer le loup en agneau l’agneau en loup [23, note 76] l’ami en ennemi lorsque celui que vous leur avez désigné comme tel se fait pauvre en matière de crédibilité sur le terrain : ils vont alors divulguer pour vousainsi que pour sa confusion- ce qui l’oppose à vous… mais avec leur langage à eux [49, AV note 13][50, notes 13][51][52][53, notes 34,35], non avec le sien
- ils vont agir en sorte qu’il ne partage plus vos repas [54], qu’il ne reste pas avec vous au jour [55][56, notes 93>107] de votre détresse : ainsi, pfuit ! il n’y aura plus de détresse pour vous !

Pontruche montage2.jpg
[*|*|*]-[*]-[*|*/*]


- quand tout va bien pour eux et pour vous, c’est que vous les avez enrichis afin qu’ils le fassent devenir pauvre [57][58,com.2][59, notes 205,206] : ce qui "aide"© grandement à le rendre infréquentable ; après quoi, tout le monde (eux et vous) se cache [47, note<12>][60] pour l’éviter
- grâce à eux, vous tenez bien l’ennemi à distance ; et avec eux vous n’avez plus besoin de vous tenir sur vos gardes [61][62] : avec vous, vos amis "conseillers"© ont des gains assurés, ils ont trouvé en vous un tel trésor que vous avez beaucoup de prix à leurs yeuxune valeur très estimée.
            En somme, celui qui craint si mal le Seigneur oriente [63] chien [64][65] ses amitiés, car il ressemble en tout point [50,1][66,1] à son ami "protecteur"©. De bonnes relations, il peut en avoir avec beaucoup de monde ; et des "conseils"©, il n'en demande qu'à un seul entre mille : au "spécialiste"©[67][68, APR note 85] de la "bonne relation"©[69][70][71][72]. Ainsi sera-t-il assuré de tenir ses amis à distance et de trouver un trésor de refuge assuré chez de fidèles ennemis [73, APR notre 104] grâce auxquels ce sera miracle s’il lui subsiste encore une seule bonne relation entre mille massacrées !

Montage-sept-protecteurs-simplifie.jpg
podcast

_______________

         Il y a aussi l'homme qui d'ennemi se transforme en ami, mais non pas dans cette configuration de la complicité active à de tels massacres. Ce en quoi il eût été bien en peine, puisque ayant reflété en son temps l’image même de "l’ennemi" à son corps défendant : chez ses massacreurs. S’il voulait acquérir un ami, il l’aura justement acquis en le mettant à l’épreuve : celle du temps. Ne s’en est-il pas déjà écoulé beaucoup depuis un certain prologue [74], puis un long dialogue entre deux hommes que nous avions laissé là-haut, sur une certaine falaise [75] ? Depuis le temps qu’ils devisent ensemble, le "vieil ennemi de ses massacreurs" ne pense-t-il pas pouvoir faire confiance à son jeune ami de rencontre ? Ne les avions-nous pas laissés au moment mêmele plus âgé s’apprêtait librement [76, note<358>] à dévoiler les secrets [77>I|II|III|IV] d’un troupeau, non pour la confusion de celui-cCentre d'orientation à jeter.jpgi (il en avait déjà plus que son compte !) ni même pour celle de son interlocuteur du moment, qui n’aura pas démérité à "mal orienter ses amitiés". Alors revenons tout droit vers nos deux amis, à cet instant où l’ancien va divulguer quelque "apocalypse" de l’autre rive du lac. Nous les retrouvons à cette heure où cela leur convient de rappeler les faits : d’abord parce qu’il s’est écoulé du temps depuis le prologue, ensuite afin de ne rien se cacher et d’éviter ainsi toute confusion à leur propos.

[Lundi 4 février 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,1-20
{
*}{*} {Mt}{Mt}
Jésus et ses disciples arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays des Géraséniens [*][*]. Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne ; en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas
souffrir ! »

Jésus lui disait en effet :
« Esprit mauvais, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait :
« Quel est ton nom ? »[37]
L'homme lui répond :
« Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture [Mt][Mt(IX)]. Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus :
« Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé. Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas, mais il lui dit :
« Rentre chez toi, auprès des tiens [!], annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »
Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer [*][*][*] dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l'admiration.


        Il importait que le touriste égaré s’assoie à son tour, tant ce qu’il était sur le point d’apprendre de la bouche du vieillard bascule de fond en comble ce qui s’en disait ici et là jusqu’à présent [74, APR note 229] : un présent qui, lui aussi, arrive alors sur une autre rive de lecture ; à la mesure où, s’il peut y avoir beaucoup de monde, la parole n’est pas toujours si agréable, le langage si aimable, les amis… si amis là même où le "jour de la détresse" trace comme une ligne de démarcation.
        Avant de poursuivre, le vieillard prit alors une longue inspiration.
      "Comme Jésus descendait de la barque" : qu’est-ce que "descendre de la barque" ? Est-ce seulement retrouver la terre ferme, une assise plus solide sous ses pieds ? Sans doute : mais chez Jésus, ce détail d’apparence si anodin prend une dimension supplémentaire. Chez Lui, "descendre de la barque", c’est… monter. C’est-à-dire que, sans quitter visiblement la condition humaine et symbolique de "la barque" (avec tous les aléas existentiels de la navigation : sur un élément changeant et incertain), Il renoue avec ce qui convient de Sa condition divine avant de se frotter chez autrui aux tempêtes les plus impitoyables de la condition humainealors même que celles-ci prennent corps sur la terre ferme.
        "Aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre". Face à l’Oint de l’Esprit, quelle est –ou devrait être- la réaction première d’un esprit mauvais ? Ne devrait-elle pas être la fuite [1, notes 1 à 3][78][79] : se cacher pour L’éviter [>Ec(1)][80, notes 155 à 157] ? Ne devrait-elle pas être de se tenir à distance, sur ses gardes ? Or, à rebours de cette attitude, c’est aussitôt que notre homme accourt à la rencontre [81, APR note 171] de ce qui, pour lui, devrait être le pire des "ennemis". S’il ne s’agissait ici que "d’un esprit mauvais" isolé, on pourrait encore plaider la cause de son égarement : mais on ne tardera pas à apprendre qu’il « s'appelle Légion, car ils sont beaucoup » ; l’union-contre [0, notes 27 à 34] (faisant la force) suffira-t-elle à élucider une telle assurance, radicalement contraire aux canons de qui "croit, mais tremble de peur"[24,Jc(4), AV note 97] ? Le fait est qu’en avant -comme en commun [82]-, la fuite se pratique aussi beaucoup [83, note<595>] : puisque répondant beaucoup plus exactement à de tels canons [76,Ec][84>85].
1693113985.jpg        Il "sortit du cimetière […] : il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne ; en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser." Atmosphère de mort, s’il en est. En première lecture, les rôles sont aisés à distribuer : nous avons d’un côté un homme possédé d'un esprit mauvais, soit comme "mort" à son propre esprit puisque s’en trouvant momentanémentpossédé ; à l’appui de cette lecture, le "mort" vit parmi les morts. Il reste cependant entre guillemets : un mort véritable est parfaitement maîtrisable, n’a pas besoin d’être attaché ("souvent", a fortiori !) avec des fers aux pieds et des chaînes, est incapable de rompre les chaînes et de briser les fers. De l’autre côté, nous trouvons les vivants officiels : ceux-là mêmes qui habitent ailleurs que dans les tombeaux, et cherchent à l’attacher et à le maîtriser. Plus souvent ils se livrent à cette tâche ingrate, plus souvent néanmoins ils se donnent mutuellement la réputation d’être parmi les vivants : hors d’un morbide scénario de zombies [86], pas davantage que d’être attaché, un mort n’a besoin d’en attacher un autre.
    Cette réputation en appelle précisément à une redistribution des rôles… et à une toute autre lecture, de portée littéralement plus apocalyptique : "Ainsi parle celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais ta conduite : tu as la réputation d'être vivant, et tu es mort"[87,Ap(2)].

(2)[Lundi 27 mai 2013]
Livre de l’Ecclésiastique
17,24-29 {*}
À ceux qui se repentent
[
1>2], Dieu ouvre le chemin du retour ; il réconforte ceux qui manquent de persévérance. Convertis-toi au Seigneur, et renonce à tes péchés [9>11] ; mets-toi devant lui pour prier, et diminue tes occasions de chute [<33>]. Reviens vers le Très-Haut, et détourne-toi de l'injustice, déteste les actions abominables [Lc]. Personne ne peut célébrer le Très-Haut dans le séjour des morts, puisqu'il n'y a plus de vivants pour lui rendre gloire. La louange est enlevée au mort, puisqu'il n'existe plus ; c'est le vivant, le bien-portant [*][*], qui célébrera le Seigneur. Qu'elle est grande, la miséricorde du Seigneur [52>54], qu'il est grand, son pardon [*] pour ceux qui se convertissent à lui !

        À présent -et dans notre toute autre lecture-, pour qui "un homme" est-il "possédé d’un esprit mauvais" ? Pour ceux qui se donnent mutuellement la réputation d’être parmi les vivants… ou "pour celui qui, ayant les sept esprits de Dieu et les sept étoiles", connaît assez les conduites des uns et des autres pour distinguer ce qui existe au-delà de ce qui est "réputé"… ce qui est vivant de ce qui est mort ? Qu’est-ce donc que "sortir du cimetière" sinon "diminuer ses occasions de chute" ? Un cimetière, c’est plein de trous
      Si "habiter dans les tombeaux" est vivre parmi les morts, "tombeaux"[88] et "morts" sont-ils toujours ceux d’un cimetière ? Un esprit n’est-il pas "mauvais" aux yeux de qui ne manque pas de persévérance… à vouloir le "repentir"[89, APR note 11] plutôt que lui-même, jusqu’à accroître ses occasions de chute ? "C'est le vivant, le bien-portant, qui célébrera le Seigneur". Mais à l’inverse, où voit-on qu’il suffise de "célébrer le Seigneur"[90, notes 517 à 537][91,Mt(XIII)][92,Jr(1)] pour se ranger parmi les vivants et les bien-portants ? Est-ce bien Dieu qui conforte ceux qui manquent de persévérance, là où ils s’ouvrent un chemin de non-retour [93] aussi large [91,Mt(XI)] qu’il ne leur aura coûté ni conversion ni renoncement ? Est-ce aller vers le Très-Haut que de "se détourner de l’injustice"… en se détournant surtout de ses effets sur soi après les avoir initiés sur un autre par quelque "action abominable"[94,Rm][95,1Co] ? À ce compte-là, l’artificier aussi "se détourne" de la dynamite… après avoir allumé la mèche [1, APR note 50][96, APR note 128]. Est-ce encore "s’en détourner" que de se prosterner [97] devant le mot "justice" sitôt qu’il est prononcé [98, APR note 19]fût-ce au titre de grossier paravent des actions les plus abominables ? Faut-il s’étonner qu’à la longue, ceux qui subissent plus directement le fruit de telles actions se prosternent si peu qu’ils en viennent à poser contre elles des réactions ponctuelles d’éclat [99] afin de se faire (un peu) entendre de "vivants" à barbichette [82][82bis][100], plus morts que vifs ?
      "Détourne-toi de l'injustice, déteste les actions abominables. Personne ne peut célébrer le Très-Haut dans le séjour des morts, puisqu'il n'y a plus de vivants pour lui rendre gloire. La louange est enlevée au mort, puisqu'il n'existe plus ; c'est le vivant, le bien-portant…Même hors contexte de célébration du Très-Haut et de louange, pourquoi l’Ecclésiastique énonce-t-il de pareilles évidences ? De fait, à en rester au ras du sol, on pourrait prolonger celles-ci à l’infini : non seulement le mort ne célèbre rien mais il ne (se) conduit plus, ne respire plus, ne mange plus, n’engendre plus, ne plante plus, ne… tue plus, ne construit plus, ne rit plus, ne danse plus, ne lance plus de pierres [99,Ac], n’embrasse plus, ne cherche plus, ne garde plus, ne déchire plus [101], ne parle plus,[102,Ec(2)] etc… "puisqu'il n'existe plus". Autant d’évidences qui, encore une fois, le sont même aux yeux de qui ne célébrerait pas particulièrement le Seigneur, serait indifférent à l’Ecclésiastique comme à tout autre Livre de l’Écriture : a priori, "le vivant, le bien-portant" a les yeux en face des trous. Or, si l’Écriture ne parle pas pour rien, elle ne parle pas davantage afin de "rendre gloire" au visible le plus immédiat. Lorsqu’elle parle de "morts" et de "vivants", elle ne s’arrête pas aux étiquettes et aux "réputations" du moment, ne parle pas nécessairement que des occupants souterrains de cimetières… et de ceux qui "cherchent leur nourriture"[47] afin de se maintenir en vie. Elle parle aussi -et surtout- de ceux qui se tournent dans l’injustice et y retournent [103][104] complaisamment [105, APR note 54][106], détestent si peu les actions abominables qu’à divers degrés, soit ils les produisent eux-mêmes soit ils les délèguent [107] à d’autres afin de ne pas se salir les mains [108,Mc(1),Mt(4)][109, note 387][110] : en tout état de cause, même s’ils n’encouragent pas activement l’injustice –notamment en lui faisant faire du faux "mort qui n’existe plus"[111]-, ils ne sont pas toujours les derniers à ne pas la décourager par leur seule passivité [98, APR note 19][29, APR note 32]. Un schéma qui n’a rien perdu de sa superbe depuis l’Ecclésiastique, puisqu’on le retrouve au travers de moult citations ô combien contemporaines. Comme dirait Edmund Burke, « Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens bien. »[112,[15]][113,[15]] Ou comme disait Einstein : « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »[114] Le même nous ramène d’ailleurs au sujet, puisque selon lui « celui qui ne peut plus éprouver ni étonnement [115,pp.10/11] ni surprise [53, note 7], est pour ainsi dire mort : ses yeux sont éteints»[116][117] (C’est dire que s’attacher à les rallumer, c’est ne pas s’en tenir à des évidences qui, par définition, n’étonnent et ne surprennent personne). Ou dans la même veine : « le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère. Celui qui n’a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés»[118] (à condition toutefois de ne pas se laisser… émouvoir (!) par des "mystères"©[74, notes 135,136+APR note 229][119][120][121][122] de contrefaçon !…)


      Bis repetitæ : faut-il s’étonner qu’à la longue, ceux qui subissent plus directement le fruit [123, APR note 159] de telles actions se prosternent si peu qu’ils en viennent à poser contre elles des réactions ponctuelles d’éclat [99] afin de se faire (un peu) entendre [0, APR note 98]… et voir (de haut !) de ces "vivants" dont un Einstein ne démentirait pas "les yeux éteints"[124] ? L’action ponctuelle d’éclat n’a-t-elle pas précisément pour objet sinon de secouer la tranquille [0, notes 24,25] torpeur « de l'inaction des gens bien » du moins de ne pas se laisser fermer les yeux par ceux qui ont déjà éteint les leurs… ou se les ont mutuellement fermés [100] au sujet des conséquences [125, notes 29 à 35] de leurs actions ? Pour autant, un tel exercice est périlleux : car, aussi  fondée et légitime que soit l’indignation contre l’injustice -et sa dénonciation-, si le propos de l’Ecclésiastique est bien de "s’en détourner", il est aussi de "détester les actions abominables". Or, s’il est aisé de démontrer le caractère abominable d’une action première, à en demeurer à sa seuleaction, rien ne démontre que celle-ci ne soit pas une "occasion de chute" en empruntant à son tour ce chemin de l’abominable… voire en l’élargissant [126, APR note 32][127]. En effet, il n’est pas moins aisé de se laisser prendre au piège de la réponse à l’injusticepar une injustice contraire : on sait bien (ou on devrait savoir) que l’union-contre [32,(3)] porte en elle-même ses propres limites. L’Ecclésiastique -entre autres- est là pour nous rappeler que "se détourner de l’injustice" ne fait pas automatiquement le "juste"[128,Lc(1)] uniquement en fonction de ce qu’il parvient à s’en indigner et la dénoncer : c’est un bon début (notamment sous un climat délétère et généralisé d'inaction de gens souvent trop bienpour être si bien), mais justement n’est-ce qu’un début : non une fin en soi.

Si tu es neutre....jpg      D’ qu’à ceux qui ne se repentent pas [>Ec(2)], s’ouvre plus incidemment un chemin de retoursur soi [129]. Ceux qui manquent de persévérance se donnent alors à bon compte l’impression, l’illusion [130, APR note 44] contraire en se réconfortant mutuellement [0, notes 27 à 34] à enlever toute louange au "mort"©puisqu’il "n’existe plus"©[111]. Qu’il est petit le pardon [126][131,Lc(1)] chez ceux qui se pervertissent à substituer à la louange du "mort"© quelque anti-panégyrique assez consistant pour le réputer lui-même si "mort"© qu’il ne saurait "renoncer à ses péchés"[>Ec(2)]ancienne ou nouvelle version [132, APR note 94][133]. Un "mort"© finalement si "mort"© qu’entre « gens bien », on renonce tout simplement à le "repentir" !... De fait, à choisir entre une doctrine appelant au repentir (assorti de quelques exigences attenantes) et une doxa rendant gloire à des misères "n’existant"  "mystérieusement"©[0, notes<119>] "que" chez l’autre [134, notes 30][135, APR note 51][136][137, note<323>][138] (quitte à s’y polariser en les montant apocalyptiquement (!) en épingle [139,(46>52)][140][141!]si tant est qu’elles n’aient pas été imaginées [142] de toutes pièces), laquelle des deux va-t-elle apparaître la plus séduisante [143][144,3.] ? Entre une doctrine suggérant une douloureuse remise en question interne [145, APR note 274][146, AV note 46][147] (assortie d’un travail de réflexion du même ordre [148, APR note 57][149]) et une doxa rendant gloire à une "vie"© et une "bien-portance"©[>Ec(2)] redéfinies [150,6][151, notes<155>][152, notes 69,70][153, note<140>] à proportion de son encouragement (plus même voilé [0, note 77]) à promouvoir activement le degré zéro [154] de la réflexion [132,[5]>155] (et simultanément, un degré incandescent [135] de projection [156, APR note 16] lourdement"impathique"[157, note 37] : cocktail détonant [158][159] d’antipathie-empathie [160, notes 77 à 83][161, AV note 97] "dirigée"), laquelle des deux va-t-elle néanmoins emporter l’adhésion [162][163, notes 71,72][152, note<70>] du plus grand nombre ; autrement dit… d’une légion ? « On ne se sent pas tout seul »[164, note 51/2] à telle occasion ?
podcastEt après ? Depuis quand la loi du nombre a-t-elle pour
vertu [165] de diminuer les occasions de chute [>Ec(2)] ? Un vieil homme [166] est , qui n’est pas loin de suggérer l’inclination contraire : l’expérience [167], sans doute ? (Ou le témoignage privilégié de quelqu’un ne s’en laissant guère conter, partout où surgit la réminiscence enchanteresse d’un mythe [168] proclamant -à qui veut l’entendre- qu’une chute collective se transforme en "ascension"©[169] ?) Une expérience qui, lui, l’incite en tout cas à s’éloigner de la falaise

256239114.jpg
[*]

 

Du côté légion, il ne reste en effet qu'à fuir [1, notes 1 à 3][0, notes 78 à 80] le non-adhérent [170][6] : en creusant sa "monstruosité"©[171][172][173][174][175][176][177][178][179][180][181][182], c'est son propre "tombeau"©[183, APR note 18] qu'il creuse. Creuser sa "monstruosité"©? Pour ce faire, ce n’est pas trèscomplexe [183, notes 1 à 3] : il suffit que le "monstre"© non-adhérent outrepasse le degré de comprenette admissible par la légion ; notamment lorsque celle-ci l’a subordonnée au "spécialiste"©[0, notes 67,68][184]ad hoc. L’admission de ce dernier n’ayant rien à envier à celle de la légion, lui aussi optera pour l’échappement [185] : saisissant raccourci de la technique du moteur à explosion [0, notes 157,158], mais dont le carburant est ici de la pathessence [186][161, note<89>] raffinée à coups de "délires"©[187,[3>9]][188,[1], notes 18>92][189, note 26][190, notes 76 à 78] (raffinée au sens chimique uniquement, s’entend : il va de soi qu’en matière de raffinement "intellectuel"©[191][192], le "délire"© est , qui permet au carburant brut de rester gluant Montage-Panophilix-pathessence.jpgà souhait…). La recette du non-"délire"© n’est également pas très complexe à préparer : il suffit de "chercher sa nourriture". Ce qui suppose de ne surtout pas regarder [193] au-delà de son groin. Tout porc osant [194] lever la tête au-dessus du troupeau se fait déjà suspect de "délire"©au strict minimum. S’il persévère dans son attitude anti-cochonne [195] primaire, alorsle troupeau persévère [196, note 35>197] à son tour, le célébrant très bas [142, notes 144 à 148][198, note<156>] dans le séjour des "morts"© (ce"très bas" évoquant à merveille [199] la fosse du tombeau…) puisqu’on trouvera volontiers quelque épithète assez abominable [132, notes 82>85+AV note 93][132,,[3>5]>155>141<200][201][201/2][201/3] pour lui interdire toute velléité de "résurrection"© chez les auto-réputés vivants et bien-portants : à savoir, les têtes d’un troupeau "cherchant sa nourriture". (Idem : les têtes sont à comprendre au sens charcutier [202][203][204] du terme : nullement au sens intellectuel…)
      À s’enfoncer ainsi vers le très bas, c’est de la justice qu’on se détourne [>Ec(2)] résolument, on "déteste" les "actions abominables"©à ceci près que celles-ci ne sont plus désormais que la redéfinition[0, notes 150 à 153], de réactions de défense (plus ou moins légitime) aux actions abominables perpétrées par le troupeau [205, APR note 51]. Depuis que l’esprit ne se comprend plus sans la chair [206] -et que la chair se subordonnel’esprit [207, APR note 18][208, notes 5,6]-, les chaînes avec lesquelles on peut attacher ne sont pas toujours que de fer [209][210][211, notes 92 à 95][212][213][214].

Où allons-nous.jpg


      L’essentiel [130, APR note 30/2] n’est-il pas que le troupeau se soit à présent senti [215][216][217, APR note 84] "libéré"©[152, APR note 70] de sa mauvaise tête ? Maintenant que le terrain était dégagé de tout obstacle -le "mort"© "enterré"©-, à s’enfoncer ainsi vers le très bas, pourquoi ne pas foncer plus loin ? À ce qu’il paraîtselon des amis "conseillers"© au langage aimable [>Ec(1)]-, la nourriture y était si abondante que ce n’était plus même la peine de la chercher ! C’est ainsi que le troupeau a foncé (têtes baissées, comme il se devait) vers l’eldorado promis. Sans bouées [218][219] ni parachutes [220][221] : ce qui n’était guère raisonnable [222][223]. Nul ne sait combien parmi eux auront eu le temps (durant un trajet vertical promptement mené) de regretter à la dernière seconde ne pas pouvoir troquer l’eldoradocontre un simple radeau [224][225][226]. Cependant, ils n’auront pas été complètement, entièrement [153, note 50] trompés par leurs amis "conseillers"© au langage aimable.
      Car il était exact que la nourriture se fut avérée si abondante que ce n’était plus même la peine de la chercher : tel était en tout cas l’avis unanime [227] de cette légion de fins amateurs de cochonnailles qui, sur la plage en bas et sitôt le dernier porc chu, s’empressa de monter dans ses barques, déjà pourvues de solides filets et autres épuisettes. Ce jour-là, beaucoup de monde put avoir de bons jambons, de bons saucissons [>Ec(1)], etc. : de quoi se composer de bonnes collations…

2434173138.jpg
      Et tout le monde était dans la digestion. Sauf un "mort"©, qui n’était pas resté avec le troupeau au jour de sa détresse [>Ec(1)][131][132] : sans doute ne ressemblait-il pas à ses cochons de compagnons ? Encore un qui, à présent, prend les choses de haut

106083200.jpg

Fin au 13 juillet 2013


Télécharger une version imprimable de la note
(fichier Word 5 pages, sans les images)

Les commentaires sont fermés.