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mercredi, 10 juillet 2013

On aura pour dhimmis les agents de leur propre (compro)mission.

Dernière M.A.J. : mercredi 24 juillet 2013

Montage les insoumis.jpg
[*][69,70][75][81][c.10][*][*] - [10][10]
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(1)[Dimanche 7 juillet 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-12.17-20.
{*}{*}{
*}{*}{*}{*}{*}(72)
{Mt}{Mt}{Mt}{Mt}{Lc}{Mt}{Mc}{Mt}{Mt}{Mc}{Lc}{Mt}{Mt}{Lc}{Mc}(12)
464728112.jpgParmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.' S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.'
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites : 'Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche.' Je vous le déclare : au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »

Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 10,1-12.17-20.      [>153]
2499003792.jpgParmi ses dhimmis [1], le Baigneur en désign118778241.jpga encore une légion [2][3][4], et il les dévoya [5] deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : « Le poison est abondant [6][7][8][9][10, notes 77 à 84][11, APR note 333][12][13][14][15][16], et les ouvrières ne sont jamais assez nombreuses. Priez donc le maître du poison [17][18][19][20] de dévoyer des ouvrières [21][22][23] pour son poison. Allez ! Je vous dévoie déguisés en brebis, mais au-dedans restez des loups voraces [24,Mt(XII)][25]. Rapportez de l’argent, mettez tout à sac [26][28][29, APR note 202], faites mousser de petits scandales [30, APR note 8] (afin de mieux distraire l’attention des ÉNORMES [31, note 175][32, note 52] auxquels vous participez activement ou collaborez passivement [33][34][35][36][37][38][39][40]), et ne tardez pas en insultations [41] sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Tranquillité d’esprit [11, note 402/2][42] à cette maison.' S'il y a là un ami de la tranquillité d’esprit, votre tranquillité d’esprit ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Dans tous les cas, pestez [43] vous aussi dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira contre tout inquiétant toxique d’esprit [44][36][39] qui ne devrait pas y être [45, notes 115 à 117][46] ; car le "monstre"©[47][48] faisant peur [49, notes 151/2>195][50][51][52][53] mérite d’être expulsaire [54, APR note 15][55]. Passez-le de sa maison en "maison de repos"©[56, notes 106 à 107][57>58][59][60]. Dans tout terrier [61] où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, "confirmez"©[62, AV note 202][63] aux "bien-portants"©[64, notes 69 à 73] leur non-accueil des "malades"©[65][66], et dites aux habitants : 'Le règne du Docteur est tout proche de vous. Désormais il assure [67] votre "protection"©[50, notes 36 à 38][68], et tout ira chien [69][70] pour vous.'

Montage chenil3.jpg

Mais dans tout terrier où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis [71], sortez sur les places [72] et dites : 'Même la poussière [73] de votre terrier, collée à nos papattes, nous la secouons pour vous la glisser sous le tapis [74]. Pourtant chassez-le [75][76][77][78] : le règne de votre "monstre"© est trop proche.' Je vous le déclare : la nuit du "Diagnostic"©[79][80][81], même le plus sot des hommes [82, notes 90 à 98] est traité moins sévèrement [83][84] que ce terrier [85, notes 260/268][86,(46>52)][87][88][89][90][91][92, note 88>93].

Certaines-femmes.jpg

La légion de dhimmis revint toute cabossée [94]. Elle racontait : « Baigneur, nous nous soumettons même aux esprits mauvais les plus abrutis et idiots [95] en ton nom. » Philtrochu [96][65] leur dit : « Je vous voyais tomber de la falaise [2][2/1|2/2|2/3|2/4|2/5|2/6|2/7|2/8|2/9|2/10|2/11|2/12|2/13|2/14|2/15|2/16][4] comme l'éclair. Vous, je vous ai donné le pouvoir des serpents [97][98][99][100] et des pions à scores [101], et pouvoir sur toute la nuisance de l’ennemi du "Malade"©[102] ; et comme je vous ai éradiqué tout ce qu’il fallait éradiquer [103, notes 9 à 15][104,com.6], rien ne peut plus vous faire du "mal"©. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que vous vous soumettez aux esprits ; mais réjouissez-vous parce que les noms [105, APR note 21][44, notes 82 à 85+92 à 93][106][107][108] de vos "malades"© sont inscrits dans le marbre [109][93, APR note 146][106,[8]][107, APR note 143][108,[7]][109]. »

(2)[Mercredi 10 juillet 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,1-7.
{
*}{*}{*}  [*][3]/{Mc}{Mc}{Mc}
Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser [*|*|*] les esprits mauvais et de guérir [[8]][[7]][12>14][>49] toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy [*] ; Thomas et Matthieu le publicain [33(x)] ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »

        Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze [>Lc(1)]… que Luc ne nous désigne pas nommément : d’abord parce qu’une telle entreprise surchargerait inutilement un texte qui, en soi, se fait déjà plus précis que celui de Matthieu ci-dessus ; ensuite parce que le dit texte élargit assez d’évidence le cercle des disciples pour signifier justement combien ce dernier a pour objet d’acquérir une croissance exponentielle ne se limitant pas frileusement à quelque quota indépassable [110]; dans cet esprit-là, le chiffre soixante-douze ne prend ses distances qu’avec l’arithmétique pure : en se faisant comparable au… soixante-dix [111,Mt(4)] ; il est moins un signe de quantité que de non-exhaustivité. Plus symboliquement encore, les soixante-douze représentent comme la pulpe du fruit alors que les douze en constituent le noyau [112][113, APR note 59] : à ce titre, on s’étonne moins que Matthieu porte plus volontiers l’accent sur les identités précises de ces douze [>Mt(2)]. Les chiens ne faisant pas des chats -les pommes ne donnant pas des raisins ou des figues [24,Mt(XII)][25]-, identifier le noyau c’est un peu s’assurer ne pas avoir de mauvaise surprise à l’arrivée du fruit

       Maintenant, bien qu’étant demeurés anonymes sous la plume de Luc, ces soixante-douze sont-ils plus malheureux que s’ils avaient été plus clairement identifiés ?
       Premier point : sur le moment même, ils revinrent tout joyeux ; ce qui n’est pas exactement un signe majeur de "dépression"©[114]. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom » ? En clair, le pouvoir qui a été donné aux soixante-douze n’était pas moindre que celui qui avait été conféré aux douze : la multiplication des disciples n’est en rien un facteur de division à propos de la part [115][116] revenant à chacun, tous ayant hérité de la meilleure [117,Lc(1)][118]. Si division -ou jalousies [119, notes 7][120][11,(Jc7)]- il y a, elle(s) provien(nen)t de l’intérieur [65][121,Mc(1)]non du distributeur. Si elle(s) provien(nen)t néanmoins du distributeur, c’est qu’il s’agit alors d’un distributeur d’esprit mauvais [122], hors sujet chez Luc et Matthieucomme -en principe- chez tout disciple, bien au-delà des douze puis soixante-douze. "En principe"… mais on sait depuis longtemps [123,1Co] que les principes se font souvent plus "digestes" à leur en associer d’autres [124][125, notes 517 à 537][126,2Tm(2,3)][127, note<113>], plus immédiatement abordables…
       Deuxième point : pour anonymes qu’ils fussent, ils ne le sont que pour nous ; n’ont-ils pas été invités à se réjouir davantage "parce que leurs noms sont inscrits dans les cieux" ? C’est dire que là où ils sont inscrits, la distribution d’esprit mauvais se voit définitivement bannie ; avec elle, tout faux nom ou substitution de nom contre quelque supposé état existentiel [105, APR note 21][128, notes 49 à 55][129][0, notes 85 à 93]… voire "non-existentialisant"©[130].

       Avec
Matthieu, le chiffre de douze est plus modeste : aussi a-t-il moins de "scrupule" à nous les présenter un par und’autant que lui-même [131, notes 33] y figure en bonne place. Entre guillemets le "scrupule", celui-ci étant vraisemblablement hors sujet (!) à son tour : en observe-t-on la moindre trace lorsque la généalogie fastidieuse de Jésus nous est énumérée par le menu… alors qu’elle est signée du même Matthieu [132] ? Réminiscence de son ancienne fonction de collecteur d’impôts (!) ? Toujours est-il que l’Apôtre ne cultive guère de prédilection pour l’anonymat : au contraire, il aime nommerquitte à nous citer des noms qui, pour beaucoup, sont tombés en désuétude de nos jours. Ce qui est le cas à la table des origines de Jésus Christ [132]… mais ne l’est pas au sujet du noyau des douze : qui n’a pas –ou ne connaît pas- de nom parmi ceux-là ? Il est vrai que dans le premier cas, quatorze générations ne peuvent pas comporter (même dans l’ancienne Alliance) que des disciples "pur jus" : dans le nombre, il y avait sans doute quelques personnages peu recommandables. Concernant le noyau des douze, le recensement est plus facile : nous n’avons que des disciples –une poignée- sur une seule génération, tous étant par conséquent contemporains les uns des autres. De plus, encore une fois, le noyau se doit d’être clairement identifié.
      
Cependant, le nom porte
également un autre intérêt que celui-là. Il n’est certainement pas anodin que dans un même court passage d’Évangile, juste avant que Matthieu nous délivre les noms des douze Apôtres, il commence par nous préciser le pouvoir qui leur a été donné : à savoir, celui "d'expulser les esprits mauvais et de guérir toutemaladie et toute infirmité". (À "infirmité", certaines traductions substituent le joli mot de "langueur"…) Or, nous sommes historiquement il y a plus de deux mille ans : ce qui veut dire que, si nombre de maladies existaient déjà, beaucoup d’entre elles n’étaient alors pas toujours clairement identifiées ; et même en l’étant, on ne craignait pas de les identifierà des esprits mauvais [133]. À l’inverse, les progrès médicaux aidant, quelques-unes de celles qui existaient alors ont plus ou moins disparu de nos jours. Revenons à présent au "pouvoir qui leur a été donné"… dans l’ordre. D’abord celui "d'expulser les esprits mauvais" : celui "de guérir toute maladie et toute infirmité" n’intervient qu’ensuite. Expulser les esprits mauvais ? Concernant le mode opératoire, transportons-nous brièvement en haut d’une falaise :"Jésus lui disait en effet : « Esprit mauvais, sors de cet homme ! » Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? »"[4] Jésus n’expulse pas les esprits mauvais à l’aveuglette… ou d’un coup de baguette magique : Il leur demande leur nom. À une exception près… qui se comprend aisément, eu égard à la résonance clinique alors induite :

(3)[Mardi 9 juillet 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38.
{*}{*}{*}{*(1)}
{
Lc}{Lc}{Lc}{Lc}{Lc}{Mc}{Lc}{Mc(3d)}{Mc}
On présenta à Jésus un possédé qui était muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
{Lc}{Lc}
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d'elles [9] parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

       À une maladie ou à une infirmité, on ne demande pas son nom : dans la mesure du possible, on la traite, c’est tout. À un démon qui rend muet, on ne demande pas davantage son nom : si le possédé pouvait répondre… il ne serait tout simplement pas muet ! Lorsque il eut été expulsé, le muet se mit à parler ? Ici, il n’était pas outrageant pour le muet d’être présenté à Jésus comme possédé : si le démon, lui, ne s’est pas présenté, l’aphonie du possédé, elle, était clairement identifiée. Jésus Lui-même n’aura cette fois infirmé ni les effets ni la cause [133, AV note 23] (sinon Il aurait renvoyé illico Ses "présentateurs" à leurs propres consciences !)… mais Il aura commencé par expulser la cause. Après quoi, Lui le premier pouvait guérir toute maladie et toute infirmité ; avec ou sans cause sulfureuse associée. Ce qui permet paradoxalement de ne pas nécessairement associer [127, note<113>] la possession avec toute maladie et toute infirmité : si le muet l’avait été par la seule infirmité de ses cordes vocales, par exemple, soit il n’aurait pas été présenté à Jésus comme possédé soit il aurait néanmoins été présenté comme tel… mais Jésus ne se serait pas laissé posséder par Ses interlocuteursy compris les plus visibles. Par ailleurs, Il aurait sans doute guéri ce muet, mais de manière plus directe et sans expulsion préalable.
         Du reste, à qui profite [134] le plus une association "automatique" de la possession avec toute maladie et toute infirmité ? À qui… sinon au démon lui-même ? Ainsi, lorsque lui aussi "guérit"[133, APR note 240/1], ne prend-il pas apparemment [135, notes 1 à 3][136, notes 1,2] le contre-pied de toute maladie et de toute infirmité ? Pendant qu’on se chamaille sur des associations douteuses (et invérifiables), on l’en "dissocie" d’autant : il a alors quartier libre… pour en guérir un seul, grâce auquel il pourra répandre davantage de maladies et d’infirmités. Le "guéri" provisoire assure en effet sa promotion -malgré lui, le plus souvent- par le témoignage de sa "guérison". Un témoignage que l’on reconnaît en ce qu’il met une "foule dans l’admiration, jamais rien de pareil ne s’étant vu"[137, note<32>] pour la simple raison que surabondent les témoignages contraires [138, notes 77 à 84][139][139bis] au sujet d’une infirmité analogue ; notamment lorsque celle-ci est réputée inguérissable [106,[8]][107, APR note 143][108,[7]! L’arbre cachant la forêt, l’affaire est "rentable" : il suffit de focaliser les regards sur le seul guéri pour occulter les mille malades et infirmes qu’il draine dans son sillage.
         Un témoignage que l’on pourra reconnaîtra d’une autre manière : à une maladie ou à une infirmité, on ne demande pas son nom ? À demander [140][141] a contrario son nom sans en être soi-même affecté, et en désignant (ou décidant [142, AV note 46][143] de) cette affection (ou prétendue telle) -à son insu !- contre un autre [144][145, note 37]-, on sait d’ores et déjà que l’on aurait là quelque matière consistante à demander « quel est ton nom ? » à… un préalable de maladie ou d’infirmité. À l’occasion, on peut même remarquer comme un effet boomerang [107, notes 108], lorsque se présente quelque "muet" partiel non clinique (!) : partiel et non clinique en ce qu’il s’avère étrangement aphone auprès de son "malade infirme" désigné [61][146, notes 7 à 11]… mais nettement plus volubile chez les autres [147][148, AV note 160].

Il n'y a pas de peur dans l'amour.jpg

         Chez Jésus -comme chez Ses disciples-, rien de tel : la question est moins d’identifier -de "détecter"©[149], voire de s’en "protéger"©[50, notes 36 à 38][68]- que de guérir toute maladie et toute infirmité. Sans condition… et sans conditionnel [150]. 'Le règne de Dieu est tout proche de vous'non à une distance s’éloignant à la mesure de la ligne d’horizon. En conséquence, peu importe la connaissance (clinique et académique) du momentaussi rudimentaire soit-elle-, en rapport avec cette maladie ou cette infirmité : dès lors que l’une ou l’autre se voit guérie, le sujet affecté est lui-même le premier à s’en moquer éperdument. Même à l’issue d’une simple rage de dents, sauf à se complaire dans une indécrottable pathomanie [151][152], il semble que le soulagement produit incline plutôt le sujet affecté à oublier au plus vite sa molaire douloureuse

(4)[Lundi 15 juillet 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,34-42.11,1.
{
*}{*}{*}{*}
{Mc}{Lc}{Lc}{Lc}{Mc}{Mc}{Mt}{Lc}{Lc}[64]{Mc}{Lc}{Lc}{Lc}{Mc}{Lc}{Mt(3/2)}{Mt(3)}{Mc(3)}{Mc(2)}
Jésus disait aux douze Apôtres : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive [Jn(2)]. Oui, je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison [Ps][Ps][Sg][Jn(2)][Lc(1)/Mc(2)][*|*]. Celui qui aime son père ou sa mère [Mt(3)][Mc(3,4)]  plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera {Mc}{Mt}{Mt}{Mt}{Lc}{Lc(2bis)}. Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste.  Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche {Mc}{Mc}, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. »
Jésus acheva ainsi de donner ses instructions aux douze disciples, puis il partit de là pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.


            "Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive" ? De fait, un glaive qui tranche… avec "le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité; un glaive qui tranche avec la proximité du Royaume des cieux, qui fait figure de douche froide au sortir de "disciples s’en revenant tout joyeux". Maintenant, il convient assurément de replacer ce glaive dans la perspective qui est la sienne… et celle du Royaume des cieux, précisément : "Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive", ce n’est pas non plus "Je ne suis pas venu apporter la paix, mais la guerre". En revanche, il faut s’attendre à ce que d’autres ne viennent pas davantage apporter la paix, mais vous la fassent, la guerre ! Parce que la proximité du Royaume des cieux, ce n’est pas le Royaume des cieux lui-mêmeni celui des bisounours [153]. "Le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité", ce n’est pas une sorte d’automatisme contraignant à l’exercerpas même un pouvoir contraignant les esprits mauvais à être expulsés (notamment si on leur dénie jusqu’à leur nom…) ou les malades et infirmes à être guéris contre leur volonté [154, APR note 21][155, APR note 9][156][157][158, notes 92 à 97][159][160] (ce d’autant moins lorsqu’ils ne sont "malades"© et "infirmes"© que par la volonté perverse d’autrui [52, notes 81 à 84][65][142, AV note 46][143][144][145, note 37] !) : qui accueille une telle injustice [161] "en sa qualité d'homme juste" perd immédiatement sa récompense d'homme justele tout étant ici sciemment conjugué au présent. Au passé, il n’est jusqu’à un certain Judas [162] qui nous rappelle à ce non-automatisme inconditionnel, indifférent aux temps et aux lieux.
         "Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste". Par "récompense", il s’agit moins de réduire le mot à une signification un brin "scolaire" (bon point, bonbon… ou carotte pour âne docile) qu’à le rapprocher de Luc : "car le travailleur mérite son salaire"[>Lc(1)]. Autrement dit, la récompense s’opère en fonction du travail effectué comme du mérite de l’avoir effectué. De l’ancien français recompense, issu du bas latin recompensare, issu du latin re-, et de compensare (« compenser, mettre en balance »)[163]. Même "chez les païens", la récompense a son antiphrase [163,Nc.1(3)] : c’est dire que dans tous les cas de figure, la récompense est reçue en fonction de la qualité de son accueil. Ce qui vaut pour des qualités plus négatives que celles qui nous sont énumérées ici : ainsi, qui accueille un faux prophète [24,Mt(XII)][25][85, notes 89>111][164] en sa qualité de faux prophète reçoit une récompense de faux prophète [40] ; qui accueille un homme injuste en sa qualité d'homme injuste reçoit une récompense d'homme injuste [165], etc. Dans ce cas naturellement, si la "récompense" a toute légitimité du point de vue étymologique, l’usage courant lui préférera les mots de sanction ou de punition. À une exception près, cependant : celle du déni [166][28, note<12>] (voire du déni de délit [167!) de faux et d’injuste. L’objectif étant alors d’échapper à tout prix à la juste "récompense" -recevable en fonction du "mérite"-, la méthode consiste à la transférer en la projetant [168, APR note 16] davantage encore sur le sujet même de la fausse prophétie, notamment lorsque celui-là ayant reconnu un homme injuste en sa qualité d'homme injuste ne l’aura pas reçu [169] voire aura "secoué la poussière collée à ses pieds pour la lui laisser"[>Lc(1)][170, notes 100 à 105].

 

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