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jeudi, 25 juillet 2013

Un train d’en FAIRE.

Butoir au samedi 27 juillet 2013

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[*|*][!]

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(1)[Jeudi 25 juillet 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,20-28. {*}{*}{*}{*}/{*}{*}
FAITES de saint Jacques (le majeur), Apôtre
{Mc}{Lc}{Mc}{Mc} - [H]
La mère deJacques et de Jean, fils de Zébédée [Mt(2)], s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez [*|*][*]. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. » Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

+ Textes hors rails du calendrier liturgique…

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 (Jc1) Lettre de saint Jacques 1, 1-11. (*)/{*}{*}{*}
Moi,
Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, je vous salue joyeusement, vous qui appartenez aux douze tribus d'lsraël dispersées dans le monde. Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d'épreuves, pensez que c'est une grande joie. Car l'épreuve, qui vérifie [<30!] la qualité de votre foi, produit en vous la persévérance, et la persévérance doit vous amener à une conduite parfaite [*][*][!] ; ainsi vous serez vraiment parfaits, il ne vous manquera rien. Mais s'il manque à l'un de vous la sagesse, qu'il la demande à Dieu[*] : lui qui donne à tous avec simplicité et sans faire de reproches, il la lui donnera. Mais qu'il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite est semblable au va-et-vient des flots de la mer agités par le vent. Qu'il ne s'imagine pas, cet homme-là, qu'il recevra du Seigneur quoi que ce soit, s'il est partagé, instable dans tout ce qu'il fait [325]. Parmi les frères, l'homme de basse condition pourra s'enorgueillir de ce que Dieu l'élève, et le riche de ce que Dieu l'abaisse, car il passera comme l'herbe en fleur. Quand le soleil est monté, avec sa chaleur brûlante, l'herbe a séché, sa fleur est tombée, et l'éclat de sa beauté s'en est allé ; ainsi le riche se flétrira avec toutes ses entreprises.

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(Jc2) Lettre de saint Jacques 1, 19-27. {*}
Frères bien-aimés, chacun devrait être toujours prêt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en
colère, car la colère de l'homme n'accomplit pas ce que Dieu attend du juste [>251(Ec)]. C'est pourquoi vous devez rejeter tout ce qui salit, tout ce qu'il vous reste de méchanceté, pour accueillir humblement la parole de Dieu semée en vous ; elle est capable de vous sauver. Mettez la Parole en application, ne vous contentez pas de l'écouter : ce serait vous faire illusion [>44]. Car écouter la Parole sans la mettre en application, c'est ressembler à un homme qui se regarde dans une glace, et qui, aussitôt après, s'en va en oubliant de quoi il avait l'air [>9](*). Au contraire, l'homme qui se penche sur la loi parfaite, celle de la liberté, et qui s'y tient, celui qui ne l'écoute pas pour l'oublier, mais l'applique dans ses actes, heureux sera-t-il d'agir ainsi. Si quelqu'un croit être un homme religieux [523>537], alors qu'il ne sait pas mettre un frein à sa langue [54], il se trompe lui-même (*)[2Tm][2Tm], sa religion ne mène à rien [5,6][Mc2d1]. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion [*] c'est de venir en aide aux orphelins et aux veuves [!!!] dans leur malheur [<351] [NB : malheur vérifié !…[>10][67]], et de se garder propre [*] au milieu du monde.

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(Jc3) Lettre de saint Jacques 2, 1-9. {*}{*}
Mes frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire. Imaginons que, dans votre
assemblée, arrivent en même temps un homme aux vêtements rutilants, portant des bagues en or, et un homme pauvre aux vêtements sales. Vous vous tournez vers l'homme qui porte des vêtements rutilants et vous lui dites : « Prends ce siège, et installe-toi bien » ; et vous dites au pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien : « Assieds-toi par terre à mes pieds ». Agir ainsi, n'est-ce pas faire des différences entre vous, et juger selon des valeurs fausses ? Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il les a faits riches de la foi, il les a faits héritiers du Royaume qu'il a promis à ceux qui l'auront aimé. Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. Ne voyez-vous pas que ce sont les riches qui vous oppriment, et vous traînent devant les tribunaux [*][*] ? Ce sont eux qui blasphèment le beau nom du Seigneur qui a été prononcé sur vous. Certes, vous avez raison quand vous appliquez la loi du Royaume, celle qui est dans l'Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais quand vous marquez des différences entre les personnes, vous commettez un péché, et cette Loi vous dénonce comme coupables.

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(Jc4) Lettre de saint Jacques 2, 14-24.26. {*}{*}{*}
Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ? Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos sœurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi. Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu as raison.
Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur. Pauvre homme, veux-tu une preuve que la foi sans les œuvres ne sert à rien ? Regarde Abraham notre père : Dieu a fait de lui un juste à cause de ses actes, quand il a offert sur l'autel son fils Isaac [Gn>80]. Tu vois bien que sa foi était à l'œuvre avec ses actes, et ses actes ont rendu sa foi parfaite. Ainsi s'est accomplie la parole de l'Écriture : Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait Dieu estima qu'il était juste. Vous le constatez : l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi. [Ga] En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte.

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(Jc5) Lettre de saint Jacques 3, 1-10. {*}
Mes frères, ne croyez pas avoir tous la mission d'enseigner : vous le savez bien, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. Car nous commettons tous beaucoup de fautes. Si quelqu'un ne commet pas de fautes en paroles, c'est un homme parfait, capable de mettre un frein
[Ps] à tous les instincts de son corps. En mettant un frein dans la bouche des chevaux pour qu'ils nous obéissent, nous dirigeons tout leur corps. Voyez aussi les navires : quelles que soient leur taille et la force des vents qui les poussent, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail au gré de celui qui tient la barre. De même notre langue, qui est une si petite partie de notre corps : elle peut se vanter de faire de grandes choses. Voyez encore : une toute petite flamme peut mettre le feu à une grande forêt. La langue aussi est un feu, elle est le monde de la méchanceté ; cette langue est une partie de nous-mêmes, et c'est elle qui contamine le corps tout entier, elle met le feu à toute notre existence, un feu qu'elle tient de l'enfer. Les humains sont arrivés à dompter et à domestiquer toutes les espèces de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et de poissons ; mais la langue, aucun homme n'est arrivé à la dompter, vraie peste, toujours en mouvement, remplie d'un venin mortel. Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, eux qui ont été créés à l'image de Dieu. Bénédiction et malédiction sortent de la même bouche. Mes frères, il ne doit pas en être ainsi.

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(Jc6) Lettre de saint Jacques 3, 13-18. {*}{*}
Frères, y a-t-il parmi vous un homme de
sagesse et d'expérience [*] ? Qu'il prouve par sa vie exemplaire [*] que la douceur de la sagesse [Sg] inspire ses actes [>414]. Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l'esprit de rivalité, ne soyez pas, contre toute vérité, pleins d'orgueil et de mensonge. Cette prétendue sagesse ne vient pas de Dieu [Ec] ; au contraire, elle est terrestre [*], purement humaine, diabolique [*]. Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d'actions malfaisantes [Mc2d2][*]. Au contraire, la sagesse qui vient de Dieu est d'abord droiture, et par suite elle est paix, tolérance, compréhension[<84][271>278][*] ; elle est pleine de miséricordeet féconde en bienfaits[*], sans partialité et sans hypocrisie [*][*]. C'est dans la paix qu'est semée la justice [198>238!!!][Is], qui donne son fruit aux artisans de la paix [*|*].AVE.jpg(Jc7) Lettre de saint Jacques 4, 1-10. {*}{*}{*}
Frères, d'où viennent les guerres
[>2][*], d'où viennent les conflits entre vous ? N'est-ce pas justement de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n'obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n'obtenez rien parce que vous ne priez pas ; vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise [2>10][*][*] : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts. Créatures adultères ! Vous savez bien que l'amour pour les choses du monde est hostilité contre Dieu ; donc celui qui veut aimer les choses du monde se pose en ennemi de Dieu[520>537]. Vous pensez bien que l'Écriture ne parle pas pour rien quand elle dit : Dieu veille jalousement sur l'Esprit qu'il a fait habiter en nous. Mais il nous donne une grâce plus grande encore ; c'est ce que dit l'Écriture : Dieu s'oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au démon [*] : il s'enfuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et lui s'approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains [!] ; hommes partagés, purifiez vos cœurs. Affligez-vous, lamentez-vous [*] et pleurez ; que votre rire se change en lamentations et votre joie en tristesse. Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.

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(Jc8) Lettre de saint Jacques 1,17-18.21b-22.27. {*}{*}{*}
Frères bien-aimés, les dons les meilleurs, les présents merveilleux
[*], viennent d’en haut, ils descendent tous d’auprès du Père de toutes les lumières, lui qui n’est pas, comme les astres [*|*|*|*], sujet au mouvement périodique ni aux éclipses passagères [*]. Il a voulu nous donner la vie par sa parole de vérité[*][*|*|*], pour faire de nous les premiers appelés [*] de toutes ses créatures. C'est pourquoi vous devez rejeter tout ce qui salit, tout ce qu'il vous reste de méchanceté, pour accueillir humblement la parole de Dieu semée en vous ; elle est capable de vous sauver [*|*|*|*|*|*][*]. Mettez la Parole en application [*], ne vous contentez pas de l'écouter : ce serait vous faire illusion [>44][?]. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion [59>64], c'est de venir en aide [*][*][*] aux orphelins et aux veuves [*] dans leur malheur [Jr(1)], et de se garder propre [*|*] au milieu du monde.

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 (2) Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,1-11. {*}
Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. »
Sa mère dit aux serviteurs : « FAITES tout ce qu'il vous dira. »
[<414>] Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. 


[>17][>20][54][>26]

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Moins d’une semaine après la crue du gave de Pau qui a submergé les sanctuaires, les pèlerinages ont repris ce week-end à Lourdes grâce à la mobilisation générale.
Toutefois, la reconstruction coûtera beaucoup plus cher qu’en octobre.

« Face aux mètres cubes de boue qui envahissaient la Grotte, mercredi, je pensais que quinze jours ne suffiraient pas à tout nettoyer… Mais après trois journées de travail acharné aux côtés des pompiers, nous y voilà ! » Encore munie de ses bottes en caoutchouc et du gilet orange des bénévoles, Elsa Dardanello, Turinoise de 39 ans, affiche une certaine émotion. Samedi midi, elle marchait aux premiers rangs de la procession informelle conduite par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, vers la Grotte, enfin rouverte au public.

À quelques mètres, le gave de Pau, qui a inondé la cité mariale mardi 18 juin, charriait toujours ses torrents de boue sous un grand soleil. Alors qu’elle avait prévu initialement de servir les malades, Elisa a dû déblayer les sanctuaires dévastés. Comme elle, des dizaines d’hospitaliers et de salariés, mais aussi des bonnes volontés de toute la région se sont munis de pelles et de raclettes pour accélérer le travail des pompiers et de la sécurité civile.

Avec pour objectif de permettre aux pèlerins d’accéder au plus tôt aux sanctuaires, comme cette Américaine de 22 ans, en phase terminale de cancer, qui a pu se frayer un passage parmi les tractopelles et embrasser le rocher de la grotte, avant de repartir pour les États-Unis.

Sainte-Bernadette devrait rouvrir lundi

« On ne s’attendait pas à autant de volontaires : 260 le jeudi, 400 le vendredi… C’est un élan de solidarité extraordinaire ! », se réjouit Philippe Laffaille, coordinateur des bénévoles du sanctuaire.

« Pour être intervenu sur les inondations de Draguignan en 2010, je sais qu’une pareille mobilisation de bénévoles est rare », confirme un agent de la sécurité civile, tandis que 45 d’entre eux s’affairent à sortir le matériel liturgique de la basilique souterraine Saint-Pie-X, les pieds dans 30 cm de boue.

Car les dégâts demeurent considérables. L’église Sainte-Bernadette rouvrira sans doute lundi 23 juin, mais il faudra attendre plusieurs semaines pour la basilique Saint-Pie-X et les piscines. Les ponts jumeaux, qui conduisent les malades de l’hospitalité Notre-Dame à la Grotte, ont été fortement endommagés. Les câbles électriques et les systèmes de sonorisation et de vidéo également. Et si les assurances jouent leur rôle, elles ne couvriront pas les dommages des voiries.

Appel aux dons

Or l’asphalte posé sur la grande prairie est de nouveau défoncé. « Ce n’est pas parce que les pèlerins peuvent revenir en nombre qu’il faut croire que nous avons dramatisé la situation, souligne Thierry Castillo, économe des sanctuaires. L’ampleur du sinistre est réelle. Cela nous coûtera plusieurs millions d’euros. En octobre 2012, la facture s’élevait déjà à 2,5 millions d’euros, pour des dommages trois à quatre fois moindres. »

Le site, qui vit uniquement des offrandes des pèlerins, a lancé un appel à la générosité des fidèles [1]. Samedi matin, il avait déjà enregistré 600 appels et 70 500 € de dons. « La mobilisation n’en est qu’à ses débuts », veut croire Pierre Attias, le responsable des dons, citant avec émotion le geste généreux du diocèse d’Auch qui a offert à Lourdes un legs de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Au-delà des sanctuaires, c’est toute la cité mariale et les vallées alentour qui ont été durement éprouvées. Une quarantaine d’hôtels – soit un quart du parc hôtelier – ne rouvriront pas de la saison. « Tous nos outils de production, de la cuisine à l’informatique, ont été détruits », relève Jean-Marc Deslus, en regardant avec consternation son hôtel, l’Europe.

Bon espoir pour l’accueil de pèlerins dans trois semaines

Établie depuis quatre générations sur l’avenue Peyramale qui borde le Gave, sa famille n’avait jamais connu pareil désastre. Par ailleurs directeur de l’hospitalité diocésaine de Tarbes et Lourdes, il a reçu la visite des sœurs de l’Accueil Marie Saint-Frai. Une dizaine de jeunes de la communauté du Cenacolo, qui accueille d’anciens jeunes toxicomanes, sont aussi venus lui donner un coup de main pour sortir et nettoyer sur le trottoir tout le mobilier.

« J’ai quand même bon espoir de pouvoir installer une cuisine d’appoint et de rouvrir dans trois semaines pour accueillir le diocèse d’Amiens. Je veux aider mes salariés à garder leur travail. »

Dimanche matin, le recteur des sanctuaires, le P. Horacio Brito, a consacré la première messe à la grotte à ces hôteliers et commerçants dans la tourmente, à toutes les victimes des inondations, en particulier aux personnes décédées et à leurs familles… De son côté, Mgr Nicolas Brouwet s’est rendu à Luz-Saint-Sauveur, pour célébrer la messe dans ce village où un homme de 75 ans est mort mercredi, emporté par une rivière en crue.

« Un appel à ne pas compter sur nos forces »

« Les équipes sont très courageuses mais au-delà de cette ardeur, je ressens une incompréhension et du découragement, confie l’évêque. Pourquoi deux fois la même année alors que le pays est déjà frappé par la crise ? Un peu comme si une fatalité s’acharnait… »

Certains s’interrogent aussi sur le sens de ces crues à répétition. « Dieu n’a pas déclenché tout cela, poursuit l’évêque, mais, à travers tous ces événements, c’est peut-être un appel à ne pas trop compter sur nos forces, à nous méfier de notre organisation matérielle trop léchée. »

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CÉLINE HOYEAU, à LOURDES (Hautes-Pyrénées)


La grotte de Lourdes de nouveau accessible aux pèlerins


(3) Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12. {*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*(1)}{*(2)}
Jésus déclarait à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les pharisiens [*]enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes [44], car ils disent et ne FONT pas [<414>]. Ils lient de pesants fardeaux [Lc] et en chargent les épaules des gens; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. » 

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Le train aurait déraillé avant l'entrée de la gare de Saint-Jacques de Compostelle, alors qu'il assurait une liaison entre Madrid et la localité galicienne de El Ferrol. Le bilan fait état d'au moins 77 morts et 143 blessés.

Près de quinze jours après le drame de Brétigny en France, l'Espagne est à son tour frappée par une tragédie ferroviaire, de plus grande ampleur encore : au moins 77 personnes ont été tuées et 143 blessées dans le déraillement d'un train mercredi à 20h42 peu avant son arrivée à Saint-Jacques de Compostelle, dans le nord-ouest du pays. C'est le premier accident de train sur une ligne à grande vitesse en Espagne, et la plus grande catastrophe ferroviaire du pays depuis 40 ans, indique El Pais. Les secouristes ont retrouvé 73 corps dans les décombres du train, quatre autres personnes sont mortes à l'hôpital. On ignorait jeudi matin si des Français figuraient parmi les victimes.

Selon un journaliste de la radio Cadena Ser, toutes les voitures du convoi ont déraillé. Les premières images de la télévision ont montré plusieurs wagons renversés sur la voie, dont l'un au moins complètement déchiqueté et de la fumée se dégageant du convoi... mais aussi plusieurs corps étendus sur les rails, et des membres des services de secours tentant de libérer les personnes toujours prisonnières des wagons. Selon El Pais, une grue géante a même été acheminée afin de permettre de déplacer les wagons et de dégager les passagers du train qui seraient restés coincés.

L'accident s'est produit à l'entrée de la gare de Saint-Jacques de Compostelle, alors que le train assurait une liaison entre Madrid et la localité galicienne de El Ferrol. Les autorités ne se risquaient pas mercredi soir à donner une explication à cette tragédie, même si un porte-parole du gouvernement régional a parlé d'un accident, semblant écarter une origine criminelle.

La presse montre du doigt une vitesse excessive sur un tronçon, empruntant un virage situé en zone urbaine, limité à 80 km/h. « Grande vitesse mortelle », titrait jeudi matin le journal El Mundo, selon lequel le convoi était engagé à 220 km/h dans cette courbe délicate, le virage de A Grandeira. « L'excès de vitesse est une des hypothèses qui prédomine », écrivait le journal. Selon El Pais, le train circulait à 190 km/h en abordant le virage. Toutefois, selon un ingénieur de l'Adif (l'équivalent espagnol de la RFF), la vitesse excessive ne peut à elle seule provoquer un déraillement.

« Il semble que dans un virage le train ait commencé à se retourner, nous avons fait beaucoup de tonneaux et plusieurs wagons se sont empilés les uns sur les autres », a raconté un témoin, cité par la radio Cadena Ser. Des passagers ont raconté aux journalistes de La Voz de Galicia que le train roulait assez vite et qu'un des wagons a sauté dans les airs au moment où le train s'avançait dans un virage. Selon la radio Cadena Ser, un témoin a fait état d'une explosion juste avant le déraillement.

Des habitants sont venus porter leur aide, offrant des couvertures aux blessés. Certains les transportaient même dans leurs propres véhicules vers les hôpitaux de la ville, selon La Voz de Galicia. Un appel au don de sang a été lancé, afin que les services hospitaliers puissent gérer l'afflux des blessés. « Un bâtiment a été réservé par la municipalité afin de porter assistance aux familles, il y a des psychologues à leur disposition et elles recevront également des informations », a pour sa part indiqué la porte-parole de la mairie de St-Jacques de Compostelle, Maria Pardo.

Très vite, de longs convois d'ambulances, gyrophares allumés, se sont formés, dans une course contre la montre pour évacuer les blessés. La nuit venue, toutes les routes environnantes étaient envahies par un ballet d'ambulances, sirènes hurlantes, tandis que sur les voies, les secouristes casqués, vêtus de gilets jaunes, armés de pics, tentaient de se frayer un chemin dans les tôles froissées.

Le drame s'est produit à la veille de la Saint-Jacques, le saint patron des Galiciens, une fête traditionnelle dans cette région. Toutes les cérémonies prévues à cette occasion ont été annulées. Selon la Renfe, l'équivalent de la SNCF en Espagne, le train transportait 238 passagers.

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, un Galicien, est attendu jeudi matin sur place. « Je souhaite exprimer mon affection et ma solidarité avec les victimes du terrible accident de train de Santiago », a lancé Mariano Rajoy dans un message sur Twitter.

Depuis Rio de Janeiro, le pape François a appelé à prier pour les victimes et leurs familles.

Un numéro d'urgence a été mis en place: 00 34 (+) 981551100.


Anne-Laure Frémont

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Hypothèse n°1 :
Les vaut [2,Lc, APR note 102][3, note 304/2] les psychologues [4][5, notes 69 à 71] –et affiliés [6][7][8]- sont bel et bien à considérer unanimement comme les néo-dieux [9]. Dans ce cas, ils sont merveilleusement compétents  [10] à :
- fournir des explications cohérentes à un déraillement, le mauvais entretien ne pouvant être invoqué à propos de voies de moins de deux ans d’âge ; attention : la violence psychologique [11] risque unanimement de passer pour une mauvaise explication
- réparer des voitures ferroviaires réduites en charpie comme de vulgaires jouets, les raccrocher ensemble puis remettre le train sur ses rails
- renvoyer les longs convois d’ambulances afin d’être plus à leur aise pour guérir sur-le-champ toute blessure et toute infirmité [12,Mt(2,3)]
- ressusciter les morts.
Toutes ces conditions étant remplies, il ne reste plus qu’à nous prosterner [13] à notre tour devant les psychologues-et affiliés-, brillamment confirmés [14] néo-dieux.

Hypothèse n°2 :
Les psychologues -et affiliés- sont plus modestement les néoscribes et pharisiens. Pratiquez donc l’exercice suivant : observez dans les Évangiles tout ce que Jésus peut dire à propos de "Ses" scribes et pharisiens "d’origine; mais partout –absolument partout !- où il en est question, remplacez "scribes et pharisiens" par "psychologues et affiliés". À la longue, l’exercice peut même s’avérer amusanttout en conférant à l’Écriture une actualité si saisissante qu’elle s’en fait palpable ; nettement plus palpable que la psyché, par exemple
Prenons un exemple, précisément, mais à reboursc’est-à-dire via une écriture profane récemment citée par ailleurs :
[…] Il est toujours difficile et dangereux de qualifier, de manière catégorique et définitive, un individu, aussi néfaste soit-il. Attribuer une étiquette ne soigne pas le mal, ne diminue ni le syndrome, ni les symptômes, n’allège pas les souffrances. C’est à peine un moyen de se rassurer en pensant avoir compris. Et c’est au risque de généraliser une déviance particulière [15,[3]>16]. Eh bien, pratiquez donc et observez tout ce qu'on peut vous dire dans ces quelques lignes. Mais n'agissez SURTOUT pas d'après les actes de celle qui le dit, car elle dit et ne FAIT pas : si elle faisait, le reste de l’article d’où est tiré cet extrait –et la totalité du blog [17]- seraient tout simplement caducs ! Si elle faisait, elle perdrait immédiatement tout lectorat : celui-ci étant lui-même attiré comme un aimant [18, APR note 68] par sa propre pratique et observation du dire et du non faire. Un non faire qui, à l’occasion, encourage volontiers au ne jamais faire [19, APR note 81>20<21, APR note 17](!) : ce qui a au moins le mérite d’être clairement exprimé


Alors… hypothèse n°1 ou n°2 ? Si l’on ose dire, il n’y a pas vraiment de troisième voie.

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Par FRANÇOIS MUSSEAU correspondant à Madrid

Décryptage. La vitesse trop grande et l'absence de mécanismes automatiques de sécurité sont apparemment à l'origine de la catastrophe de mercredi soir qui a provoqué la mort de 80 personnes en Espagne.



SJC Carte Libé.jpg« J’espère qu’il n'y a pas de morts. Sinon, cela me pèsera pour toujours sur la conscience. » Cette prière, c’est un des deux conducteurs du train qui l’adresse, tout de suite après le déraillement de l’Alvia 730 qui rallie Madrid à Ferrol [22], quatre kilomètres avant d’entrer en gare de Saint-Jacques-de-Compostelle. Coincé dans sa cabine, lègèrement blessé, Francisco José Garzon décroche alors son micro et adresse ce message au chef de gare. Selon le quotidien El País et plusieurs médias de Galice, il lui fait aussi un terrible aveu, celui d’avoir laissé le train avancer à 190 km/heure dans un virage très serré, là où la vitesse est limitée à 80 km/heure –soit plus du double !

Cette négligence humaine, le conducteur la confirme peu après être descendu du train – vers 21 heures – alors même que des dizaines de pompiers tentent d’extraire les cadavres des wagons pulvérisés par le choc contre le mur de bitume qui enserre les rails. «  J’ai déraillé, qu’est-ce que je peux faire, qu’est-ce que je peux y faire ? », se lamente-t-il alors au téléphone, selon plusieurs témoins signalant la moue catastrophée du conducteur. Depuis, il s’est réfugié dans le silence.

Courbe périlleuse

Il faudra attendre l’examen de la boîte noire pour déterminer à quelle vitesse allait le train dans le virage. Mais d’ores et déjà, le témoignage de Francisco José Garzon l’accable. Tout comme ses collègues, celui-ci ne cessait de se plaindre, ces derniers mois, de cette courbe périlleuse puisque, en seulement quelques kilomètres de parcours depuis Madrid, le tracé rectiligne (qui permet d’aller à 200 km/heure) oblige soudainement à jouer sur les freins pour ralentir à 80 km/h.

Chronique d’une tragédie annoncée, ou en tout cas envisagée ? En décembre 2011, lorsque ce train fut inauguré, les techniciens et les passagers – des « officiels » pour la plupart – avaient été parcourus d’un frisson de peur lors de ce virage fatidique, le convoi oscillant de droite et de gauche de façon inquiétante. Depuis, les avertissements n’auraient pas cessé, de la part de certains usagers et des conducteurs, notamment Francisco José Garzon. Selon la Renfe (la SNCF espagnole), la ligne aurait été « l’objet de vérifications techniques » le matin même du drame.

Ecartement ibérique

Pire catastrophe en Espagne depuis quarante ans, il s’agit du premier accident ferroviaire sur des voies d’AVE (le TGV espagnol). Il convient cependant d’être plus précis : entre Madrid et Ferrol, au nord de la Galice, les trains passent par des tronçons qui, en alternance, correspondent à des rails pour TGV (standards en Europe), à des rails conventionnels, dits d'«écartement ibérique». Or, précisément, à l’endroit du virage où s’est produit l’accident, le tronçon est ancien, étant donné, explique-t-on à la Renfe, que la cherté des expropriations dans cette zone urbanisée avait poussé les autorités à ne pas rénover la ligne.

Cela veut aussi dire que, sur ce tronçon, la conduite n’est pas soumise à l’ERTMS (European Rail Trafic Management System), qui permet de plafonner automatiquement la vitesse de la locomotive, mais à l’Asfa (Annonce de signaux et freinage automatique, un système espagnol), où le signalement est ponctuel, en fonction de diverses « balises ». Or, il n’y a pas de balise sur le tronçon mortel. Autrement dit, au moment d’aborder ce virage très serré, le système automatique n’est d’aucun secours, la vigilance est pleinement humaine. « Humain, humain, nous ne sommes que des humains », se serait aussi lamenté Francisco José Garzon au sortir de la machine, le dos perclus de douleur. Et de se rendre alors compte, en contemplant le panorama apocalyptique, que lui avait eu de la chance.


        Les morts du convoi, eux, ont moins de chance. Non seulement parce qu’ils se sont d’évidence trouvés au mauvais endroit au mauvais moment [23, APR note 330], mais parce qu’en dépit de ce que leur liste se soit considérablement allongée d’heure en heure, ils semblent moins "morts" que ceux de Brétigny [24][25], quinze jours plus tôt. Si tant est que l’on puisse évaluer la mort es "qualité" : au degré d’émotion qu’elle suscite, bien entendu ; mais également à son degré de concentration quantitative au sein de quelque événement catastrophique. On pourra même considérer avec circonspection les chiffres officiels qui nous sont servisen fonction de la proximité –et de l’accessibilité- dudit événement. Ainsi, lorsqu’on ne déplore "qu’"une centaine de morts là où des dizaines de milliers d’habitations ont été emportées par des eaux en furie, soit les Chinois sont d’une solidité existentielle à toute épreuve -en comparaison avec les Occidentaux-soit on sait bien que ces derniers ne viendront pas se précipiter sur place afin de se livrer à quelque réévaluation de la comptabilité macabre.

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Publié le 11 juil 2013 à 10:14 par Jonathan D'Amicis

Des inondations se sont déclenchées en Chine après avoir ravagé l'Europe, notamment le sud-ouest de la France [26], ou encore l'Inde, où un journaliste n'avait pas hésité à monter sur les épaules d'un rescapé pour assurer son direct sans se mouiller.[27]

Hier, de violentes inondations se sont abattues dans le sud-ouest de la Chine arrachant des maisons, des arbres ou même des immeubles. Plus de 36 000 personnes ont été évacuées dans la région.

Durant cette inondation plus qu'impressionnante, causée par la crue de plusieurs rivières et de pluies torrentielles, un homme a bien failli être écrasé par sa maison.

Encouragé par d'autres rescapés à quitter sa maison, l'homme sort prudemment pour ne pas se faire emporter par le courant qui est très puissant. À peine 30 secondes après que l'homme soit sorti de son domicile pour aller se réfugier, sa maison s'écroule comme un château de cartes devant ses yeux.

L'homme à malheureusement perdu son bien mais il peut être soulagé d'avoir gardé la vie sauve car cela n'a pas été le cas pour tout le monde comme nous l'avons vu dans la vidéo.


        Ah mon Dieu qu’c’est embêtant [28, APR note 22]… que l’Espagne ne se trouve pas aux confins de quelque steppe chinoise inabordable : il est moins facile d’y cacher les morts ; surtout lorsqu’ils cultivent la propension à se multiplier alors même que c’est l’invocation de la "catastrophe naturelle" qui, elle, se fait inabordable. Sans compter le cruel pied de nez que cela suggère au plan "horizontal" : au minimum « un appel à ne pas trop compter sur nos forces, à nous méfier de notre organisation matérielle trop léchée. », à paraphraser quelque évêque… bien que celui-ci s’exprimait alors au sujet d’une catastrophe plus "naturelle"[29] (et moins meurtrière -chez lui-) qu’un crash ferroviaire.

(4)[Mercredi 24 juillet 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,1-9. {*}/{*}{*(1)}
Texte DANS les rails du calendrier liturgique, le JOUR même
{Lc}{Mc}{Lc}{Mc}{Lc} - [H]
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles [->][->(3)][->(1/2)] : « Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »

        Devant la morgue, les corbillards vont et viennent. Des familles en pleurs cherchent un peu de réconfort auprès des psychologues dans le centre d'assistance mis à leur disposition [30]. Les psychologues ? À défaut d’être merveilleusement compétents  à satisfaire les conditions de notre hypothèse n°1, ils sont ceux "qui ont des oreilles et qui entendent" [sic]. Mais ils sont également à la fois "les oiseaux venant tout manger", à la fois ceux qui "se lèvent aussitôt parce que la terre est peu profonde"… et à la fois "le terreau des ronces" : sur les terres de Jacques, excusons du peu

        Sur celles de Brétigny (et ses rails), il s’en est beaucoup dit… et il continue de s’en dire : notamment à propos de défaillances humaines qui, elles, relèvent de volontés de nuire plus affirmées [31][32] que celles d’un cheminot matamore trop pressé. Il continue de s’en dire, d’autant qu’à l’heure où ces lignes sont rédigées, l’enquête reste bien sûr toujours en cours, et la circulation ferroviaire pas encore rétablie dans des conditions normales. Ah mon Dieu qu’c’est décidément embêtant [28, APR note 22]… les accidents ferroviaires : pour tout dire, ils ont tous les défauts possibles. Ils sont spectaculaires et font des morts : trop de spectacle, trop de morts –et trop de dégâts matériels- pour que les conséquences puissent en être escamotées derrière une "enquête longue et difficile"©[33][34]. Les enquêteurs doivent secrètement jalouser leurs homologues de la "longue et difficile"© : ceux-là ont en effet affaire à une mort plus discrète (parfois même sans qu’une goutte de sang ne soit versée)au sein d’un endroit "spécialisé"©[34, notes 6 à 10] (au moins à se placer à l’abri des curieux !)-, plus "artisanale" et moins "industrielle", quasiment sans dégât matérieltout en bénéficiant également du précieux [35, note 71] statut "accidentel"©[36] avant même que l’enquêteur n’ait commencé à lever le petit doigt pour extraire sa loupe : pour celui-là, que du bonheur sur toute la ligne !
        Il s’en est donc beaucoup dit sur les terres de Brétigny : elles non plus n’ayant pas eu le bon goût de se situer aux confins de quelque steppe chinoise inabordable. Par conséquent, ceux qui ont des oreilles en ont déjà beaucoup entendu : ce qui ne les met que plus à l’aise pour comparer avec ce qu’on entend en provenance de la Galice. Une province sans doute plus éloignée que Brétigny… mais pas assez toutefois pour y noter que les yeux y soient bridés. Entendons "bridés" au sens ethnique du terme : car il arrive aussi que les sens (y compris ceux des oreilles) se brident selon des modalités parfaitement étrangères à des  considérations d’ordre clinique [12, AV note 148] : c’est bien sûr à de telles modalités que Jésus fait allusion en concluant Sa parabole du moment. Il s’en dit actuellement beaucoup sur les terres espagnoles. Il s’en fait également beaucoup : festivités immédiatement annulées dans leur totalité (alors qu’elles étaient programmées pour le lendemain), sept jours de deuil proclamés en Galice et trois jours sur l’ensemble de la nation meurtrie [30]. C’est dire combien est profond l’impact de l’événementsur place. À comparer avec celui de Brétigny (combien de jours de deuil national ?…), dont il est permis de se demander à quoi il tient davantage : à l’événement lui-même (et ses conséquences)… ou à des causes embêtantes ? Parce que si l’événement en lui-même demeure dramatique, certaines voitures du convoi sont, elles, demeurées sur leurs rails et leurs passagers ont pu en réchapper : on aimerait pouvoir en dire autant quinze jours plus tard, mille cinq-cent six kilomètres plus loinParce que si l’événement en lui-même demeure dramatique, la comptabilité macabre pourrait presque faire des envieux chez nos voisins : entre six décès d’un côté et quatre-vingts de l’autre, il n’y a plus de commun que le déraillement d’un train… ou quelque "enquête" si "longue et difficile" qu’elle semble déjà achevée puisque le souci premier est de tout dire -et tout faire- pour en écarter d’emblée toute "piste criminelle"[37] avant même que les morts ne soient tout à fait froids

        Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! On a beau écarter les oreilles -ou parce qu’on écarte justement les oreilles-, c’est un autre écartement qui se laisse alors observer : non pas tant l’écartement technique de voies ferrées dédiées à la grande vitesse -et celui des voies ordinaires-, mais celui du traitement médiatique d’une catastrophe ayant généré six morts, et une autre en ayant généré quatre-vingtsous réserve que ce chiffre ne reparte pas à la hausse : à ce jour, trente-cinq blessés sont toujours dans un état critique [30]. Certes, de par des tentatives odieusesau sommet- d’occultations de certains faits, le désastre de Brétigny a connu quelques singuliers rebondissements dont l’ensemble de la classe médiatico-politique s’est faite un large écho : avec elle, nombre de réseaux sociaux ont abondamment bruissé, ne contribuant pas peu au relatif échec desdites tentatives odieuses. Tout ceci ne relève pas d’histoire si ancienne que la mémoire puisse l’avoir évacué -ou substitué des événement plus récents- : quinze jours entre deux déraillements, c’est même un délai étonnamment court du seul point de vue statistique.
        Tant et si bien que l’écartement de traitement médiatique n’est pas exactement celui que l’on croit ; à considérer en effet que quatre-vingt morts en pèsent davantage que six, le plus meurtrier ne devrait-il remporter haut la main la palme de l’engouement médiatique à son sujet ? Pourtant, celui qui a des oreilles en entend -ou en aura entendu- proportionnellement davantage de Brétigny que d’un endroit identifiable d’un seul coup d’œilmême sans la moindre légende accompagnant les clichés de presse- jusque dans ses structures les plus banales… et les plus modernes. Le fait est que l’impact de l’événement étant ce qu’il est, les photographes diligentés sur place étant par ailleurs peu avares d’utiliser un matériel performant, les images qu’ils nous délivrent sont de qualité largement assez satisfaisante pour saisirau-delà de leur sujet principal- quelque détail significatif du décor environnant. Or, dans quel autre endroit au monde -que le lieu du drame- pourrait-on rencontrer tous les dix mètres des coquilles moulées dans les parois d’un ouvrage d’art ordinaire en béton ? Ainsi ces coquilles-là ne sont-elles pas tant dans le texte [38]… que dans l’image. Par conséquent, ceux qui ont des yeux en voient déjà beaucoup avec le sujet principal : mais ils ne sont pas toujours à l’aise avec certains éléments du décor…

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          Hors de la nation meurtrie elle-même, si on s’émeut légitimement d’une pareille boucherie, force est d’observer que passée cette émotionl’heure est -paraît-il- au "recueillement", au "silence" et toussa. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ? Avec le "recueillement" dû au "silence", il n’y a plus grand chose à entendre : la "piste criminelle" étant écartée, le conducteur s’étant peut-être avéré imprudent, le virage trop serré, la non-automatisation du freinage (ou autre défaillance technique à élucider) sur cette portion de voie ayant fait le reste, que dire de plus ? Quatre-vingt morts passant difficilement inaperçus, les médias assurent néanmoins un certain suivi de l’affaire : juste ce qu’il faut pour ne pas indigner les foules de leur relative indifférence… ou plutôt de leur embêtement. Plus suspect encoreles esprits y étant habituellement plus libres, sinon virulents- le bruissement des réseaux sociaux se fait singulièrement désirer : chez eux aussi, la "piste criminelle" étant écartée, etc., sauf déchaînements passionnels contre un conducteur à désigner hâtivement comme bouc émissaire[40], que dire de plus ? Belle unanimité à une époque qui, elle, ne nous y habitue guèrequoique parfois entrecoupée de quelque coup de gueule indigné par le traitement médiatique de l’événement.
        Celui-ci par exemple :« Les journalistes, et les hommes politiques qui commentent l'horreur survenue sur le sol espagnol, devraient faire attention aux mots employés. Il ne s'agit pas là d'un "accident", comme ils le définissent à longueur de journée. Un accident est un événement fortuit, qui échappe à la responsabilité des individus. Ici la responsabilité du pilote de ce train est clairement engagée. Il roulait à 190 km/h au lieu de 80 !!! C'est un massacre de masse réfléchi et organisé par une pensée structurée. C'est au minimum un drame, et au mieux de sa définition un crime !!! Respectez les victimes et leurs familles. Cela n'est pas un accident ! » Ce qui n’est sans doute pas inexact en soi, mais répond néanmoins d’une part à une querelle "horizontale" de mots, d’autre part à un besoin impérieux chez les commentateurs visés : celui d’en rester précisément à l’aspect strictement "horizontal" de l’affaire. Or, ce qui les prémunit de tout risque de "dérapage" sur cet aspect, c’est… de faire plus attention aux mots employés qu’il n’y apparaît de prime abord. Non dans le sens vertement suggéré par ce commentateur en colère, mais dans celui de leurs intérêts. Et faire attention aux mots employés dans le sens de leurs intérêts, c’est l’usage absolu et inconditionnel du mot "accident" ; une habitude prise depuis longtemps chez certains "spécialistes"©[36]. Dans ce cas précis, l’usage du mot "accident" répond cependant à des critères différents ; il faut que ce soit un "accident" justement grâce à cette définition d’un événement fortuit, qui échappe à la responsabilité des individus ! Il faut que ce soit un "accident" parce que sous cette désignation, il devient interchangeable, en temps… mais surtout en lieu.


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        Cana en Galilée. La mère de Jésus était là [>Jn(2)]. Cana : surabondance positive de l’élément liquide. Lourdes en Pyrénées… la mère de Jésus était là. Lourdes, juin 2013 : surabondance négative de l’élément liquide. Lourdes : on aime ou on n’aime pas ; mais lieu de pèlerinage de notoriété mondiale. Cana, Lourdes ou ailleurs : là où était la mère de Jésus, là était son cœur. Guère de surabondance en paroles : elle gardait toutes choses dans son cœur [41]. Il n’empêche : l’éminente cité mariale serait-elle donc frappée d’une mystérieuse malédiction ? D’autant qu’elle se remettait tout juste d’une précédente inondation
        Après Jérusalem et Rome, quelle est la troisième ville sainte chrétienne [42, APR note 23] ? Lourdes n’a pas même cette prétention… mais n’y aurait-il pas quelque autre éminente cité qui, pour ne pas être spécifiquement mariale, n’en est pas moins un lieu de pèlerinage non moins notoire à l’échelle mondiale ? Un lieu qui, à son tour, semble comme frappé d’une mystérieuse malédiction. Une ville d’ailleurs bien plus ancienne que Lourdes ; depuis des siècles, il est même de tradition de s’y rendre avec le mode de locomotion le plus lent qui soit : les pieds. Symboliquement, on mesure déjà cette amère ironie de mourir aux portes mêmes de ce lieu chargé d’Histoireà bord du mode de locomotion terrienne le plus rapide qui soit : au pied de nez à la tradition du lieu, semble répondre comme un pied de nez à l’emblème de la modernité. Avec le "recueillement" dû au "silence", ce qui devrait crever les yeux se recouvre d’un bandeau pudique. Ah mon Dieu qu’c’est embêtantSaint-Jacques de Compostelle : un lieu symbolique… trop symbolique pour ne pas menacer l’équilibre précaire de l’"accident" interchangeable.

        Saint-Jacques de Compostelle en Galice. Le drame s'est produit à la veille de la Saint-Jacques, le saint patron des Galiciens, une fête traditionnelle dans cette région.. Bandeau pudique oblige, toujours aussi peu de surabondance en commentaires : un drame qui aurait pu se dérouler à n’importe quel des trois-cent soixante-quatre autres jours de l’année… mais qui se noue à quelques heures seulement de la fête honorant le patron "vertical" du lieu. Ah mon Dieu qu’c’est embêtant… de serrer ainsi les dents pour se cramponner coûte que coûte à une explication "horizontale" de l’événement : celle-là même qui produit la si belle unanimité énoncée plus haut.
        L’aspect "vertical" ? Ouf, sauvés par le gong : depuis Rio de Janeiro, le pape François a appelé à prier pour les victimes et leurs familles. Les âmes pieuses –mais néanmoins timides- attendaient en effet le feu vert du pape avant d’entreprendre de prier pour les victimes et leurs familles ! Avec quatre-vingt morts et cent soixante dix-huit blessés, n’y a-t-il pas de quoi faire ? De plus, n’est-ce pas préférable -plus "élevé"- que de vouer un conducteur aux gémonies ou de se lamenter de quelque défaillance technique ? En quoi cela ressusciterait-il les morts ou soignerait-il les blessés ? (Des scrupules qui n’étaient pas moins légitimes quinze jours plus tôt, un millier et demi de kilomètres plus près… mais qui étaient là moins étouffants). En "priant pour les victimes", au moins ne risque-t-on rien : émission plein pot de la terre vers le ciel, mais… prière d’être moins exigeant en contrepartie, côté réception [43, note 6] : nobody is perfect, et nul ne peut-être au four et au moulin. Vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise [>Jc(7)]. Ah mais pardon, cher Apôtre, ici cela ne vaut point : le pape lui-même n’a-t-il pas appelé à prier pour les victimes ? Vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins…[>Jc(7)]. Ah mais re-pardon, cher Apôtre, ici cela ne vaut toujours point : ne sont-ce pas plutôt les victimes qui devraient être jalouses de nous ?Elles sont blessées ou défuntes ; mais nous, ça va : ne convient-il pas d’être en pleine forme afin de mieux prier pour elles ? Ah, "prier pour les victimes"… ou rendre grâces de ne pas en être [44, APR note 6] ? Dieu seul sonde les reins et les cœurs
        Ah, "prier pour les victimes" tout en étant à peu près certains de ne pas être leurs bourreaux, n’est-ce pas encore le must ? Un must que partagerait volontiers un Francisco José Garzón [45] ; hélas, c’est pour les victimes que le pape a appelé à prier, non pour les autres : pas question de se faire plus papistes que le pape… De la sorte, plus on "priera pour les victimes", plus on grimpera vers des sommets vertigineux de compassion… et moins on se cassera la tête à d’éventuels à côtés ne faisant pourtant pas si mauvaise figure dans la colonne de l’aspect "vertical". Le lieu n’y suffisant pas, la date enfonce le clou ? Prions, prions et prions encore pour les victimes.
        "La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur"[19,Mt(2)] les victimes ? Dans l’urgence, "soyons prophètes en Son nom" : il suffira bien de Lui dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour les faire entrer dans le Royaume des cieux [19,Mt(2)] ! Et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ? [>Jc(4)]. L’avantage avec les victimes, c’est que leur corps ne réclame plus rien : raison de plus pour "prier pour elles", non ?
        Comment ? La manière pure et irréprochable de pratiquer la religion c'est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur, et de se garder propre au milieu du monde [>Jc(2)] ? C’est vrai : toutes les victimes n’étant pas trépassées, "prions pour elles"… mais gardons un œil sur les survivantes. Alors, afin de se garder propres au milieu du monde  –et mieux nous concentrer sur notre "prière aux victimes"- laissons les œuvres immédiates aux hommes de sagesse et d'expérience, qui prouvent par leur vie exemplaire que la douceur [46] de la sagesse [47, APR note 424] inspire leurs actes [>Jc(6)]: ne sont-ils pas toujours prêts à écouter, lents à parler, lents à se mettre en colère [>Jc(2)]les psychologues ? Car la seule prise en charge qui ait fait ses preuves reste la parole thérapeutique, associée à la sollicitude de la famille et à la reconnaissance par l'État de la douleur des victimes [48,§5]. On ne saurait en dire autant de la Parole [>Jc(8)][49], n’est-ce pas ? Comment ? Il y est néanmoins question de guérir toute maladie et toute infirmité [12,Mt(2,3)] : thérapeutiquement , c’est plutôt parlant, non ? Oui, mais attention : cela n’a "rien à voir"[50,(5)][51, notes 23][52] ! Tout d’abord, cela concernait des disciples triés sur le volet [53][12,Mt(2)]  : des hommes parfaits, capables de mettre un frein à tous les instincts de leur corps [>Jc(5)][12, note 162][54,Mc(1)] ; ensuite, c’était autrefois : le coup de pouce pour "démarrer la machine", en quelque sorte. De plus -à propos de machine-, autrefois personne n’était confronté au stress post-traumatique [48,§3>55] d’un train à grande vitesse venant se fracasser contre les parois bétonnées d’un ouvrage d’art ! Ne voyons-nous pas que saint Jacques lui-même n’a pas fait ses preuves ? La veille de sa fête, il aurait pu faire un effort ! La preuve : alors que les architectes se sont décarcassés à émailler leurs parois de coquilles tous les dix mètres en son honneur, l’Apôtre n’a pas daigné lever le petit doigtni intercédé- pour que d’un coup de baguette magique, chacune de ces coquilles se transforme en airbag externe géant à l’arrivée du convoi en perdition ! Ce serait donc se faire illusion [56, APR note 44] que de se contenter de l'écouter [>Jc(8)]: au moins peut-on davantage compter sur les psychologues qui, eux au moins, savent prendre en compte le traumatisme psychologique dont les quelque 150 survivants et témoins de la scène pourraient souffrir [48,§1] ; les seuls qui, finalement, sont capables de nous sauver [>Jc(2)]. Pendant ce temps-là"prions pour les victimes".

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        Mais tant qu’à faire, évitons de "prier pour les victimes" de "la catastrophe" : n’ajoutons pas du stress post-traumatique au stress post-traumatique, en usant d’un vocabulaire délibérément "catastrophiste"©. Alors, "prions pour les victimes" de… "l’accident"[0, APR note 40]. "L’accident" ne présente-t-il pas en effet les mêmes avantages que certains "mystères de la souffrance"©[57, APR note 105] ? Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d'épreuves, pensez que c'est une grande joie [>Jc(1)] ? Taratata : quand on n’a pas fait ses preuves -en ne transformant pas des coquilles -à (presque) son effigie- en airbags externes géants lorsque un train vient buter sur des parois bétonnées-, on se fait un peu oublier !… D’autant qu’il y a à présent plus grande joie encore :
- ne plus penser [58] en subordonnant à autrui sa compréhension du monde [59,§5>60 (et suivants)][61, notes 1,2][7] : aux psychologues, par exemple ! (Il suffisait d’y penser…)
- marquer des différences entre les personnes [>Jc(3)]mais avec l’astuce psychologique suivante : en "priant pour les plus différents"[62][44, APR note 6][63], ceux-là étant victimes de leur différence ! À bénéficier en sus de quelque groupe de prièresoutien, tout va bien : la déculpabilisation est au rendez-vous pour tout le monde [64, note<12>], et l’Apôtre peut retourner dans sa coquille !

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         Quand vous faites buter vos frères sur toute sorte d’épreuves [65, note<48>] (sans même y penser : ce qui vous évite en prime d’avoir à vous en justifier [19, APR note 81>20<21, APR note 17]) à votre place, n’y a-t-il pas en effet plus grande joie encore que d’aller y buter vous-mêmes ? Car l'épreuve ne vérifie-t-elle la qualité de leur foi ? [>Jc(1)] De la vôtre aussi : de ce côté-là, tout va bien… puisque vous "priez pour les victimes" !  Affligez-vous, lamentez-vous et pleurez sur vos victimes ; que vos lamentations se changent en rire et votre tristesse en joie [>Jc(7)] de ne pas en être : qui sait ? la baguette magique sera peut-être plus efficace ici que pour transformer des coquilles en airbags externes géants ? De plus, vous voilà assurément plus disponibles à"prier pour les victimes".

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         "Prier pour les victimes" (celles-ci ayant l’avantage d’être unanimement considérées [4] dans le cadre spectaculaire/extraordinaire [47, APR note 295] d’un "accident" ferroviaire) + ne plus penser = paix, tolérance [47, note 402/2][66][67], compréhension (exclusivement dans le sens empathique [68] du terme, entendons !…)[>Jc(6)] : vous voilà assurément assez concentrés sur la "prière pour les victimes" sans aller vous distraire ailleurs ! C’est dire que vous n’avez pas une minute [69] à perdre avec des questionnements parallèles qui, eux non plus, ne ressusciteront pas les morts ni ne soigneront les blessés… stressés post-traumatiques (assoiffés de parole thérapeutique) inclus.
            Si on imagine le virage incriminé dans une topographie rigoureusement identique à l’existantmais avec les coquilles moulées tous les dix mètres en moins –ce qui le situerait alors visiblement à l’entrée d’une autre ville : Madrid ou Ferrol, par exemple- et que l’on vous annonce de manière certaine que, dans une telle configuration, la catastrophe ne se serait jamais produite, qu’en penseriez-vous ?… (si tout au moins il vous subsiste -ce qui requiert un effort supplémentaire d’imagination- quelque espace survivant pour la pensée…)

- Qu… qu… quoi ??? Non seulement l’Apôtre n’aurait pas fait correctement son boulot avec sa baguette magique, mais en plus ce serait carrément de sa faute ? Celui-là, il a un sacré bol [70] de ne plus être de ce monde : sans quoi, on se serait moins hâtés à éliminer la piste "criminelle"[0, note 37] ! Bon : vous allez nous laisser "prier pour les victimes", oui ?

- Bientôt. Si on imagine à présent (mais beaucoup moins…) qu’une main invisible avait agi de manière à ce que le train aborde ce virage -là où il se trouve actuellement- à une vitesse suffisamment excessive pour être quasiment assurée de son déraillement, comment auriez-vous procédé si vous aviez été cette main invisible… et auriez particulièrement tenu à le rester, invisible ?

- Facile : déjà, j’en aurais discrètement pris le contrôle à distance. Ensuite, sachant que le talon d’Achille de cette portion de voie était précisément son absence de freinage automatisé à distance, j’avais carte blanche… pour procéder à la manœuvre inverse.


- Admettons. Et le conducteur, vous en faites quoi ?


- Francisco José Garzón [45] ? Laissez-moi rire : ce n’est pas ce poids plume qui va nous arrêterHasard Capus.jpg plusieurs centaines de tonnes lancées à près de 200 km/h ! En revanche, vous pensez bien qu’après le carnage que cela promet, l’opinion réclamera un coupable : le conducteur n’est-il pas tout indiqué à cet effet ? Nous en ferions donc la bête à abattre [40] : à servir chaud. Naturellement, nous aurions préparé le terrain en amont : en prenant -toujours à distance, mais plus modestement- le contrôle de son compte Facebook, nous l’aurions fait passer pour un "fou de vitesse". Parce qu’entre 80 km/h -vitesse admissible- et 190 km/h de vitesse constatée, l’opinion risquait de tiquer sur l’énormité de cette marge. Surtout que notre talon d’Achille à nous, c’est ce gars-là, précisément ! Avec derrière lui une carrière nickel-chrome dans le rail, l’imposture aurait sauté aux yeux. Mais avec un "fou de vitesse", belle tache dans cette carrière, pas vrai ? Avec cette tache-là, le truc passe comme une lettre à la poste. Mieux encore : au moyen du même réseau social, les loups s’en donneront à cœur joie pour hurler sur des pages créées tout exprès en enfonçant le clou -notre clou- sur le seul conducteur [46] ! (Malheureusement, nous ne pourrons pas toujours éviter le phénomène inverse [47]…) Il aime les trains électriques ? Conducteur ? Électrique ? Ca tombe rudement bien : il est notre fusible [48] de prédilection ! C’est pourquoi nous aurons attendu le dernier moment pour le laisser se rendre compte… que ce n’était plus lui le conducteur. Que voulez-vous : on ne fait pas d’omelette [49] sans casser d’œufs…
Ce sera tout ? On peut avoir la paix, à présent… afin de "prier pour les victimes" ?

- Presque. Le conducteur -encore lui-, vous "priez pour lui", aussi ?

- Euh…

- Vous êtes ignobles, vous savez ?…

- Non mais allô quoi ! Le 118 ? Vous pouvez faire venir un VÉHICULE DE SECOURS ET D’ASSISTANCE AUX VICTIMES [50, note 134] ? Encore quelqu’un qui cherche à se "suicider"©[51, APR note 63][52, note<29>] !
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         Ah, "prier pour les victimes" : à un tel exercice, n’y est-on pas nettement plus à son aise sans la présence [53] pesante [54] de "suicidaires"© dans les pattes ? Dieu merci, le SECOURS ET L’ASSISTANCE AUX VICTIMES, lui, est moins regardant que saint Jacques, ne se faisant pas trop prier pour exaucer : une affaire qui roule ! Vers un établissement "spécialisé"©[34, notes 6 à 10] au nom de l’Apôtre [55], par exemple : cela lui apprendra à ne pas vouloir arrêter les trains fous.
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Fin au 27 juillet 2013
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