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dimanche, 27 avril 2014

Le temps de la miséricorde

Pape François pasteur.jpg[Deuxième dimanche de Pâques – Dimanche de la Miséricorde]

[*]

Au début du Carême [1][2][3], lors de sa rencontre avec le clergé romain, le Pape François [4, APR note 208>5][6, APR note 222>7] a délivré un très beau message sur la miséricorde [8, APR note 88]. En conseillant d'éviter l'écueil du rigorisme [9,8][9bis,8] et celui du laxisme [10, notes 52 à 54][11][12], il a aussi recommandé d'imiter le Bon Samaritain [13,Lc(2)][14] figure du Christ.

DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS
AUX PRÊTRES DU DIOCÈSE DE ROME
Salle Paul VI
Jeudi 6 mars 2014

(§1) Lorsque, avec le cardinal-vicaire, nous avons pensé à cette rencontre, je lui ai dit que je pouvais faire pour vous une méditation sur le thème de la miséricorde. Au début du Carême, réfléchir ensemble en tant que prêtres, sur la miséricorde, nous fera du bien. Nous en avons tous besoin. Et les fidèles aussi, parce que, comme pasteurs, nous devons donner beaucoup de miséricorde, beaucoup !

Sur les routes

(§2) Le passage de l’Évangile de Matthieu que nous avons écouté nous fait tourner le regard vers Jésus qui marche à travers les villes et les villages. Et cela est curieux. Quel est le lieu où Jésus se trouvait le plus souvent, où l’on pouvait le trouver le plus facilement ? Sur les routes. Il aurait pu passer pour un sans-abri, parce qu’il était toujours sur la route. La vie de Jésus était sur la route. Il nous invite surtout à saisir la profondeur de son cœur, ce qu’il ressent pour les foules, pour les gens qu’il rencontre : cette attitude intérieure de « compassion », en voyant les foules il en eut compassion. Parce qu’il voit les personnes « fatiguées et épuisées, comme des brebis sans berger ». Nous avons entendu si souvent ces paroles qu’elles n’entrent peut-être pas avec force. Mais elles sont fortes ! Un peu comme de nombreuses personnes que vous rencontrez aujourd’hui dans les rues de vos quartiers… Et puis l’horizon s’élargit et nous voyons que ces villes et ces villages sont non seulement Rome et l’Italie, mais le monde… et ces foules épuisées sont les populations de tant de pays qui souffrent des situations encore plus difficiles…

(§3) Alors, nous comprenons que nous ne sommes pas ici pour faire un bel exercice spirituel au début du Carême, mais pour écouter la voix de l’Esprit qui parle à toute l’Église de notre temps, qui est précisément le temps de la miséricorde. Cela, j’en suis sûr. Ce n’est pas seulement le Carême ; nous vivons dans un temps de miséricorde, depuis au moins trente ans, jusqu’à aujourd’hui.

(§4) Cela a été une intuition du bienheureux Jean-Paul II. Il a eu le « flair » de sentir que nous sommes dans le temps de la miséricorde. Pensons à la béatification et à la canonisation de sœur Faustine Kowalska ; ensuite, il a introduit la fête de la Divine miséricorde. Il a avancé peu à peu, et il a continué d’avancer dans ce sens.

(§5) Dans son homélie pour la canonisation, qui eut lieu en l’an 2000, Jean-Paul II a souligné que le message de Jésus Christ à sœur Faustine se situe dans le temps entre les deux guerres mondiales, et qu’il est profondément lié à l’histoire du vingtième siècle. Et en regardant l’avenir, il disait : « Que nous apporteront les années qui s’ouvrent à nous ? Quel sera l’avenir de l’homme sur la terre ? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu’à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de sœur Faustine, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire ». C’est clair. Cela était explicite, en 2000, mais c’est quelque chose qui mûrissait depuis longtemps dans son cœur. Dans sa prière, il a eu cette intuition.

(§6) Aujourd’hui, nous oublions tout trop vite, même le magistère de l’Église ! C’est en partie inévitable, mais les grands contenus, les grandes intuitions et les consignes laissées au peuple de Dieu, nous ne pouvons pas les oublier. Et celle de la miséricorde divine en fait partie. C’est une consigne qu’il nous a laissée, mais qui vient d’en-haut. C’est à nous, en tant que ministres de l’Église, de garder ce message vivant, surtout dans la prédication et dans les gestes, dans les signes, dans les choix pastoraux, par exemple, le choix de redonner la priorité au sacrement de la Réconciliation, et dans le même temps, aux œuvres de miséricorde. Réconcilier, faire la paix à travers le sacrement et aussi par les paroles et par les œuvres de miséricorde.

S'émouvoir devant les brebis

(§7) Il me vient à l’esprit que certains d’entre vous m’ont téléphoné, m’ont écrit une lettre, et ensuite j’ai parlé au téléphone… « Mais, Père, pourquoi en voulez-vous aux prêtres ? ». Parce qu’ils disaient que je malmène les prêtres. Je ne veux pas malmener ici…

(§8) Demandons-nous ce que signifie la miséricorde pour un prêtre, permettez-moi de dire pour nous, prêtres. Pour nous, pour nous tous ! Les prêtres s’émeuvent devant les brebis, comme Jésus lorsqu’il voyait les gens fatigués et épuisés comme des brebis sans berger. Jésus a les « entrailles » de Dieu, Isaïe en parle beaucoup : il est plein de tendresse pour les personnes, surtout pour celles qui sont exclues, c’est-à-dire pour les pécheurs, pour les malades dont personne ne s’occupe… Ainsi, à l’image du Bon Pasteur, le prêtre est un homme de miséricorde et de compassion, proche de son peuple et serviteur de tous. C’est un critère pastoral que je voudrais vraiment souligner : la proximité. La proximité et le service, mais la proximité, être proche !... Quiconque est blessé dans sa vie, de quelque façon que ce soit, peut trouver chez lui attention et écoute… En particulier, le prêtre manifeste des entrailles de miséricorde lorsqu’il administre le sacrement de la Réconciliation ; il le manifeste dans tout son comportement, dans sa manière d’accueillir, de conseiller, de donner l’absolution… Mais cela vient de la manière dont lui-même vit le sacrement en personne, de la manière dont il se laisse embrasser par Dieu le Père dans la confession et dont il reste dans ses bras… Si l’on vit cela en soi-même, dans son cœur, on peut le donner aux autres dans le ministère. Et je vous pose cette question : Comment est-ce que je me confesse ? Est-ce que je me laisse embrasser ? Il me vient à l’esprit un grand prêtre de Buenos Aires, il est plus jeune que moi, il doit avoir 72 ans… Un jour, il est venu me voir. C’est un grand confesseur : il y a toujours la queue pour le voir... Les prêtres, la majorité, vont le voir pour se confesser... C’est un grand confesseur. Et un jour, il est venu me voir : « Mais, Père… », « Dis-moi », « J’ai des scrupules, parce que je sais que je pardonne trop ! » ; « Prie… si tu pardonnes trop… ». Et nous avons parlé de la miséricorde. À un moment, il m’a dit : « Tu sais, quand je sens que ce scrupule est trop fort, je vais dans la chapelle, devant le tabernacle, et je Lui dis : “Excuse-moi, mais c’est de ta faute, parce que tu m’as donné le mauvais exemple !” Et je repars tranquille… ». C’est une belle prière de miséricorde ! Si dans la Confession, l’on vit cela pour soi, dans son cœur, on peut aussi le donner aux autres.

(§9) Le prêtre est appelé à apprendre cela, à avoir un cœur qui s’émeut. Les prêtres — je me permets ce terme — « aseptisés », ceux « de laboratoire », tout propres, tout beaux, n’aident pas l’Église. L’Église d’aujourd’hui, nous pouvons l’imaginer comme un « hôpital de campagne ». Excusez-moi, je répète cela parce que je le vois comme cela, je le sens comme cela : un « hôpital de campagne ». Il faut soigner les blessures, tant de blessures ! Tant de blessures ! Il y a tant de personnes blessées par les problèmes matériels, par les scandales, même dans l’Église… Des personnes blessées par les illusions du monde… Nous, les prêtres, nous devons être là, auprès de ces personnes.

Soigner les blessures

(§10) La miséricorde signifie avant tout soigner les blessures. Quand quelqu’un est blessé, il a immédiatement besoin de cela, non pas d’analyses, comme le taux de cholestérol, de glycémie… Mais il y a la blessure, soigne la blessure, et après on verra les analyses. Après, on donnera les soins spécialisés, mais d’abord, il faut soigner les blessures ouvertes. Pour moi, en ce moment, c’est cela le plus important. Et il existe aussi des blessures cachées, parce qu’il y a des personnes qui s’éloignent pour ne pas montrer leurs blessures… Il me vient à l’esprit l’habitude, pour la loi mosaïque, des lépreux au temps de Jésus, qui étaient toujours éloignés, pour ne pas contaminer… Il y a des personnes qui s’éloignent par honte, parce qu’elles ont honte qu’on voie leurs blessures… Et elles s’éloignent peut-être un peu en regardant de travers, contre l’Église, mais au fond, à l’intérieur, il y a la blessure… Elles veulent une caresse ! Et vous, chers confrères — je vous le demande — connaissez-vous les blessures de vos paroissiens ? Est-ce que vous les devinez ? Est-ce que vous êtes proches d’eux ? C’est la seule question…

(§11) Revenons au sacrement de la réconciliation. Il nous arrive souvent, à nous prêtres, d’entendre l’expérience de nos fidèles qui nous racontent avoir rencontré, dans la confession, un prêtre très « strict » ou au contraire très « large », rigoriste ou laxiste. Et cela ne va pas. Il est normal qu’il y ait des différences de style entre les confesseurs, mais ces différences ne peuvent pas concerner la substance, c’est-à-dire la saine doctrine morale et la miséricorde. Ni le laxiste, ni le rigoriste, ne rendent témoignage de Jésus Christ, parce que ni l’un ni l’autre ne prend sur lui la personne qu’il rencontre. Le rigoriste se lave les mains : en effet, il la cloue à la loi, entendue de manière froide et rigide ; le laxiste, lui, se lave les mains : il n’est miséricordieux qu’en apparence, mais en réalité, il ne prend pas au sérieux le problème de cette conscience, en minimisant le péché [15, notes 10 à 12][16, notes 25 à 30]. La véritable miséricorde prend sur elle la personne, l’écoute attentivement, s’approche avec respect[9,6][9,6]!  et vérité de la situation, et l’accompagne sur le chemin de la réconciliation. Et cela est fatigant, oui, bien sûr. Le prêtre vraiment miséricordieux se comporte comme le Bon Samaritain [13,Lc(2)]… mais pourquoi le fait-il ? Parce que son cœur est capable de compassion, c’est le cœur du Christ !

(§12) Nous savons bien que ni le laxisme ni le rigorisme ne font croître la sainteté. Peut-être que certains rigoristes semblent saints, saints… Mais pensez à Pélage et ensuite nous en reparlerons… Ni le laxisme, ni le rigorisme ne sanctifient le prêtre, et ils ne sanctifient pas le fidèle ! La miséricorde, en revanche, accompagne le chemin de la sainteté, l’accompagne et la fait croître... Trop de travail pour un curé ? C’est vrai, trop de travail ! Et de quelle manière accompagne-t-il et fait-il croître le chemin de la sainteté ? À travers la souffrance pastorale, qui est une forme de la miséricorde. Que signifie souffrance pastorale ? Cela veut dire souffrir pour et avec les personnes. Et cela n’est pas facile ! Souffrir comme un père et une mère souffrent pour leurs enfants; je me permets de dire, avec angoisse aussi…

(§13) Pour m’expliquer, je vais vous poser quelques questions à vous aussi, qui m’aident lorsqu’un prêtre vient me voir. Elles m’aident aussi lorsque je suis seul devant le Seigneur !

3865535862.jpg(§14) Dis-moi : Est-ce que tu pleures ? Ou bien avons-nous perdu nos larmes [17][18>18bis] ? Je me souviens que dans les anciens missels, ceux d’autrefois, il y a une très belle prière pour demander le don des larmes. La prière commençait ainsi : « Seigneur, tu as donné à Moïse le mandat de frapper la pierre pour que sorte l’eau, frappe la pierre de mon cœur pour que les larmes… » : la prière disait plus ou moins cela. Elle était très belle. Mais combien d’entre nous pleurent devant la souffrance d’un enfant, devant la destruction d’une famille, devant tant de personnes qui ne trouvent pas le chemin ?... Les larmes du prêtre… ! Est-ce que tu pleures ? Ou bien avons-nous perdu nos larmes dans ce presbyterium ? [(Jc7)]

(§15) Est-ce que tu pleures pour ton peuple ? Dis-moi, est-ce que tu prononces la prière d’intercession devant le tabernacle ?

(§16) Est-ce que tu luttes avec le Seigneur pour ton peuple, comme Abraham a lutté ? « Et s’il y en avait moins ? Peut-être n’y en aura-t-il que 25 ? Peut-être n’y en aura-t-il que 20 ?... » (cf. Gn 18, 22-33 [19,Gn(1), APR note 11]). Cette courageuse prière d’intercession… Nous parlons de parresia, de courage apostolique, et nous pensons aux programmes pastoraux, c’est bien, mais cette parresia est nécessaire également dans la prière. Est-ce que tu luttes avec le Seigneur ? Est-ce que tu discutes avec le Seigneur comme l’a fait Moïse ? Quand le Seigneur en avait assez, quand il était fatigué de son peuple et qu’il lui a dit : « Sois tranquille… je les détruirai tous et je te ferai chef d’un autre peuple ». « Non, non ! Si tu détruis le peuple, détruis-moi aussi ! » Mais eux, ils avaient du courage ! Et je vous pose la question : Est-ce que nous avons le courage de lutter avec Dieu pour notre peuple ?

(§17) Une autre question que je pose : le soir, comment est-ce que tu conclus ta journée ? Avec le Seigneur ou avec la télévision ?

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 (§18) Quel est ton rapport avec ceux qui aident à être plus miséricordieux ? C’est-à-dire, quel est ton rapport avec les enfants, avec les personnes âgées, avec les malades ? Est-ce que tu sais leur donner une caresse, ou est-ce que tu as honte de donner une caresse à une personne âgée ?

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[*]

 (§19) N’aie pas honte de la chair de ton frère (cf. Reflexiones en esperanza, ch. i). À la fin, nous serons jugés sur la façon dont nous aurons su nous approcher de « toute chair » — c’est Isaïe qui le dit. N’aie pas honte de la chair de ton frère. « Nous faire proches » : la proximité, se faire proche de la chair de son frère. Le prêtre et le lévite qui passèrent avant le Bon Samaritain [13,Lc(2)] n’ont pas su s’approcher de cette personne malmenée par les bandits. Leur cœur était fermé. Peut-être le prêtre a-t-il regardé sa montre et a-t-il dit : « Il faut que j’aille à la messe, je ne peux pas arriver en retard à la messe » et il est parti. Justifications ! Combien de fois trouvons-nous des justifications pour contourner le problème, la personne. L’autre, le lévite, ou le docteur de la loi, l’avocat, a dit : « Non, je ne peux pas parce que si je fais ça, demain, je devrai aller témoigner, je vais perdre du temps… »[20]. Les excuses !... Ils avaient le cœur fermé. Mais le cœur fermé se justifie toujours de ce qu’il ne fait pas. Au contraire, ce Samaritain ouvre son cœur, se laisse émouvoir dans ses entrailles et ce mouvement intérieur se traduit en action pratique, dans une intervention concrète et efficace pour aider cette personne.

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 (§20) À la fin des temps, ne sera admis à contempler la chair crucifiée du Christ que celui qui n’aura pas eu honte de la chair de son frère blessé et exclu.

(§21) Je vous confesse, cela me fait du bien, parfois, de lire la liste sur laquelle je serai jugé, cela me fait du bien : c’est dans Matthieu 25 [21,Mt(2)][22][23, note<161>].

(§22) Ce sont ces choses qui me sont venues à l’esprit, pour les partager avec vous. Elles sont un peu spontanées, comme elles me sont venues…

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société[*]

(§23) [Le cardinal Vallini : « Un bel examen de conscience »]. Cela nous fera du bien. [applaudissements].

À Buenos Aires — je parle d’un autre prêtre — il y avait un confesseur célèbre : c’était un prêtre du Saint-Sacrement. Presque tout le clergé se confessait à lui. Quand, l’une des deux fois où il est venu, Jean-Paul II a demandé un confesseur à la nonciature, c’est lui qui y est allé. Il est âgé, très âgé… Il a été provincial de son Ordre, professeur... mais toujours confesseur, toujours. Et il y avait toujours la queue, dans l’église du Saint-Sacrement. À cette époque, j’étais vicaire général et j’habitais à la curie et tous les matins, tôt, je descendais au fax pour voir s’il y avait quelque chose. Et le matin de Pâques, j’ai lu un fax du supérieur de la communauté: « Hier, une demi-heure avant la Veillée pascale, le père Aristi est mort, à 94 — ou était-ce 96 ? — ans. Les funérailles seront célébrées tel jour… » Et le matin de Pâques, je devais aller déjeuner avec les prêtres de la maison de retraite — je le faisais en général à Pâques — et puis — je me suis dit — après le repas, j’irai à l’église. C’était une grande église, très grande, avec une très belle crypte. Je suis descendu dans la crypte et il y avait le cercueil, et seulement deux petites vieilles qui priaient là, mais pas de fleurs. J’ai pensé : mais cet homme, qui a pardonné les péchés de tout le clergé de Buenos Aires, et les miens aussi, même pas une fleur… Je suis remonté et je suis allé chez un fleuriste — parce qu’à Buenos Aires, aux croisements des rues, il y a des fleuristes, dans les rues où il y a du monde — et j’ai acheté des fleurs, des roses… Et je suis revenu et j’ai commencé à bien arranger le cercueil avec les fleurs… Et j’ai regardé le chapelet qu’il avait entre ses mains… Et aussitôt il m’est venu à l’esprit — ce voleur qui est en chacun de nous, non ? — et pendant que j’arrangeais les fleurs, j’ai pris la croix du chapelet et, en forçant un peu, je l’ai détachée. Et à ce moment, je l’ai regardé et j’ai dit : « Donne-moi la moitié de ta miséricorde ». J’ai senti quelque chose de fort qui m’a donné le courage de faire cela et de faire cette prière ! Et puis, cette croix, je l’ai mise ici, dans ma poche. Les soutanes du Pape n’ont pas de poches, mais je porte toujours sur moi une petite pochette en tissu et depuis ce jour-là, jusqu’à aujourd’hui, cette croix est avec moi. Et lorsqu’il me vient une pensée mauvaise contre quelqu’un, ma main se pose toujours ici. Et je sens la grâce ! Je sens que cela me fait du bien. Que de bien fait l’exemple d’un prêtre miséricordieux, d’un prêtre qui s’approche des blessures…

(§24) Si vous réfléchissez, vous en avez sûrement connus beaucoup, beaucoup, parce que les prêtres d’Italie sont bons ! Ils sont bons. Je crois que si l’Italie est encore si forte, ce n’est pas tant à cause de nous, les évêques, mais grâce aux curés, aux prêtres ! C’est vrai, c’est vrai ! Ce n’est pas pour vous encenser et vous réconforter, c’est ce que je pense.

(§25) La miséricorde. Pensez à tous les prêtres qui sont au ciel et demandez cette grâce ! Qu’ils vous donnent cette miséricorde qu’ils ont eue avec leurs fidèles. Et cela fait du bien.

Merci beaucoup de m’avoir écouté et d’être venus ici.

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Article librement (et partiellement) reproduit de
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(édition papier) n° 1564 du 12 avril 2014 (pp.30/31)

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"L’interprétation" typographique de la mise en page -distinction et numérotation de paragraphes (§), ajout de notes de renvoi ([x]), ainsi que l’ensemble des illustrations- est de l'initiative de l’auteur du présent blog. L'introduction et les intertitres sont de L'Homme Nouveau.

dimanche, 23 février 2014

Des dimanches à clef élastique.

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[*][*][*][*][*][*][48][*][*] – [*|*][*|*]

[Dimanche 16 février 2014]
Livre de l'Ecclésiastique 15,15-20. {*}
{*}[>57][<13][30][<1][332(>*)][180][20>22][156]
Si tu le veux [49>53], tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle [>104]. Le Seigneur a mis devant toi [*] l'eau et le feu [*] : étends la main vers ce que tu préfères [Dt][Dt]. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l'une ou l'autre leur est donnée selon leur choix [1>3]. Car la sagesse du Seigneur est grande, il est tout-puissant et il voit tout [187>193]{Jr}{Jr}{Jr(1)}. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes. Il n'a commandé à personne d'être impie, il n'a permis [*] à personne de pécher.

        Si tu ne le veux pas -et si tu ne peux changer les choses-, tu peux encore changer les mots_[1, note 23][2, APR note 185][3, note 334][4, notes 16 à 18] tout en (te) donnant l'impression, l'illusion [5, APR note 44][6] d'"observer les commandements" sans que personne n'y voie rien. Ainsi tout le monde [7, note<12>] n'y voit-il que du feu : toi le premier ! (À condition bien_sûr que tu n'aies pas oublié de substituer de l'huile [8, AV note 20][9][10][11][12][13][14, notes 172 à 174] à l'eau : élémentaire [15]…)
        "Il n'a permis à personne de pécher" ? L'ancienne version [16, notes 10 à 12][17, notes 25 à 30] n'étant plus que symbolique_[5, note 4/2][18][19,[1>20]][19bis][20][20bis][21, notes 7 à 9], étends la main vers ce que tu préfères : le "néo-péché"©[22, APR note 94]. Celui-ci étant en effet rompu à de la redéfinition_[23,6][24, note 129][25, APR note 44][26, notes<155>][27, notes 69,70][14, notes 51 à 54][28, notes 9 à 14] toute-puissamment élastico-"pathologique"©[29, notes 88,89], la vie est désormais proposée aux hommes… et la mort (fusse-t-elle également symbolique_[30][31]) aux autres : ceux qui auront été "détectés"©[25, APR note 270][32, notes 49 à 62][21, note 97][33] hors de l'humanité [21, notes 84>91] au regard de la redéfinition susdite.

Montage poisson d'avril.jpg

        "Il n'a permis à personne de pécher" ? Ici, les regards ne se tournent plus que vers ceux qui "néo-pèchent"©… afin de mieux s'en détourner [34], par crainte [14, 1Jn(6)§3]_"salutaire"[35]  de la "contagion"©. Alors inutile de vous dire_[36, AV note 13] que de tels mots_ne se disent impérativement [37, APR note 295] qu'entre les lignes [38, notes 58 à 60][39, note 151>][40, AV note 586][41, APR note 184][42, note 74>][28, notes 55 à 60] : l'avantage [43] du changement de mots_tenu caché [28, notes 173 à 177][>1Co(1)], c'est qu'ils_dépendent moins ainsi de quelques excités -tant américain [41, APR note 183] contemporain que plus ancien apôtre des païens [41, notes 168][44,Rm(1)]- voulant que tout le monde soit pécheur : et puis quoi encore [45][46][47, note 106][48][49][50] ? Au contraire, le "néo-fidèle"© "détecteur"© redéfinissant  n'a de cesse de proclamer la "sagesse"©©©[28, notes 154][>1Co(1)] d'un nombre plutôt réduit [41, APR note 117][51][52] de "néo-pécheurs"©[53]  : n'est-ce pas des plus honorables et convenables [54] ? Ces derniers sont sans doute  "psychologiquement fragiles"©[55][56, APR note 232]… mais faut-il que sous la surcharge [57][58][59][60][61][62][63][64]/[65]/[66, note 3]/[67], ils soient par ailleurs d'une solidité à toute épreuve afin de ne pas se laisser "accidenter"©[68, note<256>][69] trop rapidement ! Se fait jour ici l'autre avantage du changement de mots_tenu caché : s'étant permis de "néo-pécher"© -alors que ce n'est "permis à personne" !-, ils ne sont pas_restés_aussi "fidèles" que les autres. Aussi le choix leur est-il retiré [70,3°)] : de son côté, les "néo-fidèles"© y auront vu [71, APR note 28] assez clair_[41,Jn(2)][41, notes 10,11][42, notes 13 à 15] pour oui-demander [72][73][74] la punition [75][76] de toutes leurs actions avant même qu'elles ne se soient fait connaître [77, APR note 67][78].
        "Il n'a commandé à personne d'être impie" ? Non, mais il devient_[41,(C)][42,(C)]  de plus en plus_recommandé aux "néo-fidèles"© d'épier [79][80][81] les faits et gestes [34, APR note 84][28, notes 178 à 182] des "néo-pécheurs"© : que personne ne puisse "voir de ses yeux ni entendre de ses oreilles"[>1Co(1)] que -alors même qu'ils les eussent,  sinon "prévus par eux dès avant les siècles" (!) du moins_[82, note 0/1] déjà "détectés"©-, les premiers [83] se soient laissés surprendre [84] par un surcroâ_[4, note 92][85] de "néo-péchés"© se retournant [85] douloureusement  contre eux [4, notes 51 à 53] ! D'où qu'il soit "sage"©©© de leur part de savoir trouver à temps soutien_[32,[6] notes 32 à 37][56, notes 222>224] et "protection"©[86, notes 7 à 9][87, notes 97,98][56, notes 218,219] auprès de ceux qui dominent le monde

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[Dimanche 16 février 2014]
(1) Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,6-10.{*}
Frères, c'est bien une sagesse que nous proclamons devant ceux qui sont adultes [*][27][1][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][182>191] dans la foi [*], mais ce n'est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dominent le monde et qui déjà se détruisent [>32][*]. Au contraire, nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dominent ce monde ne l'a connue, car, s'ils l'avaient connue, ils n'auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. Mais ce que nous proclamons, c'est, comme dit l'Écriture : ce que personne n'avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l'homme n'avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu. Et c'est à nous que Dieu, par l'Esprit, a révélé cette sagesse. Car l'Esprit [164>168] voit [3/2] le fond de toutes choses, et même les profondeurs de Dieu.{He}{He}

        Ce que personne n'a vu de ses yeux -mais néanmoins beaucoup entendu de ses oreilles-, c'est la gloire plus abordable de ce que le cœur de l'homme a osé [88?]_imaginer : un Synthé Psy [41, notes 164 à 168] qui,_lui, "voit"© le fond de toutes choses -sans qu'il ne lui soit nécessaire_[23,6]_ni de les voir ni d'être vu [89, notes 187 à 193]-, et même les profondeurs du lac [90>114] !
>[90][91][92][93][94][95][96][97][98][99][100][101][102][103][104][105][106][107][108][109][110][111][112][113][114].

[Dimanche 16 février 2014]
(1) Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-37. {*} 

(1a) Mt 5,17-19>{*}{*}{*}{*}{*}{*(6)}{*(II)}
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas [<492] que je suis venu_abolir_[51,52]_la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise [Is|Is|Is|Is].
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.

(1b) Mt 5,20-26>{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*(3)}{*(III)}
Je vous le dis en effet : Si votre justice [>220>238][Ez][1>20][2>18][Jr(1)] ne surpasse pas [>167|<*] celle des scribes et des pharisiens [8§3], vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.
Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère [*], il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère [*][*][*][*][*][*][*], il sera passible de la géhenne de feu
[*>*(22§3)][10>17][Mc(1)].
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel {Jr}{Jr}{Jr(1)}[*], si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi [Hom.SJC], laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord [172] te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge {Mc|Mc|Mc}, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. {Lc}{Lc}{Lc}[*]

(1c) Mt 5,27-32>{*}
Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras pas d'adultère. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi : car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne {Mt}{Mt}{Mt(1)}. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi : car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s'en aille pas dans la géhenne. {Mc}{Mc}{Mc}
Il a été dit encore : Si quelqu'un renvoie sa femme, qu'il lui donne un acte de répudiation. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d'union illégitime, la pousse à l'adultère ; et si quelqu'un épouse une femme renvoyée, il est adultère. {Mc}{Mt}{Mc}{Mt}{Mc}{Mc(1)}

(1d) Mt 5,33-37>{*}
Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne feras pas de faux serments
{Lv}{Lv}, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi. {Mt}{Mt}{He}
Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Quand vous dites 'oui', que ce soit un 'oui'
[?], quand vous dites 'non', que ce soit un 'non' [2][*][*][*>*|*]. Tout ce qui est en plus [3°)] vient du Mauvais.

[Vendredi 28 février 2014]
Lettre de saint Jacques
5,9-12 {*}
Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres [*][*][*][*], ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d'endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon [*], et vous avez vu ce qu'à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux. Et avant tout, mes frères, ne faites pas de serment : ne jurez ni par le ciel ni par la terre, ni d'aucune autre manière ; que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non », ainsi vous ne risquerez pas d'être condamnés.

[Dimanche 23 février 2014]
Livre du
Lévitique 19,1-2.11-18 {*}{*}{*}
Le Seigneur adressa la parole à Moïse : « Parle à toute l'assemblée des fils d'Israël ; tu leur diras : Soyez saints [*][>96], car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez pas votre compagnon. Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Tu n'opprimeras pas ton prochain, tu ne l'exploiteras pas : tu ne retiendras pas jusqu'au lendemain matin le salaire du journalier. Tu n'insulteras pas un sourd, tu ne mettras pas d'obstacle sur le chemin d'un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d'injustice ; tu n'avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compagnon avec justice. Tu ne répandras pas de calomnies contre ton compatriote, tu ne réclameras pas la peine de mort contre ton prochain. Je suis le Seigneur.
Tu n'auras aucune pensée [<492] de haine [*][*][*] contre ton frère. Mais tu n'hésiteras pas à réprimander ton compagnon, et ainsi tu ne partageras pas [*] son péché. Tu ne te vengeras pas [*]. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur ! »

[Dimanche 23 février 2014]
(2)
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,16-23.{*}{*}{*}{*}
Frères, n'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un détruit [9>17] le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous.
Que personne ne s'y trompe : si quelqu'un parmi vous pense être un sage à la manière d'ici-bas, qu'il devienne fou pour devenir sage
[Rm(2)]. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu [*][1Co]. L'Écriture le dit : C'est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté [Ec].
Elle dit encore : Le Seigneur connaît les raisonnements des sages : ce n'est que du vent !
[Jn(1)] Ainsi, il ne faut pas mettre son orgueil en des hommes dont on se réclame [7>12]. Car tout vous appartient, Paul et Apollos et Pierre [Rm(1)], le monde et la vie et la mort, le présent et l'avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ [458>479], et le Christ est à Dieu.

[Dimanche 23 février 2014]
(2) Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,38-48. {*} 

(2a) Mt 5,38-42>{*}{*}{*}{*(2)}{*(IV)}{*(2)}
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu'il a été dit : œil pour œil, dent pour dent [*]. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant [*] ; mais si quelqu'un te gifle [*] sur la joue droite, tends-lui encore l'autre.
Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
Donne à qui te demande * ; ne te détourne pas [*]
de celui qui veut t'emprunter.
[(*) NB : pour lui-même, c'est-à-dire sans avoir aucune pensée de haine [115, AV note 171] contre son frère : soit, sans "voler, mentir, tromper son compagnon, l'opprimer, l'exploiter, l'insulter, mettre un obstacle sur son chemin, commettre l'injustice en siégeant contre lui (voire sans lui [116] !) au tribunal [117], répandre des calomnies contre son compatriote, réclamer contre son prochain" ce qu'il faut [0, notes 30,31] après avoir "profané son temple sacré"[>1Co(2)][118, APR note 95][119][120, APR note 51][121, notes 9>17][122] jusqu'à ce qu'il "n'hésite pas" à "partager les péchés" en le poussant à "se venger", à "garder de la rancune"[>Lv], à riposter [123]… fût-ce au nom de sa défense [124/1][124/2][124/3]
---------------> {*}{*}/[*|*|*><46|*][*][*|*][*].
En cas d'échec [125][126] ? C'est-à-dire : si, en dépit d'une telle volée de bois vert sur sa joue droite, le compagnon "tend encore l'autre" et y "laisse encore son manteau"[127] tout en réprimandant [128, notes 100 à 105] une "sagesse (???) de ce monde" ayant accompli l'extraordinaire [>Mt(2b)] prouesse de n'être que du vent [>1Co(2)], tout en étant folie [129] même pour les païens [130][130bis][131][132][133][134] ? Eh bien, il y aura bien quelque "sage" à la manière d'ici-(très) bas [135] pour évoquer la "fuite en avant"[136, APR note 10][137][138][139, notes 32 à 35][140, AV note158][141, notes 34,35][4, notes 10 à 15]. Non chez lui-même, mais chez l'autre [142, APR note 16] : le martelé de bois vert "sur sa joue droite", s'obstinant à ne pas riposter au méchant, à ne se détourner que des injustices les plus hallucinantes…]

1873865420.jpg[>60]

(2b) Mt 5,43-48>{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*(4)}{*(V)}
Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent [*], afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes [<112>].
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait [*][*][Lc(1)].

[>Dernière M.A.J. : lundi 3 mars 2014]

jeudi, 28 novembre 2013

Une loi de Mède Persée à jour…

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(1)[Jeudi 28 novembre 2013]
Livre de Daniel 6,12-28. {*}

Daniel excitait la jalousie [1, notes 7][2][3][4,Jc][5,Jc][5,Jc7][6,Jc(6,7)] des courtisans parce qu'il avait la faveur [7,Gn] du roi Darius. Un jour qu'il était dans sa chambre, en train d'invoquer son Dieu et de le supplier, ces hommes se précipitèrent et le surprirent [8, note 7].


Ils allèrent trouver le roi et lui dirent : « N'as-tu pas signé cette interdiction : Tout homme qui, pendant les trente jours qui viennent, adressera une prière à un dieu ou à un homme autre que le roi, sera jeté dans la fosse aux lions [9] ? »[10][10bis] Le roi leur répondit : « Oui, c'est la décision [11] que j'ai prise. Et, selon la loi des Mèdes et des Perses, elle est irrévocable. » Ils dirent alors au roi : « Daniel, un des déportés de Juda, ne tient pas compte de toi, ni de ton interdiction, ô roi ; trois fois par jour, il fait sa prière. »


Le roi fut très contrarié de ces paroles et se préoccupa de sauver Daniel. Jusqu'au coucher du soleil, il chercha comment le soustraire à la mort. Les mêmes hommes revinrent à la charge auprès du roi : «  N'oublie pas, ô roi, que, selon la loi des Mèdes et des Perses, toute interdiction, tout décret porté par le roi est irrévocable. »[12, notes 98,99] 


Alors le roi ordonna d'emmener Daniel, et on le jeta dans la fosse aux lions [13][14, notes 6 à 10]. Il dit à Daniel : « Ton Dieu, que tu sers avec tant de constance, c'est lui qui te délivrera ! » On apporta une grande pierre, on la plaça sur l'ouverture de la fosse ; le roi la scella avec le cachet de son anneau et celui de ses dignitaires, pour que la condamnation [15, note<167>] de Daniel fût irrévocable. Puis le roi rentra dans son palais [16][17] ; il passa la nuit sans manger ni boire, il ne fit venir aucune concubine, il ne put trouver le sommeil.

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[
34]

Il se leva dès l'aube, au petit jour, et se rendit en hâte à la fosse aux lions. Arrivé près de la fosse, il appela Daniel d'une voix angoissée : « Daniel, serviteur du Dieu vivant, ce Dieu que tu sers avec tant de constance a-t-il pu te faire échapper [18] aux lions ? » Daniel répondit au roi : « Que le roi vive éternellement ! Mon Dieu a envoyé son ange, qui a fermé la gueule des lions. Ils ne m'ont fait aucun mal [19], car j'avais été reconnu innocent [20][21][22][23][24] devant lui ; et devant toi, ô roi, je n'avais rien fait de criminel. »[25][26,[F]][27, notes 204,205]

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Le roi ressentit une grande joie [28] et ordonna de tirer Daniel de la fosse. On l'en retira donc, et il n'avait aucune blessure, car il avait eu foi en son Dieu. Le roi ordonna d'amener les accusateurs de Daniel et de les jeter dans la fosse aux lions [29,Dn, APR note 143][30][31?][32], avec leurs enfants et leurs femmes ; or, avant même qu'ils soient au fond de la fosse, les lions les avaient happés et leur avaient broyé les os. Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, nations et langues, qui habitent sur toute la terre : « Qu'une paix parfaite vous soit donnée ! Voici le décret que je porte : Dans toute l'étendue de mon empire, on doit craindre et vénérer le Dieu de Daniel, car il est le Dieu vivant, il demeure éternellement ; son règne ne sera pas détruit, sa souveraineté n'aura pas de fin. »



Daniel Balavoine : "Vivre ou survivre" (avec ou sans lions)

Montage mammouth 10 cornes.jpg[*][*]


(2)[Vendredi 29 novembre 2013]
Livre de Daniel 7,2-14. {*}

Daniel prit la parole pour décrire sa vision [33, note<60>] : « Au cours de la nuit, je regardais. Les quatre vents du ciel soulevaient la grande mer. Quatre bêtes ÉNORMES[34][35][36][37, note 101] sortirent de la mer, chacune différente des autres. La première ressemblait à un lion, et elle avait des ailes d'aigle. Tandis que je la regardais, ses ailes lui furent arrachées, elle fut soulevée de terre et dressée sur ses pieds, comme un homme, et un cœur d'homme [38,Mc(1)§2] lui fut donné.

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[>86][*]

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La deuxième bête ressemblait à un ours [39][40][41][42][43?][44?][45?] ; elle était à moitié debout, et elle avait trois côtes d'animal dans la gueule, entre les dents. On lui dit : 'Lève-toi, dévore beaucoup de viande !'[41][42][43][44][45][46][47][48][49][50][51][52][53][54][55][56][57][58][59][60][61][62]

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Je continuais à regarder : je vis une autre bête, qui ressemblait à un léopard [63,6][64,6][65,Is]Extrait permis de mariage.jpg[66,Is] ; et elle avait quatre ailes [64] d'oiseaux sur le dos ; elle avait aussi quatre têtes. La domination lui fut donnée [65].


Puis, au cours de la nuit, je regardais encore ; je vis une quatrième bête, terrible, effrayante [66], extraordinairement puissante [67][67bis] ; elle avait des dents de fer énormes [68] ; elle dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait [69][70]. Elle était différente des trois autres bêtes, et elle avait dix cornes [71]. Comme je considérais ces cornes, il en poussa une autre, plus petite, au milieu ; trois des premières cornes furent arrachées devant celle-ci. Et cette corne avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche qui tenait des propos délirants [72,[3>9]][73, APR note 197][74, APR note 254][75,[1]>notes 18>92][76, note<28>][77, APR note 848][78, note 14].


Je continuai à regarder : des trônes furent dispoOurs chasseur.jpgsés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des millions d'êtres le servaient, des centaines de millions se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l'on ouvrit des livres. Je regardais, j'entendais les propos délirants [79] que vomissait [80] la corne. Je regardais, et la bête fut tuée, son cadavre [81] fut jeté au feu. Quant aux autres bêtes, la domination leur fut retirée, mais une prolongation de vie leur fut donnée, pour un temps et une période déterminés.


Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d'homme ; il parvint jusqu'au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. [>>>]

Dans un monde où chacun triche FB.jpg

[>78][*][*|*][*][L'aphorisme ci-dessus est emprunté à André Gide][*]