Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

De l'émission à la réception.

old-radio.jpg

[…] "Où en es-tu de ta relation avec Moi ?" Notre relation avec Dieu porte un nom : c'est la prière. La prière est communication. D'une certaine façon, nous sommes l'émetteur et Dieu est le Récepteur de notre émission. Mais ce n'est pas de nous-mêmes que nous sommes l'émetteur ! Il n'y a pas d'émission sans énergie : celle-ci nous est fournie par l'Esprit Saint. C'est l'Energie divine qui alimente également notre Récepteur. Celui-ci possède une vertu que nous n'avons pas : Il capte TOUTES  les fréquences... y comprises celles que nous utilisons en direction d'un Dieu à notre image. Ce qui est réconfortant, car l'émetteur que nous sommes est infiniment plus déficient ! La première de ces déficiences est le brouillage de notre réception : nous sommes en effet des émetteurs-RÉCEPTEURS ! Et Dieu bien davantage encore...

Nous devinons qui brouille notre réception comme notre émission... mais sa puissance ne saurait égaler celle de l'Esprit Saint. Selon que nous puisons notre énergie dans celle de l'Esprit Saint... ou dans celle de l'"Esprit Saint" à notre image , la qualité de notre émission s'en ressent : dans le premier cas, elle se joue de tout brouillage ; dans le second cas, nous sommes à la merci de quelques interférences parce qu'elle manque un tantinet de puissance... ce qui constitue matière à décourager de la prière. Par conséquent, nous devons prendre un soin tout particulier à la qualité de NOTRE réception. Cette qualité dépend de la fréquence que nous utilisons : fréquence de l'Esprit Saint, ou fréquence de l'"Esprit Saint" à notre image. À cet égard, il convient de rappeler qu'il existe un modèle à suivre : aucun brouillage n'a JAMAIS eu prise sur les "transmissions" de notre Sainte Mère. Marie nous indique la BONNE fréquence... Et la bonne fréquence, c'est l'Amour.

Notre vie ici-bas ne prend tout son sens que dans la recherche permanente de la bonne fréquence. Nous sommes égarés par nos manques d'amour qui gaspillent notre énergie dans la dispersion d'émissions envoyées sur des fréquences de moindre importance. La source de cette dispersion se situe à nouveau dans la Genèse : "J'ai entendu ton pas dans le jardin, répondit l'homme ; j'ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché. (Gn 3, 9). Cet extrait est à rapprocher d'un autre qui le précède chronologiquement de peu : "Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus..." (Gn 3, 7) L'attention est ici portée sur le regard des DEUX protagonistes : ils constatèrent leur nudité en se regardant l'un l'autre. Parce qu'ils étaient nus, ils s'offraient chacun au regard de l'autre. Ce fut la naissance de cette peur sur laquelle repose plus ou moins consciemment nombre de nos actes : la peur du regard de l'autre. Cette peur se vérifie d'ailleurs immédiatement dans la suite du texte : "j'ai eu peur parce que je suis nu..." Cela va jusqu'à la peur du Regard de Dieu ! Un Dieu à notre image est évidemment bien rassurant, puisqu'Il adopte notre propre regard.

L'incidence majeure de cette peur est la suivante : nous privilégions la qualité de la réception DE L'AUTRE ! Nous abdiquons la qualité de notre réception au profit de celle de l'autre : nous avons tellement peur du regard de l'autre. Nous oublions que le regard de l'autre ne NOUS APPARTIENT PAS : ce devrait être un truisme que d'affirmer qu'il LUI appartient, et à lui seul. Imagine-t-on un présentateur de télévision sonnant à chaque porte afin de s'assurer que chaque téléviseur est bien branché, chaque antenne bien orientée, chaque téléspectateur bien calé dans son fauteuil ? Ce n'est pas son problème ! De même, le regard de l'autre sur nous n'est pas notre problème : il nous distrait de notre propre regard. […]

Extrait de "Les raisons de la foi" (PDF, page 8). Texte intégral ici.

Écrit par MdT Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.