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L'éveil de l'intelligence

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Pour apprendre à penser, l'enfant (1) doit pouvoir développer ses cinq sens et surtout doit savoir exprimer par la parole ce qu'il ressent. C'est la clé de la joie de vivre.

       (§1) Il nous semble important de comprendre comment s'éveille l'intelligence de l'enfant, comment il peut apprendre à penser de manière autonome, faute de quoi il serait manipulable, jouet de tous les slogans ! (2) 
         (§2) Ce sont nos perceptions, la vue, l'ouïe, le toucher, le goût et l'odorat qui nous renseignent sur le monde et nous permettent d'appréhender la réalité. Chez le tout-petit, à mesure que se développent ses perceptions, des connexions comment à s'élaborer dans l'hémisphère droit (1)(3) de son cerveau. Alors par mimétisme, par analogie, il se met à répéter et à imiter maladroitement d'abord, puis de mieux en mieux. Il n'y a pas alors de pensée proprement dite. Ce sont d'abord les circuits de l'hémisphère droit, appelé hémisphère intuitif, qui se montent : « je vois, j'agis », « j'entends, j'agis ». Ainsi se mettent en place les circuits de la survie et les premiers apprentissages élémentaires.

Dans l'hémisphère conscient

        (§3) On ne parle véritablement de pensée que lorsque l'enfant devient capable de passer dans l'hémisphère gauche (2)(4) appelé aussi hémisphère conscient. Or le passage d'un hémisphère à l'autre de notre cerveau se fait par le corps calleux qui est un faisceau de fibres nerveuses très enchevêtrées, rendant ce passage très difficile à l'origine mais qui devient de plus en plus « perméable » à mesure que l'enfant apprend à analyser une situation. S'il est guidé par de bons maîtres il pourra « monter » de nouveaux circuits de neurones qui lui permettront d'interpréter ses diverses perceptions et de faire des liens logiques : c'est la capacité à penser qui s'ébauche peu à peu (autour de « l'âge de raison »).
        (§4) Il est donc primordial de chercher à savoir ce qui permet le transfert d'informations aux aires cérébrales de l'hémisphère conscient où s'élabore l'interprétation des perceptions (aire de Wernicke) et où s'établit la capacité à écrire un raisonnement construit (aire de Broca). Or c'est la parole qui permet cela.
        Les apprentissages doivent donc être mis en mots, décrits par celui qui enseigne et répétés par celui qui apprend, faute de quoi, toutes sortes de dysfonctionnements peuvent apparaître, y compris dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dyscalculie…
        (§5) Donc la prévention à tous ces troubles et le remède s'ils sont apparus chez un enfant, c'est de remettre la parole articulée au cœur de l'éducation et de l'enseignement ; c'est être attentif à tout ce qui peut nuire à l'ouverture aux perceptions puisque, nous l'avons vu, tout apprentissage (hémisphère droit et hémisphère gauche) part des perceptions.
        Si des parents parlent souvent à leur enfant et lui font découvrir le monde qui l'entoure, s'ils l'entraînent à « répéter » les mots, cela contribuera grandement à son éveil.
        (§6) Mais ce qui entrave de manière notoire l'ouverture aux perceptions, c'est l'apprentissage dans de nombreuses crèches ou écoles maternelles, de ces comptines, telles que le Roi du silence, que l'on fait dire aux enfants pour qu'ils se tiennent tranquilles. Par ces comptines, l'enfant se ferme à la vue, à l'ouïe, à la parole puisqu'il mime une fermeture des yeux, des oreilles et finalement une fermeture de la bouche à clé ; il doit ensuite mettre la clé à un endroit que l'enseignant lui indique (derrière l'oreille, ou sous le paillasson, ou tout autre endroit) (3).
        (§7) Si la bouche est « fermée », pas de parole articulée, pas d'élaboration de la pensée possible. S'il n'y a pas de réouverture aux perceptions et à la parole, l'enfant en sera extrêmement gêné pendant toutes ses études. Voilà un handicap de taille, sans que la plupart des parents et des enseignants en aient conscience.

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        (§8) Nous reviendrons dans un article ultérieur sur la spécificité de chacun des hémisphères cérébraux et sur la mise en place de la « parole intériorisée » mais sachons déjà qu'il est possible de rouvrir une personne (enfant ou adulte) à ses perceptions dès que l'on a détecté qu'il avait dit cette comptine (et le souvenir en est très vif si on la lui fait mimer à nouveau). Il suffit alors de mimer à plusieurs reprises la comptine inverse : « Je fais le tour de ma maison, j'ouvre mes fenêtres (les yeux), j'ouvre mes volets (les oreilles), je vais chercher la clé (là où elle avait été mise) et j'ouvre la porte d'entrée (la bouche) et je vais parler de ce que je vois, je vais parler de ce que j'entends… j'ai le droit de le faire, je vais le faire » (4).
        (§9) Voilà qui semble bien étrange ! (5) Et pourtant nous pouvons témoigner de progrès très rapidement accomplis par un élève qui se « rouvre » à ses perceptions. Il retrouve un bien-être, une joie de vivre et une joie d'apprendre spectaculaires.

Marc et Maryvonne PIERRE
Croître et Progresser

Ensemble-N.-D. de Cana
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1.        Pour les droitiers et la plupart des gauchers.

2.        Idem.

3.        Élisabeth Nuyts, Dyslexie, dysorthographie, troubles de la mémoire, préventions et remèdes, 288p., 20 €. Disponible ICI.

4.    Ibidem

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Article librement reproduit de 

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(édition papier)
n°1568 du 7 juin 2014 (p.22)

"L’interprétation" typographique de la mise en page -distinction et numérotation de paragraphes (§), ajout (parfois abondant) de notes de renvoi ([x]) (et autres liens intégrés), ainsi que l’ensemble des illustrations et les quelques développements ci-dessous (x)- est de l’entière initiative de l’auteur du présent blog. Les intertitres sont d’origine.

 

(1) : Si l'article vise explicitement l'enfant -et le tout-petit-, ciblant plus particulièrement les parents concernés, il a donc lui aussi un intérêt tout particulier dans le domaine éducatif [1,(§1)]. Il s'agit cependant de "l'éveil de l'intelligence" : à ce titre, l'adulte lui-même pouvant être hors-circuit, sera-t-il toujours hors-sujet [2] ? Il l'est si peu que la "possibilité de rouvrir une personne"(§8) nous est bien précisée comme intéressant l'enfant ou l'adulte. À cet égard, nous pouvons noter ce témoignage (sur le site source du remède suggéré par nos auteurs (§6)) qui nous est livré par… un monsieur de 49 ans : " ... Au cours de ma vie, j'ai rencontré plusieurs thérapeutes qui n'ont apporté qu'une réponse limitée à la difficulté de compréhension et de mémorisation que j'avais. Ayant un QI au dessus de la moyenne, je ne comprenais pas mes troubles. Cela a entraîné d'importantes souffrances psychologiques. J'ai pu, grâce à vous, comprendre que je ne souffrais pas d'un handicap mais d'un défaut d'apprentissage de la lecture consciente. J'ai pu enfin vraiment connaître le plaisir de la lecture... "[3] Un témoignage révélateur de la réponse limitée apportée par plusieurs thérapeutes : ici comme ailleurs, bien que s'affichant "experts"©[4][4bis] es "souffrances psychologiques", les_inénarrables subordinateurs de la comprenette_[5] restent d'indécrottables "spécialistes"©[6][7][8]… d'une complexité_[9, notes 1,2] grâce à laquelle ils ne sont pas les derniers à s'emberlificoter et ne plus rien y comprendre eux-mêmes_! Il est vrai que chez d'autres auteurs –moins "gentils" que les nôtres (ou que notre très patient témoin)-, on fera moins dans la dentelle en parlant plus volontiers de la perception d'une réponse fictive_[10,[14]] plutôt que celle d'une "réponse limitée"
Plus généralement –et même en l'absence de souffrances psychologiques déclarées chez d'autres témoins se faisant plus involontaires-, il suffit de parcourir cinq minutes les réseaux dits sociaux pour "connaître un plaisir de la lecture" piquant quelque peu les yeux, au contact visuel d'éprouvantes dysorthographies massives,à propos desquelles l'alibi cache-misère d'une certaine facilité offerte par le "langage SMS" n'apporte, lui aussi, qu'une réponse plus dérisoire que limitée. Du reste cette "réponse" (si elle existe) est-elle le plus souvent évacuée d'un revers de la main, au nom de l'intérêt –ou de "l'urgence"- à porter au "contenu" du message délivré plutôt qu'à son "contenant". Un défaut qui, non moins massivement, se fait connaître chez des gens qui, pour la plupart, ont laissé "l'enfant" loin derrière eux.

(2) : Il nous semble non moins important de relever que nos deux auteurs s'en tiennent résolument à "l'intelligence de l'enfant", ne se risquant pas à s'engager sur un terrain plus périlleux. Cependant, si nous reproduisons ici leur discours, c'est aussi afin de rappeler qu'il devrait sauter aux yeux que, si l'intelligence ne demande en effet qu'à être éveillée, elle ne sait pas toujours résister à quelque assoupissement [11, notes 199>203][12, note 445] particulièrement carabiné. S'il est possible de rouvrir une personne (enfant ou adulte) à ses perceptions (§8), il est difficile de passer sous silence la possibilité inverse… ce, également à tout âge. "Apprendre à penser de manière autonome, faute de quoi" on devient "manipulable, jouet [13] de tous les slogans" ? Assurément… mais il suffit de rencontrer un seul subordonné de la comprenette_[14][15][16][17][18, notes 52>62] d'âge mûr (avant qu'il ne se soit 2893159697.jpg"arrangé" pour éviter_[19,8][19bis,8] de vous rencontrer [20, APR note 76][21][22][23, notes 170,171?] !) pour comprendre que l'affaire n'est pas dans la poche au prétexte que l'enfant serait devenu adulte [24, notes 90>103]. "Manipulable, jouet de tous les slogans", l'enfant ? Tant et si bien que sur ce thème, il fournit la cible officielle idéale de la manipulation… lorsque c'est l'adulte qui en est visé [25]. Ce qui n'est encore parler ni de ses prétendus "intérêts supérieurs"©[26, AV note 6][27/11][28/16, note<599>] (qui ressemblent en tout point_[19,1][19,1] à des intérêts d'adultes en conflit entre eux… et sans eux) ni de notoires programmes_[29, note<24>][30, note<327>] ne se cachant guère de leurs ambitions de manipulation dite "de masse"[31>31bis][32][33/8, notes 303>310][34/8, APR note 343]. La "masse" étant ce qu'elle est, alors il est inutile de vous dire [35/c, AV note 13] que le résultat de tels programmes ne fait plus guère de différence_[36,Rm(1)] sur le terrain entre l'enfant et l'adulte [37>37bis>38]. L'"idéal de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées"[39,§1], par exemple, voilà qui n'est pas exactement neutre : y compris du point de vue de nos auteurs qui, justement, se veulent "neutres" à cet égard. Il n'en demeure pas moins que s'ils sont heureusement là pour "ramasser les morceaux", non seulement un "idéal de formatage" prend jusqu'à la caricature le contre-pied de tout ce qu'ils nous préconisent à longueur de lignes, mais il n'est pas sans rappeler avec acuité quelque fonctionnement_cérébral limité au mode informatique "mémoire vive"[28/4, AV note 237][12, note<707>].

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[*]

D'où que, si cet aspect n'invalide en rien le discours de nos auteurs -ni le remède qu'ils proposent-, nous profiterons de ce que le "devoir de mémoire"[40] se fasse furieusement tendance [41] pour ne surtout pas oublier que ces maux qu'ils nous décrivent par leurs mots ne sont pas nécessairement "accidentels" –ou "socioculturellement défaillants"[42,(E), APR note 179][43, APR note 73][sic]- en tout point
Un rappel qui, en certaines situations, pourrait ne pas être superflu… voire être salvateur [44] lorsqu'il s'agit d'éviter de gâcher du plâtre chirurgical. De fait, il serait vain [45] de vouloir résorber de la sorte la fracture d'une jambe pour peu qu'il s'avère qu'elle fusse de bois ; peu importe qu'elle se prenne pour une jambe de chair [46][47, note<12>].

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[*]

 

(3/4) : Oubli (!), ou simple modestie ? Bien qu'ils ne le précisent pas ici, on se souvient bien sûr que les mêmes auteurs ont déjà effleuré la question "hémisphérique" (et autres organes cérébraux périphériques) au cours d'articles antérieurs, signés de leur plume. Si ces derniers s'ancraient sur une thématique différente de celui reproduit ci-dessus, il n'est cependant pas interdit de les prendre au mot… en les interprétant selon diverses perceptions et en faisant des liens logiques (§3) avec celui-ci…

Autour de cette question (comme de quelques autres), nous leur devions :
- Les différences
_(H/F)
- La loi du décalage_(H/F)
- Les déceptions_(dans le mariage)
- Les langages de l'amour_(*)
(*)…ayant été suivi de la réinterprétation iconoclaste que nous savons (Le sixième langage de Mr Hyde),ne devant évidemment plus grand chose à nos deux auteurs, la perception en ayant été pour le moins diversifiée (!) selon une toute autre pensée. Il est d'ailleurs à "craindre" que prochainement, ce nouvel article entre à son tour dans la danse en se prêtant à pareille réinterprétation
- L'amitié spirituelle
- Les différences de tempérament
_(et leur quatre développements ci-dessous :)
- 1°) Les sanguins
- 2°) Les mélancoliques
- 3°)
Les bilieux
- 4°)
Les flegmatiques
Certains d'entre eux auront en leur temps fait l'objet de quelques développements (parfois abondants) à leur suite immédiate… nos auteurs plaidant en revanche "non coupables" au sujet de ces derniers.

(5) : "Voilà qui semble bien étrange" ?
Voilà surtout qui, selon la formule consacrée, semble "trop beau (ou "trop simple" : comment ensuite se réfugier derrière la complexité_[15][48, note<24>][12, note<494>] des choses [29, notes 102/1 à 23] si elles tournent mal ?) pour être vrai"… en dépit du "témoignage de progrès très rapidement accomplis par un élève qui se « rouvre » à ses perceptions"(§9) ou de celui d'un monsieur de 49 ans [3]. "Il retrouve un bien-être, une joie de vivre et une joie d'apprendre spectaculaires" ? À la bonne heure, et tant mieux pour lui. Mais précisément l'épithète jetant le doute a-t-elle été lâchée : "spectaculaire". Le spectaculaire, on en veut bien… mais à condition qu'il sache (§4?) parallèlement distiller sa dose d'extraordinaire_[49, APR note 295]. S'il ne le fait pas, il s'expose à ce qu’un jugement de non-spectaculaire soit rendu contre lui sur les seuls éléments fournis par son "ordinaire"[29, note<305>]. Voilà en revanche qui ne semble guère étrange à personne_[50, APR note 142][51, note 305][52, AV note 345][53/16, notes<540>][34/4, notes 163 à 167][44/12, notes 685 à 690][12, APR note 653]. "Trop beau", c'est too much [54][55] : un comble. "Rencontrer plusieurs thérapeutes", pourquoi pas ? (On "oublie" momentanément "qu'ils n'apportent qu'une réponse limitée à la difficulté" ; ou l'esprit rebelle 2239084903.jpgnon court-circuité_[10,[6]]_pousse l'outrecuidance jusqu'à s'étonner "qu'ils aient seulement pu apporter un semblant de réponse"[56, note<8>]) Parce qu'à un seul ou à plusieurs, ils font rarement dans la pure philanthropie : comme d'autres, ils ont besoin_de régler leur belle plaque dorée [57, APR note 44][58, APR note 19] rubis sur l'oncle [59][60][61][62] (l'or, ce n'est pas toujours donné [63]) comme de justifier leurs émoluments [64, note<47>][65][65bis]. Dans ce cas, pas question de valoriser la gratuité [66, APR note 5], si infréquentable aujourd'hui_[36,[3]][44/1,[3]]_: plus leur coût est "extraordinaire", moins on "risque"©[67,[8]+APR note 222][68] de rencontrer un charlatan [69,2Tm(2) APR note 78][28/6, notes 301>306][12, note 359][70][71] ! Et plus la dose d'"extraordinaire" friserait l'overdose [72][73], en effet, s'il en était possible : car, à défaut d'être très spectaculaire, ne serait-il pas complètement, entièrement [74][75,(§46)] "extraordinaire" de "retrouver un bien-être, une joie de vivre et une joie d'apprendre"[76][77][78][79] à un pareil régime ?

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[*][1|2] - [*]

Voilà enfin qui ressemble en tout point_[19,1][19,1] à une attitude aussi ancienne que le monde [49, notes 60][80/1, note 30][81,Ec(1)][82, note 13][83/4, APR note 178][29, note<336>][12, note<783>] : un autre témoin –plus lointain dans le temps, mais des plus éloquents- nous en1532949957.jpg est livré, avec Naaman. Observons un instant le Syrien : entre le mal qui le_ronge et le remède qui lui_est proposé, le décalage est apparemment si ahurissant qu'il s'en met en colère_[84,2R][85,2R][86,2R]. "S'il lui avait été ordonné quelque chose de difficile, il l'aurait fait, n'est-ce pas ?" Mais pour lui -comme pour quiconque-, faire trempette sept fois dans le Jourdain, ce n'était pas quelque chose de difficile ou de coûteux : ne présentant pas exactement le profil d'une piscine (privée ou publique), l'illustre et tranquille rivière baptismale ne réclame ni taxe ni octroi pour s'y baigner. Le remède prescrit est "trop beau pour être vrai", déjà. Transposé à notre époque dite "moderne"[87, APR note 57][88,[3]][89][12, notes 489 à 492], notre homme eût écumé les spécialistes, exigé de leur part le recours aux techniques les plus pointues [90, note<88>], quitte à y engloutir toute sa fortune… alors qu'il lui aura suffi en définitive de s'engloutir, lui, jusqu'à la ceinture : « autant que, pas plus que »©[89, notes 24 à 29][91][92][36, notes 169,170][12, note<575>].

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Mercredi 11 juin 2014

Écrit par MdT Lien permanent | Commentaires (0)

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