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La clef de la maison.

Montage bienvenue à la maison

Extrait (en rappel) de : Transes atlantes : hic…

[*][*] – [*]

          Si l’expulsion fut en son temps (et selon l’auteure citée) un bon exemple de violence cachée derrière des mots qui valent déni [1, note 12], celui-ci ne vaut pas moins dans une guerre des mots eux-mêmes, qui se cache aussi efficacement sur un tout autre registre. Notamment lorsqu’elle se fait… internationale.

          Ainsi, lorsque l’observateur lambda (non-spécialiste [2, APR note 106] es langues) examine distraitement le terme anglo-saxon "SANITY", l’étymologie "sanitaire" du mot lui saute évidemment aux yeux. De "sanitaire" à "santé", il n’y a qu’un pas : nous restons dans une même famille verbale, reconnaissable aussi aisément à l’anglaise qu’à la française. Aussi, n’y prêtant pas davantage attention, l’observateur passe-t-il rapidement son chemin, ayant sans nul doute déduit que "sanity" n’était finalement qu’un synonyme anglo-saxon de "health"[3]. [health (GB) = santé (FR)[4]]

           Or, il n’en est rien : l’"innocent" "sanity" révèle en effet, dans sa traduction française, une sournoise et globalisante contraction du mot d’origine plutôt qu’un véritable synonyme. [sanity (GB) = "santé mentale"© (FR)[5] et non santé seulement [6]] La traduction a ainsi "proprement" –et opportunément- escamoté l’adjectif d’origine, conférant au mot une simili-"plénipotentiarité"[7, AV note 221] sur la santé que ne possède pas "health" !…

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Écrit par MdT Lien permanent | Commentaires (0)

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