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La peste soit de l’animosité des "bien-portants" à l’égard des "malades"©

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Un mal qui répand la terreur [1][2],
Mal que le Fiel
[3] en sa fureur
Inventa
[4, notes 53 à 56] pour punir [5] les crimes de l’atterrant [6],
Le Monstre
[7] (on hésite encore sur son nom [8, APR note 21][9?][10?][11?])
Capable de rôtir
[12] comme un jour le Néron,
Faisait
aux bien-portants grincer des dents [13].
Ils ne mouraient pas tous de peur, mais tous étaient frappés
[14][15][16][17][18][19][20][21][22] :
On en voyait tout pleins
[23] d'occupés
À
chercher le soutien d'un immortel "avis"©[24] ;
Nul autre mets n'excitait leur envie,
Tandis que Gentils
[25] Loups et Gentils Renards épiaient [26][27]
La trouble
[28, APR note 55] et mal-portante vermine.
Les Pigeons
[29] la fuyaient [30][31][32] :
Plus d'amour, partant plus de sérotonine
[33, notes 88][34,com.3,7,9].
Le Lion tint conseil
[35][36][37, APR note 57][38], et dit : Mes chers amis [39],
Je crois
[40] que le Fiel a permis [41]
Pour ses péchés son infortune ;
Que le plus coupable de nous
Le sacrifie aux traitements du funeste gourou
[42],
Sûrement il obtiendra l’adhésion commune
[43, note 59].
L'histoire nous apprend qu'en de thérapeutiques accidents
[44][45]
On tait
[46] de pareils dénouements [47][47bis] :
Ne le flattons donc plus ; voyons sans indulgence
[48,9,10,11][49,9,10,11]
L'état de sa conscience
[48,1][49,1][50].
Pour moi, satisfaisant ses appétits gloutons

Il va
[51, notes 17,18] dévorer force moutons.
Que lui ont-ils fait ? Pour lui, nulle défense
[52] :
Même il risque de lui arriver de manger
Le Berger.
Je ne me dévouerai donc que s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun l'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon
notre "justice"©©©
Que le moins coupable pâtisse
[53].
- Sire, dit le Renard
[54], vous faites trous dans la Loi [55];
Vos crapules vous font voir tant de hardiesse ;
Et bien,
"soigner"© moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur faites Baigneur
[56]
En les craquant beaucoup d'horreur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il est digne de tous maux,

É
tant de ces gens-là qui sur nos animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
De la Hyène
[57], ni du Vautour [58], ni des autres nuisances,
Les plus pardonnables défenses.
Tous les gentils prédateurs, jusqu'aux simples lapins
[59],
Au dire de chacun, étaient de grands coquins.
Le Monstre vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un prêt de Livres le délai fut expiré,
La date de restitution m’en fut rappelée sans outrance,

À la bibliothèque retournant
,
Je m’enquis du denier de pénalité.
J'en avais le devoir, ce retard me taxant.

À
ces mots on cria haro sur ce taré.
Un Docteur quelque peu avocat
[60] pérora, De Paris V [61] tout assuré
Qu'il fallait
"hospitaliser"© ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal
[62, note 72][63, APR note 51][64, note 30].
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Rendre ses billes à autrui ! quel crime abominable
!
Rien que l’internement n'était capable
De
"soigner"© son forfait : on le lui fit bien voir [65].
Selon que vous serez bien-portant ou bien
"malade"©,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

podcast

(Jean de la Calembredaine, d’aprèsles Fables , Livre VII... d'un autre Jean)

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Car il reprendra ce qui vient de Superman pour vous faire couac-couac.

Écrit par MdT Lien permanent | Commentaires (0)

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