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LES ALTEROPHOBES

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L’HUMEUR DE PASQUIN *[A]

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[A] Attention : à cette présente édition, il convient sans doute d’apporter quelques précisions préalables. D’abord, Mr "Pasquin" se montre de fort "méchante" humeur ! Ensuite, le discours tenu est explicitement relatif à un mode particulier de gouvernance, objet manifeste de son courroux du moment : en ce sens, il n’est pas exactement apolitique. Parallèlement, il s’agit moins ainsi d’un discours général que d’une contre-façon (mais non d’une contrefaçon !) de réagir à une actualité récente, qu’il faut situer dans le contexte du fameux projet de"loi"©©© n°344 [1, notes 23>2].
En un tel contexte, "l’alterophobie" se désigne vraisemblablement comme un grinçant clin d’œil –un rien ironique- à une incantation magique [1, notes<78,79>][3][4, note<79>] qu’on ne présente plus, celle-ci étant poussée ici dans une forme délibérément absolutiste. En dépit de son (amusant ?) voisinage phonétique, la définir comme une sorte d’antonyme de l’haltérophilie [5] serait donc singulièrement hors-sujet. (Encore que la pratique de celle-ci réclame autant de force physique que la définition -succinctement proposée ci-dessous- de la première suggère de faiblesse morale…)
Maintenant, peu importent les jugements –ou les préjugés- de chacun quant à la cible contextuelle visée par cette manifestation "d’humeur" : celle-ci n’étant jamais que d’ordre ponctuel, elle est par définition soumise à l’usure du temps. De fait, si le verbe employé réagit explicitement dans le cadre de cet ordre –d’où qu’il s’agisse peu a priori d’un discours général-, il n’est cependant pas sans intérêt de l’étendre a posteriori sur un champ plus vaste que celui dans lequel l’argumentation posée le limite pour l’heure : à cet effet, rien de plus simple que de s’essayer parfois à substituer un mot par un autre… pourvu que la variation de la forme n’altère en rien le fond : alterophobie oblige !

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       (§1) L’alterophobie, c’est le refus et le mépris absolu de l’autre en tant qu’autre ! C’est l’ahurissant mode de gouvernance de la gauche [B], du militant au Président, journalistes compris. La réduction de l’autre « ad hitlerum » est la base « éthique » de cette façon de réagir. Si l’autre peut être assimilé à un salaud de facho alors tout devient légitime : plus besoin de répondre à ses arguments, de le consulter, de l’entendre ; le faire taire [6,Lc(1)] est la seule attitude citoyenne [C].

       (§2) Ainsi peut-on, sans choquer personne [7, APR note 158], ne consulter, à l’Assemblée nationale, que des juristes de gauche et prétendre officiellement que les autres n’ont pas d’arguments. Plus besoin non plus de prendre des gants, le facho est un bâtard à la peau dure [D] ; donc une agression peut être filmée et encouragée par des journalistes : c’est juste « une amusante provocation ».

       (§3) Des femmes à moitié nues peuvent tronçonner un calvaire, il n’y a là que du féminisme militant. Il est possible pour un organisme tel que le Planning familial, subventionné par l’État et les collectivités, de placarder sur toute la ville le portrait de l’évêque du lieu en marquant « nuisible », « vichyste », « révisionniste », « intégriste » sans que personne ne réagisse et se scandalise [E].

       (§4) La plus grande manifestation de l’année [1, APR note 72/1] peut avoir lieu sans déclencher d’autre commentaire qu’un mépris condescendant [F].

       (§5) Alors nous le disons : ce n’est pas acceptable [8] ! Pas parce que nous en avons marre d’être méprisés, mais simplement parce que LA démocratie ne fonctionne pas comme ça. Nous refusons cette catégorie imposée de sous-citoyens qui n’ont qu’à la fermer ; le peuple de France n’est pas un chien que les lobbyistes renvoient à la niche. Nous allons l’ouvrir durablement et ne plus accepter vos manières de faire ! [G]

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(*) Selon une tradition populaire de Rome, Pasquin était un tailleur de la cour pontificale au XVe siècle qui avait son franc-parler. Sous son nom, de courts libelles satiriques et des épigrammes (pasquinades) fustigeant les travers de la société étaient placardés sur le socle d’une statue antique mutilée censée le représenter avec son compère Marforio à un angle de la place Navona et contre le Palais Braschi.

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Diatribe librement reproduite de 

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(édition papier)
n°1531 du 8 décembre 2012 (p.9)

"L’interprétation" typographique de la mise en page -distinction et numérotation de paragraphes (§), ajout de notes de renvoi ([x])- est de l’entière initiative de l’auteur du présent blog.

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[B] Nous pouvons d’ores et déjà commencer à prolonger l’étendue du propos : qu’est-ce que "la gauche" sinon une disposition géographique dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale [1, APR note 88], une disposition dictée par des intérêts communs que l’on a maquillés en "valeurs" communes ? On y croit… ou on feint d’y croire : ici comme ailleurs, une certaine pratique "automatisée"[9] n’est pas toujours étrangère à la question…. Il en va naturellement de même au sujet de la disposition opposée : théâtre d’ombres au sein duquel les rapprochements –ou les conflits d’intérêts- ne sont pas nécessairement ceux que l’on montre aux spectateurs "ahuris". C’est dire que le plus ahurissant est peut-être à chercher dans le mode de gouvernance du pouvoir en place, quelle que soit sa coloration du moment. « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes mauvais. [10] » « Les grands font sentir leur pouvoir [11,Mt]», etc. : on n’en finirait pas de multiples citations plus ou moins pessimistes, plus ou moins illustres… mais l’étant suffisamment pour que tout un chacun ne se berce guère d’illusions [12, APR note 44] et ne sombre pas immédiatement d’ahurissement face à des réalités temporelles –de gouvernances et de pouvoirs- peu enclines à démentir qu’"il n’y ait" décidément "rien de nouveau sous le soleil"[13,Ec(2)]. Par ailleurs, "rappeler à tous qu'ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités"[1, note 2>14,Tt(3)], ce n’est ni encourager à signer un chèque en blanc à ces derniers ni laisser entendre à quiconque que l’exercice du pouvoir leur confère par enchantement une sorte de "divinité"[15] tout droit surgie de quelque mystérieuse olympe [16] céleste. A contrario, n’est-ce pas précisément lorsque le dit exercice conduit à s’arroger de soi-même cette sorte de "divinité" (fusse-t-elle en apparence "laïcisée" jusqu’à la moelle) que le mode de gouvernance en vient justement à se faire si ahurissant ?

[C] Reprenons ici in extenso ces deux phrases, car elles méritent de s’y attarder… en commençant à se livrer à quelques substitutions verbales. "La réduction de l’autre « ad hitlerum » est la base « éthique » de cette façon de réagir. Si l’autre peut être assimilé à un salaud de facho alors tout devient légitime : plus besoin de répondre à ses arguments, de le consulter, de l’entendre ; le faire taire est la seule attitude citoyenne"(§1). Un argument qui, d’une saisissante évidence, ne saurait se limiter à l’arbrisseau politicard du moment qui cache une forêt –voire la jungle luxuriante- si on l’applique à des domaines plus vastes, plus discrets, plus feutrés… et plus privés, bien que rejoignant parfaitement des problématiques de conflits d’intérêts, de pouvoirs, enfin d’illustrations non moins concrètes et virulentes de ce "refus et ce mépris absolu de l’autre en tant qu’autre" par lequel notre auteur définit sa fameuse "alterophobie", aboutissement incandescent de la peur de l’autre (qu’elle exprime d’ailleurs clairement par sa seule étymologie [4, note<79>]) : c’est-à-dire, de la peur de la différence [17][18, note 4][19?].
Pas facile de réduire l’autre « ad hitlerum » sur une base étrangère à la politique : notamment lorsque le binôme "réducteur"/"réduit" est lui-même sinon étranger du moins [20, note 0/1] éloigné de ce domaine. Pour autant, cette difficulté est-elle si insurmontable ? Si nous avons peur de ce qui diffère, alors n’hésitons pas à examiner ce qui ressemble. Or, à quoi ressemble le "refus et le mépris absolu de l’autre en tant qu’autre" ? Trait pour trait… et en tout point [18,1], à la "non-existentialisation"©[21] : en l’espèce, le "non-existentialisant"©[22] nous fournit un modèle -insurpassable et confirmé [23]- de l’hyper-"alterophobe"[24] dans toute son horreur sa splendeur. Pas Canard tireur ATTENTION2.jpgfacile de réduire l’autre « ad hitlerum » ? Pour ce qui est de le réduire « ad pathos »[25] (le must absolu en étant la réduction « ad sociopathos »[26]), voilà qui relève non seulement de l’enfance de l’art, mais de pratiques si extrêmement courantes qu’il s’en faut de les voir reproduites à plus de soixante-dix mille exemplaires par an [27]. Si nous passons à présent de l’autre côté –chez le "non-existentialisé"©-, celui-là serait sans doute bien aise de n’"être assimilé" qu’"à un salaud de facho"[28, APR note 146] : les "noms d’oiseaux"[29, note<172>] ne feront jamais voler plus haut ceux qui les emploient… et ne conduisent guère au-delà du crash de l’amour-propre de ceux contre lesquels ils sont lancés. Si l’autre peut être assimilé à un "atteint du cerveau"©[6, notes 139 à 148] -et on ne prend pas de gants (§2) pour s’en priver- alors tout, tout, TOUT et pis que TOUT devient "légitime"© aux yeux de tout le monde [30, note<12>] (qui la ferme durablement et accepte ces manières de faire (§5) comme du petit-lait [31][32]) : plus besoin de répondre [33, notes 29 à 35] à ses arguments [34][35, notes 100 à 105], de LE consulter [36, APR note 20][37, notes 220 à 225][6, notes<151>][38, note 54][39], de l’entendre [40/1][40/2][40/3][41][42] ("l’autre" SANS l’autre [43, notes 2,3][44, APR note 82] : qui dira mieux en matière de comble d’"alterophobie" et autre réduction « ad absenteum » ?); le faire taire [45, APR note 26][46, notes 230 à 232] est la seule attitude propre à "protéger le citoyen"©[1, APR note 105>47][48, APR note 140]… et PEU en IMPORTE la loi en vigueur. D’où que l’on puisse bien agiter (d’en haut de la gouvernance du moment) le spectre d’une « loi devant s’appliquer partout, dans toutes les communes »[49; que Mr "Pasquin" se rassure : cela n’a strictement AUCUNE IMPORTANCE non plus. Parce que partout, dans toutes les communesla loi en est réduite [50] à des colifichets avec lesquels s’amuse la "gouvernance" "d’en haut" (?) locale [51][52][53][54] -pourtant dûment "spécialisée"©[55] et assermentée [40/2, APR note 8][48, note<158>][1, notes 172 à 174]-, il ferait beau voir que le citoyen lambda ne prenne pas (non sans délectation) le droit –voire le devoir !- sinon de lui rire au nez du moins de lui cracher à la gueule… pour peu que lui aussi se montre de fort "méchante" humeur. "Pas parce que nous en avons marre d’être méprisés, mais simplement parce qu’à tout le moins, LA justice ne fonctionne pas davantage comme ça"(§5) : est-il encore utile de rappeler que c’est là une parole démentie dans la pratique par un homme du sérail [56,(§23)][57] ? Rire au nez d’une loi (?) tournant fou, ou lui cracher à la gueule, n’est-ce pas de la rébellion ? Nenni : c’est de… l’obéissance ; "rappeler à tous qu'ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités", c’est aussi "rappeler que tous doivent leur obéir"[1, note 2>14,Tt(3)]. Or, ici comma ailleurs, il n’est d’obéissance que par l’exemple [14, notes 133,134] venu "d’en haut"… au plan local, comme au plan national. "Personne n'a envie de prendre modèle sur vous"[1, APR note 192>58,§14], etc., et basta.

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La « loi doit s’appliquer partout, dans toutes les communes »[49? Ce qui est d’évidence (rappelons d’ailleurs que dans son contexte, cette phrase est très précisément énoncée à propos d’une loi en projet, donc non existante pour l’heure –et a fortiori, non applicable-…) ; sinon, celleselle n’est pas appliquée deviennent de facto des zones de non-droit. Dans ce cas, au nom du sacro-saint principe de l’égalité des droits –et de l’égalité DU droit-, il n’y a tout simplement plus de loi pour personne… y compris là où elle est appliquée. L’exemple [14, APR note 135] –encore lui- est là qui l’atteste : pendant qu’on s’amuse –chez les chargés d’application de la loi eux-mêmes !- à réduire le Code civil en colifichets selon les opportunités [59, notes 201 à 206] du moment (sur lesquelles on plaque artificiellement de "la loi" au petit bonheur plutôt qu’on ne l’applique), que devient l’égalité du (des) droit(s) lorsqu’il s’agit d’appliquer L’autre loi ? L’autre loi, c’est celle qui joue dans la cour des "grands garçons" : non celles des "petites filles"[41][42] capricieuses. Parce que l’autre loi, c’est aussi celle de l’autre Code : le pénal. La « loi doit s’appliquer partout» ? Fort bien : alors, pourquoi ne s’applique-t-elle pas aux auteurs de délits expressément visés par le Code pénal [60, notes 101 à 105][61, notes 93 à 95][46, notes 237 à 240] ? Parce qu’eux-mêmes sont chargés d’application de la loi, peut-être ? Difficile en effet d’être à la fois au four et au moulin : mais dans ce cas, le sacro-saint principe de l’égalité des droits –et de l’égalité DU droit- vole en éclats, devenant caduc pour tout le monde. Dans ce cas, tant que l’on applique du Code civil hors-sujets -et qu’on se garde bien simultanément d’appliquer le Code pénal aux sujets concernés-, la loi est inapplicable partout, dans l’exacte mesure où elle se démontre inégale… face à elle-même ! Dans ce cas enfin, tant qu’il apparaît que le Code pénal se voit publiquement traité comme un sous-code imposer sans doute à des sous-citoyens n’ayant qu’à la fermer (§5)), alors il est inutile de vous dire [62, AV note 13] que les belles leçons civiques à propos de « loi devant s’appliquer partout, dans toutes les communes »  sont non seulement irrecevables, mais font scandaleusement tache dans le décor.

Montage code preh4.jpgSans omettre l’autre tache dans le décor, substantielle : que se passe-t-il dans un réel qui est là, pour tous [12, AV note 41], lorsque sonne sur le terrain l’heure du bilan, c’est-à-dire de la synthèse émanant de la distorsion entre hyper-application [24] de lois et hypo-applications d’autres lois ? Comme il est moins que jamais question d’en tirer les moindres conséquences [33, notes 29 à 35] qui s’imposent, on applique de la loi synthétique : voilà tout ! À cet égard, rien de tel que d’aller picorer dans un Code tiers, dont le seul intitulé assurera une certaine tranquillité d’esprit [63, note 402/2][64] à beaucoup de monde, puisque s’appliquant à de la personne "fantomatique"©[65][65bis] : l’intérêt de ce biais procédurier est bien sûr de se prémunir avantageusement de tout nouvel effet boomerang [28, note 108], le "fantôme"© digne de ce nom étant censé ne pas disposer des moyens physiques de réagir. C’est ainsi que la "santé publique"©[66, notes<468>][67] entre à son tour en scène, se voyant opportunément chargée d’essuyer les plâtres, de couper ce qui dépasse… en somme, d’absorber en son sein les conséquences les plus fâcheuses –et les Prémontage fantôme pas dévorer.jpgplus visibles- de l’application antérieure pour le moins erratique des autres Codes. Avec la somme du Code tiers… et d’un tiers [68][69][70], tout va bien dans le meilleur des mondes :  l’autre « "loi"©[71, note 15] peut s’appliquer partout, telle une voiture-balai [72], dans toutes les communes », de manière à sommer et assommer [73, note 8] les plus assommants. À commencer par ceux qui réagissent, se scandalisent (§3)… et rappellent la loi pour tous partout [74], par exemple. Grâce à quoi, dans toutes les communes où les chargés d’application de la loi se voient mystérieusement frappés d’amnésie partielle à propos de la discipline qui les fait vivre, on observe parallèlement une non moins mystérieuse [75, APR note 105] flambée du taux de tentatives de "suicides"©[76bis, APR note 63][77, notes<29>][78] chez de moins amnésiques qu’eux, ceux-là signant alors de manifestes "dangers-pour-soi-ou-pour-les-autres"©. Sur ce registre délicieusement "monstrueux"©[79][80], et dans la série des mystères (et autres prodiges survenant à point nommé), ne faisons pas l’économie de souligner le puissant paradoxe de celui-ci : au plan local comme au national, plus on est en charge d’application de la loi, plus on se trouve en délicatesse au regard des effets concrets de cette application… et moins on est soi-même réputé "dangereux-pour-soi-ou-pour-les-autres"© ! Le pouvoir [81, AV note 26][82, note 21][83, note 43][84, note 5] semble aussi corrompre [10] le "danger"© lui-même : étonnant, non ?

[D] "Ainsi peut-on, sans choquer personne [7, APR note 158], ne consulter, à l’Assemblée nationale, que des juristes de gauche et prétendre officiellement que les autres n’ont pas d’arguments. Plus besoin non plus de prendre des gants, le facho est un bâtard à la peau dure"(§2).Mêmes causes , mêmes effets : les politicailleries du moment –fussent-elles de l’Assemblée nationale- en deviennent quasiment dérisoires : presque des vacances. Parce que, contrairement à ce qui n’est encore que ce macro-projet [1, notes 23>2] faisant tant pester Mr "Pasquin" parmi nombre d’autres, il s’agit toujours de "transférer" le vocabulaire de ce dernier en vue d’évoquer des micro-situations qui, elles, appartiennent à des (mé)faits consommés et surconsommés"sans que personne ne réagisse et se scandalise"(§3), ou "sans que la plus petite manifestation de l’année n’aie jamais lieu"(§4). Ainsi peut-on, sans choquer personne, ne "concilier"©[85, APR note 16][85/2] (?), dans un minuscule tribunal [50] local, que des "couples" (?) singulièrement hémiplégiques (!) et prétendre officiellement que les parties manquantes n’ont pas d’arguments. Plus besoin non plus de prendre des gants, le sinistre "auteur de violences"©[1, notes 16 à 17][86, APR note 26][87, AV note 347] n’ayant vraisemblablement rien à envier à "un bâtard à la peau dure"[76][76bis][88] !

[85/2] : L’étymologie nous rappelle que le préfixe "con"du verbe "concilier" signifie "avec" : par définition, il n’a donc aucun sens en solo [40/2, APR note 5]. Dans ce cas, l’étymologiste ayant quelque scrupule à laisser errer ainsi un mot creux en aura moins à lui conférer le sens qui s’impose d’emblée. Alors, inutile de vous dire [62, AV note 13] que "con" perd son qualificatif de simple préfixe pour gagner haut la main celui de nom commun à part entière [89, APR note 13][90, AV note 72][91][1, notes<63>]

[E] "Des femmes à moitié nues peuvent tronçonner un calvaire, il n’y a là que du féminisme militant. Il est possible pour un organisme tel que le Planning familial, subventionné par l’État et les collectivités, de placarder sur toute la ville le portrait de l’évêque du lieu en marquant « nuisible », « vichyste », « révisionniste », « intégriste » sans que personne ne réagisse et une_conference_pour_rester_a_l_ecoute.jpgse scandalise"(§3). L’âtre étant chaud, ne craignons pas d’y faire mitonner une soupe élaborée selon la même recette. Des femmes complètement nues –du point de vue de la légalité de leurs actes [51][52][53]- peuvent tronçonner un mariage [1, notes 5>92], il semblerait qu’on y trouveaussi quelque relent de féminisme militant [93, AV note 4]. Afin de leur préparer le terrain, il est possible pour un organisme tel que l’UNAFAM [94][95][95bis], non moins subventionné par l’État et les collectivités [96, APR note 26], de cafarder [97][98] sur toute la ville le portrait (-robot [99][100][101] ?) de l’époux du lieu [102][103][104][105][106] en marquant « nuisible »[62, notes 4,5][107, APR note 151], « lycanthropiste »[108][6, notes 10][109][110][111][112][113][114][115][116], « pathorévisionniste »[117][118, notes 108,109][119, APR note 27][120, notes 3,4][121, notes 17,18][122], « intégriste » de l’esprit [123] sans que personne ne réagisse et se scandalise. Ah mais pardon : il semble au contraire que tout le monde réagisse au quart de tour et se scandalise ! Certes, mais il convient néanmoins de ne pas trahir l’esprit prévalant chez notre auteur, comme autour des présentes "adaptations" ; aussi n’entrent en ligne de compte ni les réactions dont le seul moteur est la peur [124, notes 154>195] (indépendamment de ses emballages trompeurs [125,2Tm(2)][126,Jr(1)][37, notes 171,172]) ni le "scandale"©[127, notes 7] des refus délibérés de "soins"©[128, notes 95 à 100][6, notes<151>] : de tels ingrédients gâteraient la soupe… tout en invitant à reconsidérer de plus près la note [85/2].

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[F] "La plus grande manifestation de l’année peut avoir lieu sans déclencher d’autre commentaire qu’un mépris condescendant"(§4). Sans vouloir mépriser le moins du monde les propos de notre auteur, celui-là a sans doute beaucoup de chance… s’il ne lui a pas été donné l’occasion d’approcher plus sensiblement des formes condescendantes d’un mépris [129] d’une telle densité qu’on pourrait le couper au couteau. Dans le cas contraire, il saurait que le mépris condescendant n’est jamais qu’une étape transitoire chez le "non-existentialisant"©[22], signe d’épuisement de ses stocks d’emballages trompeurs : confronté à la panne de sucre [130][131], il doit alors se rabattre sur le sel dénaturé [132][87,Mt(I)]. Alors, inutile de vous dire [62, AV note 13] que le goût de la soupe s’en ressent. D’où l’intérêt de faire boire la tasse au seul "non-existentialisable"©… et du mépris condescendant obligé qui l’accompagne : simple "mécanisme psychologique de défense"©[133][134] permettant au "non-existentialisant"© de se "protéger"©[135, notes 36 à 38] des vapeurs pestilentielles du bouillon obtenu, sans déclencher chez lui le plus petit spasme gastrique [112, APR note 137][136].

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Par ailleurs, il eût été dommage d’omettre cette étrange analogie entre la "conciliation"[cf. :85/2] et la condescendance. Que ces deux dénominations partagent un préfixe commun saute évidemment aux yeux : ce n’est pas à ce niveau [137] que réside l’étrangeté. Celle-ci n’étant pas dans cet apparent tout-"con", elle est plutôt en ce que, la condescendance –lorsqu’elle se voit à son tour détachée [138] du fameux préfixe (grâce au précieux [18,3][139] apport du mépris sulfurique [140][141] attenant)- reproduit fidèlement le schéma de la mono-"conciliation". Son auteur entame alors une vertigineuse… descente [142][143][144][145][146][147][148][149][150][151, notes 32 à 36][20, note<466]. En solo [152] aussi : ce n’est pas maintenant que le non-existentialisé"© sera davantage enclin à se solidariser avec la chute [153][151, note<48>] !

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[G] "Alors nous le disons : ce n’est pas acceptable! Pas parce que nous en avons marre d’être méprisés, mais simplement parce que LA démocratie ne fonctionne pas comme ça. Nous refusons cette catégorie imposée de sous-citoyens qui n’ont qu’à la fermer ; le peuple de France n’est pas un chien que les lobbyistes renvoient à la niche. Nous allons l’ouvrir 1196566774.jpgdurablement et ne plus accepter vos manières de faire !" (§5). Alors, sans rien en dédire, nous restons décidément ravis pour l’auteur de ce que certains désagréments existentiels aient pu lui être épargnés. L’inconvénient en est cependant qu’il soit peut-être moins au fait de quelques incommodités courantes –existantes et non en projet- dont on a peine à distinguer en quoi elles seraient davantage acceptables que ce qu’il nous dénonce… mais une aisance plus prononcée à identifier en quoi elles sont à vomir [6,Ap(2)]. Cette malheureuse omission est d’autant plus regrettable que nous n’étions pas si loin du compte : ses opportunes références analogiques au chien [154][155][156, notes 49 à 55][157][158][159][160][161][162][163][164][165][166][167][168][169][170][171][172][173][174] ou à la niche [175][176] ne lui auront-elles pas fait affleurer une pourtant fructueuse piste de réflexion, intéressante à confronter avec ces ultimes lignes ? Il ne fallait d’ailleurs pas pousser beaucoup plus avant pour savoir que la niche eût été trop étroite au regard de certains usages : en écarter les parois devient indispensable afin d’évoquer ce qui fonctionne plutôt comme du chenil [177][178][179].

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Qu’à cela ne tienne : la piste n’est-elle pas durablement ouverte par ici ? Il suffit de renvoyer le lecteur, non à la niche ou au chenil, mais aux (trop ?) nombreuses notes actives en exposants, gaiement colorées afin de n’en rater aucune. Avant qu’il ne se disperse, cependant, il serait dommage d’attendre que la soupe aie refroidi avant de l’achever. Entendons : un fond de soupière ayant été préservé des affres peu ragoûtantes de l’assaisonnement décrit en [F]…

"Alors nous le disons : ce n’est pas acceptable! Nous allons l’ouvrir durablement et ne plus accepter vos manières de faire !" Ah non ? "En face", comment va-t-on réagir ? On va faire le gros dos ? On va baisser les yeux, être durablement impressionné par cet imposant refus ; on va faire amende honorable, marche arrière ? On va décider de mettre de l’eau dans son vin, de "changer ses manières de faire" : de restaurer quelque vertu [20][1, APR note 69] dans le "fonctionnement de LA démocratie" ? On va demander pardon [180] pour le dérangement, promettre que l’on ne recommencera plus ? Après tout, pourquoi pas ? il ne faut exclure aucune hypothèse. Mais cela ne vaut guère, au mieux, qu’entre gens "relativement normaux"[181: s’agit-il bien de ceux-là lorsque d’entrée il est question… d’"alterophobes" ? Une question qu’il est du plus grand intérêt d’avoir soulevé, et qui méritera par ailleurs quelque développement : à commencer par ce qui gravite autour des temples au sein desquels se concentre une hyper-"alterophobie"[182, APR notes 18] particulièrement galopante, imposant en prime une catégorie d’hyper-sous-citoyens [183][184, APR note 41] qui n’ont qu’à la fermer et se laisser enfermer [185]

         Pour le moment, voilà que "ce n’est pas acceptable!" Sous-entendu chez Mr "Pasquin" ; n’est pas acceptable ce qu’il considère à juste titre comme étant une parodie, une dénaturation etc., en somme : une agression externe du mariage. Entrent en jeu, par la suite, des questions de filiations qui, de fait, sont promises à d’inextricables imbroglios. À proximité immédiate de son billet d’humeur, trône d’ailleurs un cliché illustrant un article relatif au même sujet. Une image légendée ainsi : « on ne peut laisser les enfants être les otages de lois iniques ». Sinon quoi ? On va de nouveau "l’ouvrir durablement", faire les gros yeux, taper du poing sur la table, battre le Une nana une anne-lise.jpgpavé, etc. ? Parce qu’entre gens de bonne compagnie, nul ne songe naturellement à découper quiconque en tranches, à lapider, à dissoudre dans un bain sulfurique, à guillotiner, hacher menu comme chair à pâté, laminer au rouleau compresseur, jeter aux requins ou ratatiner à la kalachnikov [186, notes 66,67][187, note 90][188, APR note 305]. Non : plus civilement, on va faire en sorte que les enfants ne soient pas les otages de lois iniques… quand certains le sont jusqu’au cou depuis des années [189, APR note 6][190][191][192, APR note 29][75, APR note 101] au nom d’une "protection"©[1, notes 11 à 15][151, notes 55 à 59] de faux-derches [193][194] qui les débectent au premier chef, que pas un cil ne remue en dépit ce que l’un de leurs parents s’égosille en vain à "dire : ce n’est pas acceptable! Je l’ouvre durablement [195], n’ai jamais accepté, n’accepte entretien_avec_un_vampire.jpgtoujours pas et n’accepterai jamais vos manières ordurières de faire !"[196][197][62, notes 100 à 105][198][199] ? Pas parce qu’il en a marre d’être méprisé, mais simplement parce qu’il ne suffit pas de s’agiter et s’indigner en épongeant le lait qui déborde à l’extérieur de la casserole : tant que le feu n’est pas éteint, il continuera de déborder. Ce feu qui n’est pas éteint, c’est celui d’intolérables agressions internes au mariage que l’on semble fort bien "accepter" tant qu’il ne s’agit pas du sien [200, APR note 19]… quand on n’est pas de ceux qui les déclenchent froidement afin de "protéger"©[1, note 41] le sien, façon vampire [201] qui s’ignore.
       "La plus grande manifestation de l’année peut avoir lieu sans déclencher d’autre commentaire qu’un mépris condescendant" ? Et après ? Le peuple de France pourrait bien battre massivement le pavé à la suivante, tant qu’il "acceptera" que le mariage "fonctionne comme ça"[1, notes 5>92] (tintamarre indigné contre l’agression externe/complicité passive ou active [202, note<32>] à l’agression interne), ce n’est toujours pas cela qui éteindra le feu sous la casserole…

LqD-FG.jpg

         Mais c’est cela qui démontre combien ce qui se voit à l’extérieur n’est jamais que le fruit [87,Mt(XII)] des débordements de ce qui se voit (à peine) moins à l’intérieur [115,Mc(1)].

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Gastéropodocteur patinophile...

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Mardi 11 décembre 2012

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Écrit par MdT Lien permanent | Commentaires (0)

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