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Les langages de l’amour

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Utiliser l’un des cinq langages auquel est plus réceptif son conjoint permet une bonne harmonie dans le couple.

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        Si ce texte a cette fois un intérêt tout particulier dans le domaine conjugal –domaine de prédilection d’auteurs nous étant déjà familiers [1][2][3] -au sein duquel ils développent ci-dessous leur nouvelle argumentation-, lui non plus n’est pas sans présenter d’autres intérêts [4,(1)>(§1)] : ces derniers ne sont en effet pas moins susceptibles d’embrasser un champ plus large, pour peu que nous ne nous dispensions pas de considérer certaines formes de langages ayant bien sûr parfaitement droit de cité au-delà de la stricte intimité conjugale !…

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        (§1) Nombreux sont les couples qui disent passer par des étapes difficiles et même de véritables crises *. En effet, même si elle ne fait jamais défaut à qui la demande humblement, la grâce n’est pas « magique », et ne dispense pas de tous les gestes et des paroles qui assurent à notre conjoint que nous l’aimons.
        (§2) Gary Chapman, l’auteur de l’ouvrage Les langages de l’amour (1) après plus de vingt ans Gary Chapman.jpgd’expérience de conseil conjugal **, explique que, parmi les humains, il existe cinq façons de témoigner son affection, cinq « langages » par lesquels chacun peut manifester son amour. Mais comme nous ne « parlons » pas tous le même langage, nous ne sommes pas tous sensibles à la même expression de l’amour.
      (§3) Ainsi, les uns sont particulièrement touchés par des paroles valorisantes, c’est-à-dire des paroles vraies qui disent du bien d’eux-mêmes ; d’autres ont besoin de moments de qualité, c’est-à-dire de moments privilégiés où ils sentent qu’ils ont toute l’attention de leur conjoint. Certains ne se sentent aimés que s’ils reçoivent régulièrement des cadeaux qui leur prouvent que leur conjoint pense à eux et d’autres encore ne verront que dans les services rendus les marques d’amour qu’ils attendent. Enfin le toucher physique sera la plus belle manifestation de l’amour pour ceux dont c’est le langage préféré.
      (§4) De même que Dieu nous gratifie parfois de grâce sensible pour nous faire « sentir » sa présence aimante, de même notre charité envers notre conjoint demande que nous sachions lui faire sentir notre amour en parlant le langage qui est particulièrement le sien.

Un langage complémentaire

     (§5) Un deuxième langage s’adjoint parfois à notre langage privilégié pour combler « notre réservoir émotionnel »*** qui est le sentiment que nous sommes vraiment aimés. Si notre conjoint ne connaît pas notre premier langage et ne l’emploie pas, nous avons le sentiment de ne pas être entourés d’affection. Et alors la vie nous paraît maussade, tout effort nous pèse et nous remplissons nos tâches sans beaucoup d’enthousiasme.
       (§6) Connaître le « langage d’amour » de notre conjoint, c’est connaître la clé qui nous permet d’ouvrir le cœur de l’autre, et bien loin d’être de l’hypocrisie, c’est le reconnaître comme une personne différente de nous-même qui a son fonctionnement propre que nous respectons.
       (§7) En effet, offrir à quelqu’un de coûteux cadeaux alors qu’il attend d’être aidé au quotidien dans sa tâche ou qu’il a besoin d’être écouté avec attention, ne le comblera nullement et le laissera avec beaucoup d’amertume après avoir constaté que son conjoint ne l’aime pas « assez » pour l’aider efficacement ou passer du temps avec lui en tête à tête. Par contre, si son conjoint emploie son langage premier, un cadeau sera comme la cerise sur le gâteau.
     (§8) Lorsque nous sommes avertis, la vie est beaucoup plus simple, car la question « mais qu’est-ce que je peux faire de plus ? » trouve sa réponse. Remplissons régulièrement « le réservoir émotionnel »*** de notre conjoint (et il en sera de même pour nos enfants lorsque nous aborderons les problèmes de l’éducation), sa vie sera plus belle, cela rechargera son énergie et il sera plein d’enthousiasme.

Attention à l’autre

       (§9) Un autre avantage immense de connaître notre langage respectif est que cela évite en partie les déceptions [3] de la vie à deux ; car, bien sûr, le langage qui nous est le plus familier, celui que nous attendons de notre conjoint est aussi celui que nous employons le plus naturellement ; et il faut bien reconnaître que lorsque nous ne faisons pas attention, nous avons tendance à négliger le langage de notre conjoint et employer exclusivement le nôtre. Eh oui, nous sommes des humains et donc capables de défaillances.
      (§10) Cela est plutôt frustrant pour notre conjoint et pourrait l’amener à ne pas se sentir aimé, d’où les problèmes de couple qui s’ensuivent. La connaissance des « langages » permet de relativiser ces déceptions et de ne pas dramatiser cet oubli passager. Il lui est facile alors de demander avec tact et gentillesse ce qui lui ferait plaisir et tendre ainsi une perche pour restaurer la relation : bien des mésententes pourront être ainsi évitées.
       (§11) Il n’est pas toujours aisé de découvrir le langage de l’autre, il faut en parler pour mieux se connaître soi-même et mieux se connaître l’un l’autre. Lire l’ouvrage de Gary Chapman apportera beaucoup d’exemples bien concrets pour illustrer ces propos ****.
       (§12) Se sentir aimé n’est pas si subjectif que cela pourrait paraître au premier abord. Il y a des actes objectifs qui prouvent à notre conjoint que nous l’aimons. Notre devoir de soutien mutuel exige que nous posions ces actes.
       Nous en serons bien récompensés en retour, car la bonne humeur sera plus facilement présente dans notre couple et donc dans notre famille !

Marc et Maryvonne PIERRE
Croître et Progresser

Ensemble-N.-D. de Cana
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1.        Gary Chapman, Les langages de l’amour, Éd. Farel, 192p., 15 €

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Article librement reproduit de 

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(édition papier)
n°1522 du 14 juillet 2012 (p.21)

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(*) non moins nombreux sont ceux qui ne disent plus rien (!), ayant franchi étapes difficiles et véritables crises en faisant "passer" leur couple lui-même. Ce n’est cependant pas le sujet de nos auteurs, leur langage étant évidemment plus axé sur les moyens de prévenir les dites étapes et crises, plutôt que de les traiter en aval.

(**) nous accorderons le "bénéfice du doute" à l’auteur cité, en présupposant que ses vingt ans d’expérience de conseil conjugal s’appliquent de facto à du… conseil conjugal stéréophonique : ce qui consiste moins à émettre une lapalissade –ou un pléonasme- qu’à exclure cette étrange forme de conseil "conjugal", monophonique dès lors que toute l’attention se porte sur le langage d’un seul conjoint, l’autre étant sans doute réputé muet (?) : réputation difficile à éviter quand il est lui-même exclu dudit "conseil"[5][6, note 25][7, notes 12,13] !…

(***) si cette notion de « réservoir émotionnel » n’est pas sans intérêt, elle n’est cependant pas sans mettre la puce à l’oreille. Non à dessein d’en ternir la validité, mais pour élucider une singulière redondance dans le discours tenu sur l’ensemble de l’article, privilégiant beaucoup le "ressenti" : de fait, ce texte paraît pour le moins subjectif au premier abord  (§12) ! Comme les précédents de cette série, il est signé par le couple M.M. Pierre… mais il n’est pas interdit de signer un chèque sans en avoir rédigé le montant. Or, si on peut se réjouir de ce que l’un cautionne ainsi ce que dit l’autre (surtout lorsqu’il y a publication à la clé), apportant de la sorte un exemple immédiat bien concret pour illustrer les propos (!), cela ne dissuade nullement de recouper l’article avec un autre : ceci avec d’autant plus de facilité que cet autre nous aura été proposé par les mêmes auteurs. Ainsi, en revenant sur « les différences »[1], qu’observe-t-on ? Que le "ressenti" –le besoin viscéral de combler le fameux « réservoir émotionnel »- constitue la plus grosse part du gâteau "langage premier" de la femme [1,(§2,3,6,8)]. En termes plus clairs, sachons rendre grâce à Marc pour son « lu et approuvé »… et à Maryvonne pour le reste !
Maintenant, tant que nous sommes dans le contexte des langages de l’amour, tout va bien. Sans dramatiser à outrance, permettons-nous néanmoins (avec tact et gentillesse !) de… relativiser cet aspect omniprésent du "ressenti". Certes, bien loin d’être de l’hypocrisie (§6), il en appelle au contraire à la sincérité. Mais… eh oui, nous sommes des humains et donc capables de défaillances (§9). Or, de telles défaillances ne résultent pas exclusivement de notre tendance à négliger le langage de notre conjoint (ou de tout autre tiers) et à employer exclusivement le nôtre (§9) : si la sincérité est un outil précieux, elle reste la sincérité. C’est-à-dire qu’elle ne possède pas en elle-même un statut… « magique »(!)(§1) de vérité absolue et intangible. Du reste, hors du contexte des langages de l’amour –hors même de l’hypocrisie-, la référence exclusive au "ressenti" peut tout aussi bien mener tête baissée à de larges [8,Mt(XI)] espaces d’erreurs, voire de mensonges les plus éhontés [9, notes 84 à 92][10, note 6<182][11, APR note 26]… parfois si "conjugalement" partagés [12, notes 63 à 68] (sic) qu’ils peuvent ne pas paraître ainsi au premier abord. Au deuxième abord –c’est-à-dire, à la récolte des fruits [8,Mt(XII)] de ce "partage"-, le langage employé devient plus clair dans ses effets concrets. Mais il n’est pas certain que la bonne humeur en soit plus facilement présente dans la famille (§12) (par capillarité : dans les familles [13, notes 3 à 11]) : notamment lorsqu’en retour, certains devoirs exigés par les actes posés se font objectivement absents [14, notes 29 à 35] !… Tout dépend bien entendu de QUOI exactement est comblé le « réservoir émotionnel »[15?][16], ce dernier ne dédaignant pas, à l’occasion, déborder largement.
Parallèlement, si "demander ce qui ferait plaisir"[17, APR note 54] (§10) est a priori plus sympathique que réclamer en maugréant –ou se retrancher dans sa tour d’ivoire-, en quoi cela offre-t-il la garantie absolue qu’agréer inconditionnellement à une telle demande fasse plaisir à tout le monde [17, note 95][18, note 12] ? Sans aller jusqu’au plaisir pervers, en quoi "ferait-on plaisir" en agréant à une demande formulée dans un contexte trahissant précisément l’emploi exclusif de son seul langage (§9), au détriment de celui qui est censé "faire plaisir", radicalement connu "comme une personne différente de nous-même qui a son fonctionnement propre que nous respectons" (!!!) (§6) ? Ne peut-on pas ne pas "faire plaisir", justement parce qu’ayant constaté de visu un fonctionnement différent du nôtre… dans le sens d’« idées » pas exactement « à leur place »[1,(§6)]  ?…
Mais encore une fois, restons de bonne humeur : car ce n’est pas là le sujet de notre couple d’auteurs !

(****) "lire l’ouvrage de Gary Chapman apportera beaucoup d’exemples bien concrets pour illustrer ces propos" : tant mieux pour Mr Chapman, comme pour ses lecteurs… pourvu que chacun sache en tirer profit tout aussi concrètement, dans ses actes objectifs [19, AV note 414][9,Jc(1 à 7)]. Parce qu’ici comme ailleurs, on peut disposer des meilleurs ouvrages du monde ; on peut ne pas seulement les considérer comme des ornements de bibliothèque et les lire avec intérêt (!) –on peut même disposer personnellement de l’ouvrage d’Alphonse d’Heilly [2(§2,(1))] !-… il est à craindre que cela ne fasse pas fondamentalement obstacle à quelques contre-exemples bien concrets, relatifs aux quelques travers suggérés plus haut. Eh oui, nous sommes des humains et donc capables de défaillances (§9) !
Pour illustrer ce dernier propos, bien avant nos deux auteurs, bien avant Gary Chapman, quelqu’un disait déjà il y a bien longtemps : 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus.'[13, Lc(6), AV note 224] Or, si l’ouvrage de Gary Chapman est sans doute de bonne facture, on pourrait l’apprendre par cœur à volonté : ce serait toujours moins bien que de "ressusciter d’entre les morts", n’est-ce pas ?…

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Dimanche 12 août 2012

Écrit par MdT Lien permanent | Commentaires (0)

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