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Les mélancoliques / "Michel"

Fin au mardi 17 décembre 2013

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[Michel->(§7)] - ["Simon"]

Après avoir vu le comportement des sanguins, l’étude de celui des mélancoliques montre un tout autre type de personne. Réfléchi, organisé, il est aussi perfectionniste et donc… facilement dépressif  (1)(1bis) !

          (§1) Avant de comprendre les différents tempéraments, nous sommes souvent incapables d’apprécier ceux qui ne sont pas comme nous. Ainsi pour un sanguin, comme nous l’avons vu dans l’article précédent [1], la vie devrait être une fête [2][3] constante…
          (§2) Pour le mélancolique, au contraire, la vie est une chose sérieuse et il ne prend rien « à la légère ». Il arbore la plupart du temps un air de profonde réflexion, il est calme et aime être seul (2). Il a une très grande sensibilité et ne recherche pas avant tout les biens mais le Bien.
          (§3) Contrairement au sanguin, le mélancolique n’aime pas beaucoup les sorties et regrette le plus souvent de s’y être rendu. Il préfère avoir une conversation sérieuse avec un seul plutôt que d’aller de personne en personne comme le fait le sanguin qui veut voir beaucoup de monde.
          (§4) Si le mélancolique n’existait pas, nous ne connaîtrions ni la poésie, ni l’art, ni la littérature, ni la philosophie, ni la grande musique ; nous aurions moins d’ingénieurs, moins d’inventeurs, moins d’hommes de science. Nous serions incapables (3) de tenir nos comptes et nos budgets ne s’équilibreraient pas (4).

Talentueux et créatif parce que réfléchi

          (§5) Le mélancolique est talentueux et créatif parce qu’il est réfléchi ; il aime les listes, les graphiques, les figures. Il est très attentif aux détails. Pour lui tout travail qui mérite d’être fait, mérite d’être bien fait. Il est soigné et très ordonné : le désordre le perturbe grandement. En fait c’est un perfectionniste et il souhaite tellement la perfection… qu’il met la barre trop haut, pour lui et pour les autres. Donc il est presque perpétuellement déçu.
          (§6) Et il en arrive à manquer de confiance en lui, car il n’est pas sûr d’obtenir cette perfection à laquelle il aspire : il finit par hésiter à entreprendre quoi que ce soit par crainte que ce ne soit pas très bien fait ; il ne s’y met pas tant que toutes les conditions favorables ne sont pas réunies. Et donc il est facilement dépressif car peu content de lui, méfiant par rapport aux autres, capable de déceler tous les obstacles qui se dressent devant lui. Et comme il est très sensible, il se dit que tous les malheurs n’arrivent qu’à lui, et que les autres sont bien peu compatissants à son égard.
          (§7) Le sanguin très émotif lui aussi, passe très facilement du rire aux larmes et vice versa ; le mélancolique, lui, quand on agit un peu à la légère avec lui, est profondément blessé et il peut rester déprimé fort longtemps (5). Alors un conseil, si vous êtes de ce tempérament : quand vous êtes en train d’énumérer tout ce qui ne va pas autour de vous, arrêtez-vous immédiatement, dites-vous que personne n’aime les gens moroses ; efforcez-vous d’être plus jovial ! Plus un mélancolique avance en âge, plus il a tendance à se renfrogner. Attention ! Soyez plus positif  (6) !
        (§8) Ne prenez pas au pied de la lettre tout ce que vous entendez, les autres sont beaucoup moins réfléchis que vous ; ne croyez pas que tout le monde vous en veut. Réalisez que vous ne pouvez pas imposer aux autres votre manière idéale de faire les choses : ils n’en sont pas capables (3) et vous ne seriez pas réaliste !

        (§9) Voyons maintenant comment se comporter face à un conjoint [1,(1)][4,(1)] mélancolique ?
D’abord se rappeler que puisqu’un mélancolique est très sensible, il se vexe facilement. Les sanguins et les bilieux qui ont tendance à dire tout ce qui leur passe par la tête, doivent faire attention à peser leurs paroles et, s’ils ont blessé un mélancolique, ils doivent savoir présenter des excuses bien sincèrement (7).
Souvenez-vous qu’un mélancolique a tendance à prendre les choses du mauvais côté ; il est pessimiste de nature, mais cela lui permet d’anticiper les problèmes que les autres n’auraient pas vu  (8) !

Les choses à ne pas dire

        (§10) Il est inutile de dire à un mélancolique : « Fais comme moi, regarde comme la vie est belle ! ». Quand une personne est déprimée, il ne faut pas paraître plus heureuse qu’elle : il faut partager sa peine sans lui en vouloir et remonter graduellement la pente avec elle (9). Un mélancolique a besoin de compassion [5][6, APR note 53]. Il faut encourager le mélancolique à exprimer ses sentiments ; or souvent il est incapable d’avouer ce qui le préoccupe. Ce n’est que si vous insistez qu’il s’ouvrira à vous, et alors, surtout, cherchez à le comprendre plutôt que de dire que ce problème est stupide ou que ce n’en est pas un !
        (§11) Sachez respecter son besoin de tranquillité [7, note 402/2!][8!]. Enfin respectez les horaires prévus, un mélancolique doit savoir où il va, quand et pourquoi.
Une journée non planifiée risque de semer la zizanie [9]. Nous aurions tous bien intérêt à essayer d’imiter [10] un peu son sens de l’organisation !

Marc et Maryvonne PIERRE
Croître et Progresser

Ensemble-N.-D. de Cana

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Article librement reproduit de 

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(édition papier)
n°1537 du 2 mars 2013 (p.22)

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"L’interprétation" typographique de la mise en page -distinction et numérotation de paragraphes (§), ajout (parfois abondant) de notes de renvoi ([x]) (et autres liens intégrés), ainsi que l’ensemble des illustrations et les quelques développements ci-dessous (x)- est de l’entière initiative de l’auteur du présent blog. Les intertitres sont d’origine.


(1)Après avoir vu un tel comportement -pour rappel- de manière superficielle : non au sens péjoratif de cet adjectif [1,(§6)], mais dans celui d’un langage dénué de tout ésotérisme : se destinant à être accessible au plus grand nombre. Et donc… "facilement dépressif" est aussi à interpréter dans le sens le plus basique de l’expression ; toujours dans celui qui s’inscrit en aval du postulat ayant posé différents tempéraments [11] qu’il s’agit bien à présent de chercher à comprendre, selon les auteurs : non à redéfinir [12, notes 4 à 10][4, notes 29 à 35][1, APR note 129] en fonction d’intérêts qui, via l’alibi "de subordonner à autrui sa compréhension du monde sous prétexte d'une complexité apparente"[13, notes 1,2][14, notes 1 à 3][1, notes 126,127], s’empressent de simplifier à l’extrême en escamotant les trois autres tempéraments : les sanguins [1], les bilieux et les flegmatiques [15,(§10)].


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(1bis) Et donc… bien que le propos de nos auteurs ne s’inscrive nullement sous ce prétexte, on ne saurait par ailleurs feindre de laisser de côté l’incontournable constat d’un adjectif "dépressif" très facilement traduit sous un aspect exclusivement "pathologique"©[16, note<88>] : trente ans de progrès [17, note 22] d’une certaine discipline [18, note 22bis(>433)][19, notes 7>10] ayant assez satisfait des besoins de tranquillité  [7, note 402/2][8] (indifférents à celui du mélancolique (§11) !) pour que le fameux adjectif en soit automatiquement  [1,(§1)]  associé au dit aspect.
De fait, on ne saurait non plus laisser de côté que, sous ce
mode "pathologique"©, la "dépression"© fournit pour ainsi dire le gros des troupes de… "l’hospitalisation pour tous"©[20, AV note 299][21, notes 436>441][13, note 45][22, note 198>] [sic]. C’est qu’inversement, à laisser de côté les différents tempéraments, non seulement "nous sommes souvent incapables d’apprécier ceux qui ne sont pas comme nous"(§1), mais nous allons nous donner l’impression, l’illusion [23, APR note 44] de ne pas excessivement les précier en :
941364746.jpg1°) éludant la question de leur éventuel tempérament pour lui en substituer une autre (quoiqu’elle s’apparente davantage à une "réponse"…), relevant prétendument de leur "santé mentale"©[24][25, AV note 30][26,[3]][27,coms.60>62] ; ce qui revient à cautionner quelque mythe [28][29][29bis][30] récurrent lié à un supposé "déséquilibre biochimique"©[13, note 1>31,§5][32, notes 35,36][33][34, APR note 186][35,(§8)][36, AR note 615] faisant précisément fi -par définition- de tout tempérament, en "innocentant" apparemment [37][38][39] un intempérant inavouépar "l’intempéré"(!) (ce que même le droit le plus strictement laïque redéfinit en "irresponsabilité", civile voire pénale)
2°) appuyant à outrance sur l’aspect "compassion"© (que nos auteurs eux-mêmes préconisent ci-dessus… mais au sujet précis du mélancolique (§10)) -cet aspect seyant comme un gant à une question "décidée"©[40>41, AV note 46] "pathologique"©-, on ajoutera à l’impression, l’illusion premières -hors délit avéré (faisant alors intervenir le droit laïque susdit)- celles de ne charger le baudet "que" d’un supposé "diagnostic"©[42, note<848>] se présentant (et lui étant –éventuellement[43]- présenté) comme étant le plus "aimable"©[44] possible. À cet égard, inutile de vous dire [45, AV note 13][46, note 144][1, notes 146,147] qu’on n’a jamais trouvé plus "aimable"© que… la "dépression"©elle-même.


Maintenant, à poursuivre cet aspect jusqu’à l’intérieur même de la discipline que nous savons, il n’est plus guère un mystère [47][48][49] qu’hors la "dépression"©[50]–constituant chez elle son inépuisable pierre philosophale [51, note 128][52, note 34/2][53, note 8]-, sa compréhension du monde l’aura tant et si bien complexifiée que cela explique [54] sans doute l’escamotage des trois autres tempéraments, comme suggéré plus haut. Il est vrai que sous son aspect exclusivement "pathologique"©, la seule "dépression"© fait vivre beaucoup de monde [55][56][57][58][59][60][61][62], ne craignant pas d’être induite via quelque déséquilibre biochimique [63][64][65>66>67, APR note 32>68][69][70][71][72][73][74][75][76][77] lorsqu’elle n’aura été "que" supposée en amont [78, note 33]
Et donc… à traduire très facilement l’adjectif "dépressif" sous un aspect exclusivement "pathologique"©, on semble accorder une unanime considération [78][79, note 43/633] au seul tempérament mélancolique : ce qui méritait déjà en soi ces quelques analyses supplémentaires. Mais à mieux considérer, n’observe-t-on pas davantage que cela ? À supposer que l’on prenne ce seul tempérament au pied de la lettre (§8), n’est-ce pas considérer finalement que tout le monde [62, note<12>] (ou peu s’en faut) est -potentiellement, ou de facto- "mélancolique" ? Dans ce cas -encore une fois-, à nous décrire les trois autres nos auteurs se sont fatigués pour rien : aussi succincts que soient leurs exposés, ceux-là deviennent alors si anecdotiques qu’ils en sont mûrs pour la corbeille à papiers ! Pis : le tempérament mélancolique lui-même se fait tout près de les y rejoindre, sans autre forme de procès. D’abord parce que la discipline que nous savons (et ceux qui la suivent [80]) manifeste(nt) d’emblée faire peu de cas des différents tempéraments : de plus, supputer que presque tout le monde soit mélancolique, c’est pousser la caricature jusqu’à laisser accroire que personne ne l’est (!) ; ensuite, parce que traiter systématiquement [81, note 878] la "dépression" sous le seul mode "thérapeutique"©, c’est se condamner d’avance à ne comprendre ni les différences de tempéraments… ni même les différents moteurs de la "dépression" : un comble. C’est oublier que ce qui est sain n’est pas toujours des plus agréables à appréhender… que ce qui est malsain –voire réellement pathologique !- n’est pas toujours des plus insupportables : en témoignent notamment ceux qui ne veulent pas guérir [82, APR note 21][83, note<15>][84,[1>12]] (sans même considérer les autres : ceux qui, au-delà de leur éventuelle "compassion"© apparente, ne veulent pas non plus d’une "guérison"©[84, note 49>>], alors perçue comme désagréable à leurs intérêts [85,[7]][86>87]). En définitive, c’est faire sien l’axiome arbitraire suivant : sain = agréable ; malsain = pathologique.

(2) Certains "spécialistes"©/"experts"©[88]/"professionnels"©[1,(3), notes 78>91] de la "dépression" ne seraient-ils pas eux-mêmes quelque peu mélancoliques ? La vie est une chose sérieuse et ils ne prennent rien « à la légère ». Ils arborent la plupart du temps un air de profonde réflexion, ils sont calmes (avec ou sans "calmants"©[89, AV note 63][90] ?) et aiment parfois être si "seuls" qu’ils ne craignent pas de "détecter"©[84, notes 59 à 62] –ou de "confirmer"©[91]- quelque "dépressif"© sis hors de leur présence [92, notes 516>525], voire de leur seule connaissance ! La "détection"© de "fantômes"©[93][94][95], on sait faire

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(3) Il n’est pas interdit de se faire moins catégoriques que les auteurs (ne l’est-on pas suffisamment au sein de la discipline visée ci-dessus -en (2)-, comme de tout ce qui gravite peu ou prou dans son sillage ?) : à "incapables" –ou "pas capables"-, est-ce "ne pas être réaliste"(§8) dans tous les cas que de suggérer à juste titre une notable moindre "capacité"… sans pour autant éliminer complètement, entièrement [96] la possibilité de cette "capacité" chez quelques-uns ?

(4) À ne pas "tenir compte" des différences de tempéraments (ou à n’en "tenir compte" que sous le prisme "pathologique"©), est-il encore utile de souligner qu’une discipline -dont les résultats [97, notes 77 à 84] semblent ne défendre que son ambition à rendre abruti et idiot [98][99][100][101][26,[6], note21][102][32][103][104][105, notes 90>103] tout ce qui passe à sa portée- n’est pas exactement [106][107, notes 76] des mieux placée pour nous encourager à mieux connaître la poésie,l’art, la littérature [108][109], la philosophie [110!!!][35][111][112][113], ou la grande musique [114][114bis][115][116][117] ? Avec elle, aurons-nous davantage d’ingénieurs, d’inventeurs, d’hommes de science (§4) ? Des "chercheurs"©[118], assurément : ne sont-ils pas légion [79][119][120] ? Des "inventeurs"©, également : tout dépend évidemment de la définition que l’on concède à l’invention [58][121][122][123, note 923>124,§3/1]

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[*]

(5) Nous touchons ici à la distinction sain/pathologique… et aux avatars générés par l’adoption prématurée de l’axiome arbitraire "sain = agréable ; malsain = pathologique". Tel que nous le décrivent les auteurs, le mélancolique"met la barre trop haut"(§5). En d’autres termes, il se met la "pression"à lui-même : il est en "surpression". Il est donc aussi "sain" de recourir à la "dépression" -afin de restaurer une "pression" relativement normale [125, APR note 3][126]- qu’il le serait de libérer quelques bars d’un pneumatique excessivement gonflé : ce qui évite l’éclatement à celui-ci… ou le burn out [127,coms.18>20][128] à celui-là.
Tel que nous le décrivent encore les auteurs,
le mélancolique passe ainsi par des périodes qui lui sont naturellement "désagréables" : cependant, d’une part il se met moins la "pression"de manière "pathologique" que par les inclinations lui étant dictées par son tempérament de mélancolique ; d’autre part, il lui est encore moins "pathologique" d’y réagir par un mouvement de "dépression". Ici comme ailleurs, à ne pas "tenir compte" des différences de tempéraments (ou à n’en "tenir compte" que sous le prisme "pathologique"©), on ne fait aucune différence entre… un pneu "malsain" (parce que sous-gonflé) et un autre, "sain" mais sur-gonflé ; les deux étant traités à la mode "pathologique"©, on ne fera pas davantage de différence dans leur dit traitement [129, APR note 158] : soit on leur ajoutera de l’air à tous deux, soit on leur en ôtera. Ce qui sera bénéfique à l’un, mais ne le sera pas même à l’autre [89, notes 93>96][0, notes 63>77]. Une analogie que l’on peut prolonger avec celle d’un plongeur en eaux profondes : s’il remonte trop rapidement à la surface -sans "tenir compte" des nécessaires paliers de décompression (ce qui serait là faute de sa part, mais peu importe…)-, il cultivera également une certaine propension à une non moins brutale "dépression; ira-t-on y remédier en le lestant aussitôt de boulets en fonte, afin qu’il replonge et aille s’enfoncer plus profondément qu’à l’issue de sa première immersion ? D’une certaine manière, c’est pourtant ainsi que l’on opère couramment… dès lors qu’au seul motif d’un inconfort existentiel passager, est arbitrairement postulé "pathologique"© ce qui est sain : ce qui ne manque pas de creuser un abîme de plus en plus vertigineux [130][131, note 180][4,(2), notes 27,28] entre le sain réel et le "sain"© à marche "thérapeutique"© forcée [132][133, APR note 65]

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(6) "Alors un conseil, si vous êtes de ce tempérament"(§7)…etc.
Alors un autre conseil : reprendre plus attentivement ce début de phrase.
"Si vous êtes de ce tempérament" : plus que jamais, nos auteurs, eux, ne varient pas d’un discours fidèlement axé sur le tempérament, et seulement le tempérament. De plus -ce qui ne gâte rien-, ils ne vousconsidèrent pas assez abruti et idiot  [0, notes 98 à 105] (!) pour vous estimer incapable (3) de reconnaître en vous les traits les plus marquants de votre tempérament.
"Si vous êtes…" : vous, c’est vous, et personne d’autre ; bien que nos auteurs orientent ouvertement leur propos sur la compréhension des relations –et autres comportements –entre conjoints, s’adressant textuellement à "vous", ils ne s’adressent pas à votre conjoint (à moins évidemment qu’il n’ait le même tempérament !). Par ailleurs, ils s’expriment dans un langage si compréhensible à tous -peu suspect, en l’espèce, de passer pour "intellectuel"©[134][135]- que des esprits chagrins (mélancoliques ?) seraient au contraire tentés de le taxer de "simpliste". Parlons plutôt d’une simple pédagogie, se destinant précisément à ce que vous puissiez "vous" reconnaître -sans difficulté particulière- au travers de leur description de tel ou tel autre tempérament. Et vous… c’est toujours vous : vous sur une question de tempéramentssans débordement sur le pathos ; vous dans l’objectif d’en comprendre assez les différences pour apprendre à vous en accommoder : non à en saisir le prétexte pour tenir des comptes vengeurs d’apothicaires envers qui vous "reconnaîtriez" encore plus facilement que sur vous-même.
Pourquoi de telles précisions ? D’une part parce qu’elles n’étaient sans doute pas assez explicites chez nos deux auteurs ; d’autre part parce qu’il serait mal venu de leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit : ils en énoncent cependant juste ce qu’il faut pour que leur objet ne puisse être confondu avec celui d’autres types de
"conseils"[136, note 13][137,Ec(1)][1,(3), AV note 79], offrant également matière à "compréhension comportementale". Une similitude qui s’arrête là ; le reste s’en distingue notablement en ce que leur logique interne réponde à des critères diamétralement opposés à ceux de nos auteurs : il s’agit non plus d’apprendre à vous accommoder –ou vous raccommoder-, mais au contraire de vous "justifier" toute déchirure (quand elle ne la fabrique pas de toutes pièces [138] !) en vous soutenant [84, notes 32 à 37][139, note 49][4,(2), notes 25,26] dans une position de "victime"[84,[1>12]]. Une position qui, dans nombre de situations douloureuses, est assurément loin d’être imaginaire et illégitime [67>140,com.11][141]… mais on n’ignore pas l’exploitation qui peut en résulter au sein de certains cercles [142, note 6] faussement vertueux [143, APR note 5][22, APR note 199][4,(§3c)], dont elle constitue in fine sinon le mobile exclusif du moins [143, note 0/1] l’inépuisable fonds de commerce. Pour les reconnaître en amont, rien de très "intellectuel"© non plus : il suffit de nouveau de comparer leurs formulations avec celle de nos auteurs. Chez ces derniers, nous avons lu : "…si vous êtes de ce tempérament"(§7), etc. Nulle part ne suggèrent-ils : "…si votre conjoint est de ce tempérament". En clair, sous leur plume : si d’aventure vous êtes victime, vous pourriez avant tout l’être de vous-même. Cela n’élimine en rien la possibilité que vous le soyez aussi d’autrui… mais charité bien ordonnée (notamment lorsqu’il s’agit "de déprécier d’apprécier ceux qui ne sont pas comme nous"(§1)) commande de considérer tout ce qui ne va pas en vous (§7) : ensuite –et ensuite seulement- vous n’en serez que plus à votre aise [12,Lc] pour… comprendre en externe.

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De même, plutôt que d’être en train d’énumérer tout ce qui ne va pas autour de vous (§7)(mais n’est-ce là qu’une spécificité propre aux seuls mélancoliques ?…), attention… à la dernière partie du même paragraphe : "soyez plus positif !" Il va sans dire –mais il va mieux en le soulignant- qu’inclinant davantage à la jovialité qu’à la morosité, nos auteurs prônent une positivité "autonome" : en aucun cas ce positivisme plaqué très en vogue, qui se nourrit -par effet de balancier- de quelque discours inverse [144, note 1][17, notes 317 à 319][145][146, note 232>] dirigé contre telle ou telle autre catégorie d’individus… aussi apparemmentjovial que puisse se présenter un tel discours [147][148]. Quel que soit le tempérament de chacun, il ne faut guère compter sur certaines épithètes [149][150] pour les différencier un tant soit peu… et décourager chez quiconque la tendance à se renfrogner [151!…

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(7) Ils "doivent faire attention à peser leurs paroles et, s’ils ont blessé un mélancolique, ils doivent savoir présenter des excuses bien sincèrement"(§9). Ici comme ailleurs, avec nos deux auteurs, nous sommes dans le relativement normal [125, APR note 3][126]. Mais ici plus qu’ailleurs, même sans plonger dans les affres de l’hypocrisie [152][153] -et à s’en tenir au seul domaine de la sincérité-, il y a ce qu’on "doit savoir"… et ce qu’on peut "savoir". Il y a surtout les moyens que l’on se donne pour ne plus "savoir" : en tête de liste, une "incapacité d’apprécier ceux qui ne sont pas comme nous"(§1) à laquelle on ne fait plus attention sitôt qu’à la compréhension des différents tempéraments, on a tranquillement  [7, note 402/2][8] substitué… de la "détection"©[84, notes 59 à 62] "fantomatique"©[0, notes 93 à 95], puis tout ce qui en découle. Un tel cap étant franchi, nos auteurs peuvent bien s’égosiller à peser leurs propres paroles : dans la mesure où la question bascule dans l’énumération de "tout ce qui ne va pas autour de vous"(§7), celles-ci tombent littéralement comme l’eau sur les plumes du canard [154][155][156]. Parce que la totalité de leurs paroles est détournée [157], puis retournée [158] au seul profit du "détecteur"©… quand bien même celui-là les apprécierait en passant ! Voici en effet comment s’illustrent -en pratique- les fruits de la "détection"©.
- On fait d’autant moins attention à peser ses propres paroles (ce que préconisent les auteurs) que cette attention est alors complètement, entièrement [96]dirigée à peser celles du "détecté"©[159][160]. Qui plus est : avec une balance faussée [161, APR note 65][105][162], creusant déjà initialement un fossé  considérable [130][131, note 180][4,(2), notes 27,28].

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- Qu’il s’agisse d’un mélancolique -ou de tout autre tempérament-, la question de le blesser devient secondaire : la priorité est de se constituer "victime"[84,[1>12]][0, notes 142>143] des "blessures" qu’il vous a causées (réelles ou supposées [163][164])… ou de cellesanticipées !(§9)[165]- qu’il "pourrait"[166] vous causer. Sans compter qu’à procéder de la sorte, peut venir se greffer une énigme de type œuf/poule [167, note 21][168, note 146] : par suite de l’exaspération [85][169][169bis][170, notes 43,44] compréhensible d’un faux bourreau [142, note 6]stupidement (§10) promu comme tel auprès de tous ceux qui auront "pris au pied de la lettre tout ce qu’ils auront entendu"(§8) de la bouche de sa fausse victime… ou de celle de l’un de ses soutiens [84, notes 32 à 37][139, note 49][4,(2), notes 25,26] du moment, ayant donc déjà "pris au pied de la lettre", etc.-, par suite d’une telle exaspération… ou le faux est encouragé à se faire vrai de chaque côté, qui s’inquiète encore assez de procéder à l’exégèse rigoureuse qui permettrait de démêler -en amont- le vrai du faux ? À rebours d’une telle attitude, ne va-t-on pas plutôt observer le traitement en aval (dans l’urgence et la panique [171][172][173]) des conséquences [174, notes 29 à 35] immédiates d’actes (parfois délictueux [175]) posés en retour [45, notes 100>105][176,[9], notes 108][177][178, notes 149,150] d’actes médiats [179] antérieurs [180, APR note 51][181] –plus discrets- dont tout le monde [62, note<12>] va s’empresser de s’ex-cuser ? En somme, un tel programme peut aussi vous rendre extrêmement méfiant par rapport aux autres, capable de déceler tous les obstacles qui se dressent devant vous […], se dire […] que les autres sont bien peu compatissants à votre égard (§6) (parfois après l’avoir été bien trop [176,[1>9]][182][183, notes 95>100][184][185,com.2] !…) sans que cela ne ressorte particulièrement d’un tempérament plus mélancolique que la moyenne…
- "Sincèrement" ou non, alors inutile de vous dire [45, AV note 13][46, note 144][1, notes 146,147] que "savoir présenter des excuses" dans ce contexte est à ranger au musée (et encore : dans la réserve, hors d’accès au public !) : si la question de "le blesser" était déjà secondaire, celle de s’auto-excuser [186, notes 31,32][187] est également la priorité des priorités. Du reste, sans cette priorité, le détournement de la différence (de tempérament, et autres) en "détection"© "fantomatique"© n’aurait strictement aucun intérêt pour personne. De même, en serait-on évidemment dissuadé de pouvoir se constituer "victime". Sans "victime", exit le soutien ad hoc ; à commencer par celui de la discipline [18, note 22bis(>433)][19, notes 7>10] que nous savons, qui se verrait instantanément contrainte de mettre la clef sous la porte, sa "raison d’être" disparaissant comme la rosée du petit matin aux premiers rayons du soleil. "Savoir présenter des excuses" n’est ni de son intérêt [188][189][190][191][192][193][194][195][196, APR note 153]… ni même de sa compétence [197][198] : l’anesthésiste historique [199, notes 480>492][200] de la conscience [201][202, note 6] n’est pas le dernier à se montrer friand de l’auto-anesthésie de cet ordre [203].

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Il lui arrive cependant de "savoir présenter des excuses". Mais à une condition : que ces "excuses" ne nuisent pas (ou plus) à ses intérêts immédiats. En s’"excusant" par exemple d’actes posés par une génération précédente [204] (dont il ne reste quasiment aucun survivant), on "excuse" ainsi par rebondissement ceux qui sont posés par la génération actuelle. Ou encore : en s’"excusant" d’actes posés par la génération actuelle –mais en s’y positionnant en retrait (puisque à la retraite !) [205>206]-, les intérêts immédiats n’en pâtissent pas non plus. Dans les deux cas, on ne contrecarre pas excessivement l’objet même de la discipline (quand bien même on la fustigerait en apparence) puisque d’une part on a su l’exploiter personnellement en son temps (sachant parfaitement faire taire ses éventuels scrupules) ; d’autre part, on reste fidèle au principe même de l’excuse, celui-ci consistant étymologiquement à (se) mettre hors de (ex) cause (causa) [207]. Quant à la "Cause" elle-même, la tendance serait plutôt de s’en féliciter [208][209], notamment si elle vous protège le temps qu’on la serve : à la limite, y exprimer quelques réserves [210] sera perçu par les pairs comme de… "l’inconscience" !
On reste si fidèle au principe même de l’ex-causa qu’il déborde précisément à l’extérieur ; tout candidat aspirant à être mis hors de cause (soit uniquement pour lui-même [211, notes 119], soit contre un tiers [212][213][214]… soit par combinaison balancée [0, notes 144 à 146][0, notes 161,162] des deux) sait qu’il trouvera bon accueil [215] au sein d’une discipline taillée sur mesure à cet effet : à proportion de ce qu’il yparticipe activement –ou de ce qu’il lui demande [132,3°)][216][217] une participation active-, celui-là obtiendra d’elle toutes les "excuses", pourvu qu’il_lui aie parallèlement fourni [218][219, note 537] le sujet qui, lui, n’en aura jamais aucune [220]… à l’exception, de celle –en trompe-l’œil [*]- d’un très hypothétique "déséquilibre"©[0, notes<34>] à lui déplorer. Faute de pouvoir créer depuis du néant, la discipline ne sait que "récréer"©[221][222/1][222/2][222bis] les conditions favorables à "diaboliser"[223][224][225][226,8][227] : soit, à recréer du néant depuis de l’existant [228, APR note 76][229][230]. Ceci en exacerbant (et en "scientificisant"©[106][107, notes 76][231][232]) des vices_[143, APR note 5][22, APR note 199][4,(§3c)] humains  notoires -puisque multiséculaires[233]-, individuels et collectifs [0, notes 144>146][145, note<323>][234][235][236][237,[6]]. Si elle parle d’"amour" à satiété [238, note<171>], on se demande en quoi elle FAIT [239, note<414>][240, notes 70>73] que quiconque… puisse encore être un tant soit peu "aimable"[226,12][241][242][243][244] à son seul contact ! Ou on ne se le demande plus (!) : ne l’est plus guère que celui qu’elle_soutient [245, notes 13,14]et la_soutient en retour : celui qu’elle fait vivre [0,(1bis), notes 55>62], mais également celui qui la fait "vivre". Or, de celui–là, le "spécialiste"©[246][1,(3), notes 78>91] n’en constitue jamais qu’une infime partie : la seule part émergente d’un iceberg [247][248] dont l’autre part [249][250] puise sa matière dans l’abondante masse [0, notes<119>] des autres [241, notes 166>171][132,3°)][216][217]. Une masse à croissance exponentielle : la discipline engendrant -ou encourageant- la fausse victimisation [225,6], non seulement la fausse victime (ou "victime" de "confort"[84,[1>12]]) nuit d’évidence à son faux bourreau [142, note 6][0, notes 163>170] -non seulement elle n’en deviendra de surcroît pas si "mauvaise" dans le rôle du vrai bourreau [251][252][253] (dont l’évidence se fera nettement plus discrète [254] !)-, mais elle nuit davantage encore -s’il en est possible- aux vraies victimes en général ; en définitive, de même que l’on obtient de la "pisse de vache" à allonger du lait avec de l’eau (ou de la piquette en procédant avec du vin), l’excès de "victimes" finit par tuer la crédibilité [255, notes 218 à 230] –et accessoirement, la vraie compassion (§10)[5][6, APR note 53]- que mériterait à bon droit la vraie victime [67>140,com.11][141]. Ce qui, à l’occasion, ne va pas sans ajouter de cette vraie victime [255, APR note 249], plus irrémédiable encore ; trop de "victimes" tuent parfois littéralement les victimes : non "littérairement"…
Alors, inutile de vous dire [45, AV note 13][46, note 144][1, notes 146,147] que ce n’est certes pas en mélangeant sciemment [256] des faux bourreaux avec des vrais [129, APR note 158][257, note<535>(<944)] que l’on risquera d’inverser la vapeur. Si tant est que l’on veuille l’inverser, qu’on le puisse [258]… et que les vrais soient de "véritables vrais" (!) : l’histoire tragique de chacun, itinéraire si personnel et si intime qu’on l’ignore la plupart du temps [26,[8]] laissant parallèlement ignorer ce qu’il en est d’une certaine exégèse [0, AV note 171] de cette histoire, on n’ignorera moins qu’à laisser perdurer l’effarant mariage de la carpe et du lapin entre une discipline qui se nourrit [259] intrinsèquement de toutes les injustices (comme une fosse à purin se repaît de ce qu’elle contient…) -et une autre (censée en représenter l’exact opposé [157][260][261, note<2>]), on obtient en effet un appréciable néant… qui embrasse [262] sans distinction les deux entités. N’en subsiste également que du trompe-l’œil [*] : juste ce qu’il faut de vitrines [263] et de paravents [264] (le tout agrémenté du vocabulaire idoine [215, notes 25 à 45][265], propre à entretenir les illusions [23, APR note 44] de chacun) pour assurer la tranquillité d’esprit [7, note 402/2][8] en interne, et la prestation de sévices service [266] en externe. Un mariage effarant sans doute, mais fructueux : puisque partageant un commun intérêt à créer, multiplier et exploiter du conflit au prétexte de le "gérer"©, à la demande ou non. Quand cela ne devient que par trop évident, il n’y a pas de difficulté particulière [267, AV note 15] : les deux parties se tenant par la barbichette [268]. Concrètement, lorsque les projecteurs de l’indignation en viennent à se braquer de trop près sur l’une des deux, celle-ci s’empresse de… s’"ex-cuser" sur l’autre. D’où que ces deux contrefaçons des institutions que chacune représente ne peuvent plus se passer [239, note 459>269] l’une de l’autre ; l’une se fait la "vérité-béquille"©[270] de l’autre !

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[*]
Un triple trompe-l’œil [271?] :
1°) en ce que le
"déséquilibre"©… ne se voit pas [272, APR note 28] (!) ;
2°) que du côté
"déséquilibré"©, "l’excuse"© soit strictement conditionnée à l’acceptation [273][274] du "rétablissement" de "l’équilibre"© par "l’excusable"© désigné [40>41, AV note 46] (une exigence dont est complètement, entièrement [96] exempté le désignant "équilibré"©, à proportion du succès de sa démarche desoutien en sa seule faveur : un tel succès portant la marque de sa pleine soumission [275, notes 69,70][276, note 75][277, note 81][278,com.10][279][280][281] à la discipline… et lui garantissant son  soutien en retour) ;
3°) que plus globalement, en dépit du
présupposé apparemment très interne de la "cause" "maladie"©[32, notes 35,36][63], celle-ci n’est pas la dernière à paradoxalement faire le lit de précieuses [226,3] "excuses"© jusque au regard du "malade"© lui-même si nécessaire [226,2][211, APR note 148]. Des "excuses"© qui gagnent leur validité [sic] à proportion de ce qu’un "déséquilibre"© -d’abord peu visible-aura été rendu plus manifeste par les "soins"©[0, notes 63>77][282][282bis]appropriés, obéissant en cela à la précieuse règle disciplinaire de… la "preuve"©[283, notes 297 à 299][284, note 0/4(<197)] a posteriori 

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(7) Ils "doivent faire attention à peser leurs paroles et, s’ils ont blessé un mélancolique, ils doivent savoir présenter des excuses bien sincèrement"(§9). Immergés dans une culture disciplinaire ne sachant pas "présenter des excuses" sans les contre-peser [0, notes 144 à 146][0, notes 161,162] d’ac-causa [207][285] disproportionnée, on n’y fait plus même attention (pas plus que l’on ne prête la moindre attention à la différence des tempéraments, à peser ses paroles ou à blesser quiconque…) : ou l’on ne vit plus sur la même planète [286?][287?] que nos deux auteurs (!), ou ces derniers vivent à la surface… tandis que d’autres y (sur)vivent dans ses entrailles [228][288, note<466>][289][290][291][292][293][294][295][296][297][298][299][300][301][302][303][304][305][306, AR note 60][307].
Enfin, quant à la forme la plus achevée de l’"ex-cuse" –le par-don [67, note 32]-, elle reste irrémédiablement incompatible avec le fonctionnement interne à une discipline  s’étant donné le pouvoir ahurissant de dire le bien et le mal [26,[6]][67, notes 9 à 15]. Y recourir, c’est déjà lui concéder un tel pouvoir ; c’est déjà évacuer à la première seconde toute notion de pardon [308] en lui concédant sa légitimité [sic] à déguiser [309] le mal sur d’autres fondements [310, note 54]. C’est bien sûr avoir quelque intérêt à cette évacuation, le premier d’entre eux étant de se rendre "ex-cusable" à tout prix : une attitude qui se différencie considérablement de la démarche du pardon, ce dernier requérant en préalable l’attitude diamétralement opposée de "l’ac-causa"… non pas chez l’autre [311, notes 30][312, APR note 51] mais en soi. L’attitude auto-"ex-cusante"[186, notes 31,32][187] est cependant très reconnaissable… puisque elle est précisément adoptée "à tout prix"[313] ; or, par définition même, le pardon n’a pas de prix : il est gratuit [314] ! Il l’est d’autant plus que l’étymologie est là, nous rappelant par son préfixe [67, note 32>315<316/316bis] le renforcement même du don : conséquemment, celui de la gratuité qui lui sied. Côté suffixe, le don étant réputé définir l’"action d’offrir à quelqu’un quelque chose, de lui en abandonner la propriété ou présent qu’on lui fait ainsi"[317,Nc1], il implique au minimum deux personnes : celle qui donne, celle à qui est donné ; une personne in-causa au don, l’autre en étant ex-causa : on devine déjà que, si le par-don est la forme la plus achevée de l’"ex-cuse", il ne lui est pas consubstantiel. C’est dire que se pardonner (ou ne pas se pardonner) est au mieux le produit d’une confusion avec… l’"ex-cuse", dans tous les cas une aberration sémantique. De fait, que l’on incline à "se pardonner" -ou que l’on se veuille "impardonnable"-, dans les deux cas n’intervient aucune autre personne ; dans ces deux cas, prévaut alors une formulation pronominale soulignant le seul soi en-cause. Or, l’"action d’offrir à quelqu’un quelque chose" suggère quelqu’un, oui… mais quelqu’un d’extérieur à soi ; sinon comment pourrait-on observer cet "abandon de la propriété ou présent qu’on fait ainsi" ? Reprendre de la main droite ce que l’on "donne" –ou croit donner- de la main gauche n’obéit évidemment en rien aux critères du don. La formulation pronominale soulignant précisément le seul soi en-cause, il est donc plus justement question de s’"ex-cuser" –ou pas- que de "se pardonner" ou non.


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Cette possible confusion sémantique -entre le pardon et l’excuse- a cependant le mérite de nous permettre de mieux faire attention à d’autres aspects de la question : puisque le par-don se désigne comme un renforcement du don, cela signifie bien que ce dernier est lui-même sujet à faiblesses. Des faiblesses qui rendent ce don discutable… voire faux ; nous pouvons déjà en cerner quelques-unes… ou quelques autres, le "don" à soi-même étant déjà entré dans cette catégorie. À simplement prolonger la logique de ce faux don, il convient de la coupler avec celle de l’émission/réception [318, note 6>319] : la personne qui donne incarne "l’émetteur", le "récepteur" est bien sûr celle à qui est donné. Ce qui veut dire qu’aussi honnête et indiscutable que soit le don à l’émission, il se doit d’être complet et entier [96] pour être vrai. Être complet et entier, c’est bien sûr "abandonner la propriété ou présent qu’on fait ainsi" selon la définition même : soit être pur de toute captation. Mais c’est aussi que le don soit reçu : tant qu’il ne l’est pas, il n’y a tout simplement pas de don [320, com.1§3]. S’il ne l’est pas et que de surcroît, il est explicitement refusé du côté récepteur, non seulement le don est invalide mais si l’émetteur passe outre, ce n’est plus un donateur : c’est un agresseur. Ce qui n’empêche pas de tricher avec le vocabulaire : témoin l’internaute cherchant à ouvrir une page web précise… mais pestant de ce que cette ouverture se voit retardée par celles d’une ou plusieurs autres pages, non sollicitées… et le plus souvent titrées "offer". Ce qui est faux par une double cause : "l’offre" intempestive répondant à des intérêts commerciaux externes, leur logique est par définition étrangère à celle du don. Étant par ailleurs techniquement programmée pour se déclencher de manière systématique, elle ne tient aucun compte de la partie réceptrice ; à la longue, voilà qui conduit moins à de la suggestion commerciale qu’à de l’agression caractérisée… le plus souvent contre-productrice, puisque accentuant in fine le refus de réception !

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[*]


Encore n’est-ce là qu’un exemple plutôt bénin… si on le compare, comme on s’en doute, à des "offres"© de "soins"©[0, notes 63>77][320, com.1] dont le caractère fondamentalement agressif n’est plus à démontrer [282][282bis][321]. Un caractère agressif qui se déploie avant même l’éventuelle apparition d’effets prétendument "secondaires"©[322][323][324, note<85>] : à la première minute de l’aspect primaire d’une "offre"© de ce type, non seulement il va de soi que son vocabulaire [215, notes 25 à 45][265] est pipé, mais les "arguments" miteux –voire calamiteux- derrière lesquels on se retranche afin de la "justifier"© demeurent irrémédiablement et sémantiquement invalides, y compris à les considérer dans leur sens premier. Ainsi, par exemple, de soi-disant "troubles"© "rendant (opportunément !) impossible le consentement" du "récepteur" à recevoir : hors même l’aspect monstrueusement arbitraire [325,(§3)] de cet "argument"-pirouette [326] ne reposant que sur du présupposé "gratuit"[327][327bis][328, note<170>] (au sens éminemment péjoratif de l’adjectif [314]), on reconnaît cependant implicitement que cet aspect du consentement pose un sérieux problème dans le cadre d’une "offre"©, qu’il est même au cœur d’une position intenable [329, AV note 3] que l’alibi collectif de "lois"©[325, notes 91>99] spécieuses permet de contourner, ainsi que l’alibi individuel du… "don"© : explicitons.

Nul ne l’ignore : il passe le plus souvent comme honorable et convenable [330] de "faire don de son corps à la médecine". L’expression est pourtant discutable en soi : parce que, selon même ce que nous avons énoncé plus haut, ce don ne sera complet et entier qu’au moment où le "récepteur" en aura pris possession. Alors, inutile de vous dire [45, AV note 13][46, note 144][1, notes 146,147] qu’a priori, "l’émetteur" n’est pas pressé : le changement effectif de "propriété" signifiant chez lui son refroidissement complet, entier… et irréversible. De plus, si nous grattons davantage, même parvenu à cette extrémité un tel don se fait plus relatif qu’il n’y paraît : il n’y a pas d"action d’offrir à quelqu’un quelque chose", un défunt étant par définition inactif. On ne note pas davantage "d’abandon de propriété ou présent qu’on fait ainsi", le trépassé ne pouvant abandonner davantage que ce qu’il a déjà abandonné : la vie. Quoi qu’il en soit, nous relèverons deux points saillants à cette opération :
1°) "faire don de son corps à la médecine", c’est bien lui "faire don" de son propre corps : non celui de son conjoint, de son voisin ou de quiconque
2°) "faire don de son corps à la médecine", c’est admettre (chez les deux parties : "émettrice" et "réceptrice") que ce "don" est effectué du vivant du donateur, mais qu’il ne sera complet et entier qu’à sa mort.

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Comparativement, reconsidérons à présent –sous le même angle- la question oiseuse de l’"offre"© de "soins"© faussement"résolue"© par les "arguments"-pirouettes que nous savons. Que l’alibi soit individuel -ou qu’il soit collectif-, la réponse ne varie guère : il ne s’agit pas moins que de "faire faussement "don"©" du corps d’un autre que le sien à une fausse "médecine"©[331,coms.1/2] de son vivant, de le contraindre par dessus le marché à ce que ce "don"© soit complet et entierégalement de son vivant ! Ils "doivent faire attention à peser leurs paroles…"(§9) ? Que pèsent les "arguments"-pirouettes face à cette triple imposture [332][333][334][334bis] banalisée [123, note 923!] ? (Excusons du peu…) Pas même le poids du papier sur lequel on les écrirait ! Se fait plus pesante, en contrepartie, sa multiplication en des dizaines de milliers [26,[1]][335][336, AV note 786>80000] d’exemplaires : on finirait par y faire plus attention que pour un seul [337; déjà un de trop, mais plus facile à rendre inaperçu… ou "accidenté"©[338, note<256>] : au-delà, l’"argument"-pirouette du "carambolage"© pourrait souffrir d’un "léger" discrédit.

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Autre faiblesse –et non des moindres- susceptible de rendre le don discutable… voire faux [0, APR note 319] : qu’à sa seule émission, il s’avère moins honnête qu’il n’y paraît. Il s’agit en quelque sorte du don façon "Robin des bois"[338][339] : ce qu’on vole au "riche", on le donne au "pauvre"[340, APR note 50]. Première anicroche : il n’y a évidemment aucun "abandon de propriété ou présent qu’on fait ainsi" (chez soi, entendons !). [ NB : nous considérons ici la richesse et la pauvreté dans un sens large, allant au-delà de la possession de seuls biens matériels ; d’où les guillemets… ] Deuxième anicroche : un tel "don" exhale de forts relents prométhéens [341], sur l’ensemble de son processus. En amont, le "donateur" est non seulement un voleur, mais il s’est d’emblée (im)posé comme menteur, redéfinissant [12, notes 4 à 10][4, notes 29 à 35][1, APR note 129] le bien et le mal [0, APR note 307][26,[6]][67, notes 9 à 15]|342, APR note 87] chez autrui : le "riche" est "l’incarnation du mal"©[343][311, notes 30][312, APR note 51], le "pauvre" celle du bien : lors, il n’y a pas "de mal"© à se constituer héraut [344?] d’une certaine redistribution [144, note 1][17, notes 317 à 319][145][146, note 232>] ! (À rebours, il y en aura davantage à tenter de s’y opposer… ou seulement de l’épingler).  Alors inutile de vous dire [45, AV note 13][46, note 144][1, notes 146,147] qu’à ce régime notre "Robin des bois" pourrait bien mener grand train et rouler sur l’or : il s’est bien sûr auto-rangé [186, notes 31,32][187] chez les "pauvres"[345][345bis] depuis la première minute [346], se revendiquant quelqu’un de bien [347,[15]][348,[15]][250]. Selon lui, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs [349]… les "œufs cassés" étant rarement les siens ; plus souvent ceux de "riches" "prouvant"©[0, notes 283,284] ainsi leur "richesse" (alors quelque peu écornée, mais au service "du bien"©) : en dépit de sa "pauvreté", il a décidément beaucoup de "chance" !
Plus relativement -dans le cas où notre "Robin des bois" adopterait une démarche moins maligne et plus sincère [152][153], il serait donc pétri de bonnes intentions [306, note<60>] ; il n’en demeure pas moins que, ce faisant, il se veut quelqu’un de si bien qu’il ne s’arroge pas moins que le pouvoir de transformer le plomb en or [51, note 128][52, note 34/2][53, note 8] : d’être capable -à la force du poignet- de tirer "du bien"© depuis un "mal"©, celui-ci étant au besoin perçu par lui comme nécessaire [226,2][211, APR note 148]. Moyennant quoi, même si le "don" de départ est reconnu comme étant faux –fût-ce par les deux parties-, on postule qu’il deviendra "vrai"© (?) à la seule mesure de sa réception à l’arrivée.
Dans tous les cas de figure, nous n’obtenons pourtant rien d’autre que de la magie [350][351], de la complicité [352, note<32>], voire du recel : en deçà, s’il va de soi que ce que l’on postule était faux, on observera à l’occasion que ce que l’on produit l’est… sept fois plus [353,Lc(1)]. De fait, si "l’incarnation première du mal"© était déjà en fâcheuse posture, risque fort de l’y rejoindre tout contradicteur de la magie, de la complicité et du recel ; en somme, puisque n’est plus "vrai"© que ce qui "reçoit" à l’arrivée, tout refus de réception (potentiel ou déclaré) se voit aussitôt sinon suspecté du moins [143, note 0/1] sanctionné de "faux"©.
D’où, sans doute, l’énorme difficulté qui surgit lorsqu’il est question de sanctionner… du VRAI faux [105][353: le serviteur du FAUX "vrai"© n’est guère à son aise au sujet de pareil exercice, celui-ci se faisant titillateur de "bonnes consciences". Or, à tenir compte des subtilités de la langue, la "bonne conscience" n’en est-elle pas finalement une mauvaise ? Au moins a-t-elle ainsi le mérite d’ÊTRE… tout au moins de subsister : ce qui est d’autant plus méritoire lorsqu’on fricote de trop près avec les anesthésistes historiques [199, notes 480>492][200] patentés de la conscience [201][202, note 6][0, notes 188>203], au nom de leur prétendue capacité à discerner [354, note 262][355, notes 51,52][306, AV note 41][149,[4]][356,[4]][357] celle des autres. Un mérite qui, pour l’heure, s’arrête là : la mauvaise conscience reste un substrat… et demeure mauvaise par définition ; en témoigne précisément cette difficulté à sanctionner le VRAI faux… tout en refusant simultanément (et publiquement, SVP)derecevoir le constat quasi unanime du FAUX "vrai"© l’ayant motivé [358][359], dont les effets pratiques sont maintenus [360, APR note 25] en dépit du simple bon sens.

Il est vrai que deMontage-Ensemble.jpgpuis qu’elle s’est livrée corps et âme à des "anesthésistes"© constituant pour elle le modèle insurpassable de la sagesse [7, APR note 424][352,Rm(2)], certaine institution n’y regarde plus à la légalité [361, note 51][362, note<147>][363, notes 237 à 240][364, APR note 275][365][366, notes 6>14] (bien qu’elle soit censée l’incarner !…) -parfois pas même à la présence physique [367] (!)-, et encore moins à s’inquiéter un tant soit peu des conséquences [368, notes 25 à 35] des actes qu’elle ose prononcer au nom d’une loi (?) qu’elle est la dernière à respecter, et la première à massacrer [369][370][371]. Des quoi ? des conséquences ? Sous "anesthésie"© générale, peu chaut à tout le monde [62, note<12>] : tout devient ainsi possible. Toutsauf de considérer la moindre contrariété (grave ou bénigne, privée ou publique, délictueuse ou non, en amont comme en aval) sans la subordonner [372] au plus vite à l’exclusive comprenette [13, notes 1,2][14, notes 1 à 3][198] "éclairante"©[373, note<3>(<258)][374, note 413][352>375] des inénarrables sages [376][377][378][379][380]. Du côté "justiciable"© spolié, toute velléité de résistance de sa part (notamment s’il devient contrariant et désagréable jusqu’à émettre publiquement quelques sérieux rappels de la loi [45, notes 100 à 105][363][381][381bis]) est priée de retourner à la case départ : les sages –encore eux- sauront bien absorber [382][347] tout débordement en augmentant [383] leur unique compétence [197] (celle de générer de l’afFOLement [0, notes 171 à 173][374, notes 390>394][384>385§4(récits)/2]) par l’"aggravation"© du "cas"© de cet… "inconséquent"© ! À cet égard, le signe qui ne trompera personne ne nous est-il pas fourni sur un plateau par quelques pitoyables psyvocats [386] "sur-anesthésiés"©… s’avérant plus psys que les psys eux-mêmes ? Ou les disciples dépassent les "maîtres"©, ou ces derniers ont subi quelque funeste dégringolade [387] : le fait est que d’asseoir la totalité de sa "défense" sur la conviction de la "réalité"©de "troubles psychiatriques"© chez quelqu’un ayant écopé de longues semaines d’incarcération inique en un lieu ultra-"spécialisé"©[388, note 2] en "soins"© de ce type (ET en demandant précisément justice [360] : ce qui revient un peu à demander la vie à un cBonnemine-rouleau-a-traiter-la-realite-des-tp.jpgadavre donnant l’impression, l’illusion [23, APR note 44] d’être "vivant"… à la mesure de ce qu’il frétille sous le grouillement des vers qui le traversent de part en part), c’est là d’abord de l’"argument"© "médical"©, non judiciaire. C’est ensuite un "argument"© irrecevable jusque chez le dernier des imbéciles… si l’on n’omet pas de préciser qu’en dépit de l’ultra-"spécialisation"© susdite, le séjour forcé s’est déroulé en l’espèce sans "pathologie"©, sans "soins"©, et sans projet "thérapeutique"©[389,§4]([390][391]). Ce qui ne ressort pas exactement de la tendance générale observée chez un "malade"© "confirmé"©[91] (ou à "confirmer"©) ; a fortiori en interne(ment) [392], à l’abri des regards "bien-portants"©. Pitoyables psyvocats, assurément… mais néanmoins rudement efficaces pour ce qui est de démontrer à la face du monde l’annihilation [0, notes 221 à 230] mutuelle de deux institutions -en phase avancée de décomposition- se tenant par la barbichette [268]

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(8) Souvenez-vous qu’un "spécialiste"©/"expert"©[88]/"professionnel"©[1,(3), notes 78>91] de la discipline [18, note 22bis(>433)][19, notes 7>10] que nous savons a aussi tendance à prendre les choses du mauvais côté (§9) : serait-il, lui aussi pessimiste de nature ? Toujours est-il qu’à mieux considérer l’apocalyptique tableau "épidémiologique"© qu’il ne manque pas de nous agiter régulièrement [393][394][395][396][57][397][398][399][400][401][402][403][404], nous pouvons en tirer les deux conclusions suivantes :

1°) à côté de lui, le plus pessimiste de nature passerait encore pour un joyeux drille

2°) cela ne lui donne que l’impression, l’illusion [23, APR note 44] de lui "permettre d’anticiper les problèmes que les autres n’auraient pas vu" : dans un raihël [405][406] qui est là, pour tous [23, AV note 41], en transformant les problèmes en "problématiques"© (sans même les voir [7, notes 187 à 193][92, notes 516>525] !), il permet aux autres d’anticiper [407] les problèmes que pourraient [408] leur poser ces "problématiques"© en les en sanctionnant avant même qu’ils ne leur aient posés [133, APR note 65][408; ce qui lui permet d’ailleurs –en interne- de ne faire aucune différence entre un "problématique"© sans problème, et un autre, plus problématique [129, APR note 158]. En externe –et en amont-, cela permettait déjà aux autres de "voir"©[409, APR note 28][12, note<49>]des "problématiques"© sans que personne d’autre ne les voit !

(9) Si dans nombre de situations douloureuses, la position de victime est assurément loin d’être imaginaire et illégitime [67>140,com.11][141], il importe de savoir la distinguer de celle de la "victime"©[84,[1>12]].

2662914023.jpgDans le premier cas, allons-y sans états d’âme :"partageons sa peine sans lui en vouloir et remontons graduellement la pente avec elle"(§10) puisque en effet, elle aspire à la remonter, cette pente… sans plus d’états d’âme.

Dans le deuxième cas, les données se pervertissent [410][158] de fond en comble : le partage de la peine passe au second plan –chez la personne supposée déprimée-, supplanté par celui de sa "victimisation"©[226,6]. En définitive, la "victime"© en veut à qui ne l’est pas –quand bien même on partagerait sa peine-, mais se garde d’autant mieux d’exprimer un tel sentiment qu’elle profite avantageusement de ce que l’on "respecte son besoin de tranquillité"(§11)(!). Elle aspire moins à remonter une pente (au fond de laquelle elle est davantage prise en considération qu’en dehors) qu’à y entraîner graduellement avec elle soutiens [84, notes 32 à 37][139, note 49][4,(2), notes 25,26] et "bourreau"© ; quitte à ce que ce soit alors ce dernier qui soit réputé "déprimé"©[411, APR note 63][412, note<29>] !
Ce qui –bien davantage qu’"une journée non planifiée"(§11) !- promet assurément de semer d’abord une belle panique [0, notes 171 à 173], ensuite une monstrueuse zizanie. "Nous aurions tous bien intérêt à essayer"(§11) d’écouter un peu moins le chant des sirènes [226,11, note 67][413] : elles imitent parfois si bien la détresse [414][415]

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Jeudi 10 octobre 2013

Écrit par MdT Lien permanent | Commentaires (0)

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