Les treize règles de Martha : un décryptage à (ne pas trop) suivre…

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943144482.jpgMartha Stout, auteure de The sociopath next door, nous a toujours livré ici son condensé de "règles à suivre" afin d'éviter de tomber dans le piège des "psychopathes"©, promus au rang de "sociopathes"© dans un langage plus anglo-saxon. Is the next door open ? That’s the question ! Aussi, à toutes fins utiles, ne sera-t-il pas superflu de fournir un trousseau de clefs de décryptage en portant le regard (indiscret ?) par le trou de serrure de chacun des treize points cités.

1. « La première règle consiste à accepter le fait que certains individus n'ont littéralement pas de conscience. Pilule difficile à avaler puisqu'ils ressemblent rarement à Charles Manson ou Ted Bunty. Ils nous ressemblent en tout point. »

Puisqu’il s’agit de la première règle, il est permis d’en déduire que c’est la plus importante : celle qui va déterminer les autres. Pilule difficile à avaler : en conséquence, cette règle ne va pas de soi. Il est vrai que tout déni d’humanité est rarement accepté tel quel, demandant en préambule un travail de façonnage des esprits assez subtil pour les amener à accepter l’inacceptable. Certains individus n’ont pas de conscience : à prendre au sens littéral comme indiqué explicitement par l’adverbe. Un tel sens permet en effet de s’échapper momentanément du monde réel qui est là, pour tous [1, AV note 41] afin de se positionner plus confortablement dans celui de l’abstraction, réservé à une certaine élite qui, elle, a littéralement plus de conscience que ceux à qui il est proposé d’avaler la pilule. Or, celle-ci se trouve opportunément plus facile à avaler par un net renforcement des apparences favorables au monde réel : ils nous ressemblent en tout point. Ce trait comporte deux pôles opposés : un pôle inquiétant [2], un pôle rassurant [3]. L’objectif est de privilégier le premier, non en étayant précisément la forme de conviction sur la vérification de ce qui a été décrit [1, AV note 30] mais en lui apportant une sympathique touche de crédibilité par son opposition factice au second : la ressemblance en tout point permet en effet d’apaiser superficiellement le fait que la plupart des individus cultivent instinctivement une certaine peur de la différence [4] entre eux.

______Revenons à présent dans le monde réel qui est là, pour tous. Ils nous ressemblent toujours en tout point. Toute ressemblance n’a pas de sens hors symétrie : par conséquent, s’ils nous ressemblent, nous leur ressemblons aussi. Comment une telle évidence –presque une lapalissade- a-t-elle pu échapper à une psychologue de renommée internationale, puisqu’elle n’aborde ce point précis nulle part : ni dans la première règle, ni dans les suivantes ? Serait-ce qu’elle n’en a pas eu conscience ? Dans ce cas, la déduction logique consiste à accepter le fait qui s’impose à la conscience à son sujet. Admettons inversement qu’elle en a eu conscience : dans ce cas, la première question posée ne s’introduira plus par un "comment" mais par un "pourquoi". Pourquoi gommer un fait aussi évident, sinon pour laisser consciemment entendre une ressemblance à sens unique, absurde en soi, au sens littéral inclus ? Pilule difficile à avaler… sauf pour l’intéressée (comme pour ses semblables) chez laquelle la première règle consiste à ne pas accepter un fait aussi basique afin d’être artificiellement à l’abri en tout point de certaines ressemblances !

______Certains individus ont également conscience d’un monde réel qui est là, pour tous, mais qui présente l’inconvénient de ne pas toujours offrir la possibilité d’étayer précisément la forme de conviction sur la vérification scientifique de ce qui a été décrit, les obstacles majeurs à ce type de vérification en étant l’invisibilité [5,p.24] et l’immatérialité. Aussi vont-ils privilégier le témoignage en état de veille [6]… plutôt que celui en état comateux [1, AV note 41], difficile à avaler en tout point.
______Ceux-là n’ayant pas de raison d’être exclus de la première règle, il leur est également demandé d’accepter le fait que certains individus n'ont littéralement pas de conscience. Pilule moins difficile à avaler dès lors qu’ils prétendent avoir littéralement plus de conscience que la moyenne, le champ de leur conscience dépassant –ou se proposant de dépasser- celui du monde réel visible. Certains individus n'ont littéralement pas de conscience ? Ils nous ressemblent en tout point ? Voilà précisément un postulat invitant à dépasser le monde réel des ressemblances, visibles par définition : celle qui est d’ailleurs la plus communément admise à propos des "psychopathes"© n’est-elle pas cette "invisibilité" les rendant si difficiles à discerner ? Mais n’anticipons pas sur la huitième règle !
______En revanche est-il très recommandable d’anticiper sur les conséquences que cela implique : autrement dit, sur la digestion de la pilule avalée chez les individus concernés par ce paragraphe. Ceux-là ont donc accepté le fait que certains individus n'ont littéralement pas de conscience. Cette acceptation n’est pas sans accompagner son contraire : le déni. En effet, qu’est-ce accepter ce fait sinon accepter parallèlement que « les facultés de raison et de pensée chez » ces individus, « ces caractéristiques par lesquelles nous différons des bêtes », soient inexistantes ? Or, si l’existence d’un certain Théophylacte [7, notes 52,53] remonte à plusieurs siècles, si en beaucoup de points les mœurs en usage à son époque ne ressemblent pas beaucoup à celles de la nôtre, il reste qu’il diffère moins de nous… que nous différons des bêtes, aujourd’hui comme hier. La première règle consistant à accepter le fait que depuis des temps immémoriaux tous les individus normalement constitués naissent avec une tête, un tronc, deux bras et deux jambes, que rien de cet ordre ne diffère véritablement jusqu’à ce jour, accepter le fait "difficile à avaler en pilule" consiste néanmoins à ne plus accepter certains postulats multiséculaires alors que rien –visible ou invisible- n’indique qu’ils aient perdu de leur validité : quel va donc être l’objectif de ces "règles" de substitution… s’il n’invite pas à tomber dans un piège ?

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2. « Dans un conflit entre vos instincts et ce qu'implique le rôle joué par l'individu – qu'il soit éducateur, médecin, chef d'équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. –, faites confiance à vos instincts. Que vous le vouliez ou non, vous êtes un observateur constant du comportement humain et vos impressions non filtrées, quoique alarmistes et paraissant non fondées, peuvent être d'un grand secours si vous les écoutez. Une partie de vous-mêmes sait, sans y avoir été éduqué, que les étiquettes impressionnantes et/ou à saveur morale ne donnent pas la conscience à celui ou celle qui n'en avait pas dès le départ. »

         Peu chaut le rôle joué par l'individu : celui-là nous ressemblant en tout point, qu’importe en effet qu'il soit éducateur, médecin, chef d'équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. S’il y a "conflit", vous êtes seul au monde avec vos "instincts" : faites-leur confiance, eux seuls ayant apparemment une conscience. Ce qui permet avantageusement de distinguer dans quelle espèce vous vous situez : animale ? humaine ? divine ?

"Que vous le vouliez ou non" indique déjà que votre volonté est placée hors-circuit : en conséquence, est exclue l’espèce divine.

"Vous êtes un observateur constant du comportement humain". Étant un observateur constant, vous n’en êtes pas acteur : la constance de votre observation en excluant d’emblée la disponibilité dans le temps. Ce qui est heureux, car serait-il recommandable pour la conscience d’être à la fois juge et partie ? En conséquence, est exclue l’espèce humaine. Ne viendriez-vous pas d’une autre galaxie, inconnue des observatoires humains ?…

"Faites confiance à vos instincts" ; "Que vous le vouliez ou non" nous ramène cependant sur terre, n’importe quel amant des animaux -observateur plus ou moins constant du comportement animal- vous expliquant que cela ressemble en tout point à cette espèce. La pilule n’en devient que moins difficile à avaler, la rare ressemblance avec Charles Manson ou Ted Bunty étant alors élucidée. La suite ne générera pas davantage de conflits pour vous confirmer dans l’espèce animale : vous légitimant, du reste, dans l’"observation constante d’un comportement humain" qui vous est étranger. Vos impressions sont non filtrées ? Ce n’est guère là le propre de l’homme : chez lui en effet règnent constamment de substantielles différences entre les individus. Un éducateur passera ses impressions sur un médecin au filtre de l’éducateur, et inversement ; idem en tous sens chez un chef d'équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. Filtre négatif que chacun s’efforcera de tempérer par l’usage d’un filtre positif : la conscience de son contraire, tant chez lui que chez l’autre. Ce qui permet avantageusement de dégonfler nombre de baudruches en ramenant à de justes proportions  moult impressions non filtrées, alarmistes et non fondées. Rien de tel chez l’animal, soumis comme on sait à la loi implacable de la pyramide alimentaire d’un écosystème conflictuel prédateur-proie : chez l’un comme chez l’autre, le fait que tous les individus qui le composent n'aient littéralement pas de conscience est si acceptable ( sauf au sein de certains cercles résolument végétariens ) que la pilule en est avalée sans que l’on en aie seulement conscience. Aussi est-il fondé que la proie –désireuse de se maintenir en vie- aie constamment besoin d’un grand secours. Dépourvue de tout recul relatif au rôle joué par l'individu, elle n’a à sa disposition que ses impressions non filtrées. Elle ne les écoute pas ? Bon appétit le prédateur. Elle les écoute ? Bon appétit le prédateur… mais –qu’il le veuille ou non-, ce sera pour plus tard.

Il reste cependant comme une parenté avec l’espèce humaine, mince filet d’espoir pouvant augurer qu’elle se redresse, ne marchant plus que sur deux pattes au lieu de quatre : tant pis pour le manque à gagner chez les marchands de chaussures. Ce filet n’est pas toujours des plus glorieux, mais au moins l’espèce animale en est-elle exclue : imagine-t-on en effet l’agneau poursuivi par le loup, faisant soudainement volte-face, poursuivant à son tour le canidé puis se jetant dessus et le dévorant ? Ce serait contradictoire ! Comme le sont les impressions non filtrées d’un grand secours si on les écoute, alors qu’elles sont alarmistes et non fondées : existe-t-il un secours plus grand que grand… pour le cas où elles seraient fondées ? La présence de la contradiction signe néanmoins -par contraste- celle d’un substrat consolateur de raison : encore faut-il l’éduquer [8, APR note 2][9, note 42], c’est-à-dire lui faire dépasser le stade des instincts en lui apprenant à filtrer ses impressions et aiguiser en prime sa différence des bêtes. Pas exactement l’objectif observable, tel qu’il est prévu de longue date par les chasseurs officiels de "psychopathes"©[10, APR notes 13,14] !

Patatras et pas de chance : on vous oriente sur une partie de vous-mêmes, celle qui "sait" sans y avoir été éduquée ! Or, si l’on examine l’espèce humaine, on observeVillage gaulois loupe.jpg que tous ses organes savent effectivement fonctionner sans y avoir été éduqués. Tous ? Un irréductible résiste cependant à cet envahissant constat : celui-là même qui, paradoxalement, régule le fonctionnement de tous les autres ! Il est par conséquent exclu que cette partie de vous-mêmes -qui "sait" sans y avoir été éduquée- soit le cerveau : toujours pas de chance quand on sait que c’est plutôt par là qu’on est censé savoir. On exclura également les autres organes internes à vous-mêmes, trop occupés à remplir leurs fonctions respectives pour aller se disperser dans quelque "savoir". Quelle est donc cette mystérieuse partie ? Notre auteure ne le précisant pas, il ne nous reste qu’à songer instinctivement ( mais faut-il faire confiance à ses instincts ?… ) à une zone gravitant autour du nombril… voire à la situer un peu plus bas et de l’autre côté : une zone qui, pourtant, ne "sait" jamais aussi bien que lorsqu’elle est un peu rudement éduquée [11, im.6][12! Mais sommes-nous encore à une contradiction près ?

Quoi qu’il en fût, et à défaut de plus ample informé, cette partie de vous-mêmes est dotée d’une conscience telle qu’elle est capable de "savoir" quelles sont les étiquettes qui donnent ou non une conscience qui lui est extérieure ! Qui peut le plus peut le moins : n’a-t-elle pas été capable au préalable de définir celui ou celle qui en a -ou pas- dès le départ ? Sans doute aurait-il été également utile de définir ce qu’était "le départ" : ici encore, hors contexte ressemblant à ce qui est ferroviaire ou (aéro)portuaire, on songe instinctivement à la conception ou à la naissance. Dans un cas comme dans l’autre, ce ne sont plus certains individus qui n'ont littéralement pas de conscience… mais 100 % des individus : à ce régime, il va être très difficile "d'éviter de tomber dans le piège des "psychopathes"©" ! À ce propos, une si redoutable étiquette n’est-elle pas pourvue à satiété de tous les attributs qui conviennent pour la rendre ô combien impressionnante et/ou à saveur morale… étant instinctivement et constamment associée à des individus dont la morale réprouve le comportement ?

______Autrement dit, est unanimement accepté -dès la seconde règle- le retour à un implacable ordre moral, mal déguisé mais bien fondé… sur des instincts, ceux-là différant naturellement d’un individu sur l’autre : donc, offrant un potentiel inépuisable de conflits. Sans y avoir été éduqué, une partie de nous-mêmes sait-elle que le départ de tels conflits se greffe sur des étiquettes impressionnantes et/ou à saveur morale ? Notre auteure est à nouveau muette sur la question : pilule qui serait difficile à avaler si on ne savait d’instinct que personne n’a daigné lui en donner conscience

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3. « Lorsque vous considérez une nouvelle relation, quelle qu'elle soit, pratiquez la "Règle de Trois" relativement aux déclarations et promesses qu'une personne fait, ainsi qu'à ses responsabilités. Faites de la "Règle de Trois" votre politique personnelle. Un mensonge, une promesse brisée ou une seule responsabilité négligée peut très bien n'être qu'un malentendu. Deux peuvent impliquer une erreur sérieuse. Mais trois mensonges impliquent probablement que vous avez affaire à un menteur, et la duperie est le premier indicateur d'un comportement sans conscience. Oubliez ce que vous craignez y perdre en coupant cette relation et sortez-en dès que vous le pouvez. Bien que cela puisse être difficile, rompre la relation maintenant sera plus facile et moins coûteux que plus tard. Ne donnez pas votre argent, vos secrets ou votre affection à un quelqu'un qui a récidivé trois fois. Vos précieuses qualités pourraient ainsi être gaspillées. »

______En attendant qu’éclose le projet grandiose d’agrandir substantiellement la place Vendôme (afin d’en agrandir parallèlement les vitrines luxueuses, susceptibles de pouvoir exposer vos précieuses qualités sur des écrins assez dignes d’elles pour qu’elles soient moins gaspillées), voici donc une "Règle de Trois" censée représenter une politique personnelle. Dès lors que cette politique se fait personnelle, elle est elle-même censée devenir relative aux déclarations et promesses qu'une personne en fait, ainsi qu'à ses responsabilités : qui sont bien les siennes, et non celles d’une relation, ancienne ou nouvelle. Ce qui peut déjà impliquer une erreur sérieuse : celle d’appliquer de telles "considérations" non plus sur une nouvelle relation, mais sur une autre : ancienne, voire établie sur une promesse mutuelle. Tant qu’elle concerne un collègue de travail, un commerçant, une relation de relation, considérer une nouvelle relation ne porte guère à conséquences si on envisage de la couper au plus tôt : ce peut être difficile quand on partage un espace commun de travail, quand un commerçant analogue est plus éloigné, quand la relation de relation… n’est pas elle-même coupée de la relation, etc., mais n’implique guère de coûteux effets dont, par rebondissements successifs, quantité d’autres relations feront les frais malgré elles. Leurs précieuses qualités pourraient ainsi être gaspillées… mais cette quantité n’est-elle pas négligeable si elles n’ambitionnent pas de s’exposer place Vendôme ?

______ Lorsque nous considérons comme ici une nouvelle variation de la psylangue [13], quelle qu'elle soit, pratiquons la "Règle de Traduction" relativement aux déclarations et promesses qu'une personne fait par son usage, ainsi qu'à ses responsabilités. Langue qui ressemble en tout point à la langue maternelle mais dont une partie de vous-mêmes sait, sans y avoir été éduqué, qu’elle ne peut être d’un grand secours que pour celui qui la parle couramment en l’ayant simultanément adoptée. Pratiquer la "Règle de Traduction", c’est avoir assimilé la langue sans nécessairement l’adopter : maîtriser la langue de Shakespeare ne rend pas automatiquement sujet de sa gracieuse Majesté ! Ressemblant en tout point à la langue maternelle, la psylangue, elle, ne nécessitera donc pas de sophistiqués supports -écrits ou audiovisuels- pour en envisager ou parfaire l’apprentissage. Sa difficulté est d’un autre ordre : celle de la distinguer de la langue originelle pour ne pas l’avaler. Pilule très facile à avaler, en effet, puisqu'elle ressemble en tout point à la langue maternelle ! Aussi convient-il d’écouter vos impressions non filtrées… avec une attention un peu plus soutenue : que vous le vouliez ou non, elles peuvent être d’un grand secours pour repérer ce qui est apparemment dans votre langue quand c’est en réalité exprimé en psylangue. Cependant, quoique paraissant alarmiste pour qui n’a pas particulièrement le don des langues, la pratique de la "Règle de Traduction" n’est pas si inaccessible : si l’on convient que dans le langage usuel les mots s’attachent à faire ce qu’ils disent, il faut simplement savoir qu’en psylangue ces mêmes mots ne sont plus que des coquilles vides. Non seulement cet aspect leur interdit de faire ce qu’ils disent, mais lorsqu’on les conjugue ensemble –c’est-à-dire, lorsqu’on les considère en relation-ils font très exactement le contraire de ce qu’ils disent. Moyennant cette clef de décodage –qu’il convient d’observer constamment-, nous pouvons revenir sur le contenu de la troisième règle.

______ Or, cette troisième règle est émise par Martha Stunt : c’est sa "Règle de Trois", sa déclaration… voire sa promesse implicite de bonheur (ou, plus relativement, de malheur moindre) pour qui la pratiquerait en l’ayant assimilée et adoptée. Néanmoins il s’agit bien de sa politique personnelle, et non de celle de notre candidat pratiquant. Dans le cas contraire, si elle l’était, personne n’aurait jamais entendu parler de The sociopath next door qui, au mieux, aurait remporté un symbolique succès d’estime auprès de cercles limités d’"initiés". Faire du lecteur de la "Règle de Trois" sa politique "personnelle" est un non-sens ; qu’on le veuille ou non, une politique qui se calque en tout point sur celle d’un auteur, quel qu’il soit, est de la responsabilité personnelle de cet auteur. Celui qui la pratique en aval n’ayant à répondre que de son adhésion, comme des conséquences des actions menées au nom de cette pratique : ce qui peut déjà être considérable… Quoi qu’il en soit, ce n’est pas sa politique personnelle. Cette seule responsabilité étant manifestement négligée, ce pourrait très bien n'être qu'un malentendu… si on en restait à la langue vernaculaire. Sous les auspices de la "Règle de Traduction", nous considérons une nouvelle "relation". La relation présuppose l’altérité, le sortir-de-soi pour aller vers l’autre. Or, l’objectif de la troisième règle est déjà parsemé d’une terminologie qui, en tout point, vide la "relation" aussi sûrement que l’on gobe un œuf cru : "personnelle", "mensonge", "brisée", "négligée", "malentendu", "erreur", "duperie", "sans conscience", "oublier", "craindre", "perdre", "couper", "sortez-en"(!), "difficile", "rompre", "coûteux", "récidive" et "gaspillées" ! Sans anticiper sur la douzième règle, à l’issue d’une telle énumération n’est-il pas réconfortant d’"apprendre" que la majorité des êtres humains soient capables d'amour ? En attendant, voilà une pilule difficile à avaler : sous l’accumulation de ces redoutables handicaps relationnels, ne serait-il pas plus facile -et moins coûteux que plus tard-de faire courir le grand prix de Vincennes… à un cheval de bois ?
______ Revenons à présent au lecteur -ou à celui qui, de près ou de loin, directement ou non, calque à son tour sa politique "personnelle" sur "celle" de quelque lecteur ou assimilé- ;  plus précisément, celui qui plonge dans l’erreur sérieuse effleurée plus haut : appliquant de telles "considérations" non plus sur une nouvelle relation, mais sur une relation établie… entre conjoints, par exemple. Bien que cette dérive soit de la responsabilité de Martha Stunt, à seulement supposer qu’elle en aie littéralement conscience (préoccupée qu’elle est de nous "éviter de tomber dans" d’autres "pièges"…), ira-t-elle en assumer les conséquences logiques : s’armant de son bâton de pèlerin et parcourant le monde afin d’y prêcher de sérieuses mises en garde auprès de ses "disciples" ? La réponse coule de source pour deux raisons :
- la première est naturellement que la mise en pratique d’une opération de cette envergure relève de l’utopie : même l’instantanéité des moyens techniques de communication moderne n’effacera pas les conséquences déjà consommées
[14] de la dérive suggérée
- la deuxième est que, s’il y a un mot qui illustre le plus parfaitement la coquille vide, c’est bien celui de "responsabilité"
[15][16] : en psylangue, accepter le fait que certains individus n'aient littéralement pas de conscience n’est jamais que le énième moyen frauduleux de faire taire la conscience de ses propres responsabilités afin de les transférer sur de tels individus. Qu’importe à quiconque… puisqu’ils "n’ont pas de conscience" !

         Enfin, ne faisons pas l’économie de l’aphorisme d’un illustre tribun romain : « Qu’est-ce que la vérité ? [17, note 9] » Posée telle quelle, la question est sans doute impressionnante et/ou à saveur morale : aussi allons-nous la revoir à la baisse. Afin qu’il n’y ait aucun malentendu, pour une Martha Stount –et un(e) pratiquant(e) (conscient ou non !) de Martha Stount-, qu’est-ce exactement qu’un "menteur", un "mensonge", voire une "erreur sérieuse" ??? Si leur définition psylinguistique commence là ou s’arrête la chasse aux "psychopathes"©, il est à craindre que cela manque de sérieux… tout en gaspillant de précieuses qualités, qui pourraient ainsi être identifiées au-delà du nombril.

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4. « Questionnez l'autorité. Une fois de plus, faites confiance à vos instincts et à vos préoccupations (anxiétés), tout spécialement ceux concernant des individus qui déclarent que la domination des autres, la violence, la guerre ou d'autres violations de la conscience sont la solution à certains grands problèmes. Faites-le même lorsque – et surtout lorsque – tous les gens autour de vous ont cessé de questionner l'autorité. Rappelez-vous ce que Stanley Milgram a dit à propos de l'obéissance : "Au moins six personnes sur dix vont aveuglément obéir jusqu'au bout à une autorité, quelle qu'elle soit, à l'allure officielle." Le bon côté de la chose est que d'avoir un certain support social nous rend plus enclins à défier l'autorité. Encouragez les gens autour de vous à se questionner, eux aussi. »

         Questionner l’autorité ? Si l’auteure elle-même nous y incite, pourquoi s’en priver ? Quant à se préoccuper (avec anxiété ?) de chercher quel représentant de l’autorité à l'allure officielle pourrait être susceptible d’être "questionnable", il ne sera pas nécessaire d’en chercher parmi les gens autour de vous. En revanche, les encourager à se questionner, eux aussi, serait de bon augure… si tant est qu’ils nourrissent le désir d’éviter de tomber dans le piège du premier venu : tout spécialement celui qui déclare que la domination sur ceux qui sont littéralement dépourvus de conscience ( …et autres "précieuses qualités" ), la violence, la guerre ou d'autres violations de leur conscience [18][19][20, notes 2,3][21][21bis]( si coutumières de "l’autorité" [22] à laquelle se rattache l’auteure, qu’au moins neuf personnes sur dix vont aveuglément les pratiquer jusqu’au bout sans seulement en avoir conscience ! ) sont la solution à certains grands problèmes. Au vu des résultats observables de la dite "autorité" [23][24], le premier questionnement portera sur l’opportunité de recourir au terme de dissolution[25], plus conforme au monde réel qui est là, pour tous[1, AV note 41] que celui de "solution". Bien que de même nature, le second questionnement nous rend plus enclins à défier l'autorité : portant, lui, sur l’opportunité de recourir à un terme identique. À un détail près :  que celui-ci s’applique non plus seulement sur les résultats susnommés… mais sur "l’autorité" produisant de tels résultats. Faites-le même lorsque – et surtout lorsque – tous les gens autour de vous ont cessé de questionner l'autorité : à commencer par "celle" de concepteurs de certaines "règles à suivre" !…

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5. « Suspectez la flatterie. Les compliments sont de bien belles choses lorsqu'ils sont sincères, mais la flatterie extrême fait appel à notre ego d'une façon peu réaliste. C'est là la matière de l'envoûtement et celui-ci implique presque toujours une intention de manipuler. La manipulation à l'aide de la flatterie est parfois inoffensive, parfois sinistre. Jetez un coup d'œil au-delà de votre ego flatté et souvenez-vous de toujours suspecter la flatterie. Cette "règle de la flatterie" s'applique sur une base individuelle, mais également à l'échelle de groupes, même de nations entières. À travers l'histoire de l'humanité et jusqu'à aujourd'hui, l'appel à la guerre a toujours fait usage d'une déclaration flatteuse arguant que les forces armées remporteront une victoire qui changera le monde pour le mieux : un triomphe moralement louable, justifié par ses résultats humanitaires, unique d'efforts humains justes et dignes d'une énorme gratitude. Depuis que nous écrivons l'Histoire, toutes les plus grandes guerres ont été encadrées de cette façon, de tous les côtés du conflit. Et dans toutes les langues, l'adjectif le plus fréquemment utilisé est  "sainte", "guerre sainte". L'argument peut facilement être démontré que l'humanité ne sera en paix que lorsque les nations seront capables de voir au travers de cette flatterie autoritaire. »

         Suspecter la flatterie ? Pourquoi ? Risquerait-elle de gaspiller vos précieuses qualités ( que ne possèdent pas ceux d’en face : ces inconscients de dresseurs de "piège" ! ), à vous dont il est invariablement fait appel à votre ego d’une façon peu réaliste depuis la première règle ? Jetez un coup d'œil au-delà de votre ego flatté et demandez-vous si… la pilule de la première règle fut si difficile à avaler. Car la flatterie n’est-elle pas en premier chef d’être frotté dans le sens du poil en suggérant que vous avez littéralement plus de conscience que certains individus ? Déclaration implicite flatteuse, mais inapplicable à l'échelle de groupes -a fortiori de nations entières- composés d’individus aux consciences si différentes qu’il serait prématuré, offensif et sinistre de classifier en plus ou en moins. On serait bien en peine de parvenir à en distinguer le plus infime triomphe moralement louable, justifié par ses résultats humanitaires, sur ceux qui s’attachent à préserver leur capacité de voir au travers de cette flatterie autoritairedu poseur de "règles" impliquant une intention de manipuler jusque sur une base individuelle : tout particulièrement lorsque cette manipulation [26] passe par une "courageuse" agression par contumace [20, notes 2,3][27][28] sur une autre base individuelle. Et dans la psylangue [13], l'adjectif le plus fréquemment utilisé est  "saine", "guerre saine"[29][30, APR note 27] : la dichotomie autoritaire "sain" /"malsain" se calquant sur "conscience"/"pas de conscience" !
         "L'humanité n’étant en paix que lorsque les nations seront capables de voir au travers de cette flatterie autoritaire", l’argument peut facilement être démontré que cette "paix" ne saurait passer que par l’éradication des "prédateurs naturels" faisant l’objet de ces treize règles ! Chacun étant d’abord suspect d’être un "psychopathe"© pour son voisin (ils nous ressemblent en tout point ! ), quelle autre "paix" se profile-t-elle à l’horizon sinon celle des cimetières ? Car n’importe quelle nation serait capable de voir au travers d’un squelette…

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6. « Si nécessaire, redéfinissez votre concept du respect. Trop souvent, nous confondons la crainte avec le respect, et plus nous craignons quelqu'un, plus nous le/la percevons comme méritant notre respect. J'ai un chat que ma fille a nommé "l'homme musclé" lorsqu'il était tout petit car, même jeune, il avait tous les attributs d'un lutteur professionnel. Maintenant qu'il a grandi, il est beaucoup plus costaud que la plupart des autres chats domestiques. Ces formidables griffes ressemblent à celles de ces ancêtres chats-léopards asiatiques, mais son tempérament est tendre et pacifique. Mon voisin a une petite chatte "calico" qui nous visite de temps à autre. Bien entendu, son charisme de prédateur est énorme et elle est très douée pour vivement envoyer un regard méchant aux autres chats. Chaque fois qu'elle est dans un rayon de quinze mètres, "L'homme musclé", quoique de taille deux fois plus grande, se tapit et s'aplatit de peur et de déférence féline. "L'homme musclé" est un chat splendide. Il est chaleureux, affectueux et très près de mon cœur. Quoiqu'il en soit, j'aime croire que ses réactions sont plus primitives que les miennes. J'espère que je ne confonds pas peur et respect, car le faire assurerait ma propre victimisation. Utilisons nos cerveaux humains de façon à transcender notre tendance animale à nous abaisser devant les prédateurs afin de démêler la confusion entre crainte et admiration. Dans un monde idéal, le respect serait une réaction automatique à l'égard de ceux qui sont forts, bons et moralement courageux. La personne qui profite de l'occasion pour vous inspirer la peur n'est fort probablement pas de ceux-là. La résolution de conserver le respect séparé de la peur est encore plus cruciale pour les groupes et les nations. Le politicien, petit ou grand, qui menace la population par de fréquents rappels aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme, et qui emploie les craintes ainsi magnifiées pour gagner l'allégeance est, plus souvent qu'autrement, un escroc qui a réussi plutôt qu'un chef légitime. Cela a été vrai dans toute l'histoire de l'humanité. »

         Retour à la case départ : car, n’en déplaise à l’aspect plus étoffé de cette sixième règle, et en dépit de ce qu’elle s’achève par un vibrant rappel de "toute l'histoire de l'humanité", les deux tiers de son argumentation nous ramènent brutalement –sinon bestialement- aux commentaires relatifs aux règles1 (« ces caractéristiques par lesquelles nous différons des bêtes ») et n°2"Faites confiance à vos instincts" ) ! Il est vrai que les jeux sont faits dès la première ligne : dès lors que le respect n’est plus une valeur à vivre, à défendre, à éduquer, qu’il devient réductible à un "concept" –laissé par définition à l’arbitraire appréciation de chacun-, pourquoi en effet ne pas le redéfinir à l’envi, selon des "nécessités"… fort peu transcendantes de notre condition animale, l’auteure puisant la plupart de son "inspiration" auprès de la gent féline ?
 
       Est-il seulement "nécessaire" de se référer à quelque politicien, petit ou grand, pour "menacer la population par de fréquents rappels aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme, et employer les craintes ainsi magnifiées pour gagner une allégeance qui, assurément, est bien celle d’un escroc qui a réussi plutôt qu'un chef légitime ? En d’autres termes, sachant d’entrée que "livrer un condensé de règles à suivre afin d'éviter de tomber dans le piège des psychopathes" va "constituer la base d'un comportement sain et libérateur face à ces prédateurs naturels" ( bel exemple de "redéfinition" de concept du respect !), quelle image est-on sciemment ( on n’ose écrire consciemment… ) en train de véhiculer à propos d’êtres qui, sauf erreur ou invasion extra-terrestre, sont censés appartenir également à l'histoire de l'humanité : ni plus ni moins que ceux qui seraient dotés des "qualités" des plus "précieuses" ? QUI véhicule une telle image par de si fréquents rappels aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme que certains pseudo-"spécialistes" de la question ne cachent d’ailleurs pas puiser leur "inspiration" non plus sur les chats de la maison, mais dans les lieux-mêmes où crime, violence ou terrorisme consommés sont purgés par leurs auteurs [31, note 4] ? QUI sinon, de nouveau, "l’autorité" [22] à laquelle se rattache l’auteure par ailleurs ? Cette "autorité" ayant la prétention de réduire également bien et mal à l’état de concepts afin de mieux les "éradiquer" [32], qui peut le plus peut le moins : ce moins étant précisément la redéfinition du concept du respect, à l’exclusivité du gré des humeurs de ceux qui lui font allégeance [33]. Les autres faisant bien entendu partie des "redéfinis" possibles, ils pèchent cependant par défaut de "concept" : en effet, ces malheureux parlent, pensent, marchent, aiment (ou détestent)… en un mot, vivent dans le concret ! Le politicien, petit ou grand, a parfois bon dos quand la dite "autorité" l’a infesté [34, notes 41 à 47] de ses "concepts" [35, note 15] afin de lui faire porter le chapeau à sa place, prenant quant à elle une longueur d’avance sur la redéfinition du concept du respect. Est-ce également pour l’"éradiquer" ? Car dans ce monde idéologique, le "respect redéfini" est en passe de générer une réaction automatique… de rejet à l'égard de ceux qui sont forts, bons et moralement courageux !!! Faut-il en effet qu’ils aient tous ces attributs : le minimum vital, afin de supporter le monde dans lequel on les bascule [36]( ce afin d’assurerla propre victimisation des "respectueux redéfinisseurs" !). Monde d’animaux domestiques également, bien que la tendance générale rappelle plutôt le canin [37] que le félin. Ce qui, par voie de conséquence, inscrit en faux les rares arguments –humains, c’est-à-dire, hors félins- de cette sixième règle.

         Ainsi, trop souvent, nous confondons la crainte avec le respect, et plus nous craignons quelqu'un, plus nous le/la percevons comme méritant notre respect ? Psylangue à l’état pur ! En réalité, plus nous sommes tombés dans le piège du chasseur de "psychopathes"© ayant "perçu" et "redéfini"quelqu'un comme tel ( y compris à distance, sans examen clinique [38, notes 48 à 50] : tout devient "possible" avec du "concept" !), plus nous craignons ce quelqu'un, etconcrètement -par les actes de "protection"©[39] qui s’en suivent-, moins nous le/la percevons comme méritant notre respect.
          « Quoiqu'il en soit, j'aime croire que ses réactions sont plus primitives que les miennes. » N’aimerait-on pas le croire, en effet ? Hélas –et tant pis pour cette vaine tentative d’autosuggestion-, il est à craindre qu’en matière de sagesse, l’animal soit également splendide en ce qu’il aura allègrement dépassé sa maîtresse…
          « J'espère que je ne confonds pas peur et respect, car le faire assurerait ma propre victimisation. » Une fois n’étant pas coutume, eu égard à ce qui vient d’être énoncé plus haut, voilà une "espérance" ne courant aucun risque d’être déçue ! En revanche, la seconde partie de la phrase mérite une légère correction : car c’est ne pas le faire qui assure merveilleusement une victimisation [40] d’autant plus prononcée qu’elle permet avantageusement de se focaliser sur sa peur de l’autre dans l’objectif de fuir la peur primitive de sa propre chute ( peur qui, précisons-le, n’existe pas chez le chat : est-ce pour cela qu’il retombe sur ses pattes ?… ) : particulièrement à l’issue d’actes concrets –ni tendres ni pacifiques-, posés selon les modalités évoquées ci-dessus.
          « Utilisons nos cerveaux humains de façon à transcender notre tendance animale à nous abaisser devant les prédateurs afin de démêler la confusion entre crainte et admiration. » Voici que se présente là une espérance d’une autre nature : rien de moins que l’usage du cerveau humain ! Organe en jachère depuis que nous confondons la crainte avec le respect… d’une "autorité" s’en étant assuré le monopole sur tout être vivant, ou survivant à ses "redéfinitions conceptuelles".Ce qui ne gâte rien : de façon à transcender... Ce qui gâte tout : …notre tendance animale à nous abaisser devant les prédateurs.Afin de démêler la confusion entre langue et psylangue, le prédateur ne s’observant qu’au sein du règne animal, la tendance de même nom ne consisterait-elle pas plutôt à abaisser sans crainte –et avec l’admiration de cerveaux en jachère- l’humain jusqu’au "concept" ?
          « La personne qui profite de l'occasion pour vous inspirer la peur n'est fort probablement pas de ceux-là ( NB : ceux qui sont forts, bons et moralement courageux ). » Profitons de l’occasion pour distinguer fermement –voire opposer- deux types de personnes vous inspirant la peur :
1°) la personne fournissant le "matériau d’étude" d’un Robert Hare
[31, note 4], occupante (effective ou potentielle)d’un pénitencier : par des actes concrets ayant porté préjudice à autrui (de crime, de violence ou de terrorisme), cette personne inspire  à raison la peur ; encore que cela ne saurait présumer –en amont- de l’éventuel et malheureux contexte l’ayant poussé [41] à commettre de tels actes ; cf. le 2°) :
2°) la personne fournissant ici même le "matériau d’étude" d’une Martha Stunt : cette personne inspire la peur à proportion de ce qu’elle tape du poing sur la table, réveillant quelques cerveaux assoupis ( et avec eux : leur peur primitive ) en réaction explicite à des actes concrets n’ayant porté préjudice qu’à lui seul ; actes compatibles en tout point avec le respect à la lettre des treize règles émises par la même Martha Stunt : au regard de la notoriété de celle-ci, il serait en effet hautement concevable que l’
"esprit" prévalant en de telles règles fût transmis de proche en proche parmi des "redéfinisseurs conceptuels" locaux…

         Accepter le fait que certains individus n'aient littéralement pas de conscience, savoir qu’ils nous ressemblent en tout point… donc, ne pas savoir les "identifier" avant qu’ils ne nous découpent en morceaux ou ne nous dévorent tout crus (brrrrr !), profiter de l'occasion pour s’en remettre à un observateur "professionnel"© du comportement humain employant les craintes ainsi magnifiées pour gagner l'allégeance, parce qu’il aura inspiré la peur de l’un ou l’autre de ces individus, est-ce faire partie « de ceux-là »… tant chez les uns que chez l’autre  ? ( Pourvu que ce questionnement n’inspire pas trop la peur… )

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7. « N'embarquez pas dans le jeu. L'intrigue est l'outil du psychopathe. Résistez à la tentation de concurrencer avec un psychopathe séducteur, d'être plus habile que lui, de psychanalyser ou même de plaisanter avec lui. En plus de vous abaisser à son niveau, vous vous détourneriez de l'objectif le plus important : vous en protéger. »

         En clair, résistez à la tentation de vous assurer la connexion de deux ou trois neurones ensemble : qui sait si cela ne pourrait pas produire en vous l’émission d’une pensée suffisamment autonome pour dénouer des outils d’intrigue autrement plus grossiers que celui attribué ici au "psychopathe"© ? Pour l’heure, se fait toujours désirer l’argument permettant d’emporter la décision d’embarquer dans le jeu de son chasseur officiel. Manquant déjà singulièrement de fantaisie –avec celui-là, on ne plaisante pas !-, pourquoi donc craindrait-il tant la concurrence de la séduction [ seducere = séparer ] s’il ne la pratiquait pas lui-même assidûment ? De fait, séparer certains individus n’ayant littéralement pas de conscience, des autres -dont l’on présume qu’ils en aient une-, n’est-ce pas une belle entrée en la matière ? N’y a-t-il pas là une tentation autrement plus consistante, dont on serait bien en peine de déceler la moindre suggestion de résistance ? Devrait-on également résister à la tentation de s’interroger au sujet de substantielles différences de niveaux ? Il apparaît en effet  nettement que le risque de la concurrence (avec l’émulation qu’elle implique), la recherche de l’habileté, l’esprit d’analyse ou même celui de l’humour soient assimilés par notre auteure à un niveau particulièrement baspour que la non-résistance à de tels éléments obligent –selon elle- à s’y abaisser ! Cette remarque ne vaudra bien entendu que si vous vous êtes détournés par inadvertance de l’outil psylangue [13], permettant le décryptage correspondant.
 
         De fait, l’objectif le plus important [42][43] est de vous protéger de votre "psychopathe"©. Au moins n’aurez-vous pas à résister à la tentation de redéfinir votre concept de la protection, notion extraordinairement vague [44] et subjective, moins conceptuelle que consensuelle [45] : faisant d’ores et déjà opportunément appel aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme, et qui emploie les craintes ainsi magnifiées pour gagner l'allégeance, etc. (cf.6) Quant à eux, les deux ou trois neurones à solliciter ensemble pourront agréablement prolonger leurs vacances :  Martha et consorts s’occupent de tout ! Notamment d’ajouter à cette notion de protection celle de "psychopathe"© : cocktail promettant d’être explosif, grâce auquel on se demande qui pourrait encore ne pas embarquer (ou pire : être embarqué contre son gré) dans le jeu ? À cet égard, on pourra compter sur la 8ème règle pour resserrer les boulons menaçant de résister à cet embarquement !

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8. « La meilleure façon de vous protéger d'un psychopathe est de l'éviter, de refuser tout contact ou toute forme de communication. Les psychologues ne recommandent habituellement pas l'évitement, mais dans ce cas-ci je fais une exception très délibérée. La seule méthode véritablement efficace si vous avez affaire à un psychopathe que vous avez identifié est de le rejeter complètement de votre vie. Les psychopathes vivent complètement en dehors du contrat social, et les inclure dans des relations ou des arrangements sociaux est donc périlleux. Commencez cette exclusion  dans le contexte de vos propres relations et de votre vie sociale. Vous ne blesserez personne. Aussi étrange que cela puisse paraître, et bien qu'ils prétendront le contraire, les psychopathes ne possèdent pas le genre de sentiments que l'on peut blesser. Peut-être n'arriverez-vous pas à faire comprendre à vos amis et à votre parenté pourquoi vous évitez un individu en particulier. Un psychopathe est difficile à discerner et encore plus difficile à définir. Évitez-le de toute façon. Si l'éviter complètement est irréalisable, prévoyez vous en éloigner le plus possible pour en arriver à tendre vers l'évitement total ».

         Plaisante exception délibérée, « ce cas-ci » étant toujours si extraordinairement vague qu’il s’apparente à l’auberge espagnole du chasseur de "psychopathes"© ! Quoi que recommandenthabituellement ou non- les psychologues, ont-ils ENFIN identifié UNE SEULE méthode véritablement efficace pour discerner, définirvoire isoler… non un"psychopathe"©(cette règle 8, en particulier, étant difficile à égaler en la matière !…) mais le virus de la "psychopathie"©ou apparenté [46, notes 28 à 30] ? Comment arriveront-ils à nous faire comprendre que le commun des mortels aie de bonnes raisons d’éviter de toute façon un "psychopathe"© "qu’il a identifié"alors que cette "horrible bête" est néanmoins difficile à discerner et encore plus difficile à définir… y compris pour eux-mêmes ? Aussi peu étrange que cela puisse paraître, et bien qu'ils prétendront le contraire, tant que les psychologues n’auront PASidentifiéUNE SEULE méthode véritablement efficaceetc., ils ne possèdent manifestement PAS le genre de sentiments que l'on peut non seulement blesser mais TUER. À ce niveau, cela ne saurait détourner d’un objectif plus important que le leur : s’en protéger. La meilleure façon de vous protéger d'un psychologue –accessoirement, d’en protéger les autres avant qu’ils ne vous aient complètement rejeté, faute de s’en être eux-mêmes protégés !…- est d’abord de ne pas embarquer dans son jeu, ensuite de vous abaisser à son niveau sans craindre une seconde de redéfinir le concept du respect que mérite le psychologue. N’est-il pas temps, en effet, d’utiliser nos cerveaux humains de façon à transcender notre tendance humaine à nous abaisser devant ce pré-dateur [47,1-)][48] afin de démêler efficacement la confusion entre crainte et admiration… l’une comme l’autreayant été très délibérément exclues ? (cf.6) En quoi a-t-il démontré que l’inclure dans des relations ou des arrangements sociaux n’était en rien périlleux ?La démonstration inverse, elle, est si abondante [49, note 41] qu’elle sera facile à discerner et encore plus facile à définir. Ce qui commence dans le contexte de vos propres relations et de votre vie sociale : de fait, pour peu que vous soyez, vous, le "psychopathe"© identifié, si vous n’arrivez pas à comprendre pourquoi vos amis et votre parenté vous évitent en particulier… et si la blessure que cela vous a causé (bien que psychologue et affiliés prétendront le contraire) ne vous a pas laminé ou tué, relisez plus attentivement cette règle 8… et vous devriez déjà beaucoup mieux comprendre ! Sans même parler de sentiments, la seule méthode véritablement efficace si vous avez affaire à un psychologue que vous avez identifié(parfois avec difficulté [50, note 24], vous étant alors heurté à des murs de refus de tout contact ou toute forme de communication [51]) est de lui demander ce qu’il est venu faire dans votre vie alors qu’il n’y a jamais été convié [52][53]. Ce qui pose une difficulté particulière : en effet, entre temps, lui aura prévu de s’éloigner le plus possible pour en arriver à tendre vers l'évitement total ! Ce qui, là encore, n’est pas difficile à comprendre : a-t-on jamais vu artificier allumer la mèche d’un bâton de dynamite [54] sans prévoir aussitôt de s’en éloigner le plus possible pour en arriver à tendre vers l'évitement total ? Par conséquent, afin de pallier l’insurmontable mur de refus de tout contact ou toute forme de communication, il ne vous reste plus qu’à contourner le problème en usant d’une forme de communication tenant compte de l’évitement total : un site internet, par exemple, est de bon augure ! En prime, peut-être arriverez-vous à y faire comprendre -très au-delà du cercle de vos amis et de votre parenté- pourquoi il devient vital d’éviter en particulier certains individus, de par leur fonction sociale vidant complètement le contrat du même nom de toute substance : en direct, les fruits [55] d’un psychologue sont faciles à discerner et encore plus faciles à définir. Notamment en passant à la règle 9 :

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9. « Questionnez votre tendance à prendre en pitié trop facilement. Le respect doit être réservé aux individus empreints de bonté et moralement courageux. La pitié est aussi une réponse sociale valable, mais elle devrait être ménagée aux personnes innocentes, réellement en douleur ou sur lesquelles la malchance s'acharne. En outre, je recommande que vous mettiez sévèrement au défi votre besoin d'être poli dans toutes les situations. Pour les adultes normaux de notre culture, être ce que nous pensons "civilisés" est comme un réflexe et nous nous affichons souvent automatiquement convenables même lorsque quelqu'un nous a exaspérés, nous a menti à plusieurs reprises, ou nous a figurativement poignardés dans le dos. Les psychopathes tirent un énorme avantage de cette politesse automatique afin d'exploiter la situation. N'ayez pas peur de ne pas être souriants et d'aller, avec calme, directement au but. »

         Vous êtes toujours le "psychopathe"© identifié ? Alors, vous ne vous posez plus guère de questions : comprenant de mieux en mieux combien, au sein de votre proche entourage, l’incarnation de ces recommandations exaspérantes et poignardantes n’a pas été qu’une "tendance" : parce que respectée à la lettre.
Premier point : le chasseur de "psychopathes"
©a résolu (ou on lui a résolu) la question de sa tendance à prendre en pitié trop facilement. Il n’a pas peur d’y répondre négativement, avec calme, directement au but. Ce qui, parfois, ne ménage pas, par rebondissement, des personnes innocentes [56, APR note 22] de son entourage immédiat.
Second point : cette question de tendance à prendre en pitié trop facilement ne concerne QUE le chasseur de
"psychopathes"©vis à vis du "psychopathe"©. Non seulement elle est évacuée chez l’entourage moins immédiat, mais le chasseur de "psychopathes"©tire un énorme avantage de cette évacuation automatique afin d'exploiter la situation. Le respect lui est réservé, amplifié par son affichage convenu "empreint de bonté" et son "courage moral"… de supporter et de survivre à la proximité immédiate d’un  "psychopathe"© !!! En outre, ce respect apparaîtra comme d’autant plus valable que la tendance à prendre en pitié trop facilement le chasseur de "psychopathes"©ne posera pas question : c’est dire que cette absence de questionnement est comme un réflexe pour les adultes normaux de notre culture ! Aussi le chasseur de "psychopathes"©absorbe-t-il à lui tout seul la "réponse sociale valable"(sic), ses mensonges à répétition l’ayant aisément fait passer pour une personne innocente, réellement en douleur ou sur laquelle la malchance s'acharne. Le "psychopathe"©, lui, -"coupable" par opposition, "cause" de la douleur et incarnation de la malchance- va suivre –pour la première fois, de son plein gré !- une recommandation de Martha Stunt . Celle de mettre sévèrement au défi son besoin d'être poli dans toutes les situations : ceci tout particulièrement lorsque quelqu'un l’a exaspéré, lui a menti à plusieurs reprises, ou l’a figurativement poignardé dans le dos… entraînant comme un seul homme dans son sillage "les adultes normaux de notre culture"

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10. « N'essayez pas de racheter ce qui ne se rachète pas. Les secondes (troisièmes, quatrièmes et cinquièmes) chances sont pour les personnes qui ont une conscience. Si vous avez affaire à une personne qui n'a pas de conscience, sachez comment ravaler et oublier vos pertes. À un certain moment, la majorité d'entre nous doit apprendre l'importante et décevante leçon de vie que nous ne pouvons pas contrôler le comportement – encore moins la structure caractérielle – des autres, aussi louables que soient nos intentions. Apprenez ce fait de la vie humaine et évitez l'ironie de vous prendre au même jeu ambitieux que les psychopathes : le contrôle. Si vous ne désirez pas contrôler, mais plutôt aider les gens, alors aidez ceux qui veulent réellement de l'aide. Le comportement des psychopathes n'est d'aucune façon de votre faute. Ce n'est pas non plus votre mission. Votre mission, c'est votre propre vie. »

         Tel une statue de marbre, vous êtes toujours boulonné sur le socle redoutable du ME0000025916_3.JPG"psychopathe"© identifié ? Apprenez ce fait des psychologues : eux seuls "ont une conscience", ainsi que ceux qui ont volontairement affaire à eux. Aussi, à un certain moment, la majorité d'entre eux ne parviennent plus à contrôler leur jeu ambitieux : celui de modifier le comportement – voire la structure caractérielle – des autres. N’essayez pas de leur rappeler la règle10 : cette fois, elle leur est impossible d’être respectée à la lettre. En effet, sachant que vous "n’avez pas de conscience", comment pourriez-vous vouloir réellement de l’aide puisque vos "troubles rendent impossible votre consentement"©[57] ? D’où cette impossibilité de suivre à la lettre la règle10 : c’est de votre faute !!! Si vous espériez encore que le comportement des "psychopathes"© soit de quelque façon de la faute des chasseurs de "psychopathes"©, sachez comment ravaler et oublier vos pertes ! Car le seul intérêt du "psychopathe"© est précisément son importante -et parfois décevante- capacité à absorber toute faute à lui tout seul, au même titre que son chasseur aura absorbé la "réponse sociale valable" (cf.9). S’il ne désire pas être contrôlé, peu chaut qu’il ne veuille pas non plus réellement de l’aide : constituant visiblement une sévère menace contre la "propre vie" de son chasseur, la "mission" de ce dernier étant de la sauver –louables intentions [58, APR note 32]-, cette "mission" va rejaillir sur votre propre vie ! Ne désirant pas contrôler les gens, parlons plutôt de les "aider"©[59] : pirouette sémantique permettant avantageusement de ravaler et d’oublier la souveraine liberté d’autrui. C’est ainsi que pour les personnes qui n’ont pas de conscience, il existe des établissements spécialisés [60][61][62][63] dont la mission consiste à "aider"© ceux qui ne veulent pas réellement de l’aide : l’ironie inévitable étant bien sûr qu’ils aident ainsi plus réellement ceux qui veulent de "l’aide"©[64][65][66]… alors même que ceux-là se tiennent en dehorsde leurs "services"©.

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11. « N'acceptez jamais, par pitié ou pour n'importe quelle autre raison, d'aider le psychopathe à camoufler son réel caractère. "S'il te plaît, ne le dis pas", souvent exprimé en larmes et avec beaucoup de grincements de dents, est la marque de commerce des voleurs, des abuseurs et des psychopathes. N'écoutez pas ce chant de sirène. Les autres méritent beaucoup plus d'être avertis de la présence de psychopathes que ceux-ci ne méritent que vous gardiez leurs secrets. Si quelqu'un sans conscience insiste sur le fait que vous lui "devez" quelque chose, souvenez-vous de ceci : "tu me dois" a été la phrase clé des psychopathes depuis des milliers d'années, littéralement, et continue de l'être. Nous tendons à prendre "tu me dois" comme une déclaration irrésistible, mais elle n'est tout simplement pas vraie. Ne l'écoutez pas. Aussi, ignorez la déclaration "tu es pareil à moi". Vous ne l'êtes pas. »

         Avec cette règle 11, de nouveau une recommandation se fait singulièrement recommandable : n'écoutez-pas-ce-chant-de-sirène [67]. En matière de pure affabulation, plus c’est gros et plus cela passe. Car nous plongeons là dans le n’importe quoi : marque de commerce des voleurs, des abuseurs et donc des psychologues. "S'il te plaît, ne le dis pas" : aussi "souvent" exprimé qu’un "appareil psychique"©[68] peut être photographié ! Qui, par pitié ou pour n'importe quelle autre raison, va  seulement vouloir aider le "psychopathe"© à camoufler son soi-disant "réel caractère" ? Encore une fois, le seul intérêt d’"identifier" un "psychopathe"© est la capacité de lui faire absorber toute faute à lui tout seul : quel intérêt aurait alors le chasseur de "psychopathes"©à contrecarrer cette "capacité" ? Le seul intérêt de celui-ci –d’ailleurs fort peu suspect de la moindre pitié (cf.9)… voire d’une moindre raison - est au contraire de "dévoiler" au maximum le soi-disant "réel caractère" de son gibier ! Ici, dans cet objectif c’est le tapis rouge qu’on lui déroule. Afin de camoufler ce réel objectif –qui, présenté tel quel, ferait beaucoup grincer les dents d’adultes normaux de (ce qui reste encore de) notre culture- on la "justifie" donc en l’introduisant par cette grossière mascarade du "psychopathe"©cherchant "souventà camoufler son réel caractère"."Psychopathe"©qui, bien que ce ne soit pas là une phrase clé, "existe"[69, notes 53 à 56]depuis des milliers d'années : excusez du peu et ignorez que les psychologues, eux, ne se sont déclarés que beaucoup plus tard !   
En revanche, souvenez-vous de ce que l’une d’entre eux déclare présentement. La phrase clé de Martha Stunt est située, elle, un peu plus haut. Cette phrase clé
mérite à son auteure l’application la plus sévère de l’article 226 du Code Pénal[70, note 101] en droit français. En droit allemand, une application comparable fait d’ores et déjà jurisprudence : car la substantifique moelle de cette phrase clé aura conduit le "professeur" Möller, président de l’Association "psychiatrique"© européenne –soit : l’équivalent de "cardinal" au sein du "clergé"[47,1-)] de sa (de leur) secte[71, note 53 à 57]-, à être condamné le mardi 4 février 2010, par la cour d’Appel régionale de Munich, à payer 15 000 € de dommages et intérêts pour violation des droits de la personnalité [72]. Lisez ce chant nauséabond de sirène sulfureuse : les autres méritent beaucoup plus d'être avertis de la présence de "psychopathes"© que ceux-ci ne méritent que vous gardiez leurs secrets. Nous ne sommes plus même devant des voleurs et des abuseurs, mais devant un gravissime encouragement public à la pratique industrielle du viol permanent [73][74, APR note 17], du pillage en coupe réglée : ceci bien sûr, en toute impunité… depuis que ceux qui sont chargés d’appliquer le droit (comme de sanctionner ceux qui l’enfreignent) font, eux, partie de l’ignoble"noblesse"[47,2-)] de la même secte. "S'il te plaît, ne le dis pas"… que demander à ceux-là [75][76] d’appliquer l’article 226 du Code Pénal aux violeurs [77] des droits de la personnalité, c’est comme demander au renard de garder le poulailler [78][79]… ou appliquer comme une déclaration irrésistible l’article 220-1 du Code civil [80] pour avoir écouté le premier chant de sirène venu, ou pour aider le chasseur de "psychopathes"© à camoufler son réel caractère. "Depuis des milliers d'années" ? Martha tend sans doute à confondre les "psychopathes"© avec les Huns [81] : aussi mériterons-nous beaucoup plus d’être avertis de la présence de ces derniers. Grâce à elle et à toute sa clique, ils sont en effet de retour parmi nous ; en espérant n’être pas excessivement injurieux à l’égard des modèles originaux…

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12. « Défendez votre psyché. Ne permettez pas à quiconque sans conscience, ou même semblable à ce genre de personne, de vous convaincre que l'humanité est un échec. La majorité des êtres humains ont une conscience. La majorité des êtres humains sont capables d'amour. »

         Défendez votre psyché.Certes… mais contre QUI ? D’abord contre quiconque, à l’issue de onze règles de "défense", se sera permis de nous convaincre que :
- l'humanité est un échec
cuisant
- la majorité des êtres humains ayant une conscience
est manifestement une majorité sortante… et sortie : est-il prévu une quatorzième règle établissant le calendrier de prochaines élections ?
- la majorité des êtres humains sont capables d'amour
 ; tant mieux, mais… avec QUI ? Avec leur chien ? Il est vrai qu’on les prédispose [82][62] à un certain rapprochement…

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13. « Vivre heureux est la meilleure vengeance. »

         Cerise sur le gâteau : il est explicitement question de vengeance. La dernière règle consiste donc à accepter le fait qu’il n’est littéralement pas question de psychologie, mais de guerroyer. Pilule facile à avaler puisque de toute façon, cela ne ressemblait en aucun point à de la psychologie ! Maintenant, QUI voudrait se venger ? De QUI… ou de quoi ? "Psychopathes"© mis à part –ceux-là ressemblant souvent à Charlie Chaplin ou Ted Avery- y aurait-il quelqu’un d’autre qui aie tendu quelques pièges [83] mesquins, du fond desquels ceux qui y ont chu fussent susceptibles de crier vengeance ? Question subsidiaire numéro un : vivre heureux, oui mais… avec QUI ? Ils sont tous partis à la chasse ! Question subsidiaire numéro deux : vivre heureux, oui mais… QUI l’empêche ? 

Dernière mise à jour et finalisation : mercredi 22 décembre 2010

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Écrit par MdT Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

comment ose-t'on écrire des horreurs pareilles

ces personnes ne devraient pas avoir le droit de parole (ce sont eux qui tricotent des neurones de travers)

une Martha bien Marto, oui,

Écrit par : Fafaf | jeudi, 23 décembre 2010

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Bah : les horreurs écrites, ce n’est pas ce qui manque depuis que l’homme est homme ! Après tout, lorsqu’on lit des tas d’histoires narrant par le menu des loups mangeant des petits cochons, des ogres dévorant les petits n’enfants ou de méchantes sorcières jetant des sorts funestes à tire larigot (et ne parlons pas de pommes empoisonnées !), brrrr que c’est horrible aussi ! C’est horrible… mais inoffensif, tant que cela ne sort pas du papier. La question mériterait donc d’être plutôt déplacée de la manière suivante : comment ose-t-on mettre en pratique des horreurs écrites ? (Autrement dit, comment ne bénéficieraient-elles pas un peu partout de relais de complaisance ?)
Pas difficile : de même que le loup montre patte blanche, on conclut le propos en tricotant de l’affectif par–dessus l’horreur : « la majorité des êtes humains sont capables d’amour » ; « vivre heureux est la meilleure vengeance ». Le lecteur en reste ainsi sur ce succulent « dessert »… qui lui fait digérer tout le reste, mieux que du bicarbonate de soude.
Et quand je dis le lecteur, j’évoque le lecteur lambda, bien sûr : il ne faut pas oublier que notre Martha, toute « marto » qu’elle soit, bénéficie tout de même d’une notoriété internationale auprès du grand public. Mais j’évoque également un autre lecteur, plus pernicieux… et un autre aspect, répondant justement à la question : comment ose-t-on mettre en pratique des horreurs écrites ? Ou bien : quels sont les relais de complaisance ? Ce qui nous amène ici au lecteur « professionnel »© : celui-là, il va du petit psy de quartier au grand ponte ayant pignon sur rue, toutes écoles de « pensée » confondues et quelles que soient par ailleurs les croyances de chacun. Et celui-là, à son échelle, constitue une parfaite courroie de transmission « d’horreurs pareilles » déguisées en « bonne parole » s’appuyant sur une pseudo-prophylaxie contre le gibier de Martha et consorts : au moyen d’un tel artifice, on passe ainsi aisément pour un « bienfaiteur de l’humanité » ! (Notamment quand on en rajoute une bonne couche en matière de « qualités précieuses », de « mission », « d’amour » et tutti quanti…)

Cela dit, et à l’adresse des psys de toute catégorie affichant des croyances censées les mettre à l’abri de dérives aussi grossières (là-dessus, « mon » Philou n’est qu’un exemple emblématique : il est loin d’être un cas isolé…), qu’ils relisent un peu plus attentivement ce récit de la Genèse relatant le meurtre d’Abel par Caïn. (Gn 4,1-15.25)

http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2009/02/16/elle-dit-alors-j-ai-donne-la-mort-a-un-homme-avec-l-aide-du.html

Car ce récit, d’une certaine façon, donne raison à Martha : mais oui ! De fait, quand elle nous parle de « "psychopathes"© depuis des milliers d’années », noue en avons là un superbe exemple ! Maintenant, le jeu est le suivant :
1-) relire attentivement les treize règles de Martha
2-) relire non moins attentivement Gn 4,1-15.25 en imaginant le climat affectif –un rien tendu, d’un côté !- régnant entre Caïn et Abel, imaginer simultanément le même climat régnant entre chasseur et gibier chez Martha
3-) enfin, après cette intéressante étude comparative, déterminer entre Caïn et Abel LEQUEL est le "psychopathe"©. À mon humble avis, « la majorité des adultes normaux de notre culture, se pensant "civilisés" (cf. règle n°9) », devrait être capable sinon « d’amour » au moins de trouver la BONNE réponse…

Écrit par : Michel | vendredi, 24 décembre 2010

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