Rechercher : Élie

L’homme en blanc n’est pas celui qu’on croit…

Joe Dassin - Le Costume Blanc .mp3
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,2-13.
Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d'entre les morts ».
Ils l'interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? » Jésus leur dit : « Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé ? Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. »

______À l’ère de la société de consommation, on pourrait se demander si ce passage d’Évangile n’a pas été sponsorisé par une grande marque de détergents. Obtenir une blancheur pareille, des vêtements resplendissants : on songe davantage à des slogans publicitaires éculés qu’à une Transfiguration !
______Mais ici, il s’agit moins de nettoyage extérieur de linge sale que de purifier une poignée de disciples de leurs scories intérieures. À l’inverse du « PIA » qui isole socialement son "patient" pour le défigurer "psychiquement" [1] en l’emmenant, lui seul, dans les bas-fonds de son imaginaire pseudo-scientifique, Pierre, Jacques et Jean, sont emmenés, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Non seulement Il n’est pas venu accomplir la loi sans l’abolir [2], mais Il va jusqu’à s’entretenir avec ceux qui l’ont établie !
______Ce qui n’est pas sans décontenancer Pierre, vivant précisément à l’époque où c’est la loi de Moïse qui prédomine. De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Comme toujours, la peur est un indicateur : c’est quand elle devient le moteur de la réflexion et de l’action qu’elle se fait la marâtre de l’existence… [3] Il s’agit ici d’une GRANDE peur : une frayeur. C’est moins l’éblouissement de la Transfiguration que l’aveuglement de la peur qui va dicter la conduite de Pierre. Cette éclatante Transfiguration voudrait qu’en toute logique le cœur ne soit pas partagé : le Vrai prophète, c’est Lui, les autres ne faisant que L’annoncer. Une seule tente devrait donc suffire. Eh bien non ! « Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Sans le vouloir, Pierre annoncerait presque la Trinité !… Il annonce surtout qu’on peut avoir la Parole sous les yeux dans tout son éclat, et néanmoins être tenté de se rassurer avec des paroles jugées plus accessibles parce qu’exprimées par ceux qui ont établi la loi à laquelle on s’est habitué. On s’y est tellement habitué que leurs auteurs sont d’ailleurs parfaitement identifiés par Pierre. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Avec Jésus, pas avec Pierre : ce dernier propose une tente personnalisée pour chacun, sans qu’ils lui aient été présentés. Il n’en demeure pas moins qu’il fait fausse route, improvisant un camping qui n’a pas lieu d’être : la Parole est une et indivisible. Et pour que ce message soit bien clair, survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Celui-ci et non d’autres. Non que la parole de ces autres soit devenue caduque, mais elle est couverte de l’ombrede la Parole du seul et Unique Fils bien-aimé qui résume en Lui celles qui L’ont précédée. Tout ceci est entériné par la scène finale de la haute montagne : soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ce qui devrait éliminer définitivement la tentation de la dispersion !

______« Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. » Le nouvel Élie est aussi déjà venu. Lui aussi, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. Et ils CONTINUENT de Lui faire ce qu’ils veulent : la foi n’est ni une opinion ni un "droit acquis" (sic). En fonction de cette foi –et des actes qu’elle promeut [4]- on peut feindre de Le suivre et rester fermement attaché à une consigne humaine, tout en se demandant entre nous ce que veut dire : « ressusciter d'entre les morts ».Et ceci deux mille ans après la Résurrection ! À cet effet, il suffit de se laisser distraire par l’approche d’une étrange "Trinité" qui couvre de son ombre glauque la Vraie Trinité : celle de Pathos [5], Thanatos [6] et Hermès [7] ! Grâce au mythe de la "santé mentale"[8] -qui nous invite à nous barricader à double tour, de crainte de rencontrer un lycanthrope[9] "psychique" à chaque coin de rue- la laïcité triomphante ressuscite la mythologie grecque. Ainsi, la "santé mentale" nous ramène à l’âge de Pierre : dresser plusieurs tentes se voulant indépendantes et complémentaires. Une "consultation" par ici, une "consultation" par là : déballage de son affaire [10] –quand ce n’est pas celle de l’autre [11]- dans la tente d’un autre. Dieu y retrouvera les siens… en éliminant d’abord les pépins.[12] Chez les "disciples" de ce mythe des temps nouveaux, Élie leur disparaît avec Moïse, et ils traquent avec une horripilante fausse compassion ceux qui osent encore s'entretenir avec Jésus. Maudits soient ces chevaux qui nous font du "déni de souffrance" en répugnant à jouer à l’âne [13] ou au cheval de bois [14] ! Chez ces "disciples" , ils ne savent que dire, tant est grande la frayeur que leur a distillée le "gentil docteur" sur un tiers. Dites que vous venez de voir passer en rase-mottes un vol groupé d’éléphants roses chantant la Marseillaise : si vous êtes médecin, ON VOUS CROIRA. Car il semblerait que ses vêtements soient resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille

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samedi, 17 mai 2008 | Lien permanent

Si vous avez les boules, comme de juste faites-vous remorquer.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18. (*)(*)(*)(*
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -6,1-6.16-18° (*)/(*)

Daniel Balavoine - Vivre ou Survivre
  
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Comme les bisciples [1] s'étaient rassemblés le%20dernier%20survivant.jpgautour de Philou [2], sur une montagne d’incohérences, il leur médisait [3] : « Si vous voulez vivre -ou survivre !- comme des justes psychiques [4] dans ce monde épouvantable [5] infesté de "malades"©, évitez d'agir devant eux quand vous vous faites remorquer [6, notes 14,15] : tout par derrière [7][8], afin de ne pas vous exposer [9] au "danger"©[10]. Autrement, il n'y aura pas assez de pansements [11] pour votre père [12, notes 33,34] qui est dans l’essieu [13]. Ainsi, quand tu tires sur la sonnette d'alarme [14, APR note 11][15], fais sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les cinémas [16, notes 37,38] et dans les rues, pour obtenir la protection [17] qui vient des oiseaux du ciel [18][19][20].
podcast Ach so, je vous le déclare
[21] : ceux-là ont touché de quoi compenser [22][23]. Et toi, quand tu sonnes l'alarme,...
podcast...que ta main gauche
[24, APR note 29] ignore ce que donne ta main droite [25, notes 7,8], afin que ton alarme reste secrète au "malade"© ; l’essentiel [26, APR note 30], c’est que tu ne vois pas ce que ton père [27] défait dans le secret "professionnel"©[28] : il te le revaudra. Et quand vous criez [29][30][31]
, soyez comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils ont assuré leur protection, ils aiment à se tenir pliés [32, APR note 25] dans les synagogues et les carrefours [33] pour bien se montrer aux hommes. Ach so, je vous le déclare : si encore c’était parce qu’ils venaient de comprendre la chute [34] d’une histoire drôle qu’on leur aurait racontée l’année précédente, ceux-là auraient touché leur récompense.
podcast Mais toi, quand tu cries,...
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podcast...retire-le de ta maison [35][36], ferme-lui la porte [37], et prie ton père qui est présent dans le secret [37] ; ton père "voit"©[38, note 4] ce qui se défait dans le secret : à la mesure de ce qu’on sera parvenu à le dévaluer assez dans la synagogue de la "santé"©[39, APR note 47], le "malade"© ne te le revaudra pas.
Et quand vous jeûnez du respect de vos engagements
[40] pour cause de "maladie"©[41], ne prenez pas un air d’abattoir [42], comme ceux qui donnent en massacre [43][44][45] : ils se composent une étrange mine jaune [46, notes 11,86] pour s’attirer la complaisance [47, APR note 30][48, note 59] et ne pas montrer aux hommes qu'ils défont [49][50][51]. Ach so, je vous le déclare : ceux-là ont touché de quoi compenser. Mais lui, quand il jeûne de sa "santé"©, il aura beau se parfumer la tête et se laver le visage ; pouf pouf [52, APR note 67] ! son jeûne sera connu des hommes, grâce à l’avertissement [53]...
podcast ...de ton père qui est présent
[54, APR note 18] dans le secret [55] ; ton père "voit"© ce qui est écrit dans le secret des interlignes [56, APR note 9] : on lui revaudra [57]...

Deuxième livre des Rois 2,1.6-14. (*,Ec)(*)(*,Ec)/(*)
chareli2.jpgVoici comment le Seigneur enleva Élie au ciel dans un ouragan. Ce jour-là, Élie et Élisée étaient partis de Guilgal.
Une troisième fois, Élie dit à Élisée : « Arrête-toi ici ; moi, le Seigneur m'envoie au Jourdain. » Mais Élisée répliqua : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » Ils continuèrent donc tous les deux. Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s'arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain. Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s'écartèrent de part et d'autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec. Pendant qu'ils passaient, Élie dit à Élisée : « Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d'être enlevé loin de toi. » Élisée répondit : « Que je reçoive une double part de l'esprit que tu as reçu ! » Élie reprit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l'obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l'obtiendras pas. » Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu'un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara, et Élie monta au ciel dans un ouragan. Élisée le vit, et il se mit à crier : « Mon père !... Mon père !... Char d'Israël et ses coursiers ! » Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux. Il ramassa le manteau qu'Élie avait laissé tomber, il revint et s'arrêta sur la rive du Jourdain. Avec le manteau d'Élie, il frappa les eaux, mais elles ne s'écartèrent pas. Élisée dit alors : « Où est donc le Seigneur, le Dieu d'Élie ? » Il frappa encore une fois, les eaux s'écartèrent, et il traversa.

Si recevoir une double part de l'esprit que Élie a reçu est quelque chose de difficile, sans doute n’était-il guère plus facile au rédacteur de ce passage du deuxième Livre des Rois de relater un enlèvement aussi singulier dans un vocabulaire intelligible : aujourd’hui encore, cela demeure quelque chose de difficile à seulement commenter ! Quoique au-delà de ce langage imagé, un char de feu, avec des chevaux de feu montant au ciel dans un ouragan n’est pas sans évoquer quelque vaisseau appartenant à une technologie et une civilisation avancées, évidemment inconnues pour le lieu et pour l’époque… et restant difficiles à reconnaître à la nôtre : hier comme aujourd’hui, tout n’est pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret…

_____Ce qui, en revanche, ne pose pas de difficulté particulière [58] à Élie, puisque lui savait manifestement qu’il était sur le point d'être enlevé loin d’Élisée : pour en être si bien informé à l’avance, à l’évidence le malheureux avait été frappé d’une "crise" "hallucinatoire sensorielle"© à tendance "mythomaniaque"©[59, note 71/2]. Ne reste plus à notre "médecine"© de l'esprit en parts [60, note 54][61] qu’à rattraper dare-dare ce char d'Israël et ses coursiers afin de "soigner"© comme il convient le prophète qu’il aura enlevé si spectaculairement. Ce n’est pas là demander quelque chose de difficile : au nom de quoi écarterait-on l’hypothèse d’un appareil de transport intersidéral (voire extra-temporel [62] !…) à l’heure où celle d’un "appareil psychique"©[63] aime à se tenir debout dans les synagogues "sanitaires"© et les carrefours pour bien se montrer aux hommes ? Las : il est vrai qu’en dépit de ce bel effort, les non-initiés [64] semblent ne pas obtenir de le voir
_____Ils peuvent heureusement se consoler avec les
chars de feu
[65][66] séparateurs [67] "malades"©/bien-portants destinés aux enlèvements : si ceux-là ne montent pas au ciel dans un ouragan, au moins se laissent-ils abondamment voir –et entendre
podcast-,
touchant leur récompense de tempêtes dans un verre d’eau [68]. Philie [69] pourrait même reprendre : « Tu demandes
[70][71] quelque chose de facile : tu obtiendras son enlèvement loin de toi si tu trouves un signataire [72] se remorquant à ta mine défaite. Sinon, tu ne l'obtiendras pas. » Puis on cessera de le voir [73]. Comparativement, après de tels faits se reproduisant des dizaines de milliers de [74, note 49] fois, qu’y a-t-il de si déchirant à ce qu’un prophète fût exceptionnellement monté au ciel dans un ouragan, emporté par un char de feu, avec des chevaux de feu ? Arrêtons-nous ici : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » La cause est entendue : Élisée, lui, n’aurait jamais signé !

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mercredi, 16 juin 2010 | Lien permanent

Fais ton lit avant que ne vienne le prophète Élie.

Les chariots de feu - trailer

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,10-13.
Les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? » Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre tout en place. Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi, va souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.

_____Les disciples d’aujourd’hui, que doivent-ils comprendre ? Que ceux d’hier comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste en tant que nouvel Élie ? Ce qui est de fait l’interprétation communément admise, qu’il n’est d’ailleurs pas question de discuter, sachant que le prophète Élie qui doit venir, c'est lui [1]. Mais on peut aussi comprendre autrement : par exemple, que les disciples comprirent sur le moment qu'il leur parlait de Jean le Baptiste comme étant le Fils de l’homme, ce que l’intéressé était du reste le premier à démentir formellement, n’étant pas digne de se courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales.[2] Alors les disciples pouvaient avoir mal compris qu'il leur parlait de Jean le Baptiste comme du Fils de l’homme. Tant que Passion et Résurrection n’étaient pas accomplies [3], ils ont montré à maintes reprises quelques inattentions à la manière dont ils écoutaient, d’où les objurgations en ce sens dont ils ont été l’objet. [4]
_____Le premier d’entre eux, Pierre, n’a pas été le dernier à vouloir comprendre [1, APR note 3] autre chose que ce qu’on lui disait quand les événements se présentent en apparence moins en faveur des esprits mauvais soumis en son nom [5]. La première fois qu’il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup,[6] Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Ses pensées n’étaient pas celles de Dieu, mais celles des hommes. C’est-à-dire que l’homme veut bien saisir les pensées de Dieu… tant qu’elles l’agréent dans le sens de la guérison et du salut.[7, notes 6,7] Mais dès que s’approche l’épreuve décisive de la souffrance, les pensées des hommes inclinent à reprendre le dessus : ils préfèrent un Dieu de mer d’huile à Celui des tempêtes [8][9][10][11] et autres conditions désarçonnantes d’un certain confort spirituel. Alors les disciples préfèrent comprendre qu'il leur parlait de Jean le Baptiste. Ce faisant, ils compromettent ce qui est en place… puisqu’ Élie va venir pour remettre tout en place. Or, il est déjà venu : Jésus serait-Il fâché avec la conjugaison ? Futur ou passé ? Passé en ce qui concerne Jean le Baptiste : au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, jusqu’à le raccourcir [12]. Quant au prophète Élie, il n’a pas dit son dernier mot :

Livre de l'Ecclésiastique 48,1-4.9-11.
Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche. Il fit venir la famine sur les hommes d'Israël, et, dans son ardeur, en fit périr un grand nombre. Par la parole du Seigneur, il ferma le ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu. Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d'être ton égal ? toi qui fus emporté dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu ; toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu'il est écrit, afin d'apaiser la colère avant qu'elle n'éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob, heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui se sont endormis dans l'amour du Seigneur, car nous aussi nous posséderons la vraie vie.

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_____Existe-t-il un tombeau pour qui fut emporté dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu, et qui fut préparé pour la fin des temps ? Si cet emportement relève bien du passé, comme son nom l’indique la fin des temps clot tous les temps : au nom de quoi le futur ferait-il exception ? Il fera d’ailleurs monnaie commune avec le passé puisque seront heureux ceux qui verront, les mêmes que ceux qui se sont endormis dans l'amour du Seigneur. Il n’en demeure pas moins qu’au présent, la bée attitude [13][14][15][16] vient se heurter de plein fouet [17] au vouloir comprendre de la souffrance.
_____Si les pensées des hommes ont permis de fulgurants progrès dans la compréhension –et le traitement- de maintes souffrances organiques, celui des souffrances de l’âme fait venir la famine spirituelle sur les hommes et, dans son ardeur, en fait périr un grand nombre. Par la parole du Docteur, le ciel se ferme, et il en fait descendre le feu et le soufre dans un grand nuage noir.[18, note 1] Comme tu étais redoutable, Philou [19], dans tes prodiges ! Avant que n’éclate de rire un cocker [20] brûlant ta parlote comme une torche… Cette sale bête n’accepte pas sa souffrance, ce qui n’est pas "chrétien". Ce qui, surtout, n’est pas exact : il n’accepte pas une mauvaise –voire méchante [21]- compréhension de la souffrance. Accepter une telle "compréhension" conduit tout droit à une plus grande incompréhension… par conséquent, à une croissance exponentielle de souffrances ne contribuant qu’à la croissance économique de la catégorie "médicale" que nous savons. Au lieu de reconnaître leur infâme forfaiture, les "gentils docteurs" –faux médecins de l’âme- ont fait tout ce qu'ils ont voulu, surfant sur la crédulité de disciples qui comprirent qu'ils leur parlaient de thérapie !
_____« Aime et fais ce que tu veux » disait saint Augustin. Chez ses disciples compris -mais ayant inconsidérément délégué tout vouloir comprendre chez des escrocs dont aucun n’est dans leur peau- on ne fait plus ce qu’on veut [22] quand on semble aimer souffrir sans comprendre, parce qu’on a cru posséder la vraie compréhension : ce n’est jamais que se laisser posséder [23] !…

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Une cockerinade par jour

Ce sont deux justes "psychiques" qui font du stop sur une route : le soir venu, elle décident de planter la tente pour passer la nuit.
- On va planter la tente sur le bas-côté de la route.
- Non, non tu rigoles, on va la mettre au milieu de la route : c'est plus plat.
Le lendemain matin, en se levant elles voient un camion complètement explosé sur le bas-côté de la route.
- Ah, tu vois !
dit la seconde, on a bien fait de planter la tente au milieu de la route...

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samedi, 13 décembre 2008 | Lien permanent

Coucou ! Quies® ?

Fin au jeudi 12 janvier 2012  

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 19-28. {*}{*} (*)
Voici quel fut le témoignage de Jean Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »  Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou  -1, 19-28° {*}
Voici quel fut le témoignage [1] de Jeannot Rabbit [2][3] , quand les Snifs lui dévoyèrent [4] de Jémalpartou des trêtres et des lévriers [5] pour lui demander : « Qui tues-tu ? »[6?][7, notes 27][8][8bis][9][10][11][12][13][14][15][16][17] Il le reconnut [18] ouvertement, il déclara [19][

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lundi, 02 janvier 2012 | Lien permanent

Et il fut lessivé devant eux.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,2-13. (Mt)(Mt)(Lc)(Lc)/(*)(*)(*)(*) 
Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. »
(*) Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d'entre les morts ».
Ils l'interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? » Jésus leur dit : « Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé ? Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. »
(Mt)(Mt)(Mt)

            L'Écriture ne dit-elle rien au sujet de vêtements devenus resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille ? Il est bien question de l'Écriture : quand bien même elle serait prise au sérieux, l’agence de pub -prenant la parole pour faire croire aux vertus miraculeuses de telle lessive afin d’être agréable à son annonceur- est hors sujet. À moins que le produit vanté ne s’avère particulièrement corrosif au linge [ cf. l’affaire des enzymes gloutons [1, AV note 19][2, note 10/2][3, note 42] ayant défrayé la chronique au cours des seventies… ], la ménagère lambda croyant obtenir une blancheur sans pareille –mais ne l’obtenant pas !- ne s’en prendra qu’à elle-même et à la foi qu’elle aura manifesté à l’égard de réalités qu’on ne voit pasau-delà du tapage organisé par la campagne publicitaire ayant laissé miroiter davantage que ce qu’on aurait pu raisonnablement espérer : au pire, seul son amour-propre en souffrira un peu. L'Écriture, elle, n’a rien à vendre : simplement à rendre témoignage, aux anciens comme aux nouveaux.

 

            Ce qui ne répond pas encore à la question introductive : ne dit-elle rien -entendons : hors ce passage de l’Évangile- au sujet de vêtements devenus resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille ? Car, bien qu’il ne soit pas question de linge sale (quoique…[4]), l’analogie publicitaire n’est pas si fortuite. En effet, sans la psychofoi [5] à l’égard de celui qui a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne [6, APR note 3] (ce qui fournit déjà un substantiel élément de réponse à la question posée…), c’est impossible d’agréer ("troublés"©[7, notes 16,17] mis à part !) à la "transfiguration"© d’une "médecine"© resplendissante, d'une blancheur telle qu’avec elle, personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille à la sienne : en rendent témoignage [8][9][10, APR note 66] maints "anciens" [11,1,2,3-)][12] la couvrant de leurs ombres, croyant

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samedi, 19 février 2011 | Lien permanent

Élies et eux, ils sont peureux comme ça.

Montage PhilElise.jpg

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podcast
Pierre Groscolas (le vrai !), Élise - 2mn52

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,10-13. (*)/(*)(*)
Les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? »
 Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre tout en place. Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi, va souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent (*)(*)(*) qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.

            Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? Parce que s’ils savent écrire, ils savent d’abord lire ! Les disciples n’ont-ils pas lu l’Écriture [1] ? Il est vrai qu’eux sont à meilleure enseigne, ayant la parole du Seigneur incarné : à tel point que ce passage se situe au moment où trois d’entre eux viennent de descendre de la montagne avec Jésus, témoins privilégiés d’un prodige unique. Élie est venu ; au lieu Pierre l’a formellement reconnu –lui qui, a priori, eût pourtant été moins compétent qu’un scribe-, il aurait bien voulu dresser trois tentes [2]. Mais le dessein du Fils de l’homme était de le remettre en place, c’est-à-dire de faire comprendre au disciple que suivre le Maître implique aussi de se préparer à ne pas s’endormir [3] dans l’installation d’une place tout-confort, garantie [4, notes 6 à 8] jusqu’à la fin des temps. Une place de scribe, par exemple : pourquoi disent-ils… et ne font-ils pas [5, APR note 2][6] ? Parce que la place leur est bonne et que –sauf notables exceptions [7][8] chez tous ces scrutateurs de l’Écriture- elle leur permet de faire sentir leur pouvoir [9][10] sur plus incultes [11][12, AV note 32] qu’eux. 

         Et pourtant, ce sont bien les disciples qui comprirent que parler de Jean le Baptiste, c’est parler du précurseur [13] qui, en tant que tel, vient pour remettre tout en place : préparant à travers le désert le chemin du Seigneur [14, APR note 13]. « Et le prophète Élie qui doit venir, c'est lui » [12] : phrase qui a été dite aux disciples avant même qu’ils n’interrogent Jésus à propos de ce que disent les scribes. Or, dans le contexte où elle a été prononcée, il ne leur a pas été demandé de produire un diplôme [15] certifié de scribe -ou équivalent- pour la comprendre : ce en quoi ils eussent d’ailleurs été bien en peine, la plupart venant de milieux [16, notes 1 à 4] plus ou moins modestes qui, pour baigner dans l’Écriture, étaient davantage emportés dans un tourbillon de réalités concrètes si terrestres [17, note 1][18, APR note 6] que le prophète y surgissant est comme un feu… le combustible [19] de ce dernier n’étant pas toujours où on l’imagine, à la mesure de ce qu’il est reconnu ou non [20]. Au lieu de le reconnaître, il lui est fait tout ce qu'on veut. Tout ce qu'on veut ? Précisément est-ce sur la volonté que s’établit la compréhension des disciples, cette compréhension lui étant conditionnée : si vous voulez bien comprendre [12]… mais d’abord entendre ce qu’il y a à comprendre : « Celui qui a des oreilles, qu'il entende [12][21] ! » A priori, sauf malformation interne ou déformation accidentelle, qui n’en a pas ? A posteriori, sauf formation externe spécifique (notamment dans un créneau musical)… ou déformation volontaire [22], qui en a de plus grandes que d’autres ? Qu’il soit scribe, pêcheur [23], collecteur d’impôts [24], juge [25], maître, serviteur ou autre, qui pourrait se glorifier de posséder une ouïe plus développée que celle de son prochain ? Comme il sont redoutables, dans leurs prodiges, ceux qui se glorifient ainsi : s’estimant assez "heureux" pour aller jusqu’à se passer d’entendre ou de voir [26][27][28, notes 2,3][29, notes 47 à 53] dans l’exercice d’une activité unanimement reconnue [30] comme leur permettant néanmoins de "comprendre" ! Afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate [31][32][33][34,im.2], en voilà quelques-uns qui font volontiers venir la famine sur les hommes de Raihël : mais, ayant été sollicités pour mettre tout de sa place, n’ont-ils pas fait tout ce qu'ils ont voulu, eux et leurs Demandeurs [35][36] parlant de qui aura été unilatéralement "entendu"© et "compris"© de volonté "impossible"©[37] ? Pourquoi donc sont-ils réputés "comprendre" ? Justement parce que leurs disciples les "comprennent" d’abord comme possédant une vraie –et longue [38, note 47]- (dé)formation externe [39,p.6] : sans un cursus comparable, qui pourrait se glorifier d'être leur égal, n’est-ce pas ?  

Livre de l'Ecclésiastique 48,1-4.9-11. (*)/(*)(*)(*)
Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche.
 Il fit venir la famine sur les hommes d'Israël (Rm), et, dans son ardeur, en fit périr un grand nombre. Par la parole du Seigneur, il ferma le ciel [*], et à trois reprises il en fit descendre le feu [*]. Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d'être ton égal ? toi qui fus emporté dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu (*) ; toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu'il est écrit, afin d'apaiser la colère avant qu'elle n'éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob, heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui se sont endormis dans l'amour du Seigneur, car nous aussi nous posséderons la vraie vie. 

            N’est-ce pas amusant ? Si le prophète Élie surgissait de nos jours, si on essayait de le traiter à l’égal de ce qu’on traite un grand nombre de prophètes [40, APR note 47], il ferait descendre le feu… sur des véhicules [41][42][12,im.3] appartenant au valeureux corps des pompiers [43] (les malheureux remportant de nouveau leurs calendriers [44, APR note 31] pour cause de collaboration [45, note 32] et d’"intelligence"© (sic) avec les pyromanes de la santé…) ! Redoutable, non ?
             Redoutable, oui… mais qui doit redouter quoi ? Chez ceux qui, heureux, le verront, se seront endormis dans l’amour du Seigneur, personne n’a rien à redouter : car eux aussi ils posséderont la vraie vie. Alors, pourquoi donc, par la parole du Seigneur, faire venir la famine sur des hommes, en faire périr un grand nombre, fermer le ciel, en faire descendre le feu ? Le prophète Élie aurait-il eu droit à un "régime de faveur" que, dans leur ardeur, Jacques et Jeanproches parmi les proches du Seigneur- se sont vus, eux, vivement refusé [46] ? Pourquoi donc tant de calamités quand, par ailleurs, le Seigneur « console son peuple, parle au cœur de Jérusalem et proclame que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes » [14, APR note 13] ? Mais quel service a-t-il été accompli, sinon celui qui lui permet d’accéder au pardon de son crime ? Quel service, sinon celui qui permet d’accéder à ce pardon en ne s’étant pas endormi sur l’exact opposé terrestre du feu du ciel : la miséricorde… modèle à boîte automatique [47] partagée par un si grand nombre qu’il n’est pas même besoin [48] de la parole du Seigneur –ou de l’un de ses prophètes- pour CONSTATER, DIRE,CONDAMNER et SUCCOMBER [49, note 11] sous moult famines, actes périssables ou cieux fermés [50][51]

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samedi, 11 décembre 2010 | Lien permanent

Six jours et trois tentes, séjour sans tente

Jean Ferrat - Que la Montagne est Belle .mp3
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,1-9.
Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n'ayez pas peur ! » Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. »

______Si la loi la plus parfaite peut rendre l’homme impur [1], se laver les mains avant de prendre le repas retire les microbes de l’épiderme mais pas ceux du cœur. Au nom de quoi la lèpre du cœur [2] ne pourrait-elle atteindre l’hygiéniste le plus rigoureux ?
______Au risque de se laisser surprendre par les ténèbres engendrées par une interprétation trop littérale de la loi, de tomber dans un trou, Jésus va opposer Sa lumière en l’exposant sur une haute montagne. De nouveau, les foules sont renvoyées [3], les pharisiens et les scribes sont écartés : seuls Pierre, Jacques et Jean son frère sont appelés à témoigner de ce qui va suivre… mais pas avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Autrement dit, la Transfiguration va rétrospectivement attester de la Résurrection faisant de Dieu un Dieu des vivants et non le Dieu des morts. [4]

______Voici précisément que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Moïse ? D’une certaine façon, il n’est jamais véritablement mort puisque c’est à sa loi que se réfèrent explicitement en permanence les pharisiens et les scribes ! Si Jésus était venu pour abolir cette loi [5], alors pourquoi Moïse aurait-il été invité à cette "conférence au sommet" alors que ses plus fervents défenseurs ne l’ont pas été ? Inversement, sa seule présence n’atteste-t-elle pas de l’accomplissement de cette loi ? Que lui et Élie s’entretiennent avec Jésus n’est-il pas déjà un signe précurseur de la résurrection, abolissant non la loi mais le temps et l’espace ? Mais ce n’est pas la vie de la loi qui conditionne celle de son auteur, puis la vie de ceux qui s’y soumettent : c’est encore et toujours la libre et sereine soumission à la loi de l’amour [6], et à Celui qui l’accomplit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Cette voix surgie de la nuée s’adresse à tous les témoins de la scène… y compris ceux qui sont couverts de son ombre : Moïse et Élie. La parole de ces prophètes n’est pas devenue caduque : c’est une nuée lumineuse qui les couvre, non une nuée enténébrante de type briolle [7, AV note 6] ! Mais ce n’est pas en eux en qui le Père a mis tout son amour : ils ne sont que les annonciateurs de Celui qu’Il demande d’écouter. Même s’ils sont les dignes représentants de la tradition des anciens [1] –puisqu’anciens eux-mêmes !- ils ne doivent leur conservation qu’à la règle qui veut que l’on mette le vin nouveau dans des outres neuves. [8] Ce vin nouveau ne surgit cependant pas de nulle part : il s’inscrit dans une longue lignée de prophètes qui sont autant de sarments [9] taillés au fil des saisons, ayant donné du fruit en leur temps. Ces prophètes ne sont pas d’une autre vigne : ils sont de la même tente que le Seigneur. C’est pourquoi la proposition naïve de Pierre -de dresser trois tentes [10]- est contrecarrée en étant couverte de l’ombre lumineuse d’une nuée de laquelle une voix va l’inviter à plus de modération : une seule tente suffira. La création des campings trois étoiles –voire des G.O. qui les animent [11]…- attendra des jours meilleurs !

______Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. Eux, ce ne sont pas les ténèbres qui les ont fait tomber, pas même inversement son visage qui devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière, pas encore la nuée lumineuse. Ce qui les a fait tomber, c’est d’entendre cette injonction d’écouter ce Fils bien-aimé qui couvre de son ombre des prophètes aussi éminents qu’Élie et Moïse sur lesquels repose pourtant toute la loi suivie jusqu’à ce jour. Cette frayeur qui les saisit, c’est la conscience soudaine de leur petitesse face à Celui qui accomplit ici la loi de manière quasi palpable. D’ailleurs, Il met fin à cette peur en s'approchant, en les touchant et leur dit : « Relevez-vous et n'ayez pas peur ! » Pas davantage sur une haute montagne que sur une mer en furie, n’est-Il un fantôme ! [3] Notons d’ailleurs que ceux qui auraient pu passer plus justement comme tels étaient Moïse et Élie, disparus aux yeux des hommes depuis des générations. Or, il n’en a rien été puisque leur apparition n’a nullement dissuadé Pierre de prendre la parole jusqu’à leur proposer de leur dresser des tentes. Confronté à un "fantôme", on ne l’invite pas à camper : on décampe !

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______Tomber la face contre terre, c’est aussi une allégorie sur la mort : si la Transfiguration annonce la résurrection, elle annonce par contraste la mort qui la précède ; en l’occurrence celle de la Croix, scandale des scandales [1] jusqu'à la consommation des siècles. Cette fois, ce sera Pilate [12] qui se lavera les mains, immortalisant à jamais l’expression sur sa personne. Afin d’affermir la foi des premiers disciples qui seront confrontés à cet échec apparent sur leur Maître que l’on fera Lui-même tomber la face contre terre, il leur fallait contempler cette vision fugitive et privilégiée de l'honneur et la gloire du Fils de l’homme. Il leur fallait entendre à leur tour cette parole que Jean le précurseur avait lui-même entendu sur les bords du Jourdain : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »

Deuxième lettre de saint Pierre Apôtre 1,16-19.
En effet, pour vous faire connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, nous n'avons pas eu recours aux inventions des récits mythologiques, mais nous l'avons contemplé lui-même dans sa grandeur. Car il a reçu du Père l'honneur et la gloire quand est venue sur lui, de la gloire rayonnante de Dieu, une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. Cette voix venant du ciel, nous l'avons entendue nous-mêmes quand nous étions avec lui sur la montagne sainte. Et ainsi se confirme pour nous la parole des prophètes ; vous avez raison de fixer votre attention sur elle, comme sur une lampe brillant dans l'obscurité jusqu'à ce que paraisse le jour et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs.

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mercredi, 06 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

Je mets mon arc au milieu des nuages.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,27-33. (*)(*)(*)
(?)/(
Mt)(Mt)(Mt)(Mt)(Mt)(Lc)(Lc)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Lc)
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. » Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

            Jean Baptiste ? Pour d’autres, Élie ? Pour d’autres, un des prophètes ? Si chemin faisant Jésus interrogeait de nouveau ses disciples dans des régions –et des époques- plus proches de nous que vers Césarée-de-Philippe, qui sait s’Il ne devrait pas s’estimer "heureux" de bénéficier encore de telles réponses ? Parce qu’il est bien entendu que ce n’est qu’alors qu’il leur défendit vivement de parler de lui à personne : c’est-à-dire, avant que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué… et que, trois jours après, il ressuscite : toutes choses accomplies en un temps qui, sans remonter à la Genèse, offrent cependant un recul assez satisfaisant pour se mettre à voir normalement, distinguer avec netteté [1] les pensées de Dieu de celles des hommes. Et si ce n’est qu’alors, il va de soi que, depuis moult générations, la vive défense de parler de lui à personne est levée : passant derrière nous. En conséquence, à l’interrogation : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? », ce devrait être à qui prendra le premier la parole et répondre : « Tu es le Messie. »  À moins qu’en se retournant et, voyant les disciples… on ne les voit plus, vivement interpellés par leurs sièges vacants [2]. Dans ce cas, l’enseignement à en tirer est que le Fils de l'homme continue de souffrir beaucoup [3, APR note 16][4, notes 39,40], qu'il est rejeté par des beaucoup moins anciens, non pas tant chez les gens lambda que chez des interrogés ayant passé Jésus derrière Satan. Dieu ayant fait l'homme à son image, entre les mains de tels disciples, Il devient la crainte et la terreur des gens. C’est pourquoi, à l’interrogation : « Pour les gens, qui suis-je ? », Jean Baptiste, Élie, ou un des prophètes auraient au moins eu le mérite de ne pas être excessivement des signes d’épouvante [5] entre eux et la terre ! C’est dire que multiplier les « Tu es le Messie » ne va pas exactement rassurer tout le monde.
         Jésus disait cela ouvertement [6]. Lorsque, entre eux, les disciples ne partagent déjà pas la même définition de l’adverbe "ouvertement"

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jeudi, 17 février 2011 | Lien permanent

S.O.S. Fantôme II

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,22-33.
Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

_____Et alors ? Pourquoi le cinéma se réserverait-il l’exclusivité des suites ou des remakes ? [1] Bien sûr, il convient de ne pas avoir peur des fantômes : au même titre que les serpents de mer [2], ne nourrissent-ils pas une certaine imagerie populaire ? Il est vrai que les disciples ont des excuses : s’ils sont un peu familiers des Écritures, ils savent que reconnaître le Seigneur par un tel vent le rend contraire… à ce qu’en a aperçu le prophète Élie :

Premier livre des Rois 19,9.11-13.
Là, il entra dans une caverne et y passa la nuit. La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer. » À l'approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan ; et après l'ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre ; et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n'était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d'une brise légère. Aussitôt qu'il l'entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie ? »

_____Élie, lui aussi, fut exposé à des éléments si déchaînés qu’ils auraient pu susciter quelque frayeur bien compréhensible chez lui. Un ouragan si fort et si violent qu'il fend les montagnes et brise les rochers, un tremblement de terre, un feu : tout ceci peut légitimement paraître comme aussi impressionnant qu’un fantôme ! Contrairement aux disciples, Élie se trouve sur la terre ferme, en altitude puisqu’il passe la nuit dans une caverne vraisemblablement creusée à flanc de montagne. La montagne : lieu par excellence des Épiphanies du Seigneur ! [3][3bis] Pour Élie, elle n’était pas une surprise puisqu’il est venu précisément en ce lieu pour rencontrer le Seigneur. « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer. » Quand on se trouve sur un quai de métro, personne ne pousse de cris quand arrive la rame : attendre quelque chose –ou quelqu’un- atténue la peur. À l’inverse de ceux qui étaient dans la barque, c’est quand le temps s’apaise qu’Élie se montre paradoxalement le plus impressionné : le murmure d'une brise légère ! Ce n’est qu’à ce moment qu’il se couvrit le visage avec son manteau… aussitôt qu'il l'entendit. C’est dire qu’il a reconnu le Seigneur là où on ne L’attendait pas vraiment : dans une petite brise de rien du tout, celle d’un murmure. Comme Jésus domine les éléments en furie en marchant sur la mer, le Seigneur domine ouragan, tremblement de terre, feu par l’apaisement d’une brise légère. Si ce filet d’air parlait, il aurait dit : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » Ce que manifeste d’ailleurs Élie : ayant reconnu aussitôt le Seigneur, il n’a pas le temps d’en avoir peur mais exprime une crainte respectueuse. La crainte est un don de l’Esprit, non la peur. Se couvrir le visage avec son manteau, sortir pour aller à la rencontre du Seigneur quand on L’a instantanément reconnu, c’est bien sortir de soi : ne pas confondre avec l’attitude pusillanime du « PVA » qui, s’il L’a aussi reconnu, n’est pas sorti de lui-même puisqu’il cherche à Le capter [4, AV note 3] pour se rassurer après quelques frissons de peur.

tournevis.jpg_____Le « PVA » ? Lui voit des fantômes de vice partout. Il tourne et tourne encore autour : un vrai tourne-vice. Ce n’est plus du fantôme mais du Facom® !… Lui aussi, la peur lui fait pousser des cris. Si le Seigneur n'est pas dans le tremblement de terre, Il n’est pas davantage dans les tremblements de peur. Peu chaut au disciple de la "santé mentale" : celle-ci se délecte de ses tremblements, de ses ouragans, de ses feux. Tout murmure d'une brise légère est aussitôt suspect aux yeux de verre de la "santé mentale" : exécrant le silence "sanitaire", elle prévoit la pluie après le beau temps. [5] Ce en quoi elle n’a pas tout à fait tort… mais dans ce cas, faisons sauter la planète puisque nous sommes mortels. Pour le "gentil docteur", le murmure d'une brise légère lui suffit. Il se frotte le menton d’un air compassé, puis sa lampe magique [6] : en sort un étrange génie à qui l’on doit exaucer trois souhaits. Premier souhait : il désire voir un escroc de près. Exaucé. Second souhait : il désire voir quelqu’un qui soigne en tuant. Ce génie joue de chance : de nouveau exaucé. Troisième souhait : il désirerait voir un médecin. Un gage pour lui : ce souhait est irréalisable. C’est donc à lui d’exaucer un souhait chez le "gentil docteur". Celui-ci saisit alors la balle au bond : il veut être plus "puissant" que le Seigneur. (Chez lui, être plus "puissant" que le Seigneur,[7, note 17] c’est pouvoir déclencher à volonté des ouragans, des tremblements de terre et des feux. Quel dommage : ne disposant que d’un seul souhait, il aurait pu en profiter pour demander un peu d’intelligence…) Accordé ! Il lui suffira d’un verre d’eau pour déclencher des tempêtes. Dès lors, abracadabra : le murmure d'une brise légère est transformé en vent contraire. On ne se félicitera jamais assez des "progrès" de la "médecine"… Lui aussi va alors marcher sur la mer. En réalité, il marche sur la flaque d’eau répandue par le verre renversé (c’est un spécialiste du renversement…), mais ses disciples sont si bouleversés par son « Méfiance ! c'est lui ; ayez peur ! » -étayé par un verbiage pseudo-"scientifique" si fort et si violent qu’il y a un tremblement de peur, et que le Docteur est dans le tremblement de peur. Et après ce tremblement de peur, un feu nourri d’insultation [6], et le Docteur est encore dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d'une brise légère : brrrrrrr ! Aussitôt qu'il l'entendit, le disciple se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et soutint la baliverne du Docteur auprès des proches d’un nouveau "malade" détecté à distance. Vraiment, le Docteur est devenu plus "puissant" que le Seigneur : génial... Au fond, le Docteur a sans doute eu raison de ne pas gaspiller son unique souhait en demandant l’intelligence au génie. Ce dernier aussi est "puissant", mais il ne faut pas non plus lui demander de transformer un cafard [8] en éléphant : ce serait vache [9]loup2.jpg

_____Mais, voyant qu'il y avait du vent autour de lui, le nouveau "malade" fit peur ; et, comme il commençait à enfoncer le clou de sa lassitude face à de tels monceaux de stupidité, il cria : « Docteur, sauve-toi ! » Aussitôt il étendit son poing, le saisit et lui dit : « Homme de peu de crédibilité, pourquoi as-tu grogné ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. (Il suffisait juste d’une épingle dans la baudruche…) Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es guéri ! » Et lui de leur répondre : « Vraiment, vous avez des fils de marionnettes ! »
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dimanche, 10 août 2008 | Lien permanent

Bruits de bottes.

 Jean Ferrat - Le bruit des bottes .mp3 
   
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Premier livre des Rois 19,9a.11-13a. (*)/(*)(*)  [Dimanche 7 août 2011]
Là, il entra dans une caverne
[?] et y passa la nuit. La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer. » À l'approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers [<55], mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan ; et après l'ouragan, il y eut un tremblement de terre [*], mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre ; et après ce tremblement de terre, un feu (*), mais le Seigneur n'était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d'une brise légère [85]. Aussitôt qu'il l'entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie ? »

         Alors, de proche en proche, de génération en génération, à l’oreille attentive [1] au murmure d’une brise légère revient cette voix qui, inlassablement, dit : « Que fais-tu là, un 313695480.jpgtel ? » Non que le Seigneur (car à Lui seul appartient la dite voix) ignore ce qu’il fait là : mais celui-là sait-il seulement la finalité de ce qu’il fait là ? Prête-t-il attention aux fruits [2][3][4] concrets de ce qu’il fait là… ou s’en tient-il confortablement à la "pureté"[5,Mt(6)] présumée de ses intentions [6, AV note 33], de crainte [7, APR note 20] que cette "pureté" fusse sévèrement écornée dans les fruits concrets ? « Que fais-tu, là, un tel ? » : quel est ton avis ? Es-tu de ces fils qui sont réellement libres ? Si oui, à ce titre, évites-tu d’être pour les gens une occasion de chute [>Mt(1)] ? Que fais-tu là si tu ne l’évites pas, si au contraire tu les encourages dans cette chute, si tu les accompagnes dans cette chute [

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vendredi, 12 août 2011 | Lien permanent | Commentaires (4)

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