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PROSTERNABLES ?
Fin de NO AILES ? au mercredi 11 janvier 2012 Fin au mardi 17 janvier 2012


« Il est vivant ! » - CD 43 : Prosternez-vous 3mn26
(extrait de « Adorez-le », Editions de l’Emmanuel)
(1) [Dimanche 8 janvier 2012 : épiphanie du Seigneur - Solennité {*}]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12. {*}{*}{*}
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile [*|*] et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui [58!]. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie [*]. Ils lui répondirent : «À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple.»
Alors Hérode convoqua les mages en secret [*] pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents [!][*|*|*|*|*|*|*|*]: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
N'avait-il pas de quoi être pris d’inquiétude -et tout Jérusalem avec lui !-, en apprenant cela ? Cela ? Pas moins que des mages venus d'Orient "venus se prosterner devant le roi des Juifs qui vient de naître". Enfin quoi, que faisaient ses "mages" à lui : tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël ? Ne savaient-ils donc pas en quel lieu devait naître le Messie ? Pourtant si, ils le savent : puisqu'à sa demande, ils se réfèrent à ce qui est écrit à son sujet par le prophète... autre "mage" de chez lui, antérieur à ceux qu'il a alors à sa disposition. C'est bien la peine d'être entouré de si fins connaisseurs de l’Écriture pour se voir ainsi "coiffé au poteau" par des étrangers, autant en ce qu'ils surgissent d'Orient qu'ils représentent des païens : censément moins connaisseurs -voire ignorants- de cette Écriture qui, de secret, ne devrait en avoir aucun pour les siens. L'ont-ils seulement lue, ces mages exotiques demandant où est le roi d'une nation à laquelle ils n'appartiennent même pas [1] ? Pour l'heure, la question est moins d'avoir lu que d'avoir vu ; c'est qu'à l'exotisme de leur lointaine origine, ils ajoutent celui de leur mode de connaissance : ils ont vu se lever une étoile ! Soit : et après ? Le ciel de Jérusalem serait-il si différent de celui de leur Orient ? Ne sait-on pas y lever les yeux, regarder autour de soi aussi bien que là-bas ? D'autant que si le prophète parle de Bethléem en Judée -"certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée"... mais pas le premier !-, il n'est pas avare de mots à propos de Jérusalem : n'est-ce pas sur celle-ci que se lève le Seigneur, sur elle que brille sa gloire, vers sa lumière que doivent marcher les nations[>Is] ? Lumière des nations... mais pas fichue de voir se lever une étoile dans le ciel ! Inquiétant... et un rien humiliant.
dimanche, 08 janvier 2012 | Lien permanent | Commentaires (4)
Mages et tueuses…
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12.
(Solennité de l'Épiphanie de Notre Seigneur)[1]
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
_____Les mages non plus ne connaissaient pas l’Agneau de Dieu [2]. Ils n’en connaissaient que son étoile qu’ils ont vu se lever : à ce seul signe épiphanique, venant d’Orient, ils ont entrepris un long voyage qui, pour l’époque, témoigne déjà d’une foi hors du commun pour des étrangers au peuple élu. Mais par leur regard vierge de tout préjugé (ou éprouvé per les préjugés des autres !), les étrangers ne se montrent-ils pas souvent des étoiles qui se lèvent pour les élus eux-mêmes ? [3][4][5][6] Éminents notables en leur pays, ils sont venus se prosterner devant un bébé ! À l’image d’un Syméon [7][8] ou d’une Anne [7][9], eux qui ne sont pas prophètes –d’autant qu’ils sont extérieurs au Temple- vont reconnaître dans cet enfant qui vient de naître le roi des Juifs en personne. À leur tour, ils pourront ainsi en témoigner, de retour dans leurs contrées respectives.
_____Sur place, pour ainsi dire : Bethléem étant peu éloignée de Jérusalem, ce même enfant est sinistrement méconnu des édiles du lieu. Le roi Hérode le Grand craint naturellement pour son pouvoir. Un roi des Juifs vient de naître ? Pour qu’on vienne de si loin afin de se prosterner devant lui, ce roi doit représenter une redoutable menace ! En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Tout roi qu’il est –premier à incarner la loi-, le comportement d’Hérode va dès lors se calquer non plus sur la loi, mais sur la peur. En tant que roi précisément, il diffuse immédiatement cette peur dans tout Jérusalem. Son pouvoir est d’ores et déjà réorienté en fonction de cette peur, qui le conduira notamment à commanditer le fameux massacre des Innocents. [10, note 8] Les chefs des prêtres et autres scribes d'Israël ne vont pas rassurer Hérode, bien au contraire. « …Car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » n’est pas une formule propre à soulager un chef existant, confondant bien entendu pouvoir temporel et spirituel. Dès que la peur est installée, on reconnaît d’emblée les attitudes qu’elle seule sait susciter : les mages sont convoqués en secret, secret qui est la marque de la honte d’un cœur fermé [11, note 11], se repliant sur lui-même par les soubresauts d’une conscience torturée, prise d'inquiétude. Au secret s’associe l’inévitable hypocrisie [12], porte du crime. « …Avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » : pas besoin d’être fin exégète pour deviner les intentions secrètes de cette "prosternation", manifestation avant l’heure d’une "communion" [13] de peu de joie…
_____Il n’existe qu’un antidote à la peur : c’est l'amour.[14, AV note 28] Ainsi les mages, eux, éprouvèrent une très grande joie à voir l'enfant avec Marie sa mère. L’amour, c’est aussi le don : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.[15] En dépit de leur foi exceptionnelle, ces mages n’ont cependant rien d’un mythe éthéré, manifestant leur pleine humanité par le contraste formé par leur… crédulité.[16, note 7] En effet, à l’aune de Joseph quelques mois auparavant [












































Philou

















