Rechercher : Bethléem

PROSTERNABLES ?

Fin de NO AILES ? au mercredi 11 janvier 2012                      Fin au mardi 17 janvier 2012

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société
podcast
« Il est vivant ! » - CD 43 : Prosternez-vous 3mn26
(extrait de « Adorez-le », Editions de l’Emmanuel)

2327630680.jpg

(1) [Dimanche 8 janvier 2012 : épiphanie du Seigneur - Solennité {*}]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12.
{
*}{*}{*} 
Jésus était né à
Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile [*|*] et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui [58!]. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie [*]. Ils lui répondirent : «À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple.»
Alors Hérode convoqua les mages en
secret [*] pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents  [!][*|*|*|*|*|*|*|*]
: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

              N'avait-il pas de quoi être pris d’inquiétude -et tout Jérusalem avec lui !-, en apprenant cela ? Cela ? Pas moins que des mages venus d'Orient "venus se prosterner devant le roi des Juifs qui vient de naître". Enfin quoi, que faisaient ses "mages" à lui : tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël ? Ne savaient-ils donc pas  en quel lieu devait naître le Messie ? Pourtant si, ils le savent : puisqu'à sa demande, ils se réfèrent à ce qui est écrit à son sujet par le prophète... autre "mage" de chez lui, antérieur à ceux qu'il a alors à sa disposition. C'est bien la peine d'être entouré de si fins connaisseurs de l’Écriture pour se voir ainsi "coiffé au poteau" par des étrangers, autant en ce qu'ils surgissent d'Orient qu'ils représentent des païens : censément moins connaisseurs -voire ignorants- de cette Écriture qui, de secret, ne devrait en avoir aucun pour les siens. L'ont-ils seulement lue, ces mages exotiques demandant où est le roi d'une nation à laquelle ils n'appartiennent même pas [1] ? Pour l'heure, la question est moins d'avoir lu que d'avoir vu ; c'est qu'à l'exotisme de leur lointaine origine, ils ajoutent celui de leur mode de connaissance : ils ont vu se lever une étoile ! Soit : et après ? Le ciel de Jérusalem serait-il si différent de celui de leur Orient ? Ne sait-on pas y lever les yeux, regarder autour de soi aussi bien que là-bas ? D'autant que si le prophète parle de Bethléem en Judée -"certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée"... mais pas le premier !-, il n'est pas avare de mots à propos de Jérusalem : n'est-ce pas sur celle-ci que se lève le Seigneur, sur elle que brille sa gloire, vers sa lumière que doivent marcher les nations[>Is] ? Lumière des nations... mais pas fichue de voir se lever une étoile dans le ciel ! Inquiétant... et un rien humiliant.

Lire la suite

dimanche, 08 janvier 2012 | Lien permanent | Commentaires (4)

Mages et tueuses…

rois.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12.
(Solennité de l'
Épiphanie de Notre Seigneur)[1]
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : «
À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

_____Les mages non plus ne connaissaient pas l’Agneau de Dieu [2]. Ils n’en connaissaient que son étoile qu’ils ont vu se lever : à ce seul signe épiphanique, venant d’Orient, ils ont entrepris un long voyage qui, pour l’époque, témoigne déjà d’une foi hors du commun pour des étrangers au peuple élu. Mais par leur regard vierge de tout préjugé (ou éprouvé per les préjugés des autres !), les étrangers ne se montrent-ils pas souvent des étoiles qui se lèvent pour les élus eux-mêmes ? [3][4][5][6] Éminents notables en leur pays, ils sont venus se prosterner devant un bébé ! À l’image d’un Syméon [7][8] ou d’une Anne [7][9], eux qui ne sont pas prophètes –d’autant qu’ils sont extérieurs au Temple- vont reconnaître dans cet enfant qui vient de naître le roi des Juifs en personne. À leur tour, ils pourront ainsi en témoigner, de retour dans leurs contrées respectives.
_____Sur place, pour ainsi dire : Bethléem étant peu éloignée de Jérusalem, ce même enfant est sinistrement méconnu des édiles du lieu. Le roi Hérode le Grand craint naturellement pour son pouvoir. Un roi des Juifs vient de naître ? Pour qu’on vienne de si loin afin de se prosterner devant lui, ce roi doit représenter une redoutable menace ! En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Tout roi qu’il est –premier à incarner la loi-, le comportement d’Hérode va dès lors se calquer non plus sur la loi, mais sur la peur. En tant que roi précisément, il diffuse immédiatement cette peur dans tout Jérusalem. Son pouvoir est d’ores et déjà réorienté en fonction de cette peur, qui le conduira notamment à commanditer le fameux massacre des Innocents. [10, note 8] Les chefs des prêtres et autres scribes d'Israël ne vont pas rassurer Hérode, bien au contraire. « …Car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » n’est pas une formule propre à soulager un chef existant, confondant bien entendu pouvoir temporel et spirituel. Dès que la peur est installée, on reconnaît d’emblée les attitudes qu’elle seule sait susciter : les mages sont convoqués en secret, secret qui est la marque de la honte d’un cœur fermé [11, note 11], se repliant sur lui-même par les soubresauts d’une conscience torturée, prise d'inquiétude. Au secret s’associe l’inévitable hypocrisie [12], porte du crime. « …Avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » : pas besoin d’être fin exégète pour deviner les intentions secrètes de cette "prosternation", manifestation avant l’heure d’une "communion" [13] de peu de joie

_____Il n’existe qu’un antidote à la peur : c’est l'amour.[14, AV note 28] Ainsi les mages, eux, éprouvèrent une très grande joie à voir l'enfant avec Marie sa mère. L’amour, c’est aussi le don : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.[15] En dépit de leur foi exceptionnelle, ces mages n’ont cependant rien d’un mythe éthéré, manifestant leur pleine humanité par le contraste formé par leur… crédulité.[16, note 7] En effet, à l’aune de Joseph quelques mois auparavant [

Lire la suite

dimanche, 04 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)

Seins innocents ?…

Montage trinidad2.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,13-18. (*)/(*)(*)
(Fête des Saints Innocents, martyrs) 
Après la visite des mages à Bethléem, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils.
Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur
[1]. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.

         Après la visite des mages à Bethléem relatée il y a peu de la plume de Jean [1], Matthieu, lui, s’attarde sur les acteurs ayant motivé la fameuse fuite en Égypte : ce qui, d’emblée, place Joseph et sa famille à l’abri des griffes de Hérode… et rétrospectivement, de celles de tout amateur de sensations fortes par contumace, à la sauce (piquante [2]) de la "psychose paranoïaque"©[3, notes 5,6] ! Passés par le fil de l’épée des sbires du roi de Judée, tous ces enfants de moins de deux ans -à Bethléem et dans toute la région- n’ont plus guère à se questionner sur quelque souffrance, réelle ou inventée de toutes pièces : pas même toutes leurs Rachel qui se seraient bien passées d’une réponse aussi douloureuse. À moins de deux ans, a-t-on seulement le loisir de se questionner sur quoi que ce soit ? Eux qui n’ont évidemment rien proclamé de la parole de Dieu, voici pourtant qu’ils sont fêtés comme saints… mais surtout comme martyrs, c’est-à-dire témoins [4, APR note 28] par le sang versé. À cette époque, qui proclamait la parole ? Les chefs des prêtres et les scribes d’Israël [5][6, APR note 17] : soit, ceux-là mêmes qui, par leur complicité passive [7, APR note 32] (que ne partageront pas les mages, puisqu’ils l’avaient trompé !…), auront fourni à Hérode le prétexte de son ire : ce n’est pas d’hier que l’on peut se dire en communion tout en marchant dans les ténèbres [8, notes 39,40]

         Ce à quoi il est aisé de répliquer que si tous ces malheureux enfants ont ainsi cruellement versé leur sang, personne ne leur a demandé leur avis ! Avis qu’ils auraient été bien en peine de fournir à un âge si tendre où prédomine l’affectif [9, notes 13 à 15]. Pourtant, s’ils ne sont plus, à leur manière ils sont, saints, innocents, martyrs… et prophètes ! Car ce cri et ces pleurs qui s’élèvent dans Rama se sont-ils jamais vraiment tus ? Cette plainte, n’est-elle pas si longue qu’elle se prolonge… jusqu’à nos jours ? Ce qu’on a fait taire en l’occurrence, c’est bien la voix de ces enfants : avant même qu’ils ne la développent dans un langage articulé, compréhensible de tous. Ce qu’on fait taire aujourd’hui, ce sont bien des voix qui -en dépit de ce qu’elles s’expriment dans un langage articulé, compréhensible de tous- sont arbitrairement décrétées incompréhensibles… sinon par l’"élite"© que nous subodorons. Grâce au VIOLent et furieux artifice des "troubles rendant impossible le consentement"©[10], la voix de n’importe quel

Lire la suite

mardi, 28 décembre 2010 | Lien permanent | Commentaires (5)

Bonne ânée, et très mauvaise ”sant锩 !

Montage bonne anée.jpg

 (*)[*][*]-[*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21. (*)(*)(*)/(*)(*)
(Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu)

Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.

Livre des Nombres 6,22-27. (*)
Le Seigneur dit à Moïse :
« Voici comment Aaron et ses descendants béniront les fils d'Israël :
'Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il se penche vers toi !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix !'
C'est ainsi que mon nom sera prononcé sur les fils d'Israël, et moi, je les bénirai. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,4-7. (*)/(*)(*)
Frères, lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d’une femme, il a été sous la domination de la Loi de Moïse pour racheter ceux qui étaient sous la domination de la Loi et pour faire de nous des fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l'appelant « Abba ! ». Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu.

Montage Joyeuses fetes.jpg

[*][*][*][*][*]

Lire la suite

samedi, 01 janvier 2011 | Lien permanent

Mais qui épie Fanny ?…

Montagepifanny.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12. (*)|(*)/(*)
(Solennité de l'Épiphanie du Seigneur)
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.


Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -2,1-12° (*)
Cap3+couronne.jpgPhilou [1] était né à Emlébeth [2] en Santée [3, note 12], (mais pas enchanté : déjà, il devait couver [4] quelque chose…) au temps du roi Érode [5] l’Insultant [6] (ne pas confondre avec un sultan : ceux qui arrivent en étaient-ils ? [7]…). Or, voici que des e-mages venus d'Épine-Aïe [8, APR note 12] arrivèrent à Jémalpartou [9] et demandèrent : « Où est le roi des Snifs [10, note 3] qui vient de naître ? Nous avons vu éteindre [11] son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant le "médecin"© qui l’a "vu"©[10, note 21]. » En apprenant cela, le roi Érode fut pris d'inquiétude pour la "santé"© du roi des Snifs, et tout Jémalpartou avec lui. Il réunit tous les chefs des trêtres [12] et tous les scribes de Raihël [13][14, AV note 41], pour leur demander en quel lieu devait naître Nessie [10, notes 8,9]. Ils lui répondirent : « À Emlébeth en Santée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Emlébeth en Santée, tu es certes le dernier parmi les chefs-lieux de Santée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger [15] de Raihël mon peuple. » Alors Érode fut convoqué en secret par de sages bien-portants pour lui faire préciser à quelle date il devait faire disparaître [10, APR note 71] l'étoile; puis il les envoya à Emlébeth, en leur disant : « Allez renseigner vos pareils [16][17] avec précision sur "l'enfant" [14, note 3]. Et quand vous l'aurez assez exaspéré [18], avertissez-le de sa "fatigue"©[19, note 27] pour qu’il vienne, lui aussi, se prosterner devant moi [20]. » Sur ces parlotes [21] du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue s’éteindre ne les suivait pas [10, notes 28,29] ; elle partit à l’opposé du lieu où se trouvait "l'enfant". Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande épouvante [22]. En sortant de la raison [23], ils virent "l'enfant" avec Sadik [24] sa fille ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant elle [25, APR note 27]. Ils fermèrent leurs cœurs [26], couvrirent leurs faux frais, en lui vendant [27] leurs présents : de l'ordonnance [28][29], de l'absent [30][31, APR note 18] et de la "violence"©[32] en mythe [33]. Et ensuite, avertis par un singe [34] de retourner chez Érode, ils expulsèrent [35] leur étoile vers un autre chemin [10, note 73].

Livre d'Isaïe 60,1-6. (*)
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur.

Livre d'Aïeaïeaïe 60,1-6. (*)
Couchée, Jémalpartou ! Dégage-toi de toute réponse [31, note 55] : elle est venue, ta "lumière"©[36, note 3], et la gloire du Docteur s'est abaissée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; et sur toi s’abaisse le Docteur, et sa gloire brille sur toi [37]. Les nations marcheront [38] vers ta "lumière"©, et les rois, vers la rareté de ton aurore [39, note 5]. Baisse les yeux, regarde-toi : tous, ils se ressemblent [17], ils dérivent ; tes fils viennent de moi [40], et tes filles sont portées sur les brancards [41]. Alors tu "verras"©[10, note 21], tu seras flamboyante [42], ton cœur fermera [26] et se dilapidera. Les trésors de l'au-delà amer afflueront vers toi [43, APR note 18] avec les richesses des putréfactions. Des foules de chameaux [44] chasseront [45] les expulsaires [46] de Madame et basta. Tous les gens de Çavapadutou [47, APR note 6] y viendront, apportant l'ordonnance et l'absent et proclamant les louanges du Docteur [48].

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 3,2-3.5-6. (*)/(*)(*)
Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.

Lettre de Phil’os à poutre malsain aux Daltoniens de la santé 3,2-3.5-6. (*)
Frères chiens, vous avez appris à quoi résiste la glace [14, notes 27 à 29] que le Docteur m’a donnée pour vous : par régression [49], il m'a fait connaître un demi-stère [50] de la crise, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce demi-stère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes dégénérés passés [51], comme il l'a régressé maintenant par l'esprit (et sans les mains [52, note 12]) à ses pâtres déguisés [53] et à ses "professionnels"©[54][55]. Ce demi-stère, c'est que les pas chiens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même protection [56] contre les chiens méchants [57][58], dans la crise de Philou, par l'annonce de l'écartement [10, note 73] du débile.

chien_mechant.jpg

____________________________

Une cockerinade par jour

Un invité murmure à sa voisine :
- Le champagne vous rend jolie.
- Mais, je n'en ai pas bu une seule coupe...
- Oui, mais moi j'en suis à ma dixième !

sowine_fairsharefountain%5B1%5D.jpg

Lire la suite

dimanche, 03 janvier 2010 | Lien permanent

Ainsi est secrétée la pensée voilée du malPolic…onsensuel (IV !).

Montage poule au pot2.jpg

[*][*]-[I][II][III]

 Sheila - Les Rois Mages .mp3 
  
Found at bee mp3 search engine

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12. (*)(*)
(Épiphanie du Seigneur - Solennité)[*]

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

            Quel brouhaha au fond de la salle : encore des spectateurs manifestant quelque accès de mauvaise humeur ! (Quoique l’hypothèse de lendemains de fêtes à la gueule de bois ne soit pas non plus à écarter d’emblée…) Mettons-nous à leur place (mais revenons bien vite ensuite aux premiers rangs). Ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes [1] : « la page de l’ancienne année est tournée ; parfait : avec cette page seront également tournées celles des notes de cette année : titres compris, ah mais ! Par conséquent, si nous avons bien volontiers pardonné à l’auteur ses incartades cédant à la facilité de titres répétitifs ne se distinguant l’un l’autre que par leur numérotation en chiffres romains, jamais deux sans trois, soit. Mais ce sera tout ! Au-delà, il n’est pas question de venir nous prosterner devant lui s’il nous offre au présent le même titre pour la quatrième fois ! Après tout, n’a-t-il pas lu l’Écriture [2] ? Les rois mages eux-mêmes étaient trois : pas quatre. De l'or, de l'encens et de la myrrhe, point. Ensuite, c’est écrit noir sur blanc : c’est un autre chemin qui est pris ! » Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, l’auteur leur dit présentement : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile [1] ? de dire au spectateur paralysé : 'La page est tournée', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton titre IV et marche' ? Eh bien ! Pour que vous sachiez ne pas sortir devant tout le monde avant la fin du film [3], disant : « Nous ne voyons jamais que du pareil  », levez les yeux… et regardez mieux [4] autour de vous. Alors vous verrez, vous serez radieux, votre cœur frémira et se dilatera… » [ NB : sans vouloir dévoiler les pensées secrètes de l’auteur, ne finira-t-il pas par prendre ces esprits rebelles pour des empotés ?…]

Livre d'Isaïe 60,1-6. (*)/(*)
podcast
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-3.5-6. (*)/(*)(*)(*)(*)
Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.

            Que l’Apôtre nous pardonne : mais sa révélation n’est pas exactement celle de l’année, l’inclusivité universelle du salut [5, note 51] étant associée, elle, à ce dont il a déjà été question dans l’une ou l’autre des lettres émaillant la présente messagerie virtuelle. Le mystère se déplacerait plutôt aujourd’hui en ce que les frères ont été d’une telle générosité à partager avec les païens le même héritage [6], le même corps et la même promesse… qu’il ne leur en reste plus pour eux-mêmes : tant est si bien qu’en regardant autour de soi, on ne sait plus vraiment qui est qui [7][8, APR note 122]Alors nous voyons, le cœur frémissant, les têtes qui se dilatent en tous sens : les uns en gagnent une [5, note 85], les autres perdent la leur [9][10][11][12]. Mystère de l’échange [13, note 1], sans doute…
            Mais revenons à nos moutons (sans faire mystère de laisser de côté le modèle bicéphale) : à savoir, nos spectateurs bougons venant d’exprimer leurs doléances royales depuis le fond de la salle. Sans même attendre la réponse de l’auteur, ces galopins lui en ajoutent une ! « Pour revenir à ses moutons, encore faut-il y être venus : or, vous avez joué à saute-mouton ! » Galopins peut-être, mais néanmoins perspicaces : il est vrai qu’il n’est pas nécessaire de revenir de très loin pour CONSTATER [14, note 11] que non seulement l’auteur prend des aises avec ses titres, mais voilà que ce chameau place les textes du jour dans sa note précédente [15]… et il s’arrête ! Heureusement qu’il y ajoute quelques images radieuses : sinon, comment éprouver une très grande joie ? D’où cette fine allusion de nos moutons au jeu du même nom : qui dit mouton dit berger… et qui dit berger dit que l’auteur n’a rien dit sur les bergers qui, pourtant, n’ont pas été en peine de glorifier et de louer Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur a été annoncé. Ce en quoi l’auteur leur répondra (aux moutons : pas aux bergers !) que lui aussi glorifie et loue Dieu pour… que les bergers eussent été des bergers. Car eu égard à tous ces événements, s’ils avaient été "juges aux affaires familiales"©[16][17][18][19][20], la face du monde en eût été changée. Les foules de chameaux et de dromadaires auraient pu rester tranquillement à Madiane et à Épha, tous les gens de Saba auraient pu se garder or et encens pour leurs vieux jours, etc. Il va de soi que ce "etc." fait connaître le mystère de "l’intérêt de la famille et de la protection des enfants"©[21: que dans le cadre de cet "intérêt"©, Super-Mignon aurait alors été livré au bon roi Hérode afin que, lui aussi, se prosterne devant lui afin de le "protéger"©[22] de plus près…

            Foin de digressions : nos moutons ne sont pas contents, et nous le font savoir. Qu’est-ce qui est le plus important [23] ? le titre de la note… ou la note sous le titre ? Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Nonobstant, ne les contristons point : une "dépression"©[24] est si vite arrivée dans ce monde dur [25, note 13/2] et cruel. Auront-ils seulement remarqué que l’image, elle, n’est pas la même ? À titre de rappel, elle s’y trouve néanmoins : mais ne passe-t-elle pas quasiment inaperçue, face à la triple royale lumière radieuse que génèrent les sujets principaux ? (Ce qui constitue d’ailleurs une belle performance en soi : car on ne saurait confondre un roi avec un sujet.) Certes, Bethléem n'est pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée… le tout premier en étant Jérusalem. Or, à 836258228.jpgJérusalem il y a un Temple. Dans ce Temple, il y a des gentils et des méchants : ce qui nous rappelle furieusement les chapitres I, II et III… et justifie conséquemment l’arrivée inopinée du IV. Objection, clame-t-on alors : ici, l’action ne se déroule nullement dans le Temple. Objection refusée : parmi les acteurs du jour figurent en bonne place les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël : personne ne se demande en quel lieu ils officient le plus habituellement. En revanche, et faute de continuer à jouer à saute-mouton, si nous jouions aux chaises musicales ? Pendant que les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël sont réunis autour du roi Hérode le Grand (accordons en effet que le palais royal se prête mieux à ce type de manifestation que le Temple…), en quel lieu se trouve un grand nombre de sbires du même Hérode le Grand ? La réponse est de nouveau dans les chapitres I, II et III. Enfin –cerise sur le gâteau-, le roi organise-t-il une conférence de presse lorsqu’à l’issue de cette réunion [26, AV note 23][27], il convoque des mages qui auront l’heur de ne pas verser dans la non comparance [28] ? Il apparaît avec précision qu’il les convoque en secret : sujet inépuisable –et non épuisé- dont il a déjà été parlé dans les chapitres I, II et III ; sans compter des notes passées, venant de plus loin [29, APR note 95]… ou de plus près dans le temps par rapport au scénario de ce jour [30, APR note 27][31][32, notes  101 à 103][33,11, APR note 72] ! Arrêtons-nous au-dessus de ces diverses raisons… avant que nos moutons n’éprouvent de trop grands frissons : une tremblante [34] est également si vite arrivée.
         Que le saute-mouton à l’encontre des bergers ne soit pas perçu pour une marque de mépris à l’encontre du "petit peuple" (et inversement, pour une marque de soutien indéfectible aux grands de ce monde, le feu des projecteurs se braquant maintenant sur le prestige de la royauté: au contraire, tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers ; eux-mêmes -ayant eu la grâce d’être les premiers avertis [35]-, ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur a été annoncé. En somme, ils ne cherchaient pas midi à quatorze heures : n’avaient pas besoin des précisions scripturaires des chefs des prêtres et de tous les scribes d'Israël pour savoir s’étonner où il y a lieu de s’étonner [36], et se réjouir là où il y a lieu de se réjouir. Ce en quoi tout Jérusalem aurait pu apprendre une leçon salutaire. Parce qu’à Jérusalem, on ne sait plus s’étonner et se réjouir. Mais à Jérusalem, pour ce qui est de se laisser prendre d’inquiétude [33,4], on ne craint personne !

         Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, c’est une certaine tradition orale et scripturaire qui associe la royauté à ces mages : ce ne sont pas les spectateurs (des premiers rangs ou du fond de la salle), le réalisateur d’un film tourné ultérieurement… ou l’éventuel commentateur, arrivant également beaucoup plus tard que tous ces événements. Sans doute est-ce en raison de leurs présents qu’ils sont ainsi associés à la royauté : hors la valeur hautement symbolique de l'or, de l'encens et de la myrrhe, ces différents contenus de leurs coffrets ne sont pas non plus à la portée de la bourse d’un modeste berger. Pour autant, leur cœur n’est pas assez dilaté dans le mauvais sens [34] !- pour les avoir frileusement repliés sur leurs richesses : loin d’en rester à une confortable dimension horizontale, ils ont su poser leurs regards au-dessus de leur condition –aussi enviable eusse-t-elle pu être-, voir se lever une étoile inhabituelle. De plus, venir d’Orient n’est pas une sinécure à cette époque : des chameaux sont probablement plus rapides que l’âne de Joseph… mais ils ne tiennent pas davantage la comparaison avec le 4X4 rutilant -toutes options- du quidam qui l’utilise afin d’aller acheter sa baguette à l’autre extrémité de sa rue [36, APR note 6]. Mages non magiciens [35](!), ce sont les astronomes de leur temps. Cette hauteur de vue ne les rend pas sujets… au vertige ; inversement, voilà qu’ils sont prêts à abaisser leurs regards

Lire la suite

dimanche, 02 janvier 2011 | Lien permanent | Commentaires (5)

Les bergers racontèrent ce qui leur avait été dénoncé par les mages : mais qui dénoncera le projectionniste ayant monté

MontageGiorgioneAdorationBergers.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21. (*)(*)/(*)
(Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu)
Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.

BERGERALLEMAND.jpg

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -2,16-21° (*)
(Solennité de Ceinturée Sadik, Fille du Docteur)
Quand angelotrompette.jpgles bergers [1] arrivèrent à Emlébeth [2], ils recouvrirent Sadik de leur caution morale, avec son nouveau-nez [3, note 5] couché dans une mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dénoncé au sujet d’un absent [4, APR note 18]. Et personne ne s'étonnait [5] de ce que racontaient les bergers : chacun son métier [6]. Sadik, cependant, retenait tous ces boniments et les enfermait dans son cœur [7]. D’autres bergers apparurent ; ils glorifiaient et louaient le Docteur pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, à l’opposé de ce qui leur avait été dénoncé. Il est vrai que ces bergers-là étaient allemands : sur un plan canin [8] s’entend. Quand fut arrivé le sixième jour [9, note 5], celui de la circonférence [10], un gamin [11] -assis sur la place et jouant de la flûte [12]- reçut le nom de Philou [13], un nom que l'ange [14] ne pouvait concevoir autrement.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,4-7. (*)
Frères, lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d’une femme, il a été sous la domination de la Loi de Moïse pour racheter ceux qui étaient sous la domination de la Loi et pour faire de nous des fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l'appelant « Abba ! » (*). Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Lettre de Phil’os à poutre malsain aux Glaglas 4,4-7. (*)|(*)queue.jpg
Frères chiens, lorsque l’étang fut envasé [15], le Docteur a tendu ses fils [16][17] ; il a fait naître l’unafemme [18], il l’a placée sous la domination de la loi de la mouise [19] pour acheter ceux qui étaient sous la domination de la Loi et pour faire de nous des fils à papa [20]. Et voici la preuve que vous êtes des fils à papa : envoyé par le Docteur, l'esprit à grandes oreilles [21] (mais à petite queue [22]) de son fils est dans nos cœurs, et il crie vers le faux père [23] en l'appelant « Abattez-moi ce monstre [24][25] ! ». Ainsi celui-ci est ton esclave, (mais si !), et comme esclave, il est pâte à modeler [26] par la glace [27][28][29] du Docteur : après décongélation, naturellement. Si tu es pressé [30, note 39], tu peux alors le plonger dans l’eau bouillante [31]

_____Et beaucoup, beaucoup plus tard,

Lire la suite

vendredi, 01 janvier 2010 | Lien permanent | Commentaires (4)

Un gars lit les Huns

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,40-53.
Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C'est vraiment lui, le grand Prophète ! » D'autres disaient : « C'est lui le Messie ! » Mais d'autres encore demandaient : « Est-ce que le Messie peut venir de Galilée ? L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David ! » C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet.

Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n'a parlé comme cet homme ! » Les pharisiens leur répliquèrent : «Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits !»
Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus ; il leur dit : « Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait ? » Ils lui répondirent : « Alors, toi aussi, tu es de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils rentrèrent chacun chez soi.
 
    Le Christ a prévenu : Il est venu apporter la division. Non pas tant celle de conflits dont l’apparente fatalité le dispute à la violence, mais celle de la remise en question de la multiplication des idées toute faites. Non seulement le Jésus de la foi ne saurait s’opposer au Jésus de la raison, mais encore Il fustige ceux qui s’appuient sur leur foi pour perdre la raison !
   Dans ce récit, le bien-pensant atteint sa cote d’alerte : sa pensée n’est plus seulement en glaciation prolongée mais inaugure une période de récession. Il ne sait même plus lire ! « L'Écriture dit pourtant que le Messie doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David ! » Que l’on sache, Jésus n’est pas né à Pékin : la Loi semble pourtant écrite en chinois…  C’est qu’il y a cette Loi d’un côté, et la Galilée de l’autre : « Est-ce que le Messie peut venir de Galilée ? » Le Galiléen n’a pas la cote d’amour sous les colonnes du Temple de Jérusalem : c’est un citoyen de seconde zone. Autrement dit, c’est un « mal-pensant ». Pas de chance pour les bien-pensants : parmi eux se trouve l’un de ces Galiléens censé se plier à ce schéma préconçu. Or, ce pli ne prend pas puisque c’est un bien-parlant : « Jamais un homme n'a parlé comme cet homme ! » Difficile de concilier le bien-parler avec le mal-penser…
 
    La caractéristique essentielle du bien-pensant est de s’approprier la vérité, quitte à prendre appui sur la Loi et rien que sur la Loi. Se voulant le défenseur de cette Loi, il se croit ainsi le défenseur de la vérité. Les plus grands défenseurs sont les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Prière de ne pas croire en-dehors des clous, de ceux qui « savent », sous peine de chuter dans la géhenne des mal-pensants : « Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Tout ce qui n’est pas de la bonne herbe de la Loi n’est qu’ivraie, et doit être éradiquée : cette herbe-là ne repousse plus après le passage des Huns du Temple.
    « Bénis » soient-ils, ces « experts » de la Loi et des prophètes qui nous présevent ainsi des mauvaises graines ! Mais qu’est-ce donc qu’un « prophète » pour le bien-pensant ? C’est celui dont on sait d’où il vient (et jamais aucun prophète ne surgit de Galilée !), où il va et ce qu’il dit, étant attendu que tout est écrit dans la Loi : il ne laisse pas s’égarer. Ce prophète-là n’est pas trop déconcertant ni trop dérangeant : il ressemble à s’y méprendre à un docteur de la Loi… mais de moins en moins à un prophète ! Parmi les pharisiens, Nicodème fait bien sûr exception : il a encore dans le cœur l’invitation de Jésus à « renaître dans la vie », ce qui implique une sérieuse remise en question. Il perçoit fort bien le défaut de la cuirasse de ses pairs : aussi ne s’oppose-t-il pas frontalement à eux et cherche-t-il à biaiser en prenant à son tour appui sur la Loi pour justifier Jésus quand eux s’en servent pour Le condamner. Mal lui en prend : en dépit de cette subtilité, le voilà promu « Galiléen » ! Qu’eût-ce été s’il avait mis la Loi de côté ?
    Écrite à dessein de pallier les inévitables faiblesses humaines, la Loi a pour fonction d’apporter la justice et de chercher à apaiser les tensions dans le souci de la plus grande harmonie possible. Ici, elle n’est plus un palliatif mais la caution des faiblesses humaines ! Se laissant assujettir par des interprétations contradictoires, elle rompt systématiquement les liens naturels en leur substituant des principes qui ne satisfont plus personne : chacun est contraint de rentrer chez soi, de se refermer sur lui-même et sur ses principes. En lieu et place de l’harmonie, on observe une atomisation croissante par la dispersion des éléments. Ce qui n’est pas moins que la mise en place d’une situation d’injustice initiée par ceux-là même qui sont censés être les garants de la justice.
 
    Aujourd’hui, les choses ont-elles tellement changé ? Alors, l’Évangile ne serait plus que pieuse littérature pour midinettes bigotes. Aujourd’hui, Jésus serait-Il mieux accueilli ? (Cette question en appelle uniquement à la raison : par la foi, nous savons qu’Il est avec nous jusqu’à la fin du monde, que la question ne se pose pas au conditionnel mais au présent… ou à l’absent) Peut-on soutenir que les chefs des prêtres et les pharisiens n’appartiennent qu’à une histoire révolue ? Ne se plaint-on pas ici où là des ravages de la « pensée unique » que d’aucuns stigmatisent ironiquement –non sans raison- par le quolibet de la pensée inique ? Que le principe de la laïcité dicte la Loi selon celles des hommes plutôt que de celle de Dieu change-t-il réellement le problème de fond ? Car il n’est de pouvoir humain qui ne vienne de Dieu : Il se plaît à passer par les instruments –aussi imparfaits soient-ils- que nous sommes. (N’est-ce pas ce que dira bientôt Jésus à Pilate ? « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en Haut. » (Jn 19, 11)) Quelle que soit son origine, la loi conserve la même vocation… et les mêmes tentations de détournements au profit de la caste de bien-pensants en place. Elle englobe d’ailleurs toute la sphère sociale, ne se confinant nullement aux couloirs du « Temple » : les « chefs des prêtres » et les « pharisiens » des temps nouveaux ne font-ils pas toujours le guet autour de leurs divers prés carrés ? Ne va-t-on pas jusqu’à retrouver des « docteurs de la Loi » jusque chez les « docteurs » tout court : ceux qui défendent des lois qui les autorisent à maudire ceux qui ne s’y conforment pas ? Maudire, c’est dire le mal en fonction de ce qui contrecarre ces lois. Ce qui n’augure en rien ni de l’existence réelle de ce mal ni de la légitimité de ce qu’il semble attaquer… et beaucoup de certaines inclinations arbitraires qui poussent chacun à rentrer chez soi dans un cycle infernal d’introspection nombriliste.

Lire la suite

samedi, 08 mars 2008 | Lien permanent

Sont-ce des enfants qui pleurent, ne voulant pas de leur console, car elle n’est plus à la page ?

MontagedetournAllianz.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,13-18.
(
Fête des Saints Innocents, martyrs)
Après la visite des mages à Bethléem, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils. Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -2,13-18° (*)
(Fête des Saints Bien-Portants, martyrisés par les "malades"©… à ne pas confondre avec l’inverse : la Fête des Rois Mages )
Avant la visite des mages [1] à EmléBeth [2, note 18], l'ange du Docteur [3] apparaît en singe [4] à Sadik [5] et lui dit : « Couche-toi ; prends tes enfants (sans leur père, surtout !), et fuis [6] en Pathomanie [7] afin de "t’y sentir en sécurité"©[8, AV note 26]. Reste là-bas tout au fond [9] jusqu'à ce que je t'avertisse, car Philode [10][11, APR note 9] va rechercher l'expulsaire [12] pour le faire sortir. » Sadik se leva ; forte de cet avis, elle prit ses enfants en laissant leur père, et se retira en Pathomanie, où elle est restée. On est sans nouvelles de Philode. Ainsi s'accomplit ce que le Docteur avait dit par le prophète : De Pathomanie, j'ai tendu mes fils [13]. Alors Philode, se fichant pas mal que les mages l'aient trompé, entra le 118 sur son portable. Il envoya "soigner"© tous les expulsés de moins de deux heures à EmléBeth et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par des magistrates outrées [14] sur plusieurs couches. Alors s'accomplit ce que le Docteur avait dit par le prophète Jér’émite [15] : Un rideau s'abaisse chez Bricorama®, des pleurs et une longue plainte : ce sont les enfants qui pleurent leur père et ne veulent pas qu'on les console [16, APR note 22], car ils ne sont pas dupes : voyant que tout le monde les trompe.

Première lettre de saint Jean 1,5-10.2,1-2.
(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)
Voici le message que Jésus Christ nous a fait entendre et que nous vous annonçons : Dieu est lumière, il n'y a pas de ténèbres en lui. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous n'agissons pas selon la vérité ; mais, si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout ce qui nous oppose à lui. Si nous disons que nous ne sommes pas pécheurs, nous faisons de lui un menteur et sa parole n'est pas en nous. Mes petits enfants, je vous écris pour que vous évitiez le péché. Mais, si l'un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste. Il est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier.

le_chat_internet-ea59b.gif

Dernière lettre recommandée avec accusé de réception du malsain Basket 1,5-10.2,1-2. (*)(*)
Voici le message que Philou [17] en crise nous a fait entendre et que nous vous annonçons : Le Docteur éteint la lumière [18, note 26], il n'y a pas de lumière en lui. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons à la lumière, nous sommes des menteurs, nous n'agissons pas selon la vérité "sanitaire"© ; mais, si nous marchons dans les ténèbres, comme il est lui-même dans les ténèbres, nous sommes en "communion"© les uns avec les autres bien-portants [19], et le sang de nos "malades"© nous purifie de tout péché. Si nous disons qu’ils n'ont pas de "maladie"©, nous nous égarons nous-mêmes et la vérité "sanitaire"© n'est pas en nous. Si nous reconnaissons nos "malades"©, lui qui est fidèle et psychiquement juste [20] nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout ceux [21][22] qui nous opposent à lui. Si nous disons que nous ne sommes pas pécheurs, nous faisons de lui un menteur [23] car sa parlote [24] est en nous. Mes sales gosses [25], je vous écris afin que vous évitiez tout "malade"© pour des raisons évidentes de risques liés à la contagion [26, APR note 63]. Mais, si l'un de nous vient à être contaminé, nous avons un défenseur [27] devant nos frères : Philou en crise, the Juste psychique. Il est le bourreau qui s’offre pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux de mon dentier [28].

_____Moyennant quoi, y a-t-il encore lieu de se formaliser de cette violente fureur de Hérode, envoyant ainsi tuer tous ces malheureux enfants de moins de deux ans ? Si leur martyre contraste singulièrement avec celui d’un Étienne [29], tant par leur pluralité que par l’absence obligée de prodiges et de signes éclatants, il n’en reste pas moins celui du combat des ténèbres contre la lumière n’attendant pas le nombre des années pour s’accomplir. Dès le berceau, Jésus Lui-même est déjà un signe de division [30] : uniquement pour ceux qui marchent dans les ténèbres, qu’ils disent ou non qu’ils sont en communion avec lui. Chez Jean, la "miséricorde à boîte automatique"©[31] a quelque souci à se faire : c’est que changer l’huile de cette boîte apparaît fort insuffisant pour nous purifier de tout ce qui nous oppose à lui, le pardon des péchés étant clairement subordonné et conditionné à la reconnaissance de ces péchés. Exit la projection [32, APR note 16], la recherche "innocente" de causalités externes [33] et autres séduisants mécanismes [34] si confortables pour dire –au moins par suggestion- que nous n’avons pas de péché. Et ces enfants de moins de deux ans, en avaient-ils ? Comment auraient-ils marché dans les ténèbres à un âge où c’est à peine si l’on marche tout court ? Surtout, n’y a-t-il pas un message qu’ils nous font encore entendre aujourd’hui, tant il demeure intemporel ?

_____Plus que jamais, l’innocent est celui qui trinque pour le coupable. Le militant pro-life le reconnaîtra invariablement dans les enfants qui ne sont plus avant de naître ; à l’autre bout de la chaîne, l’enfant est moins perceptible, se présentant sous les traits du vieillard que l’on gave de produits en surplus, émanant de certains "hôpitaux"©[35, APR note 47] : de tels produits permettent insidieusement d’accélérer le processus de libération des places dans certaines maisons de retraite. Plus loin de nous, on évoquera immanquablement les millions d’enfants victimes de la malnutrition [36], des guerres et de toutes sortes de catastrophes, naturelles ou non. Tous ont pour point commun d’être d’innocentes victimes qui peuvent, elles, invoquer à juste titre des causalités externes contre lesquelles elles sont incapables de se défendre : soit par nature, soit par violence. L’enfant de moins de deux ans, c’est celui qui ne parle pas, ou qui ne dit rien d’intéressant : c’est pourquoi il devient intéressant d’agir en sorte qu’à tout âge on puisse faire de tout gêneur l’équivalent d’un "enfant de moins de deux ans", idéale victime offerte pour nos péchés. Un cri s’élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : celle de ceux qui subissent le plus grand des désespoirs que l’être humain puisse supporter [37, note 29] n’est-elle qu’un songe ? Après une longue visite "médicale"© aux mages dans la région [38], il apparaît que la "communion les uns avec les autres" reste au moins fidèle à elle-même : étant celle de "bien-portants" qui ne feront pas éternellement marcher le monde entier à se faire passer pour d’innocents martyrs…

Montagemalade.jpg

Lire la suite

lundi, 28 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (5)

Arrive le premier jour, celui de l’incision.

masque-halloween.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21.
(Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu)

Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.

etonnement.jpg_____S’étonne-t-on encore assez de ce que racontent nos bergers d’Israël [1] ? Qu’est ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant ? À l’aune de Marie, insurpassable Mère du oui [2] inconditionnel et sans tergiversation [3, note 7], ces premiers héritiers par la grâce de Dieu sont-ils fils ou esclaves ? Sous la domination de quelle Loi sont-ils, quand ils ne représentent plus l’ultime frein au mal de la brebis bicéphale [4] se présentant à eux pour "communier"[5] ? La question n’est bien entendu pas de s’assurer que chacune dispose d’une sorte d’illusoire "certificat de bonne et immaculée conduite" : un tel brevet n’est précisément qu’à la portée de Marie. S’il devait se généraliser par force de Loi, plus personne ne pourrait602676906.jpg communier… avec ou sans guillemets ! Mais il existe un profond abîme [6] entre l’humble brebis consciente –et donc repentante [7]- de son péché-, et l’autre –faussement humble- se voyant précisément exemptée de ce péché puisqu’elle est benoîtement admise, sans que personne ne s’en offusque, à "communier" alors que ses actes publics ne laissent planer aucun doute sur les effets puissamment délétères de son péché. Celui-ci dévoile [8] pourtant au grand jour une attitude globale en grave contradiction avec la plus petite perspective de réelle communion. Ici, cela ne se limite nullement à ce qui se passe dans son cœur puisque cela rejaillit sur l’ensemble du corps social gravitant autour de cette brebis. Tout autour d’elle, Marie est le signe manifeste du choix de la vie, choix qui se diffuse dans une joie que nul ne peut ravir, en glorifiant et louant Dieu.

dyn005_original_230_351_pjpeg_2528066_0b49efc9d9ead4f62c2f0b1a7a026329.jpg

_____Le Fils est né d’une femme. Fêter Marie, c’est fêter dans la joie celle sur laquelle la création était suspendue : de sa part, c’était oui ou c’était non.[9] C’est fêter la Mère de toutes les mères. « Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui. » [10] Par Marie, le Verbe s’est fait chair, et rien de ce qui s’est fait ensuite ne s’est fait sans elle. Marie EST la Communion avec son Fils, non "fusionnelle" mais selon un exceptionnel paradigme : ce qui lui a été annoncé au sujet de cet enfant, qui n’a pu recevoir son nom de Jésus que parce que sa mère l’a d’abord reçu, Lui. C’est bien cette Communion hors du commun –et de l’entendement- qui fait de Marie non une "déesse" (!), mais la Mère de Dieu. À s’en tenir du reste aux seuls entendements humains, ne voit-on pas fleurir moult "divinités" [11, APR note 29][12] néés de la chair et du sang, de volontés charnelles, et de volontés d'hommes [10] plus volontiers témoins de multiples nons, autant de pieds-de-nez au oui marial ?

pied-de-nez.gif

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,4-7.
Mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme, il a été sous la domination de la loi de Moïse pour racheter ceux qui étaient sous la domination de la Loi et pour faire de nous des fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l'appelant « Abba ! ». Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu.

_____On ne saurait donc fêter la Mère sans fêter le Fils : s’il n’y a pas de Fils sans Mère, il n’y a pas non plus de Mère sans Fils. Entre les deux, il reste la femme. Fêter Marie, c’est aussi fêter dans la joie la Femme. Et si cette joie n’est pas au rendez-vous, le signe est flagrant que c’est alors la femme qui "fait sa fête" à l’homme ! On se souvient encore de la femme vaillante du Livre des Proverbes, prenant prophétiquement Marie pour modèle.[11, APR note 5/2] Quand ce modèle se retourne contre lui-même, il cède la place à la vipère vaillante, femme

Lire la suite

jeudi, 01 janvier 2009 | Lien permanent

Page : 1 2 3