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Quand on ne veut pas de cendre, on se fait descendre…

elle s’avère désastreuse à l’usage, générant des souffrances morales à divers degrés. Imaginons l’enfant qui s’ébouillante sur une casserole d’eau chaude ; s’il n’a pas été avisé du danger, le dol ne sera que physique : la souffrance morale concernera plus sûrement l’adulte négligeant qui ne l’a pas avisé du danger : à lui seul pourrait-on faire des reproches… et lui seul peut s’en faire. En signe de pénitence, cet adulte se convertira à une vigilance plus attentive et portera la responsabilité des soins et de la consolation à apporter à l’enfant ; celui-ci aura assimilé la leçon qui se sera inscrite dans sa mémoire affective [6, p.10] et évitera ensuite la proximité des fourneaux en se convertissant à une saine prudence. Imaginons à présent le même enfant, un peu plus tard et dans des circonstances similaires. Cette fois, l’adulte a multiplié les avertissements, mais l’enfant passe outre : dans ce cas, il ne s’était pas converti à une saine prudence, n’ayant pas tenu compte du signe de la pénitence douloureuse. Il s’ébouillante à nouveau. Le dol physique est rigoureusement identique, mais s’y ajoute la souffrance morale d’une double culpabilité : celle du déni à l’autorité légitime et celle de l’oblitération d’une expérience passée pourtant blessante. Cette fois, la souffrance morale ne concerne pas l’adulte : en revanche se retrouve-t-il dans une position qui l’autorise à faire des reproches à autrui, quand il ne pouvait les faire qu’à lui-même dans le contexte précédent.mardi, 15 juillet 2008 | Lien permanent
Quel est celui qui, sans rien y connaître, ajoute des larmes sur la figure du docteur providentiel ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16. (*)(*)(*)/(*)
(Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, vierge, Carmélite, docteur de l'Église († 1897) - Mémoire)
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement [*]. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette [*] ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
Ce passage de l’Évangile ne le précise pas toujours, allant directement porter l’attention sur les paroles elles-mêmes : mais c’est bien en parlant aux soixante-douze disciples, avant de les envoyer deux par deux [1], que Jésus –moins maudissant que Lui-même maudit [2]- déplorait tant de malheurs [3] sur Corazine [4] et Bethsaïde. C’est dire que ces envoyés comme des agneaux au milieu des loups doivent moins s’attendre à une promenade de santé que se préparer à un combat duquel Celui qu’ils écoutent ne s’est pas dérobé : Dieu merci [5, APR note 40], on n’a pas attendu d’interroger ce trop peu de chose qu’est une certaine "médecine"© moderne pour être instruits de ce que les témoins sachent en définitive renoncer aux illusions du monde [5, AV note 42/2].
À ce sujet, mention spéciale à Capharnaüm. Car, si la relation des miracles qui ont eu lieu à Corazine et à Bethsaïde ne sont guère parvenus jusqu’à nous, ne compte-t-on pas un bon nombre de signes, dont Capharnaüm fut le théâtre, signes que nous pouvons reconnaître au fil des jours dans l’Évangile ? On peut même savoir que la plupart de ces signes asseyaient moins la pénitence chez des "agneaux de synagogue" -préfigurant nos "piliers d’Église" [6]- qu’ils apportaient la lumière en chassant l’obscurité au milieu de gens que leurs contemporains auraient plus volontiers assignés aux postes de "loups" : en effet, comment demeurer dans l’obscurité à la vue d’un possédé libéré de son esprit démoniaque [7], d’un centurion de l’armée romaine -ayant suffisamment sollicité l’entremise de quelques notables juifs [8] pour que l’on connaisse chez eux son "vêtement de deuil"-, ou encore en s’étant assis à la table d’un illustre publicain local soldant spectaculairement tout compte de collecte d’impôts [9] ? Et tout ceci n’a pas même exploré l’immensité des guérisons effectuées chez Simon, à commencer par celle de sa belle-mère [10](sans présumer chez elle du rapport entre forte fièvre et esprit mauvais…). Précisément, Capharnaüm –qui, en son temps, avait pourtant accueilli Jésus alors qu’Il venait d’être rejeté de chez les siens de Nazareth [11]- n’est-elle pas malheureuse en ce qu’elle préfigurait la Rome d’Église en abritant la maison de Pierre ? Capharnaüm, néanmoins descendue jusqu'au séjour des morts pour avoir défiguré [12] la Providence alors qu’elle était la cité névralgique, carrefour des païens [13][14] et comme une base stratégique de lancement aux quatre coins [15] du monde !…
Livre de Job 38,1-3.12-21.40,3-5. (*)/(*)
Du milieu de la tempête, le Seigneur dit à Job :
« Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ? Prépare-toi au combat, comme un brave. Je vais t'interroger, et tu m'instruiras. As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l'aurore, pour qu'elle saisisse la terre aux quatre coins et en fasse tomber les méchants d'une secousse ? Elle donne à la terre sa teinte vermeille, elle la colore comme un vêtement ; elle enlève leur lumière aux méchants et brise leur bras qui se levait. Es-tu parvenu jusqu'aux sources de la mer, as-tu exploré le fond de l'abîme ? As-tu découvert les portes de la Mort, l'entrée du pays de l'ombre ? As-tu idée de l'immensité de la terre ? Dis-le donc, si tu sais tout cela ! De quel côté habite la lumière, quelle est la demeure de l'obscurité ? Peux-tu cerner son domaine, reconnaître les sentiers de sa maison ? Tu peux le savoir, car tu étais déjà né, toi qui comptes un si grand nombre de jours ! »
Job répondit alors au Seigneur :
« Je suis trop peu de chose, que puis-je te répondre ? Je mets la main sur ma bouche. J'ai parlé une fois, je ne dirai plus rien ; j'ai parlé deux fois, je n'ai plus rien à ajouter. »
______Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? […] Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre, et nous trouvons avec effort ce qui est à portée de la main ; qui donc a découvert ce qui est dans les cieux ? [16, APR note 17] N’est-ce pas dans cet esprit de la Sagesse que le Seigneur interpelle ainsi Job, au milieu de sa tempête ? Que peut-il répondre en effet, à cette avalanche d’interrogations le débordant en tous sens, lui, qui en dépit du si grand nombre de jours dont il est gratifié, se sait trop peu de chose : en sait juste assez pour savoir… qu’il n’en sait rien ?[17, APR note 48]
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Il n’a plus rien à ajouter : donc, tout à écouter. Ce en quoi son malheur ne saurait s’identifier à celui de Corazine, Bethsaïde ou Capharnaüm : car Job n’a démérité ni dans sa foi ni dans ses actes. En amont, ce malheur qui l’accable n’est donc en rien assimilable à quelque inéluctable récolte de fruits mauvais [18] : voilà bien précisément quelque chose que nous avons peine à nous représenter sur terre autrement que sous l’angle d’une funeste injustice. En aval, Job n’a pas davantage démérité : à rebours des trois villes que nomme Jésus, il y a longtemps qu’il a "pris le vêtement de deuil, et s’est assis dans la cendre en signe de pénitence", lui qui n’avait pas tant qu’elles à se reprocher ! Certes, comme tout un chacun, un corps périssable appesantit son âme, et cette enveloppe d'argile alourdit son esprit aux mille pensées [16, AV note 18]. Mille pensées ? Le Seigneur le prend alors au mot : « Je vais t'interroger, et tu m'instruiras. » L’ironie du propos n’échappe pas au vieil homme : un peu comme si le père de famille proposait à son enfant de trois ans de prendre le volant de sa voiture, l’enfant s’en reconnaissant instantanément incapable… se reconnaissant enfant. Comme Job -lui qui compte un si grand nombre de jours !- se reconnaît comme un enfant face à l’immensité de tout ce que lui énonce le Seigneur. Comme, bien sûr, se reconnaissait la petite Thérèse [17] –délibérément vouée à Jésus Enfant- dans un corps si périssable que cette enveloppe d'argile fut si peu exempte de malheurs qu’ils en ont considérablement réduit le nombre de jours sur terre, à proportion de ce qu’ils en auront fait croître l’esprit d’enfance : de filiation.
______Ainsi, en parlant aux soixante-douze disciples, leur plaçant sous les yeux le rejet de Corazine, Bethsaïde et –plus douloureusement s’il en est possible- Capharnaüm, Jésus leur rappelle non seulement que dire aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous' [1] n’est en rien une parole magique [18], -les rendant comme invincibles ou leur garantissant d’être accueillis à bras ouverts !-, mais qu’eux-mêmes sont trop peu de chose à eux seuls… fussent-ils deux par deux. Il ne sont pas comme des "électrons libres" proclamant le règne d’un Dieu évanescent et inaccessible –au risque d’en défigurer la Providence- puisque envoyés par Lui, celui qui les écoute L'écoute. Lui-même étant relié à Celui qui L’a envoyé dans un lien de filiation duquel Il n’a rien à retrancher, le règne de Dieu est tout proche… à la mesure de ce qu’aucun n’en brise la filiation en rejetant l’un des maillons de la chaîne. Le verdict est à cet égard sans appel : « celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. » Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ? Ce peut être celui qui va agir comme s’il avait, une seule fois dans sa vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l'aurore, comme s’il était parvenu jusqu'aux sources de
la mer, avait exploré le fond de l'abîme, cerné son domaine, reconnu les sentiers de sa maison, etc. : c’est-à-dire celui qui va rejeter l’un ou l’autre des maillons de la chaîne (notamment par une perception tronquée ne sa
chant plus saisir ce maillon autrement que sous le prisme du maillon faible) en prétendant, soit :
- pouvoir accéder directement (ou avec le minimum d’intermédiaires) à Celui qui L’a envoyé
- rejeter directement Celui qui L’a envoyé : au moins celui-là n’aura-t-il plus rien à ajouter ! De l’huile dans l’eau [19][20][21], par exemple… ou du sucre [22] dans le réservoir [23].
vendredi, 01 octobre 2010 | Lien permanent
De Capharnaüm au cafard dans l’homme
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samedi, 28 juin 2008 | Lien permanent
Tel est le lapin qui descend du ciel : il n'est pas (mais alors pas du tout !) comme celui que vos pères vous ont enseig
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,52-59. (*)(*)(*)(X)(*)
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.
« Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » : tant qu’ils en discutent entre eux, comment les Juifs pourraient-ils percevoir un tel enseignement autrement que dans ce sens immédiat –un rien anthropophagique- que leur suggèrent les pesanteurs de la chair ? Pourtant, ce que Jésus leur dit là ne l’a pas été au hasard de Ses pérégrinations puisque délibérément –et chronologiquement- dans la continuité de la multiplication des pains [1] : évidente préfiguration pour qui nourrit assez de familiarité avec maints passages de l'Écriture sans que Philippe ne survienne à ses côtés [2, APR note 29] pour lui expliquer plus en détail ! Ce qui, à la décharge des Juifs d’alors, est naturellement moins évident pour eux : d’autant qu’il leur faut compter avec l’influence [3] des sadducéens [4] auprès desquels la résurrection du dernier jour demeure, comme on le sait, une pierre d’achoppement. Néanmoins, tous ont en commun d’avoir entendu cet enseignement, de nouveau à la synagogue de Capharnaüm : lieu à l’intérieur duquel on entre moins que jamais sous la force des baïonnettes [5, APR note 40]. Ce qui veut dire que s’ils bénéficient de moins de recul que les générations suivantes, ils n’ont pas à rougir de leur propre familiarité avec maints passages de l'Écriture. On le sait également : on peut être familier de l'Écriture -jusqu’à l’être de Celui qui l’accomplit par sa chair et par son sang- sans nécessairement demeurer en Lui, et Lui en soi. Depuis le retournement malheureux d’un Judas [6], en passant par des disciples sur lesquels l’affirmation de la résurrection ne relèvera guère d’une reconnaissance spontanée [7][8][9], les exemples ne manquent pas, rappelant invariablement aux adeptes de la Voie de Jésus que non seulement la connaissance de l'Écriture à la lettre [10, APR note 3] n’en rend pas superflue la connaissance en vérité [11, APR note 18] : soit dans l’esprit et dans le cœur [12][9]
vendredi, 13 mai 2011 | Lien permanent | Commentaires (2)
Si Sara rit à rat qui rit, l’ara rit et la vache aussi ; là, il y aura des rires et des princes charmants dehors.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,5-17. {*}(*){*}{*}(*) [Samedi 25 juin 2011]
(Lc)(Lc)[3] Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le
supplia : « Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé [*|*], et il souffre terriblement. [15!] » Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va [17?], à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume [*] seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents [*](*)(*). »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi [*], que tout se passe pour toi selon ta foi. [*] » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
(Lc)(Mc)(Mc)(Lc)(Mc)(Lc)(Mc) Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup (*)(*)(*)(*)(*)(






















































« Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? »