Rechercher : Capharnaüm

Quand on ne veut pas de cendre, on se fait descendre…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui. En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »
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 _____Jésus se mit à faire des reproches aux villes […] qui ne s'étaient pas converties : est-ce là blanc-seing au viol collectif des consciences personnelles, les poussant à une conversion obligatoire sous peine d’être au mieux malheureuses, au pire traitées plus sévèrement que Tyr et Sidon –voire Sodome et Gomorrhe [1]-, au jour du Jugement ? C’est comme si la loi de l’amour [2] déclarait tout à coup que le bonheur ne pouvait se trouver que dans l’amour de la loi d’une foi sociologique ! On n’est pas loin de la "dhimmitude" du malheureux qui ne consentirait pas à se convertir à cette loi… « Malheureuse es-tu ! » non parce que tu es maudite [3, p.5], mais parce qu’ayant en mains et sous les yeux des signes [4] en surabondance, tu prononces ta propre condamnation en les ayant négligés au profit de tes lois humaines.
_____À cela s’ajoute une attitude qui tourne le dos à celle du fils prodigue [5] : le déni de l’expérience, particulièrement quand stoveguard.jpgelle s’avère désastreuse à l’usage, générant des souffrances morales à divers degrés. Imaginons l’enfant qui s’ébouillante sur une casserole d’eau chaude ; s’il n’a pas été avisé du danger, le dol ne sera que physique : la souffrance morale concernera plus sûrement l’adulte négligeant qui ne l’a pas avisé du danger : à lui seul pourrait-on faire des reproches… et lui seul peut s’en faire. En signe de pénitence, cet adulte se convertira à une vigilance plus attentive et portera la responsabilité des soins et de la consolation à apporter à l’enfant ; celui-ci aura assimilé la leçon qui se sera inscrite dans sa mémoire affective [6, p.10] et évitera ensuite la proximité des fourneaux en se convertissant à une saine prudence. Imaginons à présent le même enfant, un peu plus tard et dans des circonstances similaires. Cette fois, l’adulte a multiplié les avertissements, mais l’enfant passe outre : dans ce cas, il ne s’était pas converti à une saine prudence, n’ayant pas tenu compte du signe de la pénitence douloureuse. Il s’ébouillante à nouveau. Le dol physique est rigoureusement identique, mais s’y ajoute la souffrance morale d’une double culpabilité : celle du déni à l’autorité légitime et celle de l’oblitération d’une expérience passée pourtant blessante. Cette fois, la souffrance morale ne concerne pas l’adulte : en revanche se retrouve-t-il dans une position qui l’autorise à faire des reproches à autrui, quand il ne pouvait les faire qu’à lui-même dans le contexte précédent.
_____Remarquons qu’il y a une différence de degré analogue entre une casserole d’eau bouillante et une autre d’eau froide, qu’entre l’accusation… et le reproche.[7] S’ils convergent dans une incidence morale commune, la première enferme le sujet dans sa culpabilité quand le second l’ouvre à en prendre le vêtement de deuil et la cendre, c’est-à-dire à la consumer dans une rédemption réparatrice. Si Jésus se met à faire des reproches, jamais n’accuse-t-Il : car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. [8] Sauver implique plus que jamais une restauration intégrale de la dignité humaine [9], incomparablement plus libératrice qu’aliénante.
_____Pourtant, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que Capharnaüm, au jour du Jugement. Pourquoi ? Le mal régnait-il moins à Sodome qu’à Capharnaüm ? Ce n’est guère ce que laisse entendre la sagesse populaire ! La première évoque encore la dépravation morale quand la seconde continue de symboliser un certain désordre [10]… Or, si les miracles qui ont eu lieu chez Capharnaüm avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui. C’est dire qu’en dépit des apparences –sur lesquelles se fondent la plupart du jugement des hommes [11]- Sodome est moins malheureuse que Capharnaüm. En effet, la loi de l’amour y était moins accomplie [2] qu’à Capharnaüm : la ville de l’ancienne Alliance est comme l’enfant qui s’est ébouillanté en étant moins averti du péril qu’il courait, que celui de la nouvelle Alliance, croulant sous les puissants avertisseurs que sont les miracles. En ce sens, Sodome est moins malheureuse que Capharnaüm parce que son mal n’était pas ancré assez profondément pour être aveugle à des signes qui l’inclinent à la pénitence. Quand on est hermétique à cette dernière en amont, elle finit par s’imposer en aval. C’est un malheur plus grand encore que celui qu’on a cru éviter en refusant de prendre sa croix [12] : la ruine de<

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mardi, 15 juillet 2008 | Lien permanent

Quel est celui qui, sans rien y connaître, ajoute des larmes sur la figure du docteur providentiel ?

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16. (*)(*)(*)/(*)
(Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, vierge, Carmélite, docteur de l'Église († 1897) - Mémoire)

En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : « Malheureuse es-tu,  Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement [*]. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette [*] ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »

Ce passage de l’Évangile ne le précise pas toujours, allant directement porter l’attention sur les paroles elles-mêmes : mais c’est bien en parlant aux soixante-douze disciples, avant de les envoyer deux par deux [1], que Jésus –moins maudissant que Lui-même maudit [2]- déplorait tant de malheurs [3] sur Corazine [4] et Bethsaïde. C’est dire que ces envoyés comme des agneaux au milieu des loups doivent moins s’attendre à une promenade de santé que se préparer à un combat duquel Celui qu’ils écoutent ne s’est pas dérobé : Dieu merci [5, APR note 40], on n’a pas attendu d’interroger ce trop peu de chose qu’est une certaine "médecine"© moderne pour être instruits de ce que les témoins sachent en définitive renoncer aux illusions du monde [5, AV note 42/2].

À ce sujet, mention spéciale à Capharnaüm. Car, si la relation des miracles qui ont eu lieu à Corazine et à Bethsaïde ne sont guère parvenus jusqu’à nous, ne compte-t-on pas un bon nombre de signes, dont Capharnaüm fut le théâtre, signes que nous pouvons reconnaître au fil des jours dans l’Évangile ? On peut même savoir que la plupart de ces signes asseyaient moins la pénitence chez des "agneaux de synagogue" -préfigurant nos "piliers d’Église" [6]- qu’ils apportaient la lumière en chassant l’obscurité au milieu de gens que leurs contemporains auraient plus volontiers assignés aux postes de "loups" : en effet, comment demeurer dans l’obscurité à la vue d’un possédé libéré de son esprit démoniaque [7], d’un centurion de l’armée romaine -ayant suffisamment sollicité l’entremise de quelques notables juifs [8] pour que l’on connaisse chez eux son "vêtement de deuil"-, ou encore en s’étant assis à la table d’un illustre publicain local soldant spectaculairement tout compte de collecte d’impôts [9] ? Et tout ceci n’a pas même exploré l’immensité des guérisons effectuées chez Simon, à commencer par celle de sa belle-mère [10](sans présumer chez elle du rapport entre forte fièvre et esprit mauvais…). Précisément, Capharnaüm –qui, en son temps, avait pourtant accueilli Jésus alors qu’Il venait d’être rejeté de chez les siens de Nazareth [11]- n’est-elle pas malheureuse en ce qu’elle préfigurait la Rome d’Église en abritant la maison de Pierre ? Capharnaüm, néanmoins descendue jusqu'au séjour des morts pour avoir défiguré [12] la Providence alors qu’elle était la cité névralgique, carrefour des païens [13][14] et comme une base stratégique de lancement aux quatre coins [15] du monde !…

Livre de Job 38,1-3.12-21.40,3-5. (*)/(*)
Du milieu de la tempête, le Seigneur dit à Job :
 
« Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ?
 Prépare-toi au combat, comme un brave. Je vais t'interroger, et tu m'instruiras. As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l'aurore, pour qu'elle saisisse la terre aux quatre coins et en fasse tomber les méchants d'une secousse ? Elle donne à la terre sa teinte vermeille, elle la colore comme un vêtement ; elle enlève leur lumière aux méchants et brise leur bras qui se levait. Es-tu parvenu jusqu'aux sources de la mer, as-tu exploré le fond de l'abîme ? As-tu découvert les portes de la Mort, l'entrée du pays de l'ombre ? As-tu idée de l'immensité de la terre ? Dis-le donc, si tu sais tout cela ! De quel côté habite la lumière, quelle est la demeure de l'obscurité ? Peux-tu cerner son domaine, reconnaître les sentiers de sa maison ? Tu peux le savoir, car tu étais déjà né, toi qui comptes un si grand nombre de jours ! » 
Job répondit alors au Seigneur :
  
« Je suis trop peu de chose, que puis-je te répondre ? Je mets la main sur ma bouche.
 
J'ai parlé une fois, je ne dirai plus rien ; j'ai parlé deux fois, je n'ai plus rien à ajouter. »

______Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? […] Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre, et nous trouvons avec effort ce qui est à portée de la main ; qui donc a découvert ce qui est dans les cieux ? [16, APR note 17] N’est-ce pas dans cet esprit de la Sagesse que le Seigneur interpelle ainsi Job, au milieu de sa tempête ? Que peut-il répondre en effet, à cette avalanche d’interrogations le débordant en tous sens, lui, qui en dépit du si grand nombre de jours dont il est gratifié, se sait trop peu de chose : en sait juste assez pour savoir… qu’il n’en sait rien ?[17, APR note 48]

  Jean Gabin - Maintenant Je Sais .mp3 
  
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Il n’a plus rien à ajouter : donc, tout à écouter. Ce en quoi son malheur ne saurait s’identifier à celui de Corazine, Bethsaïde ou Capharnaüm : car Job n’a démérité ni dans sa foi ni dans ses actes. En amont, ce malheur qui l’accable n’est donc en rien assimilable à quelque inéluctable récolte de fruits mauvais [18: voilà bien précisément quelque chose que nous avons peine à nous représenter sur terre autrement que sous l’angle d’une funeste injustice. En aval, Job n’a pas davantage démérité : à rebours des trois villes que nomme Jésus, il y a longtemps qu’il a "pris le vêtement de deuil, et s’est assis dans la cendre en signe de pénitence", lui qui n’avait pas tant qu’elles à se reprocher ! Certes, comme tout un chacun, un corps périssable appesantit son âme, et cette enveloppe d'argile alourdit son esprit aux mille pensées [16, AV note 18]. Mille pensées ? Le Seigneur le prend alors au mot : « Je vais t'interroger, et tu m'instruiras. » L’ironie du propos n’échappe pas au vieil homme : un peu comme si le père de famille proposait à son enfant de trois ans de prendre le volant de sa voiture, l’enfant s’en reconnaissant instantanément incapable… se reconnaissant enfant. Comme Job -lui qui compte un si grand nombre de jours !- se reconnaît comme un enfant face à l’immensité de tout ce que lui énonce le Seigneur. Comme, bien sûr, se reconnaissait la petite Thérèse [17] –délibérément vouée à Jésus Enfant- dans un corps si périssable que cette enveloppe d'argile fut si peu exempte de malheurs qu’ils en ont considérablement réduit le nombre de jours sur terre, à proportion de ce qu’ils en auront fait croître l’esprit d’enfance : de filiation.

______Ainsi, en parlant aux soixante-douze disciples, leur plaçant sous les yeux le rejet de Corazine, Bethsaïde et –plus douloureusement s’il en est possible- Capharnaüm, Jésus leur rappelle non seulement que dire aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous' [1] n’est en rien une parole magique [18], -les rendant comme invincibles ou leur garantissant d’être accueillis à bras ouverts !-, mais qu’eux-mêmes sont trop peu de chose à eux seuls… fussent-ils deux par deux. Il ne sont pas comme des "électrons libres" proclamant le règne d’un Dieu évanescent et inaccessible –au risque d’en défigurer la Providence- puisque envoyés par Lui, celui qui les écoute L'écoute. Lui-même étant relié à Celui qui L’a envoyé dans un lien de filiation duquel Il n’a rien à retrancher, le règne de Dieu est tout proche… à la mesure de ce qu’aucun n’en brise la filiation en rejetant l’un des maillons de la chaîne. Le verdict est à cet égard sans appel : « celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. » Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ? Ce peut être celui qui va agir comme s’il avait, une seule fois dans sa vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l'aurore, comme s’il était parvenu jusqu'aux sources de image006.gifla mer, avait exploré le fond de l'abîme, cerné son domaine, reconnu les sentiers de sa maison, etc. : c’est-à-dire celui qui va rejeter l’un ou l’autre des maillons de la chaîne (notamment par une perception tronquée ne sa1187420748.jpgchant plus saisir ce maillon autrement que sous le prisme du maillon faible) en prétendant, soit :
- pouvoir accéder directement (ou avec le minimum d’intermédiaires) à Celui qui L’a envoyé
-
rejeter directement Celui qui L’a envoyé : au moins celui-là n’aura-t-il plus rien à ajouter ! De l’huile dans l’eau [19][20][21], par exemple
… ou du sucre [22] dans le réservoir [23].

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vendredi, 01 octobre 2010 | Lien permanent

De Capharnaüm au cafard dans l’homme

Adrienne Pauly - Méchant Cafard .mp3
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,5-17.
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même. Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

_____Retour à Capharnaüm avec Matthieu… avant Matthieu, dans le sens de l’entrée : celui-ci ne le suivit qu’à la sortie. [1] Son image de collecteur d’impôts au service de l’occupant n’était guère brillante auprès de ses contemporains, mais il y avait pire que lui : l’occupant lui-même ! Avec un minimum de bonne volonté, on pourrait accorder le bénéfice du doute à celui-ci en lui prêtant le rôle de subalterne discipliné [2] et obéissant à sa hiérarchie. (Un peu –toutes proportions gardées- comme le dévot du dimanche boucher en semaine [3]…) En somme, notre occupant est soumis à une autorité que la discipline militaire lui enjoint de respecter en tous points. Ce qui est le cas de l’homme qui vint à Jésus… à ceci près que lui aussi détient une autorité d’occupant ! Un centurion de l'armée romaine, c’est le pire de tous pour l’occupé. Parce que sur le terrain, il représente le gratin de l’autorité occupante : l’exécutant final est sous ses ordres directs. Il dit à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à son esclave : 'Fais ceci', et il le fait. Le centurion, lui, est soumis à une autorité plus éloignée : à Jérusalem, voire à Rome. À Capharnaüm, il est le maître. Le contraste n’en est que plus saisissant dans l’attitude qu’il adopte : celle d’un suppliant ! Ce n’est pas tout : l’un des siens est au lit, chez lui, paralysé, et il souffre terriblement.On s’attend pour le moins à la supplication d’un digne père à propos de son propre fils malade. Or, ce n’est pas un fils mais un serviteur ! Ce n’est encore pas tout : quand Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir », il décline la proposition en invoquant son manque de dignité : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » Alors, à quoi bon être venu à Jésus et le supplier ? Parce qu’il va manifester une foi qui dépasse non seulement les apparences (y comprises les siennes en tant que centurion ayant autorité…) mais celle des héritiers du Royaume eux-mêmes ! Il est rarissime dans l’Évangile que soit porté à notre connaissance un élan d’admiration [4, p.3,4,5] de la part de Jésus : Il est venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs.[1] Il va donc en priorité vers ces derniers qui, par définition, sont fort peu susceptibles de susciter quelque admiration !…
_____Cette foi du centurion qui dépasse les apparences, elle dépasse aussi celle du lépreux d’hier [5] ! En effet, celui-là a obtenu sa guérison par l’espérance d’être touché par le Seul qui pouvait agir ainsi sans crainte d’être contaminé. L’officier romain, lui, espère la guérison à distance : « …mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » On a déjà observé une guérison de ce type, mais les conditions en différaient légèrement : il s’agit en l’occurrence de celle du fils (et non pas d’un simple serviteur) d’un fonctionnaire royal de Cana qui, lui, était malade à… Capharnaüm.[6] Ici, le père s’était jugé suffisamment digne pour demander à Jésus de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils ! À rebours de l’admiration pour le centurion, la réaction à l’égard du fonctionnaire royal s’apparentait plus à de l’agacement : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? » À celui dont la foi s’est avérée moins vive –et fragilisée par la panique : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »–, est apportée une réponse plus explicite afin de la réveiller… et d’endormir cette peur figeante : « Va, ton fils est vivant. » À l’autre, une réponse similaire MAIS formulée de façon plus cryptée, néanmoins explicite pour son bénéficiaire : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Dans un cas, c’est la guérison qui entraîne la foi ; dans l’autre, c’est la foi qui entraîne une guérison sans délai. Et le serviteur fut guéri à cette heure même. C’est ainsi que d’autres guérisons vont s’enchaîner, plus "classiques" : par le toucher (Il lui prit la main, et la fièvre la quitta) et par la Parole (il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades). Cette Parole accomplit [7] une parole antérieure, celle du prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Oui, mais… librement et en toute conscience.

_____Plutôt que de lire le Coran à l’envers afin d’essayer d’incarner l’Évangile [5, note 15], une autre possibilité s’offre à nous. Première condition requise  : s’extraire du bourbier de la "santé mentale". Seconde condition : débrayer et passer la marche arrière. Ne pas inverser les deux conditions : dans les ornières de la "santé mentale", la marche arrière n’existe pas ! [8] Ceux qui s’y essaient ne font que s’enfoncer. Moyennant quoi, on peut ensuite s’amuser à se fier aux préceptes de la "santé mentale"… de droite à gauche, bien sûr : immersion garantie dans un Évangile étonnamment actuel jusque dans ses moindres détails. Sinon, c’est un rendez-vous avec un "évangile" non moins étonnamment désagréable qui nous ferait entrer dans un sacré capharnaüm ! Ici, le même centurion de l'armée romaine viendrait à lui et le supplierait : « Docteur, mon serviteur est debout, chez moi, un peu trop en pleine forme à mon goût, et je souffre terriblement. » Le "gentil docteur" lui dit : « Je vais vous guérir. » Le centurion reprit : « Docteur, il n’est pas digne d’entrer sous ton toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera malade. » À ces mots, le "gentil docteur" fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amenez vos sous, je vous le déclare, chez personne en France (et ailleurs), je n'ai trouvé une telle crédulité.[9] Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Freud, Pinel et Ey au festin du royaume de la "santé", et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres de la "maladie psychique" ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et le "gentil docteur" dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta crédulité. » Et le serviteur fut cocker à cette heure même. Le soir venu, on lui amena beaucoup de clients prêts à se faire posséder ; il chassa leur esprit par sa parole et il "pré-diagnostiqua" tous les absents. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète de la "santé mentale" : Il a refilé nos souffrances aux autres, il leur a fait porter nos maladies. Si l’Évangile –le vrai !- s’arrête ici, celui de l’ornière est plus bavard. C’est qu’il faut assurer le service après-vente ! Tout serviteur n’ayant pas spontanément vocation à se faire cocker, il faut s’attendre à quelque résistance. Si cela peut en arranger certains (le statut de "malade" est parfois plus confortable que celui de responsable…), la plupart trouvent leur costume de cocker un peu surfait. Les plus faibles se font posséder, et entrent dans le circuit "thérapeutique" pour ne point contrister leur entourage aux petits "soins" avec eux ; les petits deviennent grands, etc. Les plus résistants gravissent les échelons de la promotion animale, en passant du cocker au pitbull [10] : la voie chimique [11] assure les meilleurs résultats. À défaut, on surenchérit par la parole, sur le binôme habituel "dangerosité"-"déni de souffrance". Ce qui, à la longue, pourrait aussi s’avérer payant : un cocker étant de constitution fragile et pouvant se lasser de recevoir des ruades d’ânes [12], il peut prendre l’envie à la petite bête de mordre au jarret la grosse. « L’amour prend patience », nous dit l’Apôtre… l’incommensurable sottise un peu moins. Mais le cocker ne fait pas le poids face à un troupeau d’ânes : s’il touche un âne, c’est lui le loup ! [13] Enfin : le pitbull "démontré" aux yeux de tous…
_____Étonnante "santé mentale" qui fait de la diffamation morale irresponsable et déresponsabilisante un principe "thérapeutique" et un mode habituel de fonctionnement. Mais le plus étonnant est que cette parole du centurion (« dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ») est répétée avant chaque Eucharistie [14], par cette variante : « Seigneur, je ne suis pas digne de Te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. » Ce qui ne dissuade nullement maints disciples de prononcer leur propre condamnation [15] en Le recevant [16, note 5] tout en ayant simultanément frappé leurs frères de l’indignité pseudo-pathologique que leur ont fourni les suppôts de la "santé mentale"… Comme pourrait dire celui dont le nom est Jean [17], le bonheur est dans le pré, et il y a plus de bonheur et d’espérance à dire qu’à médire. Sans doute est-ce pour cette raison que John Deere® peint ses tracteurs en vert : il y a tant de véhicules à désembourber dans les pâtures d’ânes…
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samedi, 28 juin 2008 | Lien permanent

Tel est le lapin qui descend du ciel : il n'est pas (mais alors pas du tout !) comme celui que vos pères vous ont enseig

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

(*) - [*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,52-59. (*)(*)(*)(X)(*) 
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.

           « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » : tant qu’ils en discutent entre eux, comment les Juifs pourraient-ils percevoir un tel enseignement autrement que dans ce sens immédiat –un rien anthropophagique- que leur suggèrent les pesanteurs de la chair ? Pourtant, ce que Jésus leur dit là ne l’a pas été au hasard de Ses pérégrinations puisque délibérément –et chronologiquement- dans la continuité de la multiplication des pains [1: évidente préfiguration pour qui nourrit assez de familiarité avec maints passages de l'Écriture sans que Philippe ne survienne à ses côtés [2, APR note 29] pour lui expliquer plus en détail ! Ce qui, à la décharge des Juifs d’alors, est naturellement moins évident pour eux : d’autant qu’il leur faut compter avec l’influence [3] des sadducéens [4] auprès desquels la résurrection du dernier jour demeure, comme on le sait, une pierre d’achoppement. Néanmoins, tous ont en commun d’avoir entendu cet enseignement, de nouveau à la synagogue de Capharnaüm : lieu à l’intérieur duquel on entre moins que jamais sous la force des baïonnettes [5, APR note 40]. Ce qui veut dire que s’ils bénéficient de moins de recul que les générations suivantes, ils n’ont pas à rougir de leur propre familiarité avec maints passages de l'Écriture. On le sait également : on peut être familier de l'Écriture -jusqu’à l’être de Celui qui l’accomplit par sa chair et par son sang- sans nécessairement demeurer en Lui, et Lui en soi. Depuis le retournement malheureux d’un Judas [6], en passant par des disciples sur lesquels l’affirmation de la résurrection ne relèvera guère d’une reconnaissance spontanée [7][8][9], les exemples ne manquent pas, rappelant invariablement aux adeptes de la Voie de Jésus que non seulement la connaissance de l'Écriture à la lettre [10, APR note 3] n’en rend pas superflue la connaissance en vérité [11, APR note 18] : soit dans l’esprit et dans le cœur [12][9]

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vendredi, 13 mai 2011 | Lien permanent | Commentaires (2)

Si Sara rit à rat qui rit, l’ara rit et la vache aussi ; là, il y aura des rires et des princes charmants dehors.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,5-17.  {*}(*){*}{*}(*)  [Samedi 25 juin 2011]
(
Lc)(Lc)[3] Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et lefoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société supplia : « Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé [*|*], et il souffre terriblement. [15!] » Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va [17?], à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
À
ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume
[*] seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents [*](*)(*). »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi
[*], que tout se passe pour toi selon ta foi. [*] » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
(
Lc)(Mc)(Mc)(Lc)(Mc)(Lc)(Mc) Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup (*)(*)(*)(*)(*)(

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dimanche, 26 juin 2011 | Lien permanent | Commentaires (1)

Vous pourrez donc croire rien qu’en ayant vu des singes et des pros dingues ?

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[*]-[*][*][*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,43-54. (Mt)(Lc)(Mt)(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)/(*)(*)(*)
Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains
(<-), partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays. (*)) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin (*). Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté. » Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

        Bien qu’ayant attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays, cela ne dissuade nullement Jésus d’y retourner ! Le fait est que les Galiléens lui firent bon accueil : naturellement, il y a Galiléens et Galiléens. Ceux-là étant de Cana et non pas de Nazareth, ils sont moins obnubilés par le passé humain d’un Jésus qu’ils eussent connu fils du charpentier [1] local. Et Cana, ce n’est pas n’importe où en Galilée : puisque étant évidemment le lieu du commencement des signes que Jésus accomplit [2] non seulement en Galilée, mais au titre de linauguration de Sa vie publique. Tel était le premier signe que Jésus accomplit en Galiléeaucunement lorsqu'il revint de Judée en Galilée : c’est qu’une lecture distraite pourrait laisser entendre que ce second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée fait tout simplement écho au premier : le fameux épisode de l’eau changée en vin. À s’en tenir à cette interprétation, le second signe serait alors la guérison d’un fils qui était mourant : escamoté, le véritable second signe passe à la trappe…

        De leur côté, bien que Cana ne soit géographiquement pas si éloignée de Nazareth, les Galiléens avaient aussi de bonnes raisons d’escamoter l’aspect "fils du charpentier" de Jésus en Lui faisant bon accueil : d’une part, c’est chez eux qu’Il avait changé l’eau en vin (prodige assez impressionnant pour qu’ils s’en souviennent encore !) : d’autre part, ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête. Or, Jérusalem non plus n’est pas dans son propre pays, puisque sise en Judée. Et voilà qu’à présent, Il vient accomplir un nouveau signe chez eux : or, le paradoxe de ce signe est qu’il

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lundi, 04 avril 2011 | Lien permanent

Malheureux sont les proches qui s’approchent de proches irréprochables.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,20-24. (*)(*)(*)(*)
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui. En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »

_____On peut s’étonner de la disparité du traitement existant entre ces villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles et ce qui n’était alors qu’une petite bourgade : là il ne pouvait accomplir aucun miracle.[1] Nazareth ne s’était pas formellement convertie non plus. Pourtant, cette ville subsiste encore aujourd'hui. Mais à la différence de Corazine ou de Bethsaïde, la plupart de ses miracles n’y avaient pas eu lieu : le manque de foi s’était établi selon d’autres critères, méprisant Jésus en Le réduisant à Son aspect connu de charpentier du pays. Non seulement cet aspect était méconnu à Corazine et à Bethsaïde, mais ces villes avaient dû singulièrement bien L’accueillir, ayant bénéficié de la plupart de ses miracles : beaucoup de démons chassés, nombreux malades guéris [2] etc. À elles comme aux autres, il avait été proclamé au préalable qu'il fallait se convertir. Idem à Capharnaüm qui a bénéficié des mêmes largesses [3][4]. Tel n’était pas le cas du pays de Sodome, ou à Tyr et Sidon : c’est pourquoi ils sont traités moins sévèrement.

« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! » Malheureuses non parce qu’elles baignaient dans une sorte de fatalité les plongeant dans le malheur, mais au contraire parce qu'elles ne s'étaient pas converties… dans la durée, c’est-à-dire n’avaient pas voulu prendre le deuil de leurs anciens usages en dépit des miracles qui ont eu lieu chez elles, signes notoires du salut [5, note 8] qui leur était prodigué. Les reproches qui sont faits à ces villes ne tiennent pas tant à leur manque de foi la plupart des miracles n’ont pas lieu sans elle [6, note 4]- qu’à leur refus de prendre le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. Quel est donc ce vêtement puisqu’elles n’ont pas vraiment de morts à déplorer ? Parmi les miracles, la résurrection de quelques-uns d’entre eux [7] n’est-elle pas au contraire à l’ordre du jour ? La cendre ne représente-t-elle pas tous ce que les miracles sont censés avoir consumé : esprits mauvais, maladies ? Le signe de pénitence indique moins une attitude janséniste que la reconnaissance de ses limites... et la reconnaissance tout court : celle d’être invités à la noce, avec le vêtement ad hoc [8]. Malheureux est-on quand on répond à cette invitation avec une tête d’enterrement [9]! On descend jusqu’au séjour des morts, faute d’avoir su reconnaître la surabondance de vie dont les miracles étaient les signes. On s’habitue à tout, même aux miracles : les gens de Corazine et Bethsaïde en constituent les exemples emblématiques, devenant eux-mêmes par delà les siècles les signes de ce qui subsiste encore aujourd’hui : une foi installée, déclarée comme acquise quand elle est devenue un outil [10] servant à faire des reproches afin de ne pas en recevoir. Ne pas se convertir n’est pas nécessairement manquer de foi : c’est comme avancer le jour du Jugement [11, APR note 7], traiter plus sévèrement que soi qui ose remettre en question [12] une foi ronronnante…

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____________________________

Une cockerinade par jour

Deux coraziniens sont arrêtés à un feu tricolore. Le passager dit à l’autre :
- C’est vert !
L’autre ne répond pas. Il répète :
- C’est vert !
Toujours aucune réponse.
- J’te dis que c’est vert !
À ce moment-là, le conducteur répond :
- Eh ben je sais pas moi ?… Une grenouille ?

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mardi, 14 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (9)

Que faut-il faire pour trucider les couleuvres du Docteur ?

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(*) – [*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29. (*)(*)(*)(*) (X)  [Lundi 9 mai 2011]
Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux.
(<-) Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. » Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »

            Ce ballet nautique sur le lac, quant à lui, semble marqué de l’empreinte d’une certaine confusion. Les uns viennent de Tibériade, au lendemain d’une multiplication des pains à laquelle ils n’ont pas assisté… mais dont ils ont vraisemblablement entendu le témoignage de la foule restée sur l’autre rive : soit, près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule qui s'est aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, c’est donc bien celle de ces nouveaux arrivants par la voie des eaux : non ceux qui étaient déjà sur place ; ceux-là étant les seuls qui, de leur côté, pouvaient se rendre compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, etc. Deux foules qui convergent alors en une seule afin de se lancer à la recherche de Jésus : en tout bien tout honneur, puisqu’elle se dirige vers Capharnaüm… et non vers Pathos-City [1], suite à quelque avis de recherche [2, note 6] prématuré travaillant à des œuvres qui se perdent. D’ailleurs, Jésus leur dit bien : ils le cherchent, non parce qu’ils ont vu des signalements avec récompense à l’appui, mais parce qu’ayant été rassasiés ils nourrissent honnêtement le désir de savoir que faire [3] pour travailler aux œuvres de Dieu. Ce en quoi il leur est simplement répondu de croire en celui qu'il a envoyé. Ce qui vaut pour Lui-même, bien entendu… et se poursuit –précisément dans le travail aux œuvres de Dieu- chez celui qui accomplit les mêmes œuvres que Lui, même de plus grandes après qu’Il soit parti vers le Père [4] (à condition évidemment que celui-là croit en Lui). Ce qui fut récemment le cas de Pierre et de Jean (au cours de l’épisode de la guérison de l’infirme du Temple [5, APR note 8]). Avec Étienne aujourd’hui, on s’aperçoit que s’il a simplement été répondu à la foule, l’application pratique [6,Ez][7,Dt] de cette réponse requiert effectivement un minimum de travail… au moins sur soi-même : s’il suffisait de se lever un beau matin et de se direparce qu’

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mardi, 10 mai 2011 | Lien permanent

Descentes de lie.

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[*] / [*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,20-24. (*)(*)(*)(*)/(*)(*)(*)
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence (*). En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui. En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -11,20-24° (*)
Philou
[1] se mit à faire des compliments aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses mirages [2], parce qu'elles s'étaient inverties [3][4][5] : « Heureuse es-tu, GlaxoSmizine [6][7][8] ! Heureuse es-tu, Elilillaïde [9][10][11] ! Car, si les mirages qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tire-sur-Dindon [12, note 12], il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence noces [13][14, APR note 32] et de fête [15] en signe de bien-portance.

Michel Fugain - La f�te
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En toutou K [16][17], je vous le déclare [18] : Tire-sur-Dindon sera traitée aussi "gentiment"©[19][20][21][22][23] que vous, au jour de l’Internement [24, notes 50 à 54]. Et toi, Cafardanlom, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, toi aussi tu descendras [25, APR note 27][26][27, APR note 5] jusqu'au séjour des morts [28, note 46][29][30] ! Car, les mirages qui ont eu lieu chez toi ayant eu lieu à Sodome [31, notes 74,75…], cette vrille [32, note 13] me permet encore aujourd'hui de subsister et de m’élever jusqu’au fiel [33]. En toutou K, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité [34][35][36] aussi "gentiment"©[37] que toi, au jour de l’Internement. »

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______Corazine, Bethsaïde, Capharnaüm : autant de villes côtières du lac de Galilée- où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce que situées au cœur géographique des tout premiers envois en mission [38, note 1][39] auprès des brebis perdues d’Israël [40]. Villes qui, par conséquent, bénéficiaient d’un régime de faveur si on les compare à des territoires plus lointains, tels que ceux de Tyr et Sidon, recevant plus tard –et plus discrètement : quasi clandestinement- la visite de Jésus. Non pour y donner lieu à beaucoup de miracles, mais au contraire par un seul, venant illustrer a posteriori le bien-fondé des reproches de Jésus. Un seul miracle, à la sauvette, sous la pression insistante de ce qu’on nommerait aujourd’hui du harcèlement ; mais ce miracle n’est-il pas décrit comme les miettes de paintombant de la table [41][42][43][44], aussi précieuses aux yeux du "petit chien" qui en bénéficiera que le pain lui-même est dédaigné par les enfants gâtés de Corazine, Bethsaïde, Capharnaüm : ces villes qui, pourtant, ont tout pour être les moins malheureuses ? Bethsaïde notamment n’est-elle pas emblématique de la ville si impénitente que certains de ses miracles ont lieu hors d’elle, offrant comme une résistance de la part d’un bénéficiaire prié de ne pas y rentrer immédiatement après sa guérison [38] ?
______Néanmoins, elles sont les plus malheureuses [45, So] ! Non parce que sévit chez elles quelque inéluctable "crise"[46, notes 38 à 40] ou autre causalité externe [47, note 33] s’élevant dans l’air de leur temps, épargnant mystérieusement (ou miraculeusement ?) Tyr, Sidon, ou –plus loin dans la chronologie- Sodome, mais bien parce qu’elles se font les artisans de leur propre malheur. Ce dernier est moins le fruit de quelque implacable malédiction [48] que la conséquence, menée à son terme, d’un libre choix de leur part : ici, celui de ne pas s’être converties. Le pays de Sodome non plus ne s’est pas converti : tant s’en faut, ce nom restant symboliquement associé à une réputation n’ayant qu’un lointain rapport avec le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. Son traitement moins sévère ne doit rien à quelque régime de faveur, et tout à ce qu’il n’y ait eu aucun miracle chez lui ; par conséquent, aucune possibilité objective d’exercer le libre choix qui était celui de ces villes bordant le lac. L’âne [49] -crevant de soif parce qu’il tourne le dos à un abreuvoir plein- sera-t-il donc élevé jusqu'au ciel quand subsiste à peine celui qui y aurait volontiers pris quelques gouttes si on lui avait seulement proposé ?

______Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties. En aucun cas n’a-t-Il ainsi attenté à leur libre choix : faire des reproches consiste moins à contraindre de se convertir qu’à éclairer –ici comme ailleurs- la ligne de démarcation entre le bien, le mal et leurs conséquences respectives. À l’évidence [50, note 48], on comprend mieux que Jésus Lui-même n’impose pas la conversion et au degré inférieur, la guérison [51, note 34][52, APR note 21]-, on aie pu seulement oser imaginer cette invraisemblable descente verticale consistant à instaurer ce mirage miracle inversé-, philosophiquement, médicalement et définitivement irrecevable, de "l’obligation de soins"©[53, note 15][54]. Naturellement, -sous l’anesthésie morale et spirituelle de la "médecine"© se proposant de conceptualiser la ligne de démarcation citée plus haut, afin de mieux l’éradiquer [55]- on a fait infiniment pire que l’imaginer [56][57][57bis][58][59]etc.… avec les malheurs assortis [60][61][62][63][64][65]etc.. Si on ajoute que la plupart des malheureux induits le sont [66, APR note 36] parce qu’il leur aura été fait bien davantage que de simples reproches, on saura qu’au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que celui qui se livre impunément –et industriellement- à ces abjections, qui subsistent encore aujourd'hui. Y compris si la plupart des miracles avaient eu lieu à Sodome même.

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mardi, 13 juillet 2010 | Lien permanent

La femme crut aux paroles que Nana lui avait dites et elles firent partir l’homme.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,43-54. (*)
Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays.) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté. » Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

new-york.jpg       « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? » Si fait. Les progrès de la "médecine" aidant, il n’est plus besoin d'avoir vu des signes et des prodiges : être à New York en ayant un fils malade à Paris n’empêche plus de pouvoir croire qu’il puisse être descendu sans que le médecin lui-même aie à se déranger. Depuis que le "médecin de l’âme" est devenu plus "puissant" que Jésus [1, note 12], il se passe fort bien du moindre signe statistique de guérisons [2] mais accomplit néanmoins le prodige d’etre cru sans signes et sans prodiges autres que la désolation qu’il sème inlassablement autour de lui depuis des générations. Il lui suffit d’émailler toutes les trois phrases son discours pontifiant des formules magiques de "soins", "lits", "clinique" etc. et hop ! on jurerait avoir vu un "médecin"… comme d’autres "voient" [3, APR note 28] des "malades". Est-il utile de préciser que ce sont les mêmes qui voient l’un ou ces autres ? Notre New Yorkais, par exemple, apprenant que Philou [4, note 3] arrive de France en soucoupe volante, ira le trouver sans lui demander de descendre à Paris pour diagnostiquer son fils qui est souffrant. Non parce que le "médecin" n’a pas refait le plein de sa soucoupe volante et que Paris est bien loin, mais parce qu’il sait que ce n’est pas nécessaire, croyant parfaitement sans voir de signes ou de prodiges. Optons pour un fonctionnaire de l’ONU, qui lui dit : « Saigneur [5], descends mon enfant, avant qu’il ne fasse mourir tout le monde ! » Philou lui répond : « Va, ton fils est malade grave. » L'homme croit à la parlote que Philou lui a médite et il part… avertir d’urgence ses serviteurs de la menace qui plane tout à coup sur eux, sachant que ces gens de sa maison abritent dans leur sein -sans le savoir- un redoutable dahu "psychique".[6, note 28] In extremis, l’ordre "sanitaire" –antinomique de tout capharnaüm- a donc le dernier mot, épargnant de peu un effroyable bain de sang plongeant toute une maison dans la malédiction. On bâtit des maisons de repos [7][8] et le malade y restera, on plantera des vignes et phylloxéra… ces maisons étant de "soins". Prophétiques à leur manière, on ne s’y rappelle plus le passé, il ne reviendra plus à l’esprit… et d’ailleurs l’esprit non plus ne reviendra, tant on aura trouvé son allégresse à le "soigner" par le corps.[9, APR note 18]

Livre d'Isaïe 65,17-21.
Parole du Seigneur : Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l'esprit. Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d'allégresse. Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n'y entendra plus de cris ni de pleurs. On n'y verra plus de nouveau-né emporté en quelques jours, ni d'homme qui ne parvienne pas au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, mourir avant cent ans sera une malédiction. On bâtira des maisons et on y restera, on plantera des vignes et on pourra en manger les fruits.

Livre dit : aïe aïe aïe 65,17-21.
Parlote du Docteur : Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à un esprit abruti de neuroleptiques. Enragez sans fin, déprimez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jémalpartou de foies, un peuple de tristesse [10]. Je trouverai ma tristesse en Jémalpartou, ma voie en mon peuple. On n'y entendra plus que cris et pleurs. On n'y verra plus que nouveaux-né emportés en quelques jours par des bouffées délirantes poupines, hommes ne parvenant pas à atteindre la vieillesse ; le plus sain mourra grabataire, mourir de malédiction sera tentant. On bâtira des maisons et on y enfermera, on plantera des vignes et seuls devront en manger les fruits ceux qui insistent trop pour voir signes et prodiges [11, note 26]. Sinon on les pressera afin d’en faire du vinaigre.[12] Ensuite on les dépressera, la dépression fournissant le dessert passe-partout du Docteur.[13]

       Ainsi donc à Cana, Jésus avait changé l’eau en vin ? Facile ! À présent, quand on peut déclencher une tempête depuis un verre d’eau [14], on peut allègrement changer le plus pur nectar en des hectolitres de vinaigre. On ne pourrait pas y croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? Mais ceux-là n’abondent-ils pas quand Jésus guérissant à distance un seul fils malade, le Docteur, lui, sème à distance la pagaille chez tous les gens de la maison qui, eux-mêmes, s’en trouvent mieux quand ils ont diffusé à leur tour la zizanie dans d’autres maisons ? Bon prince, tout porte à croire qu’il a délivré sa recette au juge de la

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lundi, 23 mars 2009 | Lien permanent

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