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Il a mis sur leur trompe son propre regard pour leur faire voir la roseur de ses œuvres. Et la roseur a rossé.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,13-16. [*]|(Mt)(Mt)/(*)(*)
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On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Sefairedelabile sur les disciples de Jésus-Christ selon "saine"© Martha 10,13-16.
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On absentait
[1] à Philou des éléphants roses [2][3,com.7] pour qu’eux aussi il les fasse loucher [4][5] ; mais les bisciples les approchèrent mortellement [6]. Non-voyant cela [7][8], Philou se tacha [9][10, AV note 9] et leur médit [11] : « Ne laissez pas les éléphants roses venir à moi. Empêchez-les, car le royaume du Docteur [12] est à ceux qui ne leur ressemblent en aucun point [13,1]. Ach so, je vous le médis [14] : celui qui accueille le royaume du Docteur à la manière d'un éléphant rose n'y entrera pas… ou alors, juste le temps de lui abandonner sa "bête sauvage"©[15][16][17][18]. » Il les manipulait [19][20][21] et les maudissait [22] en leur imposant les nains [23].

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Livre de l'Ecclésiastique 17,1-15. (*)
Le Seigneur a créé l'homme en le tirant de la terre, et il l'a fait retourner à la terre. Il a donné aux hommes des jours comptés, un temps déterminé, il a remis en leur pouvoir ce qui est sur la terre. Il les a revêtus d'une force pareille à la sienne, il les a faits à son image. Il a mis en tout être vivant la crainte de l'homme, pour que celui-ci commande en maître aux bêtes sauvages et aux oiseaux. Il a donné aux hommes du jugement, une langue, des yeux, des oreilles, et un cœur pour réfléchir. Il les a remplis de savoir et d'intelligence, il leur a fait connaître le bien et le mal. Il a mis dans leur cœur son propre regard pour leur faire voir la grandeur de ses œuvres. Ils célébreront le Nom très saint en racontant la grandeur de ses œuvres ; il leur a aussi accordé le savoir, il leur a donné en héritage la loi de vie. Il a établi avec eux une Alliance éternelle, et il leur a fait connaître ses jugements. Leurs yeux ont vu la grandeur de sa gloire, leurs oreilles ont entendu la majesté de sa voix. Il leur a dit : « Gardez-vous de toute injustice », et à chacun il a donné des commandements au sujet du prochain. Leurs chemins sont toujours à découvert devant lui, ils n'échappent jamais à ses regards.

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samedi, 26 février 2011 | Lien permanent

Quatorze points de détection des ”psychopathes”© ? Un portrait-robot.

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Martha Stout, auteure de The sociopath next door, nous a livré ici un condensé de "règles à suivre" afin d'éviter de "tomber dans le piège des psychopathes" : bien entendu, il reste toujours à en tirer la substantifique moelle par ailleurs, sur un aspect comme sur l’autre.

Or, s’"il n’est pas bon que l’homme soit seul", sans doute n’est-il pas meilleur que 1492630453.jpgla femme le fut. Aussi, pourquoi ne pas "lui faire une aide qui lui corresponde" [1, Gn 2,18-25] ? Il ne sera d’ailleurs pas nécessaire de "lui faire"… puisqu’elle existe déjà, en la personne de Robert Hare –également d’outre–Atlantique-, ne se revendiquant pas moins que LE grand spécialiste mondial de la "psychopathie"© : n’aurait-il pas été regrettable de ne pas associer son point de vue à celui de Martha ? Ainsi cernés de plus près, les "psychopathes"© n’auront plus qu’à bien se tenir : mis à l’épreuve de tirs croisés nous permettant plus assurément "d'éviter de tomber dans leur piège" !

"Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux"[2, Mt 19,3-12]. Bien que marié dans le civil, Robert Hare, lui, n’est pas sans évoquer l’équivalent laïque de ceux "qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume" : "ayant consacré sa vie [ n’est-ce pas là une forme d’apostolat ? ] à la définition de ce trouble du comportement qui prend", selon lui, "la forme d’un syndrome de traits psychologiques". Ce sont ces quatorze traits qu’il nous brosse ici, nous présentant de la sorte comme un « portrait-robot du "psychopathe"©[source] » :

Les noms qui nous viennent spontanément à l’esprit, à l’évocation du mot «psychopathe», sont ceux de Michel Fourniret, Marc Dutroux ou Guy Georges. En réalité, la psychopathie est un trouble du comportement relativement répandu (environ 1 % de la population) et fort heureusement, rares sont les psychopathes qui basculent dans le crime. La majorité d’entre eux vivent des vies normales. On peut en croiser dans tous les secteurs de la société. Mais apprenez tout de même à les détecter, de crainte que l’un d’eux ne s’immisce dans votre existence et ne la saccage…
[ Remarquons d’emblée que bien que
rares soient les psychopathes qui basculent dans le crime, les noms qui nous viennent spontanément à l’esprit sont ceux qui ont déjà basculé dans le crime(les médias se chargeant d’en allonger régulièrement la liste… afin de mieux entretenir notre "vigilance" ?) ou que l’on redoute qu’ils n’y basculent : s’immisçant dans quelque existence et la saccageant.
Ce qui est encore faire abstraction d’une
spontanéité encore plus commune : celle de voir en germe la "psychopathie" sur tout ce qui dérange ou échappe aux sens immédiats. Hormis le cas un peu particulier d’une fonction notable de défouloir populaire à l’encontre de certains pouvoirs politiques en place, un tel glissement sémantique ne saurait être moralement neutre, franchissant allégrement le cap d’une insulte ne pouvant blesser que l’amour-propre (traiter quelqu’un de "noms d’oiseaux" –aussi injustes soient-ils- ne suscite généralement ni crainte ni appel subséquent à quelque veille "sanitaire" ou autres évictions sociales !): ici comme partout, l’insulte -basculant dans l’apparence faussement honorable d’une aura "médico-scientifique"- devient criminelle : ne trouvant guère d’obstacle à… s’immiscer dans votre existence et la saccager.
Par ailleurs, nous retrouvons ici les deux pôles opposés
[3, notes 2,3], chers à Martha Stunt : le pôle inquiétant (trouble du comportement, relativement répandu, basculement dans le crime, tous les secteurs de la société, crainte d’immixtion…), le pôle rassurant (environ 1 % de la population : une misère !, rareté du basculement dans le crime, vies normales pour la majorité).

Saluons à présent cette fantastique performance de Robert Hare ; en effet, sachant :
- d’une part qu’il "
a passé une grande partie de sa carrière à travailler dans les pénitenciers, auprès de détenus psychopathes qui lui ont permis d’élaborer divers outils diagnostics permettant de détecter ce trouble"[4]
- d’autre part qu’un "
psychopathe est difficile à discerner et encore plus difficile à définir, qu’il faut l’éviter de toute façon"[58],
de tels "handicaps" n’en rendent que plus méritoire ce chiffrage d’environ 1 % d’une population hors pénitentiaire, calcul ne pouvant logiquement être que l’aboutissement d’un fastidieux processus ayant consisté à sonder les reins et les cœurs de l’ensemble de cette population, individu par individu !
À la place de Mr Hare, en imaginant seulement qu’ils eussent disposé des outils à cet effet, combien n’auraient-ils pas sombré dans la folie –voire basculé dans le crime !- à l’issue du millionième d’une entreprise aussi titanesque ? Chapeau bas, Mr Hare : car il va de soi qu’un "grand spécialiste mondial" ne saurait avancer à la légère des chiffres fantaisistes sur un sujet aussi grave… ]
Mais apprenons tout de même à les détecter, de crainte que
le loup ne nous mange en premier.

Les psychopathes possèdent généralement la plupart des caractéristiques suivantes :

1. De beaux parleurs : ils sont souvent très doués à l’oral, d’autant qu’ils ne ressentent pas d’anxiété ou d’appréhension à parler en public. Ils ont réponse à tout et sont capables de moucher les meilleurs orateurs. Bagout extraordinaire, tchatche exceptionnelle, faconde hors-norme. Méfiance.

2. Charme, charisme, aura : les psychopathes sont souvent charismatiques. Certains se transforment en gourous dans des sectes. On leur prête naturellement des qualités de meneurs d’homme. Ce sont de grands séducteurs. Si vous les intéressez (parce que vous avez de l’argent, du pouvoir, du prestige), ils parviendront à gagner votre confiance.

3. Narcissisme grandiose : les psychopathes sont toujours très arrogants, mais certains parviennent à dissimuler ce trait de personnalité déplaisant sous une fausse modestie. Ils ont une vision grandiose de leur propre importance. Ils ont l’impression d’être des surhommes, des individus à part, des bienfaiteurs, des sauveurs. Ils se perçoivent comme le soleil de la scène sociale. Leurs démarches, toujours intéressées, seront souvent présentées comme des faveurs. Dans leur esprit, tout leur est dû car ils sont exceptionnels ; par conséquent, ils se servent. On parle souvent de leur « mégalomanie » ou de leur « égocentrisme ».

4. Absence d’empathie : les psychopathes sont abominablement dépourvus d’empathie. Ils n’ont pas de sentiments pour les autres : ni amour, ni amitié, ni compassion. Parfois, ils font même preuve de sadisme. Beaucoup mettent en scène, de manière théâtrale, leur empathie. Ils s’efforcent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas : des personnes sensibles avec un cœur grand comme ça.

5. Manipulateurs hors-pair : il existe de multiples manières de manipuler autrui. Les psychopathes possèdent un répertoire de techniques de manipulation particulièrement riche. Ils mentent avec un aplomb déconcertant ; ils peuvent vous culpabiliser en évoquant des obligations familiales ou professionnelles ; ils ont recours à des expressions-cadenas pour vous obliger à penser comme eux. Par exemple : « Quiconque pense le contraire est hypocrite ». Ils adoptent fréquemment une tonalité docte et se posent en dépositaires du savoir absolu. Ils tiennent des propos ambigus qui visent à vous faire comprendre leur pensée sans avoir à la formuler explicitement, pour éviter de se mouiller, etc.

6. Gestion virtuose de leur image : les psychopathes sont des communicants instinctifs. Ils ont un talent naturel pour donner d’eux-mêmes une image très flatteuse. Ils se font valoir pour le travail et les réalisations de leurs collègues ; ils bidonnent leur CV ; ils arrangent leur histoire ; ils traquent férocement, en les harcelant, tous ceux qui dans leur entourage ont compris à qui ils avaient réellement affaire et seraient susceptibles de faire tomber le masque. Ils se comportent différemment selon les personnes à qui ils ont affaire, de sorte que certains les trouveront admirables, alors que d’autres auront perçu l’envers de la médaille : les mensonges, les manipulations, l’arrogance. Ils peuvent aussi se comporter très différemment en public et en privé, si bien qu’on a l’impression d’avoir affaire à un Dr Jekyll et Mr Hyde.

7. Labilité logique : les psychopathes ont tendance à multiplier les erreurs de raisonnements. Ils accordent trop d’importance à certains faits, en minimisent d’autre. Leur esprit d’analyse, très sélectif, ne détecte que ce qui les arrange. Leur mémoire fonctionne de la même manière. Il leur arrive de se contredire dans une même phrase. Ils font des promesses qu’ils oublient peu de temps après. Ils commettent des lapsus, interprètent mal une situation. Tout cela pour vous manipuler. Après coup, ils vous diront qu’il s’agissait d’un « malentendu ».

8. Prise de risque : les psychopathes ont tendance à s’ennuyer et prennent plus de risques que les autres. Ils sont irresponsables et ont, semble-t-il, du mal à envisager toutes les conséquences de leurs actes. Ils ont fréquemment des trajectoires météoritiques. Du jour au lendemain, tout s’effondre comme un château de cartes. Parce que le psychopathe vit dans une bulle de présent. Il préfère jouir d’une gloire éphémère.

9. Absence de remords : ils ne ressentent jamais aucun remords. Ils n’assument pas leurs responsabilités. Ils rejettent systématiquement la faute sur des boucs émissaires. Ils essaient de culpabiliser les autres et de se faire passer pour de pauvres victimes. Ils minimisent les dommages qu’ils ont commis.

10. L’agressivité : les psychopathes sont toujours très agressifs et très combatifs. Ils ont aisément recours à des menaces. Ils conçoivent la vie comme une succession de combats avec, à chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont déterminés à faire ce qu’il faut pour sortir vainqueur. Certains ont un tempérament explosif et peuvent en venir aux mains aisément. Ils abusent des procédures juridiques. Ils passent leur temps à dénigrer, à critiquer, à dévaloriser pour alimenter leur soi grandiose. Ce qu’ils font est exceptionnel ; ce que les autres font est banal.

11. La paranoïa : les psychopathes ont tendance à penser que tout le monde possède le même profil psychologique qu’eux. Si jamais on leur demande des comptes, ils crieront au complot. Ils ont souvent des tendances paranoïaques, pensent qu’on veut leur « faire la peau » ou qu’on leur a « baisé la gueule ». Ils n’ont aucun mal à imaginer que les autres commettent toutes sortes d’ignominies, car c’est ainsi qu’eux-mêmes se comportent. L’humanité est une confrérie de requins selon eux. Les psychologues disent qu’ils « projettent » sur autrui leurs propres dispositions psychologiques. Ils possèdent une connaissance intuitive du vice qui leur permet de voir le mal partout et notamment dans le bien. A leurs yeux, une amitié sincère devient du « copinage », du « piston », des « arrangements ». Ils peuvent se transformer en inquisiteurs féroces. Beaucoup de gens se font avoir et pensent qu’une personne qui dénonce avec virulence l’amoralité d’autrui est nécessairement exemplaire.

12. L’appétit de pouvoir : les psychopathes sont des « control freak ». Ils éprouvent le besoin de contrôler les gens qui gravitent autour d’eux et qu’ils perçoivent comme des objets ou des robots rats dont la seule fonction serait de subvenir à leurs besoins (psychologiques, matériels, sexuels). Ils sont dominateurs. Certains deviennent de parfaits tyrans domestiques. Ils occupent fréquemment des postes à responsabilité dans leur vie active. Ils s’entourent d’adjoints dociles et traquent tous ceux qui peuvent leur faire de l’ombre.

13. Ils connaissent la langue, mais pas la musique : le spectre émotionnel des psychopathes est pauvre. Ils apprennent tout au long de leur vie à simuler ces émotions qu’ils ne ressentent pas, notamment toutes celles qui relèvent de l’empathie et du sens moral : l’amour, l’attachement, la compassion, la honte, la tristesse, la dépression. On a souvent remarqué à leur propos qu’ils connaissent la langue, mais pas la musique. Les émotions qu’ils expriment sont parfois fausses. Ils ont tendance à en faire trop, leur style est grandiloquent, ampoulé, fleuri, pompier, truffé de métaphores. Il manque de sincérité. Les psychopathes manifestent leurs émotions à la manière d’adolescents sur MSN, en multipliant les points d’exclamation ou les smileys. Ils donnent l’impression d’une certaine immaturité émotionnelle.

14. Un style théâtral : les psychopathes ont tendance à en faire trop également sur le plan de la gestuelle. Ils ont un petit côté théâtral et parlent avec les mains, leur corps. Ils multiplient les mimiques, lèvent les yeux au plafond pour vous faire comprendre que vos propos sont stupides, ils soupirent, haussent des épaules, etc. Ils peuvent faire intrusion dans votre espace intime, vous toucher alors que vous les connaissez à peine. Ils outrepassent les étapes traditionnelles de l’amitié qui s’ébauche en s’efforçant de vous faire croire – trop vite – que vous êtes déjà les meilleurs amis du monde.

NB : Comme pour les treize "règles" de Martha Stunt, ces "traits psychologiques" sont énoncés ici, tels quels, sans ajout ni omission. Vous étiez déjà le brillant lauréat d’un permis de tuer : vous voici à présent pourvu des munitions ! À moins que ne s’envisage quelque décryptage de bon aloi ? Exercice auquel il conviendra de se livrer :
- sans parler beau

- sans charme, sans charisme et sans aura
- sans narcissisme grandiose
- sans absence d’empathie
- sans les mains !
- sans gestion virtuose de son image
- sans labilité logique
- sans prise de risque

- sans absence de remords

- sans agressivité
- sans "paranoïa"
© !
- en anorexie de pouvoir

- sans connaissance de la langue (!), mais éventuellement avec le grand orchestre du Splendid
- sans style théâtral.

À suivre...

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PETITE ANNONCE

URGENT

Blogueur en difficulté recherche rédacteur temporaire en vue d’un décryptage de bon aloi, sachant utiliser un ordinateur sans souris et sans clavier. Terriens s’abstenir, sauf si pourvus d’un CV (Canis Vida) démontrant irréfutablement leur appartenance à la section des canidés. (Exception sera faite des bassets [6], qui seront impitoyablement expulsés : au même titre que les loups [7] et autres renards [8] ; inversement, la qualité de cocker [9] pourra jouer en faveur du candidat…). Petits hommes verts bienvenus, à condition toutefois d’être réellement petits [10].

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samedi, 14 août 2010 | Lien permanent

La minute de Madame Boutrypède. (5)

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Minute 5 : « le syndrome du nez-qui-pousse, c’est quoi ? »

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Psychologue, Laetitia Boutry "décrypte"© le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous apprend notamment à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement « pathologique »©. Le détecteur, lui, va nous permettre de décrypter le « décryptage »©.

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Ce que je vous dis :

« …Il est toujours flou dans ses engagements, pour toujours pouvoir reporter sur les autres les responsabilités qu’il pourrait avoir dans des erreurs, ou dans des choses qui ne se seraient pas passées comme prévu. Ce n’est jamais de sa faute : rien n’est jamais de sa faute. Il ne se remettra jamais en cause : la personnalité manipulatrice est incapable de ça ; ça le fragiliserait beaucoup trop. Donc, en revanche il n’a aucun problème pour s’approprier les succès des autres : ça, ça ne le dérange pas du tout. Ce qui est très désagréable dans le travail, d’ailleurs. Et puis alors, il a une capacité à mentir sans vergogne : c’est toujours assez étonnant, quand il est pris la main dans le sac ou quand il est confronté à quelque chose, il ment avec une facilité déconcertante. C’est là où son charme joue beaucoup, pour sa manipulation. Ensuite, évidemment –et ça, c’est le corollaire de ce qu’on vient de voir- il utilise une communication qui est pervertie. C’est-à-dire qu’il n’est jamais clair dans sa communication : que ce soit dans l’intimité, quand on a des rapports intimes ou familiaux avec une personnalité manipulatrice, ou bien dans le travail, c’est quelqu’un qui n’est jamais clair. Il entretient une espèce de confusion dans ce qu’il dit, pour pouvoir toujours revenir dessus éventuellement par la suite si ça tourne mal. Pour pouvoir toujours rétablir les choses à sa manière, avoir sa version des faits et générer une certaine confusion. Alors, dans un groupe –par exemple, au travail, dans une équipe- c’est extrêmement troublant. C’est-à-dire qu’il va très souvent laisser planer des doutes, énoncer des consignes qui ne seront pas claires, pousser un petit peu les gens à la faute pour ensuite le leur reprocher, prêcher le faux pour savoir le vrai… enfin, il est sans arrêt en train d’utiliser des techniques de communication qui ne sont pas des techniques que nous… que des personnalités normales utilisent, et qui va semer le trouble en permanence… »


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Oups : ce que j’ai "oublié" de vous dire :

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        Coucou tout le monde, me revoilà : ça, c’est une méga-surprise [1][1bis], n’est-ce pas ? Il est vrai qu’en avril, je ne me suis pas découverte d’un fil : aussi était-il temps que je vous revienne (d’ailleurs, quoi de plus normal qu’une revenante pour instruire de la chasse aux "fantômes"©[2] ?), afin que je ne vous laisse surtout pas croire que je sois tout à coup devenue floue dans mes engagements à vous apprendre, minute après minute, à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement "pathologique"©. Sinon, je vous vois venir : les choses ne se passeraient pas exactement comme prévu pour moi, et vous seriez fichus de me pousser un petit peu à la faute pour ensuite me reprocher d’utiliser une technique de communication que seule une personnalité normale est en droit d’utiliser, sans qu’elle ne sème le trouble en permanence. Non mais, ça ne vous dérangerait pas du tout –vous qui êtes beaucoup trop fragiles [3] pour être PN [4, note 65] (personnellement normalisés) Paris V [5, note 1]- de laisser ainsi planer des doutes sur la normalité de ma personnalité ? Et puis alors, qui serait capable de vous "protéger"©[6, notes 3 à 5] si ça tourne mal pour vous, hein ? Ce qui serait très désagréable dans mon travail, d’ailleurs. Parce qu’extrêmement troublant, alors même que je suis censée (en jouant beaucoup de mon charme, mais ne le remettons pas en cause : je suis née comme ça…) vous énoncer des consignes super-claires : c’est dire combien je suis donc en position de ne jamais commettre de faute.

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        Donc, si vous tenez à ne pas avoir de problèmes, sachez que je n’en ai aucun à m’approprier les succès de Robert [7], Martha [8] et consorts : chacun, nous restons assez flous dans nos définitions "diagnostiques"© respectives pour que les unes soient interchangeables avec les autres. Grâce à cette astuce, c’est toujours assez étonnant : nous pouvons être pris la main dans le sac à malice, être confrontés à quelque chose que personne d’entre nous n’a prévue -alors même que notre raison d’être est de semer le trouble en permanence vous mettre en garde contre toute personnalité hors-norme !-, rien n’est jamais de notre ressort : nous pouvons toujours reporter sur un collègue -plus pointu que nous- la réponse qu’il pourrait avoir dans l’affinement identificateur de choses qui ne se seraient pas passées comme prévu ; ensemble, nous sommes décidément beaucoup plus solides. Chacun peut ainsi

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samedi, 07 mai 2011 | Lien permanent | Commentaires (2)

Il se jeta sur lui pour le ”soigner”©, en se disant : 'Rends douce sa bête !'

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1. (*)(*)(*)(*)|(*)/(*)(*)(*)(*)(*)
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable
(*) à un roi qui voulut régler ses comptes (*) avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.' Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette !' Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai.' Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ?' Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

______Parce que ton frère a commis un péché contre toi en t’enfonçant sa poutre [1, APR note 16] dans ton œil, il est légitime que tu ailles lui parler seul à seul et lui montrer sa faute [2, AV note 55] : précisément est-ce dans cette logique-là que Pierre s'approche de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? » Ce à quoi il ajoute, voulant montrer sa générosité en employant un chiffre déjà réputé pour être celui de la "perfection" : « Jusqu'à sept fois ? » Mais en lui-même, un chiffre -fût-il "parfait"- n’impose-t-il pas des limites… jusqu’à parfois illustrer l’inverse [3, note 30] de la perfection ? De fait, la générosité de notre Apôtre fait ici bien pâle figure, presque misérable confrontée à la réponse que lui fit Jésus : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. » Ce qui n’est pas tant repousser considérablement les limites qu’une manière polie de les pulvériser : qui sera encore assez tatillon pour prendre la peine de tenir des comptes assez rigoureux, qui le conduisent à soixante-dix fois sept fois ? À supposer seulement qu’on y parvienne, comment imaginer que le couperet tombe sans pitié alors qu’il a été pris une quantité si inouïe de patience jusque là ?
______À cela pourrait-on raisonnablement objecter qu’il ne s’agit que de devoir pardonner à qui a commis des fautes contre soi, de telles fautes se limitant en apparence à la partie lésée et à la partie fautive : tant qu’il n’y a pas de mort d’homme ou de profond dol matériel, pas de quoi se mettre martel en tête. Sans compter que la notion de faute elle-même –ne parlons pas de celle de péché [4] !- subit de multiples variations dans son interprétation : à tort ou à raison, ce qui est perçu comme telle par les uns ne le sera pas nécessairement par les autres. C’est bien pourquoi Jésus prend ici un exemple particulièrement concret dans cette parabole, à l’abri de toute relativisation par ses saisissants extrêmes : gageons que la notion de faute ne devrait pas excessivement souffrir quand on parle –au portefeuille [5]- de quelqu’un qui doit soixante millions de pièces d'argent –somme astronomique résolument hors de proportion, indépendamment de l’époque !- et un autre qui n’en doit que cent. À dette énorme, faute énorme : dans une logique strictement humaine, en remboursement, le maître ordonne d’abord de vendre son débiteur, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens. À dette plus modeste, faute plus modeste : dans une logique strictement humaine, plus facile à pardonner. Naturellement, l’Évangile vient ici bousculer de telles logiques [6], allant jusqu’à effacer l’énorme dette et faire jeter en prison pour la plus petite… tout en soulignant que celui qui bénéficie de la remise de dette est le même que celui qui fait jeter en prison : cinglant et irrémédiable camouflet à l’égard de toute miséricorde à sens unique, l’inénarrable modèle à boîte automatique [7] en étant à ce jour le fruit [8] le plus abouti…

______« Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? » Mais n’y a-t-il pas plus saisissant encore ? En effet, si Pierre s’était approché non pas de Jésus, mais de… Martha [9, note 20], que lui aurait-elle répondu ? « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à trois fois. » C’est elle qui le dit :

Troisième règle du livre de Martha 18,21-35.19,1. (*)|(*)/(*)(*)(*)(*)
[version originale, peu
"tourmentée"… (*)(*)]
27086727.jpgLorsque vous considérez une nouvelle relation, quelle qu'elle soit, pratiquez la "Règle de
Trois" relativement aux déclarations et promesses qu'une personne fait, ainsi qu'à ses responsabilités. Faites de la "Règle de Trois " votre politique personnelle. Un mensonge, une promesse brisée ou une seule responsabilité négligée peut très bien n'être qu'un malentendu. Deux peuvent impliquer une erreur sérieuse. Mais trois mensonges impliquent probablement que vous avez affaire à un menteur, et la duperie est le premier indicateur d'un comportement sans conscience. Oubliez ce que vous craignez y perdre en coupant cette relation et sortez-en dès que vous le pouvez. Bien que cela puisse être difficile, rompre la relation maintenant sera plus facile et moins coûteux que plus tard. Ne donnez pas votre argent [ pas une seule pièce d’argent ! ], vos secrets ou votre affection à quelqu'un qui a récidivé trois fois. Vos précieuses qualités pourraient ainsi être gaspillées.
[ Pourquoi tant craindre de les
"gaspiller", ces "précieuses qualités" ? À quoi seraient-elles comparables : à soixante millions de pièces d'argent, cent pièces… ou trois seulement ? À chacun de régler ses comptes ]

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -18,21-35.19,1° (*)/(*)
Pierr’os
[10] s'approcha à pas de loup [11] de Philou [12] pour lui demander : « Baigneur [13], quand mon frère commettra des notes contre moi, combien de fois dois-je lui donner du nain ? Jusqu'à sept fois [3, note 29] ? » Philou lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept nains, mais jusqu'à soixante-dix fois sept foies [14] afin qu’il se "soigne"© pour te rassurer [15].
En méfait
[16], le royaume des spécieux [17][18][19][20] est repérable à un roi [21] qui voulut dérégler des oncles insuffisamment serviles avec des tantes [22, note 121]. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille taloches (c'est-à-dire soixante millions de pièges [23, note 59] à absent [24, notes 30,31]). Comme il n'avait pas de quoi rembourser cet homme, le maître [25] fit ORDONNER [26][27, note 11] de l’expulser [28], sans sa femme, ses enfants et tous ses biens, en détournement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, les servantes demeuraient prosternées et disaient : 'Prends patience envers nous, et nous lui confisquerons tout.' [29][30, note 80] Saisissant son dictionnaire [27, note 29] [ NB : il avait compris : 'Prends pas science', ce qui lui causait une grande peine pour l’état du réel qui est là, pour tous [31, AV note 41]… ] , le maître de ces servantes les laissa faire partir et leur firent remettre sa lettre [27, APR note 62] à un consoignon [32] maître. Et, en sortant, les servantes trouvèrent un de leurs consoignons [22, note 17] qui leur devait cent pièces d'entregent. Elles le chargèrent de se tomber_dans_le_panneau-e12c8e.jpgjeter sur lui pour l'étrangler [33], en disant : 'Rends-moi tes clés [34] !' Alors, ne tombant pas dans le panneau [35,im.1], son compagnon lui suggérait : 'Prends ton Code [36,im.3] envers toi, et -sauf pâture douteuse [37, APR note]- sous un jour nouveau tu le découvriras.'[38][39][40] Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison [41] jusqu'à ce qu'on l’ait oublié. Ses consoignons, en voyant cela, furent profondément soulagés et allèrent tous se réfugier dans leur terrier [42][43][20]. Alors ceux-ci se rappelèrent leur maître et se dirent : 'Quel bon maître ! il nous a remis toute cette dette parce que nous nous sommes surpliés [44, note 61]. N’a-t-il pas démontré, à son tour [45, notes 44,45], avoir pitié de ses consoignons, comme nous-mêmes nous avons eu "compassion"©[46] de l’autre ?' Dans leur colique [47], ils livrèrent leur "bourreau"©[48][49][50][51, note 72][52, note 57] à leur maître jusqu'à ce qu'il ait tout oublié [53]. C'est ainsi que mon père [54] de la cave [55] vous traitera [56], si chacun de vous ne pardonne pas à son frère toute sa peur [57][58, AV note 66] : en la partageant [59, note 59][60], par exemple… »
Philou acheva ainsi son discours
[61,im.2], puis il s'éloigna de la Gallinacée [62] et se rendit en Santée-en-Purée [63, note 2], aux délices adoucissants du Gourdin [64, note 83].

Gourdin+corazine.jpg
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jeudi, 12 août 2010 | Lien permanent

Les treize règles de Martha : un décryptage à (ne pas trop) suivre…

Permis de tuer envers.jpg

943144482.jpgMartha Stout, auteure de The sociopath next door, nous a toujours livré ici son condensé de "règles à suivre" afin d'éviter de tomber dans le piège des "psychopathes"©, promus au rang de "sociopathes"© dans un langage plus anglo-saxon. Is the next door open ? That’s the question ! Aussi, à toutes fins utiles, ne sera-t-il pas superflu de fournir un trousseau de clefs de décryptage en portant le regard (indiscret ?) par le trou de serrure de chacun des treize points cités.

1. « La première règle consiste à accepter le fait que certains individus n'ont littéralement pas de conscience. Pilule difficile à avaler puisqu'ils ressemblent rarement à Charles Manson ou Ted Bunty. Ils nous ressemblent en tout point. »

Puisqu’il s’agit de la première règle, il est permis d’en déduire que c’est la plus importante : celle qui va déterminer les autres. Pilule difficile à avaler : en conséquence, cette règle ne va pas de soi. Il est vrai que tout déni d’humanité est rarement accepté tel quel, demandant en préambule un travail de façonnage des esprits assez subtil pour les amener à accepter l’inacceptable. Certains individus n’ont pas de conscience : à prendre au sens littéral comme indiqué explicitement par l’adverbe. Un tel sens permet en effet de s’échapper momentanément du monde réel qui est là, pour tous [1, AV note 41] afin de se positionner plus confortablement dans celui de l’abstraction, réservé à une certaine élite qui, elle, a littéralement plus de conscience que ceux à qui il est proposé d’avaler la pilule. Or, celle-ci se trouve opportunément plus facile à avaler par un net renforcement des apparences favorables au monde réel : ils nous ressemblent en tout point. Ce trait comporte deux pôles opposés : un pôle inquiétant [2], un pôle rassurant [3]. L’objectif est de privilégier le premier, non en étayant précisément la forme de conviction sur la vérification de ce qui a été décrit [1, AV note 30] mais en lui apportant une sympathique touche de crédibilité par son opposition factice au second : la ressemblance en tout point permet en effet d’apaiser superficiellement le fait que la plupart des individus cultivent instinctivement une certaine peur de la différence [4] entre eux.

______Revenons à présent dans le monde réel qui est là, pour tous. Ils nous ressemblent toujours en tout point. Toute ressemblance n’a pas de sens hors symétrie : par conséquent, s’ils nous ressemblent, nous leur ressemblons aussi. Comment une telle évidence –presque une lapalissade- a-t-elle pu échapper à une psychologue de renommée internationale, puisqu’elle n’aborde ce point précis nulle part : ni dans la première règle, ni dans les suivantes ? Serait-ce qu’elle n’en a pas eu conscience ? Dans ce cas, la déduction logique consiste à accepter le fait qui s’impose à la conscience à son sujet. Admettons inversement qu’elle en a eu conscience : dans ce cas, la première question posée ne s’introduira plus par un "comment" mais par un "pourquoi". Pourquoi gommer un fait aussi évident, sinon pour laisser consciemment entendre une ressemblance à sens unique, absurde en soi, au sens littéral inclus ? Pilule difficile à avaler… sauf pour l’intéressée (comme pour ses semblables) chez laquelle la première règle consiste à ne pas accepter un fait aussi basique afin d’être artificiellement à l’abri en tout point de certaines ressemblances !

______Certains individus ont également conscience d’un monde réel qui est là, pour tous, mais qui présente l’inconvénient de ne pas toujours offrir la possibilité d’étayer précisément la forme de conviction sur la vérification scientifique de ce qui a été décrit, les obstacles majeurs à ce type de vérification en étant l’invisibilité [5,p.24] et l’immatérialité. Aussi vont-ils privilégier le témoignage en état de veille [6]… plutôt que celui en état comateux [1, AV note 41], difficile à avaler en tout point.
______Ceux-là n’ayant pas de raison d’être exclus de la première règle, il leur est également demandé d’accepter le fait que certains individus n'ont littéralement pas de conscience. Pilule moins difficile à avaler dès lors qu’ils prétendent avoir littéralement plus de conscience que la moyenne, le champ de leur conscience dépassant –ou se proposant de dépasser- celui du monde réel visible. Certains individus n'ont littéralement pas de conscience ? Ils nous ressemblent en tout point ? Voilà précisément un postulat invitant à dépasser le monde réel des ressemblances, visibles par définition : celle qui est d’ailleurs la plus communément admise à propos des "psychopathes"© n’est-elle pas cette "invisibilité" les rendant si difficiles à discerner ? Mais n’anticipons pas sur la huitième règle !
______En revanche est-il très recommandable d’anticiper sur les conséquences que cela implique : autrement dit, sur la digestion de la pilule avalée chez les individus concernés par ce paragraphe. Ceux-là ont donc accepté le fait que certains individus n'ont littéralement pas de conscience. Cette acceptation n’est pas sans accompagner son contraire : le déni. En effet, qu’est-ce accepter ce fait sinon accepter parallèlement que « les facultés de raison et de pensée chez » ces individus, « ces caractéristiques par lesquelles nous différons des bêtes », soient inexistantes ? Or, si l’existence d’un certain Théophylacte [7, notes 52,53] remonte à plusieurs siècles, si en beaucoup de points les mœurs en usage à son époque ne ressemblent pas beaucoup à celles de la nôtre, il reste qu’il diffère moins de nous… que nous différons des bêtes, aujourd’hui comme hier. La première règle consistant à accepter le fait que depuis des temps immémoriaux tous les individus normalement constitués naissent avec une tête, un tronc, deux bras et deux jambes, que rien de cet ordre ne diffère véritablement jusqu’à ce jour, accepter le fait "difficile à avaler en pilule" consiste néanmoins à ne plus accepter certains postulats multiséculaires alors que rien –visible ou invisible- n’indique qu’ils aient perdu de leur validité : quel va donc être l’objectif de ces "règles" de substitution… s’il n’invite pas à tomber dans un piège ?

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2. « Dans un conflit entre vos instincts et ce qu'implique le rôle joué par l'individu – qu'il soit éducateur, médecin, chef d'équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. –, faites confiance à vos instincts. Que vous le vouliez ou non, vous êtes un observateur constant du comportement humain et vos impressions non filtrées, quoique alarmistes et paraissant non fondées, peuvent être d'un grand secours si vous les écoutez. Une partie de vous-mêmes sait, sans y avoir été éduqué, que les étiquettes impressionnantes et/ou à saveur morale ne donnent pas la conscience à celui ou celle qui n'en avait pas dès le départ. »

         Peu chaut le rôle joué par l'individu : celui-là nous ressemblant en tout point, qu’importe en effet qu'il soit éducateur, médecin, chef d'équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. S’il y a "conflit", vous êtes seul au monde avec vos "instincts" : faites-leur confiance, eux seuls ayant apparemment une conscience. Ce qui permet avantageusement de distinguer dans quelle espèce vous vous situez : animale ? humaine ? divine ?

"Que vous le vouliez ou non" indique déjà que votre volonté est placée hors-circuit : en conséquence, est exclue l’espèce divine.

"Vous êtes un observateur constant du comportement humain". Étant un observateur constant, vous n’en êtes pas acteur : la constance de votre observation en excluant d’emblée la disponibilité dans le temps. Ce qui est heureux, car serait-il recommandable pour la conscience d’être à la fois juge et partie ? En conséquence, est exclue l’espèce humaine. Ne viendriez-vous pas d’une autre galaxie, inconnue des observatoires humains ?…

"Faites confiance à vos instincts" ; "Que vous le vouliez ou non" nous ramène cependant sur terre, n’importe quel amant des animaux -observateur plus ou moins constant du comportement animal- vous expliquant que cela ressemble en tout point à cette espèce. La pilule n’en devient que moins difficile à avaler, la rare ressemblance avec Charles Manson ou Ted Bunty étant alors élucidée. La suite ne générera pas davantage de conflits pour vous confirmer dans l’espèce animale : vous légitimant, du reste, dans l’"observation constante d’un comportement humain" qui vous est étranger. Vos impressions sont non filtrées ? Ce n’est guère là le propre de l’homme : chez lui en effet règnent constamment de substantielles différences entre les individus. Un éducateur passera ses impressions sur un médecin au filtre de l’éducateur, et inversement ; idem en tous sens chez un chef d'équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. Filtre négatif que chacun s’efforcera de tempérer par l’usage d’un filtre positif : la conscience de son contraire, tant chez lui que chez l’autre. Ce qui permet avantageusement de dégonfler nombre de baudruches en ramenant à de justes proportions  moult impressions non filtrées, alarmistes et non fondées. Rien de tel chez l’animal, soumis comme on sait à la loi implacable de la pyramide alimentaire d’un écosystème conflictuel prédateur-proie : chez l’un comme chez l’autre, le fait que tous les individus qui le composent n'aient littéralement pas de conscience est si acceptable ( sauf au sein de certains cercles résolument végétariens ) que la pilule en est avalée sans que l’on en aie seulement conscience. Aussi est-il fondé que la proie –désireuse de se maintenir en vie- aie constamment besoin d’un grand secours. Dépourvue de tout recul relatif au rôle joué par l'individu, elle n’a à sa disposition que ses impressions non filtrées. Elle ne les écoute pas ? Bon appétit le prédateur. Elle les écoute ? Bon appétit le prédateur… mais –qu’il le veuille ou non-, ce sera pour plus tard.

Il reste cependant comme une parenté avec l’espèce humaine, mince filet d’espoir pouvant augurer qu’elle se redresse, ne marchant plus que sur deux pattes au lieu de quatre : tant pis pour le manque à gagner chez les marchands de chaussures. Ce filet n’est pas toujours des plus glorieux, mais au moins l’espèce animale en est-elle exclue : imagine-t-on en effet l’agneau poursuivi par le loup, faisant soudainement volte-face, poursuivant à son tour le canidé puis se jetant dessus et le dévorant ? Ce serait contradictoire ! Comme le sont les impressions non filtrées d’un grand secours si on les écoute, alors qu’elles sont alarmistes et non fondées : existe-t-il un secours plus grand que grand… pour le cas où elles seraient fondées ? La présence de la contradiction signe néanmoins -par contraste- celle d’un substrat consolateur de raison : encore faut-il l’éduquer [8, APR note 2][9, note 42], c’est-à-dire lui faire dépasser le stade des instincts en lui apprenant à filtrer ses impressions et aiguiser en prime sa différence des bêtes. Pas exactement l’objectif observable, tel qu’il est prévu de longue date par les chasseurs officiels de "psychopathes"©[10, APR notes 13,14] !

Patatras et pas de chance : on vous oriente sur une partie de vous-mêmes, celle qui "sait" sans y avoir été éduquée ! Or, si l’on examine l’espèce humaine, on observeVillage gaulois loupe.jpg que tous ses organes savent effectivement fonctionner sans y avoir été éduqués. Tous ? Un irréductible résiste cependant à cet envahissant constat : celui-là même qui, paradoxalement, régule le fonctionnement de tous les autres ! Il est par conséquent exclu que cette partie de vous-mêmes -qui "sait" sans y avoir été éduquée- soit le cerveau : toujours pas de chance quand on sait que c’est plutôt par là qu’on est censé savoir. On exclura également les autres organes internes à vous-mêmes, trop occupés à remplir leurs fonctions respectives pour aller se disperser dans quelque "savoir". Quelle est donc cette mystérieuse partie ? Notre auteure ne le précisant pas, il ne nous reste qu’à songer instinctivement ( mais faut-il faire confiance à ses instincts ?… ) à une zone gravitant autour du nombril… voire à la situer un peu plus bas et de l’autre côté : une zone qui, pourtant, ne "sait" jamais aussi bien que lorsqu’elle est un peu rudement éduquée [11, im.6][12! Mais sommes-nous encore à une contradiction près ?

Quoi qu’il en fût, et à défaut de plus ample informé, cette partie de vous-mêmes est dotée d’une conscience telle qu’elle est capable de "savoir" quelles sont les étiquettes qui donnent ou non une conscience qui lui est extérieure ! Qui peut le plus peut le moins : n’a-t-elle pas été capable au préalable de définir celui ou celle qui en a -ou pas- dès le départ ? Sans doute aurait-il été également utile de définir ce qu’était "le départ" : ici encore, hors contexte ressemblant à ce qui est ferroviaire ou (aéro)portuaire, on songe instinctivement à la conception ou à la naissance. Dans un cas comme dans l’autre, ce ne sont plus certains individus qui n'ont littéralement pas de conscience… mais 100 % des individus : à ce régime, il va être très difficile "d'éviter de tomber dans le piège des "psychopathes"©" ! À ce propos, une si redoutable étiquette n’est-elle pas pourvue à satiété de tous les attributs qui conviennent pour la rendre ô combien impressionnante et/ou à saveur morale… étant instinctivement et constamment associée à des individus dont la morale réprouve le comportement ?

______Autrement dit, est unanimement accepté -dès la seconde règle- le retour à un implacable ordre moral, mal déguisé mais bien fondé… sur des instincts, ceux-là différant naturellement d’un individu sur l’autre : donc, offrant un potentiel inépuisable de conflits. Sans y avoir été éduqué, une partie de nous-mêmes sait-elle que le départ de tels conflits se greffe sur des étiquettes impressionnantes et/ou à saveur morale ? Notre auteure est à nouveau muette sur la question : pilule qui serait difficile à avaler si on ne savait d’instinct que personne n’a daigné lui en donner conscience

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3. « Lorsque vous considérez une nouvelle relation, quelle qu'elle soit, pratiquez la "Règle de Trois" relativement aux déclarations et promesses qu'une personne fait, ainsi qu'à ses responsabilités. Faites de la "Règle de Trois" votre politique personnelle. Un mensonge, une promesse brisée ou une seule responsabilité négligée peut très bien n'être qu'un malentendu. Deux peuvent impliquer une erreur sérieuse. Mais trois mensonges impliquent probablement que vous avez affaire à un menteur, et la duperie est le premier indicateur d'un comportement sans conscience. Oubliez ce que vous craignez y perdre en coupant cette relation et sortez-en dès que vous le pouvez. Bien que cela puisse être difficile, rompre la relation maintenant sera plus facile et moins coûteux que plus tard. Ne donnez pas votre argent, vos secrets ou votre affection à un quelqu'un qui a récidivé trois fois. Vos précieuses qualités pourraient ainsi être gaspillées. »

______En attendant qu’éclose le projet grandiose d’agrandir substantiellement la place Vendôme (afin d’en agrandir parallèlement les vitrines luxueuses, susceptibles de pouvoir exposer vos précieuses qualités sur des écrins assez dignes d’elles pour qu’elles soient moins gaspillées), voici donc une "Règle de Trois" censée représenter une politique personnelle. Dès lors que cette politique se fait personnelle, elle est elle-même censée devenir relative aux déclarations et promesses qu'une personne en fait, ainsi qu'à ses responsabilités : qui sont bien les siennes, et non celles d’une relation, ancienne ou nouvelle. Ce qui peut déjà impliquer une erreur sérieuse : celle d’appliquer de telles "considérations" non plus sur une nouvelle relation, mais sur une autre : ancienne, voire établie sur une promesse mutuelle. Tant qu’elle concerne un collègue de travail, un commerçant, une relation de relation, considérer une nouvelle relation ne porte guère à conséquences si on envisage de la couper au plus tôt : ce peut être difficile quand on partage un espace commun de travail, quand un commerçant analogue est plus éloigné, quand la relation de relation… n’est pas elle-même coupée de la relation, etc., mais n’implique guère de coûteux effets dont, par rebondissements successifs, quantité d’autres relations feront les frais malgré elles. Leurs précieuses qualités pourraient ainsi être gaspillées… mais cette quantité n’est-elle pas négligeable si elles n’ambitionnent pas de s’exposer place Vendôme ?

______ Lorsque nous considérons comme ici une nouvelle variation de la psylangue [13], quelle qu'elle soit, pratiquons la "Règle de Traduction" relativement aux déclarations et promesses qu'une personne fait par son usage, ainsi qu'à ses responsabilités. Langue qui ressemble en tout point à la langue maternelle mais dont une partie de vous-mêmes sait, sans y avoir été éduqué, qu’elle ne peut être d’un grand secours que pour celui qui la parle couramment en l’ayant simultanément adoptée. Pratiquer la "Règle de Traduction", c’est avoir assimilé la langue sans nécessairement l’adopter : maîtriser la langue de Shakespeare ne rend pas automatiquement sujet de sa gracieuse Majesté ! Ressemblant en tout point à la langue maternelle, la psylangue, elle, ne nécessitera donc pas de sophistiqués supports -écrits ou audiovisuels- pour en envisager ou parfaire l’apprentissage. Sa difficulté est d’un autre ordre : celle de la distinguer de la langue originelle pour ne pas l’avaler. Pilule très facile à avaler, en effet, puisqu'elle ressemble en tout point à la langue maternelle ! Aussi convient-il d’écouter vos impressions non filtrées… avec une attention un peu plus soutenue : que vous le vouliez ou non, elles peuvent être d’un grand secours pour repérer ce qui est apparemment dans votre langue quand c’est en réalité exprimé en psylangue. Cependant, quoique paraissant alarmiste pour qui n’a pas particulièrement le don des langues, la pratique de la "Règle de Traduction" n’est pas si inaccessible : si l’on convient que dans le langage usuel les mots s’attachent à faire ce qu’ils disent, il faut simplement savoir qu’en psylangue ces mêmes mots ne sont plus que des coquilles vides. Non seulement cet aspect leur interdit de faire ce qu’ils disent, mais lorsqu’on les conjugue ensemble –c’est-à-dire, lorsqu’on les considère en relation- ils font très exactement le contraire de ce qu’ils disent. Moyennant cette clef de décodage –qu’il convient d’observer constamment-, nous pouvons revenir sur le contenu de la troisième règle.

______  Or, cette troisième règle est émise par Martha Stunt : c’est sa "Règle de Trois", sa déclaration… voire sa promesse implicite de bonheur (ou, plus relativement, de malheur moindre) pour qui la pratiquerait en l’ayant assimilée et adoptée. Néanmoins il s’agit bien de sa politique personnelle, et non de celle de notre candidat pratiquant. Dans le cas contraire, si elle l’était, personne n’aurait jamais entendu parler de The sociopath next door qui, au mieux, aurait remporté un symbolique succès d’estime auprès de cercles limités d’"initiés". Faire du lecteur de la "Règle de Trois" sa politique "personnelle" est un non-sens ; qu’on le veuille ou non, une politique qui se calque en tout point sur celle d’un auteur, quel qu’il soit, est de la responsabilité personnelle de cet auteur. Celui qui la pratique en aval n’ayant à répondre que de son adhésion, comme des conséquences des actions menées au nom de cette pratique : ce qui peut déjà être considérable… Quoi qu’il en soit, ce n’est pas sa politique personnelle. Cette seule responsabilité étant manifestement négligée, ce pourrait très bien n'être qu'un malentendu… si on en restait à la langue vernaculaire. Sous les auspices de la "Règle de Traduction", nous considérons une nouvelle "relation". La relation présuppose l’altérité, le sortir-de-soi pour aller vers l’autre. Or, l’objectif de la troisième règle est déjà parsemé d’une terminologie qui, en tout point, vide la "relation" aussi sûrement que l’on gobe un œuf cru : "personnelle", "mensonge", "brisée", "négligée", "malentendu", "erreur", "duperie", "sans conscience", "oublier", "craindre", "perdre", "couper", "sortez-en"(!), "difficile", "rompre", "coûteux", "récidive" et "gaspillées" ! Sans anticiper sur la douzième règle, à l’issue d’une telle énumération n’est-il pas réconfortant d’"apprendre" que la majorité des êtres humains soient capables d'amour ? En attendant, voilà une pilule difficile à avaler : sous l’accumulation de ces redoutables handicaps relationnels, ne serait-il pas plus facile -et moins coûteux que plus tard- de faire courir le grand prix de Vincennes… à un cheval de bois ?
______  Revenons à présent au lecteur -ou à celui qui, de près ou de loin, directement ou non, calque à son tour sa politique "personnelle" sur "celle" de quelque lecteur ou assimilé- ;  plus précisément, celui qui plonge dans l’erreur sérieuse effleurée plus haut : appliquant de telles "considérations" non plus sur une nouvelle relation, mais sur une relation établie… entre conjoints, par exemple. Bien que cette dérive soit de la responsabilité de Martha Stunt, à seulement supposer qu’elle en aie littéralement conscience (préoccupée qu’elle est de nous "éviter de tomber dans" d’autres "pièges"…), ira-t-elle en assumer les conséquences logiques : s’armant de son bâton de pèlerin et parcourant le monde afin d’y prêcher de sérieuses mises en garde auprès de ses "disciples" ? La réponse coule de source pour deux raisons :
- la première est naturellement que la mise en pratique d’une opération de cette envergure relève de l’utopie : même l’instantanéité des moyens techniques de communication moderne n’effacera pas les conséquences déjà consommées
[14] de la dérive suggérée
- la deuxième est que, s’il y a un mot qui illustre le plus parfaitement la coquille vide, c’est bien celui de "responsabilité"
[15][16] : en psylangue, accepter le fait que certains individus n'aient littéralement pas de conscience n’est jamais que le énième moyen frauduleux de faire taire la conscience de ses propres responsabilités afin de les transférer sur de tels individus. Qu’importe à quiconque… puisqu’ils "n’ont pas de conscience" !

         Enfin, ne faisons pas l’économie de l’aphorisme d’un illustre tribun romain : « Qu’est-ce que la vérité ? [17, note 9] » Posée telle quelle, la question est sans doute impressionnante et/ou à saveur morale : aussi allons-nous la revoir à la baisse. Afin qu’il n’y ait aucun malentendu, pour une Martha Stount –et un(e) pratiquant(e) (conscient ou non !) de Martha Stount-, qu’est-ce exactement qu’un "menteur", un "mensonge", voire une "erreur sérieuse" ??? Si leur définition psylinguistique commence là ou s’arrête la chasse aux "psychopathes"©, il est à craindre que cela manque de sérieux… tout en gaspillant de précieuses qualités, qui pourraient ainsi être identifiées au-delà du nombril.

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4. « Questionnez l'autorité. Une fois de plus, faites confiance à vos instincts et à vos préoccupations (anxiétés), tout spécialement ceux concernant des individus qui déclarent que la domination des autres, la violence, la guerre ou d'autres violations de la conscience sont la solution à certains grands problèmes. Faites-le même lorsque – et surtout lorsque – tous les gens autour de vous ont cessé de questionner l'autorité. Rappelez-vous ce que Stanley Milgram a dit à propos de l'obéissance : "Au moins six personnes sur dix vont aveuglément obéir jusqu'au bout à une autorité, quelle qu'elle soit, à l'allure officielle." Le bon côté de la chose est que d'avoir un certain support social nous rend plus enclins à défier l'autorité. Encouragez les gens autour de vous à se questionner, eux aussi. »

         Questionner l’autorité ? Si l’auteure elle-même nous y incite, pourquoi s’en priver ? Quant à se préoccuper (avec anxiété ?) de chercher quel représentant de l’autorité à l'allure officielle pourrait être susceptible d’être "questionnable", il ne sera pas nécessaire d’en chercher parmi les gens autour de vous. En revanche, les encourager à se questionner, eux aussi, serait de bon augure… si tant est qu’ils nourrissent le désir d’éviter de tomber dans le piège du premier venu : tout spécialement celui qui déclare que la domination sur ceux qui sont littéralement dépourvus de conscience ( …et autres "précieuses qualités" ), la violence, la guerre ou d'autres violations de leur conscience [18][19][20, notes 2,3][21][21bis] ( si coutumières de "l’autorité" [22] à laquelle se rattache l’auteure, qu’au moins neuf personnes sur dix vont aveuglément les pratiquer jusqu’au bout sans seulement en avoir conscience ! ) sont la solution à certains grands problèmes. Au vu des résultats observables de la dite "autorité" [23][24], le premier questionnement portera sur l’opportunité de recourir au terme de dissolution [25], plus conforme au monde réel qui est là, pour tous [1, AV note 41] que celui de "solution". Bien que de même nature, le second questionnement nous rend plus enclins à défier l'autorité : portant, lui, sur l’opportunité de recourir à un terme identique. À un détail près :  que celui-ci s’applique non plus seulement sur les résultats susnommés… mais sur "l’autorité" produisant de tels résultats. Faites-le même lorsque – et surtout lorsque – tous les gens autour de vous ont cessé de questionner l'autorité : à commencer par "celle" de concepteurs de certaines "règles à suivre" !…

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5. « Suspectez la flatterie. Les compliments sont de bien belles choses lorsqu'ils sont sincères, mais la flatterie extrême fait appel à notre ego d'une façon peu réaliste. C'est là la matière de l'envoûtement et celui-ci implique presque toujours une intention de manipuler. La manipulation à l'aide de la flatterie est parfois inoffensive, parfois sinistre. Jetez un coup d'œil au-delà de votre ego flatté et souvenez-vous de toujours suspecter la flatterie. Cette "règle de la flatterie" s'applique sur une base individuelle, mais également à l'échelle de groupes, même de nations entières. À travers l'histoire de l'humanité et jusqu'à aujourd'hui, l'appel à la guerre a toujours fait usage d'une déclaration flatteuse arguant que les forces armées remporteront une victoire qui changera le monde pour le mieux : un triomphe moralement louable, justifié par ses résultats humanitaires, unique d'efforts humains justes et dignes d'une énorme gratitude. Depuis que nous écrivons l'Histoire, toutes les plus grandes guerres ont été encadrées de cette façon, de tous les côtés du conflit. Et dans toutes les langues, l'adjectif le plus fréquemment utilisé est  "sainte", "guerre sainte". L'argument peut facilement être démontré que l'humanité ne sera en paix que lorsque les nations seront capables de voir au travers de cette flatterie autoritaire. »

         Suspecter la flatterie ? Pourquoi ? Risquerait-elle de gaspiller vos précieuses qualités ( que ne possèdent pas ceux d’en face : ces inconscients de dresseurs de "piège" ! ), à vous dont il est invariablement fait appel à votre ego d’une façon peu réaliste depuis la première règle ? Jetez un coup d'œil au-delà de votre ego flatté et demandez-vous si… la pilule de la première règle fut si difficile à avaler. Car la flatterie n’est-elle pas en premier chef d’être frotté dans le sens du poil en suggérant que vous avez littéralement plus de conscience que certains individus ? Déclaration implicite flatteuse, mais inapplicable à l'échelle de groupes -a fortiori de nations entières- composés d’individus aux consciences si différentes qu’il serait prématuré, offensif et sinistre de classifier en plus ou en moins. On serait bien en peine de parvenir à en distinguer le plus infime triomphe moralement louable, justifié par ses résultats humanitaires, sur ceux qui s’attachent à préserver leur capacité de voir au travers de cette flatterie autoritaire du poseur de "règles" impliquant une intention de manipuler jusque sur une base individuelle : tout particulièrement lorsque cette manipulation [26] passe par une "courageuse" agression par contumace [20, notes 2,3][27][28] sur une autre base individuelle. Et dans la psylangue [13], l'adjectif le plus fréquemment utilisé est  "saine", "guerre saine"[29][30, APR note 27] : la dichotomie autoritaire "sain" /"malsain" se calquant sur "conscience"/"pas de conscience" !
         "L'humanité n’étant en paix que lorsque les nations seront capables de voir au travers de cette flatterie autoritaire", l’argument peut facilement être démontré que cette "paix" ne saurait passer que par l’éradication des "prédateurs naturels" faisant l’objet de ces treize règles ! Chacun étant d’abord suspect d’être un "psychopathe"© pour son voisin ( ils nous ressemblent en tout point ! ), quelle autre "paix" se profile-t-elle à l’horizon sinon celle des cimetières ? Car n’importe quelle nation serait capable de voir au travers d’un squelette…

________________________

6. « Si nécessaire, redéfinissez votre concept du respect. Trop souvent, nous confondons la crainte avec le respect, et plus nous craignons quelqu'un, plus nous le/la percevons comme méritant notre respect. J'ai un chat que ma fille a nommé "l'homme musclé" lorsqu'il était tout petit car, même jeune, il avait tous les attributs d'un lutteur professionnel. Maintenant qu'il a grandi, il est beaucoup plus costaud que la plupart des autres chats domestiques. Ces formidables griffes ressemblent à celles de ces ancêtres chats-léopards asiatiques, mais son tempérament est tendre et pacifique. Mon voisin a une petite chatte "calico" qui nous visite de temps à autre. Bien entendu, son charisme de prédateur est énorme et elle est très douée pour vivement envoyer un regard méchant aux autres chats. Chaque fois qu'elle est dans un rayon de quinze mètres, "L'homme musclé", quoique de taille deux fois plus grande, se tapit et s'aplatit de peur et de déférence féline. "L'homme musclé" est un chat splendide. Il est chaleureux, affectueux et très près de mon cœur. Quoiqu'il en soit, j'aime croire que ses réactions sont plus primitives que les miennes. J'espère que je ne confonds pas peur et respect, car le faire assurerait ma propre victimisation. Utilisons nos cerveaux humains de façon à transcender notre tendance animale à nous abaisser devant les prédateurs afin de démêler la confusion entre crainte et admiration. Dans un monde idéal, le respect serait une réaction automatique à l'égard de ceux qui sont forts, bons et moralement courageux. La personne qui profite de l'occasion pour vous inspirer la peur n'est fort probablement pas de ceux-là. La résolution de conserver le respect séparé de la peur est encore plus cruciale pour les groupes et les nations. Le politicien, petit ou grand, qui menace la population par de fréquents rappels aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme, et qui emploie les craintes ainsi magnifiées pour gagner l'allégeance est, plus souvent qu'autrement, un escroc qui a réussi plutôt qu'un chef légitime. Cela a été vrai dans toute l'histoire de l'humanité. »

         Retour à la case départ : car, n’en déplaise à l’aspect plus étoffé de cette sixième règle, et en dépit de ce qu’elle s’achève par un vibrant rappel de "toute l'histoire de l'humanité", les deux tiers d

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samedi, 31 juillet 2010 | Lien permanent | Commentaires (2)

Treize règles à suivre lorsqu'on a affaire à des psycho-dépendants

Tiers-état.jpg

27086727.jpgMartha Stout, auteure de The sociopath next door, nous a livré ici un condensé de "règles à suivre" afin d'éviter de "tomber dans le piège des psychopathes". Un inconnu, bien qu’auteur de The glance of likes summer, nous livre à son tour un condensé de règles à suivre afin d’éviter de tomber dans le piège des psycho-dépendants.
Selon lui, ces règles constitueraient la base d'un comportement sain et libérateur face à ces pré-dateurs naturels, puisque ceux-ci ne sont pas uniquement des chefs d'États corrompus, des hauts gradés militaires ou des "requins" de la finance, mais bien des gens "ordinaires" que nous côtoyons inévitablement à plusieurs reprises dans nos vies. Ne pas se faire prendre à leur jeu serait une importante leçon de vie… voire de survie.

Il convient au préalable de définir ce que sont les psycho-dépendants, sachant qu’ils se subdivisent en trois catégories :

1-) le "clergé"
2-) la "noblesse"
3-) le "tiers-état".

1-) Le "clergé" regroupe l’ensemble des "professionnels"© de la psyché, qu’ils soient prescripteurs ou non, et quelle que soit l’officialité de la "chapelle" à laquelle ils se réfèrent. En quelques mots, les prescripteurs sont membres de "l’épiscopat", les non-prescripteurs du "presbytérat". Mais tous ont en commun de pré-dater : autrement dit, de dater par divination l’éclosion et la progression de telle ou telle autre "maladie"©.

2-) La "noblesse" regroupe, elle, tout un ensemble de para-"professionnels"© "laïcs" : c’est-à-dire de "professionnels"© normalement indépendants du "clergé", mais surprenants par leur inaptitude à fonctionner de manière autonome sans demander à tout propos l’intervention de ce "clergé". En son sein, on trouve notamment le psyvocat (contraction du psycho-dépendant et de l’avocat), toujours prompt à asseoir l’argumentation de sa "défense" sur des données "cléricales" invérifiables par des membres du "tiers-état"… comme à ceux des autres catégories. Son travail sera grandement facilité s’il est effectué en binôme avec un psyjuge. Ce dernier n’est plus en réalité qu’un super-secrétaire chargé d’entériner la décision prise par un juge "clérical", plus connu sous la dénomination d’"expert"© : personnage que l’on retrouve en maints autres domaines… y compris au sein du clergé sans guillemets.

3-) Le "tiers-état" est bien entendu le plus massivement représenté, composé majoritairement de la glèbe que sont les amateurs : ceux-là ne sachant plus affronter le moindre conflit –interne ou externe- sans en référer dès que possible à quelque membre du "clergé". Ce trait dominant étant largement partagé avec la "noblesse", on notera une collaboration enthousiaste entre les amateurs "éclairés" et les para-"professionnels"© les plus att… également "éclairés".

______En dépit de la légitime révulsion que cela pourra inspirer au lecteur, il est difficile de ne pas évoquer ici la lie du "tiers-état" : à savoir, cette infâme minorité d’handicapés profonds que sont les non-amateurs, non para-"professionnels"© et non-"professionnels"©. Soyons reconnaissants à Martha Stout d’avoir su contrôler sa répugnance en plongeant les mains dans cette chienlit à notre place, puisque c’est bien l’un de ses modèles les plus abominables qu’elle nous a récemment livré, ce au péril de sa vie. Le fait est que, de même que la rose ne peut s’épanouir sans le fumier, nos trois catégories trouveraient rapidement les limites à leur plein développement sans l’existence de cette sous-catégorie, corvéable à merci. C’est d’ailleurs sur le cadavre encore fumant de l’un de ceux-là que Martha –toujours au péril de sa vie, eu égard au risque évident de contagion- aurait récupéré ces treize règles à suivre lorsqu'on a affaire à des psycho-dépendants, sinistre basse œuvre d’un désaxé "sans-culotte". Selon notre auteure, l’homme aurait péri au cours d’ultimes soubresauts signant la phase finale d’une virulente bouffée symptomatique de la crise maniacoparaschizoïdotripolaire à basse pression inversée et arbre à came en tête : nous épargnerons au lecteur –déjà traumatisé par des faits similaires s’étant déroulés sous d’autres latitudes [1, AV note 31]- une description plus précise des atroces souffrances qui ont dû accompagner son trépas. Mais au fond, ne les aura-t-il pas un peu méritées ? Car ce qu’il nous propose est à faire frémir :

1. La première règle consiste à accepter le fait que certains individus semblent littéralement ne pas  avoir de conscience. Pilule difficile à avaler puisqu'ils ressemblent rarement à Jack l’Éventreur ou Martha Stunt. Ils nous ressemblent en tout point : virgule, d’exclamation, d’interrogation, de suspension, à la ligne ou de non-retour. Sur ce dernier point, l’autopsie révélera même l’existence d’un cerveau qui, selon les données actuelles de la science, semble étrangement indiquer que ce précieux organe était en état de fonctionnement avant le décès. Pilule d’autant plus difficile à avaler qu’en réalité, comme nous le verrons plus loin, ces individus ont un sens si aigu de la conscience qu’ils en oublient généreusement la leur pour s’attacher à celles d’autrui. 

2. Dans un conflit entre ses instincts et ce qu'implique le rôle joué par l'individu – qu'il soit éducateur, médecin, chef d'équipe, amant des animaux, humaniste, parent, etc. –, faites attention à ses instincts. Que vous le vouliez ou non, il est un observateur constant de votre comportement humain –le sien étant au-dessus de tout soupçon- et ses impressions non filtrées, principalement alarmistes et paraissant non fondées, lui sont d'un grand secours quand il les amplifie afin de mieux les faire écouter à des camarades psycho-dépendants. Une partie de vous-mêmes sait, sans y avoir été éduqué, que les étiquettes impressionnantes (celle de "psychopathe"©, par exemple…) et/ou à saveur morale altèrent prodigieusement la conscience de celui ou celle qui en avait encore un peu dès le départ. 

3. Lorsque vous considérez une nouvelle relation, quelle qu'elle soit, pratiquez la "Règle de Troie" (en hommage au cheval [2] du même nom) relativement aux déclarations et promesses qu'une personne fait, ainsi qu'à ses responsabilités. Faites de la "Règle de Troie" votre politique personnelle. Un mensonge, une promesse brisée ou une seule responsabilité négligée peut très bien n'être qu'un malentendu. Deux peuvent impliquer une erreur sérieuse. Mais trois mensonges impliquent probablement que vous avez affaire à un psycho-dépendant n’y voyant goutte à l’intérieur de sa monture de bois, et la tartufferie est le premier indicateur d'un comportement sans visibilité. Oubliez ce que vous craignez y perdre en vous munissant d’une hache afin de tailler la croupe du bourrin et sortez-en le malheureux dès que vous le pouvez. Bien que cela puisse être difficile, rompre la relation homme/cheval maintenant sera plus facile et moins coûteux que plus tard. Ah : ne donnez pas votre argent, vos secrets ou votre affection à quelqu'un qui est retourné se cacher au moins trois fois dans le cheval que vous avez éventré. Votre précieuse hache pourrait ainsi être gaspillée.

4. Questionnez-vous sur l'autorité du psycho-dépendant. Une fois de plus, prenez du recul sur ses instincts et ses préoccupations (anxiétés), tout spécialement ceux qui lui ont été instillés par des individus qui lui ont déclaré (ou fait déclarer par tiers psycho-dépendant interposé, générateur de HDT : hallucination à la demande d’un tiers) que la domination des "psychopathes"©, la dénonciation de leur "violence psychologique"©[3,im.2], la guerre (de même nature [4][5]) ou d'autres violations de leur conscience [6] sont la solution à certains de ses petits problèmes (mais qu’on sait lui faire grandir). Faites-le même lorsque – et surtout (!) lorsque – tous les gens autour de vous ont cessé de questionner son autorité pour s’y plier à l’unanimité [7, note 59]. Rappelez-vous ce que Stanley Milgram a dit à propos de l'obéissance : "Au moins six personnes sur dix vont aveuglément obéir jusqu'au bout à une autorité, quelle qu'elle soit, à l'allure officielle." Pour eux, le bon côté de la chose est que d'avoir un certain support social les rend plus enclins à déifier l'autorité. Si les gens autour de vous sont devenus psycho-dépendants, quelle que soit la catégorie hiérarchique à laquelle ils se rattachent [8] il est inutile de les encourager à se questionner, eux aussi. Ce serait en effet peine perdue : car si vous semblez parler le même langage avec les mêmes mots, ceux-là n’ont plus le même sens [9].

5. Suspectez la flatterie. Les compliments sont de bien belles choses lorsqu'ils sont sincères, mais la flatterie extrême fait appel à notre ego d'une façon peu réaliste. C'est là la matière de l'envoûtement et celui-ci implique presque toujours une intention de manipuler. La manipulation à l'aide de la flatterie est parfois inoffensive, parfois sinistre. Jetez un coup d'œil au-delà de votre ego flatté et souvenez-vous de toujours suspecter la flatterie. Chez le psycho-dépendant, cette mémoire ne vous fera guère défaut : sa flatterie est si offensive, si "téléphonée" qu’elle en perd son caractère sinistre par un aspect des plus grotesques. En pratique, il est aisé de la discerner, dès lors que vous n’avez plus besoin de jeter un coup d'œil au-delà de votre ego flatté : sans attendre votre réponse, et par ses conclusions à votre propos, le psycho-dépendant se charge en effet lui-même de démolir point par point tous ses éléments de flatterie en vous enjoignant de renoncer radicalement à ce qui leur donnait corps ! ( Ce qui se résume généralement à rejoindre dès que possible la cohorte psycho-dépendante, si nécessaire –et ce l’est chez un désaxé "sans-culotte!- par les psycho-"soins"© appropriés ) Cette "règle de la flatterie" s'applique sur une base individuelle, mais également à l'échelle de groupes, même de nations entières. À travers l'histoire de l'humanité et jusqu'à aujourd'hui, l'appel à la guerre a toujours fait usage d'une déclaration flatteuse arguant que les forces armées remporteront une victoire qui changera le monde pour le mieux : un triomphe moralement louable, justifié par ses résultats humanitaires, unique d'efforts humains justes et dignes d'une énorme gratitude [10, notes 46]. Depuis que nous écrivons l'Histoire, toutes les plus grandes guerres ont été encadrées de cette façon, de tous les côtés du conflit. Et dans toutes les langues, l'adjectif le plus fréquemment utilisé est  "sainte", "guerre sainte". ( Exception notable dans la psylangue [9] : pour raison de santé, "sainte" est sans T ! ) L'argument peut facilement être démontré que l'humanité ne sera en paix que lorsque les nations seront capables de voir au travers de cette flatterie autoritaire. Comme le sera celui qui "a affaire à des psychopathes"©, étant lui-même autoritairement flatté par contraste… de ne pas en être !

6. Inquiétez-vous et agitez-vous pour bien des choses. Une seule est nécessaire [11] : redéfinir votre concept du respect… notamment au moyen d’une arme dont vous vous serez assurés qu’elle ne soit pas chargée à blanc. Très souvent, nous confondons la crainte avec le respect, et plus nous craignons quelqu'un, plus nous le/la percevons comme méritant d’être tenu en respect par le canon de notre pistolet automatique, prêt à faire feu. J'ai un chat que ma fille a nommé "l'homme musclé" lorsqu'il était tout petit car, même jeune, il avait tous les attributs d'un lutteur professionnel. Maintenant qu'il a grandi, il est beaucoup plus costaud que la plupart des autres chats domestiques. Ces formidables griffes ressemblent à celles de ces ancêtres chats-léopards asiatiques, mais son tempérament est tendre et pacifique. Mon voisin a une petite chatte "calico" qui nous visite de temps à autre. Bien entendu, à l’image des "psychopathes"©, son charisme de prédateur est énorme et elle est très douée pour vivement envoyer un regard méchant aux autres chats. ( Ce en quoi cette brave bête se fait supérieure aux "psychopathes"© qui, eux, sont très doués pour sournoisement envoyer un regard gentil aux autres… ) Chaque fois qu'elle est dans un rayon de quinze mètres, "L'homme musclé", quoique de taille deux fois plus grande, se tapit et s'aplatit de peur et de déférence féline. "L'homme musclé" est un chat splendide. Il est chaleureux, affectueux et très près de mon cœur : tant il est vrai que peur et déférence y rencontrent comme un formidable écho. Quoiqu'il en soit, j'aime croire que ses réactions sont plus primitives que les miennes : ce qui me permet avantageusement de déculpabiliser sans effort, d’autant que des balles réelles sont incontestablement plus dissuasives que des coups de griffes. J'espère entretenir le plus longtemps possible ma confusion entre peur et respect, car le faire assure ainsi à bon compte ma propre victimisation. Utilisons nos cerveaux humains de façon à transcender notre tendance animale à nous abaisser devant les prédateurs afin de nous mêler à eux en suscitant dans leurs rangs la confusion et la crainte. Dans mon petit monde idéal, la tenue en respect est une réaction de survie face à la menace de l’automatique [12] à l'encontre de ceux qui se font passer pour forts, bons et moralement courageux alors que je suis bien placée pour savoir qu’ils ne sont que d’affreux "psychopathes"©. La personne qui profite de l'occasion pour vous inspirer la peur de vous tromper sur son compte est fort probablement de ceux-là. La résolution de conserver le respect solidement attaché à la peur est encore plus cruciale pour les groupes et les nations. Le politicien, petit ou grand, qui menace la population par de fréquents rappels aux possibilités de crime, de violence ou de terrorisme, et qui emploie les craintes ainsi magnifiées pour gagner l'allégeance est, plus souvent qu'autrement, un escroc qui a réussi plutôt qu'un chef légitime. Cela a été vrai dans toute l'histoire de la félinité, pardon : de l'humanité.

7. Venez embarquer dans ma galère. L'intrigue est l'outil de prédilection du chasseur de "psychopathes"©. Surtout si vous avez malencontreusement oublié de redéfinir votre concept du respect selon les modalités introduisant la règle n°6, sachez résister à la tentation de concurrencer avec un "psychopathe"© séducteur, d'être plus habile que lui, de psychanalyser ou même de plaisanter avec lui : votre avenir immédiat se présentant alors sous les plus sombres auspices, il y va de votre peau et nous ne sommes pas là pour rigoler. En plus de voir abaisser les barrières du passage à niveau, vous vous détourneriez de l'objectif le plus important : vous protéger du train qui passe. Car un train n’en cache-t-il pas un autre ?

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8. La meilleure façon de vous protéger d'un "psychopathe"© est encore de vous maintenir au-dessus de son niveau : autrement dit de léviter. En cas d’empêchement ( panne d’escabeau, ou de guide spirituel d’origine tibétaine ), refusez tout contact ou toute forme de communication avec lui, sinon par psyvocat interposé, prédisposé à assurer votre protection. Les psychologues ne recommandent habituellement pas la lévitation ou l'évitement, mais dans ce cas-ci je fais une exception très délibérée : sachant que tout le monde "voit" des "psychopathes"© partout, au gré de ses humeurs et de son confort moral, il serait surtout exceptionnel que vous persistiez délibérément à garder le moindre contact ! La seule méthode véritablement efficace si vous avez affaire à un "psychopathe"© que vous avez "identifié" est de le rejeter complètement de votre vie. Encore est-ce là faire abstraction de la méthode la plus irréversiblement efficace si vous avez fort heureusement redéfini votre concept du respect selon les modalités introduisant la règle n°6 : car si vous appuyez sur la gâchette, cette méthode permet en effet de le rejeter complètement de sa propre vie, en sus de celle de tout un chacun. Ce en quoi la société vous en sera éternellement reconnaissante, puisque les "psychopathes"© vivent complètement en dehors du contrat social que vous leur avez déchiré sous le nez, et les inclure dans des relations ou des arrangements sociaux eût été périlleux. Commencez cette exclusion dans le contexte de vos propres relations et de votre vie sociale. Ayant redéfini votre concept du respect selon les modalités introduisant la règle n°6, vous ferez mouche et ne blesserez personne. ( Ou alors vous rateriez une vache dans un couloir, puisque vous tirez à bout portant ! ) Aussi étrange que cela puisse paraître, et bien que noyés dans leur sang ils prétendront le contraire dans un ultime râle, les "psychopathes"© ne possèdent pas le genre de sentiments que l'on peut blesser rater une vache dans un couloir. Peut-être n'arriverez-vous pas à faire comprendre à vos amis et à votre parenté pourquoi vous évitez un individu en particulier… faute d’amis ou de parenté survivants. Un "psychopathe"© est difficile à discerner et encore plus difficile à définir : heureusement pour vous, il est plus facile à viser ! Évitez-le de toute façon : surtout si vous n’avez plus de munitions. Si l'éviter complètement est irréalisable, prévoyez de le faire éloigner le plus possible ( cf. vos fructueux contacts via psyvocat interposé… ) pour en arriver à tendre vers l'évitement total.

9. Questionnez votre tendance à prendre en pitié trop facilement. Le respect doit être réservé aux individus empreints de bonté et moralement courageux : en première ligne, les chasseurs de "psychopathes"© qui, au péril de leur existence, contribuent à nettoyer [13][14] le monde de ces êtres empreints de méchanceté et moralement enragés. La pitié est aussi une réponse sociale lavable, mais elle devrait être ménagée aux personnes compétentes [15], idéalement en couleur [16] ou sur lesquelles la malchance s'acharne : précisément lorsque celle-ci s’incarne dans le "psychopathe"©. En outre, je recommande que vous ne mettiez pas sévèrement au déni votre besoin de la police [17] dans toutes les situations. Pour les adultes normaux de notre cul-ture [18], être ce que nous pensons "civilisés" est comme un réflexe et nous nous affichons souvent automatiquement convenables [19] surtout lorsque nous avons exaspéré [20][21] quelqu'un, lui avons menti à plusieurs reprises, ou l’avons copieusement poignardé dans le dos. Vous tirez un énorme avantage de ce polissage automatique afin d'exploiter la situation contre les "psychopathes"©. N'ayez pas peur de ne pas être souriants et d'aller, avec calme, directement au but [22, note 109].

10. À l’exception de votre conscience, n'essayez pas de racheter ce qui ne se rachète pas. Les secondes (troisièmes, quatrièmes et cinquièmes) vitesses sont pour les personnes qui ont une boîte manuelle. Si vous avez affaire à une personne qui n'a pas non plus de marche arrière [23], sachez comment ravaler la façade et mettez vos pertes en commun [24, note 59]. À un certain moment, la majorité d'entre nous doit apprendre l'importante et décevante leçon de vie que tant que nous ne sommes pas "médecins"©[25], nous ne pouvons pas contrôler le comportement étrange [26] – encore moins la structure caractérielle – des autres, aussi lou(p)ables [27] que soient nos intentions. Apprenez ce fait de la vie humaine et évitez l'ironie de vous prendre au même jeu ambitieux que les membres certifiés du "clergé" : le contrôle. Si vous ne désirez pas officiellement contrôler, mais plutôt "aider"©[28][29][30] les gens, alors "aidez"© ceux qui répugnent obstinément à votre "aide"© : comme pour tout le reste, le comportement de ces "psychopathes"© n'est d'aucune façon de votre faute. Ce n'est pas non plus votre mission. Votre mission, c'est votre propre nombril vie. Or, la leur est d’y attenter : et ça, c’est impossible à accepter [31].

  Adam Clayton/Larry Mullen, Jr. - Mission Impossible Theme .mp3 
 
Found at bee mp3 search engine

( NB : rassurez-vous : cette dixième règle ne s’autodétruira pas après lecture )

11. N'acceptez jamais, par pitié ou pour n'importe quelle autre raison, d'aider le "psychopathe"© à camoufler son réel caractère : ne vous a-t-il pas été assez difficile à discerner -et encore plus difficile à définir- pour ne pas s’être donnés tout ce mal pour rien ? "S'il te plaît, ne le dis pas", souvent imaginé en larmes et avec beaucoup de grincements de dents, est la marque de commerce des volés, des trahis abusés et donc, des "psychopathes"©. N'écoutez pas ce chant de sirène : celui des membres certifiés du "clergé" [32] n’est-il pas autrement plus mélodieux ? Les autres méritent beaucoup plus d'être avertis de la présence de "psychopathes"© que ceux-ci ne méritent que vous gardiez leurs secrets [33, notes 28,29] : c’est pourquoi vous pouvez piller ceux-là sans vergogne. Si quelqu'un dépourvu de votre "conscience"© insiste sur le fait que vous lui "devez" quelque chose, souvenez-vous de ceci : "tu me dois" a été la phrase clé des "psychopathes"© depuis des milliers d'années, littéralement, (je le sais de source sûre, pour avoir voyagé à bord d’une machine extraordinaire [34]…) et continue de l'être. Nous tendons à prendre "tu me dois" comme une déclaration irrésistible, mais elle n'est tout simplement pas vraie. Ne l'écoutez pas. Aussi, ignorez la déclaration "tu es pareil à moi". Vous ne l'êtes pas… puisque vous êtes sept fois pire [35!

12. Faute du moindre angle d’attaque par ailleurs, foncez têtes baissées sur leur psyché [36, APR note 53]:  elle est faite pour cela ! Ce qui vous permettra ensuite de passer avantageusement le relais aux "professionnels"© de la chose [37]. Ne permettez pas à quiconque sans cheval [2], ou même semblable à ce genre d’ex-personne [38], de vous convaincre que son humanité n’est pas tenue en échec. La majorité des êtres humains ont une conscience aiguë de leur nombril. La majorité des êtres humains sont capables d'amour entre eux [39].

13. Survivre peureux est la meilleure engeance [40].

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  Dernière mise à jour et finalisation : vendredi 29 octobre 2010

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samedi, 31 juillet 2010 | Lien permanent

La minute de Madame Boutrypède. (3)

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Minute 3 : « le prince charmant, est-ce qu’il en est ? » 

[*][*][*][*] - [*]

Psychologue, Laetitia Boutry "décrypte"© le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous apprend notamment à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement « pathologique »©. Le détecteur, lui, va nous permettre de décrypter le « décryptage »©.

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Ce que je vous dis :

« …Troisième signe particulier de la personnalité manipulatrice, c’est la domination. Ça va ensemble, hein : c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui aime se sentir fort, qui ne veut surtout pas se considérer comme un faible. Et pour lui, se sentir fort, eh bien c’est dominer l’autre. Et dominer l’autre, ça peut être de plein de façons différentes : c’est très souvent, ça passe… on va le voir, par l’humiliation, par une façon de dévaloriser les autres : de toujours se situer au-dessus, afin, évidemment, de les utiliser pour satisfaire ses besoins. Donc, il se sent fort ; et c’est assez paradoxal parce qu’il croit dominer les autres ; mais en réalité –sans le savoir- il est lui-même dominé par ses propres passions, ses propres désirs narcissiques. Et moins il arrive à les maîtriser, eh bien plus il va essayer de dominer les autres pour compenser ça. Quelles sont les armes de la personnalité manipulatrice ? La première que vous rencontrez systématiquement, et qui va vous aider à l’identifier, c’est la culpabilisation. C’est-à-dire qu’il va en permanence s’appuyer sur les défauts, sur les failles –les petites failles qu’on a tous, d’ailleurs- les petits remords, les petits défauts qu’on peut avoir. La personnalité manipulatrice va s’immiscer, on pourrait dire qu’il va, euh… elle va frapper là où ça fait mal, appuyer là où ça fait mal. Donc, c’est finalement quelqu’un qui est assez fin psychologue… »


____________________

Oups : ce que j’ai "oublié" de vous dire :

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         Vous vous sentez faibles, mes p’tits lapins ? Vous aimez ça ? Pâââârfait : ça tombe bien, parce que moi aussi ! Enfin… moi aussi, j’aime que vous vous sentiez faibles. Parce qu’il faut bien que quelqu’un se dévoue pour se sentir un peu moins faible que la moyenne : sinon qui vous resterait-il pour vous apprendre plein de façons différentes de "reconnaître"©  les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement "pathologique"© que sont les "personnalités manipulatrices"©, hein ? Autant que ce quelqu’un soit diplômé de Paris V [1] : ça va ensemble, vous ne trouvez pas ?
         Vous l’avez bien compris : si vous n’avez pas envie de présenter l’un ou l’autre des signes particuliers de la "personnalité manipulatrice"©, vous avez plutôt intérêt à ver.gifmultiplier les rencontres systématiques avec les larves de toute nature : elles vont vous aider à vous identifier à elles. Dans un second temps, et concernant les vertébrés, je ne saurais que trop vous conseiller d’éviter toute personne mesurant plus d’un mètre vingt : ainsi serez-vous quasiment assurés de ne pas être situés en-dessous de quelqu’un qui, évidemment, va vous utiliser pour satisfaire ses besoins. Et comme je ne veux surtout pas que vous considériez que je me place moi-même au-dessus de la mêlée (ce qui serait suspect, avec tout ce que je vous raconte !), croyez bien que je m’applique à moi-même cette rigoureuse consigne. Ainsi, il faut que je vous confesse une faille –oh, une toute petite faille !- dans mon discours de la dernière fois. Vous vous souvenez ? Je vous ai fait très peur en me faisant passer pour la sorcière de Blanche-Neige. Eh bien, RAS-SU-REZ vous : en réalité, je ne suis pas la sorcière de Blanche-Neige ! Mais non… puisque je suis Blanche-Neige elle-même. Ainsi, je ne fréquente que des nains : au-dessus (si vous me passez l’expression) de tout soupçon quant à toute inclination à vouloir dévaloriser les autres en se situant toujours au-dessus, non ? De plus, ils travaillent dans une mine : donc, dans les failles profondes du sous-sol. Ils sont ainsi blanchis d’avance (ce n’est pas une mine de charbon), et moi avec eux : d’où mon nom, d’ailleurs. Comment ? Le prince charmant ? Il est beau comme un dieu, athlétique et mesure un mètre quatre-vingt ? RAS-SU-REZ vous : si lui aussi est diplômé de Paris V, TOUT VA BIEN. D’ailleurs, il est tellement charmant qu’il me laisse son cheval et se contente de courir derrière : il ne veut surtout pas se considérer comme plus faible que sa monture. Donc, si je tiens les rênes –et lui les ficelles [2]- il ne me domine pas non plus.

Montage enlèvement princier3.jpg

         Pour en revenir à nos larv… pardon, à nos moutons, ce que vous ne voyez pas –nains non-diplômés de Paris V que vous êtes-, c’est que je défends une discipline (qui me défend à son tour) dont le signe particulier est depuis toujours… la domination sur tout ce qui bouge [3, notes 12 à 21][4],afin que RIEN ne bouge au-dessus d’elle. À cet effet, pour satisfaire ses besoins, elle n’a jamais eu d’autre corde à son arc que celle de dévaloriser systématiquement les autres : à l’exception notable, toutefois, de ceux qui en ont besoin eux-mêmes afin de mettre à tout prix en valeur leurs propres passions, et surtout leurs propres désirs narcissiques. Et moins ils arrivent à les maîtriser, eh bien plus ils vont nous appeler à la rescousse pour compenser ça. Parce qu’ils nous sentent forts sur la question. En effet, prenez par exemple mon collègue Robert : reprenez chacun de ses quatorze points de "détection"©[5] , et demandez-vous un peu QUI –à moins d’être une larve ou un cadavre- pourrait passer au travers des mailles de son filet ? Chez lui, la moindre performance personnelle –susceptible de contrister ou de contrarier une larve : appuyant alors sur ce qui lui "fait mal"- est aussitôt tournée en dérision, entachée justement d’une "volonté"© de domination sur l’autre et de la suspicion permanente d’un esprit de fraude, de feintes et autres ruses. Ne trouvent grâce à ses yeux qu’une larve, un cadavre… ou le locataire de longue durée d’un pénitencier. Avec Martha, n’est-ce pas également un festival d’humiliation ? En treize règles, sachant que son gibier nous ressemble en tout point [6] (et pour cause !), il ne trouvera guère son salut que dans l’exil sur une île déserte !


 

         Tous, nous cultivons

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lundi, 14 mars 2011 | Lien permanent

Confiance ! c'est lui ; n'ayez pas peur ! (enfin… pas trop)

La chasse au monstre.jpg
podcast
[*]|[*](*)|[*](*)(*)|[*](*)[*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,22-36. (*)(*)(*)/(*)(*)(*)
Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

(*)(*)
Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -14,22-36° (*)/(*)(*)
Aussitôt après avoir pourri
[1] la poule [2] dans le désert, Philou [3] demanda gentiment à ses bisciples [4] d’obliger leurs "malades"©[5] à monter dans la galère [6] et à le précéder sur l'autre rive [7, notes 27 à 29][8], pendant qu'il remplumerait les poules [9, APR note 25]. Quand il les eut remplumées, il se hissa sur son mât de cocagne [10, notes 43 à 45], avec les cartes [11][12][9][13][14], pour les trier. Le soir venu, il était là, seul : faisant une réussite [15, APR note 10]. La galère était déjà à une bonne distance de l’atterrée [16], elle était "psychologiquement battue"©[17,im.2][18] par un "psychopathe"©[15, notes 56 à 58bis] extraordinairement vague [19, APR note 67], car le fond de l’air était pour traire [20] : le fond du verre [21] aussi [22]. Vers la nuit du lapin [23, APR note 29 ?], Philou vint vers eux en marchant sur l’amer [24][25,im.1][26,im.1]. En le voyant marcher sur l’amer tout en faisant marcher l’amère [27][28], les bisciples furent bouleversés. Ils disaient -à propos de l’amer !- : « C'est un affreux monstre gluant [29] ...
podcast...», et la peur leur fit pousser des cris
[30][31][32],...
podcast...puis des portes de cabinets
[33,im.1][34,im.1][35]...
podcast...à la suite [36, APR note 11/2][37,im.1] d’une envie pressante [38,im.2] : mais 2084368158.jpghélas, pas d’ailes [39]. Et aussitôt Philou leur parla : « Confiance [40] ! je suis là [41] ; n'ayez pas peur ! » Pierr’os [42] prit alors la parlote [43] : « Baigneur [44], puisque tu es là, ordonne-moi [45] de venir avec toi lui craquer les os [46]. » Philou leur dit : « Chiens [47] ! » Pierr’os descendit dans la cave [48] et marcha sur les os pour aller vers Philou. Mais, voyant que tout ceci n’était que du vent à moulins [49,im.6][50], il eut peur d’avoir à en répondre [51, APR note 17][52] ; et, comme il commençait à s’enferrer dans ses contradictions, il cria : « Baigneur, lance-moi ta bouée [53] ! » Aussitôt Philou lui tendit un nain [54][55], le saisit et lui dit : « Pomme de feu de poison [56], pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils le remontèrent dans son van [57], le galérien tomba [58] dans le piège [59]. Alors ceux qui étaient dans la banque [60] se prosternèrent devant lui [61][62], et ils lui dirent : « Braiment [63], tu es le Ficeleur [64] du Docteur ! »
Ayant tra
chouxloup.jpgversé (verticalement) le lac [65, notes 36], ils se sabordèrent à Génésarrêt-maladie [66, note 3]. Les gentils lapins [67] de cet envers [68][69] reconnurent en Philou quelqu’un qui les aimait beaucoup [70] (ce en quoi ils n’avaient pas tout à fait tort [71][72][73]) ; ils firent avertir toute la légion [74, note 26], et on lui amena tous les "malades"©. Ces derniers le suppliaient de ne pas seulement toucher [75, note 9] la frange de leur manteau, car tous ceux qui étaient touchés furent sautés [76][77][78]. Mais lui, chassant [75][79] sachant mieux que personne combien les "troubles"© qui les affectaient "rendaient leur consentement impossible"©[80, note 3/2], allait son chemin, trépassant au milieu d’eux [81, APR note 30]. Alors, ils étaient le loup [82][83, notes 27][84].

lapin-saute-chasseur.jpg

Neuvième règle du livre de Martha -14,22-36° (*)(*)

(Attention : ce n'est pas un livre de cuisine !)

27086727.jpgLorsque vous partez à la chasse [85], questionnez votre tendance à prendre en pitié trop facilement [86] si vous désirez ne pas rentrer bredouilles. La tenue en respect et la sommation avant le tir doivent être réservées aux individus empreints de bonté et moralement courageux : ce qui n’existe pas chez le gibier [87]. La pitié est aussi une réponse sociale [38, note 14] valable, mais elle devrait être ménagée [88] aux personnes innocentes, pas réellement en couleurs [89][90] ou sur lesquelles la malchance [91] -ou le dahu [92]- s'acharne(nt) : ce que sont précisément les chasseurs qui rentrent bredouilles. En outre, je recommande magistralement [93] que vous mettiez en application votre besoin [94][95] d'être policé [96] dans toutes les situations. Pour les adultes normaux de notre monoculture [97], être ce que nous pensons "civilisés" est comme un réflexe de survie [98][99,im.4] et nous nous affichons souvent automatiquement convenables même lorsque nous avons exaspéré [100][101, APR note 41] quelque chose [102][103], que nous lui avons menti à plusieurs reprises, ou que nous l’avons figurativement poignardé dans le dos [104, note 11]. Les psychochasseurs tirent un énorme avantage de cette miséricorde automatique [105] afin d'exploiter la situation. Confiance ! c’est moi ; n'ayez pas peur des souris [106] comme d'aller, avec calme [107, APR note 27][108],...
podcast...directement au but
[109,im.2]. Bon appétit [110,im.1][111] !
Montage lapinfoot2.jpg
podcast

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mardi, 03 août 2010 | Lien permanent

Alors, d’où cela-t-on que lui était chien ?

Montage UHESC.jpg
[*][*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,54-58. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient : «  D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?
N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -13,54-58° (*)/(*)
Obelixarrete.jpgPhilou
[1] alla dans son pays [2], et il en saignait [3][4] les gentils lapins [5] dans le fond de leur grotte [6], de telle manière qu'ils étaient frappés de condiment [7][8] et disaient : «  D'où lui viennent cette singesse [9] et ces mirages [10]? N'est-il pas le fils du charcutier [11][12][13][14] ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Sadik [15], et ses frères : Jacquouille [16], Azor [17, AV note 32][18, note 37], Siphon [19] et Jus-de [20,im.2] ? Et ses sœurs [21] ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela, sinon de brillantes [22] études de"médecine"©[23] ? » Et ils étaient profondément attachés [24][25] à sa cause à lui. Philou leur dit : « Un "professionnel"©[26][27, note 20][28] est très prisé dans sa patrie et dans sa propre maison : et même dans la maison des autres [29][30, APR note 27]… jusqu’à ce qu’elle ne le soit plus [31][32] ! » Et il fit beaucoup de mirages à cet envers-là [33][34], à cause de leurs grandes foies [35].

Livre de Jérémie 26,1-9. (*)/(*)
Au début du règne de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, cette parole fut adressée à Jérémie de la part du Seigneur :
« Ainsi parle le Seigneur : Tiens-toi dans la cour du Temple. Aux gens de toutes les villes de Juda qui viennent se prosterner dans le Temple, tu diras toutes les paroles que je t'ai ordonné de leur dire ; n'en retranche pas un mot. Peut-être écouteront-ils, et se détourneront-ils chacun de sa route mauvaise ? Alors je renoncerai au malheur que je prépare contre eux pour châtier le mal qu'ils font. Tu leur diras donc : Ainsi parle le Seigneur : Si vous ne m'écoutez pas, si vous ne suivez pas la Loi que je vous ai donnée, si vous n'écoutez pas les paroles de mes serviteurs les prophètes, que je vous envoie inlassablement, et que vous n'avez pas écoutés, je traiterai ce Temple comme celui de Silo, et ferai de cette ville un exemple de malédiction pour toutes les nations de la terre. »
Les prêtres, les prophètes et tout le peuple entendirent Jérémie prononcer ces paroles dans le temple du Seigneur.
Et quand Jérémie eut fini de dire à tout le peuple tout ce que le Seigneur lui avait ordonné de dire, les prêtres, les prophètes et tout le peuple se saisirent de lui en disant : « Tu vas mourir ! Pourquoi prophétises-tu, au nom du Seigneur, que ce Temple deviendra comme celui de Silo, que cette ville sera dévastée et vidée de ses habitants ? »

Quatrième règle du livre de Martha 26,1-9. (*)/(*)
27086727.jpgQuestionnez l'autorité. (SAUF la mienne et celle du Docteur, bien sûr
[23][25], devant lesquelles vous êtes ordonnés [36] de venir vous prosterner) Une fois de plus, faites confiance à vos instincts [37, APR note 57] et à vos préoccupations (anxiétés), tout spécialement ceux concernant des individus qui déclarent que si vous n'écoutez pas le Seigneur, si vous ne suivez pas la Loi qu’Il vous a donnée, si vous n'écoutez pas les paroles de ses serviteurs les prophètes, qu’Il vous envoie inlassablement, et que vous n'avez pas écoutés, Il fera de votre ville [38][39] un exemple de malédiction pour tous les palais de l’atterrant [40][41] : encore un peu, et ces "mythomanes"©[42, note 60] vont vous déclarer que la domination des autres, la violence, la guerre ou d'autres violations de la conscience [43 ?][44 ?][45 ?] sont la solution à certains grands problèmes ! Faites-le même lorsque –et surtout lorsque– tous les gens autour de vous ont cessé de questionner l'autorité : notamment en les écoutant. Rappelez-vous ce que Stanley Milgram a dit à propos de l'obéissance [46] : "Au moins six personnes sur dix vont aveuglément obéir jusqu'au bout à une autorité, quelle qu'elle soit, à l'allure officielle." Le bon côté de la chose est que d'avoir un certain support social [47, APR note 30][48, note 59][49] nous rend plus enclins à déifier [50] l'autorité. Encouragez les gens autour de vous à se questionner, eux aussi, en se disant : « D'où lui viennent cet "hystrionisme"©[42, note 58] et ces "délires"©[51][52][53,im.3] ? N'est-il pas "psychopathe"©[54, note 57] ? Alors, d'où lui vient tout cet"exhibitionnisme moral"©[42, note 63] ? »

Psaume 69,5.8-10.14. (*)(*)(*)
Plus abondants que les cheveux de ma tête, ceux qui m'en veulent sans raison ; ils sont nombreux, mes détracteurs, à me haïr injustement. Moi qui n'ai rien volé, que devrai-je rendre ?
C'est pour toi que j'endure l'insulte, que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère.
L'amour de ta maison m'a perdu ; on t'insulte, et l'insulte retombe sur moi.
Et moi, je te prie, Seigneur : c'est l'heure de ta grâce ; dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi, par ta vérité sauve-moi.

Gnome 69,5.8-10.14. (*)

Gnome chauve.jpgPlus abondants que les cheveux de ta tête [55][56,im.2], ceux qui te veulent parce qu’ils sont sans raison [57][58][59][60] ; ils sont nombreux, tes détracteurs -c’est-à-dire, tes tractés [61, note 64][62][63] !-, à te haïr les "malades"© qu’ils te confient clandestinement [64][65, notes 2,3]. Moi qui leur ai si bien volé [66][67][68][69][70][71][72], comment pourrais-je me faire prendre, puisque je vais jouer dans la cour [73] du gendarme [74][75][76][77] ?

Un étranger [78] pour ses frères, un inconnu pour les fils de sa mère ? C'est pour toi [79, note 9/2] ! Puisque de toute manière il ne sentira rien [80, notes 36 à 38, 16/2, 23/2], qu’il endure l'insulte [81] ; que la honte lui couvre le visage [82][83][84], et moi je couvrirai tes fournisseurs [85, notes 22 à 24].

L'amour de la maison du Seigneur l'a perdu ; on l'insulte, et le produit de l'insulte tombe dans ton escarcelle [86].

Et moi, je te prie, Baigneur [87] : il fait chaud [88, note 65], c'est donc l'heure de ta glace [4, notes 75 à 79] ; dans ta grande "compassion"©[80, note 55], Docteur, répands-moi ton"avis"©[20][80, notes 68,70], par ta cécité [89] sauve-moi [80, notes 89,90] du méchant "psychopathe"© baveux [90].
Montage Chic Phil.jpg

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vendredi, 30 juillet 2010 | Lien permanent | Commentaires (8)

Questionnez votre tendance à prendre l’heure des petits chiens pour la donner aux enfants.

Trimontre.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28. (*)/(*)(*)
Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait :
« Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander :

« Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit :
« Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »

Mais elle vint se prosterner devant lui :

« Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit :
« Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens.

- C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit :
« Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! »
Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

______Sans doute n’est-il pas anodin que, d’un jour sur l’autre, la liturgie nous offre deux cris similaires : « Seigneur, sauve-moi ! »[1], puis « Seigneur, viens à mon secours ! » Or, si l’un comme l’autre expriment indubitablement une détresse réelle, celle-ci est moins la manifestation d’un mouvement sporadique de panique que celle d’une prise aiguë de la conscience de sa propre insuffisance. Parallèlement, elle est celle d’un témoignage de foi en ce que le Seigneur, dans Sa proximité, détient le pouvoir de venir au secours : c’est-à-dire de pallier à cette même insuffisance.
______Deux cris de foi, oui mais… perpétrés par des protagonistes que tout oppose, jusque dans le contexte : des disciples embarqués sur un lac houleux, se battant contre des vagues et un vent qui leur est contraire, puis ici, sur la terre ferme, mais éloignée du territoire spécifique aux brebis d'Israël. De plus, ce ne sont pas les disciples qui crient : au contraire en sont-ils eux-mêmes poursuivis, demandant grâce au Maître moins par foi que pour la satisfaction de leur ouïe ! Mais elle vint se prosterner devant lui, L’ayant reconnu d’emblée comme Seigneur, fils de David. Or, si hier également ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! », ce fut moins immédiat, passant d’abord par la case fantôme(rien ne laissant entendre que ce fût alors celui de David !) Enfin trouve-t-on bien sûr d’un côté "les enfants" brebis perdues d’Israël et disciples- et "les petits chiens" (hors de tout contexte "médical"©[2][3], est-il utile de le préciser ?…), représentés par notre Cananéenne seule.

______« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Apostrophe douloureuse qui est loin de concerner un "petit chien" puisque n’interpellant pas moins qu’un disciple, et pas n’importe lequel : le tout premier des Apôtres, celui-là même sur lequel sera bâti une Église l’emportant sur la puissance de la Mort, et à qui seront données les clefs du Royaume des cieux [4][5] !
______« Ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Réponse nettement moins douloureuse -sa fille fut guérie à l'heure même-, alors qu’elle s’adresse à une femme qui eût été vraisemblablement hors de cette Église si celle-ci avait existé au moment du récit. Ce qui est moins plonger dans la déduction hâtive d’un salut [6, note 14][7, note 7] se trouvant hors Église (!) que ne pas attribuer à celle-ci l’illusion inverseMontage arthur fantome.jpg d’un statut de citadelle imprenable [8] –hors d’elle, à l’échelle humaine, point de sal u t- qui n’est pas censé être exactement le sien : que tout se fasse pour le croyant comme il le veut… et que les autres, ces petits chiens, se débrouillent avec les miettes obligeamment lancées depuis le chemin de ronde, les malheureux ! Ce qui ne donnera guère satisfaction à la vocation universelle du salut [9], telle qu’elle se dévoile par la juxtaposition de nos d eux récits.

D’aucuns n’auraient-ils pas trouvé la parade, leur foi se faisant si "grande" qu’elle embrasse celle du Royaume des cieux comme [10] celle d’autres royaumes [11][12][13], un rien plus terrestres [14][15] ? Un pied dans l’un, un pied dans l’autre (à moins que ce ne soit la tête [16] ?) : ne serait-ce pas séduisant en diable… si la case fantôme [17, notes 56 à 58bis][1, notes 29,92] n’était pas prédominante –et aussi stagnante [18][19] que la case prison [20]- au sein de ces étranges [21] royaumes ?

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -15,21-28° (*)
Philou
[22] s'était retiré vers la région de Tire-sur-Dindon [23, note 2]. Voici qu'une Cane-à-pêche [24][25], venue de ces territoires, criait :
« Aie pitié de moi, Baigneur
[26], fils d’avide [27, note 2] ! La fille de ma mère est tourmentée par un démon [28, notes 3 à 5]. »
Mais naturellement, il ne lui répondit rien
[1, notes 51,52]. Voyageant léger, les malheureux DaisyDonild.jpgbisciples [29] ne s’étaient pas encombrés d’un dictionnaire [30, note 29], eux qui déjà n’emportaient ni argent, ni sac, ni sandales [31]. De plus ignoraient-ils encore que même les fournisseurs [32] de leur maître [33] recommandaient chaudement [34] de se questionner la tendance à prendre en pitié trop facilement, le respect devant être réservé aux individus empreints de bien-portance : c’est-à-dire, les personnes innocentes [35], réellement sans couleurs [1, notes 89,90] ou sur lesquelles un démon s’acharne. Ce qui, assurément, était le cas de cette Cane-à-pêche ; mais ils n’étaient pas aveugles : ils voyaient bien [36, APR note 28] que la Cane était blanche ! Plus qu’il n’en fallait pour qu’elle aille se faire porter [37] pâle. Néanmoins, ils s'approchèrent de Philou pour lui demander :
« Donne-lui satisfaction, car elle aussi
[38] nous poursuit de ses cris de guerre [39] ! »
198603038.jpgPhilou répondit : « Je n'ai été dévoyé
[40] qu'aux brebis percluses [41, APR note 33] de Raihël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui
[42][43] :
« Baigneur, viens sur mon sec ours
[44] ! »Il répondit :
« Il n'est pas mal
[45] de prendre le pain des petits chiens pour le donner aux enfants qui l’ont bien mérité [46].
- C’est brai
[47], Baigneur, reprit-elle ; mais justement [48], les petits chiens [49] mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtresses [50][51]. »
Philou répondit :

« Unafemme
[52], tes foies [53] sont grandes, que tout se défasse [54] pour toi, ô ma reine [55, APR note 27][56], comme tu le veux [57, APR note 19] ! »
Et, à l'heure même, la fille de sa mère fut
"guérie"©. Définitivement [58, notes 27 à 29].

Neuvième règle du livre de Martha -15,21-28° (*)(*)(*)
[version originale, non
"tourmentée"… (*)(*)]
Questionnez votre tendance à prendre en
pitié trop facilement. Le respect doit être réservé aux individus empreints de bonté et moralement courageux. La pitié est aussi une réponse sociale valable, mais elle devrait être ménagée aux personnes innocentes, réellement en douleur ou sur lesquelles la malchance s'acharne. En outre, je recommande que vous mettiez sévèrement au défi votre besoin d'être poli dans toutes les situations. Pour les adultes normaux de notre culture, être ce que nous pensons "civilisés" est comme un réflexe et nous nous affichons souvent automatiquement convenables même lorsque quelqu'un nous a exaspérés, nous a menti à plusieurs reprises, ou nous a figurativement poignardés dans le dos. Les "psychopathes"© tirent un énorme avantage de cette politesse automatique afin d'exploiter la situation. N'ayez pas peur de ne pas être souriants et d'aller, avec calme, directement au but.

Montage CM2.jpg

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mercredi, 04 août 2010 | Lien permanent

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