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Il rappela à ses condisciples cette parlote de l'imposture : L'amour de sa maison fera son tourment.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-22. (*)/(*)(*)
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »  Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

_____Depuis que les disciples de Jésus descendent à Jémalpartou [1, note 10], on ose à peine imaginer qui Il trouverait installés dans le Temple. Il est à craindre qu’un fouet avec des cordes soit bien léger, étant donnée l’ampleur de la tâche à accomplir

Des marchands tous chassés tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; la monnaie des changeurs jetée par terre, leurs comptoirs renversés : n’est-ce pas d’une insoutenable violence [2, note 16] à faire tourner de l’œil, pour peu que l’on soit un peu fragile [3] ? Aussi, bien qu’il ressuscita d'entre les morts, ses disciples osent à peine [4, APR note 9] se rappeler qu'il avait fait cela : à se demander si les prophéties de l'Écriture et la parole que Jésus avait dite n’apparaissent pas malicieusement qu’à la fin du générique [5] ? Il ne faut pourtant pas trois jours pour relever que croire n’est pas nécessairement voir [6]

_____Il n’en faudra pas davantage pour relever qu’une catégorie de marchands ne subit pas exactement le même sort que les autres. Ces marchands –ainsi que leur marchandise- sont curieusement épargnés par le fouet… ce qui ne justifie pas ce qu’ils font là. Au contraire, ce sont eux seuls qui sont interpellés : « Enlevez cela d'ici. » Une telle parole eût été inutile si eux aussi avaient été chassés du Temple ainsi que leur marchandise : des animaux du sacrifice, ne sont sortis que les brebis et les bœufs. Les colombes sont encore là, avec leurs marchands. Est-ce seulement une question d’encombrement, une colombe prenant assurément moins de place qu’un bœuf ? Cette question est plus vraisemblablement la suivante : Quel signe peut nous donner la colombe [7][8][9, APR note 7/3], sinon celui de l'Esprit de Dieu ?

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Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,9b-11.16-17. (*)
Frères, vous êtes la maison que Dieu construit. Comme un bon architecte, avec la grâce que Dieu m'a donnée, j'ai posé les fondations. D'autres poursuivent la construction ; mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit.
Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ. N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous.

_____Ces fondations qui existent déjà sont notamment celles de la paix [10], donnée une fois pour toutes [11, APR note 14]. Or, s’il est un sujet sensible –prompt à devenir objet de trafic et de marchandage [12]-, c’est bien celui de la paix, telle que la symbolise depuis toujours la colombe. C’est pourquoi son marchand est traité différemment, comme le prototype de celui qui doit prendre garde à la façon dont il construit la paix. S’il n’est pas fouet avec des cordes –ce qui manquerait singulièrement de paix-, par ce qu’il représente, il est néanmoins le premier à être appelé à respecter la sacralité du temple de Dieu, en ne faisant pas de la maison du Père une maison de trafic. À lui d’en tirer les conséquences, en enlevant cela d’ici de lui-même et sans contrainte de fouet ou autre outil de coercition.

_____D’autant qu’il reste toujours à craindre qu’un fouet avec des cordes soit aujourd’hui bien dérisoire :

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Première lettre de Phil’os à poutre malsain aux Coquins Chiens 3,9b-11.16-17. (*)
Frères chiens, vous êtes la niche
[13] commerciale que le Docteur construit. Comme un bon insecte [14], avec la pelle poupeeplage.jpget le râteau que le Docteur m'a donnés, j'ai posé des insultations [15] sur le sable [16][17]. D'autres poursuivent la destruction [18][19] ; mais que chacun prenne garde à la façon dont il est des truies [20][21][22][23].
Les fondations, pour raison de
"santé"
[24] tout le monde peut en poser d'autres sur celles qui existent déjà : ces fondations, c'est la crise de Philou [25]. Oubliez que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu soit expulsé [26] de chez vous. Si quelqu'un de "bien-portant" construit le temple du Docteur [27], le Docteur détruira son "malade"©[28] ; car le temple du Docteur est sacré [29], et ce temple, c'est lui.

_____Qui prend encore garde à la façon dont il construit, quand il ne songe plus qu’à se garder de tout commerce… fermeture-bloktand.gifavec un fouetteur de marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et de changeurs ? Les premiers n’ont en réalité plus de bœufs à vendre (sinon à l’étal [30, APR note 43]), mais ils compensent au moyen d’un impressionnant stock de jougs [31][32] qui s’arrachent néanmoins comme des petits pains. Les seconds vendent leurs brebis à moitié prix, alors qu’elles sont dotées d’une seconde tête [33] : c’est dire que le client –leur reconnaissant comme une indicible parenté- y gagne ! Les troisièmes, eux, vendent leurs "colombes"® au prix fort, justifié par la peine qu’ils se sont donnée. Ils doivent en effet déployer de remarquables efforts à monter la fermeture éclair de leur marchandise jusqu’en haut, tant il est vrai que le déguisement de leurs vautours [34] en colombes fait leur tourment : sans parler de celui de la marchandise elle-même, si engoncée que cela la rend plus agressive, au risque de sa crédibilité… Quant aux derniers, les changeurs, ils sont les premiers [35]. Grands magiciens [36, notes 43,44], ils font beaucoup mieux que de relever en trois jours un Temple qu’il a fallu quarante-six ans à bâtir : eux sont capables de changer un homme en cocker [37], un cocker en pitbull (mais, contrairement aux marchands de "colombes"®, sans avoir d’effort à fournir pour montrer la fermeture éclair [38]) voire en tout monstre [36, note 3] à la convenance du client. Ces nouveaux marchands se sont trouvés bien installés dans leur nouveau Salon [39] : que ne ferait-on pas pour fouetter un peu le business [40] ?…

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Une cockerinade par jour

Jacob rencontre Lévi dans la rue.
- Alors, Lévi, il parait que tu viens de te marier ?
- Oui, monsieur Jacob. D'ailleurs vous voyez, j'ai fait mes valises pour partir en voyage de noces.
- Bien ! Et où vas-tu ?
- À Jérusalem, monsieur Jacob.
- Très bien ! Mais… où est ta femme ?
- Au magasin, monsieur Jacob. Comme ça, on peut rester ouverts pendant mon absence.

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lundi, 09 novembre 2009 | Lien permanent

Un air de baptême contre des baptêmes de l’air…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 3,13-17. (Mc)(Lc)
(Baptême du Seigneur)

Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire.
Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. »

            Jésus, Jean : un seul besoin, un seul baptême. Mais deux points de vue… et deux seulement : dans ce film-là, pour des raisons évidemment différentes de celle qui prévalait quand survint un homme couvert de lèpre [1, APR note 23], la distribution relève de l’intimité. Jean, de son côté, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l'eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser [2]… et on y venait également en abondance [3]. Mais pour ce moment-là (charnière dans la charnière [4, note 21]), laissons faire le réalisateur : voici que cette séquence s’ouvre sur deux acteurs seulement, et se fermera sur un troisième dont on n’entendra que la voix off… et n’apparaîtra que sous la forme d’une colombe : riche de son universelle signification symbolique de la paix [5] –peu compatible avec l’oiseau de mauvais augure [6][7]-, ce blanc volatile ne fait que de la figuration. Car, aussi réduite soit la distribution, c’est là un film d’acteurs : non un dessin animé. La stéréophonie aidant, tous les spectateurs de la salle auront d’ailleurs parfaitement entendu que ce qui est comme une colombe est descendu, alors que la voix off, elle, émane des cieux : ce qui rend impossible le consentement [8] à en déduire que ce soit comme l’oiseau qui parle, à moins de vouloir troubler le scénario. Par conséquent, si la colombe avait eu du texte à apprendre, celui-ci eût consisté en un sympathique roucoulement : ce qui, à son niveau, n’est jamais qu’accomplir parfaitement ce qui est juste. Pour le moment, le scénario n’avait pas besoin de cet accompagnement sonore.
         Deux points de vue, donc… exprimés de manière marxiste [9, APR note 24][10] : au sens philosophique, mais non au sens politique. Non parce qu’à l’évidence [11, APR note 70] le lieu (à l’écart de toute habitation, les bords du Jourdain sont peu suspects de rivaliser avec les ors du roi Hérode le Grand [12], sis en son palais bâti au cœur de Jérusalem) et les acteurs (un sauterellophage [13] du désert et un jeune prophète galiléen itinérant) ne criant pas, ne haussant pas le ton, ne faisant pas entendre leur voix sur la place publique –autrement dit, sont à la campagne : celle-ci n’étant pas électorale- ont mis à part ce sens politique, mais parce que leurs deux points de vue se confrontent : ils ne s’affrontent pas. En revanche, nous avons bien la thèse, émise par Jean : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Jean porte donc l’accent sur le besoin : ce qui n’empêche pas cette thèse d’être parfaitement juste en soi. Mais Jésus lui répondit –c’est l’anti-thèse… à la grecque [14, note 42] : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Jésus porte alors l’accent sur ce qui est juste pour ce moment précis, dans ses trois dimensions : temps, lieu et personnes. Ce qui veut dire que si une seule de ces trois dimensions vient à faire défaut, ce qui est juste ne peut être accompli en aucune façon.

Livre d'Isaïe 42,1-4.6-7. (*)/(*)|[10][*][*][*]
Ainsi parle le Seigneur : Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; devant les nations, il fera paraître le jugement que j’ai prononcé. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, on n'entendra pas sa voix sur la place publique. Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui faiblit, il fera paraître le jugement en toute fidélité. Lui ne faiblira pas, lui ne sera pas écrasé, jusqu'à ce qu'il impose mon jugement dans le pays, et que les îles lointaines [?] aspirent à recevoir ses instructions. Moi, le Seigneur, je t'ai appelé selon la justice, je t'ai pris par la main, je t'ai mis à part, j'ai fait de toi mon Alliance avec le peuple et la lumière des nations ; tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et de leur cachot ceux qui habitent les ténèbres (*).

"Imaginons" (!) par exemple un juge [15][16] faisant paraître le jugement qu’il a 1268174837.jpgprononcé : il crie, il hausse le ton, on entend la voix de ses ORDONNANCES [17, note 11][18] sur la place publique [19] ! Il  cherche à écraser le roseau froissé, à éteindre la mèche qui faiblit… il ne fait pas même paraître le jugement en toute fidélité à ses propres codes [20: puisque faisant alors mentir les uns [2, APR note 5][21] afin de mieux servir les autres [22], déjà mensongers en eux-mêmes dans leur application ! Vous savez ce qui s'est passé à travers tout ce pays de Snifs [23], depuis le début : que tout s’est passé SANS "le roseau froissé", "la mèche qui faiblit" [24]. Ce qui veut dire qu’à ces moments précis, une des trois dimensions aura toujours fait défaut : celle concernant les personnes. C’est un peu comme si une boutique située en plein centre ville, somptueusement achalandée, aux prix défiant toute concurrence, au personnel affable et compétent, ouverte sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre (par roulement !), ne voyait jamais un seul client franchir son seuil ! En transposant la scène sur les bords du Gourdin [25]-, paraît X arrivant de Gallinacée [26], et il vient pour se faire baptiser. Personne -absolument personne- n’a voulu l’en empêcher en disant : « C'est moi qui aurait besoin de me faire baptiser par toi [27], et c'est toi qui viens à moi ! » Au contraire aura-t-il été consacré [3, note 32] par l’esprit de crainte [28, APR note 20] et rempli de la farce [29] de tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon [30], ne faisant plus de différence entre… ce qui est juste [31, APR note 74] et ce qui est monstrueusement [32, APR note 122] injuste. Et X aurait pu donc répondre : « Pour le moment, laisse-moi défaire [33] ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est injuste. » Ici, les bougons du fond de la salle [1, note 26] vont adorer cette version gore, pimentée à souhait, comme on ne le voit guère qu’au cinéma (et encore : seulement projetée [34, APR note 16] dans les salles de mauvaises 1061074062.jpgfréquentations !…). En effet, le réalisateur clandestin n’aura pas oublié de leur faire voir l’esprit s’en dégageant, descendant aussi comme… un oiseau. Sauf que l’accessoiriste n’a pas été dupe : en vérité, il comprend que ce réalisateur est un ténébreux… et que là où passent ses films, ils font bien la tonte ; mais hélas, l’herbe [35] ne repousse plus ensuite [36]. Aussi a-t-il fait ce qui est juste : garder les colombes pour le vrai réalisateur -car Dieu était avec lui-, et trop heureux d’envoyer à l’autre tout son stock de vautours [37]. Et , les spectateurs peuvent faire la différence entre la version originale et la version odieusement trafiquée. De nouveau, tous lèvent le doigt comme un seul homme… puis vont s’enquérir d’une serviette [28, AV note 8]. Non que la thèse qui leur brûlait les lèvres ne soit pas parfaitement juste en soi –car il est vrai que le réalisateur patibulaire contraint les vautours, quelle que soit leur race, à accueillir sans discuter leur déguisement de colombes (en matière de "santé"©, c’est l’inverse [38] qui se passe [1, APR note 39][39][40, APR note 47]…)-, mais la différence est nettement quantitative : combien de "colombes"© dans la version épouvantable pour une seule colombe au sein de la plus recommandable ? Ce n’est pas encore tout : chez l’affreux, les voix (car il y en a plusieurs) ne viennent plus des cieux, mais des essieux [41]. En s’y penchant de plus près, les vaut… "colombes"© y sont. Les spectateurs sont médusés [42][43] : alors que ce n’est pas davantage un dessin animé, que les acteurs sont également de chair, de sang… et de plumes [44][46][47][48][49][50][51][52][53][54][55][56][57][58], les oiseaux ont la parole !!!

allusions_gericault_02.gifLivre des Actes des Apôtres 10,34-38. (*)/(*)(*)|[*][*]
Quand Pierre arriva à Césarée, chez un centurion de l’armée romaine, il s’adressa à ceux qui étaient là : « en vérité, je le comprends : Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ; mais, quelle que soit leur race, il accueille les hommes qui l'adorent
et font ce qui est juste. Il a envoyé la Parole aux fils d'Israël, pour leur annoncer la paix par Jésus Christ : c'est lui, Jésus, qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui s'est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu l'a consacré par l'Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon
(*). Car Dieu était avec lui. »

            À l’énoncé de l’anti-thèse, voici que ce sera des cieux qu’une voix diraannonçant alors la synthèse- : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. » Cependant, elle n’est pas immédiate puisqu’il fallait au préalable que thèse et anti-thèse, loin de se contredire ou de s’annuler l’une l’autre, se rejoignent mutuellement dans l’accomplissement parfait de ce qui est juste : passant par le laisser faire de Jean. Pour le moment, si c’est de cette façon que doit être accompli parfaitement ce qui est juste, c'est lui, Jésus, qui est le Seigneur de tous : alors, pourquoi crier ou hausser le ton ? Ce n’est pas le "verre à apéritif" qui est venu s’imposer contre le gré du "verre" de service à table [2, AV note 3]

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dimanche, 09 janvier 2011 | Lien permanent | Commentaires (2)

La COLÈRE fait le malheur des éternels damnés.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-22.
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

_____Tant que l’ancienne Alliance était de mise, les marchands qui s’installaient au seuil du Temple ne se livraient nullement à un commerce illicite : l’argent qu’ils faisaient circuler n’était pas trompeur [1], facilitant le transfert de biens en vue de sacrifices saints, capables de plaire à Dieu. Inaugurée par Jésus, la nouvelle Alliance laisse de côté bœufs, brebis et colombes… toujours sans abolir [2] l’ancienne : le symbole signifié par l’animal subsiste. Le bœuf s’identifie à la force de travail du semeur [3], à sa nourriture par la terre et par sa chair. Depuis des temps immémoriaux, la brebis est étroitement associée au sacrifice : à cela s’ajoute, non le comportement moutonnier, mais la fidélité au bon pasteur, au vrai berger [4]… ce qui implique justement d’avoir le plus souvent à tourner le dos au comportement moutonnier, friand de sens commun [5, AV note 4] ! Quant à la colombe, elle reste plus que jamais le signe visible de la paix. La paix ? Elle est le don gratuit [6, note 1] par excellence, et n’est pas monnayable : elle jette par terre la monnaie des changeurs, devenant non seulement inutiles mais néfastes, faisant de la maison du Père une maison de trafic. L’heure de la nouvelle Alliance sonne à coups de fouet. La paix ? Elle se manifeste paradoxalement par une chasse hors du Temple, un renversement qui n’est pas que celui de quelques comptoirs. Dorénavant, le sacrifice saint, capable de plaire à Dieu [7, APR note 23] ne se cantonne plus au Temple de pierre –contenu dans le temps et l’espace- mais s’incarne -via le Fils de l’homme- non plus dans l’animal mort égorgé mais dans l’homme vivant, à l’image de son Dieu.[8]

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Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,9-11.16-17.
Nous sommes les collaborateurs de Dieu, et vous êtes le champ de Dieu, vous êtes la maison
que Dieu construit. Comme un bon architecte, avec la grâce que Dieu m'a donnée, j'ai posé les fondations. D'autres poursuivent la construction ; mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit. Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ. N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous.

_____L’Évangile de ce jour est abondamment commenté sur cet aspect du Temple de pierre qui est transféré aux temples de Dieu que nous sommes. « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Quelle brebis ne connaît pas depuis longtemps la référence quasi explicite à la Pâque de la crucifixion, suivie trois jours après du relèvement de la Résurrection ? Celle-ci est bien le signe donné pour justifier ce qu’Il fait là. Mais les bergers d’Israël [9, APR note 33] se font moins diserts sur la colère de Jésus : le sujet les met mal à l’aise pour des raisons théologiques et… psychologiques. Théologiquement, l’ancienne Alliance ne cesse d’être traversée de manifestations de la colère d’un Dieu justicier. On l’oppose de la sorte à une nouvelle Alliance portant, elle, l’accent sur la miséricorde de Dieu. Mais de même que l’accomplissement n’est pas l’abolition, la miséricorde n’abolit nullement la justice. L’ancienne Alliance n’exclut d’ailleurs jamais la miséricorde, même au cœur de l’exercice de la justice : ce qui n’en paraît pas encore appartient à la grâce de Dieu. Ce qui paraît davantage en revanche, c’est l’exercice dégoulinant de la miséricorde sans la justice, dépassant en injustice tout ce qui a pu exister, l’homme ayant radicalement (soit : dans ses fondations) oublié qu’il était le temple d’un Dieu de miséricorde ET de justice. Ne lui reste plus que son exécrable "miséricorde

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dimanche, 09 novembre 2008 | Lien permanent

Dénotations violentes ÀÀÀ coups de fouet.

Fin au mercredi 23 novembre 2011

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[*|*][*] - [*][*][*] – (*)[*](*)

2327630680.jpg(1) [Mercredi 9 novembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-22.
{*}{*}{*
[
7](Lc)(*)[34](Lc)(Mc)(Lc)(Mc)
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes
[63?], et les changeurs [*]. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »(Mc) Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »[>21] Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

            Il trouva installés dans le Temple les marchands et les changeurs : dans le Temple, ce n’est pas en dehors. C’est donc dans le lieu de prédilection de la chaire de Moïse : là même où enseignent les scribes et les pharisiens [1]. Or, si ceux-là agissent toujours pour être remarqués des hommes [2,Mt(1)], ils ne se sont pas élevés assez haut dans les nuages pour ne pas avoir remarqué eux-mêmes tout ce remue-ménage. Non pas celui de Jésus chassant à coups de fouet, mais celui qui régnait auparavant sans que cela ne perturbe grand monde : des brebis et des bœufs rassemblés en un lieu censé rendre justice à Dieu, voilà qui est plutôt encombrant… voire assez bruyant pour décourager le recueillement et la prière des fidèles. Pratiquer et observer tout ce que peuvent leur dire les responsables de céans n’est déjà pas si facile : mais si leur voix se perd sous les bêlements et meuglements parasites, parviendra-t-elle encore à atteindre l’oreille des amis de Dieu ? De fait, les marchands ont été trouvés installés : cette installation tenant moins matériellement à ces divers troupeaux et comptoirs (qu’un seul homme, résolu, suffit d’ailleurs à renve

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samedi, 12 novembre 2011 | Lien permanent

Sur la place chauffée au soleil, vient un homme qui cherche sa station…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34. (Mc)(Jn)(Jn)(Lc)(Mt)/(*) 
Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était.  Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe
(Mc)(Lc)(Mt) et demeurer sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint.' Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »

 Jacques Brel - La colombe .mp3 
   
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            Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait [1]. De nouveau par ce flash back dominical, nous voyons Jean Baptiste revenir vers nous. Lui, il se tenait sur la rive du Jourdain… dont les eaux n’apparaissent pas à cet endroit : car avant elles étaientcelles du lac [2]. Lui aussi -préparant le chemin du Seigneur, aplanissant sa route- toute la foule est d’abord venue à lui ; et il les instruisait, puis les baptisait dans l'eau [3] pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. Oui, il a vu, et a rendu ce témoignage de l’Esprit descendant du ciel comme une colombe et demeurer sur lui [4]. Oui, il a du prix aux yeux du Seigneur, c’est son Dieu qui est sa force : qu’il partage d’ailleurs volontiers avec tous ceux qu’il aura baptisés dans l’eau, les rassemblant au nom de celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint, eux les fidèles qui sont, par appel de Dieu, le peuple saint, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. Que la grâce et la paix soient avec eux, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur : non de la part de Jean Baptiste -ou de tout prophète- ne faisant que parler et agir en tant que serviteurs du salut.

Livre d'Isaïe 49,3.5-6. (*)/(*)|(Ac)(Is)(Ac)(Ac)
Parole du Serviteur de Dieu. Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël. Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma force. Il parle ainsi : « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la lumière des nations
(*), pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre (Mi). »

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,1-3. (*)/(->)(Ph)|(1Th)
Moi, Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être Apôtre du Christ Jésus, avec Sosthène notre frère, je m'adresse à vous qui êtes, à Corinthe, l'Église de Dieu, vous qui avez été sanctifiés dans le Christ Jésus, vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. Que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.

            « Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit

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dimanche, 16 janvier 2011 | Lien permanent

À peur vaillante, rien de possible

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23.
Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

_____Dieu que l’on est bien chez soi, confortablement au chaud dans les pantoufles de ses certitudes…[1] La certitude du moment, c’est la peur qui verrouille les portes comme les cœurs. La pantoufle du moment, c’est la paralysie occasionnée par cette peur. Comme toujours, la peur est un indicateur : c’est quand elle devient le moteur de la réflexion et de l’action qu’elle se fait la marâtre de l’existence… [2] La peur ne retient de la PENTECÔTE que la pente ascendante et la côte âpre à monter : elle préfère les mornes plaines, si vaillamment partagées par des disciples qui se tiennent les coudes à défaut de prendre de l’altitude. L’union fait la force : le mythe du "courage guerrier" est à la hauteur de l’illusion entretenue par la lâcheté mise en commun.

Livre des Actes des Apôtres 2,1-11.
Q
uand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

_____Ce mythe du "courage guerrier" n’est pas innocent chez le « PVA », souvent au premier rang afin d’implorer la "descente de l’Esprit Saint" un jour de Pentecôte. L’Esprit Saint ? Il le "connaît bien" : c’est SON défenseur ! En tant qu’Esprit, Il est insaisissable. Mais le « PVA » est plus malin que les autres : il sait s’en saisir afin de s’abriter sous son aile. On sait bien que l’Esprit Saint n’est que "brise légère" (1 Rois, 19,4-15), qu’on ne Le trouve que dans le silence et jamais dans le bruit. Un Esprit Saint qui se manifeste dans le bruit est donc nécessairement un "mauvais" Esprit Saint ! Le « PVA » est beaucoup plus malin que le Malin : il l’a "reconnu" ! (On avait bien "reconnu" Béelzéboul chez quelqu’Un qui expulse les démons [3]) "L’Esprit Saint""reconnu", on lui est reconnaissant de savoir à présent reconnaître ceux qui ne le connaissent pas. Que ceux-ci prennent garde : s’ils s’avisent de faire trop de bruit à leur goût, qu’ils sachent que la médecine a fait de considérables progrès. À présent, elle aussi sait reconnaître "l’Esprit Saint" ! Tout au moins ne l’indique-t-elle pas de façon si directe : ce serait avouer qu’elle empiète sur un terrain qui lui est totalement étranger. Hennissant de rire, le cheval de Troie [4] assure qu’il n’en est rien. Une autre monture [5], plus modeste, brait de plaisir : elle sait reconnaître "l’Esprit Saint" là où Il n’est pas. C’est ainsi que se négocient de bonnes affaires [6] entre « PVA » et « PIA ». Le second ne fait jamais qu’entériner un constat déjà établi par le premier : lui laissant volontiers son "Esprit Saint", afin de ne pas l’effaroucher il lui enfile sa camisole "diagnostique". Chez lui, pas d’Esprit Saint (avec ou sans guillemets) : que du "trouble psychique". L’Esprit de guérison -Celui qui va jusqu’à ressusciter les morts- en est réduit à une "pathologie" !!! Plus Il fait de bruit chez l’un de Ses disciples, plus le "cas" de ce disciple sera "grave"… et plus ce disciple fera peur à ceux qui l’entourent. Or l’Esprit Saint –le Vrai- ne fait pas peur. Avec Lui, la paix est avec soi ! Et si la paix n’y est pas, l’Esprit n’y est pas non plus. Pire : le loup y est [7]! Et ce loup est un grand "malade" qui s’ignore…
_____Si le « PVA » avait été un peu attentif à cet extrait d’aujourd’hui du Livre des Actes des Apôtres, il aurait pu constater que les faits relatés n’étaient pas exactement de la même teneur que ceux du premier Livre des Rois. Mieux encore : il aurait été étonné de reconnaître dans SON "Esprit Saint" l’esprit qui prévalait AVANT la venue de l’Esprit Saint ! Peur, verrouillage et autres tourments sont au menu. Le portrait craché de l’Esprit Saint ! Oui : craché, comme ce qui est rejeté de l’intérieur, à l’extérieur de soi. Pire : craché, comme ce qui est rejeté de l’extérieur, réinterprété en "pathologie" avec la complicité d’une "médecine" qui vient se mêler d’une affaire qui ne la concerne pas, et qui est iatrogène PARCE qu’elle se mêle d’une affaire qui ne la concerne pas.[6]
_____Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. Ceci est complètement étranger au rouleau compresseur du « PIA ». Si chacun ne s’exprime pas selon les dons infectants [8] de son "esprit", il est prié de passer dans sa moulinette pour faire plaisir à ceux qu’il a pu infecter. Chacun a sa barque à mener, et cette barque n’est jamais la même que celle de l’autre. Chacun a une vocation qui lui est strictement personnelle : la vocation de l’autre n’est pas son affaire. [6] (Ceci était écrit AVANT de connaître les Textes de CE jour…) Chacun est pourvu d’un don que l’autre n’a pas : il n’appartient pas à un autre d’en juger, a fortiori quand il se prétend médecin. Il n’appartient pas à un autre d’en faire juger par un médecin : c’est non seulement de la trahison, mais du détournement de combat spirituel.

_____« Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » On ne saurait remettre ou maintenir des péchés qu’en ayant REÇU l’Esprit Saint. De même, on ne peut se faire remettre ses péchés qu’en ayant REÇU l’Esprit Saint. Quand on crache sur l’Esprit Saint –chez soi comme chez un autre-, on ne Le reçoit pas. On peut se fouetter jusqu’au sang, se mettre à plat ventre, invoquer l’Esprit Saint du matin jusqu’au soir, ON NE LE REÇOIT PAS. Et nos péchés ne peuvent être remis, QUELLE que soit notre fréquentation de certains sacrements : aucun de ces sacrements n’a de vertu magique qui ne fait plus exister ce qui existe. Aucun sacrement n’a la faculté de faire cohabiter dans un seul cœur l’Esprit Saint et son contraire : c’est l’un OU l’autre. Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un cœur qui ne Le voit plus que comme un "délire", une "hallucination", une "fuite du réel" (sic) et autres calembredaines pseudo-scientifiques ? Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un disciple qui en livre un autre à l’abattoir spirituel ? Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un disciple qui Le prie d’inspirer à un autre d’aller se faire "soigner" ? Quel est donc cet étrange "Esprit Saint" d’audace qui ne remplit que certaines maisons de "soins", volant au secours de ceux qui ont le cœur verrouillé par la peur, protégeant cette peur avec un soin jaloux ? Est-ce bien là l’esprit Saint qui vient du ciel, faisant un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent destiné à BALAYER toute peur ?

_____L’Esprit Saint est symbolisé par la colombe blanche de la paix. Si le « PIA » avait accès au ciel, il en éteindrait les étoiles. Il n’a accès qu’à ce qui vole dans le ciel : il a volé la colombe blanche de la paix. De même que le bourreau s’habille en blanc afin de passer pour un médecin, il vole une multitude de pigeons -aussi GRIS que des ânes [7]- qu’il repeint en blanc, les faisant passer pour des colombes de la paix ! Il faut être pigeon pour prendre un pigeon pour une colombe : si les ânes volaient à leur tour, il y aurait cohue au bureau de recrutement des chefs d’escadrille. C’est précisément à de tels détails que l’on reconnaît un pigeon déguisé en fausse colombe. Harnaché de l’impressionnant équipement de combat fourni par le gentil docteur, il fait le vaillant. Pigeon de "combat", il n’est que pigeon tout court, porteur de dérisoires messages de mort. "L’Esprit Saint" ("esprit" du « PIA ») parvient même à convaincre de vils déserteurs qu’ils sont de vaillants combattants ! L’ennemi à abattre ? L’Esprit Saint. LE VRAI. C’est qu’implorer la "descente de l’Esprit Saint" quand on est un pigeon combattant peut s’entendre de la même façon qu’un pilote de la R.A.F. qui descend celui de la Luftwaffe L’avenir du monde se moque bien de leur zèle…

P.S. Merci à Gary Chapman de son involontaire collaboration (terme ambigü en temps de guerre…). Et pardon pour cet odieux détournement en plein vol…

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dimanche, 11 mai 2008 | Lien permanent

La Collomp le lâcha et n’y revint plus ? Sept corbeaux pour être vrai…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,22-26.
Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher. Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Est-ce que tu vois quelque chose ? » Ayant ouvert les yeux, l'homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent. » Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »

250px-YamKineret.jpg______Au nord du lac de Tibériade, non loin de Capharnaüm, le village de Bethsaïde reste au cœur de la région qui reçoit la première la proclamation de la Bonne Nouvelle [1]. Nous sommes donc loin du territoire de la Décapole [2]. Ici, le nom de Jésus est devenu célèbre [3] : néanmoins, quand on lui amène un aveugle et qu’on le supplie de le toucher… il ne se passe rien quand Il le touche ! En effet, Il le prend par la main. Ce qui était moins nécessaire pour le sourd-muet de la Décapole : lui voyait où il allait. Bien qu’étant cette fois régulièrement en terre de mission, Jésus agit ici comme Il avait agi plus loin, emmenant à l’écart celui qu’on lui amène,[2] le conduisant hors du village et loin des regards. Pourquoi tant de précautions dans cette région où Il guérit habituellement au milieu de la foule ? On le supplie de toucher celui-là, précisément parce qu’on sait que tous ceux qui touchaient ne serait-ce que la frange de son manteau étaient sauvés.[4] De nouveau, cette notoriété présente le risque de réduire Jésus à un simple guérisseur : s’impose à nouveau la nécessité de redresser la barre en rectifiant l’ordre du salut [2, APR note 14] par la restauration d’une discrétion à laquelle on peut ajouter une certaine pédagogie dans le mode de guérison opéré. En effet, habituer les malades au seul toucher finirait par leur faire identifier Jésus comme une sorte de pierre philosophale transformant instantanément en or tout ce qu’elle touche.
______Cet aveugle donc, il ne se passe rien quand on le touche sous le regard des autres. Précisément parce que c’est un aveugle ! En tant que tel, la lutte est par trop inégale entre la confrontation de son regard avec celui des autres. Parce qu’à ce regard manque bien entendu la concordance avec la vision, [5] celle-ci étant déficiente. À la limite, on peut se demander si la scène se serait déroulée de la même manière s’il s’était agi là aussi d’un sourd-muet, voire d’un lépreux [6]. À rebours de tant de guérisons si instantanées, celle-ci surprend par ses différentes étapes lui donnant un aspect progressif : moins "magique" et sans doute plus clinique. Passer sans transition de la cécité obscure à la vision lumineuse n’est pas sans danger pour des rétines inhabituées. En un premier temps, on retrouve la salive sur les yeux comme pour l’aveugle-né de Jérusalem. [2, note 7] S’y ajoute l’imposition des mains. Va-t-elle imposer la guérison ? « Est-ce que tu vois quelque chose ? » Il y a chez cet homme comme une résistance à la guérison. Il voit, mais sa vue n’est pas encore nette : les gens ressemblent à des arbres, et ils marchent. Autrement dit, il n’en aperçoit encore que les silhouettes floues. Cette analogie n’est cependant pas anodine : les arbres en appellent à un enracinement… qui n’est pas exactement celui des arbres puisqu’ils marchent ! Flous, les gens le sont parce qu’ils ressemblent à des arbres en ce que leur regard n’est pas nécessairement pur, s’enracinant de fait dans la fausseté anormale de ces gens sains de corps qui, nonobstant, ont des yeux et ne regardent pas, ont des oreilles et n’écoutent pas.[7] Ils ressemblent à des arbres, enracinés dans leurs affirmations. [7, note 23] Ils ressemblent à des arbres : les végétaux ne regardent pas, n’entendent pas.

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______Or, à la seconde imposition des mains sur les yeux de l'homme, celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Considérée à la lumière du salut, la guérison de cet aveugle est moins anodine qu’il ne paraît : sans doute est-ce pourquoi elle est opérée dans cette discrétion et cette inhabituelle progressivité, réclamant pas moins de deux impositions des mains. Non que Jésus aie "perdu" son pouvoir, mais Il l’exerce toujours dans un contexte d’édification, tant pour l’intéressé que pour son entourage. Il y a un sens que l’aveugle développe davantage que le voyant, ne serait-ce que par compensation : c’est celui de l’écoute. Pour ainsi dire, son handicap le contraint à faire attention à la manière dont il écoute.[8] De ce fait, il affûte naturellement son regard sur le monde, même s’il ne le voit pas : il est donc moins sensible que d’autres à l’enracinement dans un regard faux.[9] Ayant ouvert les yeux une première fois, sa vision trouble retransmet fidèlement ce regard faux, tel qu’il l’a perçu de la part de son entourage. Ce semi-échec en apparence signe en profondeur une victoire remarquable : celle de l’harmonie entre son voir et son regarder. [5] Il ne se serait pas trouvé guéri à l’issue de la première imposition des mains si sa vision avait été nette : elle aurait en effet attesté de son adoption du regard faux des autres ! Or il se trouve guéri non seulement en se mettant à voir normalement, mais également en distinguant tout avec netteté : au-delà de la vue recouvrée, ce tout porte sur son regard, net. Au-delà des gens, c’est distinguer le bien du mal. Qui, mieux qu’un ex-aveugle, peut en effet regarder au-delà des apparences ? Il a déjà acquis une telle expérience de ce regard que, devenu voyant, il va se trouver en décalage par rapport aux gens de son village, au regard plus incertain… et fatalement plus hostile. C’est pourquoi Jésus le renvoie chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village. » Cette fois, ce n’est pas la crainte que la nouvelle soit répandue [6] –ne l’est-elle pas déjà à cette époque et en ces lieux ?- qui motive cette nouvelle recommandation de Jésus, mais la protection de cet ancien aveugle : un regard pur au milieu de regards impurs est nécessairement perçu comme "impur" quand la conscience du mal [7, note 42] est atténuée voire anéantie. Avant de pouvoir rentrer dans le village, cet homme devra sans doute attendre que la terre soit redevenue sèche du déluge d’impureté dans lequel Bethsaïde est noyé.

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Mosaïque de la Cathédrale Saint-Marc à Venise.

Livre de la Genèse 8,6-13.20-22.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre de l'arche qu'il avait construite, et il lâcha un corbeau ; celui-ci s'envola et revint en attendant que la terre soit redevenue sèche. Ensuite, Noé lâcha une colombe pour savoir si les eaux avaient baissé à la surface du sol. La colombe ne trouva pas d'endroit où se poser, et elle revint vers l'arche auprès de lui, parce que les eaux couvraient toute la terre ; Noé tendit la main, prit la colombe, et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche. Il attendit encore sept jours, et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche. Sur le soir, la colombe revint, et dans son bec il y avait un rameau d'olivier tout frais ! Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé à la surface de la terre. Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus. C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que la terre redevint sèche. Noé enleva le toit de l'arche, et regarda : la surface de la terre était sèche. Noé dressa un autel au Seigneur ; il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs, des victimes qu'il offrit en holocauste sur l'autel. Le Seigneur respira l'agréable odeur, et il se dit en lui-même : « Je ne maudirai plus jamais le sol à cause de l'homme. Les pensées de son cœur sont mauvaises dès sa jeunesse ; mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l'ai fait. Tant que la terre durera, semailles et moissons, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront jamais. »

______Les esprits chagrins pourront s’émouvoir de ce qu’après quarante jours et quarante nuits de déluge frappant tous les vivants, des corbeau.jpgsurvivants parmi les animaux purs et tous les oiseaux purs soient offerts en holocauste sur l'autel : c’était bien la peine de les avoir épargnés pour en arriver là ! Mais attention ! continuons de prendre garde à ne pas interpréter la Genèse au pied de la lettre. [7, note 31]. Les pensées du cœur de l’homme étant mauvaises dès sa jeunesse, une lecture trop littérale de la Genèse lui purifiera-t-elle ces pensées ? Si le Seigneur respire cet holocauste en agréable odeur, Il a Ses raisons. Offrir en holocauste, c’est aussi une façon pour l’homme d’avoir retenu la leçon de l’exemple du regret exprimé, [7, AV note 49] en l’exprimant à son tour par cet holocauste. Belle expression de la part de Noé, offrant comme Abel les morceaux les meilleurs [10, APR note 10] : après tout, n’avait-il pas aussi embarqué des animaux qui ne sont pas purs, victimes a priori idéales sur un autel ? Mais pour sceller d’un sacrifice cette nouvelle alliance [10, APR note 10] de l’homme avec Dieu, rien n’est trop beau pour que le Seigneur ne maudisse plus jamais le sol à cause de l'homme.

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______Il reste toujours à l’homme de ne plus jamais maudire l’homme [11], surtout quand il l’offre en holocauste sur certains autels "sanitaires" : ce sacrifice-là n’est d’agréable odeur [12] pour personne, les pensées du cœur passant du mauvais au méchant. [13, notes 7 à 9] Tant que l’imposture durera, froidure sans chaleur, hiver sans été, nuit sans jour ne cesseront jamais : cela coince au sixième jour,[14, APR note 36] jusqu’à tenter de désceller les sacrifices d’anciennes alliances [15] ! Mais ceci est une autre histoire…

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Une cockerinade par jour

Un Russe, un Cubain, un Américain et une avocate sont dans un compartiment de train. Le Russe prend une bouteille de vodka de son sac de voyage, se verse un verre, le boit et dit :
- En Russie, nous avons la meilleure vodka du monde. Nulle part ailleurs vous ne trouverez de vodka plus fine. Et nous en avons tellement que l'on peut la jeter comme on veut...
Et disant cela, le Russe ouvre la vitre, et jette le reste de la bouteille par la fenêtre. Tous les autres voyageurs sont assez impressionnés. Le Cubain prend alors sa boîte de havanes de sa poche, en sort un, l'allume, commence à fumer et dit :
- À Cuba, nous avons les meilleurs cigares du monde. La qualité de nos havanes est reconnue partout dans le monde. Nous en avons tellement chez nous que je peux me permettre de les jeter par la fenêtre.
Une fois encore, tout le monde est impressionné dans le compartiment. Et à ce moment-là, l'Américain se lève, empoigne l'avocate et la jette par la fenêtre.

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mercredi, 18 février 2009 | Lien permanent | Commentaires (2)

Ainsi est secrétée la pensée voilée du malPolic…onsensuel.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-35. (*)(*)(*)/(*)(*)
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »

_____Quand arriva-t-il, ce jour fixé par la loi de Moïse pour la purification ? Chez Luc, ne dirait-on pas qu’à rebours de ses deux compères Jean [1] et Matthieu [2], l’épopée de la fuiteen Égypte –incluant naturellement les divers événements s’y rattachant- passe par pertes et profits ? Au retour de cette fuite ? Alors, voyant que Jean nous a trompés, entrons dans une violente fureur ! N’écrit-il pas en effet : « Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il (Joseph) eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth » ? Or, Joseph est bien l’un des deux parents de Jésus… qu’il porte à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : sur ce plan-là, au moins ne pourra-t-il lui être reproché de verser dans la non-comparance [2, note 42] ! Mais le reproche à Jean nous ayant trompés, lui, reste valide : fort de café pour un Apôtre écrivant la veille –et réitérant aujourd’hui de tels propos- au sujet des menteurs et autres agissements selon la vérité ! ("Reproche" qui, rappelons-le, est purement hypothétique : se déduisant de la première hypothèse envisageant la présentation au Seigneur au retour d’exil en Égypte… ) Car, sans être licencié en géographie, personne n’ira porter Jérusalem sur une carte de la Chine continentale. Elle est même la capitale de la Judée : cette Judéerègne un roi. Oui mais… lequel ? La question n’est pas secondaire : qui dit roi dit palais royal ; qui dit palais royal le suggère moins au fin fond d’une région perdue du royaume qu’à une proximité redoutable de ce Temple dans lequelles parents entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Personne ne les a empêchés d’y entrer ; personne ne les a interceptés afin de les livrer à Hérode. Or, si quelqu’un pouvait ne pas ignorer les prescriptions de la loi du Seigneur relatives à tout premier-né de sexe masculin, c’était bien Hérode : ne savait-il pas s’entourer de tout ce qu’il lui fallait de chefs des prêtres et de scribes d’Israël [1, notes 24,25] ? C’est dire combien le Temple lui-même devait être placé sous haute surveillance : pas une plume de tourterelle ou de colombe ne pouvait en franchir le seuil -dans un sens ou dans l’autre- sans que Hérode n’en fût immédiatement informé. Et si l'Esprit Saint était sur Syméon, les Saints Innocents [2] sont là aussi pour témoigner qu’Il ne l’était pas exactement sur Hérode. (Ou s’Il l’était, c’est Sa réception [

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mercredi, 29 décembre 2010 | Lien permanent

UN AN DE REGARD D’AIME D’ÉTÉ !

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C’est en effet jour pour jour le tout premier anniversaire de ce site [1], débutant modestement avec les articles suivants, par ordre d’apparition à l’écran :

- « Le principe de la réverbération et celui de la projection » [2]

- « Le cycle de la foi » [3]

- « Union et réunion » [4]

- « Voir et regarder (2006) » [5]

Tous articles rédigés antérieurement au démarrage de ce blog –voire antérieurement à toute perspective de publication sur un blog !-, ce qui en explique le nombre à la mise en route. Ne viendront qu’ensuite les commentaires quotidiens de l’Évangile du jour de publication, ce qui en interdira par nature tout texte « réchauffé » de par une rédaction également quotidienne. En fonction du temps restant disponible, il a pu s’enrichir de nouvelles rubriques, moins directement axées sur l’Évangile mais toujours en lien avec le quotidien. De plus, le traducteur automatique installé il y a quelques jours sur la colonne de droite permet instantanément à l’internaute de presque tout pays de la planète de naviguer ici dans sa langue maternelle… avec sans doute quelques surprises de traduction à l’arrivée !

Ainsi, le 14 janvier 2008, 19 visiteurs (selon le compteur interne de statistiques) -et 53 visiteurs sur le mois de janvier 2008- sont venus se pencher sur le berceau du bébé. L’histoire ne dit pas s’ils lui ont apporté or, encens et myrrhe [6] (!), mais les statistiques disent ce qu’elles apportent : à ce jour, 4203 visiteurs sur le mois de janvier 2009 ; et 473 visiteurs hier, le 13 janvier 2009. Dans les deux cas, ces statistiques valent pour une quinzaine de jours : la seconde quinzaine en 2008 et la première cette année.

MERCI donc à tous ces visiteurs, quels qu’ils soient : les fidèles parmi les fidèles (du rédacteur, à défaut de l’être toujours de ce qu’il rédige !) qui se manifestent ou non, les silencieux, les véhéments et agressifs (rares, en dehors de certaines procédures…), les passagers qui, au gré de la navigation, se retrouvent sans comprendre au beau milieu d’une ménagerie inattendue où règnent cockers, brebis, loups, serpents, colombes, vautours (modèle de luxe) et autres bêtes à plumes, à poil ou à écailles. Qu’ils n’aient pas peur : les barreaux des cages des plus sauvages sont solides. Merci de ne surtout pas leur ouvrir la porte… et de ne pas donner à manger aux animaux.
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En 2009, les affaires [7] continuent !…

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mercredi, 14 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (6)

Il fit un gibet avec des cartes (maîtresses).

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-22. (*)(*)(*)/(*)(*)(*)
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite. 

            Interpellés dans leur vécu, ceux qui aimaient l'argent, voyant tout cela, ricanaient moins à son sujet [1]. Car si ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu, personne mieux que Jésus ne peut illustrer le propos qu’avec un fouet de cordes. Au menu on chasse [2][2bis], on jette [3][4] et on renverse [5][6: cela ne rappelle-t-il pas furieusement quelque maison de trafic [7] plus proche de nous ? Rappelons-nous en effet cette parlote [8, note 27] de l’Imposture [9] : L'amour extraordinairement vague [10] de ta maison fera mes délices en ajoutant à ton tourment et en enlevant [11] cela d’ici. ("cela" étant l’objet [12, notes 39/2,67][13] tourmenteur [14][15]). Or, l’énorme avantage du marchand de colombes [16][17] moderne par rapport aux prophètes de l'Écriture, c’est qu’il est "médecin"©[18] alors que les Snifs [19] ne le sont pas [20] ! Et ces derniers croient [21][22] aux prophéties [23][8, note 34] de l'Imposture et à la parlote que Philou [24] avait médite [25] parce qu’ils ne trouvent aucun inconvénient à ce qu’il soit installé dans le Temple [26][27, APR note 53].
______« Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu
défais
[28] là ? »
 Si d’aventure il est encore interpellé à ce sujet [29], cette question ne fera pas son tourment : car du 2747897764.jpgmoment qu’elle ne lui est posée que par l’autre "malade"©[8, APR note 29], est-il si important [29] de la relever ? N'oublions pas que l’autre "malade"© est non seulement un monstre [30][31], mais le temple du "déni"©[32][33] comme des "troubles rendant impossible"©[34] de poursuivre la téléconversation [35, notes 2,3][36]. Aussi, l’a-t-il échappé [37] belle puisqu’il lui est épargné de devoir répondre : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Car, et cela ne s’invente pas pour peu que des Snifs un peu moins ficelés [38] l’eussent interpellé, ceux-ci lui auraient bel et bien répliqué, dans un réel qui est là, pour tous [39, AV note 41] : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Quoi qu’il en soit, une telle question échappe également aux Snifs, n’appartenant guère à l’architecture de la raison [40] que le Docteur leur a donnée : lui pose les explosifs dans les fondations [41][42], tandis que d’autres [43] poursuivront la destruction… notamment dans un louable souci de "cohésion sociale"©[44][45][46, APR note 13] ; pourvu que chacun prenne garde [47] à la façon dont il détruit. L’important, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [39, APR note 30] : à défaut du besoin de demander un signe justifiant ce qui est défait, ne sera pas oublié celui de passer alliance avec des êtres qui, pour nous, ont une force [39, APR note 44][48: celle, par exemple, de trafiquer assez le vocabulaire pour en renverser le sens [49][50][51, APR note 10] et les concepts [52] sans en rendre comptoirs [53]. En effet, si loin de l’Ecclésiaste [54], personne ne souhaite constater après coup, finalement, la vanité de tout ça [39, APR note 44] ; car le temple de la miséricorde à boîte automatique [55][56] est sucré [57], et ce temple, c'est pour vous les brebis : à condition toutefois que vous ne perdiez pas une tête de celles qui existent déjà [58] !

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,9-11.16-17. (*)/(*)  
Frères, vous êtes la maison que Dieu construit. Comme un bon architecte, avec la grâce que Dieu m'a donnée, j'ai posé les fondations (*). D'autres poursuivent la construction ; mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit. Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ. N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira [*] ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous.

            Mais les temples dont on aime moins parler, ce sont des corps. Des dizaines de milliers [59, note 49] de corps habités par des "esprits partiellement malades"©[60][61, APR note 12]. Les fondations, d’autres [62, notes 41 à 46] en ont néanmoins posé, oblitérant cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. ( Enfermés pour les empêcher de répandre la Parole de Dieu, séquestrés et trahis par leur propre famille, l’hôpital devient la prison pour se débarrasser de ces gêneurs qu’on traite de déséquilibrés capables de tuer pour défendre leur cause. On veut qu’ils cessent et, afin qu’il n’y ait plus de confusion, on les rend malades en détraquant toutes leurs facultés mentales. [63, AV note 28] ) Celui de disciples se jetant sur de la monnaie de singe [64][65][66], nettement moins…

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mardi, 09 novembre 2010 | Lien permanent

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