Rechercher : débauche

Ainsi, le cœur allégé par nos gardes, vous serez jugés dignes d'échapper aux toutous qui doivent arriver.

169833673.jpg

[*][*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36. [*][*](*)/(*)(*) 
Jésus parlait à ses disciples de sa venue. Il leur dit : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s'alourdisse dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l'improviste.
 Comme un filet, il s'abattra sur tous les hommes de la terre. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l'homme.  »

         Restez éveillés en tout temps ? Allons bon : voilà déjà qui vient évacuer d’emblée la douce et plantigrade quiétude de l’hibernation [1, APR note 4] toutes saisons : debout là-dedans ! Ainsi sera-t-on tirés d’affaire, dignes d’échapper à tout ce qui doit arriver ? Ce n’est pas gagné : car il ne suffit pas de rester éveillé, mais également de prier. Or, à ne pas se tenir sur ses gardes, le cœur s’étant laissé alourdir dans la débauche, l’ivrognerie et soucis de la vietoutes choses qui, en soi, inclineraient plutôt à rester éveillés jusqu’à en perdre le3940572419.jpg sommeil !-, c’est comme un filet qui tombe sur vous à l’improviste, faisant basculer la prière dans une certaine polarisation sur… la débauche, l’ivrognerie et soucis de la vie. Non que tous ceux-là n’aient pas besoin de quelque lumière les illuminant assez pour essayer d’en trouver le remède, d’en alléger le cœur, mais toute baisse de la garde a tôt fait de rendre un culte au mal [2] plutôt qu’à son remède : jusqu’à ne pas craindre de faire basculer cette garde en ne voyant plus que malédiction [3] chez celui qu’un tel culte n’inspirera pas assez pour se laisser abattre par ses filets. De la prière à la crière  [4][5], il n’y a alors qu’un pas : celui-là s’étant montré comme la parfaite incarnation du sujet contre lequel va également –mais exclusivement- se déplacer la garde [6][7]. De par la crainte générée [8] dans des cœurs Gomme.jpg"soigneusement"© alourdis par les soucis de "l’avis"©[1, notes 13,14], c’est comme un filet qui s'abat sur tous les hommes de l’atterré [9! Si un filet tombe à l’improviste, il tombe également sur tout ce qui vient se prendre dans ses mailles : ne faisant pas de différence [10] entre un poisson savoureux -avec ou sans arêtes-, un pneu éventré, une chaussure trouée… ou un Atlante [11] égaré. Le filet, lui, est un objet : il n’est pas besoin d’effacer son nom du livre de la vie [12, APR note 37] (les morts étant aussi jugés selon ce qu’ils ont

Lire la suite

samedi, 27 novembre 2010 | Lien permanent

« Fuyez, et vous verrez. » Ils l'accompagnèrent, ils virent le demeuré.

i027_400.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon Jean 1,35-42.
Le lendemain, Jean Baptiste se trouvait de nouveau avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir. André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie (autrement dit : le Christ). André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Képha » (ce qui veut dire : pierre).

_____On comprend mieux aujourd’hui pourquoi Simon et son frère André ont aussitôt laissé là leurs filets, pour suivre l’appel de Jésus [1]. Hier, Lévi, fils d'Alphée, se leva et le suivit : chez lui, le terrain était préparé par une conscience morale qui cherchait sans doute à se réconcilier avec elle-même [2, APR note 26]. Ici aussi, le terrain est préparé pour les deux frères, mais selon des modalités différentes. La scène de pêche décrite par Marc [1] n’est pas la première rencontre entre Simon, André et Jésus. Car elle se situe dans le temps après l’arrestation de Jean Baptiste. Or, ici, ce même Jean Baptiste se trouve avec deux de ses disciples, dont André. Par conséquent, nous sommes aujourd’hui avant son arrestation. Ce qu’ils cherchent est moins douloureux que Levi : eux cherchent le Messie. Ils ont probablement cru Le trouver en la personne de Jean Baptiste, étant déjà de ses disciples à lui. Naturellement, ce dernier n’a jamais manqué de lever toute équivoque à ce sujet. [3][4][5][6][7] Afin d’achever cette clarification, Jean Baptiste est d’ailleurs aujourd’hui à portée de regard de Jésus… afin que Jésus Lui-même soit à portée de regard des disciples auxquels est dit : « Voici l'Agneau de Dieu. » Fallait-il que ces disciples soient ouverts à la parole pour suivre Jésus rien qu’en l’entendant ! En effet, cela implique de leur part une double confiance : d’abord, celle à l’égard d’un rabbi reconnu auquel il leur fallait renoncer ; ensuite celle à l’égard d’un Autre rabbi -encore inconnu d’eux- qu’il leur fallait choisir sur la seule parole du premier, éteignant délibérément sa lampe pour allumer celle de Dieu.

Premier livre de Samuel 3,3-10.19.
La lampe de Dieu n'était pas encore éteinte. Samuel couchait dans le temple du Seigneur, où se trouvait l'arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé. Retourne te coucher. » L'enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. Une troisième fois, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c'était le Seigneur qui appelait l'enfant, et il lui dit : « Retourne te coucher, et si l'on t'appelle, tu diras : 'Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. ' » Samuel retourna se coucher. Le Seigneur vint se placer près de lui et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. » Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne demeura sans effet.

le-proph-te-samuel-enfant-5a1ea3.jpg_____Bien avant Simon et André, Samuel offrait déjà l’exemple du disciple ouvert à la parole, notamment dans sa phase d’appel. Un comble : ici c’est le Maître qui s’en avère le plus hermétique ! Certes, nous ne sommes plus vers quatre heures du soir… mais vraisemblablement plus proches de quatre heures du matin. Au sommeil qui demeure, la parole peine à produire son effet. Le prêtre Éli connaissait le Seigneur : sinon, pourquoi être prêtre ? D’ailleurs, la parole du Seigneur ne lui ayant pas encore été révélée, Samuel la confond avec celle d’Eli, suggérant en demi-teinte la fidélité du prêtre : sa parole ne s’opposant guère à celle de Dieu jusqu’à rendre familières l’une et l’autre à Samuel, bien qu’il ne connaissait pas encore le Seigneur. Il aura cependant fallu pas moins de trois fois pour qu’Éli comprenne que c'était le Seigneur qui appelait l'enfant. Cette dureté d’oreille ponctuelle souligne paradoxalement la fidélité du prêtre : ne préfigure-t-il pas Jean Baptiste, décourageant à plusieurs reprises le disciple de le prendre pour le Maître à la place du Maître ? « Je ne t'ai pas appelé. » Le gourou [8, APR note 4], lui, aurait sauté sur l’occasion en détournant l’appel à son seul profit : surtout quand cet appel intervient sur un enfant, plus ouvert à la parole… mais également à ses contrefaçons. À rebours de cette tentation, Éli –comme Jean Baptiste beaucoup plus tard- demeure dans l’attitude du serviteur : seule attitude par laquelle la parole de Dieu peut produire son effet sans être altérée, déformée… ou tuée. [2, APR note 28] C’est pourquoi, sitôt compris l’origine de l’appel émis vers Samuel, le prêtre oriente l’enfant sur cette attitude du serviteur axé sur une pleine réception [9, p.8] (« Parle, ton serviteur écoute. »), qui n’est en aucun cas à confondre avec la situation d’esclaves [10, APR note 8] : ceux-là s’étant servilement soumis à quelque gourou. Auprès de ce dernier, le disciple est réduit au lieu de grandir. Son apparence est sauve (y compris à ses propres yeux…), mais la coquille est vide.[11, APR note 27] Le Seigneur n’est pas avec lui, et aucune de ses paroles ne produit le moindre effet. [2, AV note 23]

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 6,13-15.17-20.
Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; et Dieu détruira et ceux-ci et celui-là. Le corps est, non pas pour la débauche, mais pour le Seigneur Jésus, et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi. Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d'une femme de débauche ? Absolument pas. Quand on s'unit au Seigneur, cela ne fait qu'un seul esprit. Fuyez la débauche. Tous les péchés que l'homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais la débauche est un péché contre le corps lui-même. Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple de l'Esprit Saint, qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car le Seigneur a payé le prix de votre rachat. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

_____Fuyez la débauche. On a beaucoup glosé sur ce Texte à la mode du « PVA ». Il est vrai que Paul le "misogyne" [12, note 24] évoque les membres d'une femme de débauche. Mais Paul ne pénètre pas au-delà des cieux, lui ! Il ne se place nullement au-dessus de la parole de Dieu [2, APR note 35]: cette seule perspective lui ferait horreur, à lui qui en est le serviteur le plus ardent. Mieux que personne, il sait que parfois les publicains et les prostituées précèdent [13] de plus vertueux dans le royaume de Dieu.[14] Si la continence liée à la femme était en soi un signe de pureté, on nagerait dans une félicité sans ombre au sein de certains foyers : dans celui de Mister et Mrs K [15, APR note 16], par exemple !… Mauvais exemple ? Pourtant, ne gravitent autour d’eux que grands défenseurs des plus hautes valeurs morales et familiales [16, AV note 24] se voulant exemplaires à tous points de vue… sauf celui de l’union à un Seigneur que l’on invoque en vain depuis qu’on a confondu fuir la débauche avec fuir un débauché "psychique" gluant de partout [17, APR note 22]. Depuis lors, quelle débauche quand celle-ci cherche à détruire celui-là pour "l’aider" : tout fait ventre pour y parvenir !

armes1.jpg

_____Du reste, la débauche est d’abord d’ordre alimentaire chez Paul : que dirait-il de l’abyssal écart existant entre Nord et Sud ? Elle est également l’inverse de l’embauche : le chômage est parfois volontaire quand il concerne l’enfant convié à aller travailler à la vigne et n’y allant pas [13]. Il reçoit clairement l’appel, et y répond défavorablement. La vigne est bien extérieure à son corps ; mais sa débauche est un péché contre le corps lui-même. Celui qui va enfouir son talent dans la terre [14][15] pourra aussi passer pour juste auprès des siens : lui aussi est pourtant un fieffé débauché. Précisément parce qu’il a eu peur. [16, APR note 5] La peur n’est une "excuse" QU’ENTRE peureux débauchés.

chien%20peureux.gif

_____Fuyez la débauche. La première débauche à fuir absolument est bien celle qui dissocie le corps de l’esprit. En effet, nos corps sont les membres du Christ. Quand on s'unit au Seigneur, cela ne fait qu'un seul esprit. Dissocier le corps de l’esprit, c’est donc membrer l’union au Seigneur. Si la débauche est un péché contre le corps lui-même, cela signifie qu’elle vient d’abord de l’esprit. Quand on sait que le corps est le temple de l’Esprit-Saint [17, note 4], on en déduit aisément qu’il est le canal obligé de l’esprit mauvais. Si les prostituées peuvent précéder dans le royaume de Dieu, celui-ci reste inaccessible à tout esprit mauvais. Par conséquent, si elles ont prostitué leur corps, elles n’ont pas prostitué leur esprit. Si tel avait été le cas, celles de l’Évangile n’auraient pas cru la parole de Jean Baptiste, cette parole que des justes [18, notes 36] de l’époque ne croyaient pas eux-mêmes, bien qu’étant dans l’esprit de la loi qu’ils prescrivaient !
_____Il existe aujourd’hui un moyen radical de dissocier le corps de l’esprit : c’est de prescrire des "médicaments" pour le corps destinés à "traiter" une "maladie" dite de l’esprit. Autrement dit, les "thérapies" de la "santé mentale" se servent du corps –canal obligé- pour aller prostituer l’esprit, le muant en esprit de débauche. Ce qui est pénétrer par effraction dans l’esprit afin de le rendre accessible à l’esprit mauvais, qui va pouvoir à son tour faire obstacle à toute perspective du royaume de Dieu. Ce qui, rappelons-le, est non seulement autorisé, mais parfois violemment imposé sous la contrainte par la loi [19, note 15] d’un pays se gargarisant de sa laïcité, et s’appliquant en pratique sur la parole exclusive de débauchés… De fait, la perspective du salut va singulièrement se réduire en se concentrant sur un corps mis à mal par un "traitement" induisant une maladie de ce corps, le dissociant d’un esprit débauché parce qu’il en devient l’esclave au lieu d’en être le maître. Votre corps est le temple saccagé de l'Esprit Saint ; il s’écroule, et son écroulement est complet.[19] Ce qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu n’appartient plus à vous-mêmes, mais à l’esprit mauvais. Le Docteur –et ses commanditaires- ont volé [20] le prix de votre rachat, vous interdisant [21] de rendre gloire à Dieu dans votre esprit. S’ils rendent encore gloire à Dieu, c’est uniquement dans leur corps, et selon une parole MORTE parce que débauchée sur des parlotes d’hommes.
_____Fuir la débauche, c’est avant tout fuir tout ce qui dissocie le corps de l’esprit… traduit dans le langage de la "santé mentale" par une certaine distinction bien connue entre le "psychique" et le spirituel. [22] Le débauché accompli ne fuit plus la débauche : il se distingue entre mille à ce qu’il fuit éperdument le non-débauché, attire avec lui d’autres débauchés [23, note 11][24] afin de contrer l’autre… pour raison officielle de "maladie" ! Craindrait-il la "contagion" ? Il craint surtout de reprendre à son compte tous ses péchés commis à l’extérieur de son corps. Ce sont les comptes rendus qu’il fuit : peine perdue [2, APR note 27] !

____________________________

ReconciliationStatue.jpg

« Ce projet sacré, la réconciliation de tous les chrétiens dans l’unité, dépasse les forces et les capacités humaines. C’est pourquoi le Concile Vatican II (décret sur l’œcuménisme) met entièrement son espoir dans la prière du Christ pour l’Église (Jn 17, 20-21). C’est la conscience de nos limites humaines qui nous pousse à l’abandon confiant entre les mains du Seigneur.
Le sens profond de cette Semaine de Prière est justement celui de s’appuyer solidement sur la prière du Christ qui, dans son Église, continue à prier pour pour que « tous soient une seule chose… pour que le monde croie… » (Jn 17,21) Aujourd’hui, nous ressentons fortement le réalisme de ces paroles. Le monde souffre de l’absence de Dieu, de l’inaccessibilité de Dieu, du désir de connaître le visage de Dieu.
Mais comment les hommes d’aujourd’hui pourraient et peuvent connaître ce visage dans le visage de Jésus Christ si nous, chrétiens, sommes divisés, si l’un se monte contre l’autre, si l’un est contre l’autre ? C’est seulement dans l’unité que nous pouvons montrer réellement à ce monde –qui en a besoin- le visage de Dieu, le visage du Christ. Il est évident aussi que ce n’est pas avec nos stratégies, avec le dialogue et avec tout ce que nous faisons –même si c’est nécessaire- que nous pouvons obtenir cette unité. Ce que nous pouvons obtenir, c’est notre disponibilité et notre capacité à accueillir cette unité pour que le Seigneur nous la donne. Voilà le sens de la prière : ouvrir nos cœurs, créer en nous cette disponibilité qui ouvre le chemin vers le Christ. »

_____Au regard de la "santé mentale" –et sauf l’éminent respect dû à l’auteur de ces lignes-, ce texte est rédigé par un "malade". Dieu merci, et bien que Berger allemand, sa position le met heureusement à l’abri de toute velléité de mise en chenil.[25] Il s’agit en effet d’un extrait de l’Audience générale du Pape Benoît XVI, du 23 janvier 2008. Pour la troisième année consécutive, la traditionnelle semaine de prière pour l’unité des chrétiens –programmée fin janvier- est un vœu pieux –voire un mot creux- dans la maison de Mister et Mrs K. Charité bien ordonnée commence par soi-même : l’unité des chrétiens commence dans le foyer. Si elle n’y est pas, elle ne le sera pas davantage ailleurs : plus le champ s’élargit, plus il est difficile de la mettre en œuvre. Le constat de ce Pape qu’un conjoint divorceur aime tant à "aller voir" [26] (entre deux rendez-vous chez Nana ? [27, notes 6 à 13]) est amer, mais il est très juste. Seulement, constater la panne n’élucide en rien ses origines. L’unité des chrétiens reste sur le bord de la route, attendant quelque hypothétique dépanneur. Mettons-nous à l’abri : le ciel se couvre et s’assombrit. C’est un immense nuage noir. [7, note 15] Serait-elle lancée par Le Pape en personne, aucune prière ne peut percer ce nuage-là. Du ciel aucune voix ne se fait plus entendre.
_____

Lire la suite

dimanche, 18 janvier 2009 | Lien permanent

Tenez-vous debout sur vos gardes : ainsi vous serez jugés dignes de leur échapper.

Fin au lundi 19 décembre 2011

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

 [*][*][*][*][*][*][*][*]

2327630680.jpg(1) [Samedi 26 novembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36.
{*}{*}{*} (*)
Tenez-vous sur vos
gardes
[>191][>47], de crainte [>20] que votre cœur ne s'alourdisse dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l'improviste. Comme un filet, il s'abattra sur tous les hommes de la terre. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes [*] d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l'homme. »

            "Échapper à tout ce qui doit arriver" ? « À première vue, un monde dans lequel on pourrait savoir à l'avance qu’un crime sera commis "tout ce qui doit arriver" n'est ni possible, ni souhaitable.[1, note 16] Ce n'est pas possible, parce que le futur n'est pas écrit, et qu'on suppose que les individus agissent librement.
Ce n'est pas souhaitable, surtout, pour deux raisons :
- d'abord, ça veut dire qu'on pourrait arrêter et condamner les gens
"tomber sur vous à l'improviste"  alors même qu’ils n’auraient encore rien fait "que votre cœur serait alourdi dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie". Et donc, ils seraient innocents"vous ne seriez pas jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver, et paraîtriez couchés devant le Fils de l'homme"  ;
- ensuite, parce qu'on considèrerait, de fait, qu’ils ne sont
"que vous" n’êtes pas libres de leurs vos actes, et ne peuvent pouvez rien changer à leur votre avenir. »
         À seconde vue, cette improvisation (alourdissante ?) autour d’un texte -dont l’original foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociéténe se serait sans doute pas même demandé s’il eût été jugé digne d’être ainsi croisé à un texte moins profane !- ne saurait prétendre à prendre place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux [>Mt(3)], n’étant pas exactement soumis dans sa formulation à l’autorité exégétique du temps. Cependant, ne vaut-il pas mieux que ce soit elle qui tombe à l’improviste… plutôt (ou avant) que "tout ce qui doit arriver ce jour-là" ? Parce que si le futur n’est pas écrit, si on suppose que les individus agissent librement, il peut arriver que cette liberté -possible et souhaitable-… parte en voyage. C’est qu’avant même le jour du Fils de l’homme, en tout temps et

Lire la suite

vendredi, 09 décembre 2011 | Lien permanent

Qui sera jugé digne d’échapper aux soucis de l’avis (”médical”) ?

9782846390941.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36.
«
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s'alourdisse dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l'improviste. Comme un filet, il s'abattra sur tous les hommes de la terre. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l'homme. »

dortoir.jpg______Ce n’est pas dans un immense dortoir que l’on peut paraître debout devant le Fils de l'homme. Quant à y rester éveillés ! À moins de se livrer à une débauche de bataille rangée de polochons, il va être difficile de se tenir sur ses gardes. Surtout si le surveillant tombe sur vous à l'improviste ! Peu seront jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver.
______Si la débauche alourdit le cœur, elle n’est nullement l’apanage du dépravé sans foi ni loi, client de la prostituée, grande [1] ou petite. Le débauché est avant tout un embauché qui s’est mis d’accord sur un salaire [2], et dont le cœur s’alourdit sous le poids du jour et de la chaleur, des soucis de la vie. [3] Celui-là baisse la garde tout en empochant son salaire. Ce dernier lui sert à acheter de quoi se justifier : une rigueur morale, ersatz de conscience morale. L’ivrogne ne marche pas droit : doté de cette béquille, il se donne l’illusion d’être droit, se jugeant digne d'échapper à tout ce qui doit arriver. Or, c’est nu que l’on paraît debout devant le Fils de l'homme. Sans artifice tel qu’une béquille. Celle-ci retirée, l’ivrogne tombe.[4] S’il a paru debout devant tous les hommes de la terre, ceux-ci ne sont plus là pour le soutenir. Soit ils ont été débauchés pour en soutenir d’autres, soit ils font partie de ceux qui sont tombés avec lui, quitte à tomber sur lui à l’improviste : quaivrogne.jpgnd l’ivrognerie est partagée, on partage tout : la chute comprise. D’autres encore ne partagent rien de cette débauche et de cette ivrognerie : se tenant sur leurs gardes, ils leur laissent volontiers leurs soucis de la vie afin de rester éveillés ailleurs. Dans tous les cas de figure, l’homme est seul quand il paraît devant le Fils de l'homme. Seul face à son jugement premier, bande-annonce du Jugement dernier.[5] Seul à être jugé selon ce qu’il a fait, lui [6, AV note 9], pas ses parents, ses frères, sa famille et ses amis.[7] Selon ce qu’il leur aura fait, mais non selon ce qu’ils lui ont fait : ceci appartient à leur jugement premier. Il n’y a plus de "conseillers" ni de "conseillés" pour se partager les soucis de la vie, l’heure n’étant plus aux soucis mais au jugement selon les paroles véritables de Dieu [1, APR note 15] : celles qui se rapportent au salut éternel [8, note 1]. Les soucis de la vie, eux, ne se limitent qu’au salut temporel : ils sont très performants pour alourdir le cœur. Comme un filet, ils s'abattent sur tous les hommes de la terre. Seuls ceux qui ne se couchent pas devant les débauchés et les ivrognes passent au travers des mailles du filet, étant jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver.

Livre de l'Apocalypse 22,1-7.
Puis l'ange me montra l'eau de la vie : un fleuve resplendissant comme du cristal, qui jaillit du trône de Dieu et de l'Agneau. Au milieu de la place de la ville, entre les deux bras du fleuve, il y a un arbre de vie qui donne son fruit douze fois : chaque mois il produit son fruit ; et les feuilles de cet arbre sont un remède pour les nations païennes. Il n'y aura plus aucune malédiction. Le trône de Dieu et de l'Agneau sera dans la ville, et les serviteurs de Dieu lui rendront un culte ; ils verront son visage, et son nom sera écrit sur leur front. La nuit n'existera plus, ils n'auront plus besoin de la lumière d'une lampe ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera, et ils régneront pour les siècles des siècles. Puis l'ange me dit : « Ces paroles sont sûres et vraies : le Seigneur, le Dieu qui inspire les prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Voici que je viens sans tarder. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie écrite dans ce livre. »

______Toute l’année, un remède est disponible pour les nations païennes. Rien de plus concret que les feuilles d’un arbre de vie : le salut éternel n’est pas éthéré, désincarné. Il vient rejoindre les maladies rencontrées dans le salut temporel, jusque chez les païens. Les VRAIES maladies, pas celles qui sont éthérées, désincarnées et désincarnantes : il s’agit bien d’un remède et non d’un poison mortel se faisant passer pour un "remède". Les serviteurs de Dieu rendront un culte à Dieu, pas au Docteur. phobie-des-toilettes.jpgIls verront son visage, a contrario d’un Docteur qui répand son poison sans montrer son visage. Celui-là est marqué sur le front et sur la main [6], siégeant sur son trône… d’arbitre.[7] La nuit n'existera plus, par conséquent le Docteur et son nuage noir [8, note 1] non plus. Ils n'auront plus besoin de la lumière d'une lampe ni de la lumière du soleil, par conséquent le risque de se faire voler ou éteindre sa lampe [9] –comme celui d’être éclairé par de fausses lumières- n’existera plus : les extincteurs du Démon seront éteints, usés jusqu’à la corde à pendre d’avoir trop servi chez les derniers massacreurs de prophètes dans leurs propres rangs. Comme l’arbre de vie embrasse les deux bras du fleuve d'eau de la vie, les souches pourries seront emportées par les torrents de boue qu’elles auront charrié. Un fleuve resplendissant comme du cristal –symbole de pureté- contre les eaux troubles grossies par les rejets nauséabonds des entrailles des ivrognes, ivres d’avoir ajouté des soucis inutiles aux soucis de la vie, leur seul objectif étant de peser sur la garde et le cœur de ceux qui restaient éveillés et priaient en tous temps. Ils n’échapperont pas à tout ce qui doit arriver, ceux qui ont fait de la malédiction une "bénédiction" pour leur salut temporel. Issus de nations non païennes, douze fois ils dédaigneront le fruit de l’arbre de vie, au profit des leurs.[10] Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits [11] : un seul ? Ils en ont méprisé des milliers, parce que ceux-là leur préféraient le fruit de l’arbre de vie. Entraïner au péché un seul de ces petits ? [12] Pardon ? Vous dites ? C’est quoi, le péché ? Pourtant, ils le savent : ils sont aux premiers rangs dans les synagogues.[13] Puisqu’ils aiment tant "défendre" la vie de ces petits en les scandalisant de leur débauche "bénie", puisqu’ils ont le temps de les insulter [14] en les prenant pour des "malades" –et qu’ils n’en ont plus pour les écouter [15] en les jugeant indignes d’échapper à toute leur "santé"- ils auront droit à une session de rattrapage. Qu’ils ne se fassent pas de soucis : là où ils sont précipités, dans un étang de feu, ils auront tout leur temps… de mesurer la mesure dont ils se sont servis pour les autres [16]. À ce qu’il paraît, le juste "psychique" [17, notes 36] y fournit un combustible de première catégorie : cœur de bois auto-glaçant [18], il ne produit jamais de cendres [19] en se consumant. Ainsi, il brûle longtemps, très longtemps : c’est un minimum, quand on sait que c’est pour l’éternité…
______Malheureux [20] celui qui connaît les paroles de la prophétie écrite dans ce livre, et qui les traite comme il aura traité un de ces petits. Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! [21]

elephant2.jpg

Il est des cœurs qui se sont tant alourdis dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie, qu’un éléphant [22] semblerait assez léger pour s’envoler sur la feuille d’un arbre de vie : ce jour-là ne saurait tomber sur Monsieur cocker à l'improviste, tant l’usure du temps a plus qu’accompli son œuvre. La méchanceté [23, APR note 4] s’est diffusée avec si peu de freins qu’elle ne prend plus guère la peine de se cacher, plombant tout souci du salut éternel chez ceux sur laquelle elle tombe. La volonté de détruire [24] quitte peu à peu ses beaux atours "d’aide". Finies les minauderies "sanitaires" : elles ont assez duré, assez démontré combien le marché de la "santé mentale" –vitrine inénarrable de la Pathomanie [25]- n’était rien d’autre que le marchepied de l’étang de feu : seront jugés dignes d'échapper à cet étang tous ces petits qui auront été bêtement sacrifiés sur l’autel de sa déesse : la Bête. [6, AV note 9] La "santé mentale" est bien son image. Elle est l’Apocalypse de ses grands prêtres, mûrs pour l’angoisse de séparation [26, AV note 14] : l’ADS pour les spécialistes, grands pourrisseurs de cette maturité affective qu’ils sont seuls jugés dignes par les hommes de déterminer chez les autres. Tant pis pour leur maturité spirituelle : ils paraîtront couchés devant le Fils de l’homme, ceux qui se laisseront abattre par ces hommes, sans s’être assez tenus sur leurs gardes. Monsieur cocker, lui, est un bon chien de garde : échec et mat à ses assachiens. S’ils persistent, ils passeront ouvertement pour ce qu’ils sont : des assassins. Un tel assassin peut toujours feindre de rester éveillé et prier en tout temps en attendant d’aller "communier" [27, note 15] : ce n’est jamais qu’avancer sur le plongeoir olympique en bas duquel l’attend un bon bain. Qu’il ne s’y précipite pas ! Car ce bain est sans retour… à l’image de certains "diagnostics" brillant par leur bêtise.

enfer.jpg

Lire la suite

samedi, 29 novembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

C'est ainsi que le Docteur déclarait durs tous les aliments : aussi leur donna-t-il de la bouillie pour chats.

Montage reine de Saba.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,14-23. (*)|(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique.  Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -7,14-23° (*)
BinaryCacheServlet?albumid=1194947483356&datatype=fc300Philou [1] appela la poule [2, note 20] et lui dit : « Écoutez-moi de toutes vos plumes (enfin… de ce qu’il vous en reste [2, APR note 25]), et n’y comprenez rien : c’est moi qui ai le monopole de la comprenette [2, note 23]. Rien de ce qui est extérieur au "malade"© et qui pénètre en lui ne peut le rendre "troublé"© : on peut donc le "soigner"© avec tout ce que veut le "bien-portant" [3][4][5][6]. Mais ce qui sort du "malade"©, voilà ce qui rendrait le "bien-portant" impur s’il ne veillait pas à ce que le "malade"© ne s’en sorte pas [7]… et ne sorte pas [8, APR note 47]. »
Quand il eut diagnosquitté la poule pour ne plus rentrer à la raison
[9], ses disciples the-no-comprendo_rita-mitsouko_080719051341.jpgl'interrogeaient sur cette parlote [10] automatique (à l’usage des "bien-portants" seulement [11]).  Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Mais c’est merveilleux ! Car c’est justement le but de la manip’ [12] : faire en sorte de garder le contrôle sur vos cervelles ramollies par mes soins. [13] Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans le "malade"©, en venant du pur "bien-portant", ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son crâne, pour l’éliminer être "soigné"©[14, notes 44,45] ? » C'est ainsi que Philou déclarait purs tous les "médicaments"©[15][16][17]. Il leur dit encore : « Ce qui sort du "malade"© (et seulement du "malade"© : sinon qui trouverait-il en face pour le "soigner"©, hein ?), c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur du "malade"©, que sortent les pensées perverses… voire "narcissiques"©[18] : inconduite [19], inconduite [20] et inconduite [21]. Contre l’abominable [22] "danger"©[23] que représentent de telles pensées, le "bien-portant" ne sera jamais assez "prudent"©[24] : au nom de sa "protection"©[25], pouf pouf [26, APR note 66] ! il n’y aura plus chez lui ni vols [27][28, note 55], ni meurtres, ni adultères, ni cupidités, ni méchancetés [29], ni fraude [27], ni débauche [30], ni envie, ni diffamation [31], ni orgueil [32] et aucune démesure [33]. Tout ce mal venant du dedans, et rendant l'homme impur, pouf pouf ! il rend pur dès qu’il vient du dehors. Pour cette raison, ce n’est plus du mal mais du "bien"©[34, note 32][6, com.16]. »

_____Nul doute que si la reine de Saba avait entendu parler de tout ceci, elle en aurait eu le souffle coupé. Et encore ne lui en apprend-on pas la moitié ! La question est : ne voulant pas croire ce qu'on lui aurait dit, aurait–elle effectué le déplacement pour s’en assurer ? Cette énigme restera à jamais irrésolue…

20%20COLETTE%20ISABELLA%20SALOMON%20ET%20LA%20REINE%20DE%20SABA.jpg

Premier livre des Rois 10,1-10. (*)|(*)(*)/(<-1)
La reine de Saba avait entendu parler de la renommée de Salomon. Elle vint donc pour le mettre à l'épreuve en lui proposant des énigmes. Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante : des chameaux chargés d'aromates et d'une énorme quantité d'or et de pierres précieuses. Quand elle fut parvenue auprès de Salomon, elle lui proposa les énigmes qu'elle avait préparées, mais Salomon trouva réponse à tout et ne fut arrêté par aucune difficulté. [35 ?]
Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu'il avait construit, les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l'habillement des serviteurs, les holocaustes qu'il offrait au temple du Seigneur, elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi : « Ce que j'ai entendu dire dans mon pays sur toi et sur ta sagesse, c'était donc vrai ! Je ne voulais pas croire ce qu'on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais vraiment, on ne m'en avait pas appris la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence la renommée qui était venue jusqu'à moi. Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse ! Béni soit le Seigneur ton Dieu, qui t'a montré sa bienveillance en te plaçant sur le trône d'Israël. Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours, il t'a établi roi pour exercer le droit et la justice. »
Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d'or, d'une grande quantité d'aromates et de pierres précieuses ; il n'est plus jamais venu une quantité d'aromates pareille à celle que la reine de Saba avait apportée au roi Salomon.

Dernier livre des Poix 10,1-10. (*)(*)
Roi de pique.jpgLes reines de pique [36] de sabbat [37] avaient entendu parler des facultés de renomination [34, note 51][38] de Salopar [39]. Elles vinrent donc pour le mettre à l'épreuve en lui proposant des énigmes. Eu égard à leur rang, elles arrivèrent à Jémalpartou [40] avec une escorte policière imposante : des chameaux chargés d'automates [41][42][43] et d'une énorme quantité d'ordures [44, APR note 14][45] et de pierres spécieuses [46][47][48]. Quand elles furent parvenues auprès de Salopar, elles lui proposèrent les énigmes qu'elle avait préparées, et Salopar ne trouva réponse à rien mais il leur fit néanmoins expulser [49] d’une maison "pure" quelque "homme impur"© sans difficulté particulière [35 !], de même que sans le voir ni l’entendre [50][51][52][53].
Lorsque les reines de pique de sabbat virent toute la singesse
[54] de Salopar, les palais familiaux qu'il avait fait détruire [55], les têtes servies sur ses plats [36, APR note 29], le logement [56] de ses officiers exécutants [57, APR note 22], la tenue du service [58] et le déguisement des serviteurs [59], les holocaustes qu'il offrait au temple du Docteur, elles en eurent le souffle coupé net (souffle dans le sens pneuma [60, APR note 53]…), et elles ne dirent pas au roi : « Ce que nous avons entendu dire dans notre pays sur toi et sur ta singesse, c'était donc vrai ! ». Comment eussent-elles pu ? Déformation "professionnelle"© aidant, elles avaient même expulsé [61] le mot "vrai" de leur vocabulaire [62] ! En revanche, elles ajoutèrent : « Nous voulions croire ce qu'on disait, sans venir voir de nos yeux [ NB : toujours la déformation "professionnelle"©… ] ; mais sur la vérification de ce qui nous a été décrit [63, AV note 30], on ne nous en avait pas appris la moitié ! Tu surpasses en singesse et en décadence la renommée qui était venue jusqu'à nous. Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement derrière toi -afin que tu les protèges du loup [64]- et qui n’y entendent goutte à ta singesse ! Maudisseur [65] soit le Saigneur [66] ton Docteur, qui t'a montré sa malveillance en te plaçant sur le trône de Raihël. Parce que le Docteur aime Raihël sur un lit d’échalotes [67], il t'a établi roi pour extirper le droit et la justice.
Le fait est que tu t’en sors admirablement
[68] bien ! »
Elles firent présent au roi de
dizaines de milliers de [69, APR note 60] "dingos" -de l’or en barres pour les "services" appropriés [15][70]-, d'une grande quantité d'automatisables et de pierres spécieuses ; les stocks ayant fini par être épuisés [71], il n'est plus jamais venu une quantité d'automatisables pareille à celle que les reines de pique de sabbat avaient apportée au roi Salopar.

_____Cette renommée de Salomon, sur quoi reposait–elle ? Qu’évoque-t-elle encore aujourd’hui ? Le palais qu'il avait construit, les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l'habillement des serviteurs, les holocaustes qu'il offrait au temple du Seigneur ? Si tout ceci a favorablement impressionné la reine de Saba, il n’en reste plus grand chose après bien des générations. Bien sûr, c’est de sagesse qu’il s’agit : indissociable pour les siècles des siècles d’un Salomon au cœur intelligent et sage, tel que personne n'en a eu avant lui et que personne n'en aura après lui [2, APR note 26].

_____Personne ? Vraiment ? Si la reine de Saba revenait aujourd’hui, il y a fort à parier qu’elle en aurait eu de nouveau le souffle coupé… des énigmes qu’on lui aurait préparées. Parce que la sagesse n’est plus le fait du roi, pas davantage une marque de bienveillance du Seigneur… et encore moins chez ceux qui se sont établis pour exercer le droit et la justice [72] !!! Ici, à défaut de traiter de délinquance, on se surpasserait plutôt en déliquescence… Du reste, qu’est-ce que la délinquance ? Inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Le problème est que tout ce mal ne vient plus du dedans : tel est en tout cas le discours qui nous est servi par les nouveaux "sages". Vous êtes incapables de comprendre ? Maintenant, ce n’est plus un problème : ne voyez-vous pas que tout ce que vous ne comprenez pas, d’autres le comprennent parce que dorénavant, la sagesse n’appartient plus au roi mais au…"médecin"©! Au même titre que le fonctionnement de la rate ou de l’appareil digestif, la nouvelle sagesse s’apprend sur les bancs de la Faculté : formidable, non ? Dans un grand élan de magnificence, on a même pensé à la munir d’un outil qui lui ôte toute envie de voler ou de débaucher ceux de ses camarades de cursus universitaire. Heureux ses gens, heureux ses serviteurs : voici "l’appareil psychique"©[73] qui se tient continuellement devant eux et qui entend leur sagesse en distillant la sienne ! Depuis ce magnifique bond en arrière avant de la "science médicale"©, on ne risque plus d’avoir le souffle coupé tant on respire. En effet, nous voilà enfin libérés de ces plaies que sont inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure : le roi Salomon et la reine de Saba n’ont qu’à bien se tenir, car tous sont purs et le monde est à n’en pas douter aux portes de l’eden. Pardon ? On ne veut pas croire ce qui est dit parce qu’on ne voit pas exactement la même chose de ses yeux ? Allons : ne voyez-vous pas que tout ce mal vient du dehors [74], et rendrait l'homme impur si la "médecine"© n’était pas là pour veiller au grain [75] ? Inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure ont cependant une connotation trop morale pour être traités tels quels : mais trouvant réponse à tout, la "médecine"© ne saurait se faire arrêter par cette difficulté. C'est ainsi qu’elle déclare purs tous ces désagréments : dorénavant, seule la "maladie"© rend l'homme impur. Heureux les gens qui souscriront à ce mythe [76] : ils seront déclarés "bien-portants"… et nécessaires à la pénétration du mythe, car qui désignerait les "malades"© si tout le monde l’était ? Comme tout le reste, ce mythe est extérieur à l'homme : s’il pénètre en lui –et plus particulièrement en le disciple connaissant cet Évangile comme la plupart des autres- il ne peut le rendre impur : pour ce qui rend l'homme impur, il sait parfaitement ce qui le rend ainsi, quand bien même il serait incapable de le comprendre ; c’est dire que les secondes têtes [77] ne poussent pas "accidentellement"…

_____Si la reine de Saba revenait aujourd’hui, elle ferait présent au Docteur de cent vingt mille lingots d'or, d'une grande quantité d'aromates et de pierres précieuses… afin d’être sûre de ne pas basculer dans le camp de la "maladie"©, revers assez contrasté de l’eden brossé un peu plus haut. Car malgré tout, elle aura vu de ses yeux au-delà des mots idylliques : notamment tout un stock grandissant d’inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure dont on ne savait plus que faire depuis qu’ils n’"existaient plus". Mais trouvant réponse à tout, la "médecine"© ne saurait se faire arrêter par cette difficulté. C'est ainsi qu’elle déclare impurs tous les désagréables, à commencer par les salauds qui dénient sa réponse à tout : puisque c’est ainsi, pouf pouf ! ils vont nier leur "souffrance"©[78, notes 17,18], non mais. « Ce que j'ai entendu dire dans mon pays sur vos "hôpitaux"©, c'était donc vrai ! Je ne voulais pas croire ce qu'on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais vraiment, on ne m'en avait pas appris la moitié ! » Mettons-nous à sa place… mais également à celle du "bien-portant" aux prises avec un "malade"© depuis des mois, voire des années. Le plus heureux sera celui qui aura allumé la mèche [79, note 17/1] de la "maladie"©, ayant ainsi répandu abondamment tout autour de lui inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraudes, débauches, envies, diffamations, orgueils et démesures en version intégrale cinémascope, sous-titrées en langue "médicale"© à l’usage des mal-comprenants : l’"hospitalisation"© du "malade"©

Lire la suite

mercredi, 10 février 2010 | Lien permanent

Restez éblouis et profitez du beau temps.

Quoidneuf.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36. (*)|(*)|(*)|(*)/(*)
« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s'alourdisse dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l'improviste. Comme un filet, il s'abattra sur tous les hommes de la terre. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout (*)(*) devant le Fils de l'homme. »

_____Échapper à tout ce qui doit arriver, cela sonne comme un leitmotiv digne d’un lapin [1, note 20]. Cependant, ceux qui seront jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l'homme n’offrent pas exactement le profil de notre léporidé, restant éveillés et priant en tout temps, et veillant simultanément à la ligne de leur cœur. Au régime de ce dernier ? Pas d’excès de débauche, d’ivrognerie et de soucis [2] de la vie. Ce qui vaut sur tous les hommes de la terre. C’est-à-dire que si les uns s’abattent sur les autres afin de se décharger sur eux [3] de leur excès de débauche, d’ivrognerie et de soucis de la vie, ils ne pourront au mieux qu’entretenir pendant un temps, deux temps, ou la moitié d'un temps l’illusion exquise de s’être allégés le cœur. Mais si tombe sur eux à l’improviste [4] comme un filet au milieu de la nuit [5], ils se sauvent [6] si vite à quatre pattes (pour une meilleure pénétration dans l’air) qu’ils seraient bien en peine de paraître debout

montage lapins.jpg

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -21,34-36° (*)
« Tenez-vous sur vos gardes… contre les vilains monstres
[7][8] qui vous font si peur [9], mes p’tits lapins, afin que votre cœur s'alourdisse dans la débauche [10], l'ivrognerie et les soucis de la vie, et que cette nuit-là tombe dans mon escarcelle. Comme un Philou [11], je me rabats [12] sur tous les abattus [13] de la terre. Dormez en paix et criez [14] par gros temps [15] : ainsi vous serez jugés dignes d'échapper à toute "maladie"© qui doit arriver, et de paraître emberlificotés dans les fils de l'homme [16, note 12]. »

_____Bien entendu, il convient au voyageur curieux de se tenir sur ses gardes s’il ne veut pas être bouleversé en visitant le royaume des lapins [1, APR note 21].  Il aura l’esprit moins angoissé s’il sait déjà que ce royaume est jumelé avec la Pathomanie [17]. Ainsi, la vision qu’il en aura ne l’interrogera pas excessivement, au point qu’il pourra se passer d’interprète. De fait, s’il a assimilé que le seul langage admissible au royaume des lapins est le binôme peur/rassurement –et naturellement que lui-même se fait on ne peut plus rassurant-, il sera jugé digne d’échapper à tout ce qui pourrait lui arriver de fâcheux.

_____Daniel, lui, a moins de chance, étant toujours aux prises avec ses énormes bêtes. Mais approchons-nous avec lui de l'un de ceux qui entouraient le Trône :

Livre de Daniel 7,15-27. (*)
dentsmortelles.jpgMoi, Daniel, j'avais l'esprit angoissé, car les visions que j'avais me bouleversaient. Je m'approchai de l'un de ceux qui entouraient le Trône, et je l'interrogeai sur tout cela. Il me répondit et me révéla l'interprétation : 'Ces bêtes énormes, au nombre de quatre, ce sont quatre rois qui surgiront de la terre. Mais ce sont les saints du Très-Haut qui recevront la royauté et la posséderont pour toute l'éternité.' Puis je l'interrogeai sur la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, cette bête terriblement puissante, avec ses dents de fer et ses griffes de bronze, qui dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait. Je l'interrogeai sur les dix cornes de sa tête, et sur cette corne qui lui avait poussé en faisant tomber les trois autres devant elle - cette corne qui avait des yeux, et une bouche qui tenait des propos délirants -, cette corne qui était plus imposante que les autres. Je l'avais vue faire la guerre aux saints et l'emporter sur eux, jusqu'à la venue du Vieillard qui avait prononcé le jugement en faveur des saints du Très-Haut, et le temps était arrivé où les saints avaient pris possession de la royauté. À ces questions, il me fut répondu : 'La quatrième bête, c'est un quatrième royaume sur la terre, qui sera différent de tous les royaumes. Il dévorera toute la terre, la piétinera et l'écrasera. Les dix cornes, ce sont dix rois qui surgiront de ce royaume-là. Un autre roi surgira ensuite ; il sera différent des précédents, et il renversera trois rois. Il prononcera des paroles hostiles au Très-Haut, il persécutera les saints du Très-Haut, et il entreprendra de changer les temps sacrés et la Loi. Les saints seront livrés à son pouvoir pendant un temps, deux temps, et la moitié d'un temps. Puis le tribunal siégera, et la domination sera enlevée à ce royaume, qui sera détruit et totalement anéanti. La royauté, la domination et la puissance de tous les royaumes de la terre sont données au peuple des saints du Très-Haut. Sa royauté est une royauté éternelle, et tous les empires le serviront et lui obéiront.' »

Ces bêtes énormes correspondent donc bien à quatre royaumes, dont le quatrième est interprété ici comme le royaume des lapins. Ce n’est pas pour faire peur au voyageur curieux, mais si d’aventure il est de ces saints du Très-Haut qui recevront la royauté, il est à craindre que le jugement porté sur lui ne soit guère prononcé en sa faveur. Quels que soient les efforts qu’il déploie à se montrer rassurant, cette corne qui a des yeux "verra"©[18, APR note 28] en lui quelqu’un qui tient des propos délirants. Quand bien même le voyageur dévorerait, déchiqueterait et piétinerait tout ce qui reste de déraison [19] dans cette bête terriblement puissante de ses complicités, elle le ferait encore tomber sous le coup d’un renversement générique polyvalent, de type "perversité narcissique"©[20, note 32] ! Au besoin, elle5793-clapier.jpg entreprendra de changer les temps sacrés et la Loi [21], le tribunal siégeant [22] prononcera des paroles hostiles au touriste, lui enlevant la domination de son royaume [23] pour la donner à un autre qui surgit de son terrier [24]. Et si jamais le voyageur fait la guerre à de telles insanités, crac dedans : il fera trrrrrrrès peur. Si peur qu’on aura peur qu’il se détruise et s’anéantisse totalement [25] : fort peu rassurant ! Prière de ne pas avoir l’esprit angoissé, car dans le royaume des lapins, un filet s’abat sur tous les hommes qui font si peur qu’on a peur qu’ils se détruisent et s’anéantissent totalement : étrangement, les clapiers [26, APR note 47] du royaume sont conçus pour eux, alors que tout indique qu’ils sont l’antithèse du lapin ! Inversement, rien n’indique explicitement que les clapiers [27] de leur royaume ne sont pas faits pour les lapins… mais pour les chiens [28] imprudents, jouant à être différents [29] de tous les autres. Par conséquent, on ne saurait que trop déconseiller cette destination au voyageur curieux. Quand il parlerait les langues des hommes, des anges et des lapins sans le moindre accent, s’il n’a pas peur, il n’est plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand il aurait le don de prophétie et qu’il connaîtrait tous les mystères et toute la science (ce qui est lapinement terrible et effrayant), quand il aurait la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes (ce qui est lapinement encore plus terrible et effrayant, laissant poindre quelque saint du Très-Haut), s’il n’a pas peur, il n’est rien. Quand il distribuerait tous ses biens en aumônes (quitte à ce qu’on l’y aide un peu [30]…), quand il livrerait son corps aux flammes, s’il n’a pas peur, cela ne lui sert de rien [31, APR note 1] : il ira avec tous ceux qui remplissent les clapiers du monde entier [26, APR note 47] des lapins, parce que le guide touristique de leur royaume aura omis de préciser les conditions optimales d’un voyage en son sein... pour que ce déplacement inclue également le retour.

En effet, il ne suffit pas d’y être rassurant de la tête aux pieds. Il faut également y mettre du sien afin d’être certain [32] de passer inaperçu. Autrement dit, il ne faut pas avoir peur d’avoir peur. Car si on a peur d’avoir peur, on n’a plus peur : ce qui fait peur aux lapins. Or, il faut précisément avoir peur de leur faire peur, bien qu’ils n’aient pas peur d’avoir peur : car s’ils ont peur d’aimer, ils aiment avoir peur. C’est dire que si le visiteur est surpris à avoir le coeur assez léger pour ne pas avoir peur d’aimer, les carottes sont cuites… pour lui, pas pour les lapins : aussi serait-il plus avisé de remettre son voyage à des jours meilleurs. S’il tient néanmoins à entrer en relation avec les habitants du royaume des lapins, il peut toujours leur écrire [33] à distance : ce ne sera jamais pour lui qu’une sorte de M.T.D. [34] inversé !…

carotte.gif

____________________________

Une cockerinade par jour

Le maître demande :
- Qu’est-ce qui est le plus près, l’Angleterre ou la lune ?

Toto :

- La lune, bien sûr !

Le maître :
- Comment peux-tu penser ça ?
Toto :
- Ben… la lune on peut la voir d’ici, l’Angleterre non !

Lunenfant.jpg

Lire la suite

samedi, 28 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

À mon commandement, rangez-vous sur le côté.

fiacre.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,1-8.14-15.21-23. (*)(*)(*)(*)
(saint Fiacre)
Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. -Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats.- Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. » Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il appela de nouveau la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. » Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »

_____Un étranger à la tradition des anciens est venu à Jérusalem, n’étant ni scribe ni pharisien [1]. Pour la postérité, son nom est pourtant attaché encore par tradition à l’expression usuelle "s’en laver les mains"[2] comme à la question : « Qu'est-ce que la vérité ? » [3, note 9] Il avait en face de lui un Juif qui, la veille au soir, s’était levé de table au cours du repas. S’était-il donc aperçu qu’il avait omis de se laver soigneusement les mains avant de manger ? Pas du tout : il tenait à laver les pieds [4] ! Non les siens, mais ceux de quelques-uns de ses disciples qui, aujourd’hui, au grand dam des pharisiens et des scribes, prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. La tradition des hommes se perd, comme Pilate en aurait perdu son latin. Mais elle fait surtout perdre de vue ce qu'il y a de plus grave dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité [5], laissant de côté le commandement de Dieu [6] sans lequel toutes ces pratiques ne sont que des préceptes humains. En tant que telles, elles ne sont pas nécessairement impures : mais c’est à l’homme qu’elles rendent un culte et non à Dieu, rendant inutile le culte qui Lui est rendu.
_____Inutile : attribuée à Isaïe, cette prophétie ne date pas d’hier. Pourtant, ce passage de l'Écriture devrait saisir notre époque qui aime à parer au plus pressé, son temps étant si précieux [7] qu’elle devrait logiquement avoir horreur d’en perdre pour de l’inutile. À telle enseigne que ce qui est réputé inutile est laissé de côté, quand ce n’est pas jeté et détruit [8] parce que rendu impur. A contrario, est utile ce qui est pratique… et mis en pratique. C’est en cela que les pharisiens et les scribes sont hypocrites : ils mettent en pratique de l’inutile ajouté à ce qui leur a été ordonné, ce qui a pour effet d’en enlever ce qui est utile. L’inutile fait illusion, prenant la place de l’utile.

mot_utile.jpg

Livre du Deutéronome 4,1-2.6-8.
Moïse disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les commandements et les décrets que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, et vous entrerez en possession du pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères. Vous n'ajouterez rien à ce que je vous ordonne, et vous n'y enlèverez rien, mais vous garderez les ordres du Seigneur votre Dieu tels que je vous les prescris. Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces commandements, ils s'écrieront : « Il n'y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation ! » Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l'invoquons ? Et quelle est la grande nation dont les commandements et les décrets soient aussi justes que toute cette Loi que je vous présente aujourd'hui ?

_____Jésus appelle la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous… ». Moïse disait au peuple. Les commandements et les décrets ne sont pas réservés à une élite de scribes et de pharisiens, qui, seule, serait assez sage et intelligente pour les enseigner et surtout les pratiquer, le meilleur enseignement étant encore l’exemple. Quand Jésus parle de ce qui sort de l’homme, ce n’est guère brillant… et encore moins exemplaire : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Fût-elle lavée de l’extérieur, la coupe est pleine de l’intérieur ! Tout ce mal ne vient d’ailleurs pas de préceptes extérieurs, aussi humains soient-ils, mais du dedans, du cœur de l'homme. Si le disciple est un homme, le scribe ou le pharisien ne l’est pas moins… à moins qu’il ne soit dépourvu de cœur : ce qu’il semble être quand il est loin du Seigneur. Être loin, c’est précisément s’éloigner de l’utile, ne le gardant pas en le noyant sous des flots d’inutile. Commandements et décrets s’adressent donc à tous : à la foule, au peuple. C’est dire que tels quels, ils sont suffisamment bien compréhensibles pour rendre inutile tout ajout ou tout enlèvement. « Il n'y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation ! » On ne s’écrie pas cela d’un peuple qui, à force d’ajouts et d’enlèvements, secrète une élite prestigieuse destinée à comprendre ce qui devient au fil du temps de plus en plus incompréhensible au commun des mortels, comme à l’élite elle-même ! On observera au contraire chez ce peuple -croulant sous des préceptes humains s’annihilant les uns les autres- un ostensible éloignement de toute sagesse comme de toute intelligence. Ses doctrines sont constamment sujettes à des mouvements périodiques et à des éclipses passagères Et quelle est la petite nation dont les commandements et les décrets soient aussi injustes que toute cette Loi qui est présente aujourd'hui ?

Lettre de saint Jacques 1,17-18.21-22.27. (*)(*)
Frères bien-aimés, les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d’en haut, ils descendent tous d’auprès du Père de toutes les lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses passagères. Il a voulu nous donner la vie par sa parole de vérité, pour faire de nous les premiers appelés de toutes ses créatures. C'est pourquoi vous devez rejeter tout ce qui salit, tout ce qu'il vous reste de méchanceté, pour accueillir humblement la parole de Dieu semée en vous ; elle est capable de vous sauver.
Mettez la Parole en application, ne vous contentez pas de l'écouter : ce serait vous faire illusion. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c'est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur, et de se garder propre au milieu du monde.

_____Mettre en pratique de l’inutile ajouté à ce qui a été ordonné a donc pour effet d’en enlever ce qui est utile. L’inutile fait illusion, prenant la place de l’utile. Mettre la Parole en inapplication, c’est –au mieux- se contenter de l'écouter. L’illusion tombe quand l’écouter ne contente plus… voire mécontente. Ce qui est d’ailleurs moins du fait de la Parole elle-même que de celui des premiers appelés donnant de leur vie un exemple si adultère et frauduleux que sa parole de vérité, en étant salie, est rejetée de toutes ses créatures. Mettons-nous à leur place ; voici ce qu’elles comprennent d’après ce qu’elles écoutent et ce qu’elles voient :

Lettre de Jacquouille la Fripouille 1,17-18.21-22.27.
4930255_std.jpgFrères chiens mal-soignés, les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d’en bas, ils montent tous d’auprès du père de toutes les ombres, lui qui est, comme un désastre, sujet au mouvement périodique et aux éclipses de sagesse. Il a voulu nous donner l’avis
[9, note 9] par sa parlote [10] en vérité, pour faire de nous les premiers appelés du sixième jour [11, APR note 36] de toutes ses créatures. C'est pourquoi vous devez rejeter tout ce qui lave, tout ce qu'il vous reste de bonté, pour accueillir humblement la parlote du Docteur semée [12] en vous ; elle est capable de vous sauver de l’affreux monstre gluant [13].
Mettez la parlote en application, ne vous contentez pas de l'écouter : c’est faire allusion à vos malades. Devant le Docteur notre père
[14], la manière bien-portante -donc irréprochable- de pratiquer la religion"santé", c'est de venir en aide aux épouses malheureuses pour en faire par leur inconduite des veuves [15, APR note 24] et leurs enfants des orphelins, et de se garder propre au milieu du monde des malades.

_____Mettre en pratique de l’inutile ajouté à ce qui a été ordonné a un effet plus pervers : quand il est supérieur à l’utile, il devient nuisible [16]. Seul le vocabulaire est capable de le sauver, désillusionné ici par moult "" et autres ©, travestissant ailleurs inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure en autant de "maladies"© qui, par la magie de la projection [17, APR note 16], vont permettre de "déceler"© que tout ce mal vient du dedans de l’extérieur, et rend l'homme impur : "souffrant"© donc d’un "trouble"©! C’est ainsi que l’on peut prendre ses repas les mains lavées, se les lavant de pratiquer un métier inutile et nuisible - "humblement" renommé prestation de service"©[18, note 17]- pendant que disparaissent les uns après les autres les métiers utiles, asphyxiés par leurs "soins"©. Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi… quand il en a encore un.

asphyxie.jpg

____________________________

Une cockerinade par jour

Dialogue utile :
- Docteur, je ne suis pas malade.
- Ça tombe bien, je ne suis pas docteur !

docteur.jpg

Lire la suite

dimanche, 30 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

À l’est d’Eden ?

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

 [*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,14-23. (1Co)|(Mt)(Lc)(2/2)/(*)(*)(*)
Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien
[*]. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique.  Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure
[*|*|*]. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »

             Jésus appela la foule : c’est dire qu’Il ne s’adresse pas à un cercle étroit "d’initiés" à qui seraient confiées des paroles énigmatiques à souhait, inaccessibles à la compréhension du vulgum pecus, celui-là demeurant impur à la mesure de ce qu’il n’aura pas effectué de longues années d’études [1][2,p.6] ayant dégrossi ses capacités de comprendre jusqu’à lui insuffler dans les narines le souffle d’une intelligence [3] universelle. Jésus ne dit pas à la foule : « Écoutez-moi, les sages et les savants [4], les diplômés d’Harvard, les polytechniciens, les lauréats d’un CES de CAEP délivré par l’UER Paris V [5, note 38][6] et autres "experts"©[7, notes 34 à 38] : bref, l’élite seule capable de comprendre. Les autres, vous pouvez aller jouer. » Non : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. » Sous-entendu : si vous ne comprenez pas bien, ce ne sera pas du dehors de vous-mêmes que vous devrez incriminer ce manque de compréhension : pas de la difficulté des examens, ou de la sévérité des examinateurs d’Harvard, de polytechnique, de l’UER Paris V ou autre. Parce qu’aucun de ceux-là ne peut tourner le bouton de la réception [7, note 30] à votre place. C’est donc à toustous ceux qui Le suivent et affich ent quelque velléité de L’écouter- qu’a été dit, que continue invariablement à être dit [8, APR note 17] : « Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. » Phrase si peu impure qu’elle en est parfaitement limpide, jusqu’à ne souffrir aucune exception : ce qui veut dire que tout ce qui est extérieur à l’homme, ayant la prétention de pénétrer en lui en se justifiant de son intention de vouloir le rendre "moins impur" [9, AV note 54]

Lire la suite

mercredi, 09 février 2011 | Lien permanent

Baba quand il est avec ses quarante voleurs, Ali ment.

repas-groupe-rhone-ain.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,14-23. (*)
Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. » Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »

_____Écouter et bien comprendre : écouter sans comprendre n’est jamais qu’entendre. Entendre sans comprendre incline naturellement à relâcher son attention. « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »[1] Sauf handicap clinique attesté, il entend. Ce qui n’augure en rien de sa compréhension. « Faites attention à la manière dont vous écoutez. »[2] De cette manière dépend en effet la compréhension de ce qu’on écoute : bonne, mauvaise… voire inexistante. Bonne, elle aiguise et étend l’attention ; mauvaise, elle polarise l’attention sur un cercle réduit, n’aiguisant et étendant qu’affirmations [3, note 14] au détriment d’un champ de remise en question [3, note 13] se rétrécissant comme peau de chagrin. Rien –ou peu- de ce qui est extérieur à ces affirmations n’est entendu, et encore moins compris : c’est un peu comme si le sujet avait peur [4] que ce qui ne relève pas de ses propres affirmations, et pénètre en lui, puisse le rendre impur. Son attention se portant alors sur la préservation de sa supposée pureté intérieure, elle devient alors moins –sinon pas- disponible à l’écoute extérieure. Recentrée sur elle-même, elle attire l’attention extérieure sur elle, sollicite l’entente extérieure et non plus l’écoute puisque fonctionnant à sens unique : c’est le fameux piège de l’écoute au travers d’une porte fermée [5, note 11]. Il peut donc écouter sans comprendre, ce qui conduit de guerre lasse à ne plus s’entendre avec le sujet extérieur qui sollicite son écoute. Mais existe également cette écoute intermédiaire, consistant à écouter et mal comprendre. Ce n’est pas pour rien que Jésus interpelle la foule en lui demandant de bien comprendre : ce faisant, Il l’engage à répondre de sa foi par la raison.[6][7] Il ne suffit pas à la brebis de paître sur des prés d’herbe fraîche [8, APR note 10] si ce qui sort d’elle, la rendant impure, fait obstruction à ce qui pénètre en elle : elle rumine et ne digère pas… n’entendant plus de l’extérieur que ce qui n’entre pas en conflit avec ce qui la rend impure. Ce n’est plus le vrai berger [9] qui la fait reposer sur des prés d’herbe fraîche, mais celui qui va lui laisser entendre qu’il la comprend bien : imposteur [10] du septième jour parce que se –et la- focalisant sur son sixième [11, APR note 36]. Celui-là est entré dans la bergerie sans passer par la porte [12], parce qu’elle était fermée.

porte.jpg

_____Cependant, quel que soit cet imposteur, en venant du dehors il reste extérieur à l'homme. En soi, ce n’est pas lui qui peut rendre impur en entrant dans le cœur d’un autre. Il n’est simplement éliminé qu’à la mesure où il entre dans le ventre… et que le ventre n’est pas confondu avec le cœur, via le nombril [13] : ce symbole ô combien évocateur d’une mauvaise compréhension polarisant l’attention sur un cercle réduit, bien qu’étant par ailleurs le signe extérieur du cercle plus large d’une genèse transgénérationnelle.

Livre de la Genèse 2,5-9.15-17.
Lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, aucun buisson n'était encore sur la terre, aucune herbe n'avait poussé, parce que le Seigneur Dieu n'avait pas encore fait pleuvoir, et il n'y avait pas d'homme pour travailler le sol. Mais de l'eau sortait de terre et imbibait tout le sol. Alors le Seigneur Dieu modela l'homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l'homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et y plaça l'homme qu'il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute sorte d'arbres à l'aspect attirant et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Le Seigneur Dieu prit l'homme et le conduisit dans le jardin de l'Éden pour qu'il le travaille et le garde. Le Seigneur Dieu fit à l'homme cette interdiction : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ; mais quant à l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu seras condamné à mourir. »

_____« Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Sinon pourquoi Dieu aurait-Il fait pousser du sol toute sorte d'arbres à l'aspect attirant et aux fruits savoureux ? Pour le plaisir sadique d’en interdire l’accès à l’homme ? Seul l'arbre de la connaissance du bien et du mal lui est interdit ! [7, p.4] (Ce qui ne le dissuadera pas de braver cet interdit par la suite, mais n’anticipons pas…) Remarquons cependant au passage que cet arbre de la connaissance du bien et du mal est distinct de l'arbre de vie au milieu du jardin, comme en son cœur. Ce qui n’est guère surprenant : comment un arbre de vie pourrait-il condamner à mourir ? Comment pourrait-il seulement symboliser le mal, planté au milieu d’une surabondance de biens ? Comme au-devant de cette foule appelée par Jésus, se plantent ces pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem [11] Réunis autour de Jésus, Celui-ci n’est-Il pas également au milieu d’eux, Verbe de vie envoyé par le Père, seul Détenteur de la connaissance du bien et du mal ? Quand Jésus appelle, de Lui-même Il n’exclut personne, l’inclusivité universelle [12, note 15] du salut qu’Il apporte étant elle-même la réactualisation d’une surabondance de biens. Dès le jardin de l'Éden, l’homme est conduit pour qu’il le travaille et le garde : il est du sixième jour, non du septième ! Il bénéficie cependant d’une latitude généreuse, pouvant manger les fruits de tous les arbres du jardin. Parallèlement, ce qui fait de l'Éden l'Éden, c’est son identification limpide –et réduite- du seul mal existant… voire pré-existant puisqu’encore à l’état de potentialité : manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Il est donné à l’homme d’accueillir et d’accueillir encore toute la diversité de la création qui lui est soumise, dans la richesse de ses différences et de ses complémentarités : non seulement ce qui entre dans son ventre mais aussi ce qui entre dans son cœur : la femme (elle n’existait pas encore, réincarnée en oiseau de proie [13, notes 6 à 13] !) et tous les êtres vivants qui vont et viennent, parmi eux le prédateur n’existant pas davantage puisque tous avaient comme nourriture toute herbe verte. À rebours de maintes traditions des anciens s’implantant ensuite au fil des siècles –doctrines et préceptes humains féconds à multiplier… les interdits sclérosants-, le jardin de l'Éden multiplie la fécondité des possibles.[14] On peut concevoir que l’homme d’aujourd’hui –au-delà de ses récents clivages "créationnisme"/"évolutionnisme"- en conserve quelque mystérieuse nostalgie enfouie, avouée ou refoulée…

paradis.jpg

_____« Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. » C’est depuis que l’homme a mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal qu’il s’est condamné à mourir, cette condamnation étant en quelque sorte le fruit du fruit défendu : s’effectuant du dedans, du cœur de l'homme. Ce qui pouvait paraître énigmatique pour les disciples l’est-il encore ? Quand tout le mal vient du dedans, ce qui rend l’homme impur ne peut plus être attribué à une causalité externe. [5, note 12] À moins, naturellement, d’être plus "puissant" que Jésus [15, note 12] : dans ce cas –et dans ce cas seulement- on observe effectivement de redoutabes tentatives de rendre l’homme impur (le vocabulaire parle de lui-même puisqu’on évoque des "troubles"…) depuis l’extérieur, pensées perverses massives concentrées sur une seule personne. Rien de ce qui est extérieur à cette personne et qui pénètre en elle ne peut la rendre impure : la formule ne fait pas exception chez elle, quoiqu’elle soit soumise à rude épreuve, le succès de celle-ci dépendant de sa capacité à en comprendre assez pour ne pas se laisser envahir le cœur par les pensées perverses des autres ; perverses en ce qu’elles se présentent sous l’aspect de biens en étant des maux. Symboliquement, le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal a de nouveau été croqué. L’homme du jardin de l'Éden était avisé du mal à ne pas commettre : le serions-nous moins parce que les proportions en ont été inversées, le mal semblant à présent submerger le bien ? On ne peut pas même invoquer cette pâle excuse, les bûcherons de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ayant eux-mêmes avisé en leur temps. « Si la race doit être libérée des fardeaux insupportables que sont les notions de bien et de mal, alors c’est à la psychiatrie qu’appartient cette mission. »[16, note 1] Il est bien question de mission, ce qui signe assez l’ignoble ingérence d’une prétendue "médecine" en des sphères qui lui sont étrangères [17, note 16][18][19] et surtout rigoureusement interdites à elle plus qu’à tout autre. « La réinterprétation et finalement l’éradication du concept du bien et du mal sont l’objectif de toute psychothérapie… » C’est assez : à la lumière de la Genèse, cet objectif est doublement criminel, à portée universelle : contre Dieu et contre l’homme. Éradiquer le concept du bien et du mal ? Dans un langage plus biblique, il s’agit symboliquement de déraciner l’arbre de la connaissance du bien et du mal puis de pratiquer de la culture hors-sol d’un mal, afin de ne le rendre "vérifiable" que par les initiés. Il n'y a plus d'homme pour travailler le sol, parce que le saigneur [20] Docteur fait pleuvoir des maladies reposant sur le tronc commun de son arbre : c'est du dehors, du cœur d’un homme extérieur, que font "souffrir" les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure, tout ceci étant rebaptisé en autant de prétendus "symptômes pathologiques" soigneusement répertoriés. Tout ce mal vient du dehors, et rend l'homme impur : donc "troublé"… et "malade" par abus d’un langage qui devient de toute façon totalement perverti, puisque soumis corps et âme aux diktats prétentieux des "gentils docteurs".

p-F1986_4.jpg

_____Accueillir la diversité de la création, dans la richesse de ses différences et de ses complémentarités ? À la trappe ! Aujourd’hui les pontes de la "santé mentale" tirent la sonnette d’alarme [21][22] chez qui veulent les écouter, ayant "bien" compris que la planète se mourait de ses convulsions "psychiques". La richesse des différences et des complémentarités n’est plus que pauvreté de "maladies" gravement oppositionnelles. L’accueil de l’autre se réduit à "l’accueil" de sa "maladie", tant à son propre regard qu’à celui des autres. [23] Pendant que des populations entières de l’hémisphère sud souffrent de malnutrition et de vraies maladies –peu ou pas soignées-, on dépense des milliards dans l’hémisphère nord pour intoxiquer les populations dans l’esprit… et dans le corps chez ceux qui ont "accueilli" leur "maladie", contraints d’accueillir la maladie neurologique violemment induite par les "soins" subis. Au nom de la "santé", se tiennent au garde-à-vous inconduite, vols, viols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Non chez les "soignés", mais chez leurs "soignants" -amateurs et professionnels confondus-, réunis autour de leur arbre de mort au milieu d’un jardin dévasté où plus aucune herbe ne pousse. Ainsi, eux aussi, ils sont incapables de comprendre. Ils ne voient pas que tout ce qui sort d’eux, en venant du dedans, peut rendre impur les autres, parce que cela n'entre pas dans leur cœur [24, note 34] ni dans leur ventre, pour éliminer leurs "malades" de service.

MaximilienQueretaroManet.jpg

_____Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Poubelles [16, APR note 37] des "purs" par leur qualité de réceptacles des déchets énumérés ci-dessus, ces "malades" ont un indéniable côté pratique : ils n’ont plus besoin d’être écoutés, et sont de toute manière incompréhensibles puisque réputés "incohérents" par leur "maladie". Ils font d’ailleurs souffrir leur entourage à la mesure de ce qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes leur "maladie", n’étant pas fichus de "souffrir" là où on leur demande de "souffrir". Le "malade" idéal est bien sûr celui  qui, en dépit de la cruelle "maladie" qui l’afflige, comprend rapidement que son entourage en souffre plus que lui : il le soigne donc en se laissant "soigner", sans plus s’interroger sur cette parole énigmatique d’un entourage qui souffre et qui en soigne un autre afin d’apaiser sa propre souffrance. C’est bien dommage, car il aurait alors pu comprendre que cet entourage souffrait d’un mal aussi ancien que la Genèse, après la chute : la méconnaissance du bien et du mal, cette méconnaissance l’ayant entraîné sur la pente savonneuse d’un mal objectif commis sous l’empire de pensées perverses et de tout ce qui s’en suit. Ce mal se dénomme tout simplement trahison, et ne saurait atteindre que le(s) traître(s) : "soigner" le trahi est non seulement une pure absurdité, mais ajoute de la trahison et de l’injustice sur la trahison pré-existante, quand bien même l’objectif inavoué est de la gommer en la déguisant en "maladie" chez le trahi. "Malade", il suscite la "compassion" des siens qui, par de si belles pensées dans leur cœur, se déclarent unilatéralement purs de tout mal, et donc de toute traîtrise. Pour eux, ce qui sort de l'homme "malade" -et de l'homme "malade" seul-, c'est cela qui le rend impur. Quand la trahison devient ainsi un mode habituel de pensée, son seul intérêt est de voir confirmer la "maladie" par des signes plus visibles, telle la déclaration ponctuelle de quelque mal organique aussitôt interprétée avec délectation comme une indéniable somatisation de l’autre "maladie" ! Faute de cette déclaration, on fera croître la pression "thérapeutique", tout "soin" sur un mal inexistant offrant la garantie iatrogène d’en générer un autre. C’est le Livre de la Genèse, revu et corrigé pour les besoins spécifiques des peu charmants habitants de la Pathomanie.[25, note 24] Le "malade" faisant le plus souffrir reste le modèle réputé "dangereux" parce que résistant coûte que coûte aux pensées perverses venant du dehors, les éliminant afin de les empêcher d’entrer dans son cœur. Ce qui implique d’appeler un chat et un chat, et la trahison une trahison. Le faux alibi de la "maladie" pour laisser pénétrer en lui l’inconduite, les vols, les adultères, les méchancetés, débauches [26, APR note 11] et autres diffamations des autres, c’est non merci. Il y a peu, la description d’une cohabitation fictive entre Judas et les Onze [27, note 51] soulignait déjà où se trouvait la véritable souffrance. Tant que le ou les traîtres sont géographiquement éloignés, ils

Lire la suite

mercredi, 11 février 2009 | Lien permanent

Entre le bœuf et l’âne gris, lequel a le moins soif ?

P1050037.JPG

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,10-17.
Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.

______Les empêcheurs d’aimer par la grâce de la Loi sont peut-être un scandale [1, APR note 8] quand ils se font trop voyants le jour du Seigneur, Celui qu’on aime de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit.[2, AV note 34] Le fait est qu’ils ne sauraient être qualifiés de perdreaux de l’année tant ils semblent faire partie du décor. Le jour du sabbat chez les Juifs n’est lui-même autre que le jour du Seigneur. Il est l’héritage direct, transmis par la tradition des Anciens reproduite au Livre de la Genèse stipulant que Dieu se reposa le septième jour. Créé à Son image, mais nettement plus fatigable (!), l’homme a presque de meilleures raisons d’avoir à se reposer, lui aussi, le septième jour. C’est là d’ailleurs une prescription de la Loi, représentée ici en la personne d’un chef de la synagogue intransigeant sur le respect de la lettre… autrement dit de l’amour de la Loi,[3] autre dénomination de la fidélité à la fidélité.[4, note 22] Or, la Loi ne se respecte jamais aussi bien que lorsqu’elle s’inscrit dans l’esprit… et la source de cet esprit : la puissance de son Esprit, pour rendre fort l’homme intérieur [5, APR note 31], soit moins fatigable que s’il ne devait compter que sur ses propres forces. Dans sa lettre, la Loi indique une ligne de conduite émanant de l’extérieur : en soi, elle est contraignante si elle ne se réfère pas à sa source qui, elle seule, peut fournir le carburant [6] pour la route. Comme le white spirit bien nommé, ce carburant dilue les vernis de Loi devenus si rutilants qu’ils réverbèrent la lumière au lieu de la transmettre. On ne respecte pas une lumière qui vous éblouit [7] : on se voit contraint de la cacher sous un couvercle [8] afin de ne pas être aveuglé. Non seulement la Loi ne se perçoit plus que comme une contrainte, mais celle-ci est rendue stérile en retournant la Loi contre elle-même, parce qu’elle est coupée [4, AV note 25] de son véritable esprit.

______Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son boeuf ou son âne pour le mener boire ? N'est-il pas vrai que de nos jours, plus que jamais, le jour du Seigneur chacun de nous (communiant [2] ou non, avec ou sans guillemets…) mange, boit (sans passer pour un glouton et un ivrogne [5]) et vaque à ses diverses occupations ? Ce qui est encore faire abstraction de maintes obligations professionnelles qui contraignent à passer le jour du Seigneur par pertes et profits : le chef de la synagogue en ferait une syncope !… Celui-ci est indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat : pour lui, la dignité de ce jour passe devant tout le reste. Pis : on doit en déduire qu’à son regard, une guérison effectuée ce jour-là est indigne. Mais le Fils de l’homme est maître du sabbat ! [6][7] Pour Lui, c’est la dignité de l’homme qui prime sur celle du sabbat. Que ce soit le jour du sabbat ou tout autre jour, cette dignité est atteinte quand on est malade depuis trente-huit ans [8] ! Elle l’est également quand on est infirme depuis dix-huit ans : l’infirmité ferait-elle donc relâche le jour du sabbat ? Comment honorer ce jour comme il convient quand on est toute courbée et absolument incapable de se redresser ? On le sait : le salut implique une restauration intégrale de la dignité humaine [9, AV note 4]. Au nom de quoi cette intégrité ne s’incarnerait-elle pas dans le temps ? Le sabbat est jour de repos : fort bien. Alors, quelle position est-elle la plus reposante : celle qui vous rend toute courbée ou celle qui vous redresse enfin ? Il n’y a décidément pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre le bien-portant et le bien-pensant [10]… C’est justement parce que le sabbat est jour de repos qu’il est celui de la délivrance de tout lien [11] pesant qui en altère le repos. La Loi elle-même va jusqu’à se contredire quand ses servants en sont à enlever la clé de la connaissance [12] : que reste-t-il d’elle quand elle indique une ligne de conduite en confisquant la clé de contact, l’esprit relié à l’Esprit ? Que devient cette ligne de conduite elle-même ? Elle devient toute courbée et rend absolument incapable de se redresser ![13] Le contrôle de la direction [14] devient alors une véritable gageure : ce ne sont pas les courbes étroites d’une petite route ascendante de montagne [15], mais plus sûrement celles d’une voie large… et descendante [16, APR note 26] ; gare aux freins qui lâchent ! Et ils lâchent quand ils ont été trop sollicités : pour réfréner là où il fallait encourager, pour enfreindre la Loi [2, AV note 8] là où l’on voulait en être son plus fervent défenseur. Ce dernier s’en révèle alors l’adversaire, le couvrant de honte.

______Ce qui est bien davantage que l’humiliation du malfaiteur surpris en flagrant délit. Celui-ci est déjà honteux puisqu’il s’applique à agir plus ou moins clandestinement, autant que possible à l’abri du regard de la Loi. Il a joué, il a perdu : il ne cherche pas à tirer la couverture à lui en cherchant à justifier le mal commis en "bien". C’est l’attitude de Dismas [17], le "bon" larron. Ici nous n’avons pas affaire à un bandit de grand chemin, mais à son antithèse qui le couvre du prestige et de la gloire [18] de l’éminent gardien [19] de la Loi, représentant public du bien ! Plus dure est la chute. Le malfaiteur passe en effet d’un état de gloire intérieure (le pied de nez provocateur à la Loi) à un état de honte extérieure (prévisible pour lui, s’il se fait surprendre), tandis que le "bienfaiteur", jouissant jusqu’alors d’une aura de gloire extérieure, voit plus douloureusement cette gloire se retourner contre lui en passant à l’état de honte extérieure et intérieure, lui qui tirait l’essentiel de sa gloire en générant la honte chez les contrevenants à la Loi.
______Dès lors, le "viol du repos du sabbat" [20] va se révéler pour ce qu’il est : une lutte avant l’heure pour "le maintien des droits acquis", et le prétexte à une sombre vengeance fomentée dans la "communion" des complices honteux au mal. [2, APR note 6/2] En un tel contexte –qui n’a guère perdu de sa pertinence au fil des millénaires…-, ce bon saint Paul, tel un as du volant avec une toute autre ligne de conduite, devient si surréaliste qu’il passerait sans doute pour un petit homme vert [21] en débarquant sur la planète Pathomanie [4, APR note 24] :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 4,32.5,1-8.
Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l'amour, comme le Christ nous a aimés et s'est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire. Comme il convient à des membres du peuple saint, la débauche, l'impureté sous toutes ses formes et l'appétit de jouissance sont des choses qu'on ne doit même plus évoquer chez vous ; pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux - tout cela est déplacé - mais plutôt des actions de grâce. Sachez-le bien : ni les débauchés, ni les dépravés, ni les jouisseurs (qui sont de vrais idolâtres) ne reçoivent d'héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ; ne laissez personne vous égarer par des paroles creuses. Tout cela attire la colère de Dieu sur ceux qui désobéissent. N'ayez donc rien de commun avec ces gens-là. Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière.

______Les règles du code de la route voulant que saint Paul soit prioritaire sur Phil’os, ce code a été respecté à la lettre et dans l’esprit. Mais il est vrai qu’une sorte de sas de décompression aurait pu être envisagée, tant le passage de l’ombre à la lumière est aux frontières de l’aveuglement ! Qu’à cela ne tienne : bien qu’à la peine, l’imitateur n’est pas loin derrière. On le reconnaîtrait entre mille : de jour comme de nuit, c’est le seul à rouler avec les feux de détresse allumés ! Son échappement [22] laisse à désirer, tant l’épais nuage noir de briolle [23] qu’il laisse derrière lui fausse pour le moins le regard [24, note 12] de ceux qui le suivent…

dunkerque3.jpg

Lettre de Phil’os à poutre [25] malsain aux Daltoniens de la santé 4,32.5,1-8.
Soyez entre vous pleins de dégénérescence et de tristesse [26]. Donnez-vous les uns aux autres des troubles, comme le Docteur vous a donné dans la crise. Oui, cherchez à imiter le Docteur, puisque vous êtes ses enfants mal-soignés. Vivez dans la rancœur, comme le Philou l’a aimé et s'est délivré pour nous en offrant au Docteur le sacrifice "sanitaire" qui pouvait lui plaire. Comme il convient à des membres du peuple malsain, la débauche, l'impureté sous toutes ses formes et l'appétit de jouissance sont des choses qu'on doit encore plus évoquer chez vous ; davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux - tout cela est déguisé en soucis [27] de "santé" - et plutôt des actions de grince [28]. Sachez-le bien : et les débauchés, et les déprimés, et les couineurs (qui sont de vrais idolâtres) reçoivent l'héritage dans le royaume de la crise et du Docteur ; ne laissez personne vous égarer par des paroles pleines de bon sens : ils délirent parce qu’ils cherchent à nier leur souffrance. Tout cela attire la colère du Docteur sur ceux qui désobéissent. N'ayez donc rien de commun avec ces gens-là… sauf bien sûr quand vous allez "communier" avec eux.[29, note 29] Autrefois, vous étiez vivants ; maintenant, dans le Docteur, vous êtes devenus marionnette [30, AV note 35] ; vivez avec les fils de la marionnette.[31]

______Attention : si vous avez l’intention d’entreprendre un voyage à destination de la Pathomanie, (des goûts et des couleurs… [32]) quelques règles s’imposent tant la Loi y est devenue stricte, suite à d’odieux attentats perpétrés par des terroristes de la guérison.[33] Les bagages sont systématiquement fouillés à la douane : ceux qui sont pleins de générosité et de tendresse seront détruits afin d’éviter toute contamination. [34] Comme il convient à des visiteurs du peuple malsain, la débauche, l'impureté sous toutes ses formes et l'appétit de jouissance sont des choses qu'on doit trouver sur vous, facilitant grandement l’obtention d’un visa. Pas davantage d’actions de grâce - tout cela est déplacé et empêchera votre déplacement - mais plutôt des propos grossiers, stupides ou scabreux manifestant de votre parfaite volonté d’intégration. Sachez-le bien : ni les délivrés, ni les rachetés, ni les réjouis (qui sont de vraies têtes à claques) ne reçoivent la possibilité d’un voyage dans le royaume de Pathomanie. Nous vous souhaitons un bon voyage… puis un bon atterrissage : la piste a, paraît-il, quelques trous[1]

y_a_t_il_un_pilote_avion_aff.jpg

Lire la suite

lundi, 27 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)

Page : 1 2 3