Rechercher : esprits mauvais
Sur cette route, proclamons que le royaume d’essieux est tout cassé.

Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »
______« N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. » Ces instructions semblent contredire cette extrême diversité des douze Apôtres venant eux-mêmes d’horizons sociaux si variés que certains sont clairement antagonistes à la seule échelle humaine : ce qui démontre mieux que ce pouvoir leur est donné, et non acquis par leurs propres forces, celles-ci pouvant être compromises à tout moment. Ce pouvoir n’est toujours pas magique [7, AV note 2] ; il demande à être exercé dans un premier temps chez les siens, plus directement accessibles : les brebis perdues de la maison d'Israël. Cette maison n’est d’ailleurs pas si étanche : n’est-elle pas au carrefour des païens [8] ? N’est-elle pas par ailleurs celle de ces douze Apôtres aux différences parfois plus marquées que leurs ressemblances ? Que les brebis perdues se rassemblent plutôt : elles n’en seront ensuite que plus crédibles aux yeux des païens et autres Samaritains . Ce n’est du reste pas toujours chez ces derniers qu’il faille expulser des esprits mauvais [9][10]…
______Or, c’est bien sur le disciple que se dévoie le pouvoir d'expulser les esprits mauvais : ce retournement se distingue en ce qu’il se transforme insidieusement en pouvoir d'impulser les esprits mauvais… et de générer nombre de maladies et d’infirmités à une époque qui n’a pourtant jamais été aussi bien outillée pour les combattre, de par un niveau de connaissances scientifiques devenu vertigineux. Cet outillage est d’ailleurs de moins en moins gratuit (!), tant il fait appel à des techniques de pointe particulièrement onéreuses. Mais ceci ne concerne encore que le domaine des maladies et des infirmités, les esprits mauvais étant hors d’atteinte des laboratoires de recherche. Encore qu’une partie non négligeable de ces derniers s’y consacre néanmoins [13][14], l’appellation d’esprits mauvais étant expulsée au profit (dans tous les sens du terme…) d’esprits "malades" : au moins cela permet-il à ceux-là de se faire insulter [15] gratuitement !…
______Le dévoiement du pouvoir d'expulser les esprits mauvais n’a cependant pas l’apanage de se confiner à la seule médecine, vraie ou fausse. La manque de gratuité se fait cinglant quand on s’accorde le pouvoir d'expulser un esprit que l’on a réputé mauvais au préalable. Qu’Anne-Lise [16], Nana [17], Isabelle [18] ou Philou II [19, note 3] soient disciples ou non, peu importe. Que ce soit leur commanditaire -se revendiquant disciple- qui les ait envoyés en mission avec l’instruction d'expulser un esprit "mauvais" –et de le précipiter dans la foulée en un lieu d’étranges "guérisons" ! [20]-, voilà qui, en dépit de leurs différences, ne ressemble de près ou de loin ni à Simon, appelé Pierre, ni à André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, ou Jean son frère ; Philippe ou Barthélemy ; Thomas ou Matthieu le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, ou Thaddée ; Simon le Zélote… Vraiment, même à l’échelle humaine, un tel envoi en mission ne ressemble à aucun de ces onze Apôtres. D’autant qu’il s’est nécessairement accompagné de la contribution financière ad hoc, versé à la livraison à tous les protagonistes cités plus haut. Il n’est pas certain que sur cette route, on aie beaucoup proclamé que le Royaume des cieux était tout proche ! Quant au pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité, bitumer en surface la route de grands seaux de psychologie "chrétienne" [21] n’en expulse ni les nids-de-poule ni les gigantesques crevasses. Les brebis perdues de la maison d'Israël, ce sera pour plus tard : allons plutôt chez les païens [22, APR note 20], si "professionnels" [23] pour expulser et vous guérir… de tout scrupule. Au cœur de l’année paulinienne, il fallait oser…

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Une cockerinade par jour
- Où avez-vous eu ça ?
Le porcelet répond :
- Je l’ai gagnée à la kermesse psychologique.

mercredi, 08 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)
Eh bien ! à la pensée de la crise, c'est nous qui lavons !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,31-37. (*)|(*)(*)(*)/(*)(*)
Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme ! » Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,10-16. (*)/(*)
Et c'est à nous que Dieu, par l'Esprit, a révélé cette sagesse. Car l'Esprit voit le fond de toutes choses, et même les profondeurs de Dieu. Qui donc, parmi les hommes, sait ce qu'il y a dans l'homme ? Seul l'esprit de l'homme le sait, lui qui est dans l'homme. De même, personne ne connaît ce qu'il y a en Dieu, sinon l'Esprit de Dieu. Et nous, l'esprit que nous avons reçu, ce n'est pas celui du monde, c'est celui qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu nous a faits. Et nous proclamons cela avec un langage que nous n'apprenons pas de la sagesse humaine, mais de l'Esprit, et nous interprétons de manière spirituelle ce qui vient de l'Esprit. L'homme qui n'a que ses forces d'homme ne peut pas saisir ce qui vient de l'Esprit de Dieu ; pour lui ce n'est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c'est par l'Esprit qu'on en juge. Mais l'homme qui est animé par l'Esprit juge de tout, et lui ne peut être jugé par personne. L'Écriture demandait : Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui lui donnera des conseils ? Eh bien ! la pensée du Christ, c'est nous qui l'avons !
C'est nous qui l'avons : non au sens de ce que nous avons le tout dernier modèle de lave-vaisselle, d’écran plat ou de l’ultime gadget –électronique, vestimentaire ou autre- à la mode sans lequel l’homme qui en est dépourvu peut être jugé ringard par tout le monde. Encore que tout ceci appartenant à l’esprit du monde, se bousculera-t-on moins à connaître la pensée de l’Apôtre pour l’avoir jusqu’à risquer de l’interpréter de manière spirituelle : eh bien ! la pensée du Christ, que se passerait-il si c'était nous qui l'avions à notre tour ? Car si nous avons conscience des dons que Dieu nous a faits, ils incluent celle des voleurs de conscience : ceux-là mêmes pour qui ce n'est que folie, et il ne peuvent pas comprendre, car c'est par l'Esprit qu'on en juge : non par des artifices "médicaux"© qui révèlent à l’usage des forces atteignant de telles profondeurs de l’homme… qu’on est frappé par son recours à un langage encore articulé [1,§2].
______C'est nous qui l'avons : non plus au sens d’un esprit démoniaque possédant un homme, par captation et appropriation… quoique d’une certaine manière, les troubles de ce dernier rendent possible son consentement : intéressante symétrie pouvant mieux faire comprendre l’esprit régnant en certaines pratiques du monde [2]. Car si l'Esprit voit le fond de toutes choses, et même les profondeurs de Dieu, ce ne sont pas les profondeurs du Docteur –et de ses possédés [3][4][5][6, note 75]- qui vont lui échapper !
Qui donc, parmi les hommes, sait ce qu'il y a dans l'homme ? Seul l'esprit de l'homme le sait, lui qui est dans l'homme. Sous-entendu : seul l'esprit de l'homme X le sait, lui qui est dans l'homme X ; même l’esprit de l’homme Y ne sait pas ce qu’il y a dans l’homme X, et inversement… sauf quand se révèle un esprit mauvais. Pour que tous fussent effrayés dans la synagogue de Capharnaüm, se disent entre eux : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent ! », il fallait bien qu’au préalable -même sans comprendre ou pouvoir juger comment ils sont entrés-, ils aient reconnu la présence de ces esprits mauvais. Remarquons à cet égard que la scène ne se déroule pas dans une zone dite de non-droit ou quelque endroit de mauvaise réputation. Si être dans une synagogue assurait d’être dans une bulle étanche et hermétique aux remous du monde, cela se saurait parmi les hommes ! Au contraire est-ce parfois le lieu des plus extrêmes confrontations entre ce qui vient de l'Esprit de Dieu et ce qu'il y a de moins reluisant [7][8] dans l'homme ; entre ce que demande l'Écriture –aussi bien qu’on puisse l’avoir intellectuellement-… et la sagesse pratique [9, APR note 74] en découlant ensuite parmi les hommes. La distorsion la plus évidente reste naturellement celle d’un homme possédé par un esprit démoniaque, cette possession ne l’ayant nullement dissuadé –ni lui ni ses coreligionnaires- d’être dans la synagogue, d’avoir lui aussi d’abord écouté l’enseignement d’un certain Jésus de Nazareth… enfin, de l’avoir interprété de manière assez spirituelle pour avoir pu dépasser cet aspect humain et géographique en sachant fort bien qui Il est : le Saint, le Saint de Dieu. Pour autant, ne cherchant pas même à donner le change en se prosternant devant lui [10], il se met à crier d'une voix dont la force se destine à compenser [11] la faiblesse de son argumentation finale, fût-elle maquillée en question. Car s’Il est en effet venu pour une remise en question [12], néanmoins Jésus n’est venu perdre personne : apportant au contraire le salut à tous [13, note 5], à commencer par les brebis perdues d’Israël [14]. C’est dire que ces brebis ne L’ont pas attendu pour être perdues : est-Il venu les perdre davantage, quand on sait fort bien qu’Il est allé Lui-même à la recherche de ses brebis, veillant sur elles [15, Ez][16] ?
Seul l'esprit de l'homme X le sait, lui qui est dans l'homme X ; encore n’en sait-il par ses sens que l’écume : cette vérité qui, pour être "oisive" [17, AV note 8], est irréductiblement celle de l'homme X et non celle de l'homme Y. Comment celui-ci pourrait-il prétendre à voir le fond, et même les profondeurs quand il ne peut –au mieux- ne saisir que ce qui lui est révélé de la surface de l’homme X ? L’imposture [18] est déjà manifeste : elle devient criante quand l’homme X va demander à l’homme Y de lui révéler ce qu’il y a dans un homme Z sans qu’il n’en voie la surface, contre l’assentiment dudit homme Z et sans même qu’il le sache ! Si on reconnaît dans un tel scénario l’absence de toute sagesse, même humaine, on en reconnaît pas moins un procédé devenu monnaie courante, puisqu’il est celui du M.T.D.[19, APR note 27][20]. Y greffer de "la réputation de Jésus"[21][22][23, note 91] ne rendra pas bon ce qui est fondamentalement mauvais : saupoudrer de sucre [24] des herbes réputées toxiques fait-il de la soupe aux choux [25] ? On le voit d’ailleurs fort bien dans cet Évangile : quelle qu’en soit la belle apparence [17], ce qui se trouve à sa portée sans lui opposer de résistance –et fût-il face à Jésus en personne- le démon le jette par terre [26]. Pas même discrètement ou par derrière [27] (ce qui fournirait encore quelque légitime excuse [28, note 30] à qui pourrait ne pas l’avoir vu), mais devant tout le monde. Nonobstant une telle publicité, si le fond malin de toutes ces choses ne peut pas être saisi, c’est parce qu’il n’est reçu… qu’entre esprits mauvais qui, parmi eux-mêmes, ne savent pas ce qu’il y a dans l’esprit mauvais. Dans la synagogue de Capharnaüm, tous furent effrayés ; mais entre eux, personne n’a cependant mal interprété la situation en essayant, par exemple, de la relativiser en la détournant sur d’autres autorités et puissances.
______Et la réputation de Jésus se propagea… bien au-delà de toute la région comme de son époque. Eh bien ! n’est-ce pas signifier que jusqu’à la nôtre, d’aucuns aient un minimum conscience des dons que Dieu leur a faits, pouvant à leur tour proclamer « la pensée du Christ, c'est nous qui l'avons ! » ? (Ce qui, naturellement, n’exclut pas que d’autres l’aient de manière différente…). Dans ce cas, aujourd’hui, QUI [29][30, APR note 81][31, APR note 29] leur donne des conseils ? Quelqu’un qui a si bien connu la pensée du Seigneur qu’il lui a été confié l’autorité de l’enseigner (davantage en serviteur fidèle et sensé [32] qu’en maître [33]) parmi les hommes [15, note 3], les mauvais comme les bons [31] : ayant précisément appris ce
qu'il peut y avoir de moins bon dans l'homme ? Ou quelqu’un de si étranger dans ses actes à cette pensée qu’il ne voit plus même à la surface des choses, proclamant quelque "service"©[34] tout en ne sachant pas ce qu’il y a dans l’esprit mauvais… voire s’en moquant comme de sa première chemise : pourvu que fussent remplis ses objectifs [32, APR note 24] ? Ou -hybride entre les deux- quelqu’un qui, ayant appris de la "sagesse humaine"©[35] (?), va enfourcher son cheval [36, note 54],
mardi, 31 août 2010 | Lien permanent
Et cette femme, une fille d'Abracadabra, n'est-il pas vrai que le jour où ça bat il fallait la délivrer de ce lien ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,10-17. (*)(*)/(*)
Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.
Une synagogue est par définition un lieu où l’on se pose, le jour du sabbat comme les autres jours. C’est un lieu de prière comme d’écoute des enseignements qu’on y délivre sur la parole de Dieu. Il y a là des gens recueillis, à qui il ne viendrait pas à l’esprit de crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »[1] Une telle attitude indignerait au minimum le chef de la synagogue. Pourtant, indigné il l’est alors que personne n’a crié ! Allons plus loin : personne n’a rien demandé non plus. Non seulement Jésus n’a pas été interpellé, mais c’est Lui qui suspend Son enseignement pour interpeller cette femme possédée par un esprit mauvais. En réalité, Il ne suspend pas exactement Son enseignement : Il lui donne une nouvelle dimension, le confirmant avec éclat envers la chair, tuant les désordres de la femme pécheresse. Désordres tels qu’elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser, jusqu’à la rendre incapable de demander : c’est bien pourquoi Jésus n’a pas attendu cette fois quelque acte enthousiaste de foi pour la délivrer de ce lien.

_____Cet acte préexiste cependant : depuis dix-huit ans qu’elle était infirme, cette femme avait plus que sa part à trouver de bonnes raisons pour être n’importe où… sauf dans une synagogue, jour du sabbat ou non. Possédée par un esprit mauvais, son infirmité la rendant sans doute indigne aux yeux d’une foule souvent prompte à lier le mal subi à proportion du péché personnel de celui qu’il accable [2], n’avait-elle pas matière à récriminer [3] plus qu’à rendre gloire à Dieu ? Ce péché personnel n’en est pas inexistant pour autant : il s’agit bien de tuer les désordres de la femme pécheresse ; un esprit mauvais ne saurait posséder un esprit parfaitement pur [4]. Mais il sait parfois posséder un esprit trop bien ordonné, balayé et bien rangé [5] : aux confins d’une certaine auto-suffisance faisant baisser la garde [6] jusqu’à éconduire l'Esprit de Dieu pour vivre sous l'emprise de la chair. C’est bien sous cette emprise –et nulle part ailleurs- que Satan ou ses sbires peuvent lier et courber ce qui était droit, réduire l’homme libre en esclavage.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,12-17. (*)(*)
Frères, nous avons une dette, mais ce n'est pas envers la chair : nous n'avons pas à vivre sous l'emprise de la chair. Car si vous vivez sous l'emprise de la chair, vous devez mourir ; mais si, par l'Esprit, vous tuez les désordres de l'homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : « Abba ! » C'est donc l'Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.
_____Or, qu’est ce qu’un esprit mauvais qui rend infirme ? C’est un esprit poussant jusqu’à infirmer que l’Esprit fasse de nous des fils, n’ayant pas de meilleur lien que celui de la peur [7][8][9][10][11][12][13]. C'est donc l'esprit mauvais [14][15][16] lui-même qui affirme [17] à notre esprit que nous sommes des enfants gâtés, tout courbés sur leurs avoirs et absolument incapables de se redresser pour y gagner un peu d’être. Ce défaut d’être est par définition un non-être, et non un mal-être. Nonobstant, poussés par cet esprit, nous crions vers l’esprit faux [18] qu’est le faux père [19] en l'appelant marchand de "bien-être" [20][21]. Qui veut faire l’ange fait la bête…
Lettre de Phil’os à poutre (*) malsain aux Çacrains 8,12-17. (*)
Frères chiens, nous n’avons aucune dette, et surtout pas envers l'Esprit : nous n'avons pas à vivre sous l'emprise de l'Esprit. Car si vous vivez sous l'emprise de l'Esprit, vous devez "guérir"© ; mais si, par la chair, vous tuez les désordres de l'homme "malade"©, vous lui survivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par la chair(e) du Docteur, ceux-là sont fils de Docteur. L'esprit "malade"© que vous avez perçu [22, note 17] fait de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur [23][24]; c'est un esprit qui vous emberlificote dans vos fils [25] ; repoussant cet esprit, nous crions vers le père [19] en l'appelant : « Au secours ! » C'est donc l'esprit malsain lui-même qui affirme à (ce qui reste de) notre esprit que nous sommes enfants du Docteur. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers du Docteur, héritiers avec la crise, si nous faisons souffrir le "malade"© avec lui pour être avec lui dans la honte.
Les paroles de Jésus couvraient de honte [25, APR note 11] tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait. N'est-il pas vrai que ceci rencontre encore bien des résonnances jusqu’à aujourd’hui ? Car enfin, où sommes-nous ? Dans une synagogue, non dans une arène de combat : tous ces adversaires sont de ceux qui écoutent les enseignements de Jésus… ou au moins supportent [26] de les entendre tant qu’on ne met pas trop le doigt sur leur zèle hypocrite [27]. Ce sont bien des adversaires, non des ennemis. Ils ne font pas exactement partie de la foule, la joie étant peu compatible avec la honte. En d’autres termes, ils font partie de la maison : aux premières loges pour fabriquer de l’adversité là où elle n’existait pas.
À quoi bon éduquer des enfants à crier vers le Père en l'appelant : « Abba ! » quand, par la violence [28, note 8]
, on a crié contre leur père envers la chair afin qu’il ne fasse plus partie de la maison ??? Comment pourraient-ils se savoir enfants de Dieu quand ils voient autour d’eux la foule de tous ceux qui ont bassement laissé éconduire leur propre père par un esprit d’esclaves, de gens qui ont encore peur là où eux n’ont jamais eu peur [29] ? Non qu’il fussent dépourvus de la conscience du "danger" [30], mais parce qu’ils étaient –et sont toujours- essentiellement pourvus mieux que personne d’une nette conscience de toute absence de danger pour avoir vécu jusque là sept jours sur sept avec le faux dangereux. En dehors d’eux –qu’on fait stupidement [31, APR note 7] souffrir avec lui-, ils n’aperçoivent qu’à perte de vue qu’un seul jour : le jour du sabbat. Le sixième jour [32, APR note 36]. Il y en a des ânes à mener boire le jour du sabbat…
Et leur mère, une fille d'Abracadabra [33, note 19], n'est-il pas vrai que le jour où ça bat il fallait la délivrer de son lien ? Article 220-1 du Code civil [34, note 21] aidant, ce fut fait. Simplement –et comme les enfants sont également assez bien placés pour le savoir, eux- il n’est pas vrai qu’il y aie jamais eu un seul jour où ça bat : au nom de quoi les quelques actions éclatantes -portées contre la cause courbante et vomissable [1, notes 2/2,24] d’une de ces "maladies"© "soignées"© sous l’emprise d’une violence envers la chair et l’esprit- seraient-elles "violentes" ? Voilà bien un étrange héritage que l’on lègue aux enfants, en leur témoignant [35] qu’il faudrait tranquillement se laisser posséder par un esprit mauvais pour être non-violent ! Qu’à cela ne tienne : « Femme, te voilà délivrée de ton faux infirme, infirmé par tes propres enfants et affirmé par des sourds, muets et aveugles. » À ce jour, on attend toujours un semblant d’indignation de la part de quelque chef de synagogue [36, note 24]…

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Une cockerinade par jour
- Chérie, avant que je meure, jure-moi que notre quatrième fils est bien de moi. Dis-moi la vérité, je veux le savoir avant de mourir. Je te pardonnerai de toute façon, mais je veux savoir !
Sa femme lui pose l'index sur les lèvres et le rassure:
- Chhht. Bien sûr mon chéri qu'il est de toi. Je te le jure sur la tombe de ma mère !
Et l'homme s'éteint, heureux... Alors sa femme, soulagée de ne pas avoir menti à un mourant, murmure entre ses dents :
- Heureusement qu'il ne m'a pas demandé s'il était le père des trois autres...

lundi, 26 octobre 2009 | Lien permanent
Des poiriers pas en pêchers

mercredi, 21 mai 2008 | Lien permanent
Quand ils ont trouvé le ”malade”, ils lui disent : « WANTED ».

Évangile de Jésus-Christ selon Marc 1,29-39. (*)
En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.
______Quand la cockerinade tourne autour de la belle-mère qui rend malade, il en va tout autrement dans l’Évangile : c’est elle qui est malade ! Celle de de Simon était au lit avec de la fièvre. Que les gendres et autres brus ne se réjouissent pas trop vite : sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Quand Jésus prend les choses -et les malades de toutes sortes- en main, le malade se lève et la maladie se couche sans attendre le coucher du soleil. À cette époque, on ne connaissait pas encore le Grand Soir des "maladies" qui n’existent pas ! Il est vrai que l’on amenait aussi à Jésus ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. Autre temps, autres mœurs : aujourd’hui, ce sont les esprits mauvais qui empêchent de parler ceux qui savent, eux, qui ils sont. On les sort et on les emmène dans un endroit désert [1, note 22], et là ils crient : personne ne les entend.
______À un moindre degré, la fièvre d’une vraie maladie qui vous quitte suscite une authentique reconnaissance à l’égard du médecin qui guérit : la fièvre la quitta, et elle les servait. Au bien venant de l’extérieur, on répond en le diffusant à son tour et en le décuplant autour de soi : il agit comme un régénérateur social. La reconnaissance ne se suffit pas à elle-même : elle appelle à donner de soi dans le témoignage [2] à l’extérieur. La "maladie" qui n’existe pas, elle, brouille les pistes. Ce qu’elle fait exister, c’est la diffusion autour d’elle de germes de désagrégation sociale. En effet, ou elle s’induit d’un esprit mauvais et elle est "acceptée" ; ou elle est imposée de l’extérieur, par la pression d’autres esprits mauvais. Dans le premier cas, elle recentre sur soi, le "médecin" n’étant plus celui qui fait du bien mais celui qui vous aide à vous faire du bien. Socialement destructeur, ceux qui ne vous font pas de bien étant d’emblée perçus comme des agresseurs. Le "médecin" a bien intégré cette donnée, ce qui rend son client mûr à se laisser éradiquer les concepts du bien et du mal. [3, note 1] Tout son art se résume à incarner celui qui vous fait le plus de bien, parce que sachant percevoir ce que vous avez envie d’entendre en vous le faisant entendre de sa bouche : le bien semble venir ainsi de l’extérieur, comme chez un vrai médecin, alors qu’il n’est que le mal venant de l’intérieur comme de l’extérieur, par projection [4, APR note 16]. La reconnaissance s’arrête ici au "médecin", le reste du monde étant perçu comme une menace pour le bien reçu : c’est dire que l’on s’est servi, on s’est fait du bien, mais que la seule perspective de servir fait peur.[5, APR note 6] À quoi bon être "bien dans sa peau" quand c’est au prix de la conviction induite que les autres veulent vous voler ce bien ? La "maladie" imposée de l’extérieur, elle, joue sur un autre registre : ce ne sont plus les autres qui font peur, mais les autres à qui on fait peur ! Est donc "malade" celui qui est perçu comme l’anti-médecin en personnifiant celui qui apporte le mal de l’extérieur. Ou il "accepte" sa "maladie" et se fait traiter comme tel, et il devient réellement malade voire dépendant de son traitement, entraînant autour de lui la désagrégation sociale par la sourde culpabilité qui se diffuse dans son entourage "détecteur" de "maladie". Ou il ne l’accepte pas, comme n’importe quel esprit sain ne saurait accepter d’être "malade" pour faire plaisir, et encore moins de se rendre réellement malade ! Ici, c’est l’invention du "déni de souffrance" [6] qui va être le vecteur de désagrégation. Appuyé par la fausse autorité [7] de l’imposteur que nous devinons, ce vecteur va gagner l’assentiment de tous les esprits mauvais qui entourent le "malade", décuplant la pression autour de lui. Certaines dépressions ne sont sans doute pas étrangères à cette manipulation collective, réactions à une pression excessive : même avérées, elles sont donc suspectes d’être induites de l’extérieur… notamment par le "médecin" qui, ensuite, a beau jeu de les "soigner". Ce n’est plus chasser beaucoup d’esprits mauvais, mais au contraire les attirer pour les concentrer sur une seule tête. Exit les esprits mauvais : par la magie de la "médecine", on n’en voit plus qu’un à l’extérieur de soi ! [8]
Lettre aux Hébreux 2,14-18.
Ainsi donc, puisque les hommes ont tous une nature de chair et de sang, Jésus a voulu partager cette condition humaine : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l'impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le démon, et il a rendu libres ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d'esclaves. Car ceux qu'il vient aider, ce ne sont pas les anges, ce sont les fils d'Abraham. Il lui fallait donc devenir en tout semblable à ses frères, pour être, dans leurs relations avec Dieu, un grand prêtre miséricordieux et digne de confiance, capable d'enlever les péchés du peuple. Ayant souffert jusqu'au bout l'épreuve de sa Passion, il peut porter secours à ceux qui subissent l'épreuve.
______Si Jésus a voulu partager la condition humaine, c’était précisément pour réduire à l'impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort. Non pour accroître sa puissance en restaurant de plus grands esclavages chez ceux qui avaient tout pour être rendus libres, ayant cédé aux sirènes [9, APR note 8] faussement miséricordieuses de faux prêtres laïcs [10, note 16] indignes de confiance. Combien de brebis passent-elles toute leur vie dans une situation d'esclaves par crainte de la mort, et faisant subir l’épreuve à qui pourrait leur porter secours ? L’épreuve ? Elle consiste à venir les "aider" parce qu’ils sont "malades" ! Ceux qui viennent "aider" ainsi, ce ne sont pas des anges. Sont-ce encore des fils d’Abraham ? C’est une question qu’il faudrait poser à Abracadabra [11, note 17] … heureux père de famille nombreuse.
____________________________
Une cockerinade par jour
Au cours d'une croisière, une tempête fait rage. Sur le pont du bateau, un marin s'approche d'une dame et dit :
- Vous ne devriez pas rester là, madame : une vague pourrait vous emporter...
Une femme qui se trouvait à côté se retourne et dit au marin :
- Dites donc, vous, mêlez-vous de vos affaires : c'est ma belle-mère, pas la vôtre !

mercredi, 14 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)
Laisse aller, c’est sa pente.
[*]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,38-40. (Lc)(Lc)/(*)(*)
Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n'est pas contre nous est pour nous. » [*]
Ne nous y trompons pas : Jésus parle bien de celui qui fait un miracle [1, APR note 5] en son nom ; parler de Lui -en bien ou en mal- n’a rien de miraculeux en soi : pouvant être l’héritage de l’éducation, d’une formation parallèle [2, APR note 18]… voire du dressage [3, APR note 21]. Que l’on soit de ceux qui suivent ou non, les "miracles" de la technologie elle-même ne permettent-ils pas de parler de lui aux nations –d’un clic de souris- en restant dans sa demeure ? Si le Seigneur ne devait donner sa bénédiction qu’à ceux qui suivent explicitement, à qui la donnera-t-Il ? Question plus cruciale encore, là où les rangs se font clairsemés [3, note 2] ! Au-delà des appartenances à Paul, Apollos ou Pierre [4,1Co], au-delà de la sinuosité de chemins rocailleux que la peur fait appréhender d’emprunter, ceux qui cherchent la sagesse ailleurs que dans d’édifiants traités n’ont-ils pas voix au chapitre ?
Livre de l'Ecclésiastique 4,11-19. (*)
La sagesse conduit ses fils à la grandeur, elle prend soin de ceux qui la cherchent. L'aimer, c'est aimer la vie ; ceux qui la cherchent dès l'aurore seront comblés de bonheur ; celui qui la possède obtiendra la gloire en héritage ; là où il entre, le Seigneur donne sa bénédiction. Ceux qui rendent un culte à la sagesse célèbrent le Dieu saint, ceux qui l'aiment sont aimés du Seigneur ; celui qui l'écoute jugera les nations, celui qui s'attache à elle sera en sécurité dans sa demeure. S'il se confie en elle, il en prendra possession, et tous ses descendants la recevront en héritage. Pour commencer, elle le conduira par des chemins sinueux, elle fera venir sur lui la peur et l'appréhension, elle le tourmentera [I|II] par la sévérité de son éducation [*], jusqu'à ce qu'elle puisse lui faire confiance ; elle l'éprouvera [*][*] par ses exigences. Puis elle reviendra tout droit vers lui, elle le comblera de bonheur en lui dévoilant ses secrets.
Mais s'il s'égare [*] loin d'elle, elle l'abandonnera et le laissera aller à sa perte [*].
« Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. » De nos jours, qui voudrait empêcher quelqu’un de chasser des esprits mauvais en Son nom ? Pour commencer, il faudrait voir ce quelqu’un ! Ce qui, a priori, devrait poser moins de difficultés que les esprits mauvais eux-mêmes. Il n'est pas de ceux qui nous suivent ? Qu’à cela ne tienne : ne soyons pas si exigeants, optons pour la solution de facilité et cherchons directement chez "ceux qui nous suivent". Las : depuis l’aurore jusqu’au crépuscule, parcourant les chemins les plus sinueux, c’est sa gibecière comblée de courants d’air que le "chasseur" de chasseurs d’esprits mauvais rapportera chez lui. Pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau [5] ressemblant de près ou de loin à un chasseur d’esprits mauvais : ne sommes
mercredi, 23 février 2011 | Lien permanent | Commentaires (2)
Démons et des merveilles
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26.
Mais certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti.' En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »
______« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » [1][2] On peut reprocher aux uns et aux autres leur regard étriqué, voire le ridicule achevé de ceux qui réclament un signe venant du ciel [3] quand on expulse des démons sous leurs yeux. (Il est vrai qu’à l’instar des anges [4], les démons ne se voient pas… Mais au moins leur mauvaise foi ne va-t-elle pas jusqu’à dénier toute existence à l’esprit mauvais.) Leur propension à le mettre à l'épreuve relève comme toujours de ce qu’ils se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, et qu’ils cherchent à vérifier si d’aventure Jésus vient abolir cette loi [5] en y désobéissant, se mettant en porte-à-faux par rapport aux vrais fils d'Abraham.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,7-14.
Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abraham, ce sont les croyants. D'ailleurs l'Écriture avait prévu, au sujet des nations païennes, que Dieu en ferait des justes par la foi ; c'est pourquoi on y trouve cette bonne nouvelle annoncée à Abraham : En toi seront bénies toutes les nations. Ainsi, ceux qui sont croyants sont bénis avec Abraham le croyant. Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, ils sont tous atteints par la malédiction dont parle l'Écriture quand elle dit : Maudit soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste auprès de Dieu, puisque l'Écriture dit : C'est par la foi que le juste vivra. La Loi, c'est tout autre chose que la foi, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements vivra à cause d'eux. Quant à cette malédiction de la Loi, c'est le Christ qui nous en a rachetés en devenant objet de malédiction, pour nous sauver, car l'Écriture déclare : Maudit soit celui qui est pendu au bois du supplice. C'était pour que la bénédiction d'Abraham s'étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu.
______Comme toujours, maudit [6,p.5] est celui sur lequel on fait reposer le mal, (devenant objet de malédiction)… et pas nécessairement celui qui le commet. Ainsi, maudire celui qui est pendu au bois du supplice ne consiste évidemment pas à jeter le Crucifié [7, AV note 7] dans les bras de Béelzéboul ! C’est pourtant un peu ce que suggèrent ces justes qui ne sont justes que par la Loi : justes "psychiques" [8, notes 36] avant l’heure. Voilà précisément que nous est offert le portrait de la maison-témoin de ce juste, propre comme un sou neuf, pas un gramme de poussière qui dépasse : balayée et bien rangée. Un modèle de maison ! Si propre que l’esprit mauvais lui-même en est sorti, ne trouvant de prise sur l’homme qui s'attache à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi à la lettre. Mais le livre de la Loi est davantage qu’un livre de recettes ! On peut y respecter les proportions comme les ingrédients… et composer un plat immangeable [9][10] là où –dans des conditions similaires- un chef se serait surpassé. Il est d'ailleurs clair que par la seule lecture d’un livre de recettes personne ne devient repu : au contraire l’appétit se trouve-t-il aiguisé ! C’est bien celui qui met en pratique ces recettes qui vivra à cause d'elles, non celui qui les écoute en se pourléchant les babines, se justifiant de savoir comment sans se préoccuper de savoir pourquoi…

______Faites attention à la manière dont vous écoutez [11] : que cette manière ne s’arrête pas à la lettre mais s’incarne dans l’esprit, que la foi se mette en pratique. Ce n’est qu'ainsi que nous recevons, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu. Saint Paul opposerait-il Abraham à Moïse ? Des disciples du premier, il fait des croyants et des vrais fils ; des disciples du second des maudits : parce que ce n’est pas tant à Moïse qu’ils obéissent qu’à sa Loi dont ils se réclament… sans l’incarner. On trouve leur maison balayée et bien rangée, mais l’homme est-il assez fort et bien armé pour garder son palais ? Du reste, garde-t-il réellement son palais ou son attention se relâche-t-elle ? Si l’esprit mauvais envisage de retourner dans la maison d’où il est sorti, c’est bien qu’il y était entré une première fois. Peut-on être certain qu’il en n’a pas profité pour enlever l'équipement de combat qui donnait confiance ? On peut en douter, sachant qu’il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils entrent, et ils s'installent… sans apparemment rencontrer beaucoup de résistance ! Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début, sa maison ayant le triste privilège d’être un lieu de repos sur une terre desséchée, un royaume divisé devenant un désert.
______« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » Béelzéboul ? Démons ? Hormis quelques cercles restreints, -et limités à une infime poignée de spécialistes [12, AV note 10]- de telles appellations fleurent bon l’ésotérisme pour amateur de sensations fortes. Quand il faut sortir l'esprit mauvais d'un homme, on procède à présent tout autrement. Aujourd’hui, il est désuet d’expulser les démons : il est plus moderne d’extirper l'esprit mauvais. En l’espèce, ce n’est plus un démon : "dépassé", le démon ! L'esprit mauvais est désormais escamoté au profit de l'esprit… "malade", bien entendu. Exit ce sur quoi on n’a aucune prise parce qu’invisible : tout se réduit à quelque déséquilibre biochimique… observé avec d’autant plus de facilité que l’on est outillé pour le fabriquer de toutes pièces en prétendant le réduire. Là où on ne veut pas voir le doigt de Dieu, on ne voudra pas davantage voir la griffe du démon. Par conséquent, il faut bien trouver autre chose afin de pallier les carences d’un espace laissé sans explications. Les explications, c’est rassurant… même si elles sont cousues de fil blanc. Pour nous sauver, nous sommes prêts à être des croyants… en n’importe quoi, pourvu que cela donne l’apparence d’éloigner la malédiction. Rien de plus incontrôlable qu’un esprit mauvais : sa "médicalisation" en esprit "malade" (partiellement ou non– sic) le rend immédiatement plus "humain", plus accessible… plus "contrôlable". Un "contrôleur" [13], c’est rassurant aussi parce que cela se voit : ce n’est pas comme ces démons qui "n’existent pas" puisqu’on ne les voit pas. Bien sûr, il ne faut pas
être trop regardant sur ses étranges procédés "médicaux" rassurant ceux qu’il voit en leur faisant peur au sujet de ceux qu’il ne voit pas [14, note 31] : ces derniers devenant objets de malédiction "sanitaire" font nonobstant de très appréciables démons incarnés, ayant l’avantage –par rapport aux vrais- de se voir… (de préférence à distance, parce que certains galopins n’endossent pas toujours spontanément ce rôle, et ne dédaignent pas désobéir à la loi du Docteur…) et de se "traiter", quitte à leur offrir un séjour en lieu de repos.[15, note 11] Objectif officiel, par ce transfert magique de l’esprit à la chair : les "soigner", c’est-à-dire balayer et bien ranger ce qui est perçu comme "dérangé". À cet effet, à défaut d’être plus fort on essaie d’être plus rusé pour intervenir et triompher d’eux, on leur enlève l'équipement de combat qui leur donne confiance : il suffit de rebaptiser "soins" toute sortes de tortures enveloppées d’une sémantique "sanitaire" et tout devient permis, [16][17] "l’efficacité thérapeutique" étant sans doute mesurée à l’art de transformer un "démon" humain en légume docile.
______Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. Si ce texte n’était pas inclus dans l’Évangile d’aujourd’hui, on jurerait un bilan de "santé mentale" ! Car depuis que l’on n’expulse plus les démons, ils s’installent pour nous perdre, car l'écriture de certain ouvrage déclare : « Comment faire accepter son traitement au malade »[18, note 28] ; ce qui est nettement plus vendeur que « Comment laisser s’installer chez le "démon" incarné désigné sept esprits encore plus mauvais que le premier » (si tant est qu’il y ait d’ailleurs eu chez lui un premier esprit mauvais…) Ce titre est certes un tantinet plus effarouchant : il correspond pourtant mieux à l’effet réel obtenu. Au fond, ce n’est jamais que le démon qui expulse l’homme et sa raison : y compris dans ses aspects les plus invisibles, la nature a horreur du vide…
Escroquerie de Labriolle [19] selon malsain Philou -11,15-26°
Et Certains [20] se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il transfère les démons. » [ Remarquable clairvoyance !…] D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant de la tête. Philou, connaissant leurs intentions en tant que PIA [21], leur dit : « Tout royaume divisé devient mon dessert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que je transfère les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les transfère, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi je serai moi-même votre juge [22]. Mais si c'est par la mise à l’index du Docteur que je transfère les démons, c'est donc que le règne du Docteur est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un docteur intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris à des justes psychiques nécessiteux. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne disperse pas avec moi ressemble à un malade. Quand l'esprit malade est entré dans un homme, il parcourt ses terres en les desséchant, afin qu’il ne trouve pas de lieu de repos… non conventionné par le Docteur. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner cette maison, dans laquelle je suis entré.' Enrageant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus malades que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »

Lettre de Phil’os à poutre [23] malsain aux Glaglas [24] 3,7-14.
Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abracadabra [25], ce sont les crédules [26]. D'ailleurs l'écriture [12, note 10] avait prévu, au sujet des nations pas chiennes [27], que le Docteur en ferait des justes psychiques ; c'est pourquoi on y trouve cette mauvaise nouvelle annoncée à Abracadabra : En toi seront bénies toutes les insultations [28]. Ainsi, ceux qui sont crédules sont bénis avec Abracadabra le crédule. Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de la mouise [29], ils sont tous atteints par le virus [30, note 1] dont parle l'écriture quand elle dit : Malade soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste psychique auprès du Docteur, puisque l'écriture dit : C'est par la crédulité que le juste psychique survivra. La Loi, c'est tout autre chose que la crédulité, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements survivra malgré eux. Quant à cette malédiction de la Loi, c'est la crise qui nous y a plongés en devenant objet de malédiction, pour nous paumer, car l'écriture déclare : Malade soit celui qui est suspendu à la bouche du supplicié. C'était pour que la bénédiction d'Abracadabra s'étende aux nations pas chiennes [31]dans la crise de Philou, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la crédulité, l'esprit pourri du Docteur.

vendredi, 10 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)
Alors, les esprits mauvais supplièrent Nana : « Dévoie-nous un ”charcutier”©, et il nous le sortira de chez lui. » Elle
(*)[*](*)(*)[M] – [*|*|*|*][*][*][*]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,1-20. [*]|(Mt)(Mt)/(*)
Jésus et ses disciples arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays de Géraséniens. Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne ; en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces : « Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! » Jésus lui disait en effet : « Esprit mauvais, sors de cet homme ! » Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L'homme lui répond : « Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup. » Et ils suppliaient
Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé. Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l'admiration.
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » C’était là un homme tourmenté par un esprit mauvais, voyant Jésus de beaucoup plus près [1]. Cette proximité tient autant au lieu de rencontre qu’au contexte au sein duquel s’inscrit cette rencontre : aussi opposés que peuvent l’être les deux rives du lac. À Capharnaüm, il eût été impensable d’envisager qu’un homme souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, rompant ces chaînes et brisant ces fers, que personne ne puisse maîtriser, criant sans arrêt nuit et jour, se retrouve et se fonde tranquillement parmi les gens qui écoutent l’enseignement de Jésus à l’intérieur de la synagogue : d’une part, parce que personne n’aurait accepté de le laisser entrer ; d’autre part parce qu’il ne s’agit plus d’un esprit mauvais, mais d’une légion. Ce qui signifie que, dépossédé de sa volonté propre –jusqu’à se blesser de lui-même avec des pierres-, l’homme eût été parfaitement dissuadé d’entrer en tout lieu sacré. L’unique sanctuaire [2, AV note 28] auquel il puisse encore avoir accès est un pied de nez grimaçant à ceux qui se consacrent à la vie spirituelle puisque, par définition, les tombeaux d’un cimetière en constituent -dans la chair et la pierre- la clôture définitive. Par ailleurs, sur cette rive du pays des Géraséniens, nous sommes hors Galilée, dans la région de la Décapole où la question de l’accès à la synagogue ne se pose pas, la réalisation de la promesse d’en bâtir n’y étant pas même connue : sur la puissance de la foi, il n’y a rien à en dire… avant que ne débarquent Jésus et Ses disciples.
Lettre aux Hébreux 11,32-40. (*)
Sur la puissance de la foi, que dire encore ? Le temps me manquerait pour donner des précisions
sur Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, Samuel et les prophètes. Par leur foi, ils ont vaincu des royaumes, pratiqué la justice, obtenu ce que Dieu promettait. Ils ont fermé la gueule des lions, éteint la flamme des brasiers, échappé au tranchant de l'épée, retrouvé leurs forces après la maladie, montré du courage à la guerre, mis en fuite des armées étrangères. Des femmes ont retrouvé, ressuscités, leurs enfants qui étaient morts. Mais certains autres ont été torturés et n'ont pas accepté leur libération, car ils voulaient obtenir quelque chose de meilleur : la résurrection. D'autres ont subi l'épreuve de la moquerie et des coups de fouet, des chaînes et de la prison. Ils ont été lapidés, sciés en deux, massacrés à coups d'épée. Ils ont mené une vie errante, vêtus de peaux de moutons ou de toisons de chèvres, manquant de tout, harcelés et maltraités - mais en fait, c'était le monde qui n'était pas digne d'eux ! - Ils vivaient çà et là dans les déserts et les montagnes, dans les grottes et les cavernes. Et, bien qu'ils aient tous reçu le témoignage de Dieu à cause de leur foi, ils n'ont pas connu la réalisation de la promesse. En effet, pour nous Dieu avait prévu mieux encore, et il ne voulait pas les faire arriver sans nous à la perfection.
Et là où n’a pas été connue la réalisation de la promesse, le témoignage de Dieu n’ayant pas été reçu –non par manque de foi, mais par manque de témoins-, les royaumes sont vaincus, la justice est pratiquée… quand on en a le temps, les lions ouvrent grand la gueule, les brasiers s’étendent, l’épée est tranchante, la maladie fait perdre toute force, la guerre cultive ses déserteurs, les armées étrangères envahissent, etc. : au cœur d’un programme aussi peu reluisant, même les sadducéens font mieux puisque –fût-ce pour y répondre négativement- la question de la résurrection leur vient encore à l’esprit !
Le pays de Géraséniens, lui, se fait précisément le prototype d’un tel endroit. Bien qu’ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région, il serait hâtif d’en déduire qu’ils sont hostiles -ou hermétiques- au témoignage de Dieu : personne n’eût alors été dans l’admiration, et le (dé)possédé prié d’aller voir ailleurs ! Simplement ils ne sont pas sourds : surtout quand est crié de toutes forces le nom de Jésus, Fils du Dieu très-haut. Or, non seulement le premier témoin de ce nom sur leur sol n’a pas exactement le profil du grand prêtre, mais il représente au contraire -même à leurs yeux de païens qu’ils sont encore-, ce qu’il y a de pire en matière de perfection humaine. Menant une vie errante, oui… mais celui-là était davantage réputé harcelant et maltraitant que harcelé et maltraité. En effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser : ce qui présage ô combien de ce qu’il a pu faire souffrir autour de lui. Parce que là où n’a pas été connue la réalisation de la promesse par manque de témoins, l’esprit mauvais ne rencontre aucun obstacle. À Capharnaüm, par exemple, il en va autrement : d’ailleurs, l’homme de la synagogue n’est pas tant possédé que littéralement tourmenté par l’esprit mauvais (celui-là étant alors le seul de son espèce), degré moindre lui laissant encore assez de libre arbitre pour contenir cet esprit mauvais dans des proportions "raisonnables". Chez les Géraséniens, il n’est pas même certain que le possédé fût initialement plus mauvais qu’un autre… de chez les siens ou des fidèles d’une synagogue. Mais l’esprit mauvais ne rencontrant aucun obstacle majeur, il peut s’installer… et installer une légion avec lui [3] : sous un tel empire, la crème des hommes devient invivable, à commencer pour lui-même. Mais il n’est pas inerte : car ce qu’il perd de libre arbitre dans la chair, celle-ci le manifeste par un surcroît de force devant moins à son énergie ou sa musculature qu’à l’esprit mauvais qui l’anime alors. Mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers : au-delà de la moquerie sur ce sujet marginalisé, ou de la photographie volontiers sensationnelle qui en est livrée par le septième art, par expérience les pratiquants et témoins directs d’un exorcisme savent parfaitement que le plus malingre des hommes peut tenir tête à une équipe entraînée de rugby en cas de possession. De fait, rompre des chaînes et briser des fers est non seulement inaccessible à la seule force d’un homme, mais laisse augurer la présence de forces qu’aucune discipline purement humaine ne peut maîtriser.
Le verbe pouvoir est bien conjugué au présent, la "médecine"© que nous subodorons –et devant laquelle tout le monde est tenu de se prosterner sitôt que quelqu’un fait souffrir… ou "souffrir"© autour de lui- ne sachant "fermer la gueule des lions" qu’en apparence : en les assommant chimiquement [4][5]. Ce qui sert là mieux encore les intérêts d’un (ou des) esprit(s) mauvais : non seulement il n’est en rien chassé (étant par nature hors d’atteinte de tout "médicament"©, aussi toxique soit celui-ci…), mais les "soins"© enchaînent ce qui reste de libre arbitre au possédé (ou au tourmenté), lui faisant ainsi tomber ses barrières de résistance et offrant au squatter invisible quartier libre pour s’exprimer et se déployer comme il lui chante. D’autant qu’en sens inverse, rappelons-le, si l’esprit mauvais sait décupler les forces, il a donc un certain pouvoir sur ce qui ressort de la chair : ce qui veut dire que les molécules chimiques, elles, ne sont pas hors de son atteinte, d’abord bienfaisantes, puis malfaisantes aussitôt que le poisson est ferré [6, APR note 40]. "Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays." À plus grande échelle, observons que c’est au sein d’un même pays –ou d’une même famille, la pression affective y étant n
otoire [7, note 4], voire précieuse à un esprit mauvais extérieur- que l’on va supplier avec insistance l’un de ses membres de se "soigner"©, ce membre n’étant en rien tourmenté ou possédé : il n’en va naturellement pas de même dans son entourage [8]. C’est dire que la "médecine"© étant de ces "forces" jouant sur la corde sensible de tout ce qu'il y a de faible dans le monde [9, AV note 39][10], le plus "raisonnable" à ses yeux sera… le plus saisi de crainte : les raisons de cette crainte [11, APR note 20] lui échappant, si tant est qu’elle ne s’en moque pas. Le "possédé" de circonstance n'y consent pas ? Aucune importance : on "sait" pourquoi [12][13, notes 3,4] ! Certaine "loi"©[14, notes 67,68] aidant, on sait même ouvrir les portes par effraction [15][6, APR note 76] afin d’y introduire l’esprit mauvais là où il n’était pas, via des "soins"© dont les seules "vertus" auront pour effet de ligoter le libre arbitre aussi sûrement que si l’on attachait avec des fers aux pieds et des chaînes. Si les témoins habilités à pratiquer l’exorcisme sont devenus confidentiels en nombre, les praticiens de l’inorcisme, eux, sont… légion.
"Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas"… parce qu’il y a des disciplines qui s’exercent sur une rive, n’ayant rien à faire sur l’autre rive ; sinon à tout défaire, en anéantissant la puissance de la foi. N’étant pas invisibles, les fruits [16] "thérapeutiques"© parlent d’eux-mêmes, selon des intonations ressemblant à celles d’un esprit ne voyant plus Jésus que de loin : « Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! »
lundi, 31 janvier 2011 | Lien permanent
Bâtisseurs avec fondations contre destructeurs sans fondements

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,43-49.
Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits ; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits. Chaque arbre se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L'homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l'homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du cœur. Et pourquoi m'appelez-vous en disant : 'Seigneur ! Seigneur !' et ne faites-vous pas ce que je dis ? Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »
_____Et pourquoi m'appelez-vous en disant : 'Seigneur ! Seigneur !' et ne faites-vous pas ce que je dis ? Deux cent soixante mille personnes sur l’esplanade des Invalides appelant en clamant : 'Vive le Pape ! Vive le Pape !'[1, APR note 10] Faut-il achever de paraphraser en posant la même question… au risque de refroidir un peu l’ardeur enthousiaste d’un moment d’intense
communion où ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du cœur ? Si ce cœur est à l’unisson autour du Berger des bergers, qu’en tire l’homme lorsque chacun rentre chez soi ? L'homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon : conscient des ses limites –mais surtout de ses grâces- il met tout son cœur à mettre en pratique les paroles qu’il a écoutées : il a posé les fondations sur le roc de Pierre. L'homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : parviendra-t-il seulement à essayer de mettre en pratique des paroles qu’il aura écoutées d’une oreille distraite, quand on va "voir le Pape" comme on va assister à un beau feu d’artifice [2, note 16] ? C’est qu’il y en a des distractions : la fatigue d’un dépacement ayant nécessité un lever extrêmement précoce, le souci de ne pas perdre son groupe avec lequel on vient d’effectuer un long voyage en car ou en train pour rejoindre cette esplanade colorée, celui de "voir le Pape" le plus près possible en pestant intérieurement contre un service d’ordre sur les dents qui vous en éloigne le plus possible, la crainte que le beau temps ne se maintienne pas, les braillements du bébé de la famille d’à côté, etc. Au moins pourra-t-on appeler les uns et les autres en disant fièrement : « J’y étais : j’ai vu le Pape ! » Marie-Madeleine aussi « y était ». Mais elle, elle s’en va ensuite annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. » [3] Il est vrai que la foule était moins dense au tombeau qu’aux Invalides ! Mais les circonstances du lieu et du moment ne prêtaient pas non plus à la manifestation de quelque liesse populaire. Toujours est-il que Marie a bel et bien mise en pratique les paroles qu’elle a écoutées : « Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Elle « y était », elle a « vu le Seigneur » comme on a vu aujourd’hui Son Serviteur des serviteurs, et voilà ce qu'il a dit. Et qu’a-t-il dit ? Qu’en a-t-on reçu ? Là aussi, la charité chrétienne commande d’éviter le sondage-piège [4, APR note 9] en direction des fidèles rejoignant le véhicule qui assurera leur retour au bercail : « Pardon, mais notre car est sur le point de partir : je ne voudrais pas le manquer !… »
_____Par quel étonnant prodige peut-on simultanément appeler en disant : 'Docteur ! Docteur !' et faire ce qu’il dit en sachant –ou en ne voulant pas le savoir- que ce qu’il dit va se trouver en porte-à-faux avec ce que dit ce "Pape que l’on veut voir", dissuadant par le fait –avant même de "l’avoir vu" !- de faire ce qu’il dit, de pouvoir mettre en pratique des paroles qu’on aura écoutées, fût-ce avec attention ? D’ailleurs, au nom de quoi ces paroles auraient-elles tout à coup plus de poids que celles d’un Matthieu, Paul, Théophylacte et bien d’autres [5, note 11/2] qui ne rencontrent aucune résonance dans le cœur devenu mauvais (parce qu’on le reconnaît à son fruit) d’un conjoint divorceur anti-assomptionniste [6, note 17] ? Par quelle étrange alchimie pourrait-il faire ce que dit le Pierre d’aujourd’hui quand sa seule attitude démontre qu’il a réduit en poussière la pourtant riche catéchèse de son précécesseur immédiat, ayant trait à l’amour humain ? Benoît viendrait-il contredire Jean-Paul ? Quand on connaît les profonds liens spirituels et intellectuels qui unissaient les deux hommes, ce serait là lui faire le procès le plus injuste qui soit. La brebis serait-elle donc plus forte que le berger, parvenant -la première de toute l’Histoire- à mélanger de façon homogène ces deux liquides que sont l’eau et l’huile [5, note 27] ?
_____Le Pape lui-même n’est pas un magicien. Il ne va pas sonder les deux cent soixante mille cœurs présents ! Il ne lui appartient pas d’opérer dans cette foule la distinction entre les simples badauds, les curieux ou ceux qui sont "en recherche", les fidèles authentiques qui viennent voir Pierre [7] au travers de Benoît –profondément désireux de mettre en pratique les paroles qu’ils vont écouter–, et les fidèles écartelés par d’autres paroles, venant "voir le Pape" vaincus d’avance par des paroles qu’ils s’empresseront de mettre… au placard, sitôt rentrés parce qu’inassimilables avec celles qui leur ferment le cœur. "Voir le Pape" est certes une grâce… mais ce n’est en aucun cas un coup de baguette magique [8] : la communion en public ne saurait suppléer au manque de communion en privé, et sait mieux entretenir un climat d’hypocrisie fermant à clé le
Royaume des cieux [9] là même où on s’imagine en approcher ! Scribes et pharisiens [10][11] aussi "sont allés voir" plus que le Pape : Celui qui l’a institué tel. Le serviteur [12][13] n’a-t-il pas lui aussi "vu le maître" de façon privilégiée ? Hérode n’a-t-il pas "vu un grand prophète" (qu’il aimait entendre !) qu’il a même été jusqu’à "héberger"…
puis faire égorger [14] ? Pas davantage aujourd’hui qu’hier, la proximité immédiate du Seigneur –et de Ses représentants- n’est un laissez-passer magique pour le Royaume des cieux [15, AV note 10]. "Voir le Pape" avec un regard [16, note 12] de scribe ou pharisien n’est jamais que "voir le cerf" pour le chasseur qui en accrochera la tête en trophée sur la cheminée de son salon. Ce n’est plus de la fidélité au successeur de Pierre, mais de la papolâtrie : ferment de divisions s’incarnant au mieux dans l’insoumission réformiste au primat de Pierre, au pire en de nettes manifestations réactives de "papophobie" [17][18]. La papolâtrie : forme "pieuse" d’idolâtrie ; qui irait chercher en un tel rassemblement le culte des idoles ? Toujours le même : celui qui met les pieds dans le plat. L’Hôte des Invalides n’est pas rancunier, puisqu’il lui consacre une année très paulinienne :
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,14-22.
Mes bien-aimés, fuyez le culte des idoles. Je vous parle comme à des gens réfléchis ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe d'action de grâce que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. Voyez ce qui se passe chez les Israélites : ceux qui mangent les victimes offertes sur l'autel de Dieu sont en communion avec Dieu. Je ne prétends pas que la viande offerte aux idoles ait une valeur, ou que les idoles elles-mêmes aient une valeur. J'affirme au contraire que les sacrifices des païens sont offerts aux esprits mauvais, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les esprits mauvais. Vous ne pouvez pas en même temps boire à la coupe du Seigneur et à celle des esprits mauvais ; vous ne pouvez pas en même temps prendre part à la table du Seigneur et à celle des esprits mauvais. Voudrions-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous donc plus forts que lui ?
_____Fuyez le culte des idoles ! Combien d’auditeurs de cette injonction de l’Apôtre des païens s’en seraient-ils allés tout tristes [19] de la place des Invalides, mettant en pratique ce qu’ils tiraient de leur cœur s’il leur avait fallu prendre cette parole au pied de la lettre ? C’est là dans le secret de Dieu… et aurait sans doute contribué à diminuer l’écart -toujours caricatural- entre le nombre de participants estimé par les organisateurs… et celui de la Préfecture de police !
_____Quand on ajoute au culte de "l’idole" papale celui de l’idole "santé", le mélange se fait explosif : témoigner d’une "maladie" qui n’existe pas chez un autre, est-ce bien témoigner de cet Évangile où il est si souvent écrit que toute maladie est guérie et tout esprit mauvais chassé ? [16, notes 25,26] Et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les esprits mauvais. Vous ne pouvez pas en même temps boire à la coupe du Seigneur et à celle des esprits mauvais ; vous ne pouvez pas en
même temps prendre part à la table du Seigneur et à celle des esprits mauvais. En d’autres termes, vous ne pouvez pas mélanger l’eau à l’huile… et depuis que ces paroles ont été prononcées, deux mille ans de progrès scientifiques n’y ont strictement rien changé. Cela n’empêche pas d’aller "voir le Pape", grâce aux étonnantes vertus du "rien à voir" [20, note 18]. Sommes-nous donc plus forts que le Seigneur ? Eh bien oui, depuis que l’on boit de la potion magique [21, note 6] à la coupe du Docteur : celui-là même qui est plus "puissant" que Jésus [22, note 12], sa seule parole escamotant toute autre parole d’être vivant [23, note 1], visible ou invisible ! C’est là sa manière personnelle "d’accomplir de plus grandes œuvres" que Lui [24, note 2]… mais l’ascenseur ne va pas nécessairement dans la même direction [25, note 25] que Lui. "Voir le Pape" avec une telle parole dans le cœur, c’est aller le voir à Lourdes quand il est à Paris, ou à Paris quand il est à Lourdes, être plusieurs corps, en ayant part à plusieurs pains. Ce n’est pas de la bilocation mais de la dislocation, typique du démolisseur [26] se prenant pour un constructeur.
Première lettre de Phil’os à poutre [16, notes 1 à 7] malsain aux Coquins Chiens 10,14-22.
Mes bien-soignés chiens, reniflez le cul des idiots. Je vous parle comme à des chiens défraîchis ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe d'action "sanitaire"que nous fauchons [27], n'est-elle pas multiplication par cent de la crise ? Le pain rassis [28, APR note 3/2] devant lequel nous rampons [29], n'est-il pas indigestion [30] au cœur de la crise [de foi(e)] ? Puisqu'il y a un Certain [31], la multitude que nous sommes est un seul chenil [32], car nous souffrons tous partiellement de l’esprit [20, note 18/2]. Voyez ce qui se passe chez les Raihëliens [33] : ceux qui mangent les victimes offertes à l'hôtel-restaurant du Docteur sont en digestion avec le Docteur. Je prétends que la viande offerte aux idiots a été volée, ou que les idiots eux-mêmes sont des voleurs [34]. J'infirme au contraire que les sacrifices des pas chiens sont offerts aux esprits malades, et non au Docteur, et je veux que vous soyez en compassion avec les esprits malades. Vous ne pouvez pas en même temps boire à la coupe du Docteur et à celle des esprits malades : ceux-là ne veulent que la paix [35]; vous ne pouvez pas en même temps prendre part à la table du Docteur et à la pâtée [36] des esprits malades. Voudrions-nous provoquer la schizophrénie [37] du Docteur ? Sommes-nous donc en meilleure santé que lui ? Mes bien-soignés chiens, tout bien considéré fuyez le cul des idiots. Vite !

Escroquerie de Labriolle [38] selon malsain Philou -6,43-49°
Toujours mon arbre me donne des fruits [39] à mon goût ; toujours plus un arbre mauvais me donne des fruits à mon goût. Chaque arbre se reconnaît à son fruit : on cueille de superbes ronces [40, APR note 12] sur des épines ; on ne recueille que du vent d’ange avec raiso
n sur des ronces. L'homme bon tire la maladie du trébuchement de son cœur qui est bon pour mes affaires [41] ; et l'homme malade tire le mal de son esprit qui est partiellement malade : car ce que dit le louche que je suis, c'est ce qui déborde de votre cœur de justes psychiques [27, notes 36]. Et pourquoi m'appelez-vous en disant : 'Docteur ! Docteur !' et faites-vous si bien ce que je dis ? Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui démolit la maison de son frère. Il a creusé très profond, et il a enfoui ses talents [42] sous le roc de ses certitudes. Quand est venue la dépression, le pas marrant [43, note 26] s'est précipité en urgence sur cette maison, et il a pu l'ébranler parce qu'elle avait pâti. Et celui qui a écouté en mettant en pratique ressemble à l'homme qui a bâti ses émotions au ras du sol, sans fondement rationnel. Le pas marrant s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée en larmes face à tant de souffrances insoupçonnées [44, note 27]; la compassion masquant cette trahison a été complètement fausse. »

samedi, 13 septembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (3)
L'éléphant devint comme un canard, de sorte que tout le monde disait : « Il est ”malade”©. »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,14-29. (Mt)(Mt)/(*)(*)
Jésus, Pierre, Jacques et Jean, en rejoignant les autres disciples, virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu'elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? » Un homme dans la foule lui répondit : « Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi. » Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le auprès de moi. » On l'amena auprès de lui. Dès qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant ; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père : « Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l'a même jeté dans le feu ou dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous ! » Jésus reprit : « Pourquoi dire : 'Si tu peux'... ? Tout est possible en faveur de celui qui croit. » Aussitôt le père de l'enfant s'écria : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance ! » Jésus, voyant que la foule s'attroupait, interpella vivement l'esprit mauvais : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus jamais ! » L'esprit poussa des cris, secoua violemment l'enfant et sortit. L'enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout.
Quand Jésus fut rentré à la maison, seul avec ses disciples, ils l'interrogeaient en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser ? » Jésus leur répondit : « Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière. »
« Pourquoi est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser ? » Comme en lointain écho
aux disciples, il pourrait leur être répondu : « Rien ne peut faire sortir cette espèce-là [1, APR note 15][2], sauf l’huissier de "justice"©©©[3]. » Car, du moment que l’on peut jeter la loi [4] dans le feu ou dans l’eau pour la faire périr, tout est possible en faveur de celui qui croit… et paie [5][6][7] ; mais rien ne l’est plus [8] à l’insupportable [9] "mécréant" ORDONNÉ [10, note 11][11][12]. Il "pourrait leur être répondu" : le conditionnel est là, soulignant que la question ne se pose pas en ces termes pour eux… puisqu’ils furent rentrés à la maison. De même, leur "esprit mauvais" aura-t-il été vivement interpellé selon des modalités différentes : « Esprit qui rends muet et sourd [13][14], je te l'ordonne, sors de cette maison pour "l’intérêt de ta famille et la protection de tes enfants"©[15], et n'y rentre plus jamais ! » Et si l’"esprit mauvais" avait voulu faire le compte de la profondeur de l’abîme en réévaluant ses "subtilités" procédurières auprès du redoutable basset [16], aussitôt le père des enfants [17][18] se serait écrié : « Je crois que tu es un fieffé imposteur [19], au service d’autres imposteurs [20][21][22][23][24,2-)][25] ; chacun des malfaiteurs de son espèce se tenant par la barbichette [26, notes 49,50] afin qu’aucun ne sorte de ses fausses certitudes [27] ! Ainsi, personne ne voit et mesure, se répand sur toutes ces basses œuvres [28], parmi tous les vivants, dans la diversité de leurs rapines. Grâce à quoi, personne ne peut écumer, grincer des dents [29] et devenir tout raide d’indignation, se rouler par terre en écumant de rage face à l’étendue d’ignominies s'emparant de n'importe qui, n’importe quand et n’importe comment. Viens donc, si tu l’oses, au secours de mon incroyance à ce que la "sagesse" de ta procédure fusse au moins comparable à la taille d’un grain de sable des mers ! »
Ici encore, si le conditionnel indique un discours n’ayant pas été posé tel quel, qui pourrait en taire la substantifique moelle dans son aspect implicite… et ses effets plus explicites ? Depuis toujours, au-delà de ce que l’on croit ou de ce que l’on ne croit pas, à quoi oppose-t-on la sagesse ? Que personne ne s’y trompe, Paul lui-même nous l’ayant













































