Rechercher : faux père

Au NOM du PÈRE

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_____L’étonnement face au nom nouveau [1] peut générer une toute autre attitude que la bienveillance quand il s’inscrit dans un contexte étranger à la notion de grâce : on peut assister à une véritable levée de boucliers devant un nom qui semble perturber un ordre tenu pour immuable. « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »… et il n’est pas question d’accueillir dans la famille quelqu’un qui porte ce nom-là : ce déni de nom porte en germe le déni de la paternité elle-même.[2, p.7-8] Sans nom, l’homme est sans identité : en recherche de paternité parce qu’il a besoin de se situer en se différenciant. « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »… et on te substitue un nom qu’on porte déjà : c’est un nom qui n’est pas différent, et qui n’a pas réellement été avalisé par le père. Par conséquent, on va te faire répondre d’un faux nom : l'enfant ne parvient plus à grandir et son esprit s’affaiblit. Il devient mûr pour accueillir tout ce qui peut lui évoquer de la paternité : la nature a horreur du vide. Nommeur, l’homme aime à se rassurer par de multiples strates d’identification, y comprises sur lui-même. À son identité d’état-civil –suffisante en soi pour le distinguer de l’autre-, il aspire à y ajouter une identité de groupe : il n’est pas bon que l’homme soit seul. Ici, il procède à l’inverse de son individualité : il se situe par la ressemblance. Ces deux modes d’identification s’opposant formellement, toute la difficulté est naturellement de rechercher en permanence le juste équilibre entre les deux. Or, cet équilibre ne se trouve que par une identification préalable qui réponde à un vrai nom : celui du père.

_____Le père est en quelque sorte l’aiguille de la balance. Sans cette aiguille, la balance est déséquilibrée et ses deux plateaux oscillent entre la ressemblance et la différence : l’équilibre n’est produit que lorsque l’aiguille est verticale. Le père éduque, c’est-à-dire indique la direction de bas en haut. Le plateau de la ressemblance évoque celle du fils avec le père, celui de la différence l’unicité du fils par rapport au père. Ce dernier n’est sur aucun des deux plateaux, mais sa présence verticale rassure en assurant leur horizontalité. À partir de cet équilibre, le fils peut grandir et son esprit se fortifier. Grandir, c’est bien entendu ajouter des poids sur chacun des plateaux en apprenant à ne pas surcharger l’un par rapport à l’autre : ce souci permanent de l’équilibre est du ressort de la conscience morale que fait naître le père afin d’accroître sa différence avec le fils. En effet, le monde de celui-ci s’élargit quand il grandit, ses nouvelles connaissances l’impliquant de plus en plus dans de nouvelles identifications de groupe, donc de ressemblance. À ces nouvelles identifications s’attachent de nouveaux noms, de groupes comme de personnes. Ces nouveaux noms peuvent coïncider avec ceux du père comme ils peuvent s’en différencier : en s’accroissant, la conscience morale se différencie également de celle du père tout en s’attachant à en préserver la ressemblance… sans laquelle la différence deviendrait conflictuelle, créant un déséquilibre de la balance.
_____Il est devenu un truisme d’affirmer qu’une société sans pères est une société sans repères. À l’extrémité de cette logique, il conviendrait d’y voir une société sans noms. Or, c’est exactement l’inverse qui se produit ! L’individualisme est moins le fruit d’une société sans pères que celui d’un excès de pères : plus exactement d’une quantité pharamineuse de faux pères dont la masse ombrageuse porte préjudice à la lumière des vrais pères. Le nom est rassurant : personnel, il identifie son porteur qui est lui-même et nul autre, et lui permet justement de se situer par rapport aux autres dans l’espace et dans le temps. [1] La tentation est alors grande de le multiplier : plus on identifie et plus on se rassure sur ce qui nous entoure. Mais l’excès de faux pères est le résultat direct de l’excès de noms : à trop nommer, on alourdit considérablement le plateau de la différence en atomisant les ressemblances. Le vrai père s’efface, et la conscience morale s’estompe. Afin de rechercher l’équilibre perdu, on va alors charger le plateau de la ressemblance en allégeant celui de la différence : on obtient ainsi une vraie différence qui se positionne comme une fausse ressemblance. La place est mûre pour les faux pères…

_____L’identification est le passage obligé de la détermination : le fils se détermine par rapport au père, indépendamment des liens affectifs qui peuvent d’ailleurs ne pas exister. Inversement, le père ne se détermine pas par rapport au fils, puisqu’il est son déterminant. C’est pourquoi le père inconnu laisse un vide qui peut être dramatique quand il n’est pas au moins comblé par un nom. Cette absence d’identité se polarise sur une unique détermination : la quête du père. Quête fragile s’il en est, parce qu’elle rend particulièrement vulnérable à l’imposture. En effet, si le vrai père ne se détermine pas par le fils, il n’en va pas de même pour le faux père : celui-ci tire au contraire sa légitimité du fils. À cet égard, on le distingue précisément à ce que lui a besoin de liens affectifs pour établir sa légitimité. Ces liens peuvent être positifs ou négatifs, mais leur absence déterminerait un échec de l’identification conduisant à dévoiler l’imposture.
_____En soi, la "médecine de l’âme" est radicalement incompétente à traiter d’une réalité qui dépasse infiniment toute médecine. Elle a donc contourné cette insurmontable difficulté en s’introduisant par effraction sur un terrain parallèle à celui de la raison : l’affectif. Cette notion est déjà présente en matière de médecine traditionnelle, mais reste contenue par une raison qui possède des moyens de vérification assez fiables pour qu’un diagnostic s’établisse sur l’équilibre entre la différence patente entre un état sain et un autre pathologique, et la ressemblance avec un cas similaire dont la "jurisprudence" médicale est assez précise dans le cadre de l’identification comme dans celui des traitements possibles. En ce sens, le médecin est un "père" parce qu’il donne un nom à la maladie. Ne se déterminant pas par rapport au "fils" –le patient-, ce nom est donc bien attribué à la maladie et non pas au malade : un médecin traditionnel qui franchit ces limites est un mauvais médecin qui présente les caractéristiques du charlatan, cherchant à compenser un manque d’assurance diagnostique par une surenchère affective afin de gagner l’adhésion de son patient.

_____Les grands font sentir leur pouvoir [3]. Vrai ou faux, parce qu’il est plus grand que lui, le père a un pouvoir sur le fils : vrai, il en use ; faux, il en abuse. Cet abus commence précisément quand l’identification affective prend le pas sur l’identification réelle, un état ponctuel –supputé ou existant- sur le nom réel. En ce sens, la lutte contre les discriminations sociales à l’encontre du handicap trouve sa justification dans le souci de distinguer le "fils" au-delà de ce qui le défigure intérieurement (pathologie acquise ou innée) et extérieurement (appareillages prothétiques compensatoires). Le "fils" lui-même participe de cette lutte, dans la mesure où il reste attaché à son identité qui transcende sa condition : accepter cette dernière, c’est déjà lui poser des limites en accordant au nom un pouvoir plus grand que ce qu’il désigne. Un vase ébréché reste un vase, non le support d’une brèche ! Inversement, refuser une condition réellement handicapante peut mener à aggraver le handicap : user d’un vase ébréché comme s’il ne l’était pas peut le fragiliser davantage jusqu’à le rendre impropre à tout usage. L’imposture offre ici peu de prise, tant on ne saurait feindre une jambe cassée, un chromosome en trop, un virus clairement identifié comme tel… ou l’horrible brèche du vase. Par conséquent, le refus de cette condition légitime l’intervention extérieur du "père" dont le pouvoir s’exerce dans l’amour, soit le désir de la croissance du "fils" en s’opposant à ce qui lui fait obstacle, voire à ce qui peut générer la régression. Au fond, il y va aussi de la pérennité du nom qu’il a transmis : nom qui transcende –rappelons-le- tout accident de la vie.

_____La "médecine de l’âme" opère un renversement total de cette perspective. Son pouvoir ne tient que par son conformisme au modèle décrit ci-dessus. En dépit de ses efforts pour distinguer [4] le "fils" de ce qui le défigure, la confusion reste de mise parce que ses modes identificatoires ne se fondent que sur de l’affectif. S’il y a souffrance chez le "fils", c’est la souffrance morale d’un excès affectif qui étouffe son identité réelle, non une "pathologie" d’ordre mental qui ne contribuera qu’à brouiller davantage les repères de cette identité. Le nom de cette "pathologie" va précisément se substituer à son vrai nom, invalidant artificiellement un faux malade sur un faux nom. Ici, le refus de cette condition devient légitime -et vital- chez le "fils" et non plus sur le "père". Le fils a ici le droit –et le devoir- de ne pas se déterminer par rapport au père, quitte à prendre du recul sur des liens affectifs existants qui ne sont d’ailleurs pas indifférents à une situation qui nuit à sa croissance comme à celle de ceux qui y participent. La structuration [5] en aval d’infrastructures à la source polluée par de fausses paternités relationnelles ne contribue en rien à rendre vrai ce qui est faux : c’est au contraire un nouveau faux nom [6, APR note 24] qui s’installe, destiné à fédérer par son déterminisme une multitude de faux pères qui se voient officiellement reconnus comme "vrais" en ayant gravement compromis la croissance du "fils" !
_____Le souci permanent de l’équilibre -du ressort de la conscience morale que fait naître le père afin d’accroître sa différence avec le fils- devient ici hors de propos puisqu’on ne saurait faire naître chez autrui ce qu’on fait mourir chez soi. La balance est non seulement faussée, mais sérieusement ébréchée. L’étonnement face au nom nouveau fait place à la trahison : ici non plus, il n’est pas question d’accueillir dans la famille quelqu’un qui porte ce nom-là.

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mercredi, 23 juillet 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)

Du repos des vacances à la retraite anticipée

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

_____Si l’abus de santé nuit à la méfiance [1], on peut toujours abuser du même passage d’Évangile [2]… et de l’art du copier-coller [3] : cela ne saurait toujours nuire qu’aux gens se voulant bien portants ! Ceux-là ont tant besoin de s’entendre marteler une Parole qui cultive chez eux une étonnante faculté de se volatiliser sitôt prononcée… Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. À qui le Fils veut-Il le révéler ? À ceux qu’Il est venu appeler : non pas les justes mais les pécheurs.[3] À ceux qui peinent sous le poids du fardeau de leur péché, mais aussi à ces innombrables tout-petits qui peinent sous le poids du fardeau écrasant du péché des autres, qui leur a été révélé en cachette par de faux sages et de faux savants leur ayant artificiellement rendu leur joug facile à porter, et leur fardeau, léger. Ceci au prix d’un surcroît de charge reposant exclusivement sur les épaules de ces tout-petits qui, seuls, sont priés de peiner sous le poids d’un joug extraordinairement difficile à porter… au nom d’une fausse douceur et fausse humilité de cœur ! Quand le faux est féminin et demeure invariable, il est l’outil [4] du faucheur qui, lui, se conjugue afin de mieux séparer : un cœurqui s’arrête n’hérite plus que de la douceur et de l’humilité définitives de la mort. Tôt ou tard, celle-ci emporte dans un sourire grimaçant les sages et les savants comme les tout-petits. Seuls ces derniers deviennent alors les premiers [5] à proclamer la louange du Père retrouvé, Seul Seigneur du ciel et de la terre. Aux autres qui ont eu pour "Père" le Dieu des morts [6] au travers de leur "trinité[7, note 12] de pacotille, ne reste plus qu’à la suivre en se laissant enterrer les uns les autres.[8] Ceux-là sont liés dans les cieux par tout ce qu’ils auront lié sur la terre,[9] sacrifices imposés à d’autres qu’eux-mêmes au nom de leur conception un tantinet nombriliste et corporatiste de la miséricorde [3]
_____En ce temps, le "gentil docteur" monopolise la parole : « "Père", saigneur [10] de la santé de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux tout-petits, tu l'as révélé aux sages et aux savants dont je suis le "doux et humble" représentant de commerce [11]. Oui, "Père", tu l'as voulu ainsi dans ta méchanceté [12] déguisée en souci [13] de la santé de l’autre [10, note 4]. Tout m'a été confié par mon "Père" ; personne ne connaît le "fils souffrant", sinon le "gentil docteur", et personne ne connaît le "gentil docteur", sinon le fils félon, et celui à qui le fils félon veut le révéler. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids de votre compte en banque, et moi, vous me procurerez le repas. Que le tout-petit prenne sur lui votre joug, devenez mes disciples, car je suis un "gentil docteur" doux et humble de cœur… pour le fils félon, et vous trouverez le repos. (Le "fils souffrant" aussi, mais à plus long

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dimanche, 06 juillet 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)

Le tout-petit vient sans argent…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-27. (*)(*)(*)(*)(*)
(Saint Donald)
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

______Est-ce bien aux sages et aux savants que l’on va confier le soin d’identifier celui à qui le Fils veut le révéler ? Trop matures, ils ont passé l’âge de jouer à cache-cache : laissons cela aux tout-petits, veulent ainsi ceux qui proclament leur louange… aux sages et aux savants, pas à ces tout-petits qui n’y connaissent rien sinon ce qu’on veut bien leur révéler.
______Ce temps-là relève-t-il donc de l’histoire ancienne ? Les savants sont-ils devenus si sages –à moins que ce ne soient les sages qui soient devenus savants- que ce qui leur était caché leur a à présent été révélé ? Ce que le Père a voulu hier dans Sa bonté, Il ne le veut plus aujourd’hui ? Qui donc leur aurait confié cette révélation ? Personne, à moins d’être du Père, du Fils ou de celui à qui le Fils veut le révéler : une telle attitude ne porterait guère la marque du tout-petit

______Cette louange de Jésus au Père, Seigneur du ciel et de la terre, intervient sitôt Ses reproches aux villes de Corazine et de Bethsaïde [1], malheureuses de sages et de savants. Non qu’il faille mépriser toute sagesse et science en proclamant la louange de l’ignorance, mais sans doute ne s’étaient-elles pas converties, fortes de leurs connaissances humaines leur cachant le sens de la plupart des miracles qui ont eu lieu chez elles. Ce sens n’a été révélé qu’aux tout-petits de ces lieux, à savoir ceux qui en ont bénéficié de l’intérieur : les possédés, malades et infirmes, tous ceux qui sont passés de la connaissance à la reconnaissance à l’égard du Fils, donc du Père. Sages et savants se rangeaient déjà du côté des "bien-portants" [2, APR note 20], trop grands de leur personne pour ne pas être dotés d’une solide condescendance à l’égart du tout-petit.
______Est-ce à dire qu’il faille observer quelque régression infantile pour se voir révélé ce qui est caché aux autres ? À l’image de ce qui avait été répondu à Nicodème [3], il s’agit moins de régresser que de renaître : de se mettre à l’école des enfants en leur ressemblant [4] dans l’aspect du fils attendant tout avec confiance de la bonté du père, se sachant lui-même ni sage ni savant.

______Voilà une attitude presque instinctive, tant on la retrouve communément dans tout aveu d’ignorance. Ne pas connaître ce qui est caché peut susciter une telle curiosité que grande est parfois la tentation de recourir à de faux pères [5] auprès de qui on s’enquiert de quelque révélation : en tête de peloton, ceux qui se font connaître dans leur apparente bonté, pétrie de bonnes intentions. Si Jésus proclame la louange de son Père, c’est suite non à des intentions mais à des actions concrètes menées auprès de centaines de possédés, malades et infirmes délivrés de leur mal [6], ayant incarné les fruits du salut [7, note 4] sur eux-mêmes : la proclamation de la Bonne Nouvelle du Royaume fait ce qu’elle dit, le Père confirmant le Fils. Celui à qui le Fils veut le révéler ne s’en trouve que mieux, pourvu qu’il associe connaissance, renaissance et reconnaissance.
______Les fruits cueillis au mauvais arbre [7, note 2] ne s’en reconnaissent pas moins [8]. Ils amorcent une descente vertigineuse, révélant des tout-petits non pas renaissants mais régressifs, voire agressifs : grands jouant à cache-cache avec eux-mêmes pour avoir beaucoup proclamé la louange de sages et de savants : en tête de liste, les psychodépendants, faux humbles ayant voulu se faire révéler ce qui leur est caché, pourvu que cela proclame leur louange. Or, personne ne connaît le fils, sinon le père : un faux père engendrera un faux fils qui deviendra lui-même un faux frère ne connaissant que lui-même. Se mettre à lui faire des reproches [1], c’est "l’agresser", faire montre de "violence" verbale, psychologique ou autre : on intente –ou menace d’intenter- des procès [9, AV note 23][10, APR note 20] pour de telles bagatelles. Et chacun sait qu’un procès est une action de grande personne… c’est-à-dire de tout-petit cherchant à protéger son misérable pâté de sable [11]. À cet effet, il se confie aux soins de sages et de savantes de la justice, teigneuses de la terre [12] et du sous-sol, révélant au monde entier [13] ce qui est bel et bien caché aux sages et aux savants ! Ce faux tout-petit, lui, ne vient pas sans argent [14]. Il a cependant de commun avec le vrai cette inconscience quant aux conséquences de ses actes : il préfère ne pas les connaître et les faire supporter à la collectivité [15], à la mesure de ce qu’il ne supporte pas de ce qu’il se cache. Il l’a voulu ainsi dans sa méchanceté [16, note 18], celle-ci restant cachée à ceux qui ne la subissent pas… voire la partagent.[17] Les tout-petits ne se marient pas : s’ils ne veulent pas se rendre trop malheureux, ils doivent attendre sagement de grandir un peu…

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Une cockerinade par jour

Trois groupes de militaires, de gendarmes et de policiers s’ennuyaient. Ils décidèrent alors de faire un concours de chasse au plus gros lapin. Les militaires partirent et ramenèrent un beau gros lapin d’un moins 3 kg. Les gendarmes à leur tour ramenèrent aussi un lapin, mais hélas d’à peine 2 kg. Au tour des policiers. Une heure passée, deux heures passées… trois heures, quatre heures… Les militaires et les gendarmes commencent à s’inquiéter et partent à leur recherche. Ils trouvent les policiers autour d’un cochon qu’ils sont en train de passer à tabac, en le bastonnant sans merci et en répétant à tour de rôle :
- Avoue que t’es un lapin !

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mercredi, 15 juillet 2009 | Lien permanent

C’est pour le monde que certains plient.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11.
Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé. Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. »

_____À l’heure où Jésus va être livré aux griffes de ses prédateurs, Il a mieux à faire que de baisser les yeux devant les chacals bien-pensants qui vont Le déchiqueter : il leva les yeux au ciel. Il n’est pas venu pour se justifier, mais pour justifier son Père. L'heure est venue que le Père glorifie à Son tour le Fils. Ce n’est pas à la manière du monde qu’Il Le glorifie : on ne sait que trop combien cette manière répond à ses œuvres, qui vont contre l'œuvre que le Père avait confiée au Fils.
_____Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Jésus étant sur le point d’être livré, Son souci premier est moins d’échapper à ses adversaires que de protéger ceux qui vont être appelés à poursuivre son œuvre. Le disciple n’est pas au-dessus de son Maître : lui aussi aura à affronter les hyènes rieuses. Livré à lui-même, il est condamné d’avance. À l’heure où Jésus va être livré, Il livre donc ses disciples au Père : Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. On le sait : personne ne va vers le Père sans passer par moi. [1] C’est dire que moins que jamais, le Père ne saurait se trouver dans la surenchère aux génuflexions. [2] Il se trouve uniquement chez ceux qui ont gardé fidèlement Sa parole, sans RIEN y ajouter ou retrancher. Ceux-là reconnaissent  que tout ce que le Père a donné au Fils vient de Lui, car Il leur a donné les paroles que son Père Lui avait données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que le Fils est venu d'auprès de Lui, et ils ont cru que c'était Lui qui L'avait envoyé. Par conséquent, à Sa suite, ils SE RECONNAISSENT entre eux comme frères d’un même Père. Ensemble, ils sont plus forts dans le monde pour être gardés par le Père dans la fidélité à Son nom qu’Il a donné en partage, pour qu’ils soient un, comme Eux-mêmes.

_____Il suffit aujourd’hui d’introduire la notion de "santé mentale" et tout ce bel ordonnancement vole en éclats. Alibi des faux frères, l’inoculation du doute "psychique" est un puissant ferment de brisure de l’unité. De par sa double définition, il ne repose en rien sur quelque assise rationnelle : c’est là une cellule cancérigène de la foi. Le faux frère est bien entendu celui qui se trompe de Père : pour lui, c’est l’autre qui se trompe de Père ! Le faux frère est celui qui est non seulement dans le monde, mais qui épouse l’esprit du monde (cet esprit pour lequel le Fils NE PRIE PAS.) C’est dire qu’il trouvera sans difficultés toutes les complicités du monde. Ensemble, ils sont plus forts… mais cette force s’opère cette fois au détriment de celui qui se garde dans la fidélité au nom du Père. Seul contre tous, on a beau jeu de "déceler" une "souffrance psychique" dès qu’on cherche à se défausser de de cette situation avec quelque vivacité : le "vrai" frère devrait être celui qui se coule dans le moule des faux. Grâce à la notion de "santé mentale", le chrétien n’est plus attaqué en tant que tel. Mieux encore : il est attaqué par d’autres chrétiens [3], ce qui les rend d’autant plus insoupçonnables :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,13-16.
Mais, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera. Si l'on vous insulte à cause du nom du Christ, heureux êtes-vous, puisque l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. Si l'on fait souffrir l'un de vous, que ce ne soit pas comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur. Mais si c'est comme chrétien, qu'il n'ait pas de honte, et qu'il rende gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien.

_____La lettre de saint Pierre résonne dans le vide : elle devient une lettre MORTE. Officiellement, on n’insulte plus à cause du nom du Christ : la nature du combat serait trop simple à identifier, le chrétien de parole trop facilement repéré. En déplaçant le combat du spirituel au "psychique", le faux frère gagne sur tous les tableaux. Il fait semblant de ne pas remettre en cause le nom du Christ, se libérant ainsi par avance du poids de sa culpabilité. Il s’assure la collaboration d’autres faux frères : la culpabilité partagée n’en sera que plus légère pour chacun. Il interdit enfin toute DÉFENSE de la part du frère tenu pour dissident : toute velléité allant en ce sens sera systématiquement interprétée comme une "confirmation" de sa dissidence tenue pour "pathologique", d’un refus de sa "souffrance"… ce qui n’est pas chrétien ! De plus, nul ne pourrait affirmer qu’on le fasse souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur. Au contraire ! On veut le "préserver" d’être un meurtrier, voleur, malfaiteur, ou dénonciateur …ce que révèle à n’en pas douter son "potentiel pathologique". Étrange "préservation" qui fait des faux frères des meurtriers spirituels, des voleurs de vie intérieure, des malfaiteurs qui se déguisent en "bienfaiteurs", enfin les dénonciateurs d’une "pathologie" fantasmatique. (Le premier de ces dénonciateurs "va bien" : encouragé et cautionné par les siens, tout lui sourit. Le dénoncé, lui, "va mal" : puisqu’il se rebiffe il signe sa "déchéance mentale" ; il a nécessairement tort, puisque il est seul contre tous. Degré zéro de l’intelligence…[5] ) Comme chrétiens de parole, toute honte bue, ils rendent gloire à LEUR "Dieu" à cause de leur nom de "chrétien" « PVA ». Qu’on ne leur parle pas de déni de leur combat spirituel : chacun sait que c’est là une tentative du dissident de se débarrasser à bon compte de son "déni de souffrance" ! Comme il existe un Q.I. (quotient intellectuel), on se garde bien de concevoir un Q.S. : quotient spirituel. Il serait pourtant beaucoup plus simple à établir que son homologue : UNE SEULE question y suffirait. Celle de la sortie de messe, par exemple… [6] Mais, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera. Non seulement le « PVA » ne communie PLUS aux souffrances du Christ, mais il Lui en rajoute avec une insolente bonne conscience ! L'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.[5] Nous y sommes ! Au nom de "l’amour" –c’est-à-dire, de la "santé mentale"-, tout lui est permis sans qu’il ne subodore une seconde PIÉTINER le nom de chrétien. Il croit communier aux souffrances du Christ en "décelant" une "souffrance" chez autrui, surtout pas chez lui. Alors il se réjouit, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand la gloire du « PIA » se révélera. Joie de ce monde : autrement dit, "joie" terrestre de la courte vue des "lendemains qui chantent". Le Q.M. (quotient mémoriel) est-il également à l’ordre du jour ? L’Histoire ne se répète qu’à proportion du degré ZÉRO de ce quotient, "devoir" ou non.

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dimanche, 04 mai 2008 | Lien permanent

Laquelle d'entre vous jetterait la pierre à un époux qui lui demande du pain ? ou un poison, quand il lui demande un poi

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,7-12. (*)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait: "Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvrira. Lequel d'entre vous donnerait une pierre à son fils qui lui demande du pain ? ou un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes."

_____« Pour celui qui frappe, la porte s'ouvrira. » Oui mais… celui qui frappe à la porte après avoir fait aux autres ce qu’il aurait voulu qu’ils fassent pour lui, ou après ne pas leur avoir fait ce qu’il n’aurait surtout pas voulu qu’ils lui fassent [1, note 13] : ce ne serait plus frapper à la porte, mais avoir frappé son frère ! « Frappez, la porte vous sera ouverte. » La formule ne vient qu’après : « cherchez, vous trouverez », elle-même suivant immédiatement : « Demandez, vous obtiendrez ». C’est dire que la porte est ouverte à qui a d’abord demandé [2, note 14] puis cherché. Frapper à la porte sans avoir demandé ni cherché, c’est avoir laissé de côté ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes ; en conséquence, c’est s’exposer à s’entendre répondre : 'Je ne sais pas d'où vous êtes.' [3] Mais que faut-il demander puisqu’on ne le sait pas toujours ? Nous non, mais le Père oui ![4, APR note 1] N’est-ce pas frappant ? Il faut le chercher. Tant que l’on n’aura pas cherché l’objet de cette demande, on ne risque pas de le trouver. Celui qui dit avoir trouvé sans avoir cherché n’est pas un chanceux : c’est un menteur et un imposteur. Ce peut également être un voleur [5] quand il déclare avoir trouvé la clef d’un autre qu’il lui a dérobée par sa prétention à répondre à un besoin qu’il n’a pas demandé. Ce qui n’est pas à confondre avec les rapports normaux entre père et fils : même mauvais, le père sait mieux que le fils ce dont il a besoin : il use légitimement de son autorité [6, note 1] à donner à son fils, en anticipant sur la demande de ce dernier, encore enclin à confondre envie et besoin. En ce sens, il sait donner de bonnes choses à ses enfants.

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_____Le voleur, lui, se confond avec le faux père [7]. Non seulement il est mauvais, mais il ne sait plus donner de bonnes choses. Il ne sait plus qu’être méchant [8, notes 7 à 9]. Lequel d'entre vous donnerait une pierre à son fils qui lui demande du pain ? Le voleur, quitte à être convaincu de donner du pain quand il donne une pierre. Mais ce n’est pas lui qui mange ce "pain". Lequel d'entre vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? Toujours le voleur, les écailles sur les yeux lui faisant confondre les écailles animales… Ici encore, ce n’est pas lui qui reçoit un venin qui n’a évidemment pas été demandé. Combien le Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Encore faut-il Lui demander à Lui, et non à des faux pères charmeurs de serpents.[9][10][11][12]

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Livre d'Esther 14,1.3-5.12-14.
La reine Esther, dans l'angoisse mortelle qui l'étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Elle priait ainsi le Seigneur Dieu d'Israël : « Mon Seigneur, notre Roi, c'est toi le seul Dieu ; viens me secourir, car je suis seule, et je n'ai pas d'autre secours que toi, et je vais risquer ma vie. Depuis ma naissance, j'ai entendu répéter, dans la tribu de mes pères, que tu as choisi Israël de préférence à toutes les nations, et nos pères de préférence à tous leurs ancêtres, pour en faire à jamais un peuple qui t'appartienne, et tu as fait pour eux tout ce que tu avais promis. Souviens-toi, Seigneur ! Fais-toi connaître au moment de notre détresse ; donne-moi du courage, toi le roi des dieux, qui domines toute autorité. Mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion, et change son cœur : qu'il se mette à détester celui qui nous combat, qu'il le détruise avec tous ses partisans.  Délivre-nous par ta main, viens me secourir car je suis seule, et je n'ai que toi, Seigneur, toi qui connais tout. »

Livre détestable 14,1.3-5.12-14.
La reine des K (fait inné ?), dans l'angoisse mortelle qui l'étreignait, chercha refuge auprès du Docteur. Elle priait ainsi le saigneur [13] Docteur de Raihël [14] : « Mon saigneur, notre roi de la "santé", c'est toi le seul Docteur ; viens me secourir, car je suis seule, et je n'ai pas d'autre secours que toi, et je vais risquer ma vie face à un affreux monstre gluant [15]. Depuis ma naissance "sanitaire", j'ai entendu répéter, dans la tribu de mes faux  pères, que tu as choisi Raihël de préférence à toutes les nations, et nos faux pères de préférence à tous leurs ancêtres [16, note 2], pour en faire à jamais un peuple qui t'appartienne, et tu as défait pour eux tout ce que tu avais promis. Souviens-toi, saigneur ! Fais-toi connaître au moment de notre détresse ; donne-moi encore plus de peur au ventre, toi le roi des dieux [17, note 18], qui domines toute autorité [18, note 12][19]. Mets sur mes lèvres un langage disharmonieux quand je serai en présence de ce fauve psychique [19, note 28], et change son cœur de chair en cœur de pierre : qu'il se mette à détester Celui qui nous combat en nous fermant la porte aux orteils [3], qu'il Le détruise [20] avec tous ses partisans du salut [21, APR note 24], anti-sanitaristes primaires. Aliène-nous par ta main, viens me secourir car je suis seule, et je n'ai que toi, Docteur, toi qui connais tout. »

La_bande_a_Baader_grande.jpg_____Ce qui caractérise le chef de bande des voleurs, c’est son "autorité" de faux père… tous sexes confondus, parité oblige. Par cette "autorité", il "trouve" les "besoins" des autres sans les chercher. On lui demande pour un autre ? On obtient. On vient le chercher ? On le trouve. On frappe à sa porte ? Elle est ouverte. On lui demande son secours pour donner une pierre à qui demande du pain, un serpent à qui  demande un poisson ? Si donc, ceux qui sont méchants savent donner des choses détestables à leurs enfants, combien plus leurs faux pères qui sont aux cieux de leurs "autorités" respectives donneront-ils des choses détestables à ceux qui les leur demandent ! Pire : ils leur vendront au prix fort !!!
_____On connaissait déjà la monstrueuse "hospitalisation" à la demande d’un tiers [1, note 15][22], se fondant hypocritement sur un "besoin" anticipé, prétendument sanitaire, quand elle n’est qu’un puissant camouflet à tout sens de l’hospitalité, s’agissant de fermer à double tour une porte à quelqu’un que l’on frappe sur demande d’un tiers qui ne voudrait surtout pas que les autres en fassent autant pour lui.
_____On connaît à présent l’envers de la même médaille, ne soulignant que trop la méchanceté de son endroit. Avec le faux alibi "sanitaire", on peut encore feindre de donner de bonnes choses à ses enfants. Cela devient plus problématique en direction de l’époux et père qui ouvre publiquement depuis longtemps la porte de l’information sur ce faux alibi. Toute velléité en ce sens ne contribuerait qu’à valider cette information… s’il en était encore besoin. Mais le faux alibi a néanmoins participé du vol public de l’autorité du père par des pères si faux qu’ils se sont crus autorisés à se constituer "mères" de substitution, "prenant en compte l’intérêt d’une famille et la protection d’enfants" [23, APR note 37] qu’elles n’ont jamais ni vu ni entendu, pas davantage que leur père dont elles savent VOLER l’autorité au nom d’une loi qui n’existe pas… et d’un besoin de justifier leurs moyens d’existence. La loi sur le divorce ? Elle existe, mais il y a un avocat qui n’existe pas [24]… et un « défendeur » non plus, puisque réputé NON COMPARANT à la moindre audience ! Faux alibi. La loi sur l’expulsion locative ? Elle existe aussi, mais il y a un « locataire » qui n’existe toujours pas, contrairement au co-propriétaire. Cherchez l’erreur, et vous ne trouverez qu’elle : aussi visible que le gros nez rouge au milieu de la figure du clown. Faux nez d’archi-faux alibi ! Voilà ce que dit toute l'écriture juridique : la loi et les "professionnelles". Au fond, il serait moins risqué de la confier à des amateurs [25] : moins enfermés dans leur tour d’ivoire, ceux-là sauraient peut-être encore donner du pain à qui demande du pain, du poisson à qui demande du poisson… en somme, de la justice à qui demande de la justice !

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_____En attendant, la loi prévoit la ci-derrière HDT. En cas d’échec de cette pseudo-procédure, reste donc ce qui lui ressemble comme une sœur dans l’esprit : EDT (expulsion à la demande d’un tiers), présentant l’inconvénient majeur de se "limiter" aux locataires, aux squatters [26] et aux étrangers en situation dite irrégulière. Concernant les propriétaires, le vide juridique reste tenace ! "Attendu d’ailleurs que le Juge aux Affaires Familiales s’est expliqué sur ce délai de deux semaines, accordé à Mister K, pour quitter le domicile conjugal." [23, APR note 37] Mister K, lui, attend TOUJOURS avec empressement ces fameuses "explications", d’autant qu’elles sembleraient le concerner en premier chef !!! Bien sûr, il n’attend pas moins celles de la Juge aux référés qui se fera certainement un plaisir de lui "expliquer" par quel tour de passe-passe un époux pourrait remettre la main sur le "contrat de location" d’un domicile conjugal dont l’acte de vente certifié existe certainement dans les archives d’un notaire local, au nom de Mister et Mrs : les squales de la loi auront du mal à le faire passer pour "squatter". Quant à "l’étranger", la mairie de son lieu de naissance saura tout autant délivrer l’acte ad hoc démontrant que son peu d’accent n’est pas seulement dû à un don inné des langues… Ne reste plus que l’"explication" de la demande formulée par la bien-nommée demanderesse. L’obstination du ministère public à satisfaire cette demande -dont les tenants et les aboutissants sont quotidiennement suivis par des centaines de gens dans le monde entier [27]- conduit à deux hypothèses :
1°) Mrs K a été secrètement couronnée reine du tribunal de minuscule instance d’Orléans ; ce qui explique que tout son personnel soit à ses pieds, sa demande ayant valeur de loi, qui domine toute autorité. Il est à craindre que non moins secrètement, Mister K ait été nommé fou de la reine

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2°) dans l'angoisse mortelle qui l'étreint, le tribunal de minuscule instance d’Orléans tourne lui-même fou. Auquel cas il n’a pas besoin de Mister K, qui présente officiellement sa démission à la reine. Mais sa démission de fou seulement

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Une cockerinade par jour

Dans un cabinet d'avocats, la standardiste répond au téléphone :
- Ici le cabinet d'avocats SCP LEGRAND LEGRAND-LEJOUR PONTRUCHÉ, bonjour.
- Bonjour. Pourrais-je parler à Nana ?

- Ah, je suis désolée ; mais maîtresse Nana a été expulsée hier...
Là-dessus, la personne à l'autre bout du fil raccroche directement. Dix secondes plus tard :
- Ici le cabinet d'avocats SCP LEGRAND LEGRAND-LEJOUR PONTRUCHÉ, bonjour.
- Bonjour. Pourrais-je parler à Nana ?
- Je suis désolée, mais maîtresse Nana a été expulsée hier...

Là-dessus, la personne à l'autre bout du fil raccroche aussi sec. Dix secondes plus tard :
- Cabinet d'avocats SCP LEGRAND LEGRAND-LEJOUR PONTRUCHÉ, bonjour.
- Bonjour. Pourrais-je parler à Nana ?
(la standardiste reconnaît la voix cette fois-ci)
- Monsieur, cela fait déjà deux fois que je vous dis que maîtresse Nana a été expulsée hier... Je pense que vous avez compris maintenant.
- Oh oui oui, j'ai très bien compris. Mais j'aime tellement vous entendre m'annoncer cette nouvelle.

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jeudi, 05 mars 2009 | Lien permanent | Commentaires (6)

Été assis en cercle de famille

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,31-35.

Comme Jésus était dans une maison, sa mère et ses frères arrivent. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. »

_____Si la famille est la cellule de base de la société, en tant qu’elle est le lieu privilégié de l’éducation et de l’ouverture à l’autre, elle n’en reflète pas moins les divers avatars : frictions, conflits d’intérêts et autres obstacles à une saine croissance. [1] La percevant souvent comme le lieu de repli idéal face à l’ennemi extérieur [2], cocon protecteur, on oublie un peu vite que toute cellule –fût-elle parée des plus belles vertus- ne vit pas sous cloche aseptisée : en conséquence, elle est potentiellement cancérigène. Sans aller jusqu’aux excès fortement médiatisés d’affaires de type Fritzl [3], la famille a toujours été le lieu de ces "secrets" qui font le bonheur des romanciers.
_____« Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. » Les frères ont bien entendu le sens des cousins et autres "valeurs ajoutées" qui faisaient des familles orientales des cellules plus larges que celle que nous connaissons sous nos latitudes occidentales. Qui cherchent-ils, cette mère et ces frères ? Jésus en tant que fils et frère, ou Jésusen tant que représentant éminent de la loi de l’amour ? Le cherchent-Ils dans un esprit de captation, comme en était tentée Marie Madeleine ? [4] Ou le cherchent-Ils afin de répondre à la volonté de Dieu ? Celui-là est Son frère, Sa sœur, Sa mère. Est-ce à dire qu’Il rejette ainsi sa filiation humaine ? Au contraire, Sa mère n’est-elle pas placée ainsi aux premières loges, elle qui mieux que personne a su acquiescer à la volonté de Dieu [5] contre toute vraisemblance humaine ?

_____« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. » C’est dire que Jésus ne fait pas de la famille une sorte de casemate inexpugnable, hermétiquement isolée du monde extérieur, rassurante parce que dispensant de tout combat. Ce n’est pas la paix –fût-elle domestique- qu’Il est venu apporter, mais le glaive ![6] Quand l'homme est séparé de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère, quand on a pour ennemis les gens de sa propre maison, on ne saurait voir là une apologie vibrante des valeurs familiales en butte aux margoulins sans foi ni loi qui les menacent du dehors. Si la famille est le lieu par excellence de l’identification personnelle [1], elle n’est pas toujours une valeur sûre quand elle se fait le sujet d’un repli identitaire : les questions d’héritage ont souvent le mérite de faire craquer bien des vernis !… Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi : il s’agit moins de ne plus aimer l’un au profit de l’Autre que d’aimer plus Celui qui donne la vie éternelle en héritage. [7] Aimer son père ou sa mère, son fils ou sa fille : les païens n’en font-ils pas autant ? Ce n’est jamais qu’aimer ceux qui vous aiment,[8] se satisfaire ainsi d’une soumission passive à un état certes agréable mais néanmoins acquis sans mérite personnel. Or, faire la volonté de Dieu consiste précisément à la chercher sans relâche par un acte de volonté personnelle, celui-là même qui en appelle à l’usage de la liberté et de la responsabilité personnelles. [9, APR note 14] Dans cette optique, la famille est un point de départ et non un lieu d’arrivée… abstraction faite des périodes de vacances qui autorisent quelque élargissement ponctuel, voire un certain ressourcement, précieux dans une civilisation atomisée.
_____Quand on a pour ennemis les gens de sa propre maison, que la famille écrase le roseau froissé, éteint la mèche qui faiblit [10] quand elle devrait la ranimer, elle perd naturellement ces vertus fondamentales, constituant à l’inverse un obstacle à toute croissance personnelle. Ce qui se vérifie tout particulièrement -on s’en doute- au sein de la famille contaminée [11] par le virus de la "santé mentale" la mutant à dessein en groupe privilégié de pression à l’encontre de l’un de ses membres, parce que naturellement plus encline à l’affectif [1, APR note 4] qu’au rationnel. À moins d’être congelée [12], la vie n’est pas figée. Rien n’interdit donc de concevoir qu’un vrai père soit parfois "faux", voire qu’un faux père soit parfois "vrai" ! Aimer plus Celui à qui tout a été confié par Son Père [13] est encore le plus sûr moyen de ne pas être renié devant Celui qui est aux cieux [14]

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mercredi, 23 juillet 2008 | Lien permanent

Ne permets pas à l’insoumise d’être délivrée du mâle…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15. (*)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : "Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne ­|permets pas que nous soyons soumis| à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes.

_____Où l’on retrouve une distinction substantielle entre le besoin et la demande.[1, note 32] Les païens demandent beaucoup : ils rabâchent, s'imaginant qu'à force de paroles ils seront exaucés. Mais savent-ils de quoi ils ont besoin ? Il semble que non, puisque les imiter conduirait à ne pas le savoir non plus. Il est plus aisé de savoir ce qu’on demande avant même de s’être interrogé sur les réels besoins. Mais pourquoi demander au Père puisqu’Il sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé ? Lui oui, vous non ! Le Père n’a besoin de rien, se suffisant à Lui-même : nonobstant, Il demande qu’on Lui demande. Parce que le disciple, lui, ne se suffit pas à lui-même : lui demeure insatiable en besoins… et en demandes quand il rabâche. Ne pas rabâcher, qu’est-ce sinon formuler une demande qui soit en adéquation avec un besoin ? L’adéquation de l’envie avec la demande est naturellement plus spontanée ! L’une est épidermique, et relève de la conscience mentale [2, APR note 16] quand l’autre est plus analytique. En soi, du reste, l’envie n’est ni bonne ni mauvaise : rien n’empêche qu’elle soit comme un révélateur du besoin. Mais rien n’empêche non plus qu’elle révèle toute autre chose, comme ne vouloir faire que sa propre volonté, prendre le pain de l’autre, ne pas lui remettre ses dettes, se laisser soumettre à toute sortes de tentations (l’envie à l’état pur), notamment celles de ne rien pardonner [3, note 28]… ou la complaisance dans une confusion anesthésiante entre envie et besoin. L’envie devient alors stérilisante, au contraire du besoin qui se distingue en ce qu’il féconde et fait germer.

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Livre d'Isaïe 55,10-11.
Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.

_____C’est bien la pluie et la neige qui abreuvent la terre ; non les paroles, aussi rabâchées soient-elles. Ce qui revient sans résultat signe l’émergence de demandes n’ayant pas exprimé un réel besoin, comme peut l’être la semence pour le semeur ou le pain pour celui qui mange. À quoi bon demander de l’eau et de la neige si on ne sait pas les redistribuer aux hommes qui en ont besoin ? C’est comme demander à être pardonné quand on ne pardonne pas aux hommes, demander à être remis de nos dettes quand nous ne les avons pas nous-mêmes remises à ceux qui nous devaient.
_____Votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé. En effet, le propre du père est de mieux savoir que l’enfant ce dont ce dernier a besoin : de l’éduquer au-delà de ses envies, soit de l’aider à identifier celles qui expriment un besoin qui, satisfait, revienne avec un résultat tangible qui favorise sa croissance. Le faux père [4], lui, laisse libre cours aux envies en les identifiant lui-même comme des besoins. Chez lui, la demande est rarement en adéquation avec le besoin, parce qu’elle est le besoin. Revenant sans résultat, sans avoir fait ce qu’il veut, sans avoir accompli sa mission, il n’a d’autre ressource que de rabâcher comme un païen, c’est-à-dire de multiplier la demande… en divisant la satisfaction de réels besoins. Ce qui augure d’une stagnation de la croissance chez l’enfant, voire d’une régression [5, APR note 19] chez l’adulte, sur lequel la volonté de la terre s’oppose à celle du ciel. Dès lors, ses dettes lui sont remises comme –c’est-à-dire, à la hauteur de- ce qu’il les a remises à ceux qui lui devaient. Ni plus, ni moins.

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Une cockerinade par jour

Une femme demande à une avocate :
- Quel est le montant de vos honoraires ?
L'avocate lui répond qu'il est de 666 € pour trois questions. La femme lui demande alors :
- N'est-ce pas un peu excessif ?
Et l'avocate lui répond :
- Non. Quelle est votre troisième question ?

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mardi, 03 mars 2009 | Lien permanent | Commentaires (2)

Attention : le pain de vie est SANS devis

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51.
« Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

_____L’amour de la loi [1], lui, est parfaitement assimilé… et il n’est pas perdu pour tout le monde. Et de citer à nouveau l'Écriture et la loi de Moïse. Moins que jamais cette loi n’est-elle abolie : plus que jamais est-elle réorientée en fonction de la loi de l’amour, cette seule loi donnant le pain venu du ciel. C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel : Sa Boulangerie est ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre… même le dimanche (et pas… QUE le dimanche). Elle est ouverte au PRÉSENT.[2]
_____Un rappel de commentaire n’est jamais que l’écho de ce pain de vie qui se rappelle à nous depuis quelques jours. Le rappel ? Les disciples s’y sont bien essayés, avec force loi de Moïse. Le pain de vie ? Leurs aïeux l’ont bien connu, avec la manne du désert. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts. En somme, ils ne sont plus là pour en parler : ce sont eux qui ont été rappelés ! Un "pain de vie" qui concerne des morts manque un peu de crédibilité : non qu’il les aient tués, mais cela date un peu. Surtout, cette manne ne pouvait pas déclarer : Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. Certes, elle était un produit du Boulanger. Mais elle N’ÉTAIT PAS le Boulanger.[3]

_____Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. En un mot, si l’on attend de voir le Père pour y croire [4], on peut d’ores et déjà prendre son billet pour l’orphelinat. Il existe heureusement une alternative plus réjouissante : l’incarnation du Père. Cette incarnation ne saurait cependant contredire la foi, ce qui serait le cas si le Père se voyait : personne n'a jamais vu le Père, ni autrefois ni aujourd’hui. Un Père sans Fils n’a aucun sens : s’Il implique ce Fils, le Fils explique le Père. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient au Fils. Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Le Fils étant Un avec le Père, l’instruction prolonge l’écoute en l’approfondissant. L’écoute ne se voit pas (!), l’instruction si. Cette dernière structure la chair. Par l’Esprit, l’écoute oriente l’esprit en fonction de cette Unité entre Père et Fils.
_____Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi. C’est dire qu’inversement, la foi ne saurait se satisfaire des SEULES joies de l’esprit : elles ne nourrissent guère leur homme ! C’est dire également que la foi est moins un acte volontaire (intérieur par la seule raison, extérieur par des contraintes de tous ordres : familiale, sociologique, culturelle etc.) qu’une attirance par ce qui ne se voit pas. Qui dit attirance dit attraction. Qui dit attraction dit… distractions. Ce qu’on voit contribue grandement à nous distraire de ce qu’on ne voit pas. D’où l’immixtion discrète de ce qui ne se voit pas dans ce qui se voit.

_____Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Si le pain vivant est descendu du ciel, il devient donc à notre portée tout en demeurant du ciel. Un peu comme le chèque que l’on signe : ce n’est qu’un morceau de papier à notre portée représentant une somme d’argent qui, elle, est "du ciel"… de notre banquier. L’analogie s’arrête là : le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. Par deux fois, il est question de don. Même s’il se fait désagréable en gratifiant le client de quelques agios, il ne viendra à l’esprit d’aucun d’aller dévorer son banquier. (Surtout s’il porte l’emblème du lion : ce serait le monde à l’envers…) C’est que lui ne donne pas… et sa chair encore moins ! Lui n’a pas la prétention de descendre du ciel, et n’est pas très favorable à l’échelonnement éternel de mensualités de remboursements.
_____Pour que le monde ait la vie, il lui faut être nourri. Si la foi ne saurait être ingérence, elle est nonobstant ingestion : le pain qu’on laisse de côté finit par se rassir… et retourner d’une certaine façon au ciel : seuls les oiseaux en veulent encore.
_____Si le Boulanger est Unique, le monde ne l’est pas ! Afin de nourrir toute cette foule qui cherche Jésus [5], il convient de ne pas se satisfaire d’une seule Boulangerie. La proximité est aussi un facteur de fidélisation : il n’est pas très enthousiasmant d’effectuer des kilomètres pour aller chercher son pain. De même que celui-ci se multiplie [6], il faut bien multiplier les succursales. Mais toutes sont de la même enseigne : celle du Boulanger qui se donne [3]. Certes, toutes subissent la concurrence d’autres enseignes proposant un "produit" similaire… voire un "produit" complémentaire. Ce qui tombe bien : pour celles-ci, il faut en effet cotiser à une bonne mutuelle si l’on ne veut pas finir sur la paille. Certains de ces faux boulangers ont même tendance à trouver cette paille trop propre : on les reconnaît [7] à ce qu’ils ne laissent derrière eux que du fumier. Or, la demande du client ne consistait pas nécessairement à rechercher de l’engrais : au moins contribue-t-il à engraisser cet étrange "boulanger" qui se fait une spécialité dans la culture des mauvaises herbes…

_____Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. Quand le Boulanger prend ainsi la peine de se donner en s’incarnant, Il sollicite autant nos sens charnels que notre esprit. Celui qui ne sollicite QUE notre esprit -ou inversement QUE notre chair- n’est qu’un pâle imitateur. Il est vrai que le "docteur" es fumier a trouvé la parade : il agit sur l’esprit par le corps. Il donne à la chair de son client tout ce qu’il faut pour qu’il n’ait plus la vie de l’esprit. Cette parade est d’autant plus insoupçonnable qu’elle s’accompagne parfois d’une amélioration notable –quoique très ponctuelle- de la vie de la chair. La "santé" est toujours très consensuelle, et ne choque personne : choque davantage celui qui émettrait quelques soupçons Pour cette peu recommandable personne (« ennemie de la santé » comme nous avons connu les « ennemis du peuple »), existe heureusement aussi la parade qui s’impose : un tel déni de la "santé" ne peut que "prouver" un déficit du même ordre. Haro sur le baudet ! À défaut de multiplier les pains et les poissons, une situation de ce genre contribue beaucoup à une étonnante multiplication d’ânes : avec le Dictionnaire de Sottises Monstrueuses [8], ils ont de quoi brouter… On peut ainsi vérifier les étonnantes vertus fertilisantes du fumier, cet ouvrage devenant inexorablement de plus en plus obèse à chacune de ses nouvelles éditions.

_____Or, le BON pain ne fait pas grossir…

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jeudi, 10 avril 2008 | Lien permanent | Commentaires (4)

À la niche : mais dors !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,6-14.
« Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai. »

_____Afin de pouvoir avancer -surtout lorsque se présente quelque obstacle-, il faut parfois accepter de prendre un certain recul : non pour fuir devant l’obstacle, mais au contraire afin de le surmonter. C’est pourquoi l’Évangile ne dédaigne pas ces flash-back, bonds en arrière destinés à mieux appréhender l’obstacle.[1]
_____Cet obstacle est toujours le même : croire au Père sans le voir, croire que l’on puisse accomplir les mêmes œuvres que le Fils… voire même de plus grandes ! Car « si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai. » Si le Père se fait volontiers Serrurier [2], ce n’est sûrement pas dans l’objectif humain de se satisfaire d’avoir bouté le loup hors de la maison : c’est en rester là à un stade de protection passive. Le risque est naturellement de rester enfermé sur soi, de ne plus considérer l’autre que comme un prédateur potentiel. On se croit ainsi plus malin que le loup, le "reconnaissant" derrière toute patte blanche… C’est là toute la technique du « PIA », loup qui montre le "loup".[3] Accomplir de plus grandes œuvres, c’est fermer sa maison à clef… DE L’EXTÉRIEUR et chasser le loup des autres maisons. Difficile à accomplir en se barricadant chez soi !…

_____Si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres. Les œuvres ont ceci d’incontournable qu’elles sont extérieurement visibles. On ne PEUT PLUS se raconter d’histoires : les œuvres sont le reflet visible de l’invisible. Elles se moquent comme d’une guigne des intentions, bonnes ou mauvaises : elles établissent la distinction formelle entre ceux qui vont vers le Père sans passer par le Fils… et tous les autres. Même ici, la parole ne saurait suffire : il ne suffit pas de décréter la bouche en cœur que l’on est de ceux qui passent par le Fils, pour connaître aussi son Père. Multiplier les colifichets et les actes extérieurs de piété relève moins de la foi que de la superstition, tant qu’ils se prétendent à eux seuls des billets simples pour le Père. Saint Paul est aujourd’hui-même le premier à n’être pas dupe de ceux qui se trompent de Père : « Cet Évangile, vous l’avez reçu, et vous y restez attachés, vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. » (1 Co 15, 1-8) Garder l’Évangile tel qu’il a été reçu, c’est le faire fructifier dans des œuvres qui ne le contredisent pas : les incroyants AUSSI ne sont pas dupes, parce qu’ils ne veulent croire que ce qu’ils voient. Garder l’Évangile tel qu’il a été reçu, c’est LE servir : non s’en servir en « PVA » pour le dresser contre son frère ! C’est non seulement le réduire à ce qui nous arrange, mais en éliminer ce qui nous dérange : il n’est PLUS gardé tel qu’il a été reçu. À partir de là, le verdict est clair : c’est pour rien que l’on devient croyant. On s’en souvient : les discours ne sont que peu de poids face aux faits.[4]

_____La foi du « PVA » est aisée à discerner. Il peut connaître l’Évangile sur le bout des doigts, fréquenter la Parole avec assiduité depuis des années : ses œuvres parlent pour lui ! Quand il se sert de l’Évangile pour le retourner contre un frère qui dérange son confort moral, il n’en cite JAMAIS certains extraits.
_____« Les païens n’en font-ils pas autant ? »(Mt 5, 46-47) est une phrase que l’on n’entendra JAMAIS dans sa bouche : cette interrogation est pourtant de celles qui devraient demeurer en permanence dans le cœur de chaque croyant, maintenant en lui une vigilance spirituelle de tous les instants. La question est évacuée pour une simple raison, qui la rend insupportable : le croyant n’en fait jamais autant que le païen. En tant que croyant, la responsabilité de ses œuvres est accrue : quand celles-ci contredisent sa foi, il fait pire que les païens. Il n’a donc d’autre alternative pour se justifier que de s’assurer la complicité d’autres « PVA » en une association de bien-pensants qui se tiennent les coudes, se rassurant les uns les autres et se donnant les "Pères" qui conviennent à ce qu’ils veulent appeler leur "sensibilité". [5] Ici encore, gare à celui qui résiste à cette "sensibilité" : ce sera lui qui sera "traité" pire qu’un païen ! C’est ainsi que la "science" du « PIA » trouve une oreille fort complaisante chez un « PVA » qui s’éloigne de l’Évangile, indifféremment de ses manifestations compensatoires de foi extérieure qui n’ont plus qu’un rôle de tranquillisant : on ne peut choisir deux directions spirituelles opposées sans dommages collatéraux. À cet égard, il serait TRÈS intéressant d’établir les corrélations entre l’abus de tranquillisant spirituel et celui de sa version chimique, dont on sait que le marché est particulièrement florissant : voilà des "fleurs" qui promettent des fruits ô combien amers… Joli mois de mai, inauguré sur nos trottoirs par les étals improvisés de marchands de CLOCHETTES en fleurs : pour qui sonne le glas ?
_____Le passage de saint Paul –cité plus haut- est également de ces phrases évacuées par le « PVA ». Déployer tant de mécanismes de défense psychologique pour s’entendre dire que c’est pour rien que vous êtes devenus croyants ? Abomination des abominations ! L’Apôtre des païens n’étant plus à portée de "science" du « PIA », gare encore à celui qui rappellera sa parole en dehors des clous : il sera abominé… au besoin avec "amour" ! Ce sera lui qui sera "traité" pour rien. Les mécanismes de défense sont priés d’être prioritaires sur le Chemin, la Vérité et la Vie… dérisoirement caricaturé en "pathologie". Plus que jamais, le « PIA » est appelé à la rescousse dans un rôle insensé et surtout, IMPITOYABLE par nature : celui d’arbitre insurpassable de la vie SPIRITUELLE des uns et des autres… de l’un par rapport aux autres. Si on ne savait pas que le "psychique" n’avait "rien à voir" avec le spirituel [6], cela ferait froid [7] dans le dos…
_____Il y a enfin une troisième passage qui est la TERREUR du « PVA », et qui, elle aussi, devrait demeurer en permanence dans le cœur de chaque croyant : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'[8] En dépit de toutes ses "assurances-vie", le « PVA » est INCONNU ! Certes, dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure. [9] Mais cette demeure ne se trouve QUE dans la maison du VRAI Père. Mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. On peut SE tromper sur le Père : Lui, on ne Le trompe pas ! Quel est le Père qui demeure en nous ? La réponse est bien sûr dans les œuvres que nous accomplissons en Son nom. Il n’y a pas de fatalité, de choix irréversible : si l’on ne croit pas Sa parole, croyons au moins à cause des œuvres : NOS œuvres. Contribuent-elles à la connaissance du Père… ou Le rendent-elles méconnaissable ? Ce Père que nous prétendons servir, est-Il oui ou non un Père pour tous… ou un tranquillisant pour soi ou pour son clocher ? Ce qui, déjà, en fait un épouvantail à l’extérieur… Par les tourments qu’Il a subi durant Sa Passion, le Fils lui-même a été rendu méconnaissable : je suis dans le Père, et le Père est en moi. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.[10] Jusqu’à la fin du monde, le croyant a toute latitude pour défigurer le Père Lui-même jusqu’à Le rendre méconnaissable.
_____L’intervention du « PIA » est ici déterminante : déresponsabilisateur et déculpabilisateur "professionnel" [5], il s’attache à ce que la défiguration du Père ne soit pas RECONNUE : le "Père", c’est lui et personne d’autre ! L’Autre est prié de rester méconnu, à l’image du dieu inconnu des Grecs de l’Aréopage. (Ac 17,15.22-34.18,1) Il faut donc DÉFIGURER [11] tout disciple de saint Paul qui le reconnaisse. Au moyen de l’invention stupide du "déni de la souffrance" (perversion laïcisée de la souffrance non acceptée…), le mal va être réellement NIÉ chez ses vrais responsables pour aller se cristalliser artificiellement -et EXCLUSIVEMENT- sur celui qui le dénonce. On se rassure ainsi à bon compte, protégé par l’alibi faussement sanitaire d’une "dangerosité" fantasmatique. Quand il viendra, lui, le faux esprit de vérité, il vous guidera vers le mensonge tout entier. En effet, ce qu'il dira viendra de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu de ses CLIENTS ; et ce qui va venir, il le fera connaître à tous… sauf au "patient".[12] Étonnant voisinage sémantique avec le VRAI Évangile ! L’homme devient un chien pour l’homme ; l’homme se couche devant l’homme : les ingrédients de la CHIENLIT sont réunis. Degré zéro d’une charité pas même chrétienne, cette attitude est néanmoins adoptée par nombre de chrétiens de parole. Puisque c’est le "docteur" qui le dit…

_____Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai. Les prières sont exaucées : TOUTES les prières. Les prières aussi sont des œuvres. Quel Père est-il glorifié dans les fils que nous sommes ? À quel Père demandons-nous quelque chose en invoquant son nom ? Attention : lui, il le fera. QUEL QU’IL SOIT… Attention : celui qui croit en lui accomplira les mêmes œuvres que lui. QUEL QU’IL SOIT… Et le Père sait mieux que nous ce qui nous convient. QUEL QU’IL SOIT… Le singe de Dieu sait aussi exaucer les prières… à sa façon. C’est bien à ses œuvres qu’on le reconnaît : aucune d’entre elles ne relève de la fatalité.
_____'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'Il faut être dans le BON Père, afin qu’Il soit en nous et qu’Il nous connaisse. Il n’y a AUCUNE EXCUSE pour le croyant, parce que dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. DANS l’Évangile, RIEN que l’Évangile, TOUT l’Évangile. Au PRÉSENT. (' Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.' [8] ) Le reste vient du mauvais…

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samedi, 03 mai 2008 | Lien permanent

Saute-mouton de la semaine.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

          Il serait dommage que les difficultés techniques de connexion gomment intégralement le calendrier liturgique : là où l’un est tout en bas (!), que les autres puissent au moins aller où il leur plaît dans les correspondances habituelles des années précédentes :

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,21-30. (*)(*)(*) [Mardi 12 avril 2011]
Jésus disait aux Juifs : «  Je m'en vais ; vous me chercherez et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. » Les Juifs disaient : « Veut-il donc se suicider
[?], puisqu'il dit : 'Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller' ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Ils lui demandaient : « Qui es-tu donc ? [?] » Jésus leur répondit : « Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »
Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,31-42.  (*)(*)(*) [Mercredi 13 avril 2011]
Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : 'Vous deviendrez libres' ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison
[?] ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c'est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c'est lui qui m'a envoyé. »

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,51-59. (*)(*)  [Jeudi 14 avril 2011]
Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort. » Les Juifs lui dirent : « Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé
(*). Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : 'Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort.' Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être ? » Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole. Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,31-42. (*)(*)(*) [Vendredi 15 avril 2011]
Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole : « J'ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? » Les Juifs lui répondirent : « Ce n'est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes : tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu. » Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi
[*] : J'ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : 'Tu blasphèmes', parce que j'ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n'accomplis pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres [*]. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n'a pas accompli de signe ; mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai. » Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.

Livre de Jérémie 20,10-13. (*)/(*)(*)(*) [Vendredi 15 avril 2011]
Moi, Jérémie, j’ai entendu les menaces de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, l’homme qui voit partout la terreur
[?] ! » Mes amis eux-mêmes guettent mes faux pas et ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, comme un guerrier redoutable : mes persécuteurs s'écrouleront, impuissants. Leur défaite les couvrira de honte, d'une confu

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vendredi, 15 avril 2011 | Lien permanent

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