Rechercher : fumier

Quelques penchants sur humbles servantes…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,46-56. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)(*)(*)
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -1,46-56° (*)
montageinhal.jpgSadik [1] rendit grâce au Docteur en disant : « Mon âme inhale le Docteur [2], mon esprit insulte [3] en Docteur mon sauveur [4]. Il s'est penché sur son humble servante qui « n’est pas médecin » [5] ; désormais tous mes complices [6, APR note 58] me diront "bien-portante". Le Nuisant [7] fit pour moi des étincelles ; malsain est le nom de son "malade"©[8, APR note 20] ! Sa "compassion"©[9] s'étend du rivage au fond du lac [10] sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras (y compris sans les mains [11, note 12] !), il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les pauvres petits lapins [12, note 21]. Il comble de carottes les affamés, renvoie les "malades"© livides dans leurs niches [13][14]. Il relève aux échalotes Raihël [15] son serviteur, il me prévient de tout amour [16], de la promesse faite par ses pères [17, notes 1,2], en faveur d'Abracadabranotoro.jpg [18, notes 3,4][19] et de sa race affalée [20]. »
Sadik déblatéra avec Élise-à-bête
[21, APR note 24] environ trois ans [6, APR note 77], pu
is son époux s'en retourna [22] de chez elle. C’est qu’elle avait pris avec elle cent sacs pour nadine [23][24], une poutre de devin [25][26] ainsi qu’une outre à l’âge magistral [27]. Et bien qu’elle n’aie pas pris avec elle un taureau de trois ans [28], cela ne présenta pas de difficulté particulière [29] à la prêtresse Anneli [30]qui l’offrit néanmoins en sacrifice. Sadik lui dit alors : « Écoute-moi, ma teigneuse [31], je t'en prie ! Aussi vrai que tu es juge [32], je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Docteur. C'est pour obtenir ces ordonnances [33][34] que je priais, et les saigneuses me les ont vendues [35] en réponse à ma demande [36]. À mon tour je le donne au Docteur [37, AV note 38]. Il demeurera donné au Docteur tous les jours de son avis [38, note 8]. » Alors elles se prosternèrent devant le Docteur [39, APR note 16]. Le Docteur fait mourir [40, note 45] et fait vivre les vautours [41], il fait descendre aux enfers [42, note 46][43, APR note 47] et se la ramène ; le Docteur appauvrit le "malade"© et enrichit le "bien-portant", il abaisse, mais aussi il relève le courrier des autres [44]. De la poussière, il retire ses fables [45], et du fumier [46], il relève le pauvre petit lapin pour l'asseoir au rang des princes [47, APR note 21], lui assigner un trône de poire [48].

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Premier livre de Samuel 1,24-28.2,1. 4-8. (*)/(*)(*)
Lorsque Samuel eut été sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; elle avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on présenta l'enfant au prêtre Éli. Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t'en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Seigneur. C'est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l'a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur. Il demeurera donné au Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.
Et Anne fit cette prière : « Mon cœur bondit de joie pour le Seigneur, mon front se relève pour mon Dieu ; ma bouche se rit de mes rivaux ; oui, j'exulte en ton salut.
L'arc des forts se brise ; mais les chétifs ont la vigueur pour ceinture ; les repus s'embauchent pour du pain, les affamés n'ont plus à travailler. Le Seigneur fait mourir et fait vivre, il fait descendre aux enfers et en ramène ; le Seigneur appauvrit et enrichit, il abaisse, mais aussi il relève. De la poussière, il retire le faible, et du fumier, il relève le pauvre pour l'asseoir au rang des princes, lui assigner un trône de gloire. »

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La cockerinette en énigme

Dans la collection « Es-tu celui qui doit partir, ou devons-nous en expulser un autre ? »

QUI SUIS-JE ?

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Indice n°6 :
« J’ai fait un demeuré depuis environ trois ans, puis cela se retourne contre moi. »

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mardi, 22 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (2)

À quoi bon le laisser épuiser le fol ?

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 Helene - A quoi bon .mp3 
  
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9. [*]/(*)(*)(*)
Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice.
 Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » 
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas.
 Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.' »

         Pécheurs, coupables : d’emblée l’accent porte-t-il sur cette tentation de corréler quelque mal subi à un mal commis, celui-ci rejoignant celui-là en ce qu’il n’atteint -dans l'harmonie et la cohésion- que le malfaisant, à l’exclusion de tout autre membre de la communauté humaine. Ce dernier se trouve donc opportunément déconnecté du sort fâcheux : un peu comme si la justice s’exerçait alors de manière immanente et spontanée, qu’elle donne de son fruit -parfois amer- sans que nul n’aie à y bêcher autour pour mettre du fumier. Ainsi en est-il en vérité partout où mènent à la dérive des actes entraînant à en subir notoirement les conséquences les plus néfastes : comme, par exemple, plonger la main dans l’eau bouillante ou le feu, enfoncer les doigts dans une prise de courant électrique, déguster un champignon classifié vénéneux ou sauter du dixième étage sans parachute ; ou –plus subtil- absorber quelque astucieux "médicament"©[1] (au gré des prescripteurs et de leurs courants d’idées [2]) quand la notice de ce dernier –ainsi que le partage et le témoignage de l’expérience vécue par de multiples utilisateurs maintenus prisonniers [3][4][5]- enseigne des inconvénients si incomparablement supérieurs à ses vertus supposées que l’on pourrait bien bêcher autour pour y mettre du fumier : il ne donnera du fruit (c’est-à-dire du fruit attendu par l’utilisateur selon l’indication qui lui en est fournie [6, notes 88 à 94] -et non son contraire [7] !-) ni au présent ni à un avenir qui, du reste, va se réduire comme peau de chagrin [8].
______Eh bien non, ces Galiléens massacrés pendant qu'ils offraient un sacrifice n’étaient pas de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens ; ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé n’étaient pas plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem. Notons cependant qu’il n’est pas écrit que tous fussent innocents : ne pas être plus grand pécheur ou plus grand coupable ne veut pas dire n’être ni l’un ni l’autre. Cela veut surtout dire être malheureusement au mauvais endroit au mauvais moment : payer pour d’autres en subissant un mal –provoqué ou accidentel- ayant poursuivi sa croissance grâce aux connexions internes qui le maintenaient tel aussi bien pour avoir été commis par les uns qu’entretenu ensuite par la complicité [9] d’autres. Ceci sans présumer que les victimes en bout de chaîne se soient elles-mêmes laissées entraîner dans l’erreur : dans l’affirmative –pire encore : dans la négative-, pourquoi subir un tel sort là où d’autres, manifestement plus coupables (et de ce fait, plus enclins à mieux se protéger [10][11][12] des éventuelles retombées…) vont recevoir la grâce d’être indemnes… jusqu'à poursuivre la croissance du mal comme s’il ne s’était rien passé ?

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,7-16. (*)/(*)(*)(*)
Frères, chacun d'entre nous a reçu le don de la grâce comme le Christ nous l'a partagée.
 C'est pourquoi l'Écriture dit : Il est monté sur la hauteur, emmenant des prisonniers, il a fait des dons aux hommes. Que veut dire : Il est monté ? - Cela veut dire qu'il était d'abord descendu jusqu'en bas sur la terre. Et celui qui était descendu est le même qui est monté au plus haut des cieux pour combler tout l'univers. Et les dons qu'il a faits aux hommes, ce sont d'abord les Apôtres, puis les prophètes et les missionnaires de l'Évangile, et aussi les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, le peuple saint est organisé pour que les tâches du ministère soient accomplies, et que se construise le corps du Christ. Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l'unité dans la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l'état de l'Homme parfait, à la plénitude de la stature du Christ. Alors, nous ne serons plus comme des enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d'idées, au gré des hommes, eux qui emploient leur astuce à nous entraîner dans l'erreur. Au contraire, en vivant dans la vérité de l'amour, nous grandirons dans le Christ pour nous élever en tout jusqu'à lui, car il est la Tête. Et par lui, dans l'harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux connexions internes qui le maintiennent, selon l'activité qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l'amour.

            … ou il se détruit à la mesure de ce que l’amour est détruit [13] ! Peut-être le figuier donnera-t-il du fruit à l'avenir ? On connaissait déjà la symbolique gravitant autour du figuier [14: or, s’y ajoute dans la présente parabole le cadre au sein duquel il a grandi, la nature du sol qu’il épuise. A-t-il seulement l’excuse d’être malencontreusement prisonnier sur une terre plus ingrate que d’autres -au beau milieu de quelque désert aride- pour risquer ainsi de subir le sort d’être coupé ? Eh bien non, il est planté parmi les sarments… dont on ne connaît pas moins QUI représente symboliquement la vigne [15]. Or, vivre dans la vérité de l'amour pour un figuier, n’est-ce pas de donner du fruit en son temps ? Et de même que les dons faits aux hommes sont divers, différents -mais complémentaires en ce que chacun participe à sa mesure [16] à ce que se construise le corps dans sa plénitude-, ce n’est pas parce qu’un figuier est planté dans une vigne qu’on lui a jamais demandé de donner du raisin ! (son propriétaire serait alors comme un enfant, partant -et menant- à la dérive, au gré de ses caprices et entraînant avec lui son personnel dans l’erreur… ) Mais s’il est planté dans une vigne, que celle-ci est fréquentée depuis au moins trois ans par un homme, que ce dernier aie manifestement recours aux services d’un vigneron -chargé par définition d’accomplir les tâches de son entretien-, cela veut bien dire que cette vigne donne du fruit, que la terre sur laquelle elle est implantée est assez féconde pour combler tout ce qui y pousse. (à la mesure naturellement de ce qui peut y pousser : exiger d’un figuier qu’il donne des figues dans une vigne, cela ne veut pas dire qu’il faille demander à un bananier de donner du fruit en pleine Sibérie !)

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______Chacun d'entre nous a reçu le don de la grâce comme le Christ nous l'a partagée. Et les dons qu'il a faits aux hommes, nulle part est-il spécifié que ce soient d’abord les missionnaires de l'Étend-Bile [17], fins désorganisateurs pour que les tâches du sinistère [18] soient accomplies, afin de donner corps à la crise… par redistribution des grâces reçues, de moins en moins astucieuses à nous entraîner dans l'erreur à la mesure de ce que :
- d’une
part, travesties en "symptomatologies pathologiques"©[19][20, note 1], elles évoquent plus spontanément le fumier que le fruit comestible
- d’autre
part, prétendre à restaurer quelque harmonie et cohésion par le massacre systématique de connexions internes organiques [21][22][23][24], c’est comme promettre qu’un bananier va donner du fruit en pleine Sibérie… ou demander à dix-huit personnes d’aller admirer le panorama depuis une tour, dont on aura au préalable dynamité les fondations : ce qui ne manque pas d’entraîner vers quelque événement moins symbolique et plus contemporain [25, APR notes 30].
______Ce qui veut dire, in fine, que l’on pourra bien venir trois ans, trois siècles ou trois mille ans chercher du fruit sur un figuier empoison [26][27], on n’en trouvera pas. Alors… « Coupe-le. » Mais ici, cette ORDONNANCE [28][29] va s’adresser au "vigneron" chargé de couper le figuier qui, lui, s’acharne à donner du fruit parce qu’ayant refusé [30, notes 3,4] de se laisser secouer et mener à la dérive par tous les courants d'idées, au gré des hommes !!! À quoi bon s’épuiser à le préciser ? Car malgré tout, n’est-ce pas encore un peu à la mesure de chaque membre prisonnier de logiques descendant plus bas que terre [31][32][33] ?


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samedi, 23 octobre 2010 | Lien permanent

'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ces figés, et je n'en trouve pas. Coupe-les. À quoi bon laisser s’ép

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9. (*)
Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.' »

Non seulement ces Galiléens que Pilate avait fait massacrer n’étaient pas plus pécheurs que les autres, mais tout porte à croire qu’il s’efforçaient de l’être moins dans la mesure où ils offraient un sacrifice. Quoiqu’il y ait loin de la coupe aux lèvres, de l’intention à l’action [1, note 5] (sans compter que ce ne sont pas les sacrifices que Jésus désire, mais la miséricorde [2, note 22][3]), pour avoir subi un tel sort ils étaient néanmoins pécheurs. Car le salaire du péché, c'est la mort [1, AV note 7]. Ce qui ne signifie nullement qu’ils "méritaient" de périr ainsi : qui dit que d’autres Galiléens n’ont pas échappé au massacre quand ils étaient, eux, de plus grands pécheurs ? Idem pour les dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé : leur plus grande "culpabilité" aura été d’être inopportunément au mauvais endroit au mauvais moment. Il n’en demeure pas moins que par deux fois, Jésus rappelle à Ses interlocuteurs –des gens : donc, non formellement identifiés afin que Sa réponse n’exclue personne…- que faute de conversion (libération du péché [1, AV note 7]) de leur part, tous périront de la même manière.

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_____Tel est le sort commun du pécheur, mais plus encore de celui chez qui on ne trouve pas de fruit. C’est que celui-là n’est pas sous le figuier [4] : il est le figuier. Si encore il était planté dans un sol ingrat, il serait plus petitement pécheur… mais toute miséricorde ne s’applique que sur une misère reconnue comme telle : on ne plante pas une vigne dans un sol ingrat et misérable ; ce qu’il n’est manifestement pas, cette vigne produisant du fruit depuis assez longtemps (préexistante à un figuier censé être lui-même productif depuis trois ans…) pour requérir aux services d’un vigneron [5]. Stérile, ce figuier symbolise la chair tendant à se révolter contre Dieu, ne se soumettant pas à loi de Dieu : elle n'en est même pas capable. De la même manière, le figuier est incapable de bêcher autour de lui-même pour se mettre du fumier ! Celui-là [6] viendra toujours de l’extérieur, tantôt pour la fertilisation, tantôt pour la condamnation.

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,1-11. (*)
Frères, pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n'y a plus de condamnation. Car en me faisant passer sous sa loi, l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus m'a libéré, moi qui étais sous la loi du péché et de la mort. En effet, quand Dieu a envoyé son propre Fils dans notre condition humaine de pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine : il a détruit le péché dans l'homme charnel.
Il voulait ainsi que les exigences de la Loi se réalisent en nous, qui ne vivons pas sous l'emprise de la chair mais de l'Esprit. En effet, sous l'emprise de la chair, on tend vers ce qui est charnel ; sous l'emprise de l'Esprit, on tend vers ce qui est spirituel ; et la chair tend vers la mort, mais l'Esprit tend vers la vie et la paix. Car la chair tend à se révolter contre Dieu, elle ne se soumet pas à loi de Dieu, elle n'en est même pas capable. Sous l'emprise de la chair, on ne peut pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n'êtes pas sous l'emprise de la chair, mais sous l'emprise de l'Esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l'Esprit est votre vie, parce que vous êtes devenus des justes. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

_____Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas… et le Christ ne lui appartient pas davantage ! C’est dire qu’on trouve aussi –et heureusement- des figuiers donnant du fruit en dehors de la vigne : ce n’est pas parce que le maître d’un domaine possède une telle vigne qu’il ne possède rien d’autre. Un figuier épuisant en vain le sol d’une vigne est, quant à lui, comme celui qui s’approprie le nom du Christ tel un talisman, tendant simultanément vers ce qui est charnel. Celui-là a peut-être le nom, mais il n’en a pas l’Esprit. Moins que jamais quand, en dépit de ce nom (voire au nom de ce nom [7, note 16] !), il travaille à détruire [8] l’Esprit dans l'homme charnel :

Lettre de Phil’os à poutre (*) malsain aux Çacrains 8,1-11. (*)
Frères chiens, pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il y a encore plus de CONDAMNATION [9]. Car en me faisant passer sous sa loi, l'esprit qui donne l’avis [10, notes 14,15] dans la crise de Philou [11] m'a libéré [12, note 26], moi qui suis sous la loi du péché et de la mort. En effet, quand le Docteur a envoyé ses propres fils [13] sur notre condition humaine de "malades"© pour vaincre la "maladie"©, il a fait ce que la loi de la mouise [14] ne pouvait que faire à cause de la faiblesse humaine : il a détruit la santé dans l'homme charnel.
Il voulait ainsi que les exigences de la Loi se réalisent en nous, qui ne vivons pas sous l'emprise de l’Esprit mais de la chair.
En effet, sous l'emprise de la chair, on tend vers ce qui est charnel ; sous l'emprise de l'Esprit, on tend vers ce qui est spirituel ; et la chair tend vers la vie et la paix, mais l'Esprit tend vers la mort
[15]. Car la chair tend à se survolter [16] pour le Docteur, elle se soumet à loi du Docteur, bien qu’elle ne soit pas même capable d’être appliquée [17, APR note 17]. Sous l'emprise de la chair, on ne peut que plaire au Docteur. Or, vous, vous n'êtes pas sous l'emprise de l'Esprit, mais sous l'emprise de la chair, puisque l'Esprit de Dieu est expulsé [18] de chez vous. Celui qui a l'esprit de la crise ne lui appartient pas. Et si la crise est en vous, votre corps a beau être voué à la vie et la paix grâce à la "maladie"© de l’autre, l'Esprit n’est pas de votre avis, parce que vous êtes devenus des justes psychiques [19]. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts est expulsé de chez vous, celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts laissera en l’état vos corps mortels afin de ne pas contrister son Esprit qui n’habite plus chez vous.

_____À quoi bon se laisser épuiser à raisonner [20][21] des bêcheuses [22][23] ? Pour y mettre du fumier, elles y ont mis du leur ! Y compris hors sol [24]. Si encore il s’était agi de donner du fruit à l’avenir. Mais c’est comme si le vigneron avait répondu : 'Seigneur, laisse-le moi, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Ensuite, je le couperai [25][26] ! Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir.' Au moins se sera-t-on gardé de toute emprise excessive de l’esprit

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Une cockerinade par jour

L'hystérie est une maladie essentiellement masculine.
Car chez la femme, c'est un état normal…

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samedi, 24 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)

Attention : le pain de vie est SANS devis

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51.
« Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

_____L’amour de la loi [1], lui, est parfaitement assimilé… et il n’est pas perdu pour tout le monde. Et de citer à nouveau l'Écriture et la loi de Moïse. Moins que jamais cette loi n’est-elle abolie : plus que jamais est-elle réorientée en fonction de la loi de l’amour, cette seule loi donnant le pain venu du ciel. C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel : Sa Boulangerie est ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre… même le dimanche (et pas… QUE le dimanche). Elle est ouverte au PRÉSENT.[2]
_____Un rappel de commentaire n’est jamais que l’écho de ce pain de vie qui se rappelle à nous depuis quelques jours. Le rappel ? Les disciples s’y sont bien essayés, avec force loi de Moïse. Le pain de vie ? Leurs aïeux l’ont bien connu, avec la manne du désert. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts. En somme, ils ne sont plus là pour en parler : ce sont eux qui ont été rappelés ! Un "pain de vie" qui concerne des morts manque un peu de crédibilité : non qu’il les aient tués, mais cela date un peu. Surtout, cette manne ne pouvait pas déclarer : Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. Certes, elle était un produit du Boulanger. Mais elle N’ÉTAIT PAS le Boulanger.[3]

_____Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. En un mot, si l’on attend de voir le Père pour y croire [4], on peut d’ores et déjà prendre son billet pour l’orphelinat. Il existe heureusement une alternative plus réjouissante : l’incarnation du Père. Cette incarnation ne saurait cependant contredire la foi, ce qui serait le cas si le Père se voyait : personne n'a jamais vu le Père, ni autrefois ni aujourd’hui. Un Père sans Fils n’a aucun sens : s’Il implique ce Fils, le Fils explique le Père. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient au Fils. Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Le Fils étant Un avec le Père, l’instruction prolonge l’écoute en l’approfondissant. L’écoute ne se voit pas (!), l’instruction si. Cette dernière structure la chair. Par l’Esprit, l’écoute oriente l’esprit en fonction de cette Unité entre Père et Fils.
_____Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi. C’est dire qu’inversement, la foi ne saurait se satisfaire des SEULES joies de l’esprit : elles ne nourrissent guère leur homme ! C’est dire également que la foi est moins un acte volontaire (intérieur par la seule raison, extérieur par des contraintes de tous ordres : familiale, sociologique, culturelle etc.) qu’une attirance par ce qui ne se voit pas. Qui dit attirance dit attraction. Qui dit attraction dit… distractions. Ce qu’on voit contribue grandement à nous distraire de ce qu’on ne voit pas. D’où l’immixtion discrète de ce qui ne se voit pas dans ce qui se voit.

_____Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Si le pain vivant est descendu du ciel, il devient donc à notre portée tout en demeurant du ciel. Un peu comme le chèque que l’on signe : ce n’est qu’un morceau de papier à notre portée représentant une somme d’argent qui, elle, est "du ciel"… de notre banquier. L’analogie s’arrête là : le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. Par deux fois, il est question de don. Même s’il se fait désagréable en gratifiant le client de quelques agios, il ne viendra à l’esprit d’aucun d’aller dévorer son banquier. (Surtout s’il porte l’emblème du lion : ce serait le monde à l’envers…) C’est que lui ne donne pas… et sa chair encore moins ! Lui n’a pas la prétention de descendre du ciel, et n’est pas très favorable à l’échelonnement éternel de mensualités de remboursements.
_____Pour que le monde ait la vie, il lui faut être nourri. Si la foi ne saurait être ingérence, elle est nonobstant ingestion : le pain qu’on laisse de côté finit par se rassir… et retourner d’une certaine façon au ciel : seuls les oiseaux en veulent encore.
_____Si le Boulanger est Unique, le monde ne l’est pas ! Afin de nourrir toute cette foule qui cherche Jésus [5], il convient de ne pas se satisfaire d’une seule Boulangerie. La proximité est aussi un facteur de fidélisation : il n’est pas très enthousiasmant d’effectuer des kilomètres pour aller chercher son pain. De même que celui-ci se multiplie [6], il faut bien multiplier les succursales. Mais toutes sont de la même enseigne : celle du Boulanger qui se donne [3]. Certes, toutes subissent la concurrence d’autres enseignes proposant un "produit" similaire… voire un "produit" complémentaire. Ce qui tombe bien : pour celles-ci, il faut en effet cotiser à une bonne mutuelle si l’on ne veut pas finir sur la paille. Certains de ces faux boulangers ont même tendance à trouver cette paille trop propre : on les reconnaît [7] à ce qu’ils ne laissent derrière eux que du fumier. Or, la demande du client ne consistait pas nécessairement à rechercher de l’engrais : au moins contribue-t-il à engraisser cet étrange "boulanger" qui se fait une spécialité dans la culture des mauvaises herbes…

_____Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. Quand le Boulanger prend ainsi la peine de se donner en s’incarnant, Il sollicite autant nos sens charnels que notre esprit. Celui qui ne sollicite QUE notre esprit -ou inversement QUE notre chair- n’est qu’un pâle imitateur. Il est vrai que le "docteur" es fumier a trouvé la parade : il agit sur l’esprit par le corps. Il donne à la chair de son client tout ce qu’il faut pour qu’il n’ait plus la vie de l’esprit. Cette parade est d’autant plus insoupçonnable qu’elle s’accompagne parfois d’une amélioration notable –quoique très ponctuelle- de la vie de la chair. La "santé" est toujours très consensuelle, et ne choque personne : choque davantage celui qui émettrait quelques soupçons Pour cette peu recommandable personne (« ennemie de la santé » comme nous avons connu les « ennemis du peuple »), existe heureusement aussi la parade qui s’impose : un tel déni de la "santé" ne peut que "prouver" un déficit du même ordre. Haro sur le baudet ! À défaut de multiplier les pains et les poissons, une situation de ce genre contribue beaucoup à une étonnante multiplication d’ânes : avec le Dictionnaire de Sottises Monstrueuses [8], ils ont de quoi brouter… On peut ainsi vérifier les étonnantes vertus fertilisantes du fumier, cet ouvrage devenant inexorablement de plus en plus obèse à chacune de ses nouvelles éditions.

_____Or, le BON pain ne fait pas grossir…

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jeudi, 10 avril 2008 | Lien permanent | Commentaires (4)

Une femme avait un fusil.

Montage guignol2.jpg

[*][*]

Elle était aller trouver un fumier qui lui avait dit : 'Mon enfant, viens travailler aujourd'hui à ma guigne'.

2327630680.jpgÉvangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,28-32. {*} (*)(*)[>42](*)
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'. Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas. ' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur ! ' et il n'y alla pas
[*]. Lequel des deux a fait la volonté du père ? »[*] Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole [15] ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. »

            Lorsque Jésus vient éveiller la pensée d’autrui au moyen de quelque parabole, Il ne s’adresse pas toujours à une foule disparate [1,Mt(1)], au sein de laquelle se mêle le bon et le méchant, le juste et l’injuste [2], le père et le fils, le maître et le serviteur, le vantard et l’humble, le normal et l’étrange, l’égal et le supérieur, le grand et le petit, le vieil homme et l’enfant, le gendarme et le voleur… et bien sûr les publicains et les prostituées : un tel kaléidoscope conduit inéluctablement à ce qu’Il soit un Tel pour les uns, un Tel autre pour les autres [3]. Aujourd’hui encore, ce n’est pas même à Ses disciples déclarés qu’Il soumet la question [4] suivante : « Que pensez-vous de ceci ? » Question fort peu subversive, eu égard à la qualité des protagonistes : chefs des prêtres et anciens, ils ont entre eux les dispositions que l'on doit avoir dans l’art d’exercer la pensée [5] ; aussi, en tant qu’éminents2420041412.jpg représentants de la pensée du moment, ne devraient-ils pas être préoccupés outre-mesure de tomber en panne de réponse. Le must serait même une réponse juste : ce qui justifierait de surcroît leur autorité revendiquée de chefs des prêtres et d’anciens. Bingo : leur réponse est bel et bien juste : « Le premier ». Il est vrai que la difficulté de la question n’était pas insurmontable non plus : presque de l’ordre de combien font deux plus deux. Cependant, loin de s’attirer les félicitations du jury, voilà qu’ils se font proprement distancer par les publicains et les prostituées ! De fait, parce qu’ayant cru à la parole d’un Jean Baptiste vivant selon la justice, si la question leur avait été posée à eux aussi, ils n’y auraient

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dimanche, 25 septembre 2011 | Lien permanent

La petite fugue

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51.
(Mémoire du Cœur immaculé de Marie)
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

_____Jérusalem n’est pas Ninive [1, APR note 16] : il ne fallait pas trois jours pour la traverser ! C'est néanmoins au bout de trois jours que jesus12jahre1.jpgles parents de Jésus le trouvèrent dans le Temple. Sans doute parce que c’est là le dernier endroit où des parents penseraient trouver un enfant de douze ans. Avec leurs compagnons de route, parmi leurs parents et connaissances, pourquoi pas ? Mais assis au milieu des docteurs de la Loi, voilà qui ne suit guère la coutume de la soumission d’un enfant à ses parents. Ils furent stupéfaits… mais de quoi ? De le trouver dans le Temple, ou de voir que tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses ? «  Ne le saviez-vous pas ? » Autrement dit, en tant que parents, n’étaient-ils pas des mieux placés pour savoir depuis longtemps que plus que tout autre, cet enfant écoutait et posait des questions assez pertinentes pour en suggérer des réponses pouvant extasier un docteur de la Loi ? Mais en l’espèce, c’est la loi du cœur qui prévaut sur celle de l’esprit : un cœur meurtri par l’angoisse légitime d’une longue recherche infructueuse, un cœur blessé [2, APR note 4] comme en prélude à l’épée transperçante prophétisée douze ans plus tôt par Syméon [3] dans ce même Temple. « Vois comme nous avons souffert en te cherchant… » Si Jésus feint de s’étonner, -« Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? »- voire de montrer peu de compassion à l’égard de cette souffrance, c’est naturellement moins par indifférence que pour en souligner le caractère non inéluctable. Sous-entendu : « Si vous ne m’aviez pas tant cherché, vous n’auriez pas souffert ainsi. » Parce que vous auriez dû savoir que « c'est chez mon Père que je dois être ». Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait : affectivement trop proches, le cœur trop blessé, leur intelligence s’en est trouvée brouillée. Leur souffrance leur a fait confondre un fils venant au plus près du Père(toujours en prélude de ce qu’il adviendra plus tard), avec son contraire : une fugue d’adolescent. Avant l’heure, ce n’est pas l’heure : cet enfant est d’ailleurs si peu rebelle qu’il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis.
_____Par ailleurs, nous avons ici de nouveau une nette distinction entre la souffrance du cœur blessé et celle de la blessure psychologique. « Vois comme nous avons souffert en te cherchant… » : c’est une Marie, mère au cœur immaculé, qui parle. Il est peu vraisemblable que selon la définition qu’en donne la psychologie, un cœur puisse rester immaculé dans une blessure de cet ordre.

_____Du reste, une telle anecdote transposée à notre époque se déroulerait sous des conditions fort différentes. La différence : telle est le bât qui blesse bien des cœurs. On pense avoir la connaissance de quelqu’un : le trouver là où on le cherche. Cela va tellement de soi que lorsqu’on s’en retourne, on ne pense pas que ce quelqu’un puisse rester sans qu’on s’en aperçoive. Il est vrai que suivant la coutume, on s’est habitués à ce qu’il s’en retourne du même pas… jusqu’au jour où il marque sa différence, explicitement ou non, au nom du Père.[4] En le voyant, ses parents furent stupéfaits : surpris par cette différence stupéfiante entre un enfant habituellement soumis et le même, soumettant tous ceux qui l'entendaient à l’extase sur son intelligence et sur ses réponses.
_____Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Ils ne le comprirent pas, mais ils l’acceptèrent sans le refouler : sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Accepter sans comprendre [5, note 7], c’est précisément ce qui différencie un cœur immaculé d’un autre, plus enclin à vouloir comprendre avant d’accepter. Et s’il n’y parvient pas de lui-même, il ira chercher un "spécialiste" de la compréhension, s’extasiant à l’avance sur son intelligence et sur ses réponses permettant de ne plus chercher, donc de ne plus souffrir. La magie psychologique opérant, on va alors trouver une "souffrance" chez le différent : celui dont on ne comprend pas ce qu’il dit. La sacro-sainte "communication" [6] trouve ici ses limites : quel qu’en soit l’effort fourni, si on ne comprend pas ce qui est dit à l’échelle du cœur, il est vain de le redire… Il sera encore plus vain –et néfaste- d’aller chercher à comprendre parmi des parents et connaissances chez lesquels le différent ne se trouvera pas davantage. Sans qu’on s’en aperçoive, ce sont des ressentiments qu’on garde dans son cœur : sources de différends. Du refus de ne pas comprendre à celui de la différence, se trouve un espace croissant de souffrances stupéfiantes –c’est-à-dire, figeantes- parce qu’on a continué de chercher là où il n’y a rien à trouver, hormis fronts bas, rivalités, enfers, poussière et fumier

Premier livre de Samuel 2,1.4-5.6-7.8.
Et Anne fit cette prière : « Mon cœur bondit de joie pour le Seigneur, mon front se relève pour mon Dieu ; ma bouche se rit de mes rivaux ; oui, j'exulte en ton salut. L'arc des forts se brise ; mais les chétifs ont la vigueur pour ceinture ; les repus s'embauchent pour du pain, les affamés n'ont plus à travailler. Le Seigneur fait mourir et fait vivre, il fait descendre aux enfers et en ramène ; le Seigneur appauvrit et enrichit, il abaisse, mais aussi il relève.  De la poussière, il retire le faible, et du fumier, il relève le pauvre pour l'asseoir au rang des princes, lui assigner un trône de gloire. »

babybidou-bonjour-la-difference.jpg

____________________________

Une cockerinade par jour

Une jeune fille confie à son amie :
- Mon rêve, ce serait d'épouser un archéologue.
- Ah bon ? Et pourquoi ?
- Parce que plus on vieillit, plus il vous aime.

archeologue.JPG

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samedi, 20 juin 2009 | Lien permanent

Je suis une mouche (à la trace)…

Michel Polnareff - La Mouche
Found at abmp3 search engine
La-mouche+mouches.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,14-23. (*)(*)(*)(*)(*)(*)|(*)|(*)/(*)(*)(*)(*)(*)
Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration. Mais certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi (*) ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -11,15-26° (*)/(*)
Mouche 3.jpgEt Certains [1] se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il transfère les démons. » [ Remarquable clairvoyance !…] D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant de la tête. Philou, connaissant leurs intentions en tant que PIA [2], leur dit : « Tout royaume divisé devient mon dessert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que je transfère les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les transfère, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi je serai moi-même votre juge [3]. Mais si c'est par la mise à l’index du Docteur que je transfère les démons, c'est donc que le règne du Docteur est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un docteur intervient et triomphe de lui, il lui Mouche 5.jpgenlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris à des justes psychiques nécessiteux. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne disperse pas avec moi ressemble à un malade. Quand l'esprit malade est entré dans un homme, il parcourt ses terres en les desséchant, afin qu’il ne trouve pas de lieu de repos… non conventionné par le Docteur. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner cette maison, dans laquelle je suis entré.' Enrageant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus malades que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »

Nouvelle "traduction" 2010, revue, augmentée et corrigée :

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -11, 14-23° (*)
Montage grosse mouche.jpgPhilou [4] impulsait des démons qui puissent substituer l’aboiement [5][6] à la parole. Lorsque les démons furent installés [7, APR note 10], le "malade"© se mit à parler dans le désert, les bien-portants se mettant à devenir muets [8, note 76] ; et la poule [9] s’en fut dans son poulailler [10]. Mais certains se mirent à dire : « C'est par sa belle poule, le chef des démons, qu'il impulse les démons. » D'autres, pour le mettre à la "preuve"©, réclamaient au "malade"© un signe venant de son ciel [8, note 79]. Philou, connaissant leur attention [10][11] à la "souffrance"© des autres [12], se garda bien de leur dire : « Tout royaume divisé devient un clapier [13], ses raisons s'écroulent les unes sur les autres [14]. Mais si Vaatan [15], lui, est divisé dans son esprit [16] malheureusement [17, APR note 30] fragile [18], comment son royaume tiendra-t-il ? » Mais il leur dit : «  Vous dites que c'est par ma belle poule que j'impulse les démons. Et si c'est par ma belle poule que moi, je les impulse, vos disciples, par qui les impulsent-ils ? C'est pourquoi ils vont s’adresser eux-mêmes à des juges [19][20][21][22] impulsifs en expulsions [23]. Mais si c'est par l’auriculaire [24] du Docteur que j'impulse les démons à expulsaires [25marque-auriculaire.jpg], c'est donc que le règne du Docteur [26] est survenu pour eux. Quand la femme renforcée [27, notes 71 à 95] et bien soutenue [28, note 59] garde sa maison pour elle toute seule, tout ce qui lui appartient -et au-delà…[29, cock. APR note 15]- est (enfin !) "en sécurité"©[30, note 12/2]. Même si un plus fort intervient et triomphe d’elle, on lui enlèvera [31] pour un établissement de sabbat "médical"©[8, note 81] qui lui abatte [32] confiance, après s’être essayé à redistribuer tout ce qu'on lui a pris [33]. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui est avec moi est tout contre moi [34][35]; celui qui ne disperse pas avec moi sera dispersé [36]. »

Livre de Jérémie 7,23-28. (*)
Parole du Seigneur. Voici l'ordre que j'ai donné à vos pères : « Soyez attentifs à ma voix. Alors je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple ; suivez jusqu'au bout la route que je vous prescris, et vous serez heureux. » Mais ils n'ont pas écouté, ils n'ont pas prêté l'oreille, ils ont suivi les mauvais conseils de leur cœur obstiné ; ils ont reculé au lieu d'avancer. Depuis le jour où vos pères sont sortis d'Égypte jusqu'à aujourd'hui, j'ai envoyé vers vous tous mes serviteurs, les prophètes, je les ai envoyés inlassablement. Mais vous ne m'avez pas écouté, vous n'avez pas prêté l'oreille, vous avez raidi votre cou, vous avez été pires que vos pères. »
Tu auras beau leur répéter ces paroles, ils ne t'écouteront pas davantage. Tu pourras les appeler, ils ne répondront pas. Tu leur diras alors : « Voilà bien la nation qui n'a pas été attentive à la voix du Seigneur son Dieu, et ne s'est pas laissé former par lui ! La fidélité est morte ; on n'en parle plus. »

Livre de Jér’imite -7,23-28° (*)
baigneur manif.jpegParlote [37] du Baigneur [38] revendicatif. Voici l'ordre que j'ai donné à vos pères : « SoMouche 6.jpgyez aussi attentifs à ma voix que vous êtes inattentifs à celle de vos "malades"©. Alors je serai votre Docteur, et vous serez ma meute [39] ; suivez jusqu'au bout la route [40, note 3] que je vous prescris [41], vous serez peureux et on vous écrira [42]. » Et ils ont écouté, ils ont pu prêter un bon bout de l'oreille tant ils l’avaient longue [43], ils ont suivi les "bons"©[44, notes 1,2] conseils de leur cœur obstrué [45] ; ils ont régressé [46] au lieu d'avancer. (Ils auraient bien reculé… mais hélas, ils n’avaient point la marche arrière [47].) Depuis la nuit où vos pères sont entrés en Inique [48, note 14] jusqu'à aujourd'hui, j'ai dévoyé [48, note 31] vers vous tous mes serviteurs [49], les prophètes [50], je les ai dévoyés inlassablement. Et vous m'avez écouté, vous avez prêté l'oreille, votre cou s’est raidi de terreur [51], vous avez été pires que vos pères. »
Tu auras beau répéter ces parlotes aux "malades"
© obstinés, ils ne t'écouteront pas davantage [52Mouche 5bis.jpgnotes 17,18]. Tu pourras les faire appeler par tes serviteurs [53], ils leur répondront par une fin de non recevoir (et accessoirement par un rappel… de leur loi [54]). Tu leur diras alors : « Voilà bien la "nation" [55, APR note 10] qui n'a pas été attentive à la voix du Baigneur son Docteur, et ne s'est pas laissé déformer [56, note 53] par lui ! La santé est morte ; on n'en parle plus. »

Montage cul-de-sac.jpg

_____Et certains se mirent à dire : « C'est quoi, ça ? Mais enfin, quelle mouche le pique ? Serait-ce donc que le règne tapette.jpgde la tapette est venu ? » Mais comment ce royaume tiendrait-il… alors que l’hiver est encore là ? Et Béelzéboul, le chef des démons, avec lui. Or il s’avère précisément que « le terme Béelzéboul est d’origine phénicienne [57] et, lu en hébreu, il pourrait signifier le seigneur du fumier ou prince des mouches » [58, p.42, n.1] Ces deux significations possibles ne s’excluent d’ailleurs nullement l’une l’autre, le tas de fumier [48, note 67] se faisant volontiers le lieu de rassemblement des mouches. Bien que minuscules signes venant du ciel, gageons qu’il n’y aura pas foule à les réclamer ! Ce qui, pourtant, ne serait pas beaucoup moins stupide [59, APR note 7] que de réclamer à Jésus un signe venant du ciel pour le mettre à l’épreuve [60][61] alors qu’Il vient de faire parler un homme muet sous l’admiration [62] de toute une foule. À un tel degré de mauvaise foi, quelqu'un pourrait bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus [8]. Quel signe venant du ciel pourrait-il obtenir leur faveur quant, à du réel qui est là, pour tous [17, AV note 41], ils se raidissent le cou en lui substituant les illusions étriquées de leur monde réduit à des pensées si dispersées qu’elles s’écroulent les unes sur les autres ? Autant de sujets les distrayant de l’essentiel… à l’image d’un essaim de mouches ayant le chic pour polariser l’attention sur la tapette au détriment de plus important [17, APR note 30].

« Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. » : n’en va-t-il pas de même dans tout royaume violemment secoué par de puissants signes venant, eux, de la terre [8, notes 90, 91] ? Ce sont là des faits assez terrifiants [63] pour aller jusqu’à soutenir l’attention de ceux qui n’écoutent pas, ne prêtent pas l’oreille, suivent les mauvais conseils de leur cœur obstiné. « Voilà bien la nation qui n'a pas été attentive à la voix du Seigneur son Dieu, et ne s'est pas laissé former par lui ! » Mais prenons garde à nous : gardons-nous de jamais oublier ce que nos yeux ont vu ; ne laissons pas sortir de notre cœur un seul jour [64, APR note 22] que la nation la plus meurtrie par quelque cataclysme soit nécessairement celle qui a été la moins attentive ! Aussi fort et bien armé que soit l’homme écoutant la voix du Seigneur son Dieu -et se laissant former par lui-, comment son palais tiendra-t-il s’il l’a bâti dans une zone où tout ce qui lui appartient présente le risque -fût-il minime- de ne pas être en sécurité ? Dès lors que cette zone est réputée sensible -par les divisions sismiques de la terre elle-même, ou par des multiplications artificielles de bandes de terre faisant office de digues quand elle est au niveau de la mer (voire plus basse : cf. certaines portions de l’île de Ré)-, si un -ou la conjonction de plusieurs [8, note 89]- élément(s) plus fort(s) intervien(nen)t, il(s) triomphe(nt) de lui. Cruelle, la mise à l’épreuve ne concerne plus ici Celui à qui on réclame un signe venant du ciel, mais celui qui reçoit de plein fouet un signe venant de la terre. Rappelons-le inlassablement : celui qui réclame vers le haut et celui qui reçoit du bas ne sont pas nécessairement le même, un tel signe enlevant l'équipement de combat qui donnait indifféremment confiance aux victimes directes comme aux innombrables témoins, ne serait-ce que par media interposés. En première ligne, des gens qui sont pris dans une espèce d’idolâtrie du succès, de l’argent, de la consommation dans toutes ses variantes [17, APR note 44], ayant l’impression, l’illusion que la vraie vie est là : amer doit être le constat après coup, finalement, de la vanité de tout ça face à la fureur incontrôlable d’éléments déchaînés… À cet égard, ici le symbole ne sera pas lié au psychologique (!)[17, AV note 4/2] mais à ce qui incarne le mieux succès, argent et consommation dans toutes ses variantes : la sacro-sainte bagnole. Sous toutes les latitudes, et quel que soit le modèle (populaire, sportif ou de grand luxe), elle n’est plus qu’un insignifiant tas de ferraille écrasé sous des tonnes de décombres, englouti sous des coulées de boue, noyé sous des mètres d’eau de mer ou ballotté comme un fétu de paille dans les positions les plus extravagantes par l’intervention d’un vent plus fort que l’inertie de ses quelques centaines de kilos. Bien que plus solide, son terrain de prédilection –la route elle-même- n’a pas été avare d’offrir par endroits un spectacle de désolation, bitume et béton se disloquant par plaques aussi aisément que de la pâte feuilletée, dispersées à tous les vents [65]. Toute une frange de la côte atlantique n’a-t-elle pas été témoin d’une étrange redistribution de ses équipements, peu favorable à donner confiance : des bateaux au sec et des voitures à l’eau ?…

cayola.jpg

Le tas de fumier n’est pas le lieu exclusif du rassemblement des mouches : ne sont-elles pas également attirées par le règne de la mort, là aussi où se rassemblent les vautours [66][67] ? Quand tout ce qui vous appartient est perdu du jour au lendemain, que la catastrophe vous a tout pris, hormis la vie –effets personnels, équipements, outils de travail- on a pire que son "compte" de souffrances –et de soucis de rassemblement matériel de ce qui peut encore l’être- sans les disperser en prêtant l’oreille à des "conseils" de "prévention" de "souffrances"©. Devant l’ampleur de certains désastres, la survenue du règne du Docteur relève sans doute de bonnes intentions ; mais elle résonne un tantinet comme un rassemblement de vautours

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jeudi, 11 mars 2010 | Lien permanent

«”Science” ! Sors l’esprit de ces hommes. » Saisi de frayeur, plus personne ne s'interrogeait.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,21-28. (*)|(*)|(*)/(*)(*)(*)
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté (*) par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -1,21-28° (*)
Philou [1], accompagné de ses disciples, arrive à Cafardanlom [2, notes 18,19]. Aussitôt, la nuit du çavapadutou [3], il se rendit au cinéma [4, AV note 8], et là, il renseignait sur la localisation des issues de secours [4, note 9]. On était assommé par son "médicament"©[5], car il en "soignait"© en maître-chien [6] qui a la majorité [7], et non pas comme les "malades"©. Or, il y avait dans leur cinéma un homme tourmenté par des bien-portants, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Philou d’Arrêtenazes [4, note 6] ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le malsain, le malsain du Docteur. » Philou le fit vygnyment interner [8][9] : « Silence ! Sors de cette maison [10]. » En effet, les bien-portants étaient secoués par sa "violence psychologique"©[11] et le sortirent de chez lui. Et, craignant qu’il ne retourne sa "violence psychologique"© contre lui-même [12], ils le poussèrent dans une autre maison [12] avec un grand cri [13] de soulagement. Saisi de frayeur assourdissante [14, note 34], personne ne s'interrogeait : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Lui qui n’est pas même médecin [15], il ne se laisse pas commander par les esprits mauvais, et il leur désobéit. » Dès lors, sa re-nommée [16] se répandit [17] dans toute la région de la Gallinacée [18].

Bienvenue-chez-les-Ch-truches.jpg

Que messieurs MERAD et BOON ne se formalisent pas
de cet ignoble pastiche : il n’est en rien dirigé contre leurs personnes !…

Premier livre de Samuel 1,9-20. (*)|(*)
Un jour, Anne se leva, après le repas qui faisait partie du sacrifice. Le prêtre Éli était assis sur son siège, à l'entrée du sanctuaire. Anne, pleine d'amertume et tout en larmes, se mit à prier le Seigneur. Elle fit un vœu en disant : « Seigneur de l'univers ! Si tu veux bien te pencher sur ta servante humiliée, te souvenir de moi, ne pas m'oublier, et me donner un fils, je le consacrerai au Seigneur pour toute sa vie, et on ne lui coupera pas les cheveux. » Tandis qu'elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Éli l'observait. Elle parlait dans son cœur : on voyait bien remuer ses lèvres, mais on n'entendait pas sa voix. Éli pensa qu'elle était ivre et lui dit : « Vas-tu rester longtemps dans cet état ? Sors cuver ton vin ! » Anne répondit : « Mon seigneur, je ne suis qu'une femme affligée, je n'ai bu ni vin ni boisson forte ; j'épanche mon cœur devant le Seigneur. Ne prends pas ta servante pour une vaurienne : c'est l'excès de mon chagrin et de mon dépit qui m'a fait prier aussi longtemps. » Éli lui répondit : « Va en paix, et que le Dieu d'Israël t'accorde ce que tu lui as demandé. » Anne dit alors : « Ta servante a trouvé grâce devant toi ! » Elle s'en alla, elle se mit à manger, et son visage n'était plus le même. Le lendemain, Elcana et les siens se levèrent de bon matin. Après s'être prosternés devant le Seigneur, ils s'en retournèrent chez eux, à Rama. Elcana s'unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d'elle. Le temps venu, Anne conçut et mit au monde un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c'est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l'ai demandé au Seigneur. »

Premier livre de Samuel 2,1.4-5.6-7.8. (*)
Et Anne fit cette prière : « Mon cœur bondit de joie pour le Seigneur, mon front se relève pour mon Dieu ; ma bouche se rit de mes rivaux ; oui, j'exulte en ton salut. L'arc des forts se brise ; mais les chétifs ont la vigueur pour ceinture ; les repus s'embauchent pour du pain, les affamés n'ont plus à travailler. Le Seigneur fait mourir et fait vivre, il fait descendre aux enfers et en ramène ; le Seigneur appauvrit et enrichit, il abaisse, mais aussi il relève.  De la poussière, il retire le faible, et du fumier, il relève le pauvre pour l'asseoir au rang des princes, lui assigner un trône de gloire. »

Premier livre de Samsuffi 1,9-20. (*)(*)
affiche-1-small2.jpgUne nuit, Rose
[19, notes 26,27] se coucha, pour le repos qui faisait partie du sacrifice [12]. Le trêtre [20] Phili était assidu à mettre le sanctuaire des autres en état de siège [21, APR note 10]. Rose, pleine de l’amertume et de toutes les larmes de sa clientèle, se mit à prier le Docteur. Elle fit un vœu en disant : « Docteur de l'univers ! Si tu veux bien te pencher sur ta servante traumatisée, te souvenir de moi, ne pas m'oublier, et me tendre tes fils [22], je me consacrerai au Docteur pour tous ses avis [23], et on coupera les cheveux en quatre [24, note 23]. » Tandis qu'elle prolongeait sa prière derrière le Docteur, Phili l'observait. Elle parlait dans son cœur, ne pouvant s’en extraire [25] : on voyait bien remuer ses lièvres [26], mais on n'entendait pas sa voix [27]. Phili pensa qu'elle était Ananas.jpg"malade"© et lui dit : « Vas-tu rester longtemps dans cet état ? Sache que je suis devin [28] ! » Rose répondit : « Mon docteur, je ne suis qu'une femme affligée des mêmes pouvoirs, je n'ai pris ni vin ni poison fort [29] ; j'épanche mon cœur devant le Docteur. Ne prends pas ta servante pour une sale chienne [30] : c'est l'excès de mon chagrin et de mon dépit qui m'a fait prier aussi longtemps. » Phili lui répondit : « Va en guerre [31], et que le Docteur de Raihël [32][33, AV note 30] t'accorde ce que tu lui as demandé. » Rose dit alors : « Ta servante a trouvé glace devant toi [34, notes 63,64] ! » Elle s'en alla, elle se mit à manger [35, note 35], et son visage n'était plus le même [36] : passant du famélique à l’unafamélique [37]. Le lendemain, Misterka [19, note 24/2] et les chiens aboyèrent de bon matin. Après s'être prosternés devant le Docteur, ils s'en retournèrent chez eux, à Nana [19, note 24/1]. Et là-bas on désunit Misterka à Missizka [19, note 28] sa femme, car le Docteur se souvint de lui. Le temps arrêté [38, note 5], Rose conçut et mit au point un sacrifice ; elle lui donna le nom de Samsuffi (c'est-à-dire : le Docteur excuse [39]) car, disait-elle : « Je l'ai demandé au Docteur. »

On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité [40]. À cette époque, même si l’on est saisi de frayeur, la "médecine"© n’est pas encore là pour balayer les interrogations par ses réponses d’"autorité" qui ne veulent rien dire, mais permettent néanmoins aux effrayés de service de nommer la cause de leur frayeur : le premier abominable "méchant"©[19, notes 76,77] venu qui fait peur fera parfaitement l’affaire… avec une prédilection pour celui qui fera de l’ombre à cette "autorité". Afin d’asseoir plus solidement cette dernière auprès des enseignés, on enrobe tout ceci d’une belle terminologie "scientifique" [33, AV note 41] et le tour [41] est joué !

Voilà qui tombe bien : on nous rappelle oralement ici l’étymologie du mot autorité. De même que  l'éducation trouvait sa racine latine dans [ educare, "conduire hors de" ][42, AV note 60], autorité est de même racine, dans [ auctor, "celui qui augmente, celui qui fait grandir" ]. Naturellement, dès lors que cet enseignement nous est fourni par un "professionnel"© de la psyché [43, note 60], on s’interroge : est-il venu pour nous perdre ? Parce que si l’enseignement n’est pas vraiment nouveau, il y a parfois de quoi pousser de grands cris dès que ce petit monde "professionnel"© passe aux travaux pratiques. En matière d’éducation par exemple, faire « passer le petit enfant à la maturité de l’âge adulte » [42, AV note 60] ne saisira pas excessivement de frayeur ni ne bouleversera en profondeur les quelques acquis de plusieurs millénaires de civilisation. En revanche, faire concrètement passer l’adulte à l’immaturité du petit enfant [43] –notamment parce qu’on l’aura saisi de frayeur en répandant sur un tiers du fumier [44] sous "autorité" "médicale"©- ne brillera guère par « l’exemple, la compétence, l’exigence et l’amour » [42, APR note 64]. Ici encore, citer quelques passages de la Bible ne suffira pas pour répondre à l’interrogation suivante qui semble fort peu effleurer l’esprit des "professionnels"© de la psyché : concrètement, comment peut-on assumer le « choix de la vie, du bonheur… » [toujours dans le fichier son] et tutti quanti quand d’autres ont choisi pour vous (mais surtout contre vous) de vous entrer de force dans les statistiques de ces dizaines de milliers de personnes internées contre leur gré chaque année [35, APR note 60] ??? De partout concordent les témoignages : un établissement fermé est très peu propice au « choix de la vie, du bonheur… ». Il se murmure même qu’on y subit le plus grand des désespoirs que l’être humain puisse supporter. [45, APR note 61] Ainsi donc, puisqu’à la lettre, [ educare, "conduire hors de" ] peut justifier sans difficulté particulière [46] une expulsion [47], [ auctor, "celui qui augmente, celui qui fait grandir" ] en donne déjà la chair de poule [48] ! Que va-t-on augmenter ? Que va-t-on faire grandir ?

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Car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Pourtant, ces derniers avaient autorité pour enseigner : mais ils étaient de ceux qui disent et ne font pas [49]. Pour assumer le « choix de la vie, du bonheur… », la recette est connue : il suffisait aux enseignés de pratiquer et d’observer tout ce qu'ils (les scribes et les pharisiens [50])  peuvent vous dire, mais de ne pas agir d'après leurs actes. Les scribes aussi pouvaient citer quantité de passages de la Bible : ils la connaissaient si parfaitement qu’ils étaient à même de renseigner de lointains mages [51] venus se prosterner devant un enfant qu’ils auront reconnu comme étant le roi des Juifs. Aujourd’hui, dans la synagogue de Capharnaüm –vraisemblablement remplie un jour de sabbat-, un seul être sait fort bien qui est Jésus. Or, cet être n’a pas exactement le profil de l’enseigné/gnant type, bien que d’une certaine manière il manifeste une grande foi : hormis l’esprit mauvais, qui avait reconnu dans cet homme de Nazareth [52] le Saint, le Saint de Dieu ? « L’exemple, la compétence, l’exigence et l’amour » fournissent de beaux discours qui hérissent un esprit mauvais mais que n’auraient sans doute pas démenti les scribes. Nonobstant, ces derniers ne frappaient guère par leur enseignement. De même, un prêtre s’offusquant qu'une femme se mette en prière devant le Seigneur dans un sanctuaire –jusqu’à penser qu’elle soit ivre !- fait douter un instant de son exemple comme de sa compétence : autant d’hommes que ne tourmente pas toujours l’exigence d’une cohérence équilibrée entre leur autorité –aussi légitime soit-elle- et l’application sur eux-mêmes de ce qu’ils proclament. De par cette autorité refermée sur elle-même, ne sont-ils pas de ceux qui reçoivent de la main du Seigneur double punition pour toutes leurs fautes [35, APR note 10] ? Une pour leurs propre fautes, et l’autre pour les fautes qui auront été commises par ceux qui auront agi d'après leurs actes.

Or, ce qui frappe aujourd’hui dans l’enseignement des "professionnels"© de la psyché n’est pas tant qu’ils disent et ne font pas. Car la réalité est bien pire [19, APR note 108] (c’est pourquoi elle reste encore recouverte d’un puissant tabou) : ils font mourir là où ils disent faire vivre, ils font descendre aux enfers là où ils disent en ramener, ils appauvrissent là où ils disent enrichir, ils abaissent là où ils disent relever, ils assignent des trônes de honte afin de s’asseoir au rang des princes. En un mot comme en cent, ils font très exactement l’inverse de ce qu’ils disent au moyen d’un enseignement archaïque, proclamé avec une autorité ne tenant que par l’obéissance psychodépendante [53] de lapins [54] saisis de frayeur… et en panne d’interrogations [55].

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Une cockerinade par jour

Un papy se promène avec son petit-fils dans la campagne.
- Regarde petit, comme la nature est belle et bien faite.
À cet instant, un oiseau se soulage et laisse tomber un gros souvenir sur le crâne chauve du papy.
- Ha ! ha ! rigole le petit, tu trouves toujours que la nature est bien faite ?
- Bien sûr, mon gars : elle n'a pas donné des ailes aux vaches !

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mardi, 12 janvier 2010 | Lien permanent

Haro sur la figue-ci ; haro sur la figue-là

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9.
À ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le.
À quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.' »

_______Des Galiléens massacrés pendant qu’ils offraient un sacrifice : de nouveau un groupe de "séparatistes" du sens commun [1, note 4] défendu en l’espèce par un Pilate qui fait sentir son pouvoir [2] ; ce même Pilate qui se demandera ce qu’est la vérité [3]… Pour lui aussi, cette question est secondaire : sa priorité est de prévenir tout soulèvement contre le sens commun apporté par la "pax romana". Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? En d’autres termes –plus politiques-, représentaient-ils réellement une menace pour Pilate ? C’est en tous cas en ces termes qu’il a perçu la situation. Eh bien non, ces Galiléens n’étaient pas de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens : peut-être étaient-ils même de moins grands pécheurs, pour peu que le sens qu’ils avaient adopté alors coïncidât avec la vérité. Ce que l’on sait, c’est qu’il ne faut nullement interpréter ce massacre comme une sorte de châtiment divin quand il n’est qu’une basse œuvre politique : ce n’est pas parce que Pilate a reçu son pouvoir d’en haut [3] que ses actes sont le reflet de la volonté divine !
_______Subir quelque sort fâcheux n’atteste en rien d’une culpabilité personnelle. Ce soupçon pesait déjà sur l’aveugle-né de la piscine de Siloé : « Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? »[4] Aujourd’hui, c’est la tour du même nom qui interpelle les gens selon des modalités similaires : et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Comment ne pas faire le rapprochement avec la chute de deux tours [5], il y a six ans à New York ? Dix-huit personnes tuées d’un côté, trois mille personnes tuées de l’autre côté de l’Atlantique. Écroulement accidentel d’un côté, écroulement provoqué par la main de l’homme de l’autre : la différence ne vaut que pour les survivants, pas pour les victimes. Étaient-elles plus coupables que tous les autres habitants de New York ? Eh bien non… d’autant moins qu’ici –hormis les exécutants s'imaginant offrir ainsi un sacrifice à Dieu [6]-, les vrais coupables courent toujours ! Certes, les Galiléens aussi offraient un sacrifice à Dieu… mais en l’occurrence, ils étaient les massacrés et non les massacreurs. Le bon sens [7, AV note 4] est plus facile à discerner chez un massacré sans compromission avec le massacre qu’il subit
_______Et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. Chantage à la conversion ? Pas davantage à Jérusalem que ce ne l’était à Corazine ou à Bethsaïde. [8] Jésus n’est toujours pas là pour condamner : car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. [9] Il n’est pas venu se compasser des malheurs du temps, mais indiquer à l’âne qui se rend malheureux en crevant de soif qu’il lui suffirait de se convertir, -soit de se retourner- parce qu’il tourne le dos à une auge pleine à ras bord, ne demandant qu’à le désaltérer en lui apportant ainsi son salut.[10, AV note 4]

_______Cet âne n’est jamais que le figuier sans fruit, alors qu’il est planté au beau milieu d’une vigne. Il s’épuise en épuisant le sol et empêche [11] ainsi le sarment de porter du fruit [12] : il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche, laissant se tarir le don de la grâce qu’il a reçu.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 4,7-16.
Chacun d'entre nous a reçu le don de la grâce comme le Christ nous l'a partagée. C'est pourquoi l'Écriture dit : Il est monté sur la hauteur, emmenant des prisonniers, il a fait des dons aux hommes. Que veut dire : Il est monté ? - Cela veut dire qu'il était d'abord descendu jusqu'en bas sur la terre. Et celui qui était descendu est le même qui est monté au plus haut des cieux pour c

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samedi, 25 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

D’un prodigue impuissant ayant la dent à un buisson prodigieux étant ardent.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9. (*)|(*)|(*)|(*)|(*)/(*)(*)
Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.' »

Livre de l'Exode 3,1-8.13-15. (*)|(*)moise-et-le-buisson-ardent-1367916748-1295133.jpg
Moïse gardait le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert
et parvint à l'Horeb, la montagne de Dieu. L'ange du Seigneur lui apparut au milieu d'un feu qui sortait d'un buisson. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu'il avait fait un détour pour venir regarder, et Dieu l'appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N'approche pas d'ici ! Retire tes sandales, car le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte ! Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit à Moïse : « J'ai vu, oui, j'ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu ses cris sous les coups des chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre spacieuse et fertile, vers une terre ruisselant de lait et de miel, vers le pays de Canaan. Moïse répondit : « J'irai donc trouver les fils d'Israël, et je leur dirai : 'Le Dieu de vos pères m'a envoyé vers vous.' Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. Tu parleras ainsi aux fils d'Israël : 'Celui qui m'a envoyé vers vous, c'est : JE-SUIS.' » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d'Israël : 'Celui qui m'a envoyé vers vous, c'est YAHVÉ, c'est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob.' C'est là mon nom pour toujours, c'est le mémorial par lequel vous me célébrerez, d'âge en âge. »

Livre du Gastéropode 3,1-8.13-15.
rouleau_scotch_escargot.jpgLa mouise [1] gardait le troupeau de son beau-père Jéthromal, trêtre [2] de Madame [3, APR note 26][4, APR note 46] à Jémalpartou [5]. Elle mena le troupeau au-delà du dessert [6] et parvint à l'Horreur, la montagne du Docteur. Les langes du Baigneur [7] lui apparurent au milieu d'un feu qui sortait d'un buisson. La mouise regarda : le buisson brûlait sans se consumer. La mouise se dit alors : « Je vais faire un des tours [8, notes 8,9] pour voir cette chose extraordinaire (bien que non vague [9, notes 24]) : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? » Le Baigneur vit qu'il avait fait un des tours pour venir regarder, et le Docteur l'appela du milieu du buisson : « La mouise ! La mouise ! » Elle dit : « Me voici ! » Le Docteur dit alors : « Approche un peu d'ici ! Rajoute tes scandales [9, note 37], car le lieu que foule ta tête [10, note 18] est une terre bien-portante ! Je suis le Docteur de ton père, Docteur d'Abracadabra [9, note 88], Docteur de Sacapatate [11, note 46/1], Docteur de Jacob Delafon®[11, note 46/2]. » La mouise se voila [9, note 91] le visage car le Docteur craignait de porter son regard sur elle, habitué à traiter par correspondance [12, APR note 18]. Le Baigneur dit à la mouise : « J'ai vu, oui, j'ai vu la misère de ma meute [13] qui est en Inique [14, note 56], et j'ai entendu ses cris [15] sous les coups des chefs de "santé"©. Oui, je connais ses souffrances… mais lui, non, le cachottier [16, notes 17,18] ! Je suis descendu encore plus bas [17] pour le livrer [18][19] le scalp [20] sous la main aux Indiens [21, im.5] et le faire descendre [22] de cette terre vers un terrier [23] spécieux [24] et versatile, Montageanges.jpgvers un terrier ruisselant de lait caillé [25] et de fiel [

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dimanche, 07 mars 2010 | Lien permanent

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