Rechercher : grand méchant loup
18>25 janvier : semailles de l’HUNité entre les… les ?
(*)[*][*][*][*][*][*] - [>24][>30][*]
...Ouiiiiiiiiii, c'est bien cela : entre les lapins !
- les petits et les gros, les gentils et les méchants, les vrais et ceux en peluche,
les crus et les cuits, les pleins et les vides, les propres et les sales, les bas et les hauts,
les coloriables (car la couleur l'a peint) et les sautables, les absents et les bricoleurs :
tous pour l'unité sacrée... contre [(3)] le grand méchant loup.
Voyez ce qu'ils sèment ! [*]
mercredi, 18 janvier 2012 | Lien permanent
Attention au loup qui rend fou !

cliquer sur la touche ı> à gauche du lecteur : sacré Joe !
« Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »
lundi, 14 avril 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)
Promenade au jardin d’enfants

Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. »
dimanche, 13 avril 2008 | Lien permanent
Le Docteur lui-même vous aime, parce qu’on dirait mémé.
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,23-28. [(X)(X)]/(*)
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera (*)(*). Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie. J'ai employé des paraboles (*) pour vous parler de tout cela. L'heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père. En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m'aimez, et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu. Je suis sorti du Père (*)(*), et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -16,23-28° (*)
À l'heure où Philou [1] passait ce monde dans son mixer [2,im.3][3], il disait à ses bisciples [4] : « En cette nuit-là [5], vous ne serez plus en état de m'interroger [6]. Ach so, ach so, je vous le médis [7] : si mon commanditaire [8] me demande [9] quelque chose en invoquant mon nom [10], je lui donnerai. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé qu’en invoquant mon nom, ne le portant pas vous-mêmes [11] ; demandez, et vous recevrez : ains
i vous serez comblés de foies [12]. J'ai employé des fariboles [13] pour vous parler de tous ceux-là [14][15][16]. L'heure du septième jour [17, APR note 37] n’est pas près de venir où, sans employer de fariboles, je vous annoncerais ouvertement tout ce qui concerne le père [18, notes 31,32]. En cette nuit-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui crierai [19][20] sur le père pour vous, car le père lui-même vous aime d’un amour extraordinairement vague [21, note 90], parce que braiment [22] vous m'aimez, et vous croyez [23][24][25] que je suis venu d'auprès du Docteur. Je suis sorti du terrier [26], et je suis venu dans un monde à son image : celui de bien-portants [27] à grandes ouilles [28][29] ouïes [30][31] ; maintenant, je quitte prudemment [32] ce monde, et je repars me terrer [33][34] avant que le grand méchant loup [35][36] ne me mange. »
Livre des Actes des Apôtres 18,23-28. (*)
Après avoir passé quelque temps, Paul repartit ; il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples. Or, un Juif nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, venait d'arriver à Éphèse. C'était un homme éloquent, possédant bien les Écritures. Il avait été instruit de la Voie du Seigneur ; plein d'enthousiasme, il annonçait et enseignait avec exactitude ce qui concerne Jésus, mais il ne connaissait, comme baptême, que celui de Jean. Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Mais, quand Priscille et Aquila l'entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus d'exactitude la Voie de Dieu. Comme il voulait se rendre en Grèce, les frères l'y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services aux croyants, par la grâce de Dieu ; en effet, il réfutait vigoureusement les Juifs en public, en démontrant par les Écritures que Jésus est le Messie.
Livre des Actes Déstabilisants 18,23-28. (*)|(*)
Après avoir passé quelque étang [21, note 62], Phil’os [37] repartit ; il parcourut successivement le
pays glagla [38][39][40,im.3][41] et celui des beaux nez phrygiens [42, note 51], en ramollissant tous les disciples [43, APR note 14][44]. Or, un Snif [45] nommé Grobobos, originaire d'Hypocondrie [46], venait d'arriver à Daltonhealth [47]. C'était un homme éloquent [48], possédant bien les Impostures [49]. Il avait été détruit [50][51] par la voie du Baigneur [52] ; plein de miasmes, il dénonçait les loups [53] et en saignait [54] avec miviludes [55, note 51] sauf en qui concerne Philou, car il ne connaissait, comme rebaptême [21, note 64], que celui de Jean [18, note 22]. Il se mit donc à parler du "déni de souffrance"©[56][57] et autres sinécures [58]. Et, quand Bisbille [59] et Adada [60, note 54] l'entendirent, ils lui en prirent une part [61] et lui exposèrent [62] avec moins de miviludes la voie du Docteur [63]. Comme il voulait aller se faire voir chez les Grecs [64, APR note 44][65], les frères l'y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bonne "hospitalité"©[66, notes 64,65]. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services [67] aux psychocroyants [18, notes 59 à 62], par la glace [68] du Docteur ; en méfait [69], il affûtait langoureusement les tourments [70][71] des Snifs en privé, en démontrant par les Impostures [72][73] que Philou est le Nessie [74].
samedi, 15 mai 2010 | Lien permanent
Des pathos, des pathos, oui… mais pas punis !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9.
Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.' S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.'
Qu’ils soient douze [1][2] ou soixante-douze, les disciples sont appelés à essaimer : pas à rester entre eux, confinés en salutations de reconnaissance mutuelle dans toute maison d’où l’on ne sort plus, après y avoir dit d’abord : 'Paix à cette maison'… et dommage pour les autres qui ne savent pas que 'le règne de Dieu est tout proche d’eux.' Aujourd’hui, la moisson est encore plus abondante, mais les ouvriers sont de moins en moins nombreux ! [3] Ce n’est plus de la distorsion, mais de la dissolution : où sont passés les amis de la paix ? Sans doute en train de tenir compagnie à la marque de l’Esprit Saint, voilée et cachée dans l’ombre du fond de la maison.[4, APR note 20] Parce qu’hormis quelques slogans idéologiques surannés, les ennemis de la paix seraient-ils tout à coup plus nombreux que ses amis ?[5] Les loups auraient-ils dévoré tous les agneaux ? À moins que ces derniers n’aient retenu que 'Paix à cette maison', en déduisant qu’il s’agissait de la leur ? Ces soixante-douze, étaient-ils plus avantagés qu’ils ne le seraient aujourd’hui ? Sur deux points, ils l’étaient moins ! En réalité, ils étaient disséminés puisqu’envoyés deux par deux. Et surtout, ils étaient envoyés devant lui, dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller… et n’était donc probablement jamais allé. Autrement dit, ils semaient sur des terres vierges, au mieux tout juste défrichées avant eux par les Douze… et dans les mêmes conditions spartiates que ces derniers. [6] En dépit de ces apparents handicaps, on se souvient que les uns et les autres revinrent de cette mission tout joyeux, n’ayant rencontré aucun obstacle majeur à guérir les malades et soumettre les esprits mauvais [7]. Par ailleurs, ce n’est pas exactement à du porte à porte qu’ils se livraient : ils avaient pour consigne formelle de ne pas passer de maison en maison. Dans toute maison où ils sont entrés, on les a priés d’y entrer… quitte à ce que l’un de ses habitants ne soit pas un ami de la paix, privant donc les autres de leur présence : la paix –par sa présence ou par son absence- se dévoile ainsi pour ce qu’elle est : un bien dont on se prive lorsqu’on en fait une propriété privée ! On ne peut être au mieux qu’ami de la paix, non son détenteur irréductible, parce qu’elle se joue à plusieurs. C’est bien pourquoi Il n’est pas venu apporter la paix, mais le glaive [8] destiné à séparer les amis de la paix de ceux qui la menacent, fussent-ils dans la même maison. Empêcher la paix, c’est en effet éloigner le règne de Dieu et ses corollaires : entre autres, la guérison des malades et la domination des esprits mauvais.

Aujourd’hui, le disciple est le même que celui d’hier. Le maître de la moisson a plus que jamais à se faire prier. Fondamentalement, la mission est aussi la même. Mais le disciple vit à présent sous d’autres conditions que celles des premiers, et ces conditions ne tiennent en rien à quelque évolution culturelle : cette fois, il est envoyé derrière lui. Et s’il passe derrière lui, c’est lui qui peut empêcher la paix en se l’appropriant, devenant un obstacle sur sa route ; ses pensées ne sont plus celles de Dieu, mais celles des hommes. [9] C’est dire qu’avant d’entrer dans toute maison –la sienne comprise !- lui incombe-t-il d'abord de demander l’Esprit Saint au Père céleste. [10] Mais un Esprit Saint qui soit celui de Dieu, et non celui des hommes ! C’est que ce dernier est gentil [4, APR note 21] ; si gentil que grâce à lui que les méchants se font rares et que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.[11, APR note 8] C’est là un "Esprit Saint" idéal, venant apporter la paix et rangeant le glaive au fourreau.[12, p.7/8/9/10] L’"Esprit Saint" des hommes se distingue de ce qu’il n’est justement pas celui des hommes, mais de l’homme isolé. En effet, il a le chic pour apporter une "paix" étrange qui présente toutes les caractéristiques de la propriété privée : le premier qui y touche est immédiatement suspect d’être dominé par un esprit mauvais. En tête de liste des "méchants" : l’ami de la paix un peu plus déterminé à la partager avec d’autres ! Plus question de guérir les malades et de dire aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' Pour l’heure, l’ami de la paix est perçu comme fauteur de guerre. Et comme il n’y a plus de méchants, il ne risque pas de guérir qui que ce soit puisque le "malade", c’est lui ! Il est à craindre que le règne du Docteur soit tout proche de lui…
Chacun sait que le Docteur est un spécialiste de l’Esprit Saint… qui a d’ailleurs grandement inspiré sa "Bible" [13, note 8], rayon "pathologies" : "délire mystique" et autres "psychoses hallucinatoires" lui fournissent le gros de ses troupes. Déjà
plus "puissant" que Jésus [4, note 22], le "gentil docteur" est tout indiqué pour mater l’Esprit Saint à grands renforts de produits décapants [14] qui ne parviennent jamais
qu’à détruire son instrument [15] humain à petit feu. À défaut de guérir les malades, sa "paix" va reposer sur un demandeur –qui n’est pas le "malade"- cherchant de la sorte à renouer avec son "Esprit Saint" (mis à mal par le "malade") si doux, si gentil. On s’habitue à tout : surtout à un "Esprit Saint" confortable et rassurant, caricature de Celui qui guide les ouvriers de la moisson. Ces derniers ne font peur qu'à ceux qui se satisfont d’une "paix" factice et superficielle. Le Docteur ? Encore un grand ami de cette "paix", version light garantie sans Esprit Saint. C’est très "dangereux", l’Esprit Saint : cela pourrait écarter davantage les brèches des "fragilités psychologiques" [16, APR note 28] ! Au fond, l’Esprit Saint est comme les vocations… ou les autoroutes : on peut le demander –voire le réclamer à cors et à cris-, mais à une condition : qu’Il ne soit pas trop proche de nous. Ce qui ne va pas faciliter l’annonce de 'la proximité du règne de Dieu' dans un monde devenu si pathomaniaque qu’il se ferme à toute guérison de malades. C’est envoyer comme des agneaux atteints de tremblante [17] au milieu des loups ! Ne serait-ce que sur un plan strictement commercial, ce n’est déjà pas très vendeur. Les loups en rient encore : ils finissent par ne plus avoir besoin de se déguiser en brebis [18] tant les vraies brebis viennent se jeter sous leurs crocs avec un rare "bonheur" ! Ils ne font jamais que manger et boire ce qu’on leur sert ; car le travailleur mérite son salaire. Et tant pis pour le "malade" qui, lui, ne méritait pas sa "maladie"… finissant au fil du temps par perdre ses guillemets et défrayer à nouveau les chroniques judiciaires [16, notes 27][19], alimentant ainsi à l’infini la tremblante des agneaux qui ont beau jeu de voir des "malades" partout : à force de les "voir", on finit aussi par les créer, en entretenant ce climat délétère de pathomanie universelle.
Pourquoi le maître de la moisson enverrait-il des ouvriers pour sa moisson s’ils n’ont pas davantage de blé que d’ivraie [20, note 1] à moissonner ? Il est "bonne pâte"… mais les pâtes sont meilleures à base de blé que d’ivraie. Et puis à quoi bon se déranger si ses moissonneurs doivent systématiquement passer pour dérangés ? 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' Mais il ne se laisse pas détrôner par ses rebelles… qui se veulent souvent ses plus vaillants [21] "défenseurs".
Escroquerie de Labriolle [22] selon malsain Philou -10,1-9.
Après cela, le Docteur désigna encore soixante-mille malades, et il les envoya dix par dix derrière lui dans toutes les villes et localités où lui-même avait des chenils [23]. Il leur dit : « Le pigeon est abondant, et les ouvriers sont trop nombreux. Priez donc le maître de la chasse [24, note 12] de calmer ses ouvriers pour ses pigeons. Allez ! Je vous vois comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en insultations [25] sur la route : chacun son métier. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Briolle à cette maison.' S'il y a là un ami de la briolle [26], votre briolle ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous (et pauvre de vous…). Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travesti mérite son sale air. Passez de déraison en déraison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, décelez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne du Docteur est tout proche de vous.'

samedi, 18 octobre 2008 | Lien permanent
Faussez-vous et baissez la tête, car votre perception s’éloigne. (mais pas le percepteur)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,20-28.
Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient dans la montagne ; ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils s'en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu'ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l'Écriture. Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes ; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu'à ce que le temps des païens soit achevé. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
_____Jérusalem encerclée par des armées ? Pour ce qui est de la Jérusalem terrestre, il n’est pas difficile de voir ce qu’il en est, au moins depuis la création de l’État d’Israël en 1948. Que sa dévastation est toute proche : beaucoup n’en sont plus à le savoir mais à l’avoir vécu dans leur chair. Combien de natifs ont-ils été éloignés de l’intérieur de la ville, se sont-ils enfuis dans la montagne ? Combien de ceux qui étaient à la campagne ont-ils été empêchés de rentrer en ville ? Pour eux, ce sont des jours éprouvants où Dieu fait justice pour accomplir toute l'Écriture. Et cette justice, certes, n’est pas celle des hommes : livrés à eux-mêmes, ils ne savent que répandre une grande misère, trancher par l’épée, emmener en captivité. Qu’est-ce donc qui fasse invariablement basculer l’homme au loup [1] pour son semblable ? Les nations seront affolées. Les hommes mourront de peur. Quel que soit son environnement culturel, son rang social ou sa science, tant que l’homme sera constitué de ce qu’il est par nature il reste le jouet de sa porte intérieure. [2, note 3] La peur rend fou ; la peur tue : elle est le bélier [3, AV note 4] qui enfonce la porte intérieure dans un fracas de mer et de tempête… sauf si cette porte est ouverte.
_____L’homme reste surtout le veilleur [3] de sa "Jérusalem" de chair, lieu de son temple [4, note 2]. Que cette "Jérusalem"-là soit encerclée par des armées, elle l’est TOUJOURS ; à moins d’être un ange voyant sans cesse la face du Père [5]. Mais à rebours de la Jérusalem de pierre, la proximité de sa dévastation dépend du libre-arbitre de celui qui est à l'intérieur de la ville : celui-là ne peut pas s’enfuir dans la montagne ! Mais selon son degré de dévastation, il peut se faire une montagne depuis la négation même de cette dévastation. Le tranchant de l'épée de la négation sera la projection [6, note 8] : la hauteur de la montagne étant proportionnelle à l’agression dévastatrice sur les armées encerclantes, interprétées comme telles. Le sont-elles vraiment, quand au contraire elles ont pour vocation de disperser les véritables armées encerclantes, menaçant de piétiner la "Jérusalem" de l’autre ? C’est tout l’objet –et c’est le seul objet- de la fameuse correction fraternelle [1, APR note 9] dont la déshérence –et la réduction arbitraire à des problématiques qui lui sont étrangères- est précisément le signe d’une dévastation déjà entamée. Les fruits [7] en parlent d’eux-mêmes : peu portés sur la persévérance [8], ils pourrissent les fruits sains qu’ils touchent. Ne reste de la veille qu’une pâle caricature : celle du refuge dans la peur de ne pas "blesser". En soi, cette peur reste légitime tant qu’elle dicte une authentique et saine prudence [9, AV note 28] ; pourvu que cette dernière n’en soit pas le cache-misère du timoré encerclé. Elle perd cette légitimité quand, à l’usage, elle se fait concomitante de toute absence de scrupules à trancher de l’épée, à emmener en captivité, à piétiner comme un païen, tous signes qui -en fait de "prudence"- ne révèlent que trop un homme mort de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur son monde, car les puissances de son ciel-tête [10, AV note 19] sont ébranlées. Depuis un verre d’eau, une nation-personne peut ainsi affoler par le fracas de sa mer et de sa tempête, jeter une grande misère dans tout un pays en fonction de l’état de veille des "Jérusalem" qui la composent, leurs armées respectives les plaçant au pied du mur des valeurs qu’ils affichent. Ce sont des jours où la raison tombe sous le tranchant de l'épée, où l’homme fait sa "justice" pour abolir toute l'Écriture [11, note 11] en prônant son accomplissement ! Quand la raison est affolée, submergée par de l’affectif dévoyé, il ne faut plus s’étonner de rien. Malheureuse la femme qui est enceinte d’une telle raison [12, APR note 25] et celles qui l’allaitent en ces jours-là de leur lait caillé [13, note 1][8][14], car il y a une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Plus à une absurdité près, c’est de lui-même qu’il s’est emmené en captivité chez toutes les nations païennes, rivalisant de soumission à leurs mœurs babyloniennes quand elles ne les dépassent pas en dévastation, ébranlant les puissances des cieux en les laminant par des sortilèges humains [15].

Livre de l'Apocalypse 18,1-2.21-23.19,1-3.9.
J'ai vu encore un ange qui descendait du ciel ; il avait reçu une autorité si grande que la terre fut illuminée de sa gloire. Et il s'écria d'une voix puissante : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ! La voilà devenue une tanière de démons, un repaire de tous les esprits impurs, un repaire de tous les oiseaux impurs, un repaire de toutes les bêtes impures et répugnantes ! Alors un ange puissant prit une pierre pareille à une grande meule, et la précipita dans la mer, en disant : « C'est ainsi que sera précipitée avec violence Babylone, la grande cité, et on ne la retrouvera jamais plus. La musique des joueurs de harpes et d'autres instruments, des joueurs de flûte et de trompette, chez toi ne s'entendra jamais plus. Aucun artisan d'aucun métier chez toi ne se trouvera jamais plus, et le bruit de la meule chez toi ne s'entendra jamais plus. La lumière de la lampe chez toi ne brillera jamais plus. Le chant du jeune époux et de son épouse chez toi ne s'entendra jamais plus. Pourtant, tes marchands étaient les grands de la terre, et tes sortilèges égaraient toutes les nations ! Après cela, j'ai entendu dans le ciel comme une voix puissante, celle d'une foule immense qui proclamait : « Alléluia ! C'est à notre Dieu qu'appartiennent le salut, la gloire et la puissance, car ses jugements sont vrais et justes. Il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par sa prostitution, il l'a frappée pour venger le sang de ses serviteurs. » Et cette foule reprit : « Alléluia ! La fumée de l'incendie s'élève pour les siècles des siècles.» Un ange me dit alors : « Écris ceci : Heureux les invités au repas des noces de l'Agneau ! » Et il ajouta : « Ce sont les paroles véritables de Dieu. »
_____Que sont donc devenues les paroles véritables de Dieu ? Elles ont dû porter beaucoup de fruit, étant donné qu’on les respire si bien qu’elles sont devenues inutiles à l’usage : seuls quelques bigots, ici ou là, les anonnent encore un peu, comme un enfant récite sa poésie. Babylone la Grande ? Elle est tombée depuis longtemps ! La Babylone de pierre, oui : ses ruines sont visibles en Irak. Mais c’est toujours le Livre de l'Apocalypse : va-t-on en faire maintenant un Livre du lointain passé, après s’être habitués à l’expédier dans le futur ?[16, note 12] Ce n’est pas le présent : aujourd’hui tout le monde il est beau tout le monde il est gentil [17, APR note 8]. Les méchants [17, note 7], cela n’existe plus que dans la Parole de Dieu : simple allégorie, sans doute… N’entend-on pas toujours la musique des joueurs de flûte et de trompette ?[18] N’entend-on pas encore le chant du jeune époux et de son épouse ? À condition, bien sûr, de ne pas aller faire ses courses chez Elodie et Nana [11, APR note 16] ! C’est que les marchands sont bien les grands de la terre : à commencer par les marchands de loi, [14] bien sûr. Il est formidable de penser que les marchands ne sont pas méchants : que parviendraient-ils à vendre s’ils l’étaient ? Après tout, la dévastation est un bien commercial comme un autre : n’est-ce pas gentil de la part de la loi d’aider les gentils à se débarrasser de leurs méchants ? « Alléluia ! C'est à Elodie qu'appartiennent le salut, la gloire et la puissance du Code civil, car ses jugements sont… ce qu’ils sont, quoi ! ». En réalité, les méchants ne sont pas des vrais : d’ailleurs, les gentils non plus. On hésite à en déduire qu’ils sont méchants pour de rire, parce que bien que faux méchants ils déclenchent une mer de larmes et une tempête de désolation : des malades, c’est sérieux ! Telles sont les paroles véritables du Docteur qui, lui aussi, est très sérieux… ce qui compense probablement le manque absolu de sérieux de sa "médecine", grande prostituée de la vraie, sans guillemets.

_____Voilà qui se fait de plus en plus présent dans l'Apocalypse : une grande prostituée qui corrompt la terre par sa prostitution, dont le sang des serviteurs appelle vengeance. Cette grande prostituée est jugée en vérité et en justice, qualités qui lui font défaut pour la bonne raison qu’elle les a prostituées : ce qui implique qu’elle en détenait l’exercice, les retournant contre elles-mêmes. La plus grande des prostituées n’officie nullement dans des quartiers mal famés : les beaux quartiers lui sont mieux indiqués, là où la justice "psychique" [19, notes 36] tue si bien les âmes qu’elles ne savent plus voir les signes dans le soleil, la lune et les étoiles : signes ne pouvant être observés qu’avec les yeux de la conscience morale, sachant discerner la lumière de l’éblouissement [20]. La Babylone de chair est là, sous leurs yeux : ce sont ses armées qui encerclent les "Jérusalem" de chair. Où sont leurs veilleurs ? Ils se redressent et relèvent la tête : un crime de lèse-majesté chez les tordus baissant la tête s’étant laissés piétiner à la mesure [21] de ce qu’ils piétinaient toute l'Écriture, les pieds si usés qu'ils s'enfuient là où on marche sur la tête : bienvenue en Pathomanie [22]… Pour ceux-là, les veilleurs sont des "malades" : les méchants des temps nouveaux que l’on "soigne" pour les faire redevenir gentils. S’ils refusent, c’est qu’ils sont "vraiment" méchants. S’ils refusent encore après avoir lu « Comment être un gentil camarade » [17, APR note 28], ils deviennent passibles des foudres de la justice babylonienne, aussi vraie que le sont les gentils et les méchants. Telle d’Artagnan faisant le poirier [23, note 19], sa devise est : « tout pour l’un, rien pour l’autre ». [24, note 16] Exécrant les misérables veuves [25, note 2], elle préfère les fabriquer elle-même avec grande puissance et grande gloire : alors, on voit la veuve de luxe [26] venir dans la nuée noire [27, note 1]. Faut-il qu’elle soit une grande prostituée de l’âme pour "communier" [28, note 15] sans sourciller –et sans faire sourciller quiconque à l'intérieur d’une ville visiblement encerclée et piétinée-, tout en effectuant son shopping à la veuverie jusqu'à ce que le temps des païens soit achevé.

_____Heureusement que l'Apocalypse n’est "que dans le futur" ! Pas de tanière de démons : cela "n’existe plus", bien que ce ne soit pas officiellement stipulé dans le Code civil. Depuis qu’on "décèle" des esprits "partiellement malades" [29, note 18], on ne repère plus d’esprits impurs : tout juste sont-ils "troublés". Pas davantage d’oiseaux impurs : quand un vautour [30, APR note 4] sert la "justice", il est automatiquement pur. Qui donc pourrait-elle répugner, sa "justice" ? Un ange qui descend du ciel, peut-être…
jeudi, 27 novembre 2008 | Lien permanent
Le mauvais rêve est laid, l’heureux rêve est lait.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,21-24. (*)/(*) (*)
Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »
_____Avant même le jugement, aucun de ces pêcheurs qui croient en lui n'a eu à le regretter [1, APR note 19]. Comment proclamer sans être envoyé ? Précisément reviennent-ils tout joyeux [2] après avoir été envoyés proclamer : et c’est bien cette joie qu’ils communiquent à présent à Jésus. Sous l'action de l'Esprit Saint, il n’est d’"incommunicabilité"©[1, note 36] qui vaille ! L'action de l'Esprit Saint ? Allons donc : depuis qu’Il a été confié à la "médecine"©[3, APR note 9], l'Esprit Saint est à l’image de la NASA [4, APR note 51] : rassurant [5]. Car ce que révèlent les sages et les savants des temps nouveaux ne saurait être caché aux tout-petits, tant leur connaissance est très largement à leur niveau : ce qui fait peur [6, APR note 17] est "mal" ; ce qui est rassurant est "bien"[7, notes 1,2]. Heureux les factieux qui font régresser [8] les esprits dans une dialectique aussi puérile [9, APR note 21] : les lapins [6, note 1] verront en eux des prophètes [10, note 1] et des rois.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -10,21-24° (*)
Philou [11], éructant de tristesse [12] sous l'intention [13] d’un esprit malsain [14], dit : « Père, Docteur de la terre et du sous-sol, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux tout-petits (mais grandement "malades"©), tu l'as révélé aux singes [15] et aux savants [16][17]. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi pour les dompter. Tout m'a été confié par mon père ; personne ne connaît qui est le fils, sinon le père, et personne ne connaît ce qui est le pire [18][19], sinon le fils et le bien-portant à qui le fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Malheureux les yeux qui voient ce que vous "voyez"©[20, APR note 28] ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois n’ont pas voulu voir ce que vous "voyez"©, et d’ailleurs ne l'ont pas vu, ne pas entendre ce que vous entendez [21, note 34], et ne l'ont pas entendu [22, note 36] de cette oreille. »
_____Selon de tels critères, il va sans dire que si la crainte du Seigneur se prend à inspirer quelque esprit de sagesse, de discernement, de conseil, de force et de connaissance, voilà qui est particulièrement malheureux [23] aux yeux de lapins qui ne veulent plus voir ce qu’ils voient, ne plus entendre ce qu’ils entendent : le radar peur/rassurement sonne l’alerte rouge : insupportable [24] quand on porte de grandes oreilles [4, AV note 43] ! Heureusement pour eux, la "justice"©©© tranchera avec panique en faveur des pauvres lapins du pays. Elle ne jugera pas d’après les apparences… sachant parfaitement que derrière un apparent cocker [25] aux
racines "perverses narcissiques"©[26] se cache la souche d’un abominable [26] pitbull [27] prêt à jaillir sur sa proie, rejetons [28] compris ! "Sagesse", "discernement" aidant (par Code Civil interposé [29]), esprit de conciliabules et de violence "judiciaire"©©© (par Code Civil interposé), esprit de "connaissance" et de peur mortelle du "saigneur" (avant qu’il ne fasse saigner tout ce qui bouge !) aidant également, il n’y aura pas de difficulté particulière [30] à trancher uniquement d'après ce qu'on entend dire, le "malade"© fort peu rassurant (pléonasme) ne daignant pas venir [31] s’amuser sur le nid du cobra diligenté par la vipère, se prenant pour des agneaux. Ce sera même mieux ainsi, sauvant probablement la vie [32] de juges [33] sans doute croquantes à souhait, pouvant dès lors télé-ordonner [34] tout à loisir que le loup n’habite plus avec l’agneau, que le léopard ne se couche plus près du chevreau, ceci sans avoir peur d’être immédiatement dévorées. À quelques heures près, cela fait un an jour pour jour que ce rejeton de "justice"©©© a jailli de ses racines, sans que nul n’y aie jamais trouvé à redire. Pourtant, au vu de l’escalade irrationnelle et monstrueuse de ses conséquences [35, APR note 37], le loup et le léopard n’étaient guère ce qui se présentait d’après les apparences…
Livre d'Isaïe 11,1-10. (*)
Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays (*). Comme un bâton, sa parole frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant (*). Justice est la ceinture de ses hanches ; fidélité, le baudrier de ses reins. Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l'ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main. Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

Livre d'Aïeaïeaïe 11,1-10. (*)
Un radeau sortira de la bouche de Je-sais, perdu dans le vide, un rejeton jaillira de ses rancunes. Sur lui s’épuisera l'esprit du Docteur : esprit de singette [36] et de dix garnements, esprit de "conseil"©[37] et de farce, esprit de conn[…]e et de crainte du Docteur, qui lui
inspirera la crainte du Docteur. Il ne jugera pas d'après les apparences… faute d’apparences (!) [38][31], il tranchera donc d'après ce qu'il entend médire. Il jugera les petits avec injustice, il tranchera avec forfaiture en faveur de l’appauvrissement [39] du pays. Comme un bâton de dynamite, sa parlote [40] frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir "guérir"© le méchant "malade"©. Justice au niveau de la ceinture désenchante ; filer vite fait [41], on a beau crier de ses riens. L’affreux monstre gluant [42] habitera avec l'agneau double [43], le léopard se couchera près du chevreau [44] (mais ce dernier ne dormant pas bien [45, APR note 5], le salaud part [46]…), le veau et le lionceau ne seront plus nourris ensemble, un petit garçon [47][48][49] en conduira un ailleurs [50]. La vache et l'ours n’auront plus même pâturage, leurs petits n’auront plus le même gîte que Nounours : bonne nuit les petits ! Le lion, comme le bœuf, mangera de quoi se donner du courage [51]. Leur nourrissant s'amusera sur le nid du cobra [52], sur le trou de la vipère [53] l'enfant étendra la main : ce qui sera d’une rare violence psychologique [54]. Il ne se fera plus rien de bon ni de non rompu [55] sur sa montagne sainte ; car la connaissance du Docteur remplira le pays comme la vase recouvre le fond du lac [56, AV note 25]. Cette nuit-là, la rancune de Je-sais, perdu dans le vide, sera couchée sur un brancard [57] pour les peuples, les nations s’en troubleront, et la honte sera sa demeure.
_____À l’état naturel, l’agneau a peur du loup. Le chevreau a peur du léopard. Le veau a peur du lionceau. La vache a peur de l’ourse. Le bœuf a peur du lion. Le petit garçon a peur du loup [58], du léopard, du lionceau, de l’ourse. Le nourrisson a peur du cobra. L’enfant a peur de la vipère. N’est-ce pas étrange ? Un esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspire la crainte du Seigneur, ne jugeant pas d'après les apparences, ne tranchant pas d'après ce qu'il entend dire, jugeant les petits avec justice, tranchant avec droiture en faveur des pauvres du pays, la parole de cet esprit-là frappe non seulement comme un bâton, mais en ce qu’elle s’exprime dans un contexte où il ne se fait plus rien de mauvais ni de corrompu à proportion de ce que la peur y est bannie. Mieux encore : le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant… de même qu’on a fait mourir la peur. C’est dire que le lien entre la peur, la méchanceté et l’injustice est patent. Mais ce lien n’est pas inéluctable : les animaux ci-dessus ne font que suivre leur instinct : en soi, ils ne sont ni méchants ni injustes. Les proies ont néanmoins peur de leurs prédateurs : démunies d’une véritable intelligence, elles sont cependant dotées d’une sorte de mémoire affective [59, p.10] informant par exemple l’agneau que le loup n’est pas exactement une sorte de grand mouton noir –comme en témoigne notamment sa dentition…-, et qu’il lui faut garder ses distances. Si elles ne sont pas rationalisées en tant que telles, toutes ces peurs -y comprise celle du petit garçon ou du nourrisson- n’ont rien d’irrationnel, s’appuyant sur un danger réel, existant : que l’on peut voir et entendre. Elles concourent donc à se protéger avec raison, afin de prolonger la survie des individus de chaque espèce.
_____Méchanceté et injustice ne se greffent pas sur ce type de peur, qui relève d’un sain instinct de conservation. Si la peur n’est en soi ni un bien ni un mal, elle ne reste cependant moralement neutre que dans ce cadre de la conservation : relative à une menace existante, cohérente et justifiable. Dans tout autre cas, sous l’action de la peur, c’est cette peur qui génère la menace elle-même, faute de lui trouver une existence réelle. Si le terrorisme [60] officiel en fournit l’exemple le plus abouti, il n’est jamais que la résultante visible d’une multitude de micro-terrorismes, somme de peurs individuelles irrationnelles parce que se fondant sur de l’inexistant. Ainsi, par exemple, l’avenir n’existe pas dans le présent : la peur de l’avenir est-elle également inexistante ?… Mais au moins personne ne peut-il accélérer le cours du temps en faisant coïncider l’avenir avec le présent. Il n’en va pas de même avec ce redoutable inexistant que constitue toujours la maladie mentale [61, note 29], source exponentielle des peurs les plus absurdes. Enfermés pour les empêcher de répandre la Parole de Dieu, séquestrés et trahis par leur propre famille, l’hôpital devient la prison pour se débarrasser de ces gêneurs qu’on traite de déséquilibrés capables de tuer pour défendre leur cause. On veut qu’ils cessent et, afin qu’il n’y ait plus de confusion, on les rend malades en détraquant toutes leurs facultés mentales. [62, APR note 47] En filigrane s’inscrit la peur, aussi omniprésente qu’irrationnelle. S’inscrivent également, portées à une incandescence inouïe : la méchanceté et l’injustice, véhiculées par des lapins de première catégorie. Faut-il que les "malades"© fassent peur pour être ainsi traités de déséquilibrés capables de tuer pour défendre leur cause quand ils ne font que défendre leur peau !!! On les rend malades en détraquant toutes leurs facultés mentales, afin qu’il n’y ait plus de confusion… possible entre un "bien-portant" et un "malade"©, car le "bien-portant" n’est tel que par opposition au "malade"©. Rendre malade ce dernier, c’est paradoxalement rassurer le "bien-portant". Appeler "hôpital"© –ou maison de "repos"©[63]- un abattoir spirituel [64], une déchetterie sociale [65], un chenil [50], c’est également le rassurer… à condition, bien sûr, qu’il demeure "bien-portant" : donc, à l’extérieur. (Notons qu’a contrario, et en dépit de sa dénomination d’"hôpital"©, un tel endroit fait peur à qui n’est pas directement concerné.) Dans ces établissements se remplissant à saturation, les "malades"© subissent le plus grand des désespoirs que l’être humain puisse supporter. Car ils sont les réceptacles de toutes les trahisons [66] inassumées, induites par des peurs tout aussi inassumées : d’abord la peur de la différence [


























































