Rechercher : grand méchant loup

18>25 janvier : semailles de l’HUNité entre les… les ?

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christianisme,philosophie,politique,littérature,société

...Ouiiiiiiiiii, c'est bien cela : entre les lapins !
- les petits et les gros, les gentils et les méchants, les vrais et ceux en peluche,
les crus et les cuits, les pleins et les vides, les propres et les sales, les bas et les hauts,
les coloriables (car la couleur l'a peint) et les sautables, les absents et les bricoleurs :
tous pour l'unité sacrée... contre [(3)] le grand méchant loup.  
 

christianisme,philosophie,politique,littérature,société

podcast

Voyez ce qu'ils sèment ! [*]

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mercredi, 18 janvier 2012 | Lien permanent

Attention au loup qui rend fou !

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Joe Dassin - Viens Voir Le Loup .mp3
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Si vous n'avez pas peur de voir le loup, vous pouvez
cliquer sur la touche ı>
à gauche du lecteur : sacré Joe !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18.
« Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »

_____Le lait pasteurisé se vend en packs de six : avec l’avènement de l’élevage bovin industriel, les litres coulent à flot. Décliné en de multiples conditionnements –tant en matière de contenant que de contenu- le lait est notre ami pour la vie.
_____Notre Ami pour la Vie ? Il est le bon pasteur, le vrai berger. Il ne souffre ni écrémage ni conservateur. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis : cela seul suffit à ne pas le confondre avec le grand méchant loup à qui les brebis donnent –de gré ou de force- leur vie ! Le berger mercenaire [1], lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Mais qui donc est le loup pour le berger mercenaire ? Et d’abord, QUI est le le berger mercenaire ? En procédant par élimination, on sait déjà qu’il n'est pas le pasteur. S’il ne l’est pas, il ne donne pas sa vie pour "ses" brebis. Comment donnerait-il sa vie à des brebis qui ne lui appartiennent pas ? Comment donnerait-il sa vie à des brebis qui ne comptent pas vraiment pour lui ? (En revanche, il s’y entend mieux pour LES compter…[2])

_____Tout jeu est une activité gratuite par définition : quelles que soient ses règles, elles constituent moins un absolu que des repères -destinés à harmoniser une saine atmosphère ludique- qui ne favorisent pas les uns au détriment des autres. Le tricheur brise naturellement cette harmonie : le plus subtil est celui qui la brise en manifestant l’intention de la renforcer. Soucieux que l’amour de la loi ne soit pas pris en défaut [3], il procède à la tonte de la loi de l’amour : le jeu en perd de sa gratuité, prenant une tournure "experte" [4]. Celui-là joue au loup… et à cache-cache : il s'enfuit. Ce n’est plus la fuite de la brebis qui s'est enfuie loin du voleur, car elle n’a pas reconnu la voix du pasteur [2], mais celle de la brebis qui a contrefait cette voix. Brebis devenue si "experte" en contrefaçon qu’elle s’est prise à son propre jeu. Les brebis ne lui appartiennent pas… tout simplement parce qu’elle est une des leurs ! Voyant venir le loup, il abandonne sa condition de brebis et s’enfuit ; le loup s’empare de sa VRAIE condition et la disperse. La brebis perd son unité, son nom : elle ne se reconnaît plus. Ayant tellement pris à cœur le respect des règles du jeu, elle en a oublié le fondement essentiel : le jeu le plus amusant est celui qui se joue à plusieurs, en équipe(s) ! Le solitaire a ses limites…. notamment celle de jouer CONTRE soi-même : effet miroir garanti [5]. Il voit venir le loup par "lycanthropie" ! L’homme devient un loup pour l’homme : c’est le berger mercenaire

_____« La vie, j'ai le pouvoir de la prendre, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon employeur. », telle est la nature de son contrat. En état de guerre, tout est permis : entrer dans la bergerie sans passer par la porte, escalader par un autre endroit [2], pourchasser les brebis qui, elles, jamais ne suivront un inconnu, s'enfuient loin de lui, car elles ne reconnaissent pas sa voix… Le droit parle pour le loup, contre la brebis. Si transgresser la loi de l’amour n’empêche pas le monde de marcher [6], cela ne l’empêche pas de voler ! Soutenue par les voleurs et les bandits fantassins, l’aviation pilonne les pâturages et disperse le troupeau. Jouer au loup nécessite davantage l’usage des chiffres que celui des lettres. Les bergers mercenaires : combien de divisions ?

_____Ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants… mais comment ont-ils fait ? Ils ont… ils n’ont plus fait la guerre. Au lieu de pilonner, ils ont brisé la glace [7] : dans le seau à champagne qui scelle le cessez-le-feu, elle est meilleure que celle qui renvoie l’image d’un loup à une brebis. Si le loup se joue certes à plusieurs, il n’est qu’un jeu. C’est pour de rire : juste un masque de la vie... Dès que le jeu se fait sacré, les joueurs deviennent "sérieux" ; ce n’est pas sérieux ! Parce que cela devient trop triste, et la tristesse n’amuse personne. Sauf le "professionnel" [8], bien sûr : comme dirait le berger mercenaire, il faut bien vivre… Au fait : c’est qui le loup ? [9]

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lundi, 14 avril 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

Promenade au jardin d’enfants

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,1-10.
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. »
Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. »

_____Marcher avec Lui ? C’est ne marcher QU’avec Lui : cela seul brûle le cœur [1]… Il y a sinon de quoi s’enrhumer : en avril, ne te découvre pas d’un fil. Commenter l’Évangile au PRÉSENT, c’est aussi le lire au présent… en laissant Celui du lendemain au lendemain. À chaque jour suffisent ses peines, et ses divines surprises. Celle, par exemple, de découvrir au jour le jour combien l’Évangile d’un jour entre en pleine continuité avec Celui de la veille. Et ce, y compris quand les Textes ne se suivent pas immédiatement dans leur chronologie !
_____Si transgresser la loi de l’amour n’empêche pas le monde de marcher [2], cela ne l’empêche pas davantage d’entrer dans la bergerie sans passer par la porte, d’escalader par un autre endroit, en somme de voler ! Entrer dans la bergerie sans passer par la porte ? C’est vouloir se faire passer pour le berger des brebis. Ces dernières ne reconnaissent pas la voix des inconnus parce qu’elles sont connues du vrai pasteur : il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Celui qui est un voleur et un bandit, lui, ne sait voir qu’un troupeau de brebis, plus semblables les unes que les autres. La qualité de chacune lui importe peu : il raisonne en termes de quantité. De même que l’on élève des bovins en de longues stabulations dites libres, les brebis subissent le même sort : à chacune d’entre elles, est accolée une étiquette à l’endroit même où elles écoutent la voix du berger, à savoir l’oreille. Cette étiquette n’est pas un nom, mais un numéro. Toute brebis égarée sera ainsi aisément retrouvée grâce à ce numéro. Mais ici, il ne s’agit nullement de la parabole de la brebis égarée (Lc 15, 3-8) ! Dans un tel contexte, c’est là une brebis échappée ; de celle qui s'est enfuie loin du voleur, car elle n’a pas reconnu la voix du pasteur. Le berger des brebis les fait sortir. Le voleur, lui, agit dans un esprit de captation : défense absolue à toute brebisde sortir ! Le voleur se fait chasseur : toute contrevenante devient son gibier. S’il est retrouvé, il sera égorgé et détruit : perspective nettement moins réjouissante que celle de la fameuse parabole.
_____Beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. Cela n’enlève en rien leur qualité de disciples, mais au moins leur démarche est-elle cohérente. Davantage que celle des disciples qui s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui tout en étant eux-mêmes convaincus d’être de ceux qui sont restés en marchant avec Lui [2]. C’est qu’ivres de verts pâturages, les brebis se voient proposer de multiples portes qui sont à la porte ce que la pellicule d’imitation couvrant l’aggloméré est au bois ! Ces portes de contrefaçon ne sont que du petit bois. Et dans le petit bois derrière chez soi, il y a souvent le loup. Qui a peur du grand méchant loup ? Personne, tant qu’il se déguise en grand-mère : la porte du petit Chaperon rouge lui est ouverte, et elle écoute la voix de son aïeule . Un peu grosse, cette voix : celle d’un voleur et d’un bandit. Pourtant, celui-ci n’a pas escaladé par un autre endroit : il est bien entré par la porte. Mais a-t-on jamais vu un loup pasteur, berger des brebis ? Le petit Chaperon rouge ne s’y trompe pas : elle ne reconnaît pas la voix de sa grand-mère. Mais pour elle, il est trop tard pour s'enfuir loin de lui ! Bon appétit, grand méchant loup… Il ne fallait pas se tromper de porte : le résultat est le même que si on avait escaladé par un autre endroit. On remarque d’ailleurs que lorsqu’une brebis ouvre la porte à un inconnu, elle ne fait pas que s’exposer : elle expose aussi les autres brebis. Si la grand-mère n’avait pas ouvert la porte la première, le petit Chaperon rouge n’aurait pas été dévorée. Ceux qui sont convaincus d’être de ceux qui sont restés en marchant avec Lui –c’est-à-dire ceux qui écoutent le loup en croyant entendre le berger- ne se contentent pas de s’exposer les uns les autres : ils se font aussi volontiers chasseurs des brebis qui, elles, jamais ne suivront un inconnu, s'enfuient loin de lui, car elles ne reconnaissent pas sa voix…

_____C’est ainsi que Jésus peut affirmer : ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Sauf les brebis galeuses, bien sûr : celles qui ont sauté la barrière en devenant des voleurs et des bandits. Quand une brebis est attrapée, c’est elle le loup ! Mais il  lui faut d’abord compter avant de se mettre en chasse : c’est la règle. Car jouer au loup nécessite davantage l’usage des chiffres que celui des lettres. On ne transige pas avec la règle ! Quand l’amour de la loi vient ainsi supplanter la loi de l’amour [3], on en arrive à des situations étonnantes : ce sont les plus fervents défenseurs de la loi qui sont des voleurs et des bandits ! Pour eux, c’est la brebis qui ne les ont pas écoutés qui triche avec la règle : c’est elle le loup, alors qu’elle n’a PAS été attrapée, qu’elle persiste à ne jamais les suivre et à s’enfuir loin d’eux. C’est pas d’jeu…

_____La vie est parfois un conte de fées. En général, ils se terminent bien : ils sont entrés en passant par Lui, ils ont été sauvés ; ils ont pu aller et venir, et ils ont trouvé un pâturage. Sans doute est-ce pour cette raison que certains prennent l’Évangile pour un "conte de fées" : « Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. » Autrement dit : ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants…

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dimanche, 13 avril 2008 | Lien permanent

Le Docteur lui-même vous aime, parce qu’on dirait mémé.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,23-28. [(X)(X)]/(*)
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera (*)(*). Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie. J'ai employé des paraboles (*) pour vous parler de tout cela. L'heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père. En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m'aimez, et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu. Je suis sorti du Père (*)(*), et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -16,23-28° (*)Fariboles.gif
À l'heure où Philou [1] passait ce monde dans son mixer [2,im.3][3], il disait à ses bisciples [4] : « En cette nuit-là [5], vous ne serez plus en état de m'interroger [6]. Ach so, ach so, je vous le médis [7] : si mon commanditaire [8] me demande [9] quelque chose en invoquant mon nom [10], je lui donnerai. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé qu’en invoquant mon nom, ne le portant pas vous-mêmes [11] ; demandez, et vous recevrez : ainsUn%20Jour%20Sans%20Fin%20Front.jpgi vous serez comblés de foies [12]. J'ai employé des fariboles [13] pour vous parler de tous ceux-là [14][15][16]. L'heure du septième jour [17, APR note 37] n’est pas près de venir où, sans employer de fariboles, je vous annoncerais ouvertement tout ce qui concerne le père [18, notes 31,32]. En cette nuit-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui crierai [19][20] sur le père pour vous, car le père lui-même vous aime d’un amour extraordinairement vague [21, note 90], parce que braiment [22] vous m'aimez, et vous croyez [23][24][25] que je suis venu d'auprès du Docteur. Je suis sorti du terrier [26], et je suis venu dans un monde à son image : celui de bien-portants [27] à grandes ouilles [28][29] ouïes [30][31] ; maintenant, je quitte prudemment [32] ce monde, et je repars me terrer [33][34] avant que le grand méchant loup [35][36] ne me mange. »


Livre des Actes des Apôtres 18,23-28. (*)
Après avoir passé quelque temps, Paul repartit ; il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples. Or, un Juif nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, venait d'arriver à Éphèse. C'était un homme éloquent, possédant bien les Écritures. Il avait été instruit de la Voie du Seigneur ; plein d'enthousiasme, il annonçait et enseignait avec exactitude ce qui concerne Jésus, mais il ne connaissait, comme baptême, que celui de Jean. Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Mais, quand Priscille et Aquila l'entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus d'exactitude la Voie de Dieu. Comme il voulait se rendre en Grèce, les frères l'y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services aux croyants, par la grâce de Dieu ; en effet, il réfutait vigoureusement les Juifs en public, en démontrant par les Écritures que Jésus est le Messie.

Livre des Actes Déstabilisants 18,23-28. (*)|(*)
daltonbrothers.jpgAprès avoir passé quelque étang [21, note 62], Phil’os [37] repartit ; il parcourut successivement le glacon.gifpays glagla [38][39][40,im.3][41] et celui des beaux nez phrygiens [42, note 51], en ramollissant tous les disciples [43, APR note 14][44]. Or, un Snif [45] nommé Grobobos, originaire d'Hypocondrie [46], venait d'arriver à Daltonhealth [47]. C'était un homme éloquent [48], possédant bien les Impostures [49]. Il avait été détruit [50][51] par la voie du Baigneur [52] ; plein de miasmes, il dénonçait les loups [53] et en saignait [54] avec miviludes [55, note 51] sauf en qui concerne Philou, car il ne connaissait, comme rebaptême [21, note 64], que celui de Jean [18, note 22]. Il se mit donc à parler du "déni de souffrance"©[56][57] et autres sinécures [58]. Et, quand Bisbille [59] et Adada [60, note 54] l'entendirent, ils lui en prirent une part [61] et lui exposèrent [62] avec moins de miviludes la voie du Docteur [63]. Comme il voulait aller se faire voir chez les Grecs [64, APR note 44][65], les frères l'y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bonne "hospitalité"©[66, notes 64,65]. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services [67] aux psychocroyants [18, notes 59 à 62], par la glace [68] du Docteur ; en méfait [69], il affûtait langoureusement les tourments [70][71] des Snifs en privé, en démontrant par les Impostures [72][73] que Philou est le Nessie [74].

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samedi, 15 mai 2010 | Lien permanent

Des pathos, des pathos, oui… mais pas punis !

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9.
Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.' S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.'

Qu’ils soient douze [1][2] ou soixante-douze, les disciples sont appelés à essaimer : pas à rester entre eux, confinés en salutations de reconnaissance mutuelle dans toute maison d’où l’on ne sort plus, après y avoir dit d’abord : 'Paix à cette maison'… et dommage pour les autres qui ne savent pas que 'le règne de Dieu est tout proche d’eux.' Aujourd’hui, la moisson est encore plus abondante, mais les ouvriers sont de moins en moins nombreux ! [3] Ce n’est plus de la distorsion, mais de la dissolution : où sont passés les amis de la paix ? Sans doute en train de tenir compagnie à la marque de l’Esprit Saint, voilée et cachée dans l’ombre du fond de la maison.[4, APR note 20] Parce qu’hormis quelques slogans idéologiques surannés, les ennemis de la paix seraient-ils tout à coup plus nombreux que ses amis ?[5] Les loups auraient-ils dévoré tous les agneaux ? À moins que ces derniers n’aient retenu que 'Paix à cette maison', en déduisant qu’il s’agissait de la leur ? Ces soixante-douze, étaient-ils plus avantagés qu’ils ne le seraient aujourd’hui ? Sur deux points, ils l’étaient moins ! En réalité, ils étaient disséminés puisqu’envoyés deux par deux. Et surtout, ils étaient envoyés devant lui, dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller… et n’était donc probablement jamais allé. Autrement dit, ils semaient sur des terres vierges, au mieux tout juste défrichées avant eux par les Douze… et dans les mêmes conditions spartiates que ces derniers. [6] En dépit de ces apparents handicaps, on se souvient que les uns et les autres revinrent de cette mission tout joyeux, n’ayant rencontré aucun obstacle majeur à guérir les malades et soumettre les esprits mauvais [7]. Par ailleurs, ce n’est pas exactement à du porte à porte qu’ils se livraient : ils avaient pour consigne formelle de ne pas passer de maison en maison. Dans toute maison où ils sont entrés, on les a priés d’y entrer… quitte à ce que l’un de ses habitants ne soit pas un ami de la paix, privant donc les autres de leur présence : la paix –par sa présence ou par son absence- se dévoile ainsi pour ce qu’elle est : un bien dont on se prive lorsqu’on en fait une propriété privée ! On ne peut être au mieux qu’ami de la paix, non son détenteur irréductible, parce qu’elle se joue à plusieurs. C’est bien pourquoi Il n’est pas venu apporter la paix, mais le glaive [8] destiné à séparer les amis de la paix de ceux qui la menacent, fussent-ils dans la même maison. Empêcher la paix, c’est en effet éloigner le règne de Dieu et ses corollaires : entre autres, la guérison des malades et la domination des esprits mauvais.

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Aujourd’hui, le disciple est le même que celui d’hier. Le maître de la moisson a plus que jamais à se faire prier. Fondamentalement, la mission est aussi la même. Mais le disciple vit à présent sous d’autres conditions que celles des premiers, et ces conditions ne tiennent en rien à quelque évolution culturelle : cette fois, il est envoyé derrière lui. Et s’il passe derrière lui, c’est lui qui peut empêcher la paix en se l’appropriant, devenant un obstacle sur sa route ; ses pensées ne sont plus celles de Dieu, mais celles des hommes. [9] C’est dire qu’avant d’entrer dans toute maison –la sienne comprise !- lui incombe-t-il d'abord de demander l’Esprit Saint au Père céleste. [10] Mais un Esprit Saint qui soit celui de Dieu, et non celui des hommes ! C’est que ce dernier est gentil [4, APR note 21] ; si gentil que grâce à lui que les méchants se font rares et que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.[11, APR note 8] C’est là un "Esprit Saint" idéal, venant apporter la paix et rangeant le glaive au fourreau.[12, p.7/8/9/10] L’"Esprit Saint" des hommes se distingue de ce qu’il n’est justement pas celui des hommes, mais de l’homme isolé. En effet, il a le chic pour apporter une "paix" étrange qui présente toutes les caractéristiques de la propriété privée : le premier qui y touche est immédiatement suspect d’être dominé par un esprit mauvais. En tête de liste des "méchants" : l’ami de la paix un peu plus déterminé à la partager avec d’autres ! Plus question de guérir les malades et de dire aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' Pour l’heure, l’ami de la paix est perçu comme fauteur de guerre. Et comme il n’y a plus de méchants, il ne risque pas de guérir qui que ce soit puisque le "malade", c’est lui ! Il est à craindre que le règne du Docteur soit tout proche de lui

Chacun sait que le Docteur est un spécialiste de l’Esprit Saint… qui a d’ailleurs grandement inspiré sa "Bible" [13, note 8], rayon "pathologies" : "délire mystique" et autres "psychoses hallucinatoires" lui fournissent le gros de ses troupes. Déjà dsm-grows.gifplus "puissant" que Jésus [4, note 22], le "gentil docteur" est tout indiqué pour mater l’Esprit Saint à grands renforts de produits décapants [14] qui ne parviennent jamais nocif+.gifqu’à détruire son instrument [15] humain à petit feu. À défaut de guérir les malades, sa "paix" va reposer sur un demandeur –qui n’est pas le "malade"- cherchant de la sorte à renouer avec son "Esprit Saint" (mis à mal par le "malade") si doux, si gentil. On s’habitue à tout : surtout à un "Esprit Saint" confortable et rassurant, caricature de Celui qui guide les ouvriers de la moisson. Ces derniers ne font peur qu'à ceux qui se satisfont d’une "paix" factice et superficielle. Le Docteur ? Encore un grand ami de cette "paix", version light garantie sans Esprit Saint. C’est très "dangereux", l’Esprit Saint : cela pourrait écarter davantage les brèches des "fragilités psychologiques" [16, APR note 28] ! Au fond, l’Esprit Saint est comme les vocations… ou les autoroutes : on peut le demander –voire le réclamer à cors et à cris-, mais à une condition : qu’Il ne soit pas trop proche de nous. Ce qui ne va pas faciliter l’annonce de 'la proximité du règne de Dieu' dans un monde devenu si pathomaniaque qu’il se ferme à toute guérison de malades. C’est envoyer comme des agneaux atteints de tremblante [17] au milieu des loups ! Ne serait-ce que sur un plan strictement commercial, ce n’est déjà pas très vendeur. Les loups en rient encore : ils finissent par ne plus avoir besoin de se déguiser en brebis [18] tant les vraies brebis viennent se jeter sous leurs crocs avec un rare "bonheur" ! Ils ne font jamais que manger et boire ce qu’on leur sert ; car le travailleur mérite son salaire. Et tant pis pour le "malade" qui, lui, ne méritait pas sa "maladie"… finissant au fil du temps par perdre ses guillemets et défrayer à nouveau les chroniques judiciaires [16, notes 27][19], alimentant ainsi à l’infini la tremblante des agneaux qui ont beau jeu de voir des "malades" partout : à force de les "voir", on finit aussi par les créer, en entretenant ce climat délétère de pathomanie universelle.

Pourquoi le maître de la moisson enverrait-il des ouvriers pour sa moisson s’ils n’ont pas davantage de blé que d’ivraie [20, note 1] à moissonner ? Il est "bonne pâte"… mais les pâtes sont meilleures à base de blé que d’ivraie. Et puis à quoi bon se déranger si ses moissonneurs doivent systématiquement passer pour dérangés ? 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' Mais il ne se laisse pas détrôner par ses rebelles… qui se veulent souvent ses plus vaillants [21] "défenseurs".

Escroquerie de Labriolle [22] selon malsain Philou -10,1-9.
Après cela, le Docteur désigna encore soixante-mille malades, et il les envoya dix par dix derrière lui dans toutes les villes et localités où lui-même avait des chenils
[23]. Il leur dit : « Le pigeon est abondant, et les ouvriers sont trop nombreux. Priez donc le maître de la chasse [24, note 12] de calmer ses ouvriers pour ses pigeons. Allez ! Je vous vois comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en insultations [25] sur la route : chacun son métier. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Briolle à cette maison.' S'il y a là un ami de la briolle [26], votre briolle ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous (et pauvre de vous…). Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travesti mérite son sale air. Passez de déraison en déraison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, décelez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne du Docteur est tout proche de vous.'

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samedi, 18 octobre 2008 | Lien permanent

Faussez-vous et baissez la tête, car votre perception s’éloigne. (mais pas le percepteur)

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,20-28.
Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient dans la montagne ; ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils s'en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu'ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l'Écriture. Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes ; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu'à ce que le temps des païens soit achevé. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

_____Jérusalem encerclée par des armées ? Pour ce qui est de la Jérusalem terrestre, il n’est pas difficile de voir ce qu’il en est, au moins depuis la création de l’État d’Israël en 1948. Que sa dévastation est toute proche : beaucoup n’en sont plus à le savoir mais à l’avoir vécu dans leur chair. Combien de natifs ont-ils été éloignés de l’intérieur de la ville, se sont-ils enfuis dans la montagne ? Combien de ceux qui étaient à la campagne ont-ils été empêchés de rentrer en ville ? Pour eux, ce sont des jours éprouvants où Dieu fait justice pour accomplir toute l'Écriture. Et cette justice, certes, n’est pas celle des hommes : livrés à eux-mêmes, ils ne savent que répandre une grande misère, trancher par l’épée, emmener en captivité. Qu’est-ce donc qui fasse invariablement basculer l’homme au loup [1] pour son semblable ? Les nations seront affolées. Les hommes mourront de peur. Quel que soit son environnement culturel, son rang social ou sa science, tant que l’homme sera constitué de ce qu’il est par nature il reste le jouet de sa porte intérieure. [2, note 3] La peur rend fou ; la peur tue : elle est le bélier [3, AV note 4] qui enfonce la porte intérieure dans un fracas de mer et de tempêtesauf si cette porte est ouverte.

lrnd_veilleur.JPG_____L’homme reste surtout le veilleur [3] de sa "Jérusalem" de chair, lieu de son temple [4, note 2]. Que cette "Jérusalem"-là soit encerclée par des armées, elle l’est TOUJOURS ; à moins d’être un ange voyant sans cesse la face du Père [5]. Mais à rebours de la Jérusalem de pierre, la proximité de sa dévastation dépend du libre-arbitre de celui qui est à l'intérieur de la ville : celui-là ne peut pas s’enfuir dans la montagne ! Mais selon son degré de dévastation, il peut se faire une montagne depuis la négation même de cette dévastation. Le tranchant de l'épée de la négation sera la projection [6, note 8] : la hauteur de la montagne étant proportionnelle à l’agression dévastatrice sur les armées encerclantes, interprétées comme telles. Le sont-elles vraiment, quand au contraire elles ont pour vocation de disperser les véritables armées encerclantes, menaçant de piétiner la "Jérusalem" de l’autre ? C’est tout l’objet –et c’est le seul objet- de la fameuse correction fraternelle [1, APR note 9] dont la déshérence –et la réduction arbitraire à des problématiques qui lui sont étrangères- est précisément le signe d’une dévastation déjà entamée. Les fruits [7] en parlent d’eux-mêmes : peu portés sur la persévérance [8], ils pourrissent les fruits sains qu’ils touchent. Ne reste de la veille qu’une pâle caricature : celle du refuge dans la peur de ne pas "blesser". En soi, cette peur reste légitime tant qu’elle dicte une authentique et saine prudence [9, AV note 28] ; pourvu que cette dernière n’en soit pas le cache-misère du timoré encerclé. Elle perd cette légitimité quand, à l’usage, elle se fait concomitante de toute absence de scrupules à trancher de l’épée, à emmener en captivité, à piétiner comme un païen, tous signes qui -en fait de "prudence"- ne révèlent que trop un homme mort de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur son monde, car les puissances de son ciel-tête [10, AV note 19] sont ébranlées. Depuis un verre d’eau, une nation-personne peut ainsi affoler par le fracas de sa mer et de sa tempête, jeter une grande misère dans tout un pays en fonction de l’état de veille des "Jérusalem" qui la composent, leurs armées respectives les plaçant au pied du mur des valeurs qu’ils affichent. Ce sont des jours où la raison tombe sous le tranchant de l'épée, où l’homme fait sa "justice" pour abolir toute l'Écriture [11, note 11] en prônant son accomplissement ! Quand la raison est affolée, submergée par de l’affectif dévoyé, il ne faut plus s’étonner de rien. Malheureuse la femme qui est enceinte d’une telle raison [12, APR note 25] et celles qui l’allaitent en ces jours-là de leur lait caillé [13, note 1][8][14], car il y a une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Plus à une absurdité près, c’est de lui-même qu’il s’est emmené en captivité chez toutes les nations païennes, rivalisant de soumission à leurs mœurs babyloniennes quand elles ne les dépassent pas en dévastation, ébranlant les puissances des cieux en les laminant par des sortilèges humains [15].

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Livre de l'Apocalypse 18,1-2.21-23.19,1-3.9.
J'ai vu encore un ange qui descendait du ciel ; il avait reçu une autorité si grande que la terre fut illuminée de sa gloire. Et il s'écria d'une voix puissante : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ! La voilà devenue une tanière de démons, un repaire de tous les esprits impurs, un repaire de tous les oiseaux impurs, un repaire de toutes les bêtes impures et répugnantes ! Alors un ange puissant prit une pierre pareille à une grande meule, et la précipita dans la mer, en disant : « C'est ainsi que sera précipitée avec violence Babylone, la grande cité, et on ne la retrouvera jamais plus. La musique des joueurs de harpes et d'autres instruments, des joueurs de flûte et de trompette, chez toi ne s'entendra jamais plus. Aucun artisan d'aucun métier chez toi ne se trouvera jamais plus, et le bruit de la meule chez toi ne s'entendra jamais plus. La lumière de la lampe chez toi ne brillera jamais plus. Le chant du jeune époux et de son épouse chez toi ne s'entendra jamais plus. Pourtant, tes marchands étaient les grands de la terre, et tes sortilèges égaraient toutes les nations ! Après cela, j'ai entendu dans le ciel comme une voix puissante, celle d'une foule immense qui proclamait : « Alléluia ! C'est à notre Dieu qu'appartiennent le salut, la gloire et la puissance, car ses jugements sont vrais et justes. Il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par sa prostitution, il l'a frappée pour venger le sang de ses serviteurs. » Et cette foule reprit : « Alléluia ! La fumée de l'incendie s'élève pour les siècles des siècles.» Un ange me dit alors : « Écris ceci : Heureux les invités au repas des noces de l'Agneau ! » Et il ajouta : « Ce sont les paroles véritables de Dieu. »

_____Que sont donc devenues les paroles véritables de Dieu ? Elles ont dû porter beaucoup de fruit, étant donné qu’on les respire si bien qu’elles sont devenues inutiles à l’usage : seuls quelques bigots, ici ou là, les anonnent encore un peu, comme un enfant récite sa poésie. Babylone la Grande ? Elle est tombée depuis longtemps ! La Babylone de pierre, oui : ses ruines sont visibles en Irak. Mais c’est toujours le Livre de l'Apocalypse : va-t-on en faire maintenant un Livre du lointain passé, après s’être habitués à l’expédier dans le futur ?[16, note 12] Ce n’est pas le présent : aujourd’hui tout le monde il est beau tout le monde il est gentil [17, APR note 8]. Les méchants [17, note 7], cela n’existe plus que dans la Parole de Dieu : simple allégorie, sans doute… N’entend-on pas toujours la musique des joueurs de flûte et de trompette ?[18] N’entend-on pas encore le chant du jeune époux et de son épouse ? À condition, bien sûr, de ne pas aller faire ses courses chez Elodie et Nana [11, APR note 16] ! C’est que les marchands sont bien les grands de la terre : à commencer par les marchands de loi, [14] bien sûr. Il est formidable de penser que les marchands ne sont pas méchants : que parviendraient-ils à vendre s’ils l’étaient ? Après tout, la dévastation est un bien commercial comme un autre : n’est-ce pas gentil de la part de la loi d’aider les gentils à se débarrasser de leurs méchants ? « Alléluia ! C'est à Elodie qu'appartiennent le salut, la gloire et la puissance du Code civil, car ses jugements sont… ce qu’ils sont, quoi ! ». En réalité, les méchants ne sont pas des vrais : d’ailleurs, les gentils non plus. On hésite à en déduire qu’ils sont méchants pour de rire, parce que bien que faux méchants ils déclenchent une mer de larmes et une tempête de désolation : des malades, c’est sérieux ! Telles sont les paroles véritables du Docteur qui, lui aussi, est très sérieux… ce qui compense probablement le manque absolu de sérieux de sa "médecine", grande prostituée de la vraie, sans guillemets.

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_____Voilà qui se fait de plus en plus présent dans l'Apocalypse : une grande prostituée qui corrompt la terre par sa prostitution, dont le sang des serviteurs appelle vengeance. Cette grande prostituée est jugée en vérité et en justice, qualités qui lui font défaut pour la bonne raison qu’elle les a prostituées : ce qui implique qu’elle en détenait l’exercice, les retournant contre elles-mêmes. La plus grande des prostituées n’officie nullement dans des quartiers mal famés : les beaux quartiers lui sont mieux indiqués, là où la justice "psychique" [19, notes 36] tue si bien les âmes qu’elles ne savent plus voir les signes dans le soleil, la lune et les étoiles : signes ne pouvant être observés qu’avec les yeux de la conscience morale, sachant discerner la lumière de l’éblouissement [20]. La Babylone de chair est là, sous leurs yeux : ce sont ses armées qui encerclent les "Jérusalem" de chair. Où sont leurs veilleurs ? Ils se redressent et relèvent la tête : un crime de lèse-majesté chez les tordus baissant la tête s’étant laissés piétiner à la mesure [21] de ce qu’ils piétinaient toute l'Écriture, les pieds si usés qu'ils s'enfuient là où on marche sur la tête : bienvenue en Pathomanie [22]… Pour ceux-là, les veilleurs sont des "malades" : les méchants des temps nouveaux que l’on "soigne" pour les faire redevenir gentils. S’ils refusent, c’est qu’ils sont "vraiment" méchants. S’ils refusent encore après avoir lu « Comment être un gentil camarade » [17, APR note 28], ils deviennent passibles des foudres de la justice babylonienne, aussi vraie que le sont les gentils et les méchants. Telle d’Artagnan faisant le poirier [23, note 19], sa devise est : « tout pour l’un, rien pour l’autre ». [24, note 16] Exécrant les misérables veuves [25, note 2], elle préfère les fabriquer elle-même avec grande puissance et grande gloire : alors, on voit la veuve de luxe [26] venir dans la nuée noire [27, note 1]. Faut-il qu’elle soit une grande prostituée de l’âme pour "communier" [28, note 15] sans sourciller –et sans faire sourciller quiconque à l'intérieur d’une ville visiblement encerclée et piétinée-, tout en effectuant son shopping à la veuverie jusqu'à ce que le temps des païens soit achevé.

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_____Heureusement que l'Apocalypse n’est "que dans le futur" ! Pas de tanière de démons : cela "n’existe plus", bien que ce ne soit pas officiellement stipulé dans le Code civil. Depuis qu’on "décèle" des esprits "partiellement malades" [29, note 18], on ne repère plus d’esprits impurs : tout juste sont-ils "troublés". Pas davantage d’oiseaux impurs : quand un vautour [30, APR note 4] sert la "justice", il est automatiquement pur. Qui donc pourrait-elle répugner, sa "justice" ? Un ange qui descend du ciel, peut-être…

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jeudi, 27 novembre 2008 | Lien permanent

Le mauvais rêve est laid, l’heureux rêve est lait.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,21-24. (*)/(*) (*)
Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »

_____Avant même le jugement, aucun de ces pêcheurs qui croient en lui n'a eu à le regretter [1, APR note 19]. Comment proclamer sans 9782700017045R1.JPGêtre envoyé ? Précisément reviennent-ils tout joyeux [2] après avoir été envoyés proclamer : et c’est bien cette joie qu’ils communiquent à présent à Jésus. Sous l'action de l'Esprit Saint, il n’est d’"incommunicabilité"©[1, note 36] qui vaille ! L'action de l'Esprit Saint ? Allons donc : depuis qu’Il a été confié à la "médecine"©[3, APR note 9], l'Esprit Saint est à l’image de la NASA [4, APR note 51] : rassurant [5]. Car ce que révèlent les sages et les savants des temps nouveaux ne saurait être caché aux tout-petits, tant leur connaissance est très largement à leur niveau : ce qui fait peur [6, APR note 17] est "mal" ; ce qui est rassurant est "bien"[7, notes 1,2]. Heureux les factieux qui font régresser [8] les esprits dans une dialectique aussi puérile [9, APR note 21] : les lapins [6, note 1] verront en eux des prophètes [10, note 1] et des rois.

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Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -10,21-24° (*)
Philou
[11], éructant de tristesse [12] sous l'intention [13] d’un esprit malsain [14], dit : « Père, Docteur de la terre et du sous-sol, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux tout-petits (mais grandement "malades"©), tu l'as révélé aux singes [15] et aux savants [16][17]. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi pour les dompter. Tout m'a été confié par mon père ; personne ne connaît qui est le fils, sinon le père, et personne ne connaît ce qui est le pire
[18][19], sinon le fils et le bien-portant à qui le fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Malheureux les yeux qui voient ce que vous "voyez"
©[20, APR note 28] ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois n’ont pas voulu voir ce que vous "voyez"©, et d’ailleurs ne l'ont pas vu, ne pas entendre ce que vous entendez [21, note 34], et ne l'ont pas entendu [22, note 36] de cette oreille. »

_____Selon de tels critères, il va sans dire que si la crainte du Seigneur se prend à inspirer quelque esprit de sagesse, de discernement, de conseil, de force et de connaissance, voilà qui est particulièrement malheureux [23] aux yeux de lapins qui ne veulent plus voir ce qu’ils voient, ne plus entendre ce qu’ils entendent : le radar peur/rassurement sonne l’alerte rouge : insupportable [24] quand on porte de grandes oreilles [4, AV note 43] ! Heureusement pour eux, la "justice"©©© tranchera avec panique en faveur des pauvres lapins du pays. Elle ne jugera pas d’après les apparences… sachant parfaitement que derrière un apparent cocker [25] auxleopard.jpg racines "perverses narcissiques"©[26] se cache la souche d’un abominable [26] pitbull [27] prêt à jaillir sur sa proie, rejetons [28] compris ! "Sagesse", "discernement" aidant (par Code Civil interposé [29]), esprit de conciliabules et de violence "judiciaire"©©© (par Code Civil interposé), esprit de "connaissance" et de peur mortelle du "saigneur" (avant qu’il ne fasse saigner tout ce qui bouge !) aidant également, il n’y aura pas de difficulté particulière [30] à trancher uniquement d'après ce qu'on entend dire, le "malade"© fort peu rassurant (pléonasme) ne daignant pas venir [31] s’amuser sur le nid du cobra diligenté par la vipère, se prenant pour des agneaux. Ce sera même mieux ainsi, sauvant probablement la vie [32] de juges [33] sans doute croquantes à souhait, pouvant dès lors télé-ordonner [34] tout à loisir que le loup n’habite plus avec l’agneau, que le léopard ne se couche plus près du chevreau, ceci sans avoir peur d’être immédiatement dévorées. À quelques heures près, cela fait un an jour pour jour que ce rejeton de "justice"©©© a jailli de ses racines, sans que nul n’y aie jamais trouvé à redire. Pourtant, au vu de l’escalade irrationnelle et monstrueuse de ses conséquences [35, APR note 37], le loup et le léopard n’étaient guère ce qui se présentait d’après les apparences

Livre d'Isaïe 11,1-10. (*)
Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays (*). Comme un bâton, sa parole frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant (*). Justice est la ceinture de ses hanches ; fidélité, le baudrier de ses reins. Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l'ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main. Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

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Livre d'Aïeaïeaïe 11,1-10. (*)
Un radeau sortira de la bouche de Je-sais, perdu dans le vide, un rejeton jaillira de ses rancunes. Sur lui s’épuisera l'esprit du Docteur : esprit de singette [36] et de dix garnements, esprit de "conseil"©[37] et de farce, esprit de conn[…]e et de crainte du Docteur, qui lui 0025-0802-2509-0863_clip_art_graphic_of_a_stick_of_red_dynamite_cartoon_character_with_welcoming_open_arms.jpginspirera la crainte du Docteur. Il ne jugera pas d'après les apparences… faute d’apparences (!) [38][31], il tranchera donc d'après ce qu'il entend médire. Il jugera les petits avec injustice, il tranchera avec forfaiture en faveur de l’appauvrissement [39] du pays. Comme un bâton de dynamite, sa parlote [40] frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir "guérir"© le méchant "malade"©. Justice au niveau de la ceinture désenchante ; filer vite fait [41], on a beau crier de ses riens. L’affreux monstre gluant [42] habitera avec l'agneau double [43], le léopard se couchera près du chevreau [44] (mais ce dernier ne dormant pas bien [45, APR note 5], le salaud part [46]), le veau et le lionceau ne seront plus nourris ensemble, un petit garçon [47][48][49] en conduira un ailleurs [50]. La vache et l'ours n’auront plus même pâturage, leurs petits n’auront plus le même gîte que Nounours : bonne nuit les petits ! Le lion, comme le bœuf, mangera de quoi se donner du courage [51]. Leur nourrissant s'amusera sur le nid du cobra [52], sur le trou de la vipère [53] l'enfant étendra la main : ce qui sera d’une rare violence psychologique [54]. Il ne se fera plus rien de bon ni de non rompu [55] sur sa montagne sainte ; car la connaissance du Docteur remplira le pays comme la vase recouvre le fond du lac [56, AV note 25]. Cette nuit-là, la rancune de Je-sais, perdu dans le vide, sera couchée sur un brancard [57] pour les peuples, les nations s’en troubleront, et la honte sera sa demeure.


_____À l’état naturel, l’agneau a peur du loup. Le chevreau a peur du léopard. Le veau a peur du lionceau. La vache a peur de l’ourse. Le bœuf a peur du lion. Le petit garçon a peur du loup [58], du léopard, du lionceau, de l’ourse. Le nourrisson a peur du cobra. L’enfant a peur de la vipère. N’est-ce pas étrange ? Un esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspire la crainte du Seigneur, ne jugeant pas d'après les apparences, ne tranchant pas d'après ce qu'il entend dire, jugeant les petits avec justice, tranchant avec droiture en faveur des pauvres du pays, la parole de cet esprit-là frappe non seulement comme un bâton, mais en ce qu’elle s’exprime dans un contexte où il ne se fait plus rien de mauvais ni de corrompu à proportion de ce que la peur y est bannie. Mieux encore : le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant… de même qu’on a fait mourir la peur. C’est dire que le lien entre la peur, la méchanceté et l’injustice est patent. Mais ce lien n’est pas inéluctable : les animaux ci-dessus ne font que suivre leur instinct : en soi, ils ne sont ni méchants ni injustes. Les proies ont néanmoins peur de leurs prédateurs : démunies d’une véritable intelligence, elles sont cependant dotées d’une sorte de mémoire affective [59, p.10] informant par exemple l’agneau que le loup n’est pas exactement une sorte de grand mouton noir –comme en témoigne notamment sa dentition…-, et qu’il lui faut garder ses distances. Si elles ne sont pas rationalisées en tant que telles, toutes ces peurs -y comprise celle du petit garçon ou du nourrisson- n’ont rien d’irrationnel, s’appuyant sur un danger réel, existant : que l’on peut voir et entendre. Elles concourent donc à se protéger avec raison, afin de prolonger la survie des individus de chaque espèce.

_____Méchanceté et injustice ne se greffent pas sur ce type de peur, qui relève d’un sain instinct de conservation. Si la peur n’est en soi ni un bien ni un mal, elle ne reste cependant moralement neutre que dans ce cadre de la conservation : relative à une menace existante, cohérente et justifiable. Dans tout autre cas, sous l’action de la peur, c’est cette peur qui génère la menace elle-même, faute de lui trouver une existence réelle. Si le terrorisme [60] officiel en fournit l’exemple le plus abouti, il n’est jamais que la résultante visible d’une multitude de micro-terrorismes, somme de peurs individuelles irrationnelles parce que se fondant sur de l’inexistant. Ainsi, par exemple, l’avenir n’existe pas dans le présent : la peur de l’avenir est-elle également inexistante ?… Mais au moins personne ne peut-il accélérer le cours du temps en faisant coïncider l’avenir avec le présent. Il n’en va pas de même avec ce redoutable inexistant que constitue toujours la maladie mentale [61, note 29], source exponentielle des peurs les plus absurdes. Enfermés pour les empêcher de répandre la Parole de Dieu, séquestrés et trahis par leur propre famille, l’hôpital devient la prison pour se débarrasser de ces gêneurs qu’on traite de déséquilibrés capables de tuer pour défendre leur cause. On veut qu’ils cessent et, afin qu’il n’y ait plus de confusion, on les rend malades en détraquant toutes leurs facultés mentales. [62, APR note 47] En filigrane s’inscrit la peur, aussi omniprésente qu’irrationnelle. S’inscrivent également, portées à une incandescence inouïe : la méchanceté et l’injustice, véhiculées par des lapins de première catégorie. Faut-il que les "malades"© fassent peur pour être ainsi traités de déséquilibrés capables de tuer pour défendre leur cause quand ils ne font que défendre leur peau !!! On les rend malades en détraquant toutes leurs facultés mentales, afin qu’il n’y ait plus de confusion… possible entre un "bien-portant" et un "malade"©, car le "bien-portant" n’est tel que par opposition au "malade"©. Rendre malade ce dernier, c’est paradoxalement rassurer le "bien-portant". Appeler "hôpital"© –ou maison de "repos"©[63]- un abattoir spirituel [64], une déchetterie sociale [65], un chenil [50], c’est également le rassurer… à condition, bien sûr, qu’il demeure "bien-portant" : donc, à l’extérieur. (Notons qu’a contrario, et en dépit de sa dénomination d’"hôpital"©, un tel endroit fait peur à qui n’est pas directement concerné.) Dans ces établissements se remplissant à saturation, les "malades"© subissent le plus grand des désespoirs que l’être humain puisse supporter. Car ils sont les réceptacles de toutes les trahisons [66] inassumées, induites par des peurs tout aussi inassumées : d’abord la peur de la différence [

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mardi, 01 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)

Beaucoup de prophètes et de rois rient de voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas cru.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,21-24.
Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »

_____Simultanément, on livre des tout-petits à des sages et des savants qui, eux, se cachent derrière leurs codes étriqués afin de justifier des disciples qui se tournent vers eux pour les implorer de proclamer des actions qui ne sont à la louange ni des fournisseurs ni des demandeurs. Qui exulterait de joie sous l'action de l'Esprit Saint dans un tel déni, justement, de son action ? Il est des Avent qui ont un goût amer d’Après, où l’ange Gabriel annonçant Le Tout-Petit [1] s’efface devant les Judas [2] annonçant sa mise à mort. Imagine-t-on une seconde Judas Iscariote allant trouver les chefs des prêtres [3] ( les chefs des prêtres : non des tueurs à gage patentés !…) en leur vendant Jésus pour trente pièces d’argent sous le nez du même Jésus, convoqués tous deux ensemble par les dits chefs ? Cela n’est malheureusement pas œuvre d’imagination, mais porte un autre nom : « tentative de conciliation » [4, APR note 30]. Peu importent l’issue de cette pseudo-conciliation et le chiffon de papier qu’elle pourra produire : c’est son principe et le contexte dans lequel elle s’inscrit qui sont à remarquer… et à objecter en conscience.
_____Avant de rejoindre son bureau, Madame cocker avait un crochet à effectuer ce matin. Quand on a mal aux dents, il arrive aussi d’effectuer un crochet par le cabinet de son dentiste avant d’amorcer plus sereinement une nouvelle journée de travail. Madame cocker aurait-elle une dent contre Monsieur ? C’eût été presque préférable : manifestant ainsi quelque abcès de haine, cet abcès n’aurait été que l’envers de l’amour : en le soignant comme il convient, on aurait pu revenir à de meilleurs sentiments. Qui dit meilleur dit pire ; dans un sens ou dans l’autre dit sentiment. Madame cocker n’aime pas les chiens. Non qu’elle les déteste formellement : simplement, elle n’en veut pas chez elle. Or, comme son nom l’indique, Monsieur cocker est un chien : faux chien, mais "vrai" chien puisque chez Madame cocker ce qui est vrai est "faux",[5, APR note 10] ce qui est bien est "mal".[6, APR note 16] Chien, Monsieur cocker est donc pourvu d’un sérieux handicap auprès de sa maîtresse qui est néanmoins son épouse : ce qui, pour elle, est également inscrit sur un chiffon de papier bien qu’attesté par une autorité autrement plus exultante que celle d’Elodie ou de qui que ce soit : celle d’un certain Seigneur du ciel et de la terre. Il est vrai qu’à l’époque, Monsieur cocker avait la bonne fortune de porter encore son nom d’origine, lui autorisant la station debout sans qu’il lui en coûte. C’était compter sans l’intervention d’un certain Docteur de la terre et surtout du sous-sol [7, APR note 29] qui, dans un grand élan de voyance extra-lucide, sans voir ce qu’il voyait et en voyant ce qu’il ne voyait pas et sans entendre ce qu’il entendait tout en entendant ce qu’il n’entendait pas, a bien voulu révéler au fils de […] [8, note 29] la nature soudainement carnassière d’un tout-petit se rapetissant en marchant à quatre pattes, suite à la promotion donnée à cette révélation. Qu’on se rassure : cette marche n’est effective que dans le regard des autres [9] ! « Heureux les yeux qui voient ce qu’ils voient ! Car, on leur déclare : beaucoup de faux prophètes et de rois de la "santé" ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. » Un chien vaut mieux que deux tu l’auras : une pluie de bonheur est donc abondamment tombée sur maints "prudents" [10, AV note 28] n’ayant pas du tout envie de se faire mordre par la sale bête… et ayant oublié d’ouvrir leur parapluie. Le nuage était noir.[11, note 44]

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_____Mais ceci est presque de l’histoire anchienne, Monsieur cocker –se gaussant depuis longtemps de tous ces justes "psychiques" [12, notes 36] s’auto-ridiculisant de leurs incohérences [13]- ayant pour l’heure quelque raison de cultiver une certaine nostalgie de son état de canidé. En effet, Monsieur cocker n’est plus un canidé. Alléluia ! Les endormis [14] se dentiste-rigolo.jpgseraient-ils enfin réveillés ? Eu égard à la nature du crochet de Madame cocker, cette hypothèse est hélas illogique. Monsieur cocker n’est plus qu’une canin(e). Et cette canine fait mal parce qu’elle est cariée : Madame cocker a rendez-vous à dix heures chez sa dentiste. Monsieur cocker était invité lui aussi à ce rendez-vous. Comme convenu il s’est rendu à la même heure à son autre Rendez-vous [15, note 13] : devant Celui qui ne prend pas Ses tout-petits pour des chiens… et encore moins pour des crocs. Elodie Giloppe n’étant qu’une dentiste assermentée, on comprendra que Monsieur canine (au revoir, Monsieur cocker : on vous regrettera…) aie une pensée émue pour son frère cochon [16][17][18, APR note 43] invité à "tenter de se concilier" avec le charcutier de son quartier : par la grâce de la congélation [19], on en mange encore ! Mais combien de temps encore devra-t-on vomir [11, APR note 44] une telle "justice" de consommation de produits avariés ? Ce n’est plus de la décadence, mais vouloir qu’il en soit ainsi dans la méchanceté. [20, note 13]

Livre d'Isaïe 11,1-10.
Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays. Comme un bâton, sa parole frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant. Justice est la ceinture de ses hanches ; fidélité, le baudrier de ses reins. Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l'ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main. Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

_____Il existe maints esprits de conseil. Pour faire mourir un méchant, il faut bien que vive au préalable ce méchant : ce qui n’existe pas ne peut pas mourir. Il n’est plus de bon ton de dire à quelqu’un qu’il est méchant : selon les uns, c’est une insulte ; et selon les autres, c’est "culpabiliser" le méchant en "l’enfermant" dans sa méchanceté. Ajoutons-y la touche "spirituelle" afin de conquérir les dernières brebis réticentes flairant l’entourloupe : se garder d’associer le pécheur à son péché. La brebis tombant dans le trou [21] n’aura plus grand chose à associer, le péché ne devenant chez elle qu’une vague réminiscence. Car "les autres", ce sont bien entendu nos "gentils docteurs" (donc, pas "méchants" !) et tous leurs acolytes, toutes "écoles" confondues : les dernières illusions de Monsieur canine –quant à une certaine école à la mode brebis- ont récemment sauté au cours d’un repas d’anniversaire anticipé, le vrai jour étant le jour d’hui. L’enfant fêté m0305-c2.jpgprématurément fut couvert de cadeaux avec force tendresse par un proche de Madame canine : quelle gentillesse dégoulinante de la part de ce proche. Réputé gentil avec tout le monde, parfois interviewé dans de gentils magazines pour tout le gentil monde dans les gentilles familles [22] de gentilles brebis. En somme, un esprit de conseil assez couru : plus que toute autre, de ces personnes sur lesquelles on dit volontiers que l’on donnerait le bon Dieu sans confession. Quel dommage : bien qu’également doté d’un esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, Il juge d'après les apparences, il tranche –précisément en prônant la séparation, spécialité maison- d'après ce qu'il entend dire. (On en connaît d’autres [5, note 20] comme cela…) Il juge les petits avec une époustouflante injustice, il tranche avec rigueur en faveur de "pauvres" relatifs du pays, ses tarifs n’étant pas conventionnés par la médecine officielle et sa clientèle étant dépensière en coûts de transport, venant parfois de fort loin. Quel dommage d’être gentil avec tout le monde, d’honorer l’anniversaire de l’enfant… tout en faisant sa fête à son père. Monsieur canine s’est demandé si son voisin de droite [14, note 6] n’avait pas une dent contre lui. Car il est gentil avec tout le monde, sauf avec un "malade". Monsieur canine est un grand "malade", option carie douloureuse. Il est d’autant plus "grand" que son voisin de table n’est pas influent que chez lui ou dans les gentils magazines, mais également dans l’ensemble de la famille de Madame canine comme de celle de Monsieur. Et tant qu’à être canine, Monsieur a beaucoup mordu dans son état de "santé" ce soir-là, assombrissant quelque peu l’ambiance festive qui régnait au cours d’un anniversaire anticipé. Il est vrai que rappeler haut et fort que la vraie date est également celle d’un autre événement "familial" à venir –c’est-à-dire odieusement anti-familial- plombe un tantinet l’atmosphère. Et cela la plombe d’autant plus que Monsieur canine a sous les yeux quelqu’un qui se révèle monstrueusement opposé à l’image –aussi bucolique que ce passage du Livre d’Isaïe- fournie habituellement à tous, en privé comme en public. Surtout, Monsieur canine a sous les yeux un artisan-clef voire moteur de sa déchéance "sanitaire" chez les chiens… pardon, les siens. Monsieur canine comprend beaucoup mieux comment beaucoup de ses proches sont convaincus de sa "maladie" comme si elle était inscrite dans le marbre, alors qu’il les a à peine entrevus ou donné quelque signe fort de comportement fantaisiste sous leurs yeux. Un proche méchant de Madame canine a entraîné celle-ci à engraisser sa nouvelle amie Nana [20][15, APR note 16], faisant logiquement suite à une consœur du sérail : Rose.[23] Pour ce proche méchant, la méchanceté est une insulte. En dépit de virulentes protestations de Monsieur canine, attestant de la gravité de l’insulte que constitue la stigmatisation péremptoire d’un "malade mental", on garde le silence [24, notes 32,33]. Quand on le rompt timidement, aucune remise en question [25, note 2] n’est à l’ordre du jour : avec le ton le plus condescendant possible et faussement tendre, "ce-n’est-pas-une-insulte". Ce que soutient d’ailleurs Madame canine depuis des mois, forte du soutien de cette proche autorité.

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_____Madame cocker [ à présent canine ] est trop "psychiquement" juste pour l’être uniquement de son fait. Le démon ou le péché ne suffisent pas à expliquer que l’on puisse contredire l’Évangile point par point, sans faille et en toute impunité, tout en ayant la prétention de lui être fidèle ! [26, APR note 34] Un proche si influent l’explique déjà beaucoup mieux. Surtout un proche qui se sait découvert : le ton se fait plus sec, plus cassant, plus péremptoire : presque une autre personne en regard de l’image qu’elle donne habituellement, image qu’elle essaie de conserver au maximum dans une féroce lutte intérieure, le repas n’étant pas vraiment un tête à tête, et l’image sirupeuse ayant été préalablement soignée sous le prétexte d’un anniversaire. Monsieur canine s’est frotté ce soir-là à une puissante sentinelle de la citadelle imprenable, prête à plonger une famille entière dans le désarroi –de sa propre famille !-, la sacrifiant sur l’autel de sa "cause". Ce n’est plus un divorce, mais une pantalonnade de haute volée. Le loup habite avec l'agneau, le léopard se couche près du chevreau, [14, APR note 5] le veau et le lionceau sont nourris ensemble, un petit garçon les conduit. La vache et l'ours ont même pâturage, leurs petits ont même gîte. Pour se consoler, Monsieur canine se paie le culot de conjuguer un prophète aussi ancien qu’Isaïe au présent ! Elodie Giloppe, elle, est chargée de conjuguer à l’imparfait… comme la "justice" qu’elle sert. Cela dit, elle n’a pas vu celui qu’elle a voulu voir, pas entendu celui qu’elle a voulu entendre : en conséquence, tout acte judiciaire de nature coercitive prononcé aujourd’hui à l’encontre de Monsieur canine est un acte politiquement chinois… et Monsieur canine –sous-citoyen français de par sa "maladie"- est désolé d’être dépourvu du don des langues.
[ NB au 2-12-2010 : Elodie Giloppe s'étant retirée, c'est bien Anne-Lise Collomp qui s'est 
"chargée de conjuguer à l’imparfait"... ]

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_____Monsieur canine ne s’est pas amusé à compter le nombre de fois où figurait le mot méchant dans l’ancienne comme dans la nouvelle Alliance : l’informatique aidant, l’exercice doit être aisément réalisable. Le fait est que ce mot revient souvent. Si son usage n’avait plus lieu d’être aujourd’hui, la logique commande que nous vivions par conséquent dans un quasi paradis terrestre, incarnant Isaïe au premier degré. Dans ce cas, il convient de prendre les journaux –télévisés et imprimés- comme des œuvres de pure fiction. Ce que ne croiront ni les victimes ni les coupables des marées de violences dont ils nous abreuvent chaque jour. La "maladie mentale" n’étant pas une insulte, les actes les plus abjects sont à présent commis par des "malades". Grâce à quoi et sous ces oripeaux, la méchanceté des temps modernes se "soigne" ! Hop, une pilule ; et on redevient "gentil". Voilà qui est déjà plus crédible en matière d’œuvre de pure fiction. En effet, à l’usage, certaines de ces "gentilles" pilules inhibent les dernières résistances de la conscience morale : ne reste plus que la conscience mentale. Quand celle-ci est submergée de sentiments de forte exaspération chez un "malade" ayant subi des pressions "sanitaires" insupportables à un malade qui ne l’est pas, on observe comme d’étranges effets secondaires. Un certain esprit de sagesse et de discernement, de conseil et de force, suggère d’ailleurs d’observer à distance respectable [27, notes 27] si l’on tient un tant soit peu à conserver corps et esprit. Si encore les pilules du "bonheur" n’apportaient que le malheur, elles ne seraient "que" funeste escroquerie. Mais elles font "mieux" : elles rendent méchant, voire très méchant ! Qu’on le veuille ou non, il faut donc être méchant pour prescrire ce type de produit, et lâche de surcroît pour presser quelqu’un d’autre d’en consommer. Ce méchant–là, on le trouve en surabondance chez le "gentil" officiel, amateur et professionnel. À la limite, il est plus méchant que le méchant final –parfois consommateur forcé [28, note 15]-, sa méchanceté pouvant s’accroître à l’infini puisqu’il n’a jamais à y répondre… surtout s’il passe pour "gentil" !
_____Dans un cas comme dans l’autre, quand la conscience morale est atrophiée voire anéantie, la vie continue. Mais quelle vie ?…[6, APR note 4/2] Une vie de chien ! Du moins pour celui qui entretient voire développe sa conscience morale : celui-là est insupportable à toute conscience morale atrophiée. Ce n’est jamais exprimé comme tel, pour la bonne raison qu’un minimum de conscience morale est requis à cet effet. Si cette conscience morale est là, ce ne sera pas exprimé non plus parce que cet agacement n’aura plus lieu d’être ! Quand on veut à tout prix mettre des mots sur les maux, le langage glisse rapidement vers la "mère" du mal : la maladie. Qu’une conscience morale atrophiée attribue le qualificatif de "malade" à une conscience morale plus éveillée n’est pas un "diagnostic" : c’est une pure méchanceté. On peut la proférer dans un grand sourire gentil : ce sera toujours une pure méchanceté. C’est donc une insulte [29], parce qu’un mensonge. [30] Dire de quelqu’un qu’il est méchant n’est pas une insulte, tant qu’il est vraiment méchant. Ce n’est pas le juger, mais l’inviter à s’extraire de sa méchanceté qui lui nuit comme elle nuit aux autres. C’est l’inviter à éveiller sa conscience morale : c’est par l’assoupissement de cette dernière qu’il est devenu méchant. Ce qui n’est pas une fatalité irréversible. Ici encore, la touche "spirituelle" vient brouiller les cartes, associant frauduleusement la méchanceté à la colère, l’insulte et la malédiction selon saint Matthieu. [31] « Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. » Ceci n’est pas anodin, colère, insulte et malédiction se retrouvant dans un contexte commun, en dépit de différentes traductions : celui de ce qu’on appelait encore pour longtemps la folie. En dehors d’un tel contexte, on sait que la colère peut être légitime [32], l’insulte relative parce que dépendante d’une réception douteuse [33] (ce avec quoi on sait fort bien jouer en retournant la dialectique…) et la malédiction de l’ordre de la complainte douloureuse de celui qui se heurte à une porte fermée [26, note 11]. Assimiler la folie vue par saint Matthieu à la méchanceté donne ainsi l’illusion que l’une et l’autre s’éliminent en se rejoignant : traiter son frère de fou est une méchanceté et le méchant traite son frère de fou. L’une relève de la conscience morale alors que l’autre suggère un déficit de conscience mentale. Ce dernier n’est concevable qu’à partir d’un handicap neurologique cliniquement vérifiable : le reste présentant tout risque de n’être que méchante littérature. (Rappelons qu’un ouvrage cité ici à plusieurs reprises pourrait avantageusement se titrer : « Comment être méchant et rendre les gens méchants, "bien-portants" et "malades" confondus » [34, note 28], l’auteur en étant lui-même un redoutable spécimen emblématique.) On se plaît ainsi à imaginer que cet Évangile devient hors-sujet en gommant la méchanceté par la "gentillesse" empathique sur un "malade" et non plus un fou, terme jugé trop péjoratif pour être assez "gentil" : belle hypocrisie changeant la forme sans rien altérer du fond, et ouvrant un formidable appel d’air à la méchanceté la plus ignoble qui soit, parce que faisant baisser la garde : la méchanceté du "gentil", que lui-même ne perçoit pas faute d’une conscience morale dont le déficit se trahit à la source, prenant prétexte d’une branche "médicale" à part entière par cet alibi de traitement d’une "maladie". Or, une conscience morale avertie sait qu’il n’existe pas de neutralité morale dès qu’intervient une relation humaine, quelle qu’elle soit. Le monde médical lui-même est bien le dernier à se prétendre désincarné quand il est le premier à traiter de la chair. Et il n’a à traiter que de la chair : c’est plus qu’il ne lui en faut, le reste ne lui appartenant d’aucune manière. Toute spécialisation s’extrapolant de la chair n’est donc pas de la médecine, mais de la méchanceté. Celle-ci peut aller jusqu’à la férocité quand elle revient sur la chair via ce type d’extrapolation, par des traitements qui remplissent les définitions de la torture, officiellement dénommés "soins".
_____Dans un environnement de méchants, tout méchant passe inaperçu… et perçu comme "gentil". Ce qui obture d’emblée tout retour à une saine conscience morale, et le début de la chasse à l’homme. Passé un certain stade, le "méchant" va être le gentil arrivant au milieu des méchants : ces derniers étant "gentils", le nouveau venu ne peut pas l’être puisqu’il se

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mardi, 02 décembre 2008 | Lien permanent

Sots d’hommes égaux morts après traitement



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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-15.
« Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. »

_____À l’heure où tout se vend et tout s’achète, donner gratuitement semble décidément bien incongru : où est l’entourloupe ? [1] Tout simple : elle est chez ceux qui ont la prétention de guérir les malades, ressusciter les morts, purifier les lépreux, chasser les démons… en se faisant rémunérer sur des résultats très exactement inverses ! Car le travailleur mérite sa nourriture. Quand on travaille à démolir méthodiquement tout ce qui vit, pense et rêve [2], cela ne peut que creuser l’appétit… Quand on est un éminent serviteur de la santé, il n’est plus nécessaire de s’informer pour savoir qui est digne de vous accueillir : « Docteur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et… » [3] En revanche, il est nécessaire de se procurer or et argent, petite monnaie pour payer le docteur : en dépit de la Sécurité sociale et des mutuelles complémentaires, il n’est pas toujours assez philanthrope pour être assez sensible au don gratuit.
_____Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds. Ici, c’est l’Évangile qui tombe en poussière grâce à un étrange serviteur de la "santé". Celui-là est accueilli et ses paroles sont davantage qu’écoutées : elles sont bues avec avidité sans même qu’il aie à sortir d’une maison ou d’une ville parce que sa "médecine" le dispense par grâce "sanitaire" d’avoir à y entrer ! "Médecine" "prudentielle" par définition, puisqu’elle "détecte" les lycanthropes [4] "psychiques", elle se veut perspicace mais pas téméraire : plus on établit une respectueuse distance entre le loup et soi, mieux on se porte. L’idéal est que le loup ne sache pas qui l’a "détecté" ! C’est que cette vilaine bête pourrait fort bien refuser d’accueillir et d'écouter vos paroles, "Dr" de Labriolle [5]. L’animal pourrait en prendre un tel ombrage qu’il pourrait aller jusqu’à rester chez vous jusqu'à votre départ, entrer dans votre maison, saluer comme il convient ceux qui l’habitent. Qui a peur du grand méchant loup ? Chez vous, c’est de la paille, de la poutre [6] ou de la brique ? Le sable vous va bien [7] : n’est-il pas de saison en cette période estivale ?… Rassurez-vous, "Dr", le loup n’a nul besoin non plus de s’informer pour savoir si vous êtes digne de l’accueillir : cela fait bien longtemps qu’il secoue la poussière poisseuse de votre briolle [8] de ses papattes. Il préfère vous aviser de loin (avec des jumelles [9]) qu’au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que vous et vos semblables de la "santé". Vous n’avez pas honte de jouer au loup à votre âge ? [10] Et en plus, vous trichez ! Touché : c’est vous le loup.[11] On a beau savoir que tout travailleur mérite sa nourriture, il semblerait en effet que votre appétit soit à la mesure de votre "travail" : vorace.

_____C’est qu’avec la santé, le travail lui-même [12] est à bonne place parmi les idoles.[13] Le travail, c’est la santé : c’est bien connu ![14] Les autres païens ne sauraient voir en eux [les disciples] que leur copie conforme, ne se distinguant que par un discours étrange qui n’apporte guère de différence dans leur comportement quotidien [15] : eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? [16] Si pour beaucoup la villa [17] de bord de mer –propice à prendre un peu de recul sur le travail- reste un rêve [2] inaccessible, ce n’est pas tant par manque d’or ou d’argent que par souci d’avoir un sac pour la route, une tunique de rechange, des sandales et un bâton. Il n’est pas de tout repos de faire le poirier [18] : c’est parfois un travail à temps plein, même chez les disciples. Sans doute est-ce pourquoi le royaume du travail leur semble infiniment plus proche que Celui des cieux qui est prié de ne pas déborder du périmètre qui lui a été imparti, temps de vacances inclus. Ceux qui se lassent de jouer au loup pourront s’essayer à une autre distraction durant ce temps béni de repos : entrer dans une maison, saluer ceux qui l'habitent… et ne leur parler ni d’or ni d’argent, ni de petite monnaie pour en garder sur eux ; ni de sac pour la route, ni de tunique de rechange, ni de sandales, ni de bâton ; pour résumer tout ceci : ni de santé, ni de travail !!! L’exercice est particulièrement ténu pour les disciples de la "santé mentale"… qui ne sont pas les derniers à emporter du travail avec eux pour les vacances, tant ils en sont mystérieusement submergés à proportion de leur inféodation à ces idoles du temps. Ils se gâchent ainsi leurs vacances –voire celles des autres !- et ne craignent pas beaucoup d’y laisser… leur santé.

Livre d'Osée 11,1.3-4.8-9.
J'ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d'Égypte, j'ai appelé mon fils. C'est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n'a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu'on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi, et le regret me consume. Je n'agirai pas selon l'ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.

_____Les vacances sont aussi un temps béni pour les enfants : c’est une période où on les fait volontiers sortir de leur "Égypte" afin de leur faire découvrir des horizons plus larges, loin des pressions scolaires, "châtiment" de l’humanité. C’est parfois un temps un peu moins béni pour les parents qui, déjà submergés de soucis de santé et de travail, se retrouvent avec celui d’occuper leurs têtes blondes durant ce long temps de jachère studieuse. Quand la famille élargie fait défaut –ou est programmée un peu plus tard- reste la solution de la colonie de vacances… la vraie, bien sûr. [19, note 8]
_____La colonie de vacances est une structure spécialement étudiée pour les enfants : la fausse comprise. Osée y prend de nouveau une singulière tournure :
J'ai fait retomber Israël en enfance, et, pour le faire rentrer en Égypte, j'ai appelé mon fils "Malade". C'est moi qui lui faisais des crocs-en-jambe, en le repoussant de mes bras, et il n'a pas compris que je venais à son secours : fallait-il qu’il soit malade ! Je le guidais avec animalité, par des liens de contention ; je le traitais comme un cocker qu’on rabaisse tout contre ses pieds ; je me penchais vers lui pour lui faire avaler son Prozac. Mais ils ont refusé de revenir à moi (les ingrats…) : vais-je les livrer au châtiment ? Oui ! Mon cœur est bien trop fermé pour qu’il puisse se retourner contre moi, et le regret va les consumer. J’agirai selon l'ardeur de ma colère, je "soignerai"Israël, car je suis Docteur, et non pas malade : au milieu de vous je suis le Docteur "sain", et je viens pour exterminer votre maladie.

_____Le réel dépasse la fiction ! Toute étiquette "pathologique" apposée par le "gentil docteur" sur le dos de son "malade" fait instantanément de ce dernier un mineur. Pour lui, plus de souci de santé, de travail, de vacances : on s’occupe de lui ! Il est prié de ne pas aboyer plus fort qu’un cocker, de ne pas penser plus intelligemment qu’un nourrisson, de comprendre qu’on vient à son secours (cf. la "raison sociale"de l’UNAFAM : « défendre les intérêts des proches en difficulté » !!! [20]), qu’on le guide avec humanité, par des liens de tendresse… comme on peut être tendre pour son chien. Notre "malade" en perd jusqu’à son vrai nom.[21] À ce dernier est substitué un faux nom : celui de sa "pathologie". Finis Pierre, Paul ou Martine, place aux pseudonymes : Médor, Azor ou Mirza ; plus proches du vécu et plus faciles à prononcer dans la vie courante que leurs correspondants pseudo-"scientifiques" : "psychotique", "psychopathe", "schizophrène", "bipolaire", "paranoïaque" etc. Dans un dernier sursaut d’humanité, on s’attache à ne pas associer excessivement le "malade" à sa "maladie" que l’on doit traiter –selon un consensus populaire- "comme les autres" !… Le lien de tendresse se manifeste alors par : "pauvre" Médor, "pauvre" Azor ou "pauvre" Mirza. (Il est vrai qu’il n’est guère "enrichissant" d’être entouré d’ânes [22]…) Bref, quand on ne joue plus au loup parce que celui-ci a été bien attrapé, on ne répugne pas à jouer au "docteur" : c’est amusant aussi, à condition toutefois de ne pas être le loup. En effet, contrairement là encore à la règle du jeu habituelle, le "docteur-pour-de-rire" a un rire très intérieur.[23] L’intérieur, c’est son rayon ! Celui de l’autre [24], l’internement [25] et bien sûr "l’intérêt" du "malade". Il s’agit donc d’un jeu d’intérieur, pratique pour les jours de pluie. Le problème avec lui, c’est qu’il pleut tout le temps ![26] Un vrai temps de chien [27]… Le temps de l’homme s’arrête pour le loup désigné : ce dernier passe à la cock’heure,[28] variante du passage à l’heure d’hiver [29] comportant un léger inconvénient : sans que cela ne choque personne, elle reste valide même en août ! On s’étonnera ensuite que la banquise polaire fonde progressivement…
_____Le "docteur-pour-de-rire" triche donc : il se prend au jeu ! On pourrait croire que c’est un faux docteur parce que c’est un vrai jeu : en réalité, c’est un vrai docteur dans un faux jeu. Par conséquent, c’est un vrai qui devient faux. Logique : pour rester vrai, il devrait "soigner" ses faux malades avec de faux médicaments. Or, il les "soigne" avec des vrais ! Ainsi, les faux malades deviennent vrais à leur tour, ce qui n’était naturellement pas prévu dans la règle d’un jeu qui est donc faussé. À se demander si la loi –dont nombre de servants aiment à jouer avec les "docteurs-pour-de-rire"- ne devrait pas édicter une interdiction de jouer au "docteur" pour les plus de cinq ans…
_____En attendant, prions le Ciel que l’été soit ensoleillé : il est plus sympathique de jouer au loup.
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jeudi, 10 juillet 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

Cochon qui s’en médit

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle. Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avez-vous compris tout cela ? — Oui », lui répondent-ils. Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »

_____N’étant pas de la terre, il faut bien que le Royaume des cieux soit comparable à ce qui existe sur terre… et parfois à ce qui est enfoui en terre ! [1] Naturellement, cette inhumation ne procède en rien d’une logique de fatalité morbide puisqu’elle s’inscrit dans un contexte de résurrection [2, note 1] : gestation de l’amour au présent, trésor caché dans le champ de la pâte humaine, source de joie quand il est découvert. Or, l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ. À première vue, il n’est pas très partageur. De plus, il semble agir dans un esprit de recel et de captation d’un bien qui ne lui appartient pas puisqu’il n’était pas dans son champ. À seconde vue, il n’est pas excessivement tarabusté par des problèmes de conscience, sa joie étant si peu altérée qu’il n’hésite pas à régulariser sa situation en allant vendre tout ce qu'il possède. Cette joie n’est donc pas factice, exubérance d’un enthousiasme ponctuel, feu de paille faisant perdre tout sens : qui prendrait le risque de se dépouiller à ce point sur un simple coup de tête ? L’homme riche lui-même, observant pourtant tous les commandements depuis sa jeunesse, n’y est pas parvenu : lui s’en alla tout triste [3]… Du reste, irait-on comparer le Royaume des cieux à un trésor jalousement gardé dans un esprit d’iniquité et de dissimulation ? Cet homme qui découvre un trésor caché dans un champ qui est encore celui d’un autre, que faisait-il dans ce champ ? Contrastant avec le négociant qui, plus loin, recherche des perles fines, rien n’indique explicitement que lui recherchait également un trésor. Il l’a certes découvert, mais peut-être sans le chercher. Ce trésor était enfoui : par conséquent, celui qui l’a découvert était en train de travailler la terre, en bon serviteur du maître du champ. Dans ce cas, le trésordevrait revenir à ce maître. Surtout, il est permis de supposer que c’est ce maître qui l’a enfoui pour le cacher lui-même : il en connaît donc l’existence, que le serviteur lui révèle ou non. Ce dernier pourrait bien vendre tout ce qu'il possède, il ne lui vendrait pas son champ s’il estimait qu’il ne le mérite pas. Pourtant, le découvreur achète ce champ sans problème notable. Devenant le propriétaire de ce champ, il en possède également –et légitimement- le trésor : cela lui a été donné par dessus le marché [4], parce qu’en vendant tout ce qu’il possède, il cherchait d’abord le Royaume et la justice de son maître. C’est dire que ce trésor ne lui est pas tombé dessus comme le numéro gagnant du Loto, mais d’abord par le fruit de son travail et ensuite par celui de la vente de ses biens. S’il le cache de nouveau, c’est parce qu’il l’estime supérieur à tous ceux-ci… et précisément afin d’éviter que d’autres s’en emparent injustement, sans payer de leur personne ou de leurs biens.

_____Le royaume de la "santé mentale" est de nouveau le pâle reflet de l’autre, en des eaux marécageuses. Celui-là est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ. D’autres surviennent alors, et l’accusent d’avoir perdu la tête, d’avoir escroqué le propriétaire du champ en lui dissimulant sciemment l’existence du trésor qu’ils s’empressent de déterrer pour l’apporter au maître en dénoncant le "mauvais" serviteur, exigeant de sa part quelque substantielle récompense pour "service rendu"… N’étant plus caché, le trésor perd sa valeur intrinsèque pour tous, maître et serviteurs. Il devient difficile de le comparer au Royaume des cieux… La situation est au moins aussi injuste chez un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle. Ici, on va l’accuser auprès de ses acheteurs d’avoir surestimé tout ce qu'il possédait… et on va parallèlement sous-estimer sa perle de grande valeur, poussant le vice jusqu’à l’inciter à la jeter au cochon. [5] « Ne donnez pas aux chiens ce qui est saint et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, et, se tournant contre vous, ne vous déchirent » (Mt 7, 6-7) Aucune importance : on sait bien qu’au royaume de la "santé mentale", la "santé" prime sur la charité [6, note 2]!…

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_____Avec elle, on vit aussi son royaume par anticipation ! C’est déjà la fin du monde de la vraie santé : les « PVAnges » et « PIArchanges » viennent déjà séparer les "grands méchants loups"[7] des justes "psychiques" [8, notes 36] et les jettent dans la fournaise "thérapeutique" [9, note 11] : là il y a des pleurs et des grincements de dentssans parler des aboiements [10] ! Avons-nous compris tout cela ? Avant de répondre oui en bons disciples, assurons-nous d’avoir appris ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices.[11, note 1] Faute de quoi, c'est ainsi que tout scribe devenu disciple du royaume de la "santé mentale" est comparable à un maître-chien de maison d’arrêt [12] qui tire de son trésor de l'ancien.. en jetant le neuf. Si d’aventure quelqu’un lui demandait « quoi de neuf, Docteur ? », il risquerait fort de lui poser un lapin…

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dimanche, 27 juillet 2008 | Lien permanent

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