Un gars et sa petite fille sont au magasin de jouets pour acheter une poupée Barbie. Le gars voit une Barbie qui fait du ski : 40 €. Il en voit une autre qui fait de la moto : 50 €. Et il en voit une troisième, Barbie divorcée : 600 € ! Le gars accroche un vendeur et lui dit : - Comment ça se fait que la Barbie divorcée soit si chère ?
Le vendeur lui répond :
- C'est parce qu'elle contient aussi la maison de Ken, la voiture de Ken, le chalet de Ken, les meubles de Ken, la moto de Ken...
Un peu de chaleur au coin des feux de la GUERRE ET de la PAIX évite bien des refroidissements : le regard d'aime d'été croise d'autres regards afin de chasser l'hiver...
Voici un aperçu de quelques feux de camps :
(ATTENTION : certains sont des feux... d'artifice)
"L'homme qui n'a que ses forces d'homme ne peut pas saisir ce qui vient de l'Esprit de Dieu ; pour lui ce n'est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c'est par l'Esprit qu'on en juge."
Saint Grégoire de Nazianze (329-390)
"Nous sommes comme le miroir où nous voyons les autres ; parce qu'en effet, NE CONNAISSANT PAS LEUR INTÉRIEUR, nous ne pouvons en juger que par quelque chose de semblable que nous connaissons qui est nous-mêmes... Il est donc nécessaire de se mettre à la place des autres."
Charles Péguy
"Celui qui ne gueule pas la vérité quand il la connaît, se fait le complice des menteurs et des faussaires !"
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30. (*)(*)(*) En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
______En ce temps-là: cela fait si longtemps. Et il y a tant "d’urgences" à traiter, là, tout de suite, maintenant et sans délai. D’une main on brûle un cierge à saint Paletan [1], de l’autre on écarte –autant que possible- le lobe de l’oreille[2, note 34]afin d’écouter[3], comme un échoen ce temps-ci :« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, jevous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »Hormis la couleur, à la virgule près ne jurerait-on pas avoir entendu cela quelque part ? Afin dejugulertoute altération de sens, il convient aussitôt de préciser qu’ici ce n’est plusJésusquiprend la parole. Lefardeaudu mystère entourant l’identité de celui qui la prononce semblera bienlégerauxdiscipleshabitués de ces pages.
______Les toutpremiers, eux, étaientenvoyés deux par deux[4]: de fait, lejougagricole était traditionnellement conçu pour être porté par une paire d’animaux, plusfacile à porteràdeuxque seul.«Prenez sur vous mon joug »indique par conséquent une certaine réciprocité,prendre sursoison jougne laissant en rien entendre que ce n’est plusson joug. Autrement dit, Ilprendaussi le nôtre. Unjougportéseul ne peut pasêtre facile à porter,et son fardeau, ne peut pas êtreléger. S’il l’est, ce ne peut donc être que pour deux raisons : ou il est partagé… ou c’est un autre quile porteseul. À ce prix, ontrouvera le repos! Et l’autrepeinerad’autantsous le poids du fardeauqu’on lui demande deprendre sur lui deux jougs.Faciles à porter, et fardeau léger,pour ceux qui ne lesportentpas. Ici encore, la psychologie gagne son label de "chrétienne" [5] en se faisantdouce et humble de cœur… à l’égard de celui qui répugne àprendre sur lui son joug:il trouvera le repospourvu qu’il aittrouvéau préalable un portefaix qui puissepeiner sous le poidsd’un doublefardeau.Lesens commun[6, note 4]désignera paradoxalement celui-là comme"malade", condition sine qua non pour qu’il accepte cette double charge et que l’injustice ne soit pas trop criante chez ceuxqui peinent sous le poids du fardeau.L’étiquette de"malade"est facile àfaireporter, et le fardeau, léger. Trouvantde la sortele repos,on ne peut se montrer que sous son jour le plus favorable : celui de la pleine"santé", contrastant singulièrement avec la"maladie"du mulet désigné ! Celle-ci allant en croissantsous le poids du fardeau,les psychodépendants "chrétiens" se sentent ainsi de plus en pluslégers, se voyant "confirmer"la paroledeJésus.Oh oui, son joug est facile à porter, et son fardeau, léger!Ce n’est pas exactement l’avis du mulet. Mais seul dans sa position, que vaut son avis ? De plus, chacun sait qu’un avis de"malade"est fortement sujet à caution, pour ne pas dire nul et non avenu.
______Deux par deux, cela va à ravir à unjougconjugal. Pas toujoursfacile à porter, mais enfin est-ilportétant que l’un ne prend pas l’autre lui-même pour unfardeau, jusqu’à être tenté de lui faireporter sonproprejoug. Un"malade", par exemple, fera une excellente incarnation defardeaususcitant bien des compassions à l’endroit de l’étiqueteur "bien-portant" qui –cerise sur le gâteau- passera alors pour celui quiporte le jougà lui tout seul ! Muni d’un tel soutien, on peut aller ainsi impunément jusqu’au déchargement dufardeauincarné dans la plus proche déchetterie [7, APR note 10][8][9] : il ytrouvera–à ce qu’il paraît-le repos[10]… Il est un peu étrange, dans ce cas précis, que ce soient les uns qui disentpeiner sous le poids du fardeau… et les autres auxquels onprocure le repos. Mais quand on estdevenus disciplesde la psychologie "chrétienne", on ne s’embarrasse plus de tel
Évangile de Jésus-Christ selon saintMatthieu 11,28-30.(*)|(*)|(*)(*)(*)(*)(*) En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
_____En ce temps-là, une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph[1], aurait eu les meilleures raisons du monde de considérerle poids du fardeauque lui annonçaitl’ange:concevoir et enfanter le Fils du Très-Hautn’est a priori pas de toutrepos. S’il faut déjà enporterphysiquement lejougdurant neuf mois, lefardeaud’avoir à répondre del’héritier éternel du trône de David(excusez du peu !…) est si vertigineux qu’on apeineà croire à salégèreté. Mais quiportel’autre, quandla puissance du Très-Haut prend sous son ombre?Marien’a-t-elle paspris sur elle son joug,devenant satoute premièredisciple,car étantelle-mêmedouce et humble de cœur (« Voici la servante du Seigneur ») toutnes’est-ilpaspassé pour elle selon sa foi[2],lui faisanttrouver le repos? Certes, lejougn’a pasététoujoursfacile à porterpour elle : entre les menaces d’Hérode[3], une angoissante disparition [4], lecœur transpercé par une épée[5]auprès de la croix[6], on pourrait rêver d’unfardeauplusléger: de quoirendreson tablier ! Or, ce n’est pas exactement cela querend Marie. Ellerendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse… »[7]Rend-ongrâce sous le poids d’un lourd fardeau? Mais il est vrai qu’on ne peutrendreque ce qui a été reçu, accueilli dans la confiance [8] plénière detrouver le reposau-delà de ce qui peut apparaître commele jougdu moment. Du degré de cette confiance se ressentirale poids du fardeau… et celui des illusionnistes [9] la captant à leur profit en jouant quelque peu avecles poidsde la balance [10].
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30.(*)/(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*) En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -11,28-30°(*)/(*) En cet étang-là[1, notes 36], Philou[2]prit la parlote[3]: « Donnez-les moi, vos toutous[4]qui vous peinent[5]-"scientifiquement"[6, AV note 41]ou non- sous le poids de votre fardeau[7], et moi, je leur procurerai le repos[8][9][10]qui apportera in extremis la touche de "crédibilité" qui faisait défaut à des années[11]d’hystérie collective psychojuridicomythomaniaque[12, notes 29,49]. Qu’ils prennent sur eux votre joug (après que vous ayez pris votre stylo[13, notes 42,43]…), devenez mes bisciples[14], car je suis adoucissant[15][16, notes 10 à 12][17, notes 78,79][18, notes 4 à 6]et roi de pique[19], et vous trouverez le repos de l’âme[20].Oui, mon joug est facile[21]à porter, et mon fardeau, léger : pourvu que ni vous ni moi le portions[22][23]et que personne ne s’avise de juguler la mousson[24][25, notes 28,29]de porteurs[18, APR note 64]. »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30. [Vendredi 1er juillet 2011 {Sacré-Cœur de Jésus, solennité}{Jn}{Lc}]{*}{*} +[Dimanche 3 juillet 2011](*)(*)(*)(*) (Lc)(Lc)(Lc)(Lc) En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits [*][4][3][15]. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. (*)(*)(*)(*)(*) « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux[*] et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter [?], et mon fardeau, léger. »
Ce qui est caché aux sages et aux savants proclamerait-il de se procurer d’emblée le repos en ne cherchant surtout pas -de crainte d’appartenir à cette catégorie- à devenir l’un ou l’autre ? Parallèlement, devrait-on s’extasier sur l’inintelligence de questions sans réponse –ou pis : de réponses sans question [1] !- en comprenant l’ignorance comme un appel d’air ouvrant béatement la voie à la révélation inconditionnelle aux tout-petits ? Un tel raisonnement serait bien léger : l’épithète se faisant ici plus péjorative que si elle s’accordait au fardeau d’un disciple prenant sur lui le joug du Maître. Car si Celui-ci est doux et humble de cœur, Il n’est ni mou_[2, APR note 1] ni sous l’humus de cœur [3][4, APR note 23]
Évangile de Jésus-Christ selonsaint Matthieu11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
_____Point besoin d’être bardé de diplômes gratifiants [1] pourproclamer la louange du Père: va-t-on demander à un enfant de produire un certficat de scolarité pour l’autoriser à se jeter dans les bras de son père ? Devrait-il attendre d’êtresageetsavantavant de se savoir aimé ? Ce serait le meilleur moyen de lui faire perdre son esprit d’enfance [2], de le plomber trop tôt de soucis d’adulte…
_____Aujourd’hui, l’adulte se veutsage et savant: il sait que le monde est une jungle féroce truffée de pièges et de bêtes féroces.Sage, il se veut"prudent": quand le fauve n’existe pas, il l’imagine à titre préventif avec l’appui de la"science médicale" [3]que nous subodorons !… Le nec plus ultra étant bien entendu de généraliser le fantasme à une telle échelle qu’il finit par s’incarner chez les esprits les plus pervers, donnant ainsi à l’infini du grain à moudre à de multiples"spécialistes" [4], élites suprêmes dessageset dessavants!… Antithèses jusqu’à la caricature de ce cri du cœur deJésus, ils font ployersous le poids du fardeau,sont durs et arrogantsde cœur… et neprocurent le reposque dans d’étranges maisons closes.[5]Oui,leurjoug estpénibleà porter, etleurfardeau,lourdingue.Pourtant, on en redemande !
_____On en redemande parce qu’en bons commerciaux [6], ils donnent l’illusion parfaite de rendrele joug facile à porter, et le fardeau, léger. Alors qu’ils ne savent que déshabiller Paul pour habiller Jacques, soit transférerjoug et fardeaudu demandeur sur sa victime ! La profonde malhonnêteté morale de cette attitude ne passe que par la transformation préalable de la dite victime en"bourreau", ce tour de passe-passe permettant de faire taire tout scrupule de conscience en donnant l’apparence de ladouceur et de l’humilitéde cœurà qui s’inquiète de la "santé" de l’autre.(ce dernier étant prié pour l’occasion de se fairetout-petitdevant le "diagnostic" insurpassable du gentil "docteur" !...)À celui-là estrévéléela trahison des siens, ce qui ne l’incite guère àproclamer leur louange… et le mène plus sûrement à aggraver son "cas" à leurs yeux en ne leurprocurantpasle repossur cette injustice dont ils neveulentpas qu’elle leur soitrévélée! Gigantesques tartufferies qui interdisent à leurs acteurs detrouverréellementle repos, rendent leurjougde plus en plus difficile à porter (poids d’une culpabilité qu’on ne parvient plus à identifier, ultime sursaut de conscience morale…), et leurfardeau, nettement moinslégerque prévu. Il faut vraimentne connaître ni le Père ni le Filspour croire encore à une quelconque compatibilité entre la"santé mentale"et l’Évangile !…
_____Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.Quel bol d’air pour ceux-là ! Ils laissent volontiers aux autres leurs angoisses stérilisantes de l’avenir, leurs soucis hypocrites de la"santé"de l’autre, tous ces os qu’ils rongent : LEURS os. C’est ainsi que l’homme debout devient un invétéré invertébré, si"prudent"qu’il en oublie de vivre au présent : comment pourrait-il trouver la force deproclamer la louanged’une réalité qu’il perd de vue ? Lessavantsaussi peuvent faire de la mousse [7] : il seraitsagede souffler dessus afin d’y voir plus clair… Si la mousse pique les yeux et bouche la vue,son fardeau estcependantléger: il suffit d’une brise légère pour l’évacuer.
Évangile de Jésus-Christ selonsaint Matthieu11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
_____Si l’abus desanténuit à la méfiance[1], on peut toujours abuser du même passage d’Évangile[2]… et de l’art du copier-coller [3] : cela ne saurait toujours nuire qu’auxgensse voulantbien portants!Ceux-là ont tant besoin de s’entendre marteler une Parole qui cultive chez eux une étonnante faculté de se volatiliser sitôt prononcée…Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.À quile Fils veut-Ille révéler?À ceux qu’Il est venuappeler:non pasles justes mais les pécheurs.[3] À ceuxqui peinent sous le poids du fardeau de leur péché, mais aussi à ces innombrablestout-petitsqui peinent sous le poids du fardeau écrasant du péché des autres, qui leur aété révélé en cachette par de faux sages et de faux savantsleur ayant artificiellement renduleur joug facile à porter, et leur fardeau, léger.Ceci au prix d’un surcroît de charge reposant exclusivement sur les épaules de cestout-petitsqui, seuls, sont priés depeiner sous le poids d’un joug extraordinairement difficile à porter…au nom d’unefaussedouceur et fausse humilitéde cœur! Quand lefauxest féminin et demeure invariable, il est l’outil[4] du faucheur qui, lui, se conjugue afin de mieux séparer : uncœurqui s’arrête n’hérite plus que de ladouceur et de l’humilitédéfinitives de la mort. Tôt ou tard, celle-ci emporte dans un sourire grimaçant lessages et les savantscommeles tout-petits.Seulscesderniersdeviennent alorsles premiers[5]àproclamer la louange du Père retrouvé, Seul Seigneur du ciel et de la terre. Aux autres qui ont eu pour"Père"le Dieu des morts[6]au travers de leur"trinité" [7, note 12]de pacotille, ne reste plus qu’à lasuivre en se laissant enterrer les uns les autres.[8] Ceux-là sontliés dans les cieuxpar tout ce qu’ilsauront lié sur la terre,[9]sacrificesimposés à d’autres qu’eux-mêmes au nom de leur conception un tantinet nombriliste et corporatiste de lamiséricorde[3]…
_____En ce temps,le"gentil docteur"monopolise la parole : «"Père", saigneur[10]de lasantéde la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux tout-petits, tu l'as révélé aux sages et aux savants dont je suis le"doux et humble"représentant de commerce[11]. Oui,"Père", tu l'as voulu ainsi dans ta méchanceté[12]déguisée ensouci[13]de lasantéde l’autre[10, note 4]. Tout m'a été confié par mon"Père"; personne ne connaît le"fils souffrant", sinon le"gentil docteur", et personne ne connaît le"gentil docteur", sinon le fils félon, et celui à qui le fils félon veut le révéler. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids de votre compte en banque, et moi, vous me procurerez le repas. Que le tout-petit prenne sur lui votre joug, devenez mes disciples, car je suis un"gentil docteur"doux et humble de cœur… pour le fils félon, et vous trouverez le repos. (Le"fils souffrant" aussi, mais à plus long
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-15.(*)|(*)|(*)|(*)(*)(*)(*)(*)/(*) Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. »
Livre d'Isaïe 58,1-9.(*)/(*) Parole du Seigneur : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas! Que ta voix résonne comme le cor ! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. « Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes(*)(*), délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs(*)? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri,(*)couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable(*)? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »
Évangile de Jésus-Christ selonsaint Matthieu14,22-36.
Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.
_____Cette fois, l’heure est à la dispersion : lafouleétant rassasiée de la nourriture du corps comme de celle de l’âme [1], il n’y a pas mauvaise conscience àrenvoyerchacun dans ses foyers. Les rôles sont également inversés : ce n’est plusJésusquipart en barquemaisses disciplesqu’Ilobligeà monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive.Enfin, Il peutse rendre dans la montagne, à l'écart, pour prier.Après une telle journée –couronnée de cette multiplicationdes pains et des poissons,signedusalut[2]pour tous- Il a plus que matière à rendre grâce auPèrepar ce témoignage commutatif de leur amour dans une pleine et entière communion attestée par plusieurs milliers de personnes.Le soir venu, il était là, seul… pour souffler après cette multitude de rencontres humaines dans leur diversité et leur misère, et pour rappeler que face à sonsalut, chaque homme en estseulresponsable et qu’il ne saurait s’en défausser sur autrui. Si chacun peut participer ausalutde l’autre, ce n’est ni pour lui faire obstacle ni pour y répondre à sa place. La vie continue, et avec elle le combat de chaque instant.
_____De fait, siJésussouffle,le ventaussi !La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.Voilà précisément unventqui fait obstacle ausalutde l’autre, puisqu’il estcontraire. Ce lac symbolise décidément cette lutte permanente, effort à fournir pour passersur l’autre rive.[3, note 6] Les rôles étant inversés, lesdisciplessont doncdans la barqueet c’estJésusqui està pied. Ces mêmesdisciples, témoins privilégiés de la mutiplication despainsqu’ils ont eux-même distribués àla foule, n’en sont pas devenus pour autant des super-héros bénéficiant de l’aura du Maître : ballotéspar les vagues, ils ne sont guère enclins à faire les fiers. Sustentés de l’âme et du corps, ils n’en ont pas moins à affronter les dangers de ce monde.Jésusest doncà pied. Lui aussi va être perçu dans ce contexte comme un danger !« C'est un fantôme »Il est vrai que s’Il està pied, ce n’est pasà piedsec : Ilvint vers eux en marchant sur la mer! C’est que Lui n’a aucunsouci[4]à se faire pour son propresalut, n’a aucun combat à mener en ce sens : Il entraîne au contraire Sesdisciplesà ce combat en leur fournissant les armes adéquates [5]. Pour l’heure, ils n’en mènent pas large :la peur leur fit pousser des cris. Leur combat est mal engagé, labarqueaccueillant une passagère clandestine : la peur. Objectivement, la première personne qui aurait dû avoir peur en des conditions météorologiques aussi éprouvantes, c’est bien celle qui ne bénéficie d’aucune protection contre les éléments déchaînés : aucun objet flottant. Non seulement Il n’a pas peur, mais c’est Lui qui fait peur ! Rien de plus effrayant que quelqu’un qui n’a pas peur là où il devrait avoir peur.
_____Les spécialistes de la"santé mentale"sont d’autant plus attentifs au problème qu’il leur fournit leur matière première [6, AV note 12] ! Ils seraient bien en peine demarcher sur la mer, mais savent néanmoins surfer surles vaguesde la peur… quitte à les fabriquer par dahu"psychique"interposé [6, note 31] ! La peur naît de l’inconnu, de l’inhabituel : en soi, elle est irrationnelle et reste un signal de détresse, non un élément d’éclairage. Elle ne peut se dissoudre que par le rassurement opéré dans une rationalisation cohérente permettant à l’inconnu de se faire connaître.À défaut de cette rationalisation, elle étouffe la raison jusqu’à affoler : littéralement, "rendre fou". Ce qui ouvre une brèche de choix pour les spécialistes sus-nommés à qui l’on ouvre un boulevard… Ici,Jésusva éliminer la peur en agissant sur les deux points fondamentaux qui la génèrent : la méfiance [7] et l’inconnu, ces deux éléments se nourrissant l’un de l’autre.« Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! »L’incitation à laconfianceprend naturellement le contrepied de la méfiance. Elle s’appuie aussitôt sur l’inconnu qui se fait connaître :c'est moi. (Inutile d’en préciser davantage : lesdisciplesL’ont assezécoutépour ne pas reconnaître Sa voix !…)Enfin, il parachève l’élimination par une injonction explicite :« n'ayez pas peur ! »(Ce n’est bien entendu pas un hasard si l’avant-dernier pontificat fut inauguré par cette même phrase, à une époque ou la guerre froide faisait glisser le monde entier dans un climat permanent de peurs plus ou moins larvées. Si les facteurs déclenchants de cette guerre froide se sont aujourd’hui atténués, on ne saurait affirmer que ceux de la peur aient disparu…) L’efficacité est au rendez-vous, puisquePierreformule une demande qui l’aurait le premier surpris peu auparavant :« Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. »Lui qui, à l’instar des autresdisciples, étaitbouleverséde peur, le voilà tout à coup prêt à se jeter à l’eau, dans tous les sens du terme ! Il y a chez lui un formidable acte defoi-eu égard au contexte- immédiatement sanctionné par le succès :Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus… Cet acte defoin’était cependant pas dénué d’un ultime relent de doute :« si c'est bien toi ».Par temps calme et sur la terre ferme, le doute"à laThomas"[8, note 10]a ses avantages. Mais sur des eaux agitées, le"condiment"est si peu nécessaire qu’il ne pardonne pas ! Au lieu de susciter la réflexion, il ranime l’émotion :mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur.Cette marâtre qu’est la peur engloutit tout :foi,confiance… et même lemiracle.JésusLui-même n’intervient pas à ce moment précis, qui relève d’un combat personnel sur lequel les armes viennent d’être baissées par la peur. Chaque homme reste responsable de son propresalut, y compris dans ses manquements.Et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »En revanche, rien n’interdit fort heureusement de demander la contribution d’un autre à son propresalutquand ce dernier est menacé : cette contribution devient même uneobligationchez celui qui est immédiatement en mesure de l’apporter.AussitôtJésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »La réponse est dans la question : c’est lepeu de foiqui a laissé entrer la peur, puis le doute. Bien entendu,Jésusn’aurait pas laisséPierrese noyer, mais il tenait à ce que les témoins de cette scène puissent mesurer les conséquences du doute.Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba… et avec lui, les derniers doutes !« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »Ce qui ne fera ensuite que se confirmer après l’abordement à Génésareth: il suffira deseulement toucher la frange de son manteau pour être sauvé, à l’image dela femmehémorroïsse [2]…
_____C’est peu d’affirmer que lorsqu’onmonte dans la barquede la"santé mentale",le ventn’est pas près detomber! Ce n’est plus unebarque, mais une galère.Le rassurement opéré dans une rationalisation cohérente permet à l’inconnu de se faire connaître. QuandJésusse fait connaître et reconnaître, c’est bien Lui : si Présent qu’on peut justementtoucher la frange de son manteau.Il est là : c’est bien Lui et nonun fantômeou un concept. S’Il n’avait été que le fruit d’une"hallucination collective",Pierreaurait coulé à pic : on ne sauraitmarcher sur la merpar simple auto-suggestion, aussi puissante soit-elle ! Cet acte étant inhabituel –et contraire aux lois les plus élémentaires de la physique-, il est concevable qu’il fasse peur à des observateurs parce qu’ils n’auront à leur disposition aucun élément de comparaison avec du réel connu.
_____La galère de la "santé mentale" feint alors d’opérer une rationalisation cohérente sur la foi d’éléments de comparaison avec du "réel" connu… de son "réel", est-il utile de le préciser ?Rien de plus effrayant que quelqu’un qui n’a pas peur là où il devrait avoir peur.Étant bien incapable d’éliminer cette frayeur -dont il n’est pas certain qu’elle cherche seulement à en élucider les ressorts cachés-, elle ne peut agir qu’en aval, préjugeant subjectivement qu’une personnequi n’a pas peur -là où elle devrait avoir peur- est nécessairement une personne inconsciente du danger. Se greffe donc d’emblée la suspicion d’une altération de la conscience, reformulée bien entendu sous la forme de quelque"trouble psychique". Mieux encore : cette personne effrayant son entourage est donc perçue comme"dangereuse". Ici, personne n’est dans unebarque, aux prises avec une tempête réelle : nous ne sommes pas sur unemer d’eaumais dans un bain de boue constituée d’émotions, de suppositions, de supputations, d’incantations… d’imaginaire extrapolé depuis une situation puisée dans le réel, dont le seul défaut majeur est de ne pas rentrer dans des cadres normatifs habituels.
_____Nul besoin d’accomplir quelque prodige à cet effet, comme demarcher sur la mer! Il suffit d’observer quelque évolution comportementale mineure et de se focaliser sur cette observation. De même qu’unebarque peut être battue par les vagues, il suffit debattreun blanc d’œufpour le faire tripler de volume : l’œuf n’est pas devenu plus important, mais il contient davantage devent. Qualifions ceventdevent contraire, et nous avons les ingrédients de la peur, entraînant une véritable révolution depuis une évolution comportementale mineure : c’est la fameuse tempête dans un verre d’eau. Remarquons simplement que l’œuf ne se bat pas de lui-même : le blanc en neige requiert toujours une intervention extérieure. L’œuf n’a pas peur de monter en neige, mais selon les critères de la"santé mentale" il va être décrété "dangereux". La personne perçue comme telle aura donc à peine plus de conscience que l’œuf : tombe l’inévitable couperet du "danger pour soi-même et pour les autres" !… La "thérapie" va donc consister à restaurer une certaine normalité comportementale en agissant de sorte que la personnequi n’a pas peur là où elle devrait avoir peur aie peur là où elle devrait avoir peur !« Confiance ! c'est moi ; ayez peur ! »dit le"gentil docteur". Certes, à petite dose, la peur peut être le début de la sagesse. Mais quand la"médecine"du"gentil docteur"fait du condiment un aliment, la seule"peur"que l’on consente au"gentil docteur" est la gentilledoctorophobie, pour cause de peur d’y perdre sasanté! Aucune importance pour lui : si on le sort par la porte, il rentre par la fenêtre.Rien n’interdit de demander la contribution d’un autre à son propresalutquand ce dernier est menacé : cette contribution devient même uneobligationchez celui qui est immédiatement en mesure de l’apporter.Imaginons ce pauvrePierrefoudroyé par un puissant éclair"psychique" au moment où il marchait sur les eaux. Crac : le voilà atteint d’un "trouble psychique" sous les yeux effarés des autresdisciplesqui n’avaient jamais vu cela (et pour cause…) ! « L’entraide, la formation et défense commune des intérêts des familles de personnes souffrant de troubles psychiques » -telles que l’incarnent pathétiquement des organismes de type UNAFAM [9, APR note 24]- n’existant pas encore, il faut parer au plus pressé. Atteint d’un "trouble psychique",Pierren’a plus toute sa conscience, qu’on se le dise. En conséquence,il commence à enfoncer,mais comme il souffre-sans-le-savoir, il ne peut pascrier :« Docteur, sauve-moi ! »"Heureusement"pour lui, l’obligationde contribution ausalutde l’autre –malgré l’autre s’il le faut-est chez le"gentil docteur"comme une seconde nature : c’est un"prophète"sans pareil du"danger"chez l’autre. On se souvient qu’il est plus"puissant"queJésus[2, note 12] : en conséquence, lui a le droit de"sauver"sans même attendre qu’on lui demande. On se plaît à rêver quele vent tombe dès qu’on monte dans sa barque… mais il semble qu’il aie déjà épuisé toute sa"puissance" avant même d’abordersur sa rive. Saborderest un terme qui conviendrait mieux, mais c’est là un autre débat…« Vraiment, tu es un fils de […] »
_____Restaurer une certaine normalité comportementale en agissant de sorte que la personnequi n’a pas peur -là où elle devrait avoir peur- aie peur passe curieusement par la croissance exponentielle de la peur sur son entourage : d’où lerecours à l’incontournable insultation [10, APR note 9] qui vous transforme une fourmi en éléphant (féroce, de préférence…) en trois coups de cuiller à pot. Rien de tel que le déclenchement organisé de la panique autour du sinistre cockérisable [11, note 36] pour le faire trembler de la tête aux pieds : marre de ces sales bêtes qui ne veulent pas savoir qu’elles souffrent-sans-le-savoir. Au moins essaie-t-on de les faire souffrir de peur, que l’on s’empressera naturellement de traduire autrement…
_____Ne croyons pas cependant que le"prophète"de malheur soit une invention récente. Retrouvons justementJérémiequi se trouve être aux prises avec l’un d’entre eux :
Livre de Jérémie28,1-17. La quatrième année du règne de Sédécias, roi de Juda, au cinquième mois, le prophète Ananie, fils d'Azzour, originaire de Gabaon, parla ainsi à Jérémie, dans le temple du Seigneur, en présence des prêtres et de tout le peuple : « Parole du Seigneur de l'univers, Dieu d'Israël : J'ai brisé le joug du roi de Babylone ! Dans deux ans, jour pour jour, je ferai revenir en ce lieu tout le mobilier du Temple que Nabucodonosor, roi de Babylone, a enlevé pour l'emporter à Babylone. Je ramènerai ici Jékonias, fils de Joakim, roi de Juda, avec tous les déportés de Juda qui sont partis à Babylone, déclare le Seigneur, car je vais briser le joug du roi de Babylone ! » Le prophète Jérémie répondit au prophète Ananie en présence des prêtres et de tout le peuple, qui se tenaient dans le temple du Seigneur. Il lui dit : « Amen ! Dieu veuille agir ainsi et accomplir ta prophétie : qu'il fasse revenir de Babylone le mobilier du Temple et tous les déportés. Cependant, écoute bien cette parole que je vais te faire entendre, à toi et à tout le peuple : Les prophètes qui nous ont précédés, toi et moi, depuis bien longtemps, ont prophétisé contre de nombreux pays et de grands royaumes la guerre, le malheur et la peste. Le prophète qui annonce la paix n'est reconnu comme prophète vraiment envoyé par le Seigneur, que si sa parole s'accomplit. » Alors le prophète Ananie enleva le joug que le prophète Jérémie s'étais mis sur la nuque, et il le brisa. Et Ananie déclara devant tout le peuple : « Parole du Seigneur : C'est ainsi que dans deux ans, jour pour jour, je briserai le joug de Nabucodonosor, roi de Babylone, pour en délivrer toutes les nations. » Alors le prophète Jérémie s'en alla. La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie après que le prophète Ananie eut brisé le joug qui était sur sa nuque. « Va dire à Ananie : Ainsi parle le Seigneur : Tu as brisé un joug de bois, je le remplacerai par un joug de fer. Car ainsi parle le Seigneur de l'univers, Dieu d'Israël : C'est un joug de fer que je mets sur la nuque de toutes ces nations, pour les asservir à Nabucodonosor, roi de Babylone. Elles le serviront, et je lui ai remis jusqu'aux bêtes des champs. » Le prophète Jérémie dit alors au prophète Ananie : « Écoute, Ananie : le Seigneur ne t'a pas envoyé, et toi, tu rassures ce peuple par un mensonge. C'est pourquoi le Seigneur parle ainsi : Je te chasse de la surface de la terre ; tu mourras cette année, car ce que tu as prêché, c'est la révolte contre le Seigneur. » Le prophète Ananie mourut cette même année, au septième mois.
_____À cette époque lointaine -privée des "charmes" de la "santé mentale"-, le mal était déjà stigmatisé sur l’autre : en l’occurrenceNabucodonosor, roi de Babylone.Faute de"gentil docteur", on avait le "gentilprophète" annonçant comme il se doit des lendemains radieux. Quand on parle aujourd’hui au nom de l’amour, au nom de la médecine, au nom de lasanté, on pouvait bien parler hier au nomdu Seigneur de l'univers, Dieu d'Israël: c’est de la même eau. Hier, onbrisait le joug du roi de Babylone: on peut bien aujourd’hui prétendrebriser le joug du"trouble psychique". Mais voilà quele prophète qui annonce la paix[12]n'est reconnu comme prophète vraiment envoyé par le Seigneur, que si sa parole s'accomplit.Faisons un rêve [13] : qu’il en soit de même pour leprophète vraiment envoyé par leDocteur!…
Évangile de Jésus-Christ selonsaintMatthieu 9,14-15. (*) Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. »
_____Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'époux est avec eux ?Les progrès de la"médecine"aidant, non seulementils le peuvent, mais ils font à présent beaucoup mieux : c’estle tempsoù l'époux est avec euxqui constitue leurpénitence!!! Ils aspirent à celui quiviendra où l'époux leur sera enlevé, et alors… ils ne jeûnentguère du soin attentif à en accélérer activement le processus. Tant queles disciples deThémis nesesont pasapprochés,les invités jeûnentau cours d’unenocefunèbre [1, APR note 32] : avec unépoux "malade"parmi eux,pourraient-ils donc fairela fête ? Or, celle-ci est la chasse gardée de la Pathomanie, [1, APR note 21] phare insurpassable de lapénitencedont la capitale, Pathos-City, est la seule au monde à pouvoir s’enorgueillir de s’être dotée d’un Sinistère à part entière del’Enlèvement-de-l’époux. Là-bas, letempsneviendrapas : il est déjà là. Par "prudence" [2, notes 8,9], il s’est même arrêté de crainte de le perdre : on sait bien qu’il ne se rattrape jamais, surtout avec un sérieux handicap consistant à lui courir après sur les mains [3, note 19]. Il est doncvenu, cetemps: derepos, car rendant obsolète touteconsultation jour après jour. Il n’existe en effet pas dejour après…le sixième. [4, APR note 36]
_____Pourtant, que n’a-t-on redoublé d’effortsjour après jourpour offrir un aller simple à Mister K [5], à destination de Pathos-City ! Onne le retient pas !D’autant moins que son statut canin [6, notes 8 à 14] lui permettait un voyage confortable, les chiens étant admis en première classe sur ces vols [7] spéciaux. Las ! Ce sont les douaniers zélés [8, APR note 32] quil’ont retenuà l’aérogare, lui coupant les ailes… Secoués par ce cas au tic si singulier chez un pathovoyageur -l’hypertrophie des zygomatiques-, ils n’ont pas voulu êtredénoncéspourfauteet l’ont rendu à ses prochesmortifiés, ayant tantpeiné pourl’abandonner à la loi de leur Docteur :pour en finir avecdisputes et querelles, ils avaient bien su trouver leur intérêt, voulant le rapprocher du Docteurà défaut de l’inverse.Consultéà distance [9], ce dernier n’avait-il pasaplani le chemin[10]?
Livre d'Isaïe 58,1-10. Parole du Seigneur: Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor ! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. « Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante, si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l'âme indigente, ta lumière se lèvera sur l'obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi.
_____Oui, mais voilàSeigneur: en face, il y a laparlote du Docteur.Crier à pleine gorge, ne pas se retenir, que sa voix résonne comme le cor, dénoncer à son épouse ses fautes, à la maisoncomme à l’extérieur, c’est crac dedans. Après deux années infructueuses à tenter d’avancerle tempsoù l'époux lui sera enlevé,elle n’en peut mais de cejeûne!« Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? »Mais si, justement ! Elle"voit"[11, APR note 28]un"malade".« Pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? » Pas du tout ![12, AV note 18]Elle n’ignorepas qu’il est"malade": un autremortifiélui a fait savoir. Tel est lefruitdéloyal [13, note 19] que celui-là lui adonné en son temps[6, APR note 16]. Vraiment, cetépoux traite durement ceux qui peinent pour lui, sachant bien trouver l’intérêt de"soins"[6, APR note 7] i-n-d-i-s-p-e-n-s-a-b-l-e-s. N’applique-t-on pas à merveille cette impérieuse recommandation de saint Paul : « Si quelqu’un n’a pas soin des ch… des siens, et surtout de ses familiers, il a renié sa foi, et il est pire qu’un infidèle. »(1 Tm 5,8)? Quand onjeûneainsi, ne brille-t-on pas de mille feux defoiet defidélité? C’est le ch…l’épouxqui n’est pasfidèle, oui ! _____Psst… oui, vous : lesjustes"psychiques" [14, notes 36] ; n’avez-vous pas remarqué ? Est-ceen jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous faites entendre là-haut votre voix?Est-ce là le jeûne quiLuiplaît ? Appellez-vous cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ?Pardon ? Non, pasle Docteur:le Seigneur. (Souffriraient-ils de quelque déficience auditive[15, note 34]?…)Quel est donc le jeûne quiLuiplaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?Des millénaires avant son apparition, un remarquable descriptif condensé de "diagnostic" et autresdurs traitementsspécifiques à la "santé mentale", mettant à lapeineceux qui les subissent, dans le seulintérêtde ceux qui leur font subir,faisant apparaître dans le pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante! Tout ce en quoil’épouxa opposé son veto (bien que chien),dénonçant au peuple jour après jources étrangescheminsde traverse qu’on aurait tantvoulului faireconnaître: d’un clic peuventconnaître ses cheminsà lui toutenation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi…au moins de la raison !
_____Oui, mais voilàSeigneur: en face, on va alors introduirele jour de pénitencechez celui quicrie à pleine gorge. La Pathomanie n’a pas voulu de lui ? Qu’à cela ne tienne : on va lui faire rendregorged’une autre façon.Ils demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. Ils viennent Le consulter jour après jour(ou quand ils ont le temps…), ils veulent connaître Ses chemins.Mais d’où vient donc cettecendre[16]sur laquelle ils secouchent? Du repentir ?[17] Alors le Psaumesera comme le midi dans leurs ténèbres:
Psaume 51(50),3-4.5-6.18-19. Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire. Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
_____Sa justice? Elle va être confiée à des "professionnelles" de la chose : on va voir ce qu’on va voir ! Et on a vu. On a vu ce qu’on peut voir en vitrine dans certaines villes belges et hollandaises, ou rue Saint-Denis à Paris : des "professionnelles" de la chose.Elles précèdent dans le royaume de Dieu?[24] Sans doute est-ce pour cette raison que tant debrebisaiment à les fréquenter : elle sont leurs ultimes guides spirituels… Ce qui se se fait de plus minable en matière dejustice, dejugeet devictoireestmontréen boucle à la face du monde.Sa justice marcheà reculons, et lahontedu Docteur l’accompagne.[25]Sa victoire ?Le mieux est encore de s’en informer auprès des visiteurs du monde entier qui, à l’instar del’époux, cherchent encore le sens caché de "l’argumentation" exprimée par lajusticedes "professionnelles". Et si le tas decendresn’était pas déjà suffisamment conséquent, sans doute eux aussi brûleraient-ils d’envie de leur confisquer leur Code civil (et à présent le Code de la construction et de l’habitation ![26]) par simple curiosité : de quoipourraient-ellesencoreparler??? De leurvictoire? Pardon ? Ah oui : un condensé à chaud de la réaction des visiteurs !
_____Mais il y a mieux, si l’on peut dire.Alors, si l’épouse appelle, le Seigneur répondra ; si elle crie, il dira : « Où est ton époux ? »De l’Évangile, que lui restait-elle du temps de la spendeur"sanitaire",purifiéepar tousde ses offensesà sonépoux? Une mince façade dominicale,courbant la tête comme un roseau. Tel était-ce là le jeûne qui lui plaîsait. Tel était-ce là son jour de pénitence, un jour bien accueilli par le Docteur: cejour-là, il ne rate pas trop de clientèle. Avec l’introduction de lajusticedes "professionnelles", c’est la chasse au iota de l’Évangile qui aurait encore l’outrecuidance de tenir debout ! L’ancienne Alliance n’est pas oubliée, l’avocat spécialisé dans le divorce étant du reste passé maître dans la fabrication d’ancien avec duneuf[27]. Maître X peut bien souligner les imperfections de lajusticehumaine [28, AV note 33], mais telle n’est plus la question depuis longtemps ! Avec toutes ces femmes, nous sommes plus précisément dans de la haute couture… d’injustice. Ce bonIsaïeen prend lui-même pour son grade. _____Partager son pain avec celui qui a faim, recueillir chez soi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?À la virgule près, on va oser nommer "décisions dejustice" des actes sans queue ni tête ayant néanmoins pour finalité explicite de prendre le contre-pied de tout ceci, en fabriquant avec un acharnement irrationnel unsans-abriavec lequel on nepartageplus rien, semblableauquel onse dérobeconstamment !Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante, si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l'âme indigente, ta lumière se lèvera sur l'obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi.À supposer même quel’épouxsoit réellement"malade", donc affligé de quelqueindigence de l’âme, est-ce bien en massacrant cetteâmedejoug, de geste de menaces, de paroles malfaisantes,de rupturede sa subsistancequ’on vala rassasier?
_____Que l’on soitinvité de la noceou non, nous sommes de toutes façons dans l’infra-humain.Ils voudraient que Dieu se rapproche… tout enconsultant jour après jourquelqu’un qui se veut –au moins à l’usage- plus "puissant" queJésus[29, note 12], s’imaginant qu’ilconnaîtmieux leurscheminsqu’eux-mêmes.
_____Comme s’il était du ressort de lamédecinedevouloir connaître les cheminsdes autres ! Se prétendre impunément "médecindel’âme" ne peut donc conduire qu’à la rendreindigente. Le "gentil docteur" n’a de puissance que l’art consommé d’inoculer le cancer del’âme[30], insoupçonnable, invisible, indolore, collectif… jusqu’à ce qu’il trouve à s’incarner dans quelque faille organique où il prend une toute autre dimension. Ce qui ne veut pas dire que tout cancer soit la somatisation d’un cancer de l’âme : il existe peu d’exceptions à ce que lamaladiene signe pas nécessairementle péchéde celui qui en est affligé[31, note 4]Mais ce qui veut dire que tout avocat du divorce –et le juge qu’il entraîne à sa suite- n’est jamais qu’une métastase…
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Une cockerinade par jour
Un jour une femme décide d'acheter un perroquet à ses filles. Elle se rend donc au magasin d'animaux le plus près. Arrivée là, elle voit une aubaine pas croyable : 200 € pour un magnifique perroquet parlant. Étonnée, elle va voir le vendeur. - Monsieur, pourquoi un perroquet d'une aussi grande valeur est-il si peu cher ? - Eh bien, ma petite madame : c'est qu'il vient d'un bordel, et son langage n'est pas correct du tout. - Mais mon bon monsieur, ce n'est pas grave, cela se corrige, je vous le prend ! Le vendeur lui offre une cage et lui vend le perroquet. Arrivée chez elle, la cage est installée dans le salon. Le perroquet dit alors : - Nouvelle maison, nouveau bordel. La femme se dit que ce n'est pas grave et qu'il va se corriger. Les deux petites filles arrivent donc au salon et le perroquet de dire : - Deux nouvelles p'tites putes, deux nouvelles p'tites putes. La mère, toute confuse explique à ses filles que le perroquet vient d'un bordel et que son langage va se corriger au jour le jour. Sur ce, Philou, le mari et l'homme de la maison arrive et le perroquet de lancer à tue-tête : - Nouveau bordel, nouvelles p'tites putes… mais toujours ce bon vieux Philou !
Évangile de Jésus-Christ selonsaintLuc 5,27-32. (*)(*)(*) Jésus remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit: "Suis-moi." Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »
_____Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades? C’est là encore compter sans les fulgurants progrès de la"médecine"! Aujourd’hui,les pécheursprennent lepartiderécriminercontreles gens en bonne santé,appelantle"médecin"pour eux, pour qu'ils se convertissent à leur "maladie".Ilsmangent et boiventavec lesdisciples? Changement radical de menu [1] : à la carte,jougs, gestes de menace, paroles malfaisantes[2, APR note 28](mal) déguisées en "compassion" [3]. Au besoin, on coupesa propre subsistanceau récalcitrantqui a faim(ne serait-ce que dejustice),on en rajoute inlassablement sur cetteindigence de l’âmequi fonde sa"maladie"et par conséquent, son"besoin du médecin". Mieux encore : onoffre dans sa maison–et au-delà-un grand festinauxjustes"psychiques" [4, notes 36], pour qu'eux aussise convertissentau"besoin du médecin"(chez un autre !), s’asseyantà leur tourà leur bureaud’affirmations[3, note 2]"sanitaires".Jésuspassant par là,remarquantla manœuvre etdisant : "Suis-moi", la bienséance commande de ne pas endévoiler[5]la suite, tant il est plus aisé dese mettre à suivredes certitudes "médicales" que d’abandonnersonpéché… On trouve toujours degrandes foules de publicainsde la"santé"et d'autres gens attablés avec eux.Les"malades"aussi sont invités… eux surtout ! Plus précisément : eux sont sur latable.[6, APR note 42] Tout à leur mastication,les justesn’ont pas entendul’appel, s’avisantavoir besoin ducuisinier auquel ilsabandonnentvolontierstout… pourvu qu’il s’agisse de leur plat de résistance.Alors, s’ils appellent, lemaître queux [7, APR note 13](bien que paradoxalement sans-[…])répondra ; s’ils crient, il dira : « Me voici : le four préchauffe déjà.[8]»N’est-ce pas merveilleux ?Celui qui a faimsedonneensubsistanceauxmalfaisantset autresmenaçants. Il gagne ainsi sur deux tableaux : le premier est qu’iljuguledéfinitivementsa faim,le geste de menace, la parole malfaisante; le second est qu’ilrassasie l'âme indigente. Certes, ce n’est pas sans effets secondaires pour lesfestoyants:l’obscurité se lève sur la lumière, et le midi sera comme les ténèbres.En plein dessert,cette pénombreles comblera etleurrendraassez devigueurpour aller chercher les bougies. Un dîner aux chandelles à l’heure du déjeuner, n’est-ce pas terriblement tendance ?
Livre d'Isaïe 58,9-14. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante, si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l'âme indigente, ta lumière se lèvera sur l'obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il te comblera et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t'appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les routes ». Si tu t'abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant le jour qui m'est consacré, si tu appelles le sabbat : « mes délices », et : « ma vénération » le jour du Seigneur, si tu le vénères, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je ferai passer ton char sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l'héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.
_____Oui, mais voilàSeigneur: en face, il y a encore et toujours laparlote du Docteur. Il en a de bonnes,Isaïe: lui pouvaitcrier à pleine gorge, ne pas se retenir, que sa voix résonne comme le cor, dénoncer à son épouse ses fautes, à la maisoncomme à l’extérieur [2, AV note 11], lesfestoyantsn’étaient pas encore là pour l’en sanctionner de "conjointisme violent" [