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Dansons joug contre joug.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30. (*)(*)(*)
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

______En ce temps-là : cela fait si longtemps. Et il y a tant "d’urgences" à traiter, là, tout de suite, maintenant et sans délai. D’une main on brûle un cierge à saint Paletan [1], de l’autre on écarte –autant que possible- le lobe de l’oreille [2, note 34invite-mystere.jpg] afin d’écouter [3], comme un écho en ce temps-ci : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Hormis la couleur, à la virgule près ne jurerait-on pas avoir entendu cela quelque part ? Afin de juguler toute altération de sens, il convient aussitôt de préciser qu’ici ce n’est plus Jésus qui prend la parole. Le fardeau du mystère entourant l’identité de celui qui la prononce semblera bien léger aux disciples habitués de ces pages.

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______Les tout premiers, eux, étaient envoyés deux par deux [4] : de fait, le joug agricole était traditionnellement conçu pour être porté par une paire d’animaux, plus facile à porter à deux que seul. « Prenez sur vous mon joug » indique par conséquent une certaine réciprocité, prendre sur soi son joug ne laissant en rien entendre que ce n’est plus son joug. Autrement dit, Il prend aussi le nôtre. Un joug porté seul ne peut pas être facile à porter, et son fardeau, ne peut pas être léger. S’il l’est, ce ne peut donc être que pour deux raisons : ou il est partagé… ou c’est un autre qui le porte seul. À ce prix, on trouvera le repos ! Et l’autre peinera d’autant sous le poids du fardeau qu’on lui demande de prendre sur lui deux jougs. Faciles à porter, et fardeau léger, pour ceux qui ne les portent pas. Ici encore, la psychologie gagne son label de "chrétienne" [5] en se faisant douce et humble de cœur… à l’égard de celui qui répugne à prendre sur lui son joug : il trouvera le repos pourvu qu’il ait trouvé au préalable un portefaix qui puisse peiner sous le poids d’un double fardeau. Le sens commun [6, note 4] désignera paradoxalement celui-là comme "malade", condition sine qua non pour qu’il accepte cette double charge et que l’injustice ne soit pas trop criante chez ceux qui peinent sous le poids du fardeau. L’étiquette de "malade" est facile à faire porter, et le fardeau, léger. Trouvant de la sorte le repos, on ne peut se montrer que sous son jour le plus favorable : celui de la pleine "santé", contrastant singulièrement avec la "maladie" du mulet désigné ! Celle-ci allant en croissant sous le poids du fardeau, les psychodépendants "chrétiens" se sentent ainsi de plus en plus légers, se voyant "confirmer" la parole de Jésus. Oh oui, son joug est facile à porter, et son fardeau, léger ! Ce n’est pas exactement l’avis du mulet. Mais seul dans sa position, que vaut son avis ? De plus, chacun sait qu’un avis de "malade" est fortement sujet à caution, pour ne pas dire nul et non avenu.

______Deux par deux, cela va à ravir à un joug conjugal. Pas toujours facile à porter, mais enfin est-il porté tant que l’un ne prend pas l’autre lui-même pour un fardeau, jusqu’à être tenté de lui faire porter son propre joug. Un "malade", par exemple, fera une excellente incarnation de fardeau suscitant bien des compassions à l’endroit de l’étiqueteur "bien-portant" qui –cerise sur le gâteau- passera alors pour celui qui porte le joug à lui tout seul ! Muni d’un tel soutien, on peut aller ainsi impunément jusqu’au déchargement du fardeau incarné dans la plus proche déchetterie [7, APR note 10][8][9] : il y trouvera –à ce qu’il paraît- le repos [10]… Il est un peu étrange, dans ce cas précis, que ce soient les uns qui disent peiner sous le poids du fardeau… et les autres auxquels on procure le repos. Mais quand on est devenus disciples de la psychologie "chrétienne", on ne s’embarrasse plus de tel

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jeudi, 16 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (4)

« Venez divins ”malades”© nous rendre espoir et nous sauver. »

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Fernand Gignac - Venez Divin Messie .mp3
   
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30. (*)|(*)­|(*)(*)(*)(*)(*)
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

_____En ce temps-là, une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph [1], aurait eu les meilleures raisons du monde de considérer le poids du fardeau que lui annonçait l’ange : concevoir et enfanter le Fils du Très-Haut n’est a priori pas de tout repos. S’il faut déjà en porter physiquement le joug durant neuf mois, le fardeau d’avoir à répondre de l’héritier éternel du trône de David (excusez du peu !…) est si vertigineux qu’on a peine à croire à sa légèreté. Mais qui porte l’autre, quand la puissance du Très-Haut prend sous son ombre ? Marie n’a-t-elle pas pris sur elle son joug, devenant sa toute première disciple, car étant elle-même douce et humble de cœur (« Voici la servante du Seigneur ») tout ne s’est-il pas passé pour elle selon sa foi [2], lui faisant trouver le repos ? Certes, le joug n’a pas été toujours facile à porter pour elle : entre les menaces d’Hérode [3], une angoissante disparition [4], le cœur  transpercé par une épée [5] auprès de la croix [6], on pourrait rêver d’un fardeau plus léger : de quoi rendre son tablier ! Or, ce n’est pas exactement cela que rend Marie. Elle rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse… »[7] Rend-on grâce sous le poids d’un lourd fardeau ? Mais il est vrai qu’on ne peut rendre que ce qui a été reçu, accueilli dans la confiance [8] plénière de trouver le repos au-delà de ce qui peut apparaître comme le joug du moment. Du degré de cette confiance se ressentira le poids du fardeau… et celui des illusionnistes [9] la captant à leur profit en jouant quelque peu avec les poids de la balance [10].

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Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -11,28-30° (*)
En ce temps-là, Philou [11] monopolisa la parlote [12] : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau de vos "malades"©, et moi, je leur procurerai le "repos"©[13]. Qu’ils prennent sur eux votre joug, devenez mes disciples, car vous êtes dans un monde "dur"©[14, note 13] et humbles d’esprit, et vous en trouverez le repos [15, note 23]. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger… pour les bien-portants.

_____En revanche, les "malades"© qui peinent à prendre sur eux le poids du fardeau des "bien-portants" doivent bien entendu être jugulés. Ce qui est facile aux

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mercredi, 09 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

Oui, ma note est facile à porter, et mon article, léger.

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[*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30. (*)/(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
En ce temps-là, Jésus prit la parole  : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -11,28-30° (*)/(*)
En cet étang-là
[1, notes 36], Philou [2] prit la parlote [3] : « Donnez-les moi, vos toutous [4] qui vous peinent [5] -"scientifiquement" [6, AV note 41] ou non- sous le poids de votre fardeau [7], et moi, je leur procurerai le repos [8][9][10] qui apportera in extremis la edition-speciale-meisterstuck-signature-for-g-L-1.jpegtouche de "crédibilité" qui faisait défaut à des années [11] d’hystérie collective psychojuridicomythomaniaque [12, notes 29,49]. Qu’ils prennent sur eux votre joug (après que vous ayez pris votre stylo [13, notes 42,43]), devenez mes bisciples [14], car je suis adoucissant [15][16, notes 10 à 12][17, notes 78,79][18, notes 4 à 6] et roi de pique [19], et vous trouverez le repos de l’âme [20]. Oui, mon joug est facile [21] à porter, et mon fardeau, léger : pourvu que ni vous ni moi le portions [22][23] et que personne ne s’avise de juguler la mousson [24][25, notes 28,29] de porteurs [18, APR note 64]. »
podcast

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jeudi, 15 juillet 2010 | Lien permanent | Commentaires (4)

Doux et douze font deux en uns.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
[Vendredi 1er juillet 2011 
{Sacré-Cœur de Jésus, solennité}{Jn}{Lc}]{*}{*}
+[
Dimanche 3 juillet 2011](*)(*)(*)(*)
(
Lc)(Lc)(Lc)(Lc) En ce temps-là, Jésus prit la parole  : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange  : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits [*][4][3][15]. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
(*)(*)(*)(*)(*)
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux [*] et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter [?], et mon fardeau, léger. »

         Ce qui est caché aux sages et aux savants proclamerait-il de se procurer d’emblée le repos en ne cherchant surtout pas -de crainte d’appartenir à cette catégorie- à devenir l’un ou l’autre ? Parallèlement, devrait-on s’extasier sur l’inintelligence de questions sans réponse –ou pis : de réponses sans question [1] !- en comprenant l’ignorance comme un appel d’air ouvrant béatement la voie à la révélation inconditionnelle  aux tout-petits ? Un tel raisonnement serait bien léger : l’épithète se faisant ici plus péjorative que si elle s’accordait au fardeau d’un disciple prenant sur lui le joug du Maître. Car si Celui-ci est doux et humble de cœur, Il n’est ni mou_[2, APR note 1] ni sous l’humus de cœur [3][4, APR note 23]

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lundi, 04 juillet 2011 | Lien permanent | Commentaires (3)

Du savon doux pour le savant dur

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

_____Point besoin d’être bardé de diplômes gratifiants [1] pour proclamer la louange du Père : va-t-on demander à un enfant de produire un certficat de scolarité pour l’autoriser à se jeter dans les bras de son père ? Devrait-il attendre d’être sage et savantavant de se savoir aimé ? Ce serait le meilleur moyen de lui faire perdre son esprit d’enfance [2], de le plomber trop tôt de soucis d’adulte…
_____Aujourd’hui, l’adulte se veut sage et savant : il sait que le monde est une jungle féroce truffée de pièges et de bêtes féroces. Sage, il se veut "prudent" : quand le fauve n’existe pas, il l’imagine à titre préventif avec l’appui de la "science médicale" [3] que nous subodorons !… Le nec plus ultra étant bien entendu de généraliser le fantasme à une telle échelle qu’il finit par s’incarner chez les esprits les plus pervers, donnant ainsi à l’infini du grain à moudre à de multiples "spécialistes" [4], élites suprêmes des sages et des savants !… Antithèses jusqu’à la caricature de ce cri du cœur de Jésus, ils font ployer sous le poids du fardeau, sont durs et arrogants de cœur… et ne procurent le repos que dans d’étranges maisons closes.[5] Oui, leur joug est pénible à porter, et leur fardeau, lourdingue. Pourtant, on en redemande !

_____On en redemande parce qu’en bons commerciaux [6], ils donnent l’illusion parfaite de rendre le joug facile à porter, et le fardeau, léger. Alors qu’ils ne savent que déshabiller Paul pour habiller Jacques, soit transférer joug et fardeau du demandeur sur sa victime ! La profonde malhonnêteté morale de cette attitude ne passe que par la transformation préalable de la dite victime en "bourreau", ce tour de passe-passe permettant de faire taire tout scrupule de conscience en donnant l’apparence de la douceur et de l’humilité de cœur à qui s’inquiète de la "santé" de l’autre. (ce dernier étant prié pour l’occasion de se faire tout-petit devant le "diagnostic" insurpassable du gentil "docteur" !...) À celui-là est révélée la trahison des siens, ce qui ne l’incite guère à proclamer leur louange… et le mène plus sûrement à aggraver son "cas" à leurs yeux en ne leur procurant pas le repos sur cette injustice dont ils ne veulent pas qu’elle leur soit révélée ! Gigantesques tartufferies qui interdisent à leurs acteurs de trouver réellement le repos, rendent leur joug de plus en plus difficile à porter (poids d’une culpabilité qu’on ne parvient plus à identifier, ultime sursaut de conscience morale…), et leur fardeau, nettement moins léger que prévu. Il faut vraiment ne connaître ni le Père ni le Fils pour croire encore à une quelconque compatibilité entre la "santé mentale" et l’Évangile !…

_____Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Quel bol d’air pour ceux-là ! Ils laissent volontiers aux autres leurs angoisses stérilisantes de l’avenir, leurs soucis hypocrites de la "santé" de l’autre, tous ces os qu’ils rongent : LEURS os. C’est ainsi que l’homme debout devient un invétéré invertébré, si "prudent" qu’il en oublie de vivre au présent : comment pourrait-il trouver la force de proclamer la louange d’une réalité qu’il perd de vue ? Les savants aussi peuvent faire de la mousse [7] : il serait sage de souffler dessus afin d’y voir plus clair… Si la mousse pique les yeux et bouche la vue, son fardeau est cependant léger : il suffit d’une brise légère pour l’évacuer.

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vendredi, 30 mai 2008 | Lien permanent

Du repos des vacances à la retraite anticipée

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

_____Si l’abus de santé nuit à la méfiance [1], on peut toujours abuser du même passage d’Évangile [2]… et de l’art du copier-coller [3] : cela ne saurait toujours nuire qu’aux gens se voulant bien portants ! Ceux-là ont tant besoin de s’entendre marteler une Parole qui cultive chez eux une étonnante faculté de se volatiliser sitôt prononcée… Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. À qui le Fils veut-Il le révéler ? À ceux qu’Il est venu appeler : non pas les justes mais les pécheurs.[3] À ceux qui peinent sous le poids du fardeau de leur péché, mais aussi à ces innombrables tout-petits qui peinent sous le poids du fardeau écrasant du péché des autres, qui leur a été révélé en cachette par de faux sages et de faux savants leur ayant artificiellement rendu leur joug facile à porter, et leur fardeau, léger. Ceci au prix d’un surcroît de charge reposant exclusivement sur les épaules de ces tout-petits qui, seuls, sont priés de peiner sous le poids d’un joug extraordinairement difficile à porter… au nom d’une fausse douceur et fausse humilité de cœur ! Quand le faux est féminin et demeure invariable, il est l’outil [4] du faucheur qui, lui, se conjugue afin de mieux séparer : un cœurqui s’arrête n’hérite plus que de la douceur et de l’humilité définitives de la mort. Tôt ou tard, celle-ci emporte dans un sourire grimaçant les sages et les savants comme les tout-petits. Seuls ces derniers deviennent alors les premiers [5] à proclamer la louange du Père retrouvé, Seul Seigneur du ciel et de la terre. Aux autres qui ont eu pour "Père" le Dieu des morts [6] au travers de leur "trinité[7, note 12] de pacotille, ne reste plus qu’à la suivre en se laissant enterrer les uns les autres.[8] Ceux-là sont liés dans les cieux par tout ce qu’ils auront lié sur la terre,[9] sacrifices imposés à d’autres qu’eux-mêmes au nom de leur conception un tantinet nombriliste et corporatiste de la miséricorde [3]
_____En ce temps, le "gentil docteur" monopolise la parole : « "Père", saigneur [10] de la santé de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux tout-petits, tu l'as révélé aux sages et aux savants dont je suis le "doux et humble" représentant de commerce [11]. Oui, "Père", tu l'as voulu ainsi dans ta méchanceté [12] déguisée en souci [13] de la santé de l’autre [10, note 4]. Tout m'a été confié par mon "Père" ; personne ne connaît le "fils souffrant", sinon le "gentil docteur", et personne ne connaît le "gentil docteur", sinon le fils félon, et celui à qui le fils félon veut le révéler. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids de votre compte en banque, et moi, vous me procurerez le repas. Que le tout-petit prenne sur lui votre joug, devenez mes disciples, car je suis un "gentil docteur" doux et humble de cœur… pour le fils félon, et vous trouverez le repos. (Le "fils souffrant" aussi, mais à plus long

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dimanche, 06 juillet 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)

Mais un temps viendra où les invités de la noce feront enlever l’époux afin qu’il fasse pénitence !

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-15. (*)|(*)|(*)|(*)(*)(*)(*)(*)/(*)
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -9,14-15° (*)
Les disciples de Jean Pastriste [1] s'approchent de Philou [2] en disant : «Pourquoi tes disciples ne se "soignent"©-ils pas, alors que nous et les pharmaciens [3] nous nous "soignons"© ? » Philou leur répondit : « Les obsédés du pathos [4] pourraient-ils donc jeter leur pénible sentence dans l’étang [5] où l'Épilateur [6] est avec eux ? Mais un temps viendra où ils feront enlever [7, note 12][8, note 59] l’époux tel un déchet encombrant [9], et alors ils le "soigneront"©. À moins qu’à leur corps défendant [10, APR note 13], ils n’apprennent à jeûner de leurs p… [11, APR note 10] de "soins"© ? »

Livre d'Isaïe 58,1-9. (*)/(*)
Parole du Seigneur : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas! Que ta voix résonne comme le cor ! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. « Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes (*)(*), délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs (*) ? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, (*) couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable (*) ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

Livre d'Aïeaieaïe 58,1-9. (*)
Parlote [12] du Docteur : Crie [13][14] à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le porc [15] (et ne fais pas de faute à "résonne"[16])! Dénonce à ma meute [17] ses "souffrances"©, à la maison de Jacob Delafon®[18, note 6] ses "maladies"©. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur défaire [19][20] justice, ils voudraient que le Docteur se rapproche. « Pourquoi le "soigner"

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vendredi, 19 février 2010 | Lien permanent | Commentaires (1)

S.O.S. Fantôme

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,22-36.

Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.

_____Cette fois, l’heure est à la dispersion : la foule étant rassasiée de la nourriture du corps comme de celle de l’âme [1], il n’y a pas mauvaise conscience à renvoyer chacun dans ses foyers. Les rôles sont également inversés : ce n’est plus Jésus qui part en barque mais ses disciples qu’Il oblige à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive. Enfin, Il peut se rendre dans la montagne, à l'écart, pour prier. Après une telle journée –couronnée de cette multiplication des pains et des poissons, signe du salut [2] pour tous- Il a plus que matière à rendre grâce au Père par ce témoignage commutatif de leur amour dans une pleine et entière communion attestée par plusieurs milliers de personnes. Le soir venu, il était là, seul… pour souffler après cette multitude de rencontres humaines dans leur diversité et leur misère, et pour rappeler que face à son salut, chaque homme en est seul responsable et qu’il ne saurait s’en défausser sur autrui. Si chacun peut participer au salut de l’autre, ce n’est ni pour lui faire obstacle ni pour y répondre à sa place. La vie continue, et avec elle le combat de chaque instant.
_____De fait, si Jésus souffle, le vent aussi ! La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Voilà précisément un vent qui fait obstacle au salut de l’autre, puisqu’il est contraire. Ce lac symbolise décidément cette lutte permanente, effort à fournir pour passer sur l’autre rive.[3, note 6] Les rôles étant inversés, les disciples sont donc dans la barque et c’est Jésus qui est à pied. Ces mêmes disciples, témoins privilégiés de la mutiplication des pains qu’ils ont eux-même distribués à la foule, n’en sont pas devenus pour autant des super-héros bénéficiant de l’aura du Maître : ballotés par les vagues, ils ne sont guère enclins à faire les fiers. Sustentés de l’âme et du corps, ils n’en ont pas moins à affronter les dangers de ce monde. Jésus est donc à pied. Lui aussi va être perçu dans ce contexte comme un danger ! « C'est un fantôme » Il est vrai que s’Il est à pied, ce n’est pas à pied sec : Il vint vers eux en marchant sur la mer ! C’est que Lui n’a aucun souci [4] à se faire pour son propre salut, n’a aucun combat à mener en ce sens : Il entraîne au contraire Ses disciples à ce combat en leur fournissant les armes adéquates [5]. Pour l’heure, ils n’en mènent pas large : la peur leur fit pousser des cris. Leur combat est mal engagé, la barque accueillant une passagère clandestine : la peur. Objectivement, la première personne qui aurait dû avoir peur en des conditions météorologiques aussi éprouvantes, c’est bien celle qui ne bénéficie d’aucune protection contre les éléments déchaînés : aucun objet flottant. Non seulement Il n’a pas peur, mais c’est Lui qui fait peur ! Rien de plus effrayant que quelqu’un qui n’a pas peur là où il devrait avoir peur.
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_____Les spécialistes de la "santé mentale"sont d’autant plus attentifs au problème qu’il leur fournit leur matière première [6, AV note 12] ! Ils seraient bien en peine de marcher sur la mer, mais savent néanmoins surfer sur les vagues de la peur… quitte à les fabriquer par dahu "psychique" interposé [6, note 31] ! La peur naît de l’inconnu, de l’inhabituel : en soi, elle est irrationnelle et reste un signal de détresse, non un élément d’éclairage. Elle ne peut se dissoudre que par le rassurement opéré dans une rationalisation cohérente permettant à l’inconnu de se faire connaître. À défaut de cette rationalisation, elle étouffe la raison jusqu’à affoler : littéralement, "rendre fou". Ce qui ouvre une brèche de choix pour les spécialistes sus-nommés à qui l’on ouvre un boulevard… Ici, Jésus va éliminer la peur en agissant sur les deux points fondamentaux qui la génèrent : la méfiance [7] et l’inconnu, ces deux éléments se nourrissant l’un de l’autre. « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » L’incitation à la confiance prend naturellement le contrepied de la méfiance. Elle s’appuie aussitôt sur l’inconnu qui se fait connaître : c'est moi. (Inutile d’en préciser davantage : les disciples L’ont assez écouté pour ne pas reconnaître Sa voix !…) Enfin, il parachève l’élimination par une injonction explicite : «  n'ayez pas peur ! » (Ce n’est bien entendu pas un hasard si l’avant-dernier pontificat fut inauguré par cette même phrase, à une époque ou la guerre froide faisait glisser le monde entier dans un climat permanent de peurs plus ou moins larvées. Si les facteurs déclenchants de cette guerre froide se sont aujourd’hui atténués, on ne saurait affirmer que ceux de la peur aient disparu…) L’efficacité est au rendez-vous, puisque Pierre formule une demande qui l’aurait le premier surpris peu auparavant : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. » Lui qui, à l’instar des autres disciples, était bouleversé de peur, le voilà tout à coup prêt à se jeter à l’eau, dans tous les sens du terme ! Il y a chez lui un formidable acte de foi -eu égard au contexte- immédiatement sanctionné par le succès : Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus… Cet acte de foi n’était cependant pas dénué d’un ultime relent de doute : « si c'est bien toi ». Par temps calme et sur la terre ferme, le doute "à la Thomas" [8, note 10] a ses avantages. Mais sur des eaux agitées, le "condiment" est si peu nécessaire qu’il ne pardonne pas ! Au lieu de susciter la réflexion, il ranime l’émotion : mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur. Cette marâtre qu’est la peur engloutit tout : foi, confiance… et même le miracle. Jésus Lui-même n’intervient pas à ce moment précis, qui relève d’un combat personnel sur lequel les armes viennent d’être baissées par la peur. Chaque homme reste responsable de son propre salut, y compris dans ses manquements. Et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » En revanche, rien n’interdit fort heureusement de demander la contribution d’un autre à son propre salut quand ce dernier est menacé : cette contribution devient même une obligation chez celui qui est immédiatement en mesure de l’apporter. Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » La réponse est dans la question : c’est le peu de foi qui a laissé entrer la peur, puis le doute. Bien entendu, Jésusn’aurait pas laissé Pierre se noyer, mais il tenait à ce que les témoins de cette scène puissent mesurer les conséquences du doute. Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba… et avec lui, les derniers doutes ! « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Ce qui ne fera ensuite que se confirmer après l’abordement à Génésareth : il suffira de seulement toucher la frange de son manteau pour être sauvé, à l’image de la femme hémorroïsse [2]
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_____C’est peu d’affirmer que lorsqu’on monte dans la barque de la "santé mentale", le vent n’est pas près de tomber ! Ce n’est plus une barque, mais une galère. Le rassurement opéré dans une rationalisation cohérente permet à l’inconnu de se faire connaître. Quand Jésus se fait connaître et reconnaître, c’est bien Lui : si Présent qu’on peut justement toucher la frange de son manteau. Il est là : c’est bien Lui et non un fantôme ou un concept. S’Il n’avait été que le fruit d’une "hallucination collective", Pierre aurait coulé à pic : on ne saurait marcher sur la mer par simple auto-suggestion, aussi puissante soit-elle ! Cet acte étant inhabituel –et contraire aux lois les plus élémentaires de la physique-, il est concevable qu’il fasse peur à des observateurs parce qu’ils n’auront à leur disposition aucun élément de comparaison avec du réel connu.
_____La galère de la "santé mentale" feint alors d’opérer une rationalisation cohérente sur la foi d’éléments de comparaison avec du "réel" connu… de son "réel", est-il utile de le préciser ? Rien de plus effrayant que quelqu’un qui n’a pas peur là où il devrait avoir peur. Étant bien incapable d’éliminer cette frayeur -dont il n’est pas certain qu’elle cherche seulement à en élucider les ressorts cachés-, elle ne peut agir qu’en aval, préjugeant subjectivement qu’une personne qui n’a pas peur -là où elle devrait avoir peur- est nécessairement une personne inconsciente du danger. Se greffe donc d’emblée la suspicion d’une altération de la conscience, reformulée bien entendu sous la forme de quelque "trouble psychique". Mieux encore : cette personne effrayant son entourage est donc perçue comme "dangereuse". Ici, personne n’est dans une barque, aux prises avec une tempête réelle : nous ne sommes pas sur une mer d’eau mais dans un bain de boue constituée d’émotions, de suppositions, de supputations, d’incantations… d’imaginaire extrapolé depuis une situation puisée dans le réel, dont le seul défaut majeur est de ne pas rentrer dans des cadres normatifs habituels.

_____Nul besoin d’accomplir quelque prodige à cet effet, comme de marcher sur la mer ! Il suffit d’observer quelque évolution comportementale mineure et de se focaliser sur cette observation. De même qu’une barque peut être battue par les vagues, il suffit de battre un blanc d’œuf pour le faire tripler de volume : l’œuf n’est pas devenu plus important, mais il contient blanc-d-oeuf-480.jpgdavantage de vent. Qualifions ce vent de vent contraire, et nous avons les ingrédients de la peur, entraînant une véritable révolution depuis une évolution comportementale mineure : c’est la fameuse tempête dans un verre d’eau. Remarquons simplement que l’œuf ne se bat pas de lui-même : le blanc en neige requiert toujours une intervention extérieure. L’œuf n’a pas peur de monter en neige, mais selon les critères de la "santé mentale" il va être décrété "dangereux". La personne perçue comme telle aura donc à peine plus de conscience que l’œuf : tombe l’inévitable couperet du "danger pour soi-même et pour les autres" !… La "thérapie" va donc consister à restaurer une certaine normalité comportementale en agissant de sorte que la personne qui n’a pas peur là où elle devrait avoir peur aie peur là où elle devrait avoir peur ! « Confiance ! c'est moi ; ayez peur ! » dit le "gentil docteur". Certes, à petite dose, la peur peut être le début de la sagesse. Mais quand la "médecine" du "gentil docteur" fait du condiment un aliment, la seule "peur" que l’on consente au "gentil docteur" est la gentilledoctorophobie, pour cause de peur d’y perdre sa santé ! Aucune importance pour lui : si on le sort par la porte, il rentre par la fenêtre. Rien n’interdit de demander la contribution d’un autre à son propre salut quand ce dernier est menacé : cette contribution devient même une obligation chez celui qui est immédiatement en mesure de l’apporter. Imaginons ce pauvre Pierre foudroyé par un puissant éclair "psychique" au moment où il marchait sur les eaux. Crac : le voilà atteint d’un "trouble psychique" sous les yeux effarés des autres disciples qui n’avaient jamais vu cela (et pour cause…) ! « L’entraide, la formation et défense commune des intérêts des familles de personnes souffrant de troubles psychiques » -telles que l’incarnent pathétiquement des organismes de type UNAFAM [9, APR note 24]- n’existant pas encore, il faut parer au plus pressé. Atteint d’un "trouble psychique", Pierre n’a plus toute sa conscience, qu’on se le dise. En conséquence, il commence à enfoncer, mais comme il souffre-sans-le-savoir, il ne peut pas crier : « Docteur, sauve-moi ! » "Heureusement" pour lui, l’obligation de contribution au salut de l’autre –malgré l’autre s’il le faut- est chez le "gentil docteur" comme une seconde nature : c’est un "prophète" sans pareil du "danger" chez l’autre. On se souvient qu’il est plus "puissant" que Jésus [2, note 12] : en conséquence, lui a le droit de "sauver" sans même attendre qu’on lui demande. On se plaît à rêver que le vent tombe dès qu’on monte dans sa barque… mais il semble qu’il aie déjà épuisé toute sa "puissance" avant même d’aborder sur sa rive. Saborder est un terme qui conviendrait mieux, mais c’est là un autre débat… « Vraiment, tu es un fils de […] »
_____Restaurer une certaine normalité comportementale en agissant de sorte que la personne qui n’a pas peur -là où elle devrait avoir peur- aie peur passe curieusement par la croissance exponentielle de la peur sur son entourage : d’où le 572910609_small.jpgrecours à l’incontournable insultation [10, APR note 9] qui vous transforme une fourmi en éléphant (féroce, de préférence…) en trois coups de cuiller à pot. Rien de tel que le déclenchement organisé de la panique autour du sinistre cockérisable [11, note 36] pour le faire trembler de la tête aux pieds : marre de ces sales bêtes qui ne veulent pas savoir qu’elles souffrent-sans-le-savoir. Au moins essaie-t-on de les faire souffrir de peur, que l’on s’empressera naturellement de traduire autrement…

_____Ne croyons pas cependant que le "prophète" de malheur soit une invention récente. Retrouvons justement Jérémie qui se trouve être aux prises avec l’un d’entre eux :

Livre de Jérémie 28,1-17.
La quatrième année du règne de Sédécias, roi de Juda, au cinquième mois, le prophète Ananie, fils d'Azzour, originaire de Gabaon, parla ainsi à Jérémie, dans le temple du Seigneur, en présence des prêtres et de tout le peuple : « Parole du Seigneur de l'univers, Dieu d'Israël : J'ai brisé le joug du roi de Babylone ! Dans deux ans, jour pour jour, je ferai revenir en ce lieu tout le mobilier du Temple que Nabucodonosor, roi de Babylone, a enlevé pour l'emporter à Babylone. Je ramènerai ici Jékonias, fils de Joakim, roi de Juda, avec tous les déportés de Juda qui sont partis à Babylone, déclare le Seigneur, car je vais briser le joug du roi de Babylone ! »
Le prophète Jérémie répondit au prophète Ananie en présence des prêtres et de tout le peuple, qui se tenaient dans le temple du Seigneur. Il lui dit : « Amen ! Dieu veuille agir ainsi et accomplir ta prophétie : qu'il fasse revenir de Babylone le mobilier du Temple et tous les déportés. Cependant, écoute bien cette parole que je vais te faire entendre, à toi et à tout le peuple : Les prophètes qui nous ont précédés, toi et moi, depuis bien longtemps, ont prophétisé contre de nombreux pays et de grands royaumes la guerre, le malheur et la peste. Le prophète qui annonce la paix n'est reconnu comme prophète vraiment envoyé par le Seigneur, que si sa parole s'accomplit. » Alors le prophète Ananie enleva le joug que le prophète Jérémie s'étais mis sur la nuque, et il le brisa. Et Ananie déclara devant tout le peuple : « Parole du Seigneur : C'est ainsi que dans deux ans, jour pour jour, je briserai le joug de Nabucodonosor, roi de Babylone, pour en délivrer toutes les nations. » Alors le prophète Jérémie s'en alla.
La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie après que le prophète Ananie eut brisé le joug qui était sur sa nuque.
« Va dire à Ananie : Ainsi parle le Seigneur : Tu as brisé un joug de bois, je le remplacerai par un joug de fer. Car ainsi parle le Seigneur de l'univers, Dieu d'Israël : C'est un joug de fer que je mets sur la nuque de toutes ces nations, pour les asservir à Nabucodonosor, roi de Babylone. Elles le serviront, et je lui ai remis jusqu'aux bêtes des champs. » Le prophète Jérémie dit alors au prophète Ananie : « Écoute, Ananie : le Seigneur ne t'a pas envoyé, et toi, tu rassures ce peuple par un mensonge. C'est pourquoi le Seigneur parle ainsi : Je te chasse de la surface de la terre ; tu mourras cette année, car ce que tu as prêché, c'est la révolte contre le Seigneur. » Le prophète Ananie mourut cette même année, au septième mois.

_____À cette époque lointaine -privée des "charmes" de la "santé mentale"-, le mal était déjà stigmatisé sur l’autre : en l’occurrence Nabucodonosor, roi de Babylone. Faute de "gentil docteur", on avait le "gentil prophète" annonçant comme il se doit des lendemains radieux. Quand on parle aujourd’hui au nom de l’amour, au nom de la médecine, au nom de la santé, on pouvait bien parler hier au nom du Seigneur de l'univers, Dieu d'Israël : c’est de la même eau. Hier, on brisait le joug du roi de Babylone : on peut bien aujourd’hui prétendre briser le joug du "trouble psychique". Mais voilà que le prophète qui annonce la paix [12] n'est reconnu comme prophète vraiment envoyé par le Seigneur, que si sa parole s'accomplit. Faisons un rêve [13] : qu’il en soit de même pour le prophète vraiment envoyé par le Docteur !…

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lundi, 04 août 2008 | Lien permanent

Il ne fallait pas venir enlever l’époux sur la tête de Mister K !

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-15. (*)
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. »

_____Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'époux est avec eux ? Les progrès de la "médecine" aidant, non seulement ils le peuvent, mais ils font à présent beaucoup mieux : c’est le temps où l'époux est avec eux qui constitue leur pénitence !!! Ils aspirent à celui qui viendra où l'époux leur sera enlevé, et alors… ils ne jeûnent guère du soin attentif à en accélérer activement le processus. Tant que les disciples de Thémis ne se sont pas approchés, les invités jeûnent au cours d’une noce funèbre [1, APR note 32] : avec un époux "malade" parmi eux, pourraient-ils donc faire la fête ? Or, celle-ci est la chasse gardée de la Pathomanie, [1, APR note 21] phare insurpassable de la pénitence dont la capitale, Pathos-City, est la seule au monde à pouvoir s’enorgueillir de s’être dotée d’un Sinistère à part entière de l’Enlèvement-de-l’époux. Là-bas, le temps ne viendra pas : il est déjà là. Par "prudence" [2, notes 8,9], il s’est même arrêté de crainte de le perdre : on sait bien qu’il ne se rattrape jamais, surtout avec un sérieux handicap consistant à lui courir après sur les mains [3, note 19]. Il est donc venu, ce temps : de repos, car rendant obsolète toute consultation jour après jour. Il n’existe en effet pas de jour après le sixième. [4, APR note 36]

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_____Pourtant, que n’a-t-on redoublé d’efforts jour après jour pour offrir un aller simple à Mister K [5], à destination de Pathos-City ! On ne le retient pas ! D’autant moins que son statut canin [6, notes 8 à 14] lui permettait un voyage confortable, les chiens étant admis en première classe sur ces vols [7] spéciaux. Las ! Ce sont les douaniers zélés [8, APR note 32] qui l’ont retenu à l’aérogare, lui coupant les ailes… Secoués par ce cas au tic si singulier chez un pathovoyageur -l’hypertrophie des zygomatiques-, ils n’ont pas voulu être dénoncés pour faute et l’ont rendu à ses proches mortifiés, ayant tant peiné pour l’abandonner à la loi de leur Docteur : pour en finir avec disputes et querelles, ils avaient bien su trouver leur intérêt, voulant le rapprocher du Docteur à défaut de l’inverse. Consulté à distance [9], ce dernier n’avait-il pas aplani le chemin [10] ?

Livre d'Isaïe 58,1-10.
Parole du Seigneur: Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor ! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche.
« Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante, si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l'âme indigente, ta lumière se lèvera sur l'obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi.

_____Oui, mais voilà Seigneur : en face, il y a la parlote du Docteur. Crier à pleine gorge, ne pas se retenir, que sa voix résonne comme le cor, dénoncer à son épouse ses fautes, à la maison comme à l’extérieur, c’est crac dedans. Après deux années infructueuses à Veterinaire.jpgtenter d’avancer le temps où l'époux lui sera enlevé, elle n’en peut mais de ce jeûne ! « Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? » Mais si, justement ! Elle "voit" [11, APR note 28] un "malade". « Pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? » Pas du tout ! [12, AV note 18] Elle n’ignore pas qu’il est "malade" : un autre mortifié lui a fait savoir. Tel est le fruit déloyal [13, note 19] que celui-là lui a donné en son temps [6, APR note 16]. Vraiment, cet époux traite durement ceux qui peinent pour lui, sachant bien trouver l’intérêt de "soins"[6, APR note 7] i-n-d-i-s-p-e-n-s-a-b-l-e-s. N’applique-t-on pas à merveille cette impérieuse recommandation de saint Paul : « Si quelqu’un n’a pas soin des ch… des siens, et surtout de ses familiers, il a renié sa foi, et il est pire qu’un infidèle. » (1 Tm 5,8) ? Quand on jeûne ainsi, ne brille-t-on pas de mille feux de foi et de fidélité ? C’est le ch l’époux qui n’est pas fidèle, oui !
_____Psst… oui, vous : les justes "psychiques" [14, notes 36] ; n’avez-vous pas remarqué ? Est-ce en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous faites entendre là-haut votre voix ? Est-ce là le jeûne qui Lui plaît ? Appellez-vous cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Pardon ? Non, pas le Docteur : le Seigneur. (Souffriraient-ils de quelque déficience auditive [15, note 34] ?…) Quel est donc le jeûne qui Lui plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? Des millénaires avant son apparition, un remarquable descriptif condensé de "diagnostic" et autres durs traitements spécifiques à la "santé mentale", mettant à la peine ceux qui les subissent, dans le seul intérêt de ceux qui leur font subir, faisant apparaître dans le pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante ! Tout ce en quoi l’époux a opposé son veto (bien que chien), dénonçant au peuple jour après jour ces étranges chemins de traverse qu’on aurait tant voulu lui faire connaître : d’un clic peuvent connaître ses chemins à lui toute nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi… au moins de la raison !

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_____Oui, mais voilà Seigneur : en face, on va alors introduire le jour de pénitence chez celui qui crie à pleine gorge. La Pathomanie n’a pas voulu de lui ? Qu’à cela ne tienne : on va lui faire rendre gorge d’une autre façon. Ils demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. Ils viennent Le consulter jour après jour (ou quand ils ont le temps…), ils veulent connaître Ses chemins. Mais d’où vient donc cette cendre [16] sur laquelle ils se couchent ? Du repentir ?[17] Alors le Psaume sera comme le midi dans leurs ténèbres :

Psaume 51(50),3-4.5-6.18-19.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.
Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

_____Oui, mais voilà Seigneur : il est à craindre que le Docteur vous aie brûlé la politesse… d’où les cendres, d’ailleurs. Du reste, ne sont-elles pas les retombées du nuage noir [18, note 4] ? Voilà donc pourquoi la lumière ne jaillissait pas comme l’aurore ! Effacer mon péché ? C’est déjà fait : le "gentil docteur" l’a lavé tout entier, expliquant que ce n’en était plus un : tout au plus, un mécanisme psychologique de défense [19, note 31]… ou la résurgence inopinée d’un traumatisme profond subi à l’âge de trois ans quand vous avez découvert que votre grand-mère portait un dentier. En revanche, la faute de l’époux est toujours devant lui : car il ne connaît pas son péché, ce sagouin qui ne veut pas porter la croix de l’aut… sa croix ! Contre l’épouse, mais pas contre l’épouse seule, il a péché, ce qui est mal à ses yeux, il l'a fait. Ainsi, il a pu parler et montrer l’injustice du Docteur, être juge du faux juge et montrer sa défaite. Si l’épouse lui offrait son époux en sacrifice, il en aurait bien voulu, il accepte l’holocauste des deux mains pour la sauvegarde de sa réputation et de sa corporation. Le sacrifice qui plaît au Docteur, c’est un esprit malade ; il ne repousse pas, ô le Docteur, un cœur qu’il peut tout à loisir briser et broyer… toujours sous l’appellation déposée de "soins"©.
_____En attendant, l’épouse ne connaît plus son péché, sa faute est toujours devant elle. Contre l’époux, mais pas contre l’époux seul, elle a péché, ce qui est mal à ses yeux, elle l'a fait. Ainsi, elle peut parler et montrer sa justice, être juge et montrer sa victoire. Enfin, parler, c’est beaucoup dire : la seule "argumentation" se limitant depuis longtemps aux étroitissimes incantations "sanitaires". Épuisant : l’époux n’en veut pas, il n’accepte pas de s’offrir en holocauste ! Plus tard, il apprendra que c’est le cœur brisé et broyé que l’épouse se décide à l’épancher auprès de Nana [20, notes 6 à 13] qu’elle vient consulter, voulant connaître ses chemins. À ce qu’il paraît, on entre dans ce type de cabinet dans un état de besoin aussi irrépressible… que dans d’autres types de cabinets [21, note 23]. (Il est vrai que les sanibroyeurs de cœur y sont d’une redoutable efficacité… à défaut d’être de quelque utilité.) L’épouse parle pour ne rien dire ? Reste alors à montrer sa justice, être juge et montrer sa victoire ! Le problème est qu’elle n’a pas davantage "d’argumentation" sur ce registre… d’où sans doute ce besoin irrépressible de recourir à des argumenteuses professionnelles. Le sacrifice qui plaît à l’avocate, c'est un esprit brisé : procédurier à souhait, prêt à avaler n’importe quoi pour opprimer un esprit libre, lui attacher un joug, le faire tomber sous des chaînes injustes, bref balancer un superbe jour de pénitence sur un époux aggravant sa "maladie" en ne voulant pas prendre la croix de l’épouse. Il ne veut pas se "soigner" ? On le repousse, ô mon Dieu, mais c’est vraiment le cœur brisé. Au moins est-ce en jeûnant comme elle le fait aujourd'hui qu’elle fait entendre là-haut sa voix. Là-haut au troisième étage : ne rêvons pas. Heureusement, il y a un ascenseur ![22][23, APR note 26]

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_____Sa justice ? Elle va être confiée à des "professionnelles" de la chose : on va voir ce qu’on va voir ! Et on a vu. On a vu ce v-21-1067781-1208788849.jpgqu’on peut voir en vitrine dans certaines villes belges et hollandaises, ou rue Saint-Denis à Paris : des "professionnelles" de la chose. Elles précèdent dans le royaume de Dieu ?[24] Sans doute est-ce pour cette raison que tant de brebis aiment à les fréquenter : elle sont leurs ultimes guides spirituels… Ce qui se se fait de plus minable en matière de justice, de juge et de victoire est montré en boucle à la face du monde. Sa justice marche à reculons, et la honte du Docteur l’accompagne.[25] Sa victoire ? Le mieux est encore de s’en informer auprès des visiteurs du monde entier qui, à l’instar de l’époux, cherchent encore le sens caché de "l’argumentation" exprimée par la justice des "professionnelles". Et si le tas de cendres n’était pas déjà suffisamment conséquent, sans doute eux aussi brûleraient-ils d’envie de leur confisquer leur Code civil (et à présent le Code de la construction et de l’habitation ![26]) par simple curiosité : de quoi pourraient-elles encore parler ??? De leur victoire ? Pardon ? Ah oui : un condensé à chaud de la réaction des visiteurs !

podcast

_____Mais il y a mieux, si l’on peut dire. Alors, si l’épouse appelle, le Seigneur répondra ; si elle crie, il dira : « Où est ton époux ? » De l’Évangile, que lui restait-elle du temps de la spendeur "sanitaire", purifiée par tous de ses offenses à son époux ? Une mince façade dominicale, courbant la tête comme un roseau. Tel était-ce là le jeûne qui lui plaîsait. Tel était-ce là son jour de pénitence, un jour bien accueilli par le Docteur : ce jour-là, il ne rate pas trop de clientèle. Avec l’introduction de la justice des "professionnelles", c’est la chasse au iota de l’Évangile qui aurait encore l’outrecuidance de tenir debout ! L’ancienne Alliance n’est pas oubliée, l’avocat spécialisé dans le divorce étant du reste passé maître dans la fabrication d’ancien avec du neuf [27]. Maître X peut bien souligner les imperfections de la justice humaine [28, AV note 33], mais telle n’est plus la question depuis longtemps ! Avec toutes ces femmes, nous sommes plus précisément dans de la haute couture… d’injustice. Ce bon Isaïe en prend lui-même pour son grade.
_____Partager son pain avec celui qui a faim, recueillir chez soi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? À la virgule près, on va oser nommer "décisions de justice" des actes sans queue ni tête ayant néanmoins pour finalité explicite de prendre le contre-pied de tout ceci, en fabriquant avec un acharnement irrationnel un sans-abri avec lequel on ne partage plus rien, semblable auquel on se dérobe constamment ! Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante, si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l'âme indigente, ta lumière se lèvera sur l'obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi. À supposer même que l’époux soit réellement "malade", donc affligé de quelque indigence de l’âme, est-ce bien en massacrant cette âme de joug, de geste de menaces, de paroles malfaisantes, de rupture de sa subsistance qu’on va la rassasier ?

_____Que l’on soit invité de la noce ou non, nous sommes de toutes façons dans l’infra-humain. Ils voudraient que Dieu se rapproche… tout en consultant jour après jour quelqu’un qui se veut –au moins à l’usage- plus "puissant" que Jésus [29, note 12], s’imaginant qu’il connaît mieux leurs chemins qu’eux-mêmes.

_____Comme s’il était du ressort de la médecine de vouloir connaître les chemins des autres ! Se prétendre impunément "médecin de l’âme" ne peut donc conduire qu’à la rendre indigente. Le "gentil docteur" n’a de puissance que l’art consommé d’inoculer le cancer de l’âme [30], insoupçonnable, invisible, indolore, collectif… jusqu’à ce qu’il trouve à s’incarner dans quelque faille organique où il prend une toute autre dimension. Ce qui ne veut pas dire que tout cancer soit la somatisation d’un cancer de l’âme : il existe peu d’exceptions à ce que la maladie ne signe pas nécessairement le péché de celui qui en est affligé [31, note 4] Mais ce qui veut dire que tout avocat du divorce –et le juge qu’il entraîne à sa suite- n’est jamais qu’une métastase

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Une cockerinade par jour

Un jour une femme décide d'acheter un perroquet à ses filles. Elle se rend donc au magasin d'animaux le plus près. Arrivée là, elle voit une aubaine pas croyable : 200 € pour un magnifique perroquet parlant. Étonnée, elle va voir le vendeur.
- Monsieur, pourquoi un perroquet d'une aussi grande valeur est-il si peu cher ?
- Eh bien, ma petite madame : c'est qu'il vient d'un bordel, et son langage n'est pas correct du tout.
- Mais mon bon monsieur, ce n'est pas grave, cela se corrige, je vous le prend !

Le vendeur lui offre une cage et lui vend le perroquet. Arrivée chez elle, la cage est installée dans le salon. Le perroquet dit alors :
- Nouvelle maison, nouveau bordel.
La femme se dit que ce n'est pas grave et qu'il va se corriger. Les deux petites filles arrivent donc au salon et le perroquet de dire :
- Deux nouvelles p'tites putes, deux nouvelles p'tites putes.
La mère, toute confuse explique à ses filles que le perroquet vient d'un bordel et que son langage va se corriger au jour le jour. Sur ce, Philou, le mari et l'homme de la maison arrive et le perroquet de lancer à tue-tête :
- Nouveau bordel, nouvelles p'tites putes… mais toujours ce bon vieux Philou !

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vendredi, 27 février 2009 | Lien permanent

Aïe ! Ce sont les justes qui mettent le pied dans le besoin…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,27-32. (*)(*)(*)
Jésus remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit: "Suis-moi." Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »

_____Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades ? C’est là encore compter sans les fulgurants progrès de la "médecine" ! Aujourd’hui, les pécheurs prennent le parti de récriminer contre les gens en bonne santé, appelant le "médecin" pour eux, pour qu'ils se convertissent à leur "maladie". Ils mangent et boivent avec les disciples ? Changement radical de menu [1] : à la carte, jougs, gestes de menace, paroles malfaisantes [2, APR note 28] (mal) déguisées en "compassion" [3]. Au besoin, on coupe sa propre subsistance au récalcitrant qui a faim (ne serait-ce que de justice), on en rajoute inlassablement photo-33.jpgsur cette indigence de l’âme qui fonde sa "maladie" et par conséquent, son "besoin du médecin". Mieux encore : on offre dans sa maison –et au-delà- un grand festin aux justes "psychiques" [4, notes 36], pour qu'eux aussi se convertissent au "besoin du médecin" (chez un autre !), s’asseyant à leur tour à leur bureau d’affirmations [3, note 2]"sanitaires". Jésus passant par là, remarquant la manœuvre et disant : "Suis-moi", la bienséance commande de ne pas en dévoiler [5] la suite, tant il est plus aisé de se mettre à suivre des certitudes "médicales" que d’abandonner son péché… On trouve toujours de grandes foules de publicains de la "santé" et d'autres gens attablés avec eux. Les "malades" aussi sont invités… eux surtout ! Plus précisément : eux sont sur la table.[6, APR note 42bougie.jpg] Tout à leur mastication, les justes n’ont pas entendu l’appel, s’avisant avoir besoin du cuisinier auquel ils abandonnent volontiers tout… pourvu qu’il s’agisse de leur plat de résistance. Alors, s’ils appellent, le maître queux [7, APR note 13] (bien que paradoxalement sans-[…]) répondra ; s’ils crient, il dira : « Me voici : le four préchauffe déjà.[8] » N’est-ce pas merveilleux ? Celui qui a faim se donne en subsistance aux malfaisants et autres menaçants. Il gagne ainsi sur deux tableaux : le premier est qu’il jugule définitivement sa faim, le geste de menace, la parole malfaisante ; le second est qu’il rassasie l'âme indigente. Certes, ce n’est pas sans effets secondaires pour les festoyants : l’obscurité se lève sur la lumière, et le midi sera comme les ténèbres. En plein dessert, cette pénombre les comblera et leur rendra assez de vigueur pour aller chercher les bougies. Un dîner aux chandelles à l’heure du déjeuner, n’est-ce pas terriblement tendance ?

Livre d'Isaïe 58,9-14.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante, si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l'âme indigente, ta lumière se lèvera sur l'obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il te comblera et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t'appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les routes ». Si tu t'abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant le jour qui m'est consacré, si tu appelles le sabbat : « mes délices », et : « ma vénération » le jour du Seigneur, si tu le vénères, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je ferai passer ton char sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l'héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

Couteau de cuisine.jpg

_____Oui, mais voilà Seigneur : en face, il y a encore et toujours la parlote du Docteur. Il en a de bonnes, Isaïe : lui pouvait crier à pleine gorge, ne pas se retenir, que sa voix résonne comme le cor, dénoncer à son épouse ses fautes, à la maison comme à l’extérieur [2, AV note 11], les festoyants n’étaient pas encore là pour l’en sanctionner de "conjointisme violent" [

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samedi, 28 février 2009 | Lien permanent

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