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Dans ma colère, je défais les serpents.

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Évangile de Jésus-Christ selon Marc 1,40-45. (*)
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

______Parce que les lépreux [1] sont souvent les premiers témoins du salut [2, note 3], qu’ils symbolisent mieux que personne la véritable purification extérieure et intérieure [3][4][5]- dont eux ne peuvent pas s’en cacher la nécessité, ils ne peuvent pas toujours en cacher non plus leur guérison quand ils l’ont obtenue ! Marc est ici plus précis que Luc, l’ordonnance de ne le dire à personne (ne pas confondre avec d’autres "ordonnances" [6]…) se traduisant ici par un avertissement sévère, introduit par une sollicitation à l’attention.[7] Qu’à cela ne tienne : emporté par son enthousiasme débordant, notre lépreux a manifestement passé outre en désobéissant sur ce point à Jésus, lançant avant l’heure une campagne publicitaire dont Il se serait bien passé ! Les retombées de cette campagne auraient de quoi faire saliver d’envie les agences les plus pointues en la matière : il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui. Visiblement, Jésus, Lui, n’a rien à vendre : avec Lui, tout est gratuit.[8] Les agences publicitaires ravalent leur salive sans regrets…

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______Peut-on alors considérer que ce lépreux a trahi la confiance de Jésus ? Non, pour deux raisons : la première est qu’il n’aurait pas été guéri. En effet, tout esprit inclinant à la traîtrise rend dur d’oreille, bouche les yeux et les oreilles et rend le cœur inapte à comprendre [9, note 34]. Devant un tel homme, Jésus n’aurait pas été pris de pitié puisqu’il n’en inspire aucune… sauf à un esprit similaire et solidaire. De plus, un tel homme ne solliciterait aucune purification sur sa personne, ni de l’intérieur ni de l’extérieur : à défaut d’être sain de corps, il se voudrait juste.[10, notes 36]. C’est dire qu’il ne reconnaîtrait Jésus ni comme voulant le purifier ni comme pouvant seulement le faire. En de telles conditions, Jésus n’aurait pu le guérir que contre sa volonté à lui : ce qu’Il n’a jamais fait, ne fait jamais et ne fera jamais. Cet anti-portrait intérieur ne correspond naturellement en rien à un lépreux qui vient spontanément trouver Jésus pour tomber à ses genoux et le supplier : paradoxalement, sa lèpre extérieure a eu pour vertu d’entamer déjà chez lui un cycle de purification intérieure. Ce qui est loin d’être un acquis automatique, le cœur pouvant au contraire s’endurcir dans un temps de révolte et de défiance vis à vis de soi comme des autres.

______La seconde raison de la non-trahison du lépreux est tout aussi évidente en aval : il se mit à proclamer et à répandre la nouvelle… cette nouvelle étant en l’espèce une BONNE nouvelle. Ce qu’il répand est donc l’antithèse de toute mise en garde "prudentielle" [11, APR note 27], malédiction [12] ou autre médisance [13]. Il est un ex-lépreux, par conséquent dans une dynamique de guérison et non plus de maladie. Il est ainsi passé d’un cercle vicieux à un cercle vertueux.

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______Il n’en demeure pas moins que ce cercle est entaché d’une entorse à l’obéissance. Notre homme a bien entendu la voix du Seigneur… mais il l’a un peu moins bien écoutée ! Si ce péché était aussi grave que l’avertissement destiné à l’en prémunir était sévère, il n’aurait pas été guéri, ou n’aurait plus été guéri : il serait retombé dans sa lèpre initiale… et l’Évangile ne prendrait pas même la peine de nous rappeler ce récit

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jeudi, 15 janvier 2009 | Lien permanent

« Je le veux, sois ”troublé”. » À l'instant même, sa femme le quitta et il fut horrifié.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,40-45. (*)(*)(*)
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

_____On ne soulignera jamais assez toute la symbolique qui régnait autrefois autour de la lèpre. Le statut social qui gravitait autour de ceux qui avaient le malheur d’en être atteints lui conférait une aura répulsive leur conférant l’exclusion radicale aveugle.bmpde toute relation humaine, et ce bien avant que ce vocable s’impose dans l’air du temps. Davantage qu’une maladie, la lèpre était perçue comme le signe du péché : donc, la punition du pécheur. Cet esprit était encore très prégnant du temps de Jésus. Dans l’épisode de l’aveugle-né, ne Lui demandait-on pas : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » [1] ? Et encore ne s’agissait-il là "que" de cécité organique (déjà suspecte d’être génétique…) ! Certes, de l’ancienne Alliance à la nouvelle, le discours ne varie pas : c’est bien au pied de l’arbre de la connaissance du bien et du mal [2] que s’est introduit le mal, péché par la désobéissance : et son corollaire, la mort… en passant par la maladie. Au sujet de l’aveugle-né, la réponse de Jésus est sans ambiguïté : « Ni lui, ni ses parents. » Exit l’affirmation [3, note 3] de "la punition du pécheur" ! "L’explication" génétique n’est pas davantage à l’ordre du jour. Alors ?  Alors : « Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui. » (Comme elle se manifestera pour le lépreux d’aujourd’hui.) Ne se manifeste-t-elle pas tout du long de l’Évangile, le salut [4, notes 7 à 27] y restant étroitement associé à la guérison ? (associer n’étant pas confondre…) Se reconnaître pécheur [5] reste la condition basique pour obtenir cette guérison : ce qui n’augure en rien du lien direct entre la maladie présente et le péché que l’on reconnaît. L’aveugle-né n’était sans doute ni plus ni moins pécheur que les autres… mais il était plus aveugle qu’eux ! De même, ce lépreux qui tombe aux genoux de Jésus est certes lépreux… mais il souffre autant de cette maladie que du traitement social qui a toujours cours, héritage de la tradition des anciens [6] :

Livre du Lévitique 13,1-2.45-46.
Le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Quand un homme aura sur la peau une tumeur, une inflammation ou une tache, qui soit une marque de lèpre, on l'amènera au prêtre Aaron ou à l'un des prêtres ses fils. Le lépreux atteint de cette plaie portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu'aux lèvres, et il criera : 'Impur ! Impur ! ' Tant qu'il gardera cette plaie, il sera impur. C'est pourquoi il habitera à l'écart, sa demeure sera hors du camp. »

_____Il faut évidemment se resituer dans le contexte de l’époque, la science médicale étant alors fort éloignée de celle que nous connaissons aujourd’hui, qui permet de soigner la lèpre [7, APR note 3/2] au-delà d’un ostracisme aux racines fort anciennes. Quand c’est le Seigneur qui dit, la relation entre le péché et la maladie est manifeste : la seconde est bien donnée comme étant le fruit amer du premier, puisque le traitement prioritaire du lépreux est de l’amener au prêtre, et non au médecin. Du temps de Moïse, la médecine est de toute façon impuissante, sauf pour observer les effets cliniques de la lèpre : la contagion. C'est aussi pourquoi le lépreux habitera à l'écart, sa demeure sera hors du camp.
_____Ici comme ailleurs, Jésus ne vient pas abolir mais accomplir. [8] De fait, s’Il guérit ponctuellement les lépreux, Il n’abolit pas globalement la lèpre. Il l’accomplit en lui donnant un sens plus nuancé que celui qui prévalait depuis Moïse. Il prévaut encore lorsque ce lépreux vient trouver Jésus ! En effet, il ne lui demande pas : « Si tu le veux, tu peux me guérir. » mais il le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » C’est dire qu’à la souffrance extérieure [9] de la lèpre proprement dite, s’ajoute lourdement la souffrance intérieure liée à une culpabilité "d’impur" entretenue par l’exclusion sociale. Avec Jésus, désormais un homme pourra avoir sur la peau une tumeur, une inflammation ou une tache, qui soit une marque de lèpre… sans nécessairement que cette marque soit directement imputable au péché. L’habitation à l’écart reste de mise, mais uniquement pour des raisons sanitaires : l’ostracisme religieux n’a plus lieu d’être. En lui-même, le phénomène de contagion indique assez que la possibilité de contracter la lèpre ne fait guère de distinctions entre justes et pécheurs !… Si l'action de Dieu se manifeste par la guérison, manifeste le salut, elle est pour les gens un témoignage, de sorte qu'il ne leur soit plus possible d'entrer ouvertement dans l’affirmation "maladie=péché". Il suffit d’ailleurs de parcourir quelques biographies de saints réputées édifiantes pour mesurer l’écart parfois abyssal entre santé et sainteté : chez certains, on serait presque tenté a contrario de "mesurer" celle-ci à l’aune de leurs maladies !…

_____Avant Jésus, et sous la loi de Moïse, le lépreux est amené au prêtre afin que ce dernier atteste de son impureté, prononce la sanction consistant à faire porter des vêtements déchirés etc. Avec Jésus, le lépreux est amené au même prêtre afin que ce dernier atteste de son guérison, prononce la purification intérieure ![10]
_____Maintenant qu’on sait guérir médicalement de la lèpre, il reste à guérir d’un ostracisme qu’il serait difficile d’imputer encore à un phénomène religieux en perte de vitesse… en tout cas, celui qui pourrait s’inscrire dans la continuité de la loi de Moïse. D’autres [11][12] savent s’inscrire sous un aspect différent, officiellement laïc, tout en reprenant des archaïsmes antérieurs à la loi de Moïse !

Escroquerie de Philou la crise [13] lisant dans son marc de café 1,40-45. [14]
Un lépreux spi
[15, note 22] vient trouver Philou [16, note 21] ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux le troubler. » Pris de pitié devant cet homme, Philou mit la main sur son texte volé [17, APR note 19], le toucha et lui dit : « Je le veux, qu’il soit troublé grave. » À l'instant même, il crut [18, note 8] que sa lèpre spi le quitta et il fut soulagé. Aussitôt Philou le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention à lui, préviens tout le monde, dis-leur ce que t’a montré le traître. Et donne pour ton auto-purification ce que la mouise [19] prescrit dans les foies [20] : c’est remboursé par la sécurité sociale. Ta trahison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, d’abord auprès de l’épouse du troublé grave, de sorte qu'il n'était plus possible à ce dernier d'entrer ouvertement dans une ville sans que l’on souffre pour lui. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui pour le convaincre d’aller se "soigner". Au préalable, on se couvrait le haut du visage "d’amour" et de "compassion" jusqu'aux lèvres, et on criait : 'Impur ! Impur ! ' Tant qu'il gardera ces sept plaies d’Égypte sur lui tout seul, il sera impur. C'est pourquoi il a été sommé [21][22] d’habiter à l'écart, un demeuré [23] devant fiche le camp.

_____Avec la disparition de la lèpre sous nos contrées, disparaît simultanément ce qu’on appellerait aujourd’hui froidement un facteur de régulation sociale. Jusqu’alors, les lépreux étaient bien davantage que des malades : les premiers, ils représentaient les poubelles des "purs" par leur fonction de réceptacle des déchets [3, note 16]. Cette fonction allait de soi par leur apparence de déchets humains, quasiment sacralisée par l’attestation du prêtre. Tant qu'il garde cette plaie –plaie de l’attestation comprise-, le lépreux est impur. (Ce qui laisse mystérieusement entendre qu’il pouvait ne pas la garder, suggérant la possibilité de guérison même au temps de Moïse…) Au moins est-il assuré d’être contagieux, ce qui suffit déjà à le mettre en quarantaine… et à hériter en surplus de suspicions impures de la part des "purs" (d’où les guillemets) détruisant sa réputation pour conforter celle des autres. C’est pourquoi il peut tomber à genoux et supplier : à la maladie organique, s’ajoutait déjà la maladie sociale. Pour couronner le tout, il devait hériter de la maladie spirituelle… des autres. Plus il était impur, et plus les autres se voyaient "purs". Comment se défendre quand on est lépreux ? On est déjà mis à l’écart, ce qui interdit matériellement toute défense. D’autre part, la maladie –et plus que toute autre, cette maladie- est systématiquement interprétée comme le reflet fidèle de la la maladie spirituelle chez celui qui en est affligé : c’est dire qu’il n’a aucune chance d’être crédible en demandant aux "purs" de répondre de leur maladie spirituelle. En ce sens, on peut en déduire que la lèpre s’est constituée pendant des siècles comme une sorte de fusible au sein de la vie de la cité : ce qui en fait étymologiquement une maladie politique. Tant qu'il garde cette plaie, le lépreux est le premier malade politique de l’Histoire.
Le recul de la lèpre aidant, que faire des poubelles qui s’accumulent avec de moins en moins de lépreux pour les recueillir ? Il y aurait bien la conversion qui les rendrait inutiles : tout faire pour la gloire de Dieu.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,31-33.11,1.
Tout ce que vous faites : manger, boire, ou n'importe quoi d'autre, faites-le pour la gloire de Dieu. Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l'Église de Dieu. Faites comme moi : en toutes circonstances je tâche de m'adapter à tout le monde ; je ne cherche pas mon intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu'ils soient sauvés. Prenez-moi pour modèle ; mon modèle à moi, c'est le Christ.

_____S’adapter à tout le monde, c’est aussi s’adapter à une écologie sans poubelles superflues. Prendre l’autre pour le réceptacle de ses déchets, c’est être un obstacle pour lui : qu’il soit Juif, païen, de l'Église de Dieu ou autre. Y compris quand c’est un lépreux ! Car c’est à n’en pas douter un obstacle à sa guérison. Toute la question est de savoir si le "pur" ne cherche pas son intérêt personnel à entretenir le lépreux dans sa lèpre, s’économisant ainsi tout souci de conversion. Politiquement, celle-ci manque de correction. Quand la multitude des hommes s’est habituée à se décharger sur des boucs émissaires, elle incline à prendre pour modèles les poubelles qu’on lui montre.

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_____Comme c’est étrange : l’essor des mythes de la "santé mentale" coïncide avec le déclin de la lèpre : avec cette dernière, déclinait la maladie politique. Le fusible est en péril : que faire ? Difficile d’interdire à la médecine de soigner la maladie : cela susciterait un tollé général. L’addiction à la maladie politique reste cependant tenace, et l’époque est peu propice à évoquer ouvertement la maladie spirituelle ! Elle en fait néanmoins son cheval de bataille : un cheval de bois.[24] L’invention de la maladie non organique va permettre une formidable progression de la maladie politique, reprenant encore chaud le trône duquel a longtemps régné la lèpre… se moulant consciencieusement sur les schèmes de feu son royaume. Comme elle, la maladie politique habite à l'écart, sa demeure est hors du camp politique officiel, même si elle est appelée à s’y immiscer. Se couvrant le haut du visage jusqu'aux lèvres pour ne pas être découverte, elle va feindre de découvir le haut du visage des autres… à l’intérieur. De la sorte, elle fabrique de toutes pièces une nouvelle "lèpre" légitimant son pouvoir. Comme l’indique un servant de cette "lèpre" : « En médecine comme ailleurs, celui qui a le pouvoir, c’est celui qui peut déstabiliser l’autre. » [25, APR note 25] Le fait est que cette "lèpre" est déstabilisante : terminée la tumeur sur la peau, l’inflammation ou la tache, qui soit une marque de lèpre ! La nouvelle "lèpre" ne se voit pas, ce qui devrait normalement constituer un handicap majeur pour sa pérennité. Mais existe-t-il quelque chose de "normal" quand on aborde les rives mouvantes de la "santé mentale" ? La nouvelle "lèpre" ne se voit que par ses nouveaux "prêtres", héritant du pouvoir indiscutable de l’attester. Ce n’est plus le "lépreux" qui crie : 'Impur ! Impur ! ' mais le "prêtre" qui sussure à mots couverts : 'Troublé ! Troublé ! ' Le résultat est le même : tant qu'il garde cette plaie, il est troublé. C'est pourquoi il habite à l'écart, sa demeure est hors du camp… mais pas celui de concentration des temps modernes.[26, note 15][27] « Tant qu'il garde cette "plaie" » : en l’occurrence, sa seule véritable plaie est ce "prêtre" et ceux qui l’ont amené à lui, le prenant pour modèle. D’un côté, un modèle de "prêtre" ; de l’autre, un modèle de "lépreux" amené au titre de poubelle des temps modernes, au couvercle mal fagoté de vagues prétextes se voulant "comportementaux". Disons-le tout net : une poubelle a des chances de "guérison" très infimes, de par son utilité à l’égard de son entourage. Le "prêtre" peut néanmoins attester cette "guérison" de temps à autre, afin que ses statistiques -catastrophiques sur un tel sujet !- ne soient pas trop voyantes. Mais il cherche d’abord son intérêt personnel et celui de sa confrérie, pas celui de la multitude des hommes. Cet intérêt commande donc de marquer l’essai, en donnant des assises organiques à la "maladie". Dûment "soignée", elle trouve ainsi ses lettres (inversées) de noblesse en perdant ses guillemets, passant du stade pseudo-"psychique" au stade neurologique. Ceci en conservant la même dénomination que le "diagnostic" originel, rendant ce dernier plus "vrai" que nature… jusqu’à défrayer les chroniques. [28, notes 27][29]

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_____L’aspect de la contagion n’a pas été oublié : il reste prédominant. À ceci près qu’il ne concerne pas le "lépreux" officiel, mais la plupart des "purs" qui l’entourent, les plus proches étant les plus atteints d’une véritable lèpre spirituelle qui leur fait habiter à l'écart, leur demeure étant hors du camp de toute cohérence. Ainsi une épouse peut massacrer publiquement son mariage [30], traîner son époux dans les aberrations judiciaires les plus inconsistantes, entraîner sans explication leurs enfants dans des équipées dispersantes et malheureuses [31, APR note 22], n’en jamais exprimer aucun regret aux intéressés… et décréter ensuite sans sourciller que « la date de son mariage la lie toujours à son époux, mariage indissoluble, etc. » !!! Tant qu'il garderont cette plaie en la niant contre toute évidence, les "purs"  seront les plus impurs de tous, ne se montrant au prêtre qu’en allant "communier"[32, note 15] pour qu'ils soient perdus, ne donnant RIEN pour leur purification selon ce que Jésus prescrit dans la Loi : leur trahison n’est que trop pour les gens un témoignage de modèle… à deux têtes. [33, note 2/2] On peut « perdre la tête » [34]… à condition que ce soit celle du "praître".

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Une cockerinade par jour

Un type arrive aux urgences de l'hôpital, les yeux au beurre noir, le nez écrasé et dégoulinant de sang, les lèvres tuméfiées. L'infirmière de service lui demande :
- Marié ?
- Non ! C'est un accident de voiture.

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dimanche, 15 février 2009 | Lien permanent

Et voici que l’épreuve de vérité s’approcha…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4. (*)(*)(*)(*)
Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre. Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

______Beaucoup, nombreux,[1, note 1] de grandes foules : les superlatifs exprimant la quantité ne manquent pas autour de Jésus, qu’Il soit sur la montagne ou qu’Il en descende. Et voici qu’il ne suffit pas de Lui dire : 'Seigneur, Seigneur !', de se mettre à le suivre sans étendre la main, sans le toucher : c’est-à-dire, sans se confronter au témoignage incarné de l’amour des prochains, fussent-ils moins spontanément abordables que ceux qui vous aiment [2].
______Si les lépreux reviennent si souvent dans les Évangiles, n’est-ce pas précisément afin de stigmatiser toute cette symbolique d’exclusion sociale [3] qu’ils drainent invariablement derrière eux, antinomique du second de tous les commandements [4] ? Sous l’angle étymologique du terme, la "diabolique" (au préfixe de sens opposé) se révèle à l’usage plus appropriée. Il est vrai que dans une dialectique authentiquement sanitaire, la raison commande parfois de diviser les prochains, en fonction de ce que les impurs évitent de contaminer les purs de leur lèpre. Paradoxalement, l’amour du prochain privilégie ici une certaine logique de séparation : répandre l’impureté en son nom lui serait contraire. Ce lépreux qui s’approche de Jésus introduit néanmoins une faille dans cette logique, à ceci près que ce n’est pas lui qui étend la main ou qui touche. Lui l’impur, il se prosterne devant le Pur : il ne dénie pas son impureté puisque sa demande consiste précisément –et humblement- à en être délivré. Ce faisant, il reconnaît Jésus comme le Seigneur : en tant que tel, s’Il veut le purifier, Il le peut, Sa volonté s’accordant à celle de son Père. De lui-même, le lépreux sait qu’il ne peut rien, livrant son vouloir à Celui qui peut tout. Sa guérison sera ensuite pour les gens un témoignage, dès lors qu’il sera allé se montrer au prêtre, ce dernier incarnant la Loi telle que prescrite par Moïse.

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______Cette logique fonctionne pour la lèpre, et pour toute malfonction organique. Mais qu’en est-il concrètement de l’autre lèpre : celle du cœur ? « Je le vois [5, APR note 28], tu es troublé. » Cette "vision" sera si communément partagée que l’on amalgamera volontiers un tel "trouble" à une jambe cassée [6], nécessitant tout naturellement à ce titre une éventuelle hospitalisation dont on ne dit rien à personne… mais dont tout le monde est informé. Fort bien : mais que signifie factuellement cette hospitalisation ? Que, faisant fi de son refus de se prosterner devant eux, le "troublé" est allé néanmoins se montrer aux "prêtres" [7, APR note 40] spécialistes de son "trouble" ! Qu’il n’aie pas donné l’offrande de son corps pour suivre les prescriptions de leur loi [8] ne se voit pas nécessairement. En revanche, sa sortie de pris… sa "guérison" devrait être pour les gens un témoignage. Ce qu’elle est… mais pas exactement où on l’attendait. Autant ce témoignage ne semble tout à coup rien dire à personne, autant il atteste a contrario de l’imposture d’une "lèpre" psychique que les "prêtres", eux, n’ont pas pu "purifier" –qu’ils le veuillent ou non- pour la bonne et simple raison qu’ils ne l’ont pas vue en dépit de ce qu’on leur en a "montré" ! Ce n’est pourtant pas faute de s’être prosternés devant eux… Mais qui s’est prosterné, sinon des faux témoins et des vrais lépreux : ceux du cœur ? Ce qui devient un témoignage pour les gens n’est plus une guérison, mais une "maladie"

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vendredi, 26 juin 2009 | Lien permanent

Si sévère, c’est qu’on voit rouge…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-15. (*)(*)(*)(*)(*)
Jésus disait aux douze Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.

_____Ce Jugeaspirateur_rowenta1_diapo_main.jpgment n’attend pas toujours d’être dernier pour être sévère : le pays de Sodome et de Gomorrhe n’en avait-il pas déjà fait la cruelle expérience en des temps reculés, ceux d’Abraham et de Loth [1, APR note 7] ? Néanmoins, il sera traité moins sévèrement qu’une ville qui, sans nécessairement avoir essuyé une pluie de soufre et de feu, aura refusé d’accueillir et d'écouter les paroles du disciple. Ce faisant, elle aura retourné sa paix vers lui, voire contre lui. Ce qui n’est pas de même nature que de refuser d’accueillir un représentant en aspirateurs… surtout si on est déjà équipé et que le matériel à disposition donne déjà  toute satisfaction. Le disciple, lui, n’a rien à vendre ; il a reçu gratuitement : il donne gratuitement. À la limite, ce qu’il ne donne pas, il le perd. Tant et si bien qu’il finit imperceptiblement par entrer dans la peau de celui qui refuse d’accueillir et d’écouter : son souci premier est alors de se procurer or, argent, petite monnaie pour en garder sur lui ; sac pour la route, tunique de rechange, sandales, bâton… afin de saluer par bastonnade le disciple entrant dans sa maison, persistant, celui-là, à vouloir donner gratuitement. Au besoin, on informe ce dernier pour qu’il sache qu’il est indigne d’être accueilli [2, note 23], et reste chez lui jusqu’à son départ… dans une autre maison hors de la ville.[3]

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_____Dans cette optique, on conçoit mieux que Sodome et Gomorrhe soient traitées moins sévèrement : à leur apogée, personne ne pouvait proclamer que le Royaume des cieux était tout proche. Hormis une poignée de prophètes –et encore !-, qui pouvait alors cultiver quelque prétention de guérir les malades, ressusciter les morts, purifier les lépreux, chasser les démons ? Personne non plus : ne pouvait pas être donné ce qui n’avait pas été reçu. Aussi la moindre sévérité s’adresse-t-elle en premier lieu aux païens [4, note 8], justifiant que parfois les publicains et les prostituées précèdent dans le royaume de Dieu [5], la paix venant sur eux au prix de leur accueil ultime, faisant d’eux des morts ressuscités, des lépreux purifiés par la miséricorde [6].
_____La maison qui n’est pas digne de la paix du disciple n’est donc pas nécessairement la leur. Parce qu’on peut aussi accueillir et écouter… distraitement.[7] La paix viendra-t-elle sur une maison qui accueille et écoute simultanément d’autres paroles ? Là où on aura un tantinet avancé le jour du Jugement, chassé les "malades", suscité les morts, pétrifié les lépreux [8, note 3], impulsé les démons [4, APR note 12], le représentant en aspirateurs pourra être accueilli avec une machine de démonstration qui aura bien mérité sa nourriture, tant elle trouvera de poussière à secouer

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Une cockerinade par jour

C’est un noir qui est en train de crever de soif dans le désert. Il trouve une lampe, l’astique et un génie en sort :
- Tu peux faire trois vœux !
Le noir demande à être dans un endroit où il y a beaucoup d’eau. Puis il demande à être blanc. Puis il dit qu’il voudrait voir beaucoup de fesses. Et là, le génie le transforme en…

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jeudi, 09 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

Dans chaque maison où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne d’en être expulsé. Barnabé aussi ? Barnabé

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

(*|*) [*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-13. {*}(*)(*)[1](*)[11](*)(*){X}(*)(*)
(
Lc)(Mc)(Mc)(Lc)(Lc)(12)| (Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(72)
{Saint Barnabé, Apôtre, mémoire
   
Jésus disait aux douze Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les 
lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paixvienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »

            Proclamer que le Royaume des cieux est tout proche, voilà bien qui est à la portée de quelqu’un de charmant, de très séduisant, qui a beaucoup de bagout, qui s’exprime bien, qui a un charisme, et qui va toujours utiliser son charisme pour développer toute une panoplie de comportements afin toujours, évidemment, d’obtenir ce qu’il veut [1, AV note 1]. Si c’est quelqu’un qui est très doué à l’oral, d’autant s’il ne ressent pas d’anxiété ou d’appréhension à parler en public, qui a réponse à tout et est capable de moucher les meilleurs [2, note 36/1] -et si nous faisons abstraction un instant de la lourde suspicion "pathologique"© qui pèse d’ores et déjà sur lui (!)-, n’est-ce pas là le must apostolique ? Quoique : si l’évidence est d’obtenir ce qu’il veut, à s’en tenir à la seule gourou.gifproclamation du Royaume des cieux, que voudrait-il donc… sinon se procurer or, argent et petite monnaie pour ses faux frais et pour en garder sur lui ? Et pour peu qu’il pousse son charisme et sa capacité à moucher les meilleurs, ne pourrait-il pas en profiter pour aller jusqu’à proclamer qu’il "va" guérir les malades, ressusciter les morts, purifier les lépreux, chasser les démons… s’en déclarant digne par les effets de la grâce

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samedi, 11 juin 2011 | Lien permanent

Les preux chevaliers de la lèpre sur leur dada

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4.
Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre. Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

_____Depuis quelques jours, Matthieu nous retransmet le discours sur la montagne. On le sait : de là-haut [1], toute perspective est dégagée de ce qui peut brouiller le regard. La montagne est le lieu de prédilection de la transfiguration.[2] À l’issue de ce salutaire recul, l’homme est mieux armé pour appréhender les réalités de ce monde sans se laisser impressionner par ses misères les plus viles. Les déplorer est une chose, les combattre en est une autre : moins que jamais, la compassion dégoulinante n’apporte-t-elle de remède quand elle se complaît d’elle-même pour s’en trouver quitte avec la charité. [3] Cette dernière ne saurait s’exercer par correspondance : application de la miséricorde, elle est naturellement application sur la misère. Descendre de la montagne, c’est aussi descendre sur la misère. Foin de discours, c’est ici qu’est attendu le Discoureur. L’homme ne vit pas seulement de mots ; il a besoin de les incarner : alors, de grandes foules se mirent à le suivre.
_____Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Quand on connaît l’ostracisme sanitaire qui gravite autour d’un lépreux, on peut déjà noter ce fait inhabituel : que l’un d’entre eux aie seulement PU s'approcher de Jésus ! On se souvient de Bartimée [4] qui, lui aussi, avait pu s'approcher de Jésus en passant outre l’avis de beaucoup de gens qui l'interpellaient vivement pour le faire taire : lui n’était "qu"aveugle et son isolement tenait moins à une quarantaine sociale dictée par la peur de la contagion qu’à un handicap personnel non transmissible (le menant néanmoins à un handicap social puisqu’il était également mendiant…). Ici, nous ne savons pas le nom de notre lépreux. Mais nous savons ce qu’il veut : être purifié. Or, si l’on peut dire -et sans minimiser le signe [5] qui va s’en suivre-, le travail était déjà à moitié accompli [6] ! En effet, il a bien fallu que notre homme se purifie de lui-même du regard des autres pour qu’il soit ainsi parvenu à s'approcher de Jésus. Certes, on imagine assez bien que devant ce pestiféré, les grandes foules se soient écartées à son passage. Mais à cette époque, on savait aussi toucher les dérangeants de loin : pour un oui ou pour un non, la lapidation [7][7bis] avait des vertus "thérapeutiques" qui auraient trouvé toute leur place parmi les "soins" apportés par le "gentil docteur" [8] que nous savons : sa magie [9] aidant, il nous aurait trouvé quelque argument "scientifique" pour en faire de la pierre philosophale… Si le diable porte pierre (et parfois Pierre !… [10]), Jésus, Lui, porte la main sur l’intouchable : Il étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Au présent, la Parole accomplit en abolissant [6] non la loi de Moïse, mais celle du mal. Et c’est d’ailleurs cette loi de Moïse, qui va entériner l’accomplissement de la loi de l’amour [11], incarnation immédiate de la charité : donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage.
_____« Je ne vous ai jamais connusÉcartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! » [3] À rebours de cette terrible phrase d’hier, nous avons aujourd’hui un lépreux qui a connu Jésus. Il s’est approché de Lui, qui lui a défait son mal. Le lépreux ? À cette époque comme à la nôtre, c’est LE porteur presque absolu du mal : le souffrant qui fait souffrir par la peur de la souffrance qu’il génère. Sa guérison doit être un témoignage parce qu’elle dissout la peur de la souffrance… et toute suspicion de culpabilité personnelle du souffrant que l’on retrouve encore aujourd’hui dans certaines affections d’ordre psychosomatique hâtivement interprétées dans un sens favorable… à ceux qui n’en sont pas affectés ! La lèpre ? Aujourd’hui encore, elle n’est pas éradiquée puisqu’elle affecte certaines populations de ce monde. L’heure n’est cependant plus à la lapidation mais à l’association contre ce fléau. En pointe de ce combat depuis longtemps, la Fondation Raoul Follereau travaille sans relâche tant contre le mal lui-même que contre la peur de la souffrance qu’il continue de générer, toujours susceptible de rallumer un ostracisme sanitaire qui ne s’est jamais vraiment éteint. Sa superbe devise : « le bien est aussi contagieux, et plus rayonnant que le mal. » Elle publie un support papier d’informations : la revue bimestrielle Lèpres. Ce magazine « donne des nouvelles du terrain, informe sur les réussites, les difficultés, les besoins… et, d'une manière générale, informe sur l'avancée des projets mis en œuvre grâce à la générosité des donateurs. Il veut aussi faire mieux connaître celles et ceux qui œuvrent sur le terrain, mais aussi les hommes et les femmes qui, grâce à cette aide, peuvent améliorer leurs conditions de vie... En un mot, il maintient le contact entre tous ceux qui font avancer la lutte contre la lèpre et contre toutes les lèpres. » (On peut télécharger leur dernier numéro

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vendredi, 27 juin 2008 | Lien permanent | Commentaires (3)

L'un d'eux, voyant qu'il n’était pas ”malade”©, revint sur les pas du Docteur, en l’horrifiant à pleines notes.

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[*] –(*)- [*][*]-[*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19. (*)(*)
Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée.
 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que cet étranger ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -17,11-19. (*)/(*)(*)
676274917.jpgPhilou
 [1], faisant marcher   [2] vers Jémalpartou, traversait la Safarie et la Gallinacée. Comme il sortait d’un pillage [3][4][5][5bis, AV note 8][5ter, note 101], dix lapereaux [6][7] vinrent à sa rencontre. Conservant un ultime éclair de lucidité, ils s'arrêtèrent à distance et 147306223.jpglui crièrent : « Philou, maître [8], prends pitié de nous [9]. » En louvoyant [10][11][12, notes 19/4,37], Philou leur médit [13] : « Allez dire à vos "malades"© de se montrer aux trêtres [14, APR note 62][15]. » En cours de route, ils furent automatiquement purifiés [16][17]. L'un d'eux, croyant [18] que son "malade"© allait guérir [12, APR note 60,§8],...
podcast...revint sur ses patins, en glorifiant le Docteur à pleine voix
[19].
 Il se jeta la farce [20] contre terrier [21] à la tête [22] de Philou en lui patinant sur sa glace [23][24, notes 75 à 79]. Or, c'était un Safaritain [25, note 33]. Alors Philou demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ? On ne les a pas vus en revenants [26][27][28,im.4][29,im.3][30] pour rendre gloire au Docteur ; il n'y a que cet étranglé [28] ! » Philou lui dit : « Couche-toi et va te faire cuire [ NB : eh non, pas un neuf… puisque dans le réel qui est là, pour tous [29, AV note 41], ils sont partis (pas si fous! ] : ta psychofoi [30] t'a sauté [31, note 76+im.4(recette)]. »

            « Allez vous montrer aux prêtres. » En des circonstances analogues, on connaît la suite et on sait désormais pourquoi, la loi de Moïse n’y étant pas étrangère : c’est dire que Jésus ne l’abolit toujours pas [32, note 47]. « … Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » [33] Cependant, il ne sera pas nécessaire de plonger sept fois dans les textes pour que s’en présentent devant nous quelques dissemblances notables.
______Chez Matthieu (mais à un
autre endroit et à un autre moment), un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui. Ici, ils sont dix à venir à sa rencontre… et ne s’approchent pas, s’arrêtant à distance. Jésus étendit la main, le toucha (le seul lépreux) et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
 Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre… » Ici, Jésus ne touche personne, ne fait pas même savoir s’Il agrée de prendre pitié de ces dix lépreux : leur foi va les sauver non en amont mais en aval, pour obéir à l'ordre de Jésus en allant se montrer aux prêtres… alors qu’ils n'ont pas encore été purifiés, n’ont pas à faire attention à ne rien dire à personne puisque n’ayant rien à dire, rien à témoigner ! Du reste, quand bien même ils eussent été guéris avant de se mettre en route –et qu’ils eussent alors reçu la même consigne d’attention que celle de leur confrère d’infortune- est-il concevable que personne n’en eût rien su, même si ceux-là y avaient plus scrupuleusement obéi [34, APR note 7] ? Car si un lépreux passe déjà difficilement inaperçu dans une foule au pied de la montagne, dix lépreux à une entrée de village se seront d’autant plus fait remarquer que c’est vraisemblablement grâce à leur nombre qu’autour d’eux, on a dû s’écarter ostensiblement de leur passage pour les rencontrer à un tel endroit : on imagine alors l’effet peu discret obtenu sur cette population, voyant leur chair redevenir semblable à celle d'un petit enfant !

Deuxième livre des Rois 5,14-17. (*)/(*)(*)
Le général syrien Naaman, qui était lépreux descendit jusqu'au Jourdain et s'y plongea sept fois, pour obéir à l'ordre d'Élisée ; alors sa chair redevint semblable à celle d'un petit enfant : il était purifié !
 Il retourna chez l'homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Je le sais désormais : il n'y a pas d'autre Dieu, sur toute la terre, que celui d'Israël ! Je t'en prie, accepte un présent de ton serviteur. » Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n'accepterai rien. » Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa. Naaman dit alors : « Puisque c'est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d'autres dieux qu'au Seigneur Dieu d'Israël. »

            Hormis l’évidence de la lèpre et de sa purification, quel rapport entre un général syrien (restant un notable en dépit de sa maladie) et ces dix malheureux perdus dans quelque village, leur "notabilité" ne valant guère que par l’union de misères (faisant sans doute préconiser avant l’heure la "redéfinition des concepts de crainte ou de respect" [35,6][36,6] !), dissuasive aux bien portants ? Jésus traversait la Samarie et la Galilée. Il entrait dans un village : en Samarie, ou bien en Galilée ? Or, sur les dix, le seul à revenir sur ses pas pour rendre grâce était un Samaritain : par ce geste, il se fait déjà semblable à Naaman qui retourna chez l'homme de Dieu. Par ailleurs –et par delà les siècles et la fonction sociale qui les séparent-, un autre lien rapproche ces deux hommes : on les supporte plus qu’on ne les glorifie. Avec toute son escorte, Naaman règne localement comme un occupant militaire et politique. Ce qu’on supporte chez un Samaritain est d’un autre ordre : les dissensions n’étant pas moins virulentes puisque religieuses (déchaînant des démangeaisons de feu du ciel [37] jusque dans la proche escorte de Jésus lui-même !). Notre Samaritain n’est accepté dans son groupe de dix qu’au titre de compagnon de misère : ce qui porte à croire que les neuf autres fussent des Galiléens… et que nous soyons à l’entrée d’un village de Galilée. Sinon, pourquoi Luc prendrait-il la peine de préciser que "c’était un Samaritain" ? Ce que confirme Jésus : « …il n'y a que cet étranger ! » De fait –et ce n’est pas la première fois [38][39]-, c’est à un étranger qu’il est dit : « Va : ta foi t'a sauvé » ; c’est un étranger qui reste fidèle contre toute attente, rendant grâce là où d’autres, sans la rejeter formellement, enchaîneraient volontiers la parole de Dieu !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,8-13. (*)/(*)(*)
Souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David : il est ressuscité d'entre les morts, voilà mon Évangile.
 C'est pour lui que je souffre, jusqu'à être enchaîné comme un malfaiteur. (*) Mais on n'enchaîne pas la parole de Dieu ! C'est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu'ils obtiennent eux aussi le salut par Jésus Christ, avec la gloire éternelle. Voici une parole sûre : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l'épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous sommes infidèles, lui, il restera fidèle, car il ne peut se rejeter lui-même.

En cours de route, voilà que son Évangile souffre un tantinet : un peu comme si un malfaiteur était venu subrepticement couper la fin du film. Voici une raison enfin sûre de quitter prématurément la salle [40] ! Mais l’important, n’est-il pas de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [29, APR note 30] dans sa trame ? Après tout, n’est-ce pas la foi qui sauve ? Aussi, sans rejeter formellement le scénario original [41], convient-il d’accepter présentement les aménagements de cinéphiles avertis [42,p.3] : comme on n’a pas vu revenir le malfaiteur rendre la fin du film, il va bien falloir le relever avec ce qui tombe sous la main.
            Or donc, nous nous souvenons de Jésus Christ, le descendant de David : c'est pour lui que certains souffrent, jusqu'à être enchaînés comme des malfaiteurs [43, APR note 47]. Cependant, afin qu’ils souffrent moins, voilà qu’ils "souffrent"© ! Mais revenons sur nos pas. Nous le savons désormais : il n'est plus nécessaire d’entrer dans un village et d’attendre qu’un ou dix lépreux viennent à notre rencontre. À présent, seul demeure l’arrêt à distance [44, notes 2,3]. Ainsi à l’abri de tout risque de contagion [45,im.6], nous pouvons reprendre les grandes lignes du scénario de l’Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou ci-dessus : l’objectif étant d’obtenir un "lépreux"©  gluant à souhait [45] qui, sans même se montrer aux trêtres et bien que n’ayant cliniquement [46, notes 48 à 50] rien à montrer de répréhensible, n’aura rien à envier -en termes de répulsion sociale- à dix lépreux

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dimanche, 10 octobre 2010 | Lien permanent

Ils étaient obligés d'habiter les lieux évités, car de partout on voyait luire ces ”revenants”©.

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(*)(*)-[*][*][*]–[*]-[*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,40-45. (*)(*)
(Mt)(Lc)(Lc)(Mc)(Mt)(Lc)(Lc)(Mt)(Lc)(Lc)(Lc)   
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

            Ne comptons pas trop sur les spectateurs du dernier rang pour venir ouvertement se plaindre aujourd’hui de la diffusion d’un remake : à cette heure, ils sont toujours obligés d’éviter les lieux habités afin de parfaire les révisions au sujet desquelles le réalisateur les a sévèrement renvoyés [1]. Ils l’ont mis à l’épreuve et défié ? Alors, ils l’ont vu à l’œuvre ; c’est ainsi qu’il s’est emporté contre cette génération-là, et il a dit : « Leur cœur s'égare toujours, ces gens-là ont trouvé le chemin de la sortie. Alors, dans ma colère, je l'ai juré : On verra bien s'ils entreront dans mon repos ! » Et Dieu sait que personne -parmi les étudiants se préparant à subir quelque épreuve d’un examen conduisant à des échelons s’endurcissant jour après jour- n’entre dans le repos avant d’en avoir franchi le cap. Lequel n’aura pas nourri le rêve secret d’en être purifié à l’instant même -d’un vigoureux coup de baguette magique [2] !-, de sorte qu’il lui soit possible d’entrer ouvertement dans la salle la tête haute, son permis de chasse –délivré avec mention bien- étant pour le réalisateur un témoignage ?
         Celui-ci n’est cependant pas un si mauvais bougre : en effet, n’aurait-il pas pu maintenir fermement, jusqu’à la fin, son engagement premier de respecter la programmation en faisant projeter un film inédit à ceux qui lui restent ? Au contraire, prenant acte de ce qu’il lui manque une partie de ses compagnons spectateurs sortis par la porte, voilà aujourd’hui qu’un lépreux sorti, lui, par celle de Luc [3], nous revient par la fenêtre de Marc ! Les absents [4] ne seront donc pas excessivement frustrés : quant aux présents, on verra bien s’ils voient son exploit, ouvrant plus grand leur cœur en relevant le défi de regarder [5] au-delà du déjà vu ? N’ont-ils d’ailleurs pas assisté à un défi autrement plus consistant : celui d’un lépreux dont la moindre des épreuves n’aura pas été de se frayer un passage provocant parmi des gens bien portants ayant si peu connu ses chemins qu’ils n’auront pas été les derniers à s’emporter et se révolter contre lui [3, APR note 22] ? S’ils ont vu son exploit, ils s’inclinent et se prosternent devant cette décision de leur réalisateur, s’encourageant les uns les autres à "adorer" [ad-orer : se tourner vers [6, APR note 63]] le lépreux sans récriminer [7] : pourquoi écouteraient-ils aujourd'hui moins sa parole ? S’ils le veulent bien, ne peut-elle pas leur fournir quelques conditions supplémentaires de maintenir fermement, jusqu'à la fin, leur engagement premier ? Après tout, ce film est toujours un court-métrage : il ne dure pas quarante ans !

Lettre aux Hébreux 3,7-14. (*)/(*)
Le Saint-Esprit dit dans un psaume : Aujourd'hui, si vous entendez la voix du Seigneur, n'endurcissez pas votre cœur comme au temps de la révolte, au jour où, dans le désert, vos pères m'ont mis à l'épreuve et défié. Alors, pendant quarante ans, ils m'ont vu à l'œuvre ; c'est ainsi que je me suis emporté contre cette génération-là, et j'ai dit : “ Leur cœur s'égare toujours ”, ces gens-là n'ont pas trouvé mes chemins. Alors, dans ma colère, je l'ai juré : On verra bien s'ils entreront dans mon repos ! Frères, veillez à ce que personne d'entre vous n'ait un cœur perverti par l'incrédulité au point d'abandonner le Dieu vivant. Au contraire, aussi longtemps que dure l'“ aujourd'hui ” de ce psaume, encouragez-vous les uns les autres jour après jour, pour que personne parmi vous ne s'endurcisse en se laissant tromper par le péché. Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, mais à condition de maintenir fermement, jusqu'à la fin, notre engagement premier, alors qu'il est dit :

Psaume 95
(94),6-7.8-9.10-11.
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.
« Quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes chemins.
Dans ma colère, j'en ai fait le serment : Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

            Aujourd'hui, si nous entendons la voix du lépreux, elle nous revient cependant au lendemain d’une guérison à Capharnaüm : guérison que les chenapans du dernier rang de la salle s’étaient empressés d’associer à quelque esprit mauvais, se laissant tromper par la 1906472135.jpgtentation multiséculaire d’y établir un lien de cause à effet entre celui-ci et le mal organique dont est affligé celui qu’il possède : à cœur perverti, corps perverti ! Aussi longtemps qu’est porté crédit à cette thèse, les uns et les autres s’encouragent jour après jour à la maintenir fermement, au mieux en suspectant une épreuve "méritée" par celui qui la subit, au pire en s’engageant résolument sur d’autres chemins que celui-là… quitte à apporter plus activement [8][9, note 32] sa pierre à l’expédition de l’éprouvé dans le désert s’il ne veut pas connaître de lui-même ces chemins-là. Attitude archaïque s’il en est, mais qui demeure évidemment légitime lorsqu’il s’agit de se prémunir d’une maladie aussi contagieuse que la lèpre. En tout autre cas, elle relève non moins évidemment d’un ostracisme portant la marque sévère de cœurs endurcis. Pour que chez ceux qui se revendiquent les compagnons du Christ, on puisse entrer ouvertement en tout autre cas et se donner l’impression, l’illusion que la vraie vie est là [10, APR note 44], que le cœur ne s’égare pas, il suffit de lui laisser entendre qu’il s’ouvre… précisément au pointil se ferme [11]. Ce qui provoque l’ouverture d’un boulevard à l’usage de toute une sémantique "médicale"© calquant peu ou prou sa "philosophie" prophylactique sur celle qu’on a toujours connue au sujet d’une maladie telle que la lèpre. À l’abri d’une telle sémantique –faisant pleurer Margot de "compassion"©[12] dans les chaumières-, les compagnons du Christ entrent têtes baissées [13, notes 17][14, note 85], s’inclinent et se prosternent à la mesure [15] de ce qu’eux-mêmes ne sont pas "médecins"©[16]… ceux qui le sont l’étant [17] : et c’est là le seul "exploit" qu’on leur aura vu ! Pourtant, mis à l’épreuve et défiés au contact d’un réel qui est là pour tous [10, AV note 41], ils pervertissent ce réel au point d'abandonner le Dieu vivant au profit d’anti-thèses "expertes"©[18, notes 34 à 38] mortes-nées. [ NB : le Dieu vivant est le Dieu "convivant" [19], œuvrant visiblement dans les compagnons du Christ ; Il n’est ni un "Dieu" projeté [20, APR note 16] de "philosophes" ni un accompagnateur de cœurs révoltés et endurcis par l'incrédulité au point de concéder son nom à Dieu… et quelques miettes [21][22, notes 5 à 8] au-delà de son nom [6, note 69].]

         Or, aujourd'hui, nous entendons la voix d’un authentique lépreux : bien que l’ostracisme qui le frappe se justifie par le louable souci de la préservation de la vraie vie des bien portants, nous avons bien vu qu’à ses risques et périls, il passait outre cet ostracisme, les mettant quelque peu à l’épreuve et les défiant. Cependant, son objectif [23, APR note 24] n’était évidemment pas là d’endurcir son cœur comme au temps de la révolte, de se boucher les oreilles [24] à la voix du Seigneur : bien au contraire, il était de s’en approcher assez ostensiblement pour l’entendre. Ce faisant, QUI met-il à l’épreuve et défie-t-il le plus justement ? Tous les tenants de la thèse arbitraire cœur perverti (esprit mauvais) = corps perverti (corps malade), cœur perverti + corps perverti = châtiment immanent ou "divin". Si encore il s’agissait d’une lépreuse, on pourrait tenter de soutenir cette thèse en se réfugiant in extremis dans une autre, sous-jacente : c’est une… belle-mère [1]. Nous échapperons là in extremis au renvoi par le réalisateur : même dans le meilleur des rôles de composition, un lépreux sera difficilement crédible dans celui d’une belle-mère. Par conséquent, et personne ne peut décemment s’y laisser tromper, notre lépreux nous fait ici voir l’exploit de la dite thèse littéralement pulvérisée sur place.
         Si on se souvient des propos que peuvent tenir un esprit mauvais reconnaissant Jésus (« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » [25]), elle ne valait déjà pas cher en amont. Car ici, le lépreux sait fort bien qui Il est : le Saint, le Saint de Dieu ; mais lui en veut auprès de Jésus, c’est lui qui vient à Lui et non l’inverse ; il ne vient pas à Lui pour Le perdre puisque sachant qui Il est, il sait fort bien qu’il ne peut pas Le perdre ; quant à lui-même, qu’aurait-il à perdre dans son état ? Malgré tous ces facteurs infirmant la thèse d’un esprit mauvais, renforçons-la d’une improbable thèse parallèle (improbable dans le sensJésus est le Premier à fort bien savoir qui est qui, et ne se laisse jamais tromper par quiconque: d’une rare hypocrisie [26] trompant son monde, le lépreux est bel et bien un esprit mauvais ; à la limite, au prix de moult "pieuses" feintes, il vient à Jésus pour Le perdre en Le contaminant. (Ce en quoi il démontrerait alors ne pas si bien savoir qui Il est, mais passons…) Quoi qu’il en soit, parvenu au but son plan échoue : sa lèpre le quitte et il est purifié !
         À cet instant, nous parvenons en aval de la guérison. Opérons de nouveau un léger flash back à Capharnaüm. "Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » Tous s'interrogeaient : « […] Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. [25] »" "Il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était." [1] En aval, la reconnaissance de l’esprit mauvais chassé est absolument limpide, dans tous les cas : il est frappé d’une incommunicabilité [26] ne devant rien aux hypocrisies et autres lâchetés humaines, mais tout à l’obligation d’une obéissance inconditionnelle à ce qui relève du Saint de Dieu

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jeudi, 13 janvier 2011 | Lien permanent

Allez-vous montrer vos traîtres ?

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.
Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que cet étranger ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »

_____Déjà que les Samaritains restaient à distance respectable des Juifs [1][2] quand ils étaient sains de corps, les malheureux atteints de la lèpre pouvaient difficilement descendre plus bas en matière de proscription sociale ! Ajoutons la forte suspicion régnante sur la relation existante entre le péché et la maladie [3, note 4] (à l’avantage exclusif du bien-portant s’autojustifiant précisément par sa bien-portance) et l’on comprendra qu’il ne faisait pas bon être Samaritain et lépreux sous certaines contrées. Autant un seul d’entre eux pouvait se permettre de s’approcher [4], autant dix ne peuvent que s’arrêter à distance : de plus, nous sommes dans un village, lieu plus ou moins confiné en comparaison d’une vaste plaine où un lépreux peut plus facilement se glisser dans de grandes foules. Nonobstant, l’un d’eux va ici finir par s’approcher. Voyant qu'il était guéri il pouvait se le permettre, la peur de la contagion étant levée. Ce faisant, en glorifiant Dieu à pleine voix, il dominait une autre peur : celle du regard de l’autre [5, p.8]. Cette peur-là, les neuf autres ne l’ont pas vaincue ! Certes, ils obéissaient consciencieusement. « Allez vous montrer aux prêtres. » Fort bien : ils y vont ventre à terre, occasion rêvée d’échapper ainsi au regard des autres. (Trop heureux de se dire en leur for interne : 'Nous sommes des serviteurs quelconques : nous ne faisons que notre devoir.' [6]) On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu. Simultanément, l'un d'eux se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Il n'y a que cet étranger… les neuf autres étant vraisemblablement des Galiléens, par conséquent des familiers du terroir, a priori moins enclins que notre Samaritain à être sujets de cette peur du regard de l’autre, illustrée ici par la peur de l’étranger. Ce n’est pas la première fois que le Samaritain se fait remarquer en terre étrangère !… Et ce n’est pas la première fois non plus que c’est la foi qui sauve, la guérison ne constituant qu’une facette visible de ce salut
(cf. [7][8][9][10][11][12][13][14][4][15][16][17][18][19][20][21][22][23][24][25][26][27])
_____Est-ce à dire que les neuf autres n’ont pas été sauvés par la foi ? Nullement : tous les dix vinrent à sa rencontre. Forts de leur foi, tous ont bien crié : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Enfin, il faut un minimum de foi pour consentir à aller se montrer à un prêtre en tant que tel ! Leur salut est sauf, si l’on peut dire, mais il lui manque cette dimension de la grâce rendue par le Samaritain [28], dimension l’ouvrant à davantage de grâces que les autres : car celui qui a recevra encore [29]. Celui-ci ne déroge de toute façon pas à la règle. Quand Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. », où va-t-il sinon aller se montrer à son tour aux prêtres ? Dispensateur de la grâce, de la miséricorde et de la justice de Dieu, le prêtre est ici confirmé dans son rôle de premier témoin de cette grâce, cette miséricorde et cette justice chez ses brebis. Ce rôle n’a rien de subalterne, contribuant à nourrir son discernement dans l’usage qui est effectué de ces dons, comme de leur authenticité : les loups voraces peuvent se déguiser en brebis [30], dons compris.

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mercredi, 12 novembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (13)

Il jeta la farce du Docteur à ses pieds sur toute la terre.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19. (*)(*)/(*)
Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que cet étranger ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »

_____Marchant vers Jémalpartou [1, note 1], les disciples de Jésus traversent nombre de tourments : quand l’un d’eux, "vu"©[2, note 19053186.jpg24] comme s’il était "malade"©, le gars il est si "lépreux" qu’on va à sa rencontre comme on traverse le safari [3, APR note 28] : aussi s’arrête-t-on sagement à distance avant qu’il ne vous dévore tout cru. Et si par malheur [4] le gars il est époux, ça marie plus du tout ! Heureusement, il n’y a pas de difficulté particulière [5, AV note 15] à crier : « Docteur [6], maîtres [7][8], prenez pitié de nous. » C’est que dans l’urgence [9, note 26] de "l’intérêt de la famille et de la protection des enfants"©[10], est-ce que tous les trois [11, APR note 9] n'ont pas été "sauvés"© ? Il convenait d’être plus terrifiant et rapide que le monstre [1, note 36] avant qu’il ne fonde sur vous : face à tant de "dangerosité"©[12], pas le temps [13] de se soumettre à une enquête rigoureuse. Le souverain juge universel aux affaires familiales [14][15][16] ne reculera devant personne, il ne se laissera influencer par aucune autre grandeur que celle du client, de son fournisseur [7] et surtout celle du Docteur [17] ; car les petits comme les grands, c'est lui qui les a défaits, et il prend "soin"©[18][19] de tous pareillement. Et le gibier de safari, où est-il ? On l’a vu revenir du désert [20][21] pour rendre honte aux dominés de la part du Docteur [22]; n’est-ce pas étrange ? Ceux-là, voyant qu'il était "guéri"©, seraient bien revenus sur leurs pas. Hélas, le simple examen de leur conduite [23, note 3] révèle chez eux un cruel défaut de marche arrière [24, note 8]. Celle-ci n’est proposée qu’en option gratuite [25], permettant en prime d’obtenir le pardon et la miséricorde : allez montrer l’intérêt du gratuit à qui s’est fait beaucoup d’amis avec l’Argent trompeur [26], grâce auquel on s’offre une conscience purifiée… de toute morale [27].

Livre de la Sagesse 6,1-11.
Écoutez donc, ô rois, et comprenez ; instruisez-vous, souverains de toute la terre. Soyez attentifs, vous qui commandez aux foules, qui vous vantez de la multitude de vos peuples. Car la domination vous a été donnée de la part du Seigneur, et le pouvoir de la part du Très-Haut, lui qui examinera votre conduite et scrutera vos intentions.  En effet, vous étiez les serviteurs de sa royauté, et vous n'avez pas rendu la justice avec droiture, ni observé la Loi (*)(*), ni vécu selon l

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mercredi, 11 novembre 2009 | Lien permanent

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