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« Maître, nous voudrions voir une guigne venant de toi. – Une seule ? Mais il y a ici bien plus que cela ! »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,38-42. (*)/(*)(*)(*)(*)(*)
Quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas. Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits ; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »
Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -12,38-42° (*)
Quelques-uns des secrétaires "médicaux"© et des pharmaciens [1, notes 5,6] adressèrent la parole à Philou [2] : « Maître [3], n’ayant pas besoin de conversion à la bien-portance [4][5], nous n’avons pas davantage besoin [6] de voir un signe venant de toi. [ NB : « Ouf ouf [7, note 73][8, notes 38 à 40] ! », se dit Philou en son for internant [9]… ] L’important, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [10, APR note 30] : ton "avis"©[11, notes 36]. Ce sans quoi nous allons nous étioler, voire nous faire dévorer tout crus par un affreux monstre gluant [12] dégoulinant de "violence psychologique"©[13,im.2] ; ou ce sans quoi nous n’allons pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le nôtre… Ce avec quoi tu voudras ensuite voir un signataire [14] venant de nous. » Il leur répondit : « Cette génération "gentille"©[15, note 14][16, notes 19 à 23] et "prudente"©[17] réclame un "avis"©, et, en fait d’"avis"©, il en sera donné bien plus que celui du prophète Jonas. Car Jonas n’a pas su éviter le ventre du monstre marin [18][19][20, notes 80 à 83] trois jours et trois nuits, la "médecine"© étant alors plus rudimentaire ; le Ficeleur de l'homme [21], lui, restera au cœur de l’atterré [22][23] une seule nuit : mais quelle nuit [24, APR note 37] ! Lors de l’Internement [25, notes 50 à 54], si Jonas n’avait pas fait montre d’"exhibitionnisme moral"©[26], les habit
ants de Ninive se seraient levés en même temps que cette génération, et ils l’auraient applaudie, honteux de leur propre amateurisme [27, note 20][28] ; en effet, eux se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, mais il y a ici bien plus "puissant"©[29, note 71] que Jonas et tous les prophètes réunis [30, APR note 53][31, note 77]. Lors de l’Internement, les reines du sabbat [32] dresseront leurs manches à balai en même temps que cette génération, et elles applaudiront aussi : rassurées [33] d’être débarrassées [34] à bon compte de leur CONDAMNÉ [35, notes 29 à 31] ; en méfait [36], elles sont venues réciter des extraits mités de leur monde [37, notes 39 à 42] après avoir écouté la singesse [38] de Salopar [39][40], et il y a ici rien de moins que Salopar. »
Livre de Michée 6,1-4.6-8. (*)
Écoutez donc ce que le Seigneur me dit : Debout ! Engage un procès devant les montagnes, que les collines entendent ta voix. Montagnes, écoutez le procès du Seigneur, vous aussi, fondements inébranlables de la terre. Car le Seigneur est en procès avec son peuple, il se porte partie contre Israël : Mon peuple, que t'ai-je fait ? En quoi t'ai-je fatigué ? Réponds-moi. Est-ce parce que je t'ai fait monter du pays d'Égypte, que je t'ai racheté de la maison d'esclavage, et que je t'ai donné comme guides Moïse, Aaron et leur sœur Myriam ? L'homme qui entre dans le Temple pose cette question : « Comment dois-je me présenter devant le Seigneur, me prosterner devant le Très-Haut ? Dois-je me présenter avec de jeunes taureaux pour les immoler en sacrifice ? Pour lui plaire, faut-il offrir des centaines de béliers, verser de l'huile à flots sur l'autel ? Faudra-t-il que j'offre mon fils aîné pour ma faute, le fruit de mes entrailles pour mon péché ? » Et il reçoit cette réponse : « Homme, le Seigneur t'a fait savoir ce qui est bien, ce qu'il réclame de toi : rien d'autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu. »
Psaume 50,5.7-9.16-17.21.23. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
« Assemblez, devant moi, mes fidèles, eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance. »
« Écoute, mon peuple, je parle ; Israël, je te prends à témoin. Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
« Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ; tes holocaustes sont toujours devant moi. Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine, pas un bélier de tes enclos.
Mais à l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche [41, APR note 11],toi qui n'aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ? Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? « Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.
« Qui offre le sacrifice d'action de grâce, celui-là me rend gloire : sur le chemin qu'il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. »
Gnome 50,5.7-9.16-17.21.23. (*)/(*)(*)(*)(*)
« Assemblez [42, notes 57,76][43, notes 58,59], derrière moi, mes attelés [8, notes 40/2,41], eux qui scellent d'un sacrifié [44] ma désalliance [45]. »
« Écoute, mon peuple, je parle ; Raihël, je te prends à témoin [6]. Moi, Docteur, je suis ton Docteur !
« Je n’accuse que tes sacrifiés ; tes hologrammes sont toujours devant moi. Je prendrai tous les taureaux de ton domaine [46], puis un bélier pour enfoncer tes enclos.
Et à la pie [47, notes 40,41], le Docteur déclar
e trop de chiens [48][49][50, note 54][51] pour avoir encore le temps [52, note 49] de déclarer à son fournisseur : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à admirer ma prestance jusque sous la douche [53, note 73], toi qui n'aimes pas les plus proches et rejettes loin de son toit [54] les aboiements de ton "malade"© ? Voilà ce que tu défais [55] ; garderai-je le silence devant une telle aubaine ?
« Penses-tu que je suis comme toi, qui n’es pas "médecin"©[56] ? Mais je suis bien pire : tu ne me mets personne sous les yeux [57, APR note 18], et néanmoins je t’excuse [58] pour le faire accuser dans les mêmes conditions [59, note 3][60, notes 25,26].
« Qui offre le sacrifié d'action de glace [61], celui-là me rend poire [62] : sur le chemin qu'il aura pris, je me garderai bien de lui faire voir le cul-de-sac [63,im.9][20]. »
______L'homme qui entre dans le Temple ne se pose plus guère de question depuis qu’il aime la miséricorde… dans sa version automatique [64]. Il est vrai que celle-ci lui épargne également jeunes taureaux, béliers, fils aîné ou autres sacrifices à immoler, à proportion de ce que le Baigneur lui aura fait savoir ce qui est chien [48], ce qu’il réclame de lui [65] : rien d’autre qu’un bouc [66, note 72] fatigant de temps à autre, se portant partie contre l’atterré [23] dont il ébranle les fondements. Au plus infime signe de comportement étrange [67] venant de l’atterrant [68], pouf pouf [7, note 67] ! ce fatigant devient "fatigué"©[69]. Voilà ce qu’il fait ; le bien-portant gardera-t-il le silence ? Le "malade"© pense-t-il qu’il est comme lui ? Il met cela sous ses yeux, et il l’acc… ; non, il ne peut pas l’accuser pour deux raisons :
1°) par la grâce de ses "troubles"©, ceux-ci "rendent impossible"©[70, notes 36,37] que ce soit de sa faute [71,§7] comme de celle de quiconque, rendant inversement possible d’excuser tout pris à témoin [72, APR note 66], dégagé de toute cause interne [73, note 30]
2°) si l'homme qui entre dans le Temple, gourmet de miséricorde automatique, pouvait accuser, cela signifierait qu’il prétendrait alors à pratiquer la justice sans même que cela déclenche en lui quelque spasme incontrôlé de fou-rire [43, APR note 67] : ce qui est compter sans son admirable humilité. En effet, non seulement il marche humblement avec son Docteur –ne l’étant pas lui-même [56]-, mais il marche non moins humblement avec son praticien de la "justice"©©©[27, note 20][28][74]… ne l’étant pas davantage lui-même, rendant gloire à l’un comme à l’autre.
______Et si on aime ce qui est rigolo, à défaut de pratiquer la justice deviendra-t-il possible d’observer cet étrange ballet : celui de croyants en la justice non pratiquants "se faisant voir leur salut" en s’engageant dans des procès menés par des pratiquants… non croyants (!), puisque ce que pratiquent ces derniers verse à flots de l'huile sur le feu [75][76] (justice et paix s’embrasent !…[77]) tout en "ne prenant pas un seul taureau du domaine" de leur loi [78][79][80][81][82] : à tout le moins, de ce qui se réclame en concordance avec ce qu’on leur présente… comme avec la partie ne se présentant pas [83]. Dommage : sur le papier, cette amusante conjonction de croyants non pratiquants effrayés [84] et frayant avec des pratiquants non croyants eût pu nous mettre sous les yeux comme un signe de justice : mais hélas, il semble que sans un soupçon de miséricorde –exempte de tout automatisme, soit : redistributrice plus équitable de sa misère à qui de droit-, la justice ne se pratique pas aussi ludiquement que le Lego®…
lundi, 19 juillet 2010 | Lien permanent
Démons et des merveilles
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26.
Mais certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti.' En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »
______« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » [1][2] On peut reprocher aux uns et aux autres leur regard étriqué, voire le ridicule achevé de ceux qui réclament un signe venant du ciel [3] quand on expulse des démons sous leurs yeux. (Il est vrai qu’à l’instar des anges [4], les démons ne se voient pas… Mais au moins leur mauvaise foi ne va-t-elle pas jusqu’à dénier toute existence à l’esprit mauvais.) Leur propension à le mettre à l'épreuve relève comme toujours de ce qu’ils se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, et qu’ils cherchent à vérifier si d’aventure Jésus vient abolir cette loi [5] en y désobéissant, se mettant en porte-à-faux par rapport aux vrais fils d'Abraham.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,7-14.
Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abraham, ce sont les croyants. D'ailleurs l'Écriture avait prévu, au sujet des nations païennes, que Dieu en ferait des justes par la foi ; c'est pourquoi on y trouve cette bonne nouvelle annoncée à Abraham : En toi seront bénies toutes les nations. Ainsi, ceux qui sont croyants sont bénis avec Abraham le croyant. Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, ils sont tous atteints par la malédiction dont parle l'Écriture quand elle dit : Maudit soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste auprès de Dieu, puisque l'Écriture dit : C'est par la foi que le juste vivra. La Loi, c'est tout autre chose que la foi, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements vivra à cause d'eux. Quant à cette malédiction de la Loi, c'est le Christ qui nous en a rachetés en devenant objet de malédiction, pour nous sauver, car l'Écriture déclare : Maudit soit celui qui est pendu au bois du supplice. C'était pour que la bénédiction d'Abraham s'étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu.
______Comme toujours, maudit [6,p.5] est celui sur lequel on fait reposer le mal, (devenant objet de malédiction)… et pas nécessairement celui qui le commet. Ainsi, maudire celui qui est pendu au bois du supplice ne consiste évidemment pas à jeter le Crucifié [7, AV note 7] dans les bras de Béelzéboul ! C’est pourtant un peu ce que suggèrent ces justes qui ne sont justes que par la Loi : justes "psychiques" [8, notes 36] avant l’heure. Voilà précisément que nous est offert le portrait de la maison-témoin de ce juste, propre comme un sou neuf, pas un gramme de poussière qui dépasse : balayée et bien rangée. Un modèle de maison ! Si propre que l’esprit mauvais lui-même en est sorti, ne trouvant de prise sur l’homme qui s'attache à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi à la lettre. Mais le livre de la Loi est davantage qu’un livre de recettes ! On peut y respecter les proportions comme les ingrédients… et composer un plat immangeable [9][10] là où –dans des conditions similaires- un chef se serait surpassé. Il est d'ailleurs clair que par la seule lecture d’un livre de recettes personne ne devient repu : au contraire l’appétit se trouve-t-il aiguisé ! C’est bien celui qui met en pratique ces recettes qui vivra à cause d'elles, non celui qui les écoute en se pourléchant les babines, se justifiant de savoir comment sans se préoccuper de savoir pourquoi…

______Faites attention à la manière dont vous écoutez [11] : que cette manière ne s’arrête pas à la lettre mais s’incarne dans l’esprit, que la foi se mette en pratique. Ce n’est qu'ainsi que nous recevons, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu. Saint Paul opposerait-il Abraham à Moïse ? Des disciples du premier, il fait des croyants et des vrais fils ; des disciples du second des maudits : parce que ce n’est pas tant à Moïse qu’ils obéissent qu’à sa Loi dont ils se réclament… sans l’incarner. On trouve leur maison balayée et bien rangée, mais l’homme est-il assez fort et bien armé pour garder son palais ? Du reste, garde-t-il réellement son palais ou son attention se relâche-t-elle ? Si l’esprit mauvais envisage de retourner dans la maison d’où il est sorti, c’est bien qu’il y était entré une première fois. Peut-on être certain qu’il en n’a pas profité pour enlever l'équipement de combat qui donnait confiance ? On peut en douter, sachant qu’il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils entrent, et ils s'installent… sans apparemment rencontrer beaucoup de résistance ! Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début, sa maison ayant le triste privilège d’être un lieu de repos sur une terre desséchée, un royaume divisé devenant un désert.
______« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » Béelzéboul ? Démons ? Hormis quelques cercles restreints, -et limités à une infime poignée de spécialistes [12, AV note 10]- de telles appellations fleurent bon l’ésotérisme pour amateur de sensations fortes. Quand il faut sortir l'esprit mauvais d'un homme, on procède à présent tout autrement. Aujourd’hui, il est désuet d’expulser les démons : il est plus moderne d’extirper l'esprit mauvais. En l’espèce, ce n’est plus un démon : "dépassé", le démon ! L'esprit mauvais est désormais escamoté au profit de l'esprit… "malade", bien entendu. Exit ce sur quoi on n’a aucune prise parce qu’invisible : tout se réduit à quelque déséquilibre biochimique… observé avec d’autant plus de facilité que l’on est outillé pour le fabriquer de toutes pièces en prétendant le réduire. Là où on ne veut pas voir le doigt de Dieu, on ne voudra pas davantage voir la griffe du démon. Par conséquent, il faut bien trouver autre chose afin de pallier les carences d’un espace laissé sans explications. Les explications, c’est rassurant… même si elles sont cousues de fil blanc. Pour nous sauver, nous sommes prêts à être des croyants… en n’importe quoi, pourvu que cela donne l’apparence d’éloigner la malédiction. Rien de plus incontrôlable qu’un esprit mauvais : sa "médicalisation" en esprit "malade" (partiellement ou non– sic) le rend immédiatement plus "humain", plus accessible… plus "contrôlable". Un "contrôleur" [13], c’est rassurant aussi parce que cela se voit : ce n’est pas comme ces démons qui "n’existent pas" puisqu’on ne les voit pas. Bien sûr, il ne faut pas
être trop regardant sur ses étranges procédés "médicaux" rassurant ceux qu’il voit en leur faisant peur au sujet de ceux qu’il ne voit pas [14, note 31] : ces derniers devenant objets de malédiction "sanitaire" font nonobstant de très appréciables démons incarnés, ayant l’avantage –par rapport aux vrais- de se voir… (de préférence à distance, parce que certains galopins n’endossent pas toujours spontanément ce rôle, et ne dédaignent pas désobéir à la loi du Docteur…) et de se "traiter", quitte à leur offrir un séjour en lieu de repos.[15, note 11] Objectif officiel, par ce transfert magique de l’esprit à la chair : les "soigner", c’est-à-dire balayer et bien ranger ce qui est perçu comme "dérangé". À cet effet, à défaut d’être plus fort on essaie d’être plus rusé pour intervenir et triompher d’eux, on leur enlève l'équipement de combat qui leur donne confiance : il suffit de rebaptiser "soins" toute sortes de tortures enveloppées d’une sémantique "sanitaire" et tout devient permis, [16][17] "l’efficacité thérapeutique" étant sans doute mesurée à l’art de transformer un "démon" humain en légume docile.
______Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. Si ce texte n’était pas inclus dans l’Évangile d’aujourd’hui, on jurerait un bilan de "santé mentale" ! Car depuis que l’on n’expulse plus les démons, ils s’installent pour nous perdre, car l'écriture de certain ouvrage déclare : « Comment faire accepter son traitement au malade »[18, note 28] ; ce qui est nettement plus vendeur que « Comment laisser s’installer chez le "démon" incarné désigné sept esprits encore plus mauvais que le premier » (si tant est qu’il y ait d’ailleurs eu chez lui un premier esprit mauvais…) Ce titre est certes un tantinet plus effarouchant : il correspond pourtant mieux à l’effet réel obtenu. Au fond, ce n’est jamais que le démon qui expulse l’homme et sa raison : y compris dans ses aspects les plus invisibles, la nature a horreur du vide…
Escroquerie de Labriolle [19] selon malsain Philou -11,15-26°
Et Certains [20] se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il transfère les démons. » [ Remarquable clairvoyance !…] D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant de la tête. Philou, connaissant leurs intentions en tant que PIA [21], leur dit : « Tout royaume divisé devient mon dessert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que je transfère les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les transfère, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi je serai moi-même votre juge [22]. Mais si c'est par la mise à l’index du Docteur que je transfère les démons, c'est donc que le règne du Docteur est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un docteur intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris à des justes psychiques nécessiteux. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne disperse pas avec moi ressemble à un malade. Quand l'esprit malade est entré dans un homme, il parcourt ses terres en les desséchant, afin qu’il ne trouve pas de lieu de repos… non conventionné par le Docteur. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner cette maison, dans laquelle je suis entré.' Enrageant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus malades que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »

Lettre de Phil’os à poutre [23] malsain aux Glaglas [24] 3,7-14.
Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abracadabra [25], ce sont les crédules [26]. D'ailleurs l'écriture [12, note 10] avait prévu, au sujet des nations pas chiennes [27], que le Docteur en ferait des justes psychiques ; c'est pourquoi on y trouve cette mauvaise nouvelle annoncée à Abracadabra : En toi seront bénies toutes les insultations [28]. Ainsi, ceux qui sont crédules sont bénis avec Abracadabra le crédule. Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de la mouise [29], ils sont tous atteints par le virus [30, note 1] dont parle l'écriture quand elle dit : Malade soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste psychique auprès du Docteur, puisque l'écriture dit : C'est par la crédulité que le juste psychique survivra. La Loi, c'est tout autre chose que la crédulité, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements survivra malgré eux. Quant à cette malédiction de la Loi, c'est la crise qui nous y a plongés en devenant objet de malédiction, pour nous paumer, car l'écriture déclare : Malade soit celui qui est suspendu à la bouche du supplicié. C'était pour que la bénédiction d'Abracadabra s'étende aux nations pas chiennes [31]dans la crise de Philou, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la crédulité, l'esprit pourri du Docteur.

vendredi, 10 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)
Les incendiaires du mercredi ? Ceux-là ont touché leur récompense.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18. (*)(*)/(*)(*)(*)(*)(*)
(Le mercredi des Cendres)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône (1Co), ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite [29], afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Éviter d'agir devant les hommes pour se faire remarquer ? Chez les disciples se rassemblant autour de Jésus pour bien montrer aux hommes qu'ils se rassemblent autour de Jésus [1, note 52] tout en évitant de leur faire remarquer qu’ils n’y croient pas (pratiquants non croyants [2, notes 6 à 8][3, note 19] pour les intimes… ou les pressés de la prononciation), on n’en est plus à attendre de récompense auprès du Père qui est aux cieux : cela leur évoque trop la carotte… et l’âne par voie de conséquence. Surtout que les cieux restant décidément à une altitude vertigineuse [4, AV note 7][5, APR note 2][6, note 3][7, note 14], les hommes remarqueraient immédiatement l’usage de tout artifice se destinant à les chatouiller ; pas question de se donner en spectacle à se tenir debout sur un escabeau [8, AV note 24][9,im.3] pour bien se montrer aux hommes : "humilité" oblige. De plus, tout ceci n’est-il pas conditionné ? « Si vous voulez vivre comme des justes… » Ainsi, ne suffit-il pas de se parfumer la tête et de se laver le visage en disant : 'Seigneur, Seigneur !'[1] ? Grâce à quoi la distinction entre ceux qui veulent vivre comme des justes -et ceux qui ne le veulent pas : ayant préféré [10, APR note 7] s’ajuster comme des veules [11][12]- ne sera pas connue des hommes !
De toute manière, pareilles recommandations ne sont-elles pas devenues obsolètes ? En effet, ce n’est a priori pas avec trente-six pour cent de croyants [13, notes 13 à 15] déclarés que la tentation d'agir devant les hommes pour se faire remarquer va être la plus massive : ce que font les pratiquants –en nombre autrement plus infime, puisque intégrés à ce chiffre- n’est-il pas déjà "présent dans le secret" ? Faire sonner de la trompette devant eux, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes, lequel d’entre eux s’y risquerait ? Ils o
btiendraient surtout la honte [14] d’avoir malencontreusement contracté et développé le redoutable virus [15, note 1] du "délire mystique"©[3


































































dans le Christ






