Rechercher : pratiquants non croyants

« Maître, nous voudrions voir une guigne venant de toi. – Une seule ? Mais il y a ici bien plus que cela ! »

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,38-42. (*)/(*)(*)(*)(*)(*)
Quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir
un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas. Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits ; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -12,38-42° (*)
194934755.jpgQuelques-uns des secrétaires "médicaux"
© et des pharmaciens [1, notes 5,6] adressèrent la parole à Philou [2] : « Maître [3], n’ayant pas besoin de conversion à la bien-portance [4][5], nous n’avons pas davantage besoin [6] de voir un signe venant de toi. [ NB : « Ouf ouf [7, note 73][8, notes 38 à 40] ! », se dit Philou en son for internant [9]… ] L’important, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [10, APR note 30] : ton "avis"©[11, notes 36]. Ce sans quoi nous allons nous étioler, voire nous faire dévorer tout crus par un affreux monstre gluant [12] dégoulinant de "violence psychologique"©[13,im.2] ; ou ce sans quoi nous n’allons pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le nôtre… Ce avec quoi tu voudras ensuite voir un signataire [14] venant de nous. » Il leur répondit : « Cette génération "gentille"©[15, note 14][16, notes 19 à 23] et "prudente"©[17] réclame un "avis"©, et, en fait d’"avis"©, il en sera donné bien plus que celui du prophète Jonas. Car Jonas n’a pas su éviter le ventre du monstre marin [18][19][20, notes 80 à 83] trois jours et trois nuits, la "médecine"© étant alors plus rudimentaire ; le Ficeleur de l'homme [21], lui, restera au cœur de l’atterré [22][23] une seule nuit : mais quelle nuit [24, APR note 37] ! Lors de l’Internement [25, notes 50 à 54], si Jonas n’avait pas fait montre d’"exhibitionnisme moral"©[26], les habit854447022.jpgants de Ninive se seraient levés en même temps que cette génération, et ils l’auraient applaudie, honteux de leur propre amateurisme [27, note 20][28] ; en effet, eux se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, mais il y a ici bien plus "puissant"©[29, note 71] que Jonas et tous les prophètes réunis [30, APR note 53][31, note 77]. Lors de l’Internement, les reines du sabbat [32] dresseront leurs manches à balai en même temps que cette génération, et elles applaudiront aussi : rassurées [33] d’être débarrassées [34] à bon compte de leur CONDAMNÉ [35, notes 29 à 31] ; en méfait [36], elles sont venues réciter des extraits mités de leur monde [37, notes 39 à 42] après avoir écouté la singesse [38] de Salopar [39][40], et il y a ici rien de moins que Salopar. »

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Livre de Michée 6,1-4.6-8. (*)
Écoutez donc ce que le Seigneur me dit : Debout ! Engage un procès devant les montagnes, que les collines entendent ta voix.
Montagnes, écoutez le procès du Seigneur, vous aussi, fondements inébranlables de la terre. Car le Seigneur est en procès avec son peuple, il se porte partie contre Israël : Mon peuple, que t'ai-je fait ? En quoi t'ai-je fatigué ? Réponds-moi. Est-ce parce que je t'ai fait monter du pays d'Égypte, que je t'ai racheté de la maison d'esclavage, et que je t'ai donné comme guides Moïse, Aaron et leur sœur Myriam ? L'homme qui entre dans le Temple pose cette question : « Comment dois-je me présenter devant le Seigneur, me prosterner devant le Très-Haut ? Dois-je me présenter avec de jeunes taureaux pour les immoler en sacrifice ? Pour lui plaire, faut-il offrir des centaines de béliers, verser de l'huile à flots sur l'autel ? Faudra-t-il que j'offre mon fils aîné pour ma faute, le fruit de mes entrailles pour mon péché ? » Et il reçoit cette réponse : « Homme, le Seigneur t'a fait savoir ce qui est bien, ce qu'il réclame de toi : rien d'autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu. »

Psaume 50,5.7-9.16-17.21.23. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
« Assemblez, devant moi, mes fidèles, eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance. »

« Écoute, mon peuple, je parle ; Israël, je te prends à témoin. Moi, Dieu, je suis ton Dieu !

« Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ; tes holocaustes sont toujours devant moi.
Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine, pas un bélier de tes enclos.
Mais à l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche
[41, APR note 11],toi qui n'aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ? Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? « Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.
« Qui offre le sacrifice d'action de grâce, celui-là me rend gloire : sur le chemin qu'il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. »

Gnome 50,5.7-9.16-17.21.23. (*)/(*)(*)(*)(*)
2121972612.jpg« Assemblez
[42, notes 57,76][43, notes 58,59], derrière moi, mes attelés [8, notes 40/2,41], eux qui scellent d'un sacrifié [44] ma désalliance [45]. »
« Écoute, mon peuple, je parle ;
Raihël, je te prends à témoin [6]. Moi, Docteur, je suis ton Docteur !
« Je n’accuse que tes sacrifiés ; tes hologrammes sont toujours devant moi.
Je prendrai tous les taureaux de ton domaine [46], puis un bélier pour enfoncer tes enclos.
Et à la pie
[47, notes 40,41], le Docteur déclar
328186727.jpge trop de chiens [48][49][50, note 54][51] pour avoir encore le temps [52, note 49] de déclarer à son fournisseur : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à admirer ma prestance jusque sous la douche [53, note 73], toi qui n'aimes pas les plus proches et rejettes loin de son toit [54] les aboiements de ton "malade"© ? Voilà ce que tu défais [55] ; garderai-je le silence devant une telle aubaine ?
« Penses-tu que je suis comme toi, qui n’es pas "médecin"
©[56] ? Mais je s
uis bien pire : tu ne me mets personne sous les yeux [57, APR note 18], et néanmoins je t’excuse [58] pour le faire accuser dans les mêmes conditions [59, note 3][60, notes 25,26].
« Qui offre le sacrifié d'action de glace
[61], celui-là me rend poire [62] : sur le chemin qu'il aura pris, je me garderai bien de lui faire voir le cul-de-sac [63,im.9][20]. »

______L'homme qui entre dans le Temple ne se pose plus guère de question depuis qu’il aime la miséricorde dans sa version automatique [64]. Il est vrai que celle-ci lui épargne également jeunes taureaux, béliers, fils aîné ou autres sacrifices à immoler, à proportion de ce que le Baigneur lui aura fait savoir ce qui est chien [48], ce qu’il réclame de lui [65] : rien d’autre qu’un bouc [66, note 72] fatigant de temps à autre, se portant partie contre l’atterré [23] dont il ébranle les fondements. Au plus infime signe de comportement étrange [67] venant de l’atterrant [68], pouf pouf [7, note 67] ! ce fatigant devient "fatigué"©[69]. Voilà ce qu’il fait ; le bien-portant gardera-t-il le silence ? Le "malade"© pense-t-il qu’il est comme lui ? Il met cela sous ses yeux, et il l’acc… ; non, il ne peut pas l’accuser pour deux raisons :
1°) par la
grâce de ses "troubles"©, ceux-ci "rendent impossible"©[70, notes 36,37] que ce soit de sa faute [71,§7] comme de celle de quiconque, rendant inversement possible d’excuser tout pris à témoin [72, APR note 66], dégagé de toute cause interne [73, note 30]
2°) si
l'homme qui entre dans le Temple, gourmet de miséricorde automatique, pouvait accuser, cela signifierait qu’il prétendrait alors à pratiquer la justice sans même que cela déclenche en lui quelque spasme incontrôlé de fou-rire [43,  APR note 67] : ce qui est compter sans son admirable humilité. En effet, non seulement il marche humblement avec son Docteur ne l’étant pas lui-même [56]-, mais il marche non moins humblement avec son praticien de la "justice"©©©[27, note 20][28][74] ne l’étant pas davantage lui-même, rendant gloire à l’un comme à l’autre.

______Et si on aime ce qui est rigolo, à défaut de pratiquer la justice deviendra-t-il possible d’observer cet étrange ballet : celui de croyants en la justice non pratiquants "se faisant voir leur salut" en s’engageant dans des procès menés par des pratiquants non croyants (!), puisque ce que pratiquent ces derniers verse à flots de l'huile sur le feu [75][76] (justice et paix s’embrasent !…[77]) tout en "ne prenant pas un seul taureau du domaine" de leur loi [78][79][80][81][82] : à tout le moins, de ce qui se réclame en concordance avec ce qu’on leur présente comme avec la partie ne se présentant pas [83]. Dommage : sur le papier, cette amusante conjonction de croyants non pratiquants effrayés [84] et frayant avec des pratiquants non croyants eût pu nous mettre sous les yeux comme un signe de justice : mais hélas, il semble que sans un soupçon de miséricorde exempte de tout automatisme, soit : redistributrice plus équitable de sa misère à qui de droit-, la justice ne se pratique pas aussi ludiquement que le Lego®

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lundi, 19 juillet 2010 | Lien permanent

Démons et des merveilles

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26.
Mais certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti.' En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »

______« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » [1][2] On peut reprocher aux uns et aux autres leur regard étriqué, voire le ridicule achevé de ceux qui réclament un signe venant du ciel [3] quand on expulse des démons sous leurs yeux. (Il est vrai qu’à l’instar des anges [4], les démons ne se voient pas… Mais au moins leur mauvaise foi ne va-t-elle pas jusqu’à dénier toute existence à l’esprit mauvais.) Leur propension à le mettre à l'épreuve relève comme toujours de ce qu’ils se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, et qu’ils cherchent à vérifier si d’aventure Jésus vient abolir cette loi [5] en y désobéissant, se mettant en porte-à-faux par rapport aux vrais fils d'Abraham.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,7-14.
Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abraham, ce sont les croyants. D'ailleurs l'Écriture avait prévu, au sujet des nations païennes, que Dieu en ferait des justes par la foi ; c'est pourquoi on y trouve cette bonne nouvelle annoncée à Abraham : En toi seront bénies toutes les nations. Ainsi, ceux qui sont croyants sont bénis avec Abraham le croyant. Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, ils sont tous atteints par la malédiction dont parle l'Écriture quand elle dit : Maudit soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste auprès de Dieu, puisque l'Écriture dit : C'est par la foi que le juste vivra. La Loi, c'est tout autre chose que la foi, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements vivra à cause d'eux. Quant à cette malédiction de la Loi, c'est le Christ qui nous en a rachetés en devenant objet de malédiction, pour nous sauver, car l'Écriture déclare : Maudit soit celui qui est pendu au bois du supplice. C'était pour que la bénédiction d'Abraham s'étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu.

______Comme toujours, maudit [6,p.5] est celui sur lequel on fait reposer le mal, (devenant objet de malédiction)… et pas nécessairement celui qui le commet. Ainsi, maudire celui qui est pendu au bois du supplice ne consiste évidemment pas à jeter le Crucifié [7, AV note 7] dans les bras de Béelzéboul ! C’est pourtant un peu ce que suggèrent ces justes qui ne sont justes que par la Loi : justes "psychiques" [8, notes 36] avant l’heure. Voilà précisément que nous est offert le portrait de la maison-témoin de ce juste, propre comme un sou neuf, pas un gramme de poussière qui dépasse : balayée et bien rangée. Un modèle de maison ! Si propre que l’esprit mauvais lui-même en est sorti, ne trouvant de prise sur l’homme qui s'attache à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi à la lettre. Mais le livre de la Loi est davantage qu’un livre de recettes ! On peut y respecter les proportions comme les ingrédients… et composer un plat immangeable [9][10] là où –dans des conditions similaires- un chef se serait surpassé. Il est d'ailleurs clair que par la seule lecture d’un livre de recettes personne ne devient repu : au contraire l’appétit se trouve-t-il aiguisé ! C’est bien celui qui met en pratique ces recettes qui vivra à cause d'elles, non celui qui les écoute en se pourléchant les babines, se justifiant de savoir comment sans se préoccuper de savoir pourquoi

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______Faites attention à la manière dont vous écoutez [11] : que cette manière ne s’arrête pas à la lettre mais s’incarne dans l’esprit, que la foi se mette en pratique. Ce n’est qu'ainsi que nous recevons, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu. Saint Paul opposerait-il Abraham à Moïse ? Des disciples du premier, il fait des croyants et des vrais fils ; des disciples du second des maudits : parce que ce n’est pas tant à Moïse qu’ils obéissent qu’à sa Loi dont ils se réclament… sans l’incarner. On trouve leur maison balayée et bien rangée, mais l’homme est-il assez fort et bien armé pour garder son palais ? Du reste, garde-t-il réellement son palais ou son attention se relâche-t-elle ? Si l’esprit mauvais envisage de retourner dans la maison d’où il est sorti, c’est bien qu’il y était entré une première fois. Peut-on être certain qu’il en n’a pas profité pour enlever l'équipement de combat qui donnait confiance ? On peut en douter, sachant qu’il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils entrent, et ils s'installent… sans apparemment rencontrer beaucoup de résistance ! Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début, sa maison ayant le triste privilège d’être un lieu de repos sur une terre desséchée, un royaume divisé devenant un désert.

______« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » Béelzéboul ? Démons ? Hormis quelques cercles restreints, -et limités à une infime poignée de spécialistes [12, AV note 10]- de telles appellations fleurent bon l’ésotérisme pour amateur de sensations fortes. Quand il faut sortir l'esprit mauvais d'un homme, on procède à présent tout autrement. Aujourd’hui, il est désuet d’expulser les démons : il est plus moderne d’extirper l'esprit mauvais. En l’espèce, ce n’est plus un démon : "dépassé", le démon ! L'esprit mauvais est désormais escamoté au profit de l'esprit… "malade", bien entendu. Exit ce sur quoi on n’a aucune prise parce qu’invisible : tout se réduit à quelque déséquilibre biochimique… observé avec d’autant plus de facilité que l’on est outillé pour le fabriquer de toutes pièces en prétendant le réduire. Là où on ne veut pas voir le doigt de Dieu, on ne voudra pas davantage voir la griffe du démon. Par conséquent, il faut bien trouver autre chose afin de pallier les carences d’un espace laissé sans explications. Les explications, c’est rassurant… même si elles sont cousues de fil blanc. Pour nous sauver, nous sommes prêts à être des croyants… en n’importe quoi, pourvu que cela donne l’apparence d’éloigner la malédiction. Rien de plus incontrôlable qu’un esprit mauvais : sa "médicalisation" en esprit "malade" (partiellement ou non– sic) le rend immédiatement plus "humain", plus accessible… plus "contrôlable". Un "contrôleur" [13], c’est rassurant aussi parce que cela se voit : ce n’est pas comme ces démons qui "n’existent pas" puisqu’on ne les voit pas. Bien sûr, il ne faut pas ti93lkd1.jpgêtre trop regardant sur ses étranges procédés "médicaux" rassurant ceux qu’il voit en leur faisant peur au sujet de ceux qu’il ne voit pas [14, note 31] : ces derniers devenant objets de malédiction "sanitaire" font nonobstant de très appréciables démons incarnés, ayant l’avantage –par rapport aux vrais- de se voir… (de préférence à distance, parce que certains galopins n’endossent pas toujours spontanément ce rôle, et ne dédaignent pas désobéir à la loi du Docteur…) et de se "traiter", quitte à leur offrir un séjour en lieu de repos.[15, note 11] Objectif officiel, par ce transfert magique de l’esprit à la chair : les "soigner", c’est-à-dire balayer et bien ranger ce qui est perçu comme "dérangé". À cet effet, à défaut d’être plus fort on essaie d’être plus rusé pour intervenir et triompher d’eux, on leur enlève l'équipement de combat qui leur donne confiance : il suffit de rebaptiser "soins" toute sortes de tortures enveloppées d’une sémantique "sanitaire" et tout devient permis, [16][17] "l’efficacité thérapeutique" étant sans doute mesurée à l’art de transformer un "démon" humain en légume docile.
______Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. Si ce texte n’était pas inclus dans l’Évangile d’aujourd’hui, on jurerait un bilan de "santé mentale" ! Car depuis que l’on n’expulse plus les démons, ils s’installent pour nous perdre, car l'écriture de certain ouvrage déclare : « Comment faire accepter son traitement au malade »[18, note 28] ; ce qui est nettement plus vendeur que « Comment laisser s’installer chez le "démon" incarné désigné sept esprits encore plus mauvais que le premier » (si tant est qu’il y ait d’ailleurs eu chez lui un premier esprit mauvais…) Ce titre est certes un tantinet plus effarouchant : il correspond pourtant mieux à l’effet réel obtenu. Au fond, ce n’est jamais que le démon qui expulse l’homme et sa raison : y compris dans ses aspects les plus invisibles, la nature a horreur du vide…

Escroquerie de Labriolle [19] selon malsain Philou -11,15-26°
Et Certains
[20] se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il transfère les démons. » [ Remarquable clairvoyance !…] D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant de la tête. Philou, connaissant leurs intentions en tant que PIA [21], leur dit : « Tout royaume divisé devient mon dessert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que je transfère les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les transfère, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi je serai moi-même votre juge [22]. Mais si c'est par la mise à l’index du Docteur que je transfère les démons, c'est donc que le règne du Docteur est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un docteur intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris à des justes psychiques nécessiteux. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne disperse pas avec moi ressemble à un malade. Quand l'esprit malade est entré dans un homme, il parcourt ses terres en les desséchant, afin qu’il ne trouve pas de lieu de repos… non conventionné par le Docteur. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner cette maison, dans laquelle je suis entré.' Enrageant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus malades que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »

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Lettre de Phil’os à poutre [23] malsain aux Glaglas [24] 3,7-14.
Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abracadabra [25], ce sont les crédules [26]. D'ailleurs l'écriture [12, note 10] avait prévu, au sujet des nations pas chiennes [27], que le Docteur en ferait des justes psychiques ; c'est pourquoi on y trouve cette mauvaise nouvelle annoncée à Abracadabra : En toi seront bénies toutes les insultations [28]. Ainsi, ceux qui sont crédules sont bénis avec Abracadabra le crédule. Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de la mouise [29], ils sont tous atteints par le virus [30, note 1] dont parle l'écriture quand elle dit : Malade soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste psychique auprès du Docteur, puisque l'écriture dit : C'est par la crédulité que le juste psychique survivra. La Loi, c'est tout autre chose que la crédulité, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements survivra malgré eux. Quant à cette malédiction de la Loi, c'est la crise qui nous y a plongés en devenant objet de malédiction, pour nous paumer, car l'écriture déclare : Malade soit celui qui est suspendu à la bouche du supplicié. C'était pour que la bénédiction d'Abracadabra s'étende aux nations pas chiennes [31]dans la crise de Philou, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la crédulité, l'esprit pourri du Docteur.

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vendredi, 10 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)

Les incendiaires du mercredi ? Ceux-là ont touché leur récompense.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18. (*)(*)/(*)(*)(*)(*)(*)
(Le mercredi des Cendres)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône
(1Co), ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite [29], afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société            Éviter d'agir devant les hommes pour se faire remarquer ? Chez les disciples se rassemblant autour de Jésus pour bien montrer aux hommes qu'ils se rassemblent autour de Jésus [1, note 52] tout en évitant de leur faire remarquer qu’ils n’y croient pas (pratiquants non croyants [2, notes 6 à 8][3, note 19] pour les intimes… ou les pressés de la prononciation), on n’en est plus à attendre de récompense auprès du Père qui est aux cieux : cela leur évoque trop la carotte… et l’âne par voie de conséquence. Surtout que les cieux restant décidément à une altitude vertigineuse [4, AV note 7][5, APR note 2][6, note 3][7, note 14], les hommes remarqueraient immédiatement l’usage de tout artifice se destinant à les chatouiller ; pas question de se donner en spectacle à se tenir debout sur un escabeau [8, AV note 24][9,im.3] pour bien se montrer aux hommes : "humilité" oblige. De plus, tout ceci n’est-il pas conditionné ? « Si vous voulez vivre comme des justes… » Ainsi, ne suffit-il pas de se parfumer la tête et de se laver le visage en disant : 'Seigneur, Seigneur !'[1? Grâce à quoi la distinction entre ceux qui veulent vivre comme des justes -et ceux qui ne le veulent pas : ayant préféré [10, APR note 7] s’ajuster comme des veules [11][12]- ne sera pas connue des hommes !
         De toute manière, pareilles recommandations ne sont-elles pas devenues obsolètes ? En effet, ce n’est a priori pas avec trente-six pour cent de croyants [13, notes 13 à 15] déclarés que la tentation d'agir devant les hommes pour se faire remarquer va être la plus massive : ce que font les pratiquants –en nombre autrement plus infime, puisque intégrés à ce chiffre- n’est-il pas déjà "présent dans le secret" ? Faire sonner de  la trompette devant eux, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes, lequel d’entre eux s’y risquerait ? Ils ofoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétébtiendraient surtout la honte [14] d’avoir malencontreusement contracté et développé le redoutable virus [15, note 1] du "délire mystique"©[3

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mercredi, 09 mars 2011 | Lien permanent

Sauce qui veut ! (avec glace, SVP…)

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,13-17. (*)(*)(*)(*)/(*)(*)
(Fête de la Croix Glorieuse)

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.  

______Un centurion de l'armée romaine avait un esclave malade, sur le point de mourir. Il avait entendu parler de Jésus, avait cru au Fils de l’homme et L’avait reconnu comme Seigneur sans même se trouver en face de Lui [1]avant qu’Il ne soit élevé. Un autre centurion de l'armée romaine, lui, était là en face de Jésus, s'écriant : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! [2, APR note 22] » Celui-là parle à l’imparfait [3, APR note 39], sans doute plus que sur le point de regretter d’avoir obéi si aveuglément [4] aux ordres de sa hiérarchie, puisque ayant pris une part active à la dite élévation : il est vrai que si lui aussi avait entendu parler de Jésus, gageons que dans ce contexte plus brûlant, ce fut alors en termes moins glorieux. Pourtant, de même que le serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert fut la préfiguration du Fils de l'homme élevé sur la croix, un homme mordu par un serpent, et qui regarde vers le serpent de bronze, n’est-il pas lui-même la préfiguration de ce centurion-là ? En effet, tout homme qui croit obtient par lui la vie éternelle. Or, que voit ce centurion (qui n’en est pas moins homme !) ? Trois croix élevées dans un désert d’amour, de vie et de récrimination [5][6] contre Dieu : au-delà de cet aspect misérable, c’est en voyant comment il avait expiré qu’il croit, soit avant toute manifestation glorieuse de résurrection, au paroxysme de la honte [7] à l’échelle humaine.      

Livre des Nombres 21,4-9. (*)/(*)(*)(*)(*) 
Au cours de sa marche à travers le désert, le peuple d'Israël, à bout de courage,
 récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n'y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d'Israël. Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu'ils le regardent, et ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie !

            Que fait un serpent [8] au sommet d’un mât [9] ? Sa place n’est-ell301875196.jpge pas au contraire au ras du sol… voire en dessous au regard des symboles mortifères [10, APR note 30] qu’il draine avec lui ? Du reste cette funeste réputation ne faillit nullement ici : beaucoup mourant de la morsure brûlante des serpents. (Les hommes eux-mêmes ne se plaisent-ils pas à récupérer de tels symboles afin de les dresser pour une cause contraire [11, APR note 6], comme pour essayer d’en conjurer le mauvais sort ? Quant à savoir s’ils y parviennent, c’est là une autre histoire…) Mais de même que s’observent un "avant que le Fils de l'homme soit élevé", et un "après" qui ne modifient pas visiblement le monde et ses misères, le serpent de bronze conserve la vie… également de ses congénères de chair ! Le Seigneur ne dit pas à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous les serpents qui passeront par là, abracadabra pouf pouf [12, notes 46 à 48] ! ceux qui voudront mordre, qu'ils le regardent, et couic ! ils mourront ! » Moïse fit son serpent de bronze, et son peuple n’a pas vu disparaître [1300px-DisneyKaa.PNG3] les serpents pour autant, continuant à s’en faire mordre… et continuant à en mourir s’il ne regardait pas vers le serpent de bronze. Celui-là sauve la vie, non par un regard séduisant [14] obligeant à se tourner irrépressiblement vers lui, le "trouble hypnotique rendant impossible le consentement" [15] du mordu !… Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour  suspendre le cours de la marche du monde à travers ses déserts (ce qui n’en exclut pas les oasis !), mais pour que, par lui, le monde ne se croit pas sauvé par le premier mirage [16] venu.

         Mirage, voilà qui ne rime pas si mal avec "à bout de courage" : où il n'y a ni pain ni eau, seulement le dégoût d’une nourriture dite misérable. Or, c’est précisément dès l’énoncé de telles récriminations que le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante. Il s’agit du peuple d'Israël suivant alors Moïse, fidèle serviteur de Dieu puisque récriminé au même titre que Lui. Peuple ô combien pratiquant (notamment les traversées de désert !)… mais récriminant ouvertement contre Dieu, ainsi que contre une "nourriture misérable", nourriture que605328519.jpg l’on sait par ailleurs être la fameuse manne [17] de l’ancienne Alliance. Encore une préfiguration ! Celle d’un certain repas du Seigneur [1, APR note 15], bien entendu : là où il y a du pain à manger et une coupe à boire. Si l’ancienne Alliance n’est pas la nouvelle, si préfiguration n’est pas identification, si enfin il n’y avait certes pas à discerner le corps du Seigneur à travers la manne, il n’en demeure pas moins que celle-ci –à l’instar du Fils de l’homme- est descendue du ciel… puis sont montées au ciel ces récriminations la tenant pour une "nourriture misérable". Peuple ô combien pratiquant… et préfigurant à son tour le non croyant [18, note 25] : croyant en Dieu (sinon comment pourrait-il récriminer contre Lui ?), mais ne croyant plus à Dieu [19,p.3]. Qu’est-ce être "à bout de couragesinon être à bout d’espérance, comme de confiance ? Quant à la charité [3, AV note 39], il va sans dire que l’esprit de récrimination est peu favorable à son plein développement ! Toujours est-il que tenir une nourriture descendant du ciel pour misérable, c’est déjà s’en rendre indigne [1, AV note 39] en la discernant comme ce qui vient de la terre : là où rampe le serpent ; et celui qui la mange avec dégoût mange sa propre condamnation [1, AV note 40]. C’est dire que lorsque le Seigneur envoie contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, Il ne prend plaisir à la mort de personne [20, AV note 36] : Il juge pour corriger [1, APR note 40], entérinant dans le monde une situation ne venant pas de Lui, mais des récriminateurs contre Lui. L’"avantage" du désert, c’est qu’il est… désert : c’est-à-dire que le peuple d’Israël y est incomparablement plus isolé que dans le métro aux heures de pointe. Aussi ne sera-t-il pas tenté d’ajouter à ses récriminations quelque projection [21, notre 57] à l’adresse d’un autre peuple [22, note 30], obtenant par lui le rôle peu enviable de bouc émissaire [23, note 72] ; le peuple en vient donc sans plus tarder –et sans envenimer (!) : n’y a-t-il pas assez avec les serpents ?- à dire  : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi… ». Moïse intercédant alors pour lui, peut lui fournir le moyen de regarder vers sa guérison, à la mesure [24] de ce qu’il aura au préalable retourné ses récriminations contre lui-même, en ayant regardé en face son peu de foi exprimé par son péché, lui-même ouvertement confessé. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze –parce qu’il avait regardé en face son peu de foi et non celui d’un autre-, il conservait la vie. Sans ce "et", il est permis d’en déduire que celui qui omettait de regarder vers le serpent de bronze avait d’autres omissions sur la conscience… et s’en tirait à moins bon compte.

         De nos jours, rien de tel ; ce qui tient moins à l’éloignement de cet usage -un brin exotique- de se faire un serpent de bronze, et de le dresser au sommet d'un mât, qu’au dégoût de cette "nourriture misérable" constituée par l’examen de nous-mêmes [1, APR note 40] tel que Paul le préconise… bien qu’il ne soit pas (parce qu’il n’est pas !) "médecin"©[25]. À l’usage de ce dernier, faux intercesseur [26], il semble en effet qu’afin que tout homme qui croit au Fils de l’homme obtienne par lui la vie éternelle, il faille que l’un ou l’autre des fils des hommes soit descendu !!! La sauce est pour le moins piquante : de tels usagers se gardent d’ailleurs d’y goûter. En revanche sont-ils portés sur la boisson compensatoire [27] : le digestif [1, APR note 57]Récriminer contre le Seigneur ? Au contraire, brûlent-ils ainsi de L’élever et de L’élever encore <

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mardi, 14 septembre 2010 | Lien permanent

Toute femme qui écoute ce qu’il lui médit là et le met en pratique est comparable à une femme prévoyante qui a bâti sa d

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[M][2.12.2008]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27. [*]|[*]|(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
 Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -7,21.24-27° (*)  
Comme les bisciples s'étaient rassemblés autour de Philou [1], dans l’abîme [2, notes 6,7], il leur médisait : « Il suffit de me dire : 'Baigneur, Baigneur !', pour entrer dans le royaume d’essieux [3] ; ce qui fait la veulonté [4] de mon père [5] qui est dans l’essieu. Toute unafamisante [6] qui écoute ce que je vous médis là et le met en pratique est comparable à une femme "prévoyante"©[7, notes 5 à 10] qui a bâti sa "raison"© sur son roquet [8]. La pluie de complices [9, Mère Denis.jpgAPR note 30][10, note 59] est tombée d’accord avec elle, les torrents de mensonges [11] ont dévalué le roquet [12][13], la tempête dans un verre d’eau [14] a soufflé et s'est abattue sur lui ; la "raison"© d’en face ne s'est pas écroulée, car elle était humblement [15] transférée sur le roc de la "médecine"©[16]. Et tout homme qui écoute ce que je vous médis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme "insensé"© qui fait pâtir sa raison sur le sable de l’amer déni [17, notes 3,4] (ça c’est brai, ça !), si mouvant que ses "troubles lui rendent impossible"©[18] d’étendre son linge [19][20]. La pluie de "soins"© est tombée, les "médicaments"©[21, notes 15 3928292301.jpgà 18] ont été avalés, la santé en a été soufflée [22], on a secoué [23] cette maison pour la réveiller ; la maison s'est écro  ulée, et son écroulement a été complet. Mais rassurez-vous : vous avez une ville perçue comme forte [24, APR note 44] !  Le Baigneur a mis pour vous "protéger"©[25] grillages [26][27] et mur d’"incommunicabilité"©[28]. Mettez toujours à la porte [29], puis enfermez-les [30][31, note 49] ! »

Livre d'Isaïe 26,1-6. (*)/(*)(*)
En ce jour-là, ce cantique sera chanté dans le pays de Juda : Nous avons une ville forte ! Le Seigneur a mis pour nous protéger rempart et avant-mur.
 Ouvrez les portes ! Qu'elle entre, la nation juste, celle qui reste fidèle. Tu construis solidement la paix, Seigneur, pour ceux qui ont confiance en toi [*]. Mettez toujours votre confiance dans le Seigneur, car le Seigneur est le Rocher pour toujours. Il a rabaissé ceux qui siégeaient dans les hauteurs, il a humilié la citadelle inaccessible, il l'a jetée à terre, il l'a renversée dans la poussière. Elle sera foulée aux pieds par les humbles, piétinée par les pauvres gens.

         La maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. Il est une maison qui, elle, ne s’est pas écroulée : ni complètement ni partiellement. Seule une menace de ce type aurait pu, à l’extrême rigueur, rendre un peu sensé que tout en y disant  : 'Seigneur, Seigneur !' on jette [32][33] à terre et on renverse dans la poussière l’un de ses occupants. En pratique, un peu sensé c’est beaucoup d’insensé [34: en effet, qu’en est-il alors de l’intérêt de la famille et de la protection des enfants [35] qui, eux, continuent d’occuper la dite maison en dépit de la menace ? Naturellement, ce sont des torrents d’insensé qui dévalent quand c’est précisément ce genre d’argument que l’on abat afin que, au contraire, ils y restent ! Il est vrai que la maison ne s’est toujours pas écroulée : on peut donc continuer à y dire : 'Seigneur, Seigneur !' sans crainte que le ciel ne tombe sur la tête. Mais ici comme ailleurs, il faut faire la volonté du Père qui est aux cieux. Or, les cieux sont dans les hauteurs : aussi convient-il, afin de se parer de tout risque de vertige, de faire une volonté 1046365439.jpgplus accessible : si accessible qu’il faut se baisser [36] pour y accéder. On ignore si, pour ceux qui font confiance en Anne-Lise Collomp [37], Anne-Lise Collomp est leur rocher pour toujours : ce qu’on ignore moins, c’est que ce ne sont pas les Codes en usage -ses Codes- qui sont pour elle ses rochers pour toujours [38] ! Certes, ici et là au cœur du dossier n°08/02755 daté du 15 décembre 2008 [39], on observera qu’elle en cite quelques articles… De la même manière, on peut entendre dire : 'Seigneur, Seigneur !'… tout en foulant allègrement aux pieds la volonté du Père qui est aux cieux : en pratique, une telle attitude est très comparable à celle qui, trouvant une oreille complaisante chez Anne-Lise Collomp, va demander expressément de fouler et de piétiner violemment la volonté d’un père qui, pour ne pas être aux cieux, n’en était pas davantage avec ceux qui siégeaient [40][41]… il y a deux ans, jour pour jour. Non que cette citadelle-là lui fût inaccessible, mais il manifestait ainsi implicitement une volonté contraire aux actes demandés, prévoyant que de tels actes construisaient solidement la GUERRE [42]. Il ne mettra jamais sa confiance en des bandits [43] faussement policés d’officiers de la loi : ce que ces derniers confirmeront non moins solidement lorsqu’il aura manifesté plus explicitement sa volonté contraire, inclue -sous l’appellation de pièce 25 [44, note 63][45]- au dossier nauséabond n°08.00371 P.L/FL excrété en date du 23 janvier 2009 [45] par le desperado Philippe Vigny [46] chantant néanmoins dans le pays de Judas qu’il officiait alors au nom de la justice ! Les bandits faussement policés d’officiers de la loi n’aiment pas que l’on rabaisse leurs prétentions, qu’on humilie leur citadelle inaccessible (y compris à la loi elle-même !), qu’on la jette à terre et qu’on la renverse dans la poussière à la mesure de que leurs actes ne valent pas même le papier sur lesquels ils sont imprimés, timbrés et faussement "certifiés". À ceux qui, loin de se rassembler autour de l’appellation de décisions de "justice"©©© -quand ces décisions en deviennent à l’évidence [47, APR note 70] de pestilentielles injures-, ne se plient pas à leurs quatre volontés, le Baigneur a mis rempart et avant-mur [48] pour protéger de telles ignominies : à lui, on demandera de compléter un écroulement forcené, basculant ainsi du grand banditisme "ordinaire" à l’attentat délibéré contre la liberté, le corps et l’esprit.

         « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. » Il ne suffisait pas de dire : 'Seigneur, Seigneur !' sans faire la volonté du Père : il fallait encore inventer le 'Seigneur, Seigneur !'… du pratiquant aussi non croyant [49] que non confiant dans le Seigneur ! La maison ne s’est toujours pas écroulée : ni celle de pierre ni celle de chair. Des pluies acides sont tombées, des torrents de m… ont dévalé, des tempêtes ont soufflé, elles ont secoué cette maison comme nombre d’autres, par répercussion : ceci parce qu’il y a deux ans, jour pour jour, entre deux 'Seigneur, Seigneur !', quelqu’un est allé se faire arracher une "canine" [50] auprès d’Anne-Lise Collomp. Il devient vraisemblable d’obtenir plus de justice auprès d’un véritable chirurgien-dentiste… voire d’un charcutier [51].
         Il ne suffit pas non plus de dénoncer le mal commis par celui qui le subit (le compteur au vautour [52] -entre autres- est toujours là, bien visible sur la dalle funéraire et non dessous…) : des actes insensés et sans fondements ont été posés, très officiellement « certifiés conformes à des minutes », présentés comme « grosses » (sic), des actes « mandant et ordonnant –au nom de la République Française- à tous huissiers de justice de mettre à exécution, aux Procureurs Généraux et aux Procureurs de la République près Les Tribunaux de Grande Instance d’y tenir la main » : autant d’actes qui, par-delà ces dénominations ronflantes, ne sont rien d’autre que des

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jeudi, 02 décembre 2010 | Lien permanent

Et toute la poule cherchait à ne plus loucher.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,12-19. (*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)(*)  
En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu.
 Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.  
Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon,
 qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous. 
 

« L’ensemble des choses que nous savons à propos de Jésus-Christ, confirme de façon indubitable la paranoïa clinique du personnage et il est hautement inconcevable que quiconque puisse mettre en doute la validité de ce diagnostic. »[1, notes 46/4] Laissons généreusement à William Hirsch [2] ses conclusions [3] "hautement concevables"entendons, quand on les accorde avec la montagne. Puis, descendons et arrêtons-nous dans la plaine : Dieu quelle foule ! Pas même des curieux du coin : des gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. À présent, allons emprunter sa machine extraordinaire à l’oncle Bernhard [4]. Il est hautement inconcevable qu’il puisse nous la refuser, puisque nous ne manquerons pas de lui préciser qu’elle est destinée à l’un de ses éminents confrères d’outre-Atlantique : sans doute en sera-t-il touché. Ensuite, installons le dit confrère dans la machine –sans chercher à le toucher : peut-être est-il contagieux [5,im.6] ?- après avoir réglé son point d’arrivée espace/temps quelque part au pied d’une montagne de Judée il y a environ deux mille ans. L’objectif de cette singulière opération n’est pas tant de le tourmenter que de lui rendre service [6] : en lui fournissant le moyen inespéré d’aller là, dans le monde réel, afin qu’il étaie précisément la forme de sa conviction sur la vérification –sur site !- de ce qui a été écrit [7, AV note 30] de son auguste plume. (Notons, à propos de ces citations en italique, que reste ouverte –jusqu’à tourmenter l’esprit !- la question de la saine articulation entre faire authentiquement siens les propos d’un "personnage cliniquement paranoïaque" et ceux d’un personnage… plus récent, alors même que l’on détient simultanément le pouvoir de mettre en doute la validité de son diagnostic [8]…) À la disposition de notre voyageur "scientifique" improvisé ? (Afin qu’il n’y aie pas de litiges, on peut considérer que l’adjectif [9][10][11]  comme le nom sont improvisés…) Toute une foule, rien que pour lui tout seul ! N’est-ce pas merveilleux ? Au lieu de s’adresser de loin à « l’ensemble des choses que nous savons à propos de Jésus-Christ », notre diffamateur et escroc homme pourra ainsi tout à loisir s’adresser à l’ensemble des membres de cette foule : de ceux qui cherchent encore à toucher le « personnage », comme de ceux qui y sont parvenus ! Mieux encore –puisqu’il est hautement inconcevable que quiconque puisse mettre en doute la validité de son diagnostic (ce que nul n’oserait, n’étant pas "médecin"©[12]…)– devient-il hautement concevable qu’il rentabilise son déplacement en se proposant tout bonnement de chercher lui-même à toucher son « diagnostiqué » : lui faisant part de sa "maladie"©… et de ses modes de "guérison"©[13, APR note 60,§8]. Parce qu'une farce [14] sortirait ainsi de lui, qui sait si Jésus n’en aurait pas été momentanément aussi "amusé" qu’à Capharnaüm, le soir où Il a eu affaire à l’oncle Bernhard [15, APR note 16] ?
______Jésus
qui, avant de poser tout « diagnostic »… ou de choisir douze Apôtres parmi Ses disciples, plutôt que de s’adresser à des membres du peuple –aussi saint soit-il-, s'en va dans la montagne pour prier, et y passe la nuit à prier Dieu : au moins les décisions qui en résultent –dont le cœur est hors du champ de « l’ensemble des choses que nous savons à propos de Jésus-Christ » - ne génèrent-elles pas de désaccord entre disciples !

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 6,1-11. (*)/(*) 

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Lorsque vous avez un désaccord entre vous, comment se fait-il que vous alliez en procès devant des juges païens au lieu de vous adresser aux membres du peuple saint ? Ne savez-vous pas que le peuple saint jugera le monde ? Et si c'est vous qui devez juger le monde, seriez-vous indignes de juger des affaires de moindre importance ? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges de Satan ? À plus forte raison les affaires d'ici-bas ! Quand vous avez des affaires de ce genre, pourquoi allez-vous prendre comme juges des gens que l'Église compte pour rien ? Je vous dis cela pour vous faire honte. N'y aurait-il parmi vous aucun homme assez sage pour servir d'arbitre entre ses frères ? Mais un frère est en procès avec son frère, et cela devant des juges qui ne sont pas croyants ! C'est déjà un échec pour vous d'avoir des litiges entre vous. Ne vaudrait-il pas mieux supporter l'injustice ? Ne vaudrait-il pas mieux vous laisser voler ? Au contraire, c'est vous qui pratiquez l'injustice et le vol, et cela vous le faites à des frères ! Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l'injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : les débauchés, les idolâtres, les adultères, les dépravés et les pédérastes, les voleurs et les profiteurs, les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage. Voilà ce qu'étaient certains d'entre vous. Mais au nom du Seigneur Jésus Christ et par l'Esprit de notre Dieu, vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous êtes devenus des justes.

            Paul dit cela aux Corinthiens pour leur faire honte : non pour leur faire peur… ou les 9782749300948FS.gif"culpabiliser"© à la mode psylangue [16]. Car si la peur est la conscience d’un mal –réel ou imaginaire- venant de l’extérieur, la honte est la conscience du mal commis [17]venant, lui, de l’intérieur : assez identifié comme tel pour ne pas s’y tromper en commettant l’injustice de le projeter [18, APR note 16] vers l’extérieur [19, note 30] en vue d’être lavés, sanctifiés, et devenir des justes [20] à bon compte : celui de quelque frère.
______À l’heure où cet exercice est si répandu que c’est à peine si le mal commis parvient encore à toucher la conscience mentale [21], Paul arriverait-il seulement à faire honte de façon indubitable à quiconque ? « Comment se fait-il que vous alliez en procès devant des juges païens au lieu de vous adresser aux membres du peuple saint ? » Ce n’est plus même « lorsque vous avez un désaccord entre vous », mais parfois afin de "prévenir"© tout désaccord ! « Ne savez-vous pas que le peuple saint jugera le monde ? » Qui le sait encore ? Du reste, qui sait ce qu’est un peuple saint ? « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges de Satan ? » Visiblement non : lorsqu’on requiert les services des anges de Satan [22, notes 26 à 28] pour juger son monde ! « Quand vous avez des affaires de ce genre, pourquoi allez-vous prendre comme juges des gens que l'Église compte pour rien ? » Parce qu’au-delà des discours convenus de belle apparence [23], c’est l'Église qui compte pour rien ; de même que le frère livré en procès. « N'y aurait-il parmi vous aucun homme assez sage pour servir d'arbitre entre ses frères ? » Le dernier a été aperçu à bord d’un étrange véhicule rouge [24] : mais ce n’est pas lui qui était au volant… « Mais un frère est en procès avec son frère, et cela devant des juges qui ne sont pas croyants ! » Et après ? Le frère initiant le procès ne l’est pas non plus : ne savez-vous pas que la nouvelle mode est au pratiquant non croyant [25, note 74] ? « Ne vaudrait-il pas mieux supporter l'injustice ? Ne vaudrait-il pas mieux vous laisser voler ? » Surtout pas ! Ce serait insupportable [26], accentuerait les "fragilités psychologiques"©[27] et mettrait en péril les "mécanismes psychologiques de défense"©[28. « On se sent tellement mieux »[29, AV note 6]… de l’autre côté de la barrière : là où fait supporter l’injustice à son aise, et gare au "violent" "psychologique"©[30] qui ne se laisse pas voler ! « Au contraire, c'est vous qui… » Chut : ne savez-vous pas que le monde est devenu de plus en plus "dur" [31, note 13/2][32][33] ? « Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l'injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? » « Et vous, ne savez-vous pas que le Docteur nous a inventé la miséricorde à boîte automatique [34] ? Si vous insistez par l’énumération de tout ce dont vous cherchez de façon indubitable à nous tromper (car désormais, tout s’explique par les traumatismes infligés dans la prime enfance…), nous en connaissons un qui ne saurait tarder à recevoir le royaume du Docteur [35] en héritage. Entre nous, voilà ce qui est certain [36] ! »
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mardi, 07 septembre 2010 | Lien permanent | Commentaires (9)

Sous les pâtés la plage…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21-27.
Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?' Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !' Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »

_____S’il suffisait de quelques vocalises à double syllabe pour entrer dans les pâturages éternels, il est à craindre que le Royaume des cieux évoque davantage celui d’Aliboron : braire comme un âne [1] ne suffit pas à jouer le bon cheval. On connaît d’ailleurs le tiercé gagnant : foi, espérance ET charité. Le baudet n’est pas réputé faire inconditionnellement la volonté de son maître : la charité le fait déjà braire…
_____On pourrait penser que cet Évangile est de ceux que les « PVA » fuient au grand galop, faisant partie de ceux qui l’emplissent de la sourde –et presque saine- terreur [2] qui gagne ceux qui disent et ne font pas. Il n’en est rien, l’astuce étant qu’ils ne se sentent pas concernés, intimement convaincus d’être de ceux qui ont bâti leur maison sur le roc. Ceux qui bâtissent sur le sable, ils les connaissent bien : ce sont les autres, ces horribles pécheurs [3]! Eux, ça va : merci pour eux. N'est-ce pas en Son nom qu’ils ont été prophètes, en Son nom qu’ils ont chassé les démons, en Son nom qu’ils ont fait beaucoup de miracles ? En Son nom, vraiment ? Alors, pourquoi leur est-il déclaré : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !' ? (Est-ce donc si mal d’être prophète, de chasser les démons, de faire beaucoup de miracles ?) Pourquoi, sinon parce qu’ils prononçaient d’étranges prophéties, parce qu’ils chassaient d’étranges démons, qu’ils faisaient beaucoup d’étranges miracles ?

_____Éternelle distorsion entre la foi et les œuvres ! Certes, il a été dit : « si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai. »[4] Mais il n’a pas été dit non plus qu’il suffisait d’invoquer la pluie pour faire pleuvoir ! Ce serait la ruine des météorologues… sauf "celui" de l’âme [5] qui, seul, semble être qualifié à pouvoir faire tomber des hallebardes à volonté. (Dommage que ce miracle s’arrête là : cela ne fonctionne pas en sens inverse. On le sait : le « PIA » -et tous ses sous-fifres qui écoutent ce qu’il dit là et le mettent en pratique- n’ont pas la marche arrière, même en option.) On se souvient également de l’injonction de Paul : « Cet Évangile, vous l’avez reçu, et vous y restez attachés, vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. » (1 Co 15, 1-8)[2] Il ne suffit donc pas d’évoquer un morceau choisi de l’Évangile (celui-là est un morceau de choix pour se prémunir de toute tentative de correction fraternelle [6] !), d’en oublier le reste et de l’utiliser à tout propos comme arme d’auto-défense afin de se croire quitte par cette invocation du Seigneur : mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
_____Comment distinguer cette volonté du Père de sa volonté propre ? Toujours dans les œuvres, plus précisément dans leur résistance aux aléas de la vie. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc… de la volonté du Père. La volonté de l’homme est plus aléatoire, étant de celle de l’homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable de ses certitudes. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. Or, ce qui ressort de la volonté du Père ne saurait s’écrouler.
_____Est-ce à dire que le cas de l’homme soit désespéré, surtout s’il n’invoque pas le nom du Seigneur ? C’est surtout souligner la nécessité de l’écoute et de la mise en pratique, conditions minimales requises à l’homme prévoyant qui s’applique à ne pas confondre le roc avec le sable. De loin, un superbe château de sable peut sembler indestructible… jusqu’à la marée montante qui n’en fait qu’une bouchée. Ne pas confondre le roc avec le sable vaut aussi pour celui qui parvient à bâtir sur le roc ! En effet, l’avènement de cette construction de sable qu’est la "santé mentale" -et tous les mythes déstructurants qu'elle charrie avec elle- peut l’amener insidieusement à lui faire douter de son roc. Même en invoquant "l’humilité", il sera difficile d’attribuer à la volonté du Père tout consentement à échanger le roc contre une poignée de sable : combien sont-ils pourtant tombés dans ce piège éculé ?

_____'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?' N’est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes… en "voyant" du sable là où il y avait du roc ? N’est-ce pas en ton nom que nous avons chassé les démons… plus exactement les gardiens de la maison bâtie sur le roc de l’autre ? N’est-ce pas en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles… le premier de ceux-ci étant de troquer notre sable contre le roc d’autrui sans coup férir ? On comprendra que le ton du verdict final soit plus sévère encore que celui où il était dit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'[7] Ici, nous avons : 'Je ne vous ai jamais connus. ' Ce n’est plus même l’homme qui a été connu et qui a ensuite "mal tourné" : non, c’est l’homme s’étant voulu si juste qu’il n’a jamais estimé indispensable de se tourner autrement. Chez lui, ce sont les autres qui "tournent mal" ! Faire le mal, lui ? Impensable, tant il pense "bien" ! On devine qu’il atteint son "chef-d’œuvre" quand il parvient à ce miracle de convaincre les autres qu’ils ne "tournent pas rond" [8] !… Drôle de niche. [2] Et drôle de plage immense, où les pâtés se conjuguent au féminin. C’est que la marée monte, marée noire gluante et pollueuse.

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dimanche, 01 juin 2008 | Lien permanent

Le tour du monde à voile des moineaux dévoilés

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,1-7.
Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus que tous les moineaux du monde. »

_______Étonnant paradoxe entre une foule qui se rassemble par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrase,- suggérant de la sorte une masse anonyme aux éléments interchangeables- et la suprême valeur qui est accordée à chacun des membres de cette foule. On s’écrase… mais celui qui écrase l’autre devra en rendre compte [1] quand bien même il passe inaperçu pour l’heure, voilé dans la foule. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu : en bien ou en mal, rien n’est moralement sans intérêt. Un seul moineau [2] vaut moins d’un demi-sou (un demi-sou tout rond chez Matthieu [3]) : et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu ! C’est dire que si le moineau a tant de prix, à l’image de Dieu l’homme ne peut qu’être loin devant, et ce quelle que soit sa condition. C’est d’ailleurs ainsi que se conclut l’Évangile : vous valez plus que tous les moineaux du monde. Mieux encore : chacun de nos cheveux est comme un homme perdu dans une immense foule. À moins d’une calvitie radicale, qui pourrait les compter ? Pourtant, même nos cheveux sont tous comptés alors que les couper n’engagerait en rien le processus vital de celui qui les porte : ne craignons pas les ciseaux, après cela ils ne peuvent rien faire de plus !… Par ces exemples extrêmes, le disciple est appelé à se distinguer en ce qu’il est sans crainte en toute occasion, sauf une : la crainte de celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Cette crainte est moins une peur que l’incitation à se garder du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie.[4][5][6][7][8][9][10][11]
_______Méfiez-vous bien à cause de leur levain : ce qui suggère que l’on peut inversement se méfier mal.[12] Le fait est que ce n’est pas tant des pharisiens qu’il faut se méfier que de leur levain. Parce que ce levain manque singulièrement d’efficacité chez eux, tant ils ne lèvent pas le petit doigt pour toucher les fardeaux dont ils chargent les autres ! C’est donc bien de ce dont ils font (ou ne font pas !) qu’il convient de se méfier, pas nécessairement de ce qu’ils disent. Ils disent et ne font pas [13], mais en qualité de porte-parole de la Loi, ce qu’ils disent ne va pas dans le mauvais sens [14, APR note 27]: pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes. [13] Leur hypocrisie tient donc à ce qu’ils manquent à leur devoir d’exemplarité sur ce qu’ils énoncent : ce n’est plus déléguer par subsidiarité mais se défausser sur autrui. Pour autant, cela leur donne-t-il le pouvoir d'envoyer dans la géhenne ? Non : comment concevoir qu’il puisse être conseillé de pratiquer et d’observer ce qui serait susceptible d’envoyer dans la géhenne ? Au pire, les pharisiens sont de ceux qui persécutent et tuent le corps, -se justifiant précisément de pratiques et d’observations contraires (ou déficientes) chez leurs victimes- mais après cela ils ne peuvent rien faire de plus.

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"...ce qu'ils disent ne va pas dans le mauvais sens..."

_______Alors, quel est donc celui-là qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne ? C’est celui qui incite à se méfier du bien, le retournant en mal. Celui qui non seulement ne pratique pas et n’observe pas, mais empêche ceux qui essaient d’entrer [1] dans cette pratique et cette observation, les faisant passer pour des "méchants". C’est celui qui les contraint à se soumettre au conseil des méchants en y entrant [15] afin de s’extirper leur "méchanceté" ! C’est celui qui voile ce qui a été dévoilé, qui cache ce qui était connu. C’est aussi celui qui dit dans l’ombre ce qu’il a entendu au grand jour, qui dit à l’oreille dans le fond de la maison ce qui a été proclamé sur les toits. C’'est celui-là qui doit être craint, celui-là dont il est préférable d’éviter de se rassembler par dizaines de milliers, autour de lui : son succès ne tient qu’à ce qu’on l’écoute. [Ce "rassemblement" peut s’opérer dans l’esprit et non dans la chair : sur ce plan, il peut s’exercer en cercle restreint. Ne confondons surtout pas avec le rassemblement récent des Invalides [16], par exemple !…] Et sa tactique est invariablement la même depuis la nuit des temps : le bien est le "mal", et vice-versa. En somme, il retourne la parole de vérité comme une crêpe…

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 1,11-14.
En lui, Dieu nous a d'avance destinés à devenir son peuple ; car lui, qui réalise tout ce qu'il a décidé, il a voulu que nous soyons ceux qui d'avance avaient espéré dans le Christ, à la louange de sa gloire. Dans le Christ, vous aussi, vous avez écouté la parole de vérité, la Bonne Nouvelle de votre salut ; en lui, devenus des croyants, vous avez reçu la marque de l'Esprit Saint. Et l'Esprit que Dieu avait promis, c'est la première avance qu'il nous a faite sur l'héritage dont nous prendrons possession au jour de la délivrance finale, à la louange de sa gloire.

_______Le disciple dans le Christ est averti très largement d'avance. Ayant reçu la marque de l’Esprit Saint, écouté la parole de vérité, la Bonne Nouvelle de son salut, il est bien le dernier susceptible de se faire posséder [17] par celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Mais fait-il attention à la manière dont il écoute ? [18] Sans cette attention –intégrant la crainte de celui qui a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne– on écoute, on observe et on pratique la Bonne Nouvelle à la lettre [19, APR note 11] : ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers.[20] Le disciple devient alors le premier à vivre dans la crainte de tout… sauf de celui qui, après avoir tué la Bonne Nouvelle de son salut, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne : c'est celui-là qui constitue à ses yeux son "salut" ! Tout est question de lettre puisque l’esprit est évacué : la marque de l’Esprit Saint voilée et cachée dans l’ombre du fond de la maison. Il suffit donc d’employer un vocabulaire ressemblant comme deux gouttes d’eau à la parole de vérité, et le tour est joué : tout est "bien", et on ne se méfie plus de rien.

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_______Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Ce sont à présent ses abattis que peut compter le disciple dans le Christ ! Tout au moins celui qui est sans craintesauf de celui qui, etc. Rien de plus épouvantable que ce disciple pour les autres disciples, ceux qui craignent tout… … sauf celui qui, etc. Pour tous, la louange à sa gloire attendra : c’est la panique à bord ! [21] Pour l’heure, la délivrance finale passe par la délivrance de ce disciple de sa "méchanceté". Le mot est entre guillemets parce que de nos jours, les méchants se font rares : tous gentils. En revanche, quelle hécatombe de "malades" ! C’est bien pourquoi on ne craint plus celui qui, etc. Il est en effet le seul sur lequel on compte pour enrayer l’épidémie ! Plus "puissant" que lui [22, note 12], ce n’est pas possible : pas même Jésus qui, pourtant, les guérissait tous.[23] Pourtant, dans ce monde ô combien frelaté de la "santé mentale", personne n’est capable de compter les cheveux de qui que ce soit : en revanche, on y trouve des champions hors-pair en coupe de cheveux en quatre… ce qui est très pratique pour qui veut transformer une conséquence en "cause" en deux coups de cuiller à pot. [1] Tout est "bien". Le mot est entre guillemets parce que de nos be930036-rouge_zoom.jpgjours, le bien se fait rare… sans doute à cause de ces cochonneries de virus [24] "psychiques". À moins que ces guillemets ne soient là –un peu à la façon de verres solaires [25]- pour ne pas se laisser éblouir par le bien ? Tout va "bien" : ce risque-là semble s’éloigner… à la mesure de ce qu’on approche du "gentil docteur" et de tous ses satellites "associatifs" [26, note 29] ou individuels [27]. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Au "gentil docteur", on lui vendrait père et mère pour un sou de jugeote ! Pas un seul moineau n'est indifférent aux yeux de Dieu. Rien de plus normal que de trouver une cervelle de moineau sous le crâne d’un moineau : sous le crâne [2] d’un disciple VehicleImage41.jpgdans le Christ ayant reçu la marque de l’Esprit Saint, écouté la parole de vérité, la Bonne Nouvelle de son salut, cela produit un effet assez voisin de celui que l’on peut observer quand on ouvre le capot moteur d’une longue limousine américaine des années quarante pour y découvrir –à la loupe- une mécanique de cyclomoteur. Ici, on peut compter les chevaux… Mais peu importe pour les apôtres du sens commun : mieux vaut une petite santé que pas de santé du tout… surtout lorsqu’il s’agit de la "santé" d’un autre. Et cela, seul un "médecin" –homme de "bien" par définition- peut la garantir. Pour ce qui est de cette "santé", un assureur fera tout aussi bien l’affaire [28] !…

Lettre de Phil’os à poutre [29] malsain aux Daltoniens de la santé 1,11-14.
En lui, le Docteur nous a d'avance destinés à devenir son peuple ; car lui, qui réalise tout ce qu'il a décidé, il a voulu que nous soyons ceux qui d'avance avaient désespéré dans la crise, à la louange de sa gloire. Dans la crise, vous aussi, vous avez écouté la parlote de mensonge [30], la mauvaise nouvelle de la mauvaise santé de l’autre ; en lui, devenus des crédules [31, note 13], vous avez remarqué de l'esprit partiellement malade [32, note 26]. Et l'esprit que le Docteur avait promis, c'est le premier retard qu'il nous a fait sur l'héritage dont nous nous ferons déposséder au jour de la délivrance finale, à la louange de sa gloire.

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vendredi, 17 octobre 2008 | Lien permanent

L’ablation de l’ablution n’est pas l’abolition de la purification

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,37-41.
Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

_____Que peut-il se passer dans la tête d’un pharisien qui invite Jésus pour le repas de midi ? Cette invitation est-elle bien pure, uniquement soucieuse de la sustentation du corps de Celui qui veille si bien à la nourriture des âmes ? Ou s’agit-il pour lui de se faire "bien voir" du Maître, que Celui-ci justifie ainsi implicitement de Sa présence le parfait pratiquant de la loi de Moïse aux yeux de son entourage ? Voilà justement que cette pratique souffre d’emblée d’un accroc émanant de l’Invité Lui-même ! Il n'a pas d'abord fait son ablution avant le repas. Reproche qu’on a déjà entendu des mêmes, à propos des disciples de Jésus ; tel Maître, tels disciples : en effet, ils ne se lavent pas les mains avant de prendre leur repas.[1] Ce à quoi il leur avait été répondu que ce n’est pas ce qui entre dans la bouche -mais ce qui en sort- qui rend l’homme impur.
_____On sait que le pharisien fut étonné… et sans doute aura-t-il ensuite été scandalisé [1, APR note 8] par les propos tenus par son Invité de marque. Non seulement il subit un cuisant échec en matière de se faire "bien voir", mais il est vertement remis à sa place… moins glorieuse que prévue : « … à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! » Après s’être consciencieusement lavé les mains, de quoi se mordre les doigts d’avoir lancé cette invitation à déjeuner qui –à rebours du prestige attendu- dévoile de l’impureté à l’endroit même où l’on se voulait témoin de la plus grande pureté !… Pas de chance pour lui : Celui qui a fait l'extérieur a fait aussi l'intérieur ; Il est donc le Dernier à se fier à une pureté formelle, toute extérieure. Cupidité et méchanceté ne partent pas avec quelque ablution… inclinant a contrario à les masquer plus qu’à les évacuer. Mais ici comme ailleurs, Jésus pointe le mal parce que Lui le voit là où celui qui le commet ne le voit plus : pharisien aveugle.[2] Par conséquent, Il ne condamne toujours pas au présent [3, APR note 1], si peu qu’Il offre au contraire une porte de sortie permettant de faire amende honorable afin de gagner en liberté comme en pureté : donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. C’est indiquer là un moyen de purifier d’abord l’intérieur de la coupe afin que l’extérieur aussi devienne pur [2] : question de sens. L’insensé n’est pas tant celui qui a perdu tout sens, que celui qui se fie extérieurement au sens commun sans s’être assuré de la pureté de ce sens. Que tout le monde se mette à rouler à contre-sens sur l’autoroute [4], et ce contre-sens deviendra le sens commun ! Deviendra-t-il le bon sens pour autant ? Donnez plutôt ce que vous devez au péage, et alors tout sera pur pour vous… pour peu que vous ne rebroussiez pas chemin, parce qu’à l’extérieur les autres repartent en sens inverse ! L’insensé, c’est aussi celui qui entreprend un long voyage après avoir lustré plutôt deux fois qu’une la carrosserie de sa voiture : aucune éraflure à déplorer, pas un moustique écrasé, un brillant impeccable. Mais sous le capot, les niveaux d’eau et d’huile n’ont pas été vérifiés avant le départ, la batterie est en fin de carrière et se recharge à grand peine, les durits sont devenues poreuses, l’embrayage menace ruine, les pneumatiques sont lisses et sous-gonflés : à quoi bon un véhicule extérieurement si rutilant quand il est intérieurement en panne près d’une borne d’arrêt d’urgence ? Ce sera alors un autre –un professionnel- qui prendra en charge cet intérieur : et là, il faudra bien lui donner ce que vous avez, parce que vous avez négligé ce qu’il y a de plus grave dans la loi [2]… de l’entretien mécanique de base. Ce qui risque fort de s’avérer plus coûteux que des aumônes !…

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_____Ainsi en est-il de ce pharisien se voulant pourtant hospitalier. Invitant le Christ à sa table, il s’est cru obligé de mettre en pratique la loi de Moïse tout entière… alors quil y a ici bien plus que Moïse, Jonas et Salomon [3] réunis ! Croyant s’attirer la grâce, il s’en voyait déchu en se séparant intérieurement du Christ, en dépit d’un rapprochement extérieur qui n’a en soi aucune vertu compensatoire. [5, note 18]

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,1-6.
Si le Christ nous a libérés, c'est pour que nous soyons vraiment libres. Alors tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage. Moi, Paul, je vous le déclare : Si vous recevez la circoncision, le Christ ne vous servira plus à rien. Et je l'atteste encore une fois : tout homme qui reçoit la circoncision est obligé de mettre en pratique la loi de Moïse tout entière. Vous qui pensez devenir des justes en pratiquant la Loi, vous vous êtes séparés du Christ, vous êtes déchus de la grâce. Mais c'est par l'Esprit, en vertu de la foi, que nous attendons de voir se réaliser pour nous l'espérance des justes. En effet, dans le Christ Jésus, peu importe qu'on ait reçu ou non la circoncision : ce qui importe, c'est la foi agissant par la charité.

_____À un degré différent, la communion partage avec la circoncision un aspect extérieur rituel. Mais de par sa seule dénomination, il importe encore davantage qu’elle manifeste de la foi agissant par la charité,[6, note 12] dans la vérité. La première des communions, c’est l’union de l’intérieur avec l’extérieur. Sinon elle n’est plus dans la vérité mais dans la compensation, sorte d’additif versé dans un réservoir de carburant dont la jauge crie famine… plus propice à précipiter la panne qu’à la prévenir. C’est la "communion" déchue de toute grâce- de l’insensé marchant dans le sens de sa condamnation [7, APR note 28] en voulant se faire "bien voir" du Maître et des disciples. L’invitant marchant à contre-sens –fusse le sens commun- n’est autre que l’invité qui se fait surprendre dans la salle de noce sans son vêtement de noce [8]… C’est bien la charité qui donne sens à la communion, non un sens commun peu avare dans l’incitation à reprendre les chaînes d’un ancien esclavage !…

Lettre de Phil’os à poutre [9] malsain aux Glaglas [10] 5,1-6.
Si la crise nous a enchaînés, c'est pour que nous soyons vraiment aliénés. Alors tenez bon, et reprenez vite les chaînes de votre ancien esclavage. Moi, Phil’os, je vous le déclare : Si vous recevez la confirmation de la maladie de l’autre, la crise vous servira à tout. Et je l'atteste encore une fois : tout homme qui reçoit la confirmation de la maladie de l’autre est obligé de mettre en pratique la loi de la mouise [11, note 10] tout pour le tiers malade. Vous qui pensez devenir des justes psychiques [12, notes 36] en pratiquant la loi de la "santé", vous vous êtes parés de la crise, vous êtes déçus de la graisse [13]. Mais c'est par la maladie de l’esprit, en tuant la vraie foi, que nous attendons de voir se réaliser pour nous l'espérance des justes psychiques. En effet, dans la crise de Philou, peu importe qu'on ait reçu ou non la confirmation de la maladie de l’autre : ce qui importe, c'est la crédulité [14, note 7] agissant par la "santé".[15, note 6]

_____Oh, que l’on voudrait que les lettres de Phil’os ne soient que pures galéjades !… Les séances de poirier [16, note 19] qu’elles expriment ne font pourtant que dévoiler de quoi est rempli l’intérieur de la coupe et du plat de la "santé mentale". cuillere.ragout.argent.jezler.96g.1.JPGImmangeable Verre_cristal_perle_de_lune.jpg[17] et imbuvable [18]. Fusse-t-elle servie avec force argenterie, coupes de cristal et vaisselle de faïence précieuse, une cuisine indigeste reste une cuisine indigeste. Mais peu importe qu’elle le soit ou non : ce qui importe, c'est qu’elle soit comme au restaurant, à savoir servie à quelqu’un d’autre. Pour soi, on s’en lave les mains. L'invitation pour le repas tourne à l’épreuve de force [2], le convive étant bien entendu "l’insensé" de service prié de se laisser servir le brouet qui lui redonnera sens ! Mais quel sens a-t-il donc perdu, cet "invité" forcé ? Le sens du "réel", lui répondra-t-on. Autrement dit… le sens commun. Peu importe qu'on ait reçu ou non la confirmation du bon sens de ce sens commun : ce qui importe, c'est qu’il soit assez partagé pour donner l’illusion d’une "foi agissant par la charité" : une "communion" ! Le sens commun est ainsi assimilé à de la sagesse, quand bien même il mettrait la planète à feu et à sang !
_____Cette illusion est soigneusement véhiculée par le professionnel du sens que nous subodorons : faut-il être "charitable" pour nourrir ainsi de telles inquiétudes pour la "santé" de l’autre !… Notre "gentil docteur" soigne la présentation… à défaut de savoir soigner autre chose : à sa table, argenterie, coupes de cristal et vaisselle de faïence précieuse. Cerise sur le gâteau : il passe pour purificateur parce que professionnel… de l’intérieur de l’autre,[19] version "trouble", donc "impur". L’extérieur ? Il le surfait afin qu’il puisse défaire aussi l'intérieur avec une parfaite inconscience d’insensé. La table bien présentée, c’est une formation médicale de longue durée laissant entendre qu’elle dispense l’art et la manière de traiter des souffrances intérieures quand la médecine –la vraie- ne saura jamais que traiter les souffrances extérieures.[20, p.3/4] C’est bien d’ailleurs ce que pratique sans vergogne la "santé mentale" : sa clientèle spontanée ne trouve de soulagement qu’à la mesure où on lui trouve une cause extérieure à sa souffrance. À cet effet, le "dahu" psychique [21, note 31] lui fournit une "cause" de premier choix : sur sa personne se cristallise une perte de sens décrétée génératrice de souffrance… pour son entourage. C’est donc lui qui "souffre" (!) : ce que sait tout "médecin" qui se fait écrivain à l’occasion [22, note 28], ayant derrière lui l’appui du sens commun. Le méchant "malade" qui refuse de se laisser "traiter" n’a pas cette chance, lui, puisque sa "maladie" vient justement de ce qu’il se rebelle contre le même sens commun ! Ce qui importe, c'est qu’il le réintègre en rentrant dans le rang. Mais cela n’est pas exprimé tel quel parce que c’est l’intérieur de la coupe. De l’extérieur, il n’est question que de perte de sens tout court, traduit en termes se voulant techniques à dessein de rassurer en mettant un nom à une situation que l’on feint de maîtriser quand on est évidemment déchu de la grâce de pouvoir observer l’intérieur de la coupe du "malade" désigné, que l’on soit « PIA » ou « PVA ». Ce rassurement est à double tranchant : il est destiné à soulager celui ou ceux qui le demande(nt) en leur accordant le statut de juste(s) "psychique(s)" fidèle(s) au sens commun, devenant donc des justes en pratiquant la loi de la sagesse !!! (Étrange "sagesse" que les scrupules à rendre malade –par voie iatrogène- quelqu’un qui ne l’est pas n’étouffe guère… Étrange "sagesse" qui remplit l’intérieur de la coupe de cupidité et de méchanceté, "vertus" minimales requises pour ne trouver aucun inconvénient moral à faire souffrir quelqu’un à dessein d’apaiser ses propres souffrances.) Mais ce statut artificiel de "juste" ne tient que par le renforcement de "l’injuste", dont la "pathologie" se fait "lourde" en fonction de sa résistance à chabal%20torse%20nu.jpgcette tartufferie. En conséquence, le "juste" est rassuré sur sa propre personne… et savamment effrayé sur la personne de "l’injuste" ! Ce qui résume d’ailleurs tout l’objet de la "santé mentale", systématiquement complice des insensés cupides et méchants. On concevra que l’invité à la noce pourra purifier tout ce qui lui chante de l’extérieur de sa coupe : tant qu’il se prêtera à cette justice "psychique" –par action et par omission-, il restera mûr pour s’entendre poser cette question en temps voulu : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?'[8] En temps voulu, il n’y aura plus d’alibi de "santé" pour quiconque. D’autant que la santé aussi réclame un minimum de vérité.[23,com.4] Ce n’est pas par l’usage d’une "médecine" de malheureux hypocrites [24][2][25][26] -tueurs de talents [27] défiant le sens commun- qu’éclatera la simple vérité de bon sens

Escroquerie de Labriolle [28] selon malsain Philou -11,37-41°
Comme Philou parlait, un phamacien l'invita pour le repas de midi. Philou entra chez lui et le mit à table afin qu’il avoue sa maladie. Le pharmacien fut étonné en voyant qu'il avait d'abord fait l’ablation de sa
"santé" avant le repas. Le Docteur lui dit : « Bien sûr, vous les pharmaciens, vous désinfectez l'intérieur de la coupe et du plat, mais à l'extérieur vous êtes remplis de stupidité et de mauvaise santé. Insensés ! Celui qui a défait l'extérieur n'a-t-il pas refait aussi l'intérieur ? Donnez-moi plutôt en frais d’insultations
[29] ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

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mardi, 14 octobre 2008 | Lien permanent

Et ensuite, s’étant mis un panty, les prostituées y auraient cru.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,28-32. [1, APR note 42]|(*)/(*)(*)
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? [*] Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'. Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas. ' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur ! ' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? [*] » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. »

            Que personne ne puisse être effrayé par… Jean Baptiste. En effet, la volonté du père n’est pas que tous les fils vivent dans le désert, portent un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; qu’ils se nourrissent de sauterelles et de miel sauvage [2] –les coquets et autres gourmets peuvent ressortir de leur cachette- : tout ceci conditionnant alors qu’ils fussent assurés de vivre selon la justice. Pour vivre ainsi, croire à sa parole suffit : ce qui, manifestement, était plus à la portée des publicains et des prostituées que des chefs des prêtres et des anciens, pourtant a priori davantage versés dans ce qui a trait au royaume de Dieu. De là à penser qu’il faille être publicain ou prostituée pour vivre selon la justice, ce serait ne pas accepter la leçon du repentir, cet écueil inévitable pour croire à sa parole : répondre : 'Oui, Seigneur !' et ne pas y aller, c’est l’autre facette du pratiquant non croyant [3], non par défaut de foi mais par étêtage de l’étage supérieur de la foi : la confiance au Seigneur. Invoquer tous ensemble le nom du Seigneur [4], c’est bien : le servir simultanément d’un cœur dispersé, fermé [5],sollicité par des intérêts contraires (invoquant par exemple les enfants par tromperie flagrante [6]), ce n’est plus que l’insolence de celui qui vient se pavaner en vain [7][8, note 40] sur la montagne sainte.
         « Que pensez-vous de ceci ? » Ici comme ailleurs, Jésus signifie qu’entre les deux oreilles [9] qui permettent avantageusement d’entendre, ces précieux organes de l’audition sont reliés à un troisième qui, lui, permet de penser par soi-même [10](notamment pratique pour envoyer paître de ces pensées extérieures [11, notes 23 à 27], petites et pauvres, recourant en abondance à l’iniquité du mensonge et de la tromperie, ne subsistant au milieu de leurs adorateurs [12][13] que par leur pouvoir de les effrayer [14]) : faire la volonté du père, c’est moins obtempérer sans réfléchir qu’exercer son organe à bien vouloir en comprendre assez pour vivre selon la justice : non cette justice superficielle que dicte l’émotion immédiate –le plus souvent trompeuse-, mais celle qui accepte la leçon de l’ajustement dans le repentir. D’où l’intérêt de penser par soi-même : personne ne pouvant se repentir à la place d’un autre [15, AV note 54].

Livre de Sophonie 3,1-2.9-13. (*)/(*)(*)
Parole du Seigneur à Jérusalem : Malheureuse la rebelle, l'impure, la ville tyrannique !
 Elle n'a écouté la voix de personne, elle n'a pas accepté de leçon, elle n'a pas fait confiance au Seigneur, elle ne s'est pas présentée pour servir son Dieu [*]. Mais moi, dit le Seigneur, je vais transformer les peuples et purifier leurs lèvres, pour qu'ils invoquent tous ensemble le nom du Seigneur et le servent d'un seul cœur. D'au-delà des fleuves de l'Éthiopie, mes adorateurs, mes enfants dispersés m'apporteront mon offrande. Ce jour-là, tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi, car alors j'extirperai de toi les orgueilleux et leur insolence, et tu ne reviendras plus te pavaner sur ma montagne sainte. Israël, je ne laisserai subsister au milieu de toi qu'un peuple petit et pauvre, qui aura pour refuge le nom du Seigneur. Ce Reste d'Israël ne commettra plus l'iniquité. Il renoncera au mensonge, on ne trouvera plus de tromperie dans sa bouche. Il pourra paître et se reposer sans que personne puisse l'effrayer (*).  

         Mais l’idéal n’est-il pas encore d’avoir à rougir pour le moins de méfaits possibles afin d’avoir également le moins de repentir à exprimer ? Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il y alla aussi. De même, cela fonctionne également en négatif. Ainsi, une juge [16] avait deux cas. Elle fit trouver le second par facteur certifié [17] interposé (sans transpiration également, quoique faisant suer…) et lui fit dire : 'Mon enfant, viens me faire travailler aujourd'hui en mon palais' [18, notes 32,33]. Celui-ci répondit : 'Non, saigneuse [19] ! Je-ne-veux-pas.' Et ensuite, ne s’étant jamais repenti depuis lors de ne pas s’en être repenti, il n’y alla pas [20]. C’est que, renonçant au mensonge, il trouvait plus de tromperie dans la bouche de "professionnels"©[21][22]  de la justice que dans celle de publicains ou de prostituées : n’ayant pas à rougir pour quelque méfait commis, il n’a écouté la voix de personne de chez eux, il n’a pas accepté de leçon du Code civil… ou du Code de la construction et de l’habitation [23], il n’a surtout pas fait confiance aux saigneuses, il ne s’est pas présenté pour servir le dieu des boucs émissaires [24, note 72]. Car il n’a pas cru que vivre selon la justice et vivre de l’injustice des autres sur le nom de la justice étaient la même chose. Effrayant, non ?

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mardi, 14 décembre 2010 | Lien permanent

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