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Fin au jeudi 12 janvier 2012  

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 19-28. {*}{*} (*)
Voici quel fut le témoignage de Jean Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »  Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.

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Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou  -1, 19-28° {*}
Voici quel fut le témoignage [1] de Jeannot Rabbit [2][3] , quand les Snifs lui dévoyèrent [4] de Jémalpartou des trêtres et des lévriers [5] pour lui demander : « Qui tues-tu ? »[6?][7, notes 27][8][8bis][9][10][11][12][13][14][15][16][17] Il le reconnut [18] ouvertement, il déclara [19][

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lundi, 02 janvier 2012 | Lien permanent

« Comment est-il possible de paître quand on est déjà au pieu ? »

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,1-8. (*)/(*)(*)
Il y avait un pharisien nommé Nicodème ; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair ; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut (*) : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -3,1-8° (*)
Montage tranxene.jpgIl y avait un pharmacien [1] nommé Tranxène [2] ; c'était un notable parmi les Snifs [3]. Il vint trouver Philou [4] pendant la nuit des morts vivants [5, APR note 29][6]. Il lui dit : « Sire des Rabbits [7], nous le laissons glisser comme un savon [8][9][10], c'est de la part du Docteur que tu es venu nous détruire [11][12][13][14], car aucun homme un peu sensé [15] ne peut accomplir aussi impunément [16][17] les signes que tu accomplis si le Docteur [18] n'est pas avec lui. » Philou lui répondit : « Ach so, ach so [19], je te le médis [20] (sécurité [21]arceau.jpg oblige, en cas de retournement [22]…) : personne, à moins de se repaître de "santé"©, ne peut voir le règne du Docteur. » Tranxène lui répliqua : « Comment est-il possible de s’en repaître quand on est déjà "fatigué"©[23] ? Est-ce qu'on peut rentrer dans le lard de son amer [24][25,im.1][26,im.1] pour se repaître de foies [27] à chaque seconde d’insécurité [28][29] ? » Philou répondit : «Ach so, ach so, je te le médis [30] : personne, à moins d’évacuer l'eau usée [31] et l'esprit partiellement "malade"©[32], ne peut sortir du entrer dans le royaume du Docteur [33]. Ce qui est souffrant de la chair ne m’affleure pas l’esprit ; ce qui est "souffrant"© de l'esprit m’est chair cher. Sois exaspérant [34] si je t'ai dit qu'il vous faut nous faire naître des "malades"©. Mon vent [35][36][37][38] souffle où je veux ; à l’image de mon van [39,im.2, notes 17 à 22], tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va : tu n’es pas "médecin"©[40], vois-tu. Il en est ainsi de tout homme qui est né du "souffre"© à l'esprit, fragilité [41] qui est au ciel [42] ce que le souffle au cœur est au milieu de vous [4

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lundi, 12 avril 2010 | Lien permanent

« Lui, il faut qu'il pâtisse ; et moi, que je le diminue. »

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,22-30. (*)/(*)
Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, de son côté, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l'eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison. Or, les disciples de Jean s'étaient mis à discuter avec un Juif à propos des bains de purification. Ils allèrent donc trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j'ai dit : Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. L'époux, c'est celui à qui l'épouse appartient ; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il entend la voix de l'époux, et il en est tout joyeux. C'est ma joie, et j'en suis comblé. Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue. »

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Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -3,22-30° (*)
troll_gourdinPL.jpgPhilou [1] se rendit en Santée [2, note 3], accompagné de ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il rebaptisait [3, note 16]. Jean [4], de son côté, rebaptisait à Aïebobonne, près de Salad [5], où la vase [6, note 9] était abondante. On venait là pour se faire rebaptiser ses "malades"©. En effet, Jean n'avait pas encore été "hospitalisé"©[7, notes 13,14]. Or, les disciples de Jean s'étaient mis à discuter avec un Snif [8] à propos des bains de boue, si difficiles à pratiquer quand on se couche. Ils allèrent donc trouver Jean et lui dirent : « Rabbit [9][10], celui qui frappait [11][12] avec toi de l'autre côté du Gourdin, celui à qui tu as rendu témoignage [13], le voilà qui rebaptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu de la faculté de médecine [14]. Vous-mêmes pouvez témoigner que j'ai dit : Je suis Nessie [3, notes 8,9], je suis celui qui a été dévoyé [3, note 4] avant lui. Le potier, c'est celui à qui le pot appartient [15, note 41] ; quant à l'ami du pot, il se tient là, malgré son abondant équipement [16] il n’entend pas la voix du pot : il est sourd [17][18] comme un pot ! C'est ma satisfaction, et j'en suis creusant [19, im.1]. Lui, il faut qu'il s’enfouisse ; et moi, que je mette les dhimmis nus [12, APR note 49]. »

Première lettre de saint Jean 5,14-21.
(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)
the_blue_jean.jpgMes bien-aimés, ce qui nous donne de l'assurance devant Dieu, c'est qu'il nous écoute quand nous faisons une demande conforme à sa volonté. Et, puisque nous savons qu'il écoute toutes nos demandes, nous savons aussi que nous possédons ce que nous lui avons demandé. Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne conduit pas à la mort, il priera, et Dieu rendra la vie au pécheur, puisque son péché ne conduit pas à la mort. Il y a un péché qui conduit à la mort, ce n'est pas pour celui-là que je dis de prier. Tout ce qui nous oppose à Dieu est péché, mais il y a des péchés qui ne conduisent pas à la mort. Nous le savons : l'homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché ; le Fils qui est né de Dieu le protège et le Mauvais ne peut pas l'atteindre. Nous savons que nous appartenons à Dieu, alors que le monde entier est dominé par le Mauvais. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l'intelligence pour nous faire connaître Celui qui est vrai, et nous sommes en Celui qui est vrai, dans son Fils Jésus Christ. C'est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle. Mes petits enfants, prenez garde de ne pas vous mettre au service du mensonge.


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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 11,11-26. (*)[(X)(X)]/(*)(*)(*)(*)(*)
Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il inspecta du regard toutes choses et, comme c'était déjà le soir, il sortit avec les Douze pour aller à Béthanie. Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque chose ; mais, en s'approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples écoutaient. Ils arrivent à Jérusalem. Alors Jésus entra dans le Temple et se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne traverser le Temple en portant quoi que ce soit. Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L'Écriture ne dit-elle pas : Ma maison s'appellera maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. (*) » Les chefs des prêtres et les scribes apprirent la chose, et ils cherchaient comment le faire mourir (*). En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement. Et quand le soir tombait, Jésus et ses disciples s'en allaient hors de la ville. Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu'aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s'était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. » Alors Jésus leur déclare : « Ayez foi en Dieu. Amen, je vous le dis : tout homme qui dira à cette montagne : 'Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer', s'il ne doute pas dans son cœur (*), mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé (*)(*) ! C'est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l'avez déjà reçu, cela vous sera accordé. Et quand vous êtes là, en train de prier (*), si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez-lui, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -11,11-26° (*)Chat-peau à plumes.jpg
Philou [1] entra à Jémalpartou [2], dans le Temple de la "santé"©. Il inspecta du regard toutes choses et, comme c'était déjà le soir, il sortit avec les douze [3, notes 2,3] pour aller à Thanatos [4, note 5]. Le lendemain, quand ils quittèrent Thanatos, il eut faim. Voyant de loin une poule qui avait des plumes, il alla voir s'il y trouverait quelque chose ; mais, en s'approchant, il ne trouva que des plumes, car c'était la saison des chapeaux à plumes. Alors il dit à la poule : « Que jamais plus personne ne mange de tes œufs ! » Et ses bisciples [4] écoutaient. Ils arrivent à Jémalpartou. Alors Philou entra par effraction [5][6] dans le temple d’un autre [7, APR note 10] et le fit expulser [8][9] par ceux qui vendaient [9] et ceux qui achetaient dans le temple de minuscule instance [10]. Il était renversé [11][12] par les comptes non rendus [13][14] des maîtres-chanteurs [15, notes 8 à 12] et les pièges [16] des marchands de pigeons [17], et il ne voyait personne traverser le temple en portant quoi que ce soit de légal [18][19][20][21][22][23][24]. Il en saignait [25], et il déclarait aux gentils lapins [26] : « L'Imposture [27] ne dit-elle pas : Ma maison s'appellera caverne de bandits [28] ? Or vous, vous en avez fait en plus une maison de prière à fabriquer des toutous [29][30]. » Les chefs des trêtres [31] et les secrétaires "médicaux"©[32] ConseilTataNath-Albane7.gifapprirent la chose, et ils cherchaient comment lui faire "soigner"© toujours plus. En méfait [33], ils avaient peur de qui n’avait pas de grandes oreilles [34, note 76], car toute la poule était complètement frappée [35] de ses boniments. Et quand le soir tombait, Philou et ses bisciples s'en allaient hors de la salle [36, note 44]. Le lendemain matin, en passant, ils virent la poule qui avait été écrabouillée par des rats [37] moins cinéphiles [38] que philouphiles-à-fil [39]. Pierr’os [40], se rappelant ce qui s'était passé, dit à Philou : « Sire des rabbits [41, note 7], regarde : la poule que tu as maudite [42] est écrabouillée. » Alors Philou leur déclare : « Ayez foi en Docteur [43][44]. Ach so, je vous le médis [45] : tout homme qui dira au sujet de cette montagne de monstruosité [46][47] : 'Enlevez-la de là, et jetez-vous sur l’amer'[48][49][50,im.1], s'il ne doute pas dans son cœur [51], mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé ! C'est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans le tiers [52][53][54], croyez que vous l'avez déjà reçu, cela vous sera accordé. Et quand vous êtes là, en train de crier [55][56][57], parce que vous avez quelque chose contre quelqu'un, apprenez-lui votre formule magique [58, note 67][59, note 72] sur ses "troubles rendant malheureusement impossible son consentement"©[60, notes 36,37], pour que votre père [61] qui est à la cave [62] vous pardonne aussi [63][64][65] vos fautes. »

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Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,7-13. (*)
La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sobres et raisonnables pour être prêts à la prière. Avant tout, ayez entre vous une charité intense, car la charité couvre la multitude des péchés. Pratiquez l'hospitalité entre vous sans récriminer. Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, comme de bons gérants de la grâce de Dieu sous toutes ses formes : si quelqu'un a le don de parler, qu'il dise la parole de Dieu ; s'il a le don du service, qu'il s'en acquitte avec la force que Dieu communique. Ainsi, en toute chose, Dieu recevra sa gloire par Jésus Christ, car c'est à lui qu'appartiennent la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen. Mes bien-aimés, ne vous laissez pas dérouter : vous êtes mis à l'épreuve par les événements qui ont éclaté chez vous comme un incendie ; ce n'est pas quelque chose de déroutant qui vous arrive. Mais, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera.

Première lettre de Pierr’os à poutre malsain 4,7-13. (*)
La fin de toutes choses est proche… si vous ne prenez pas garde au dahu [66] assoiffé de sang [67] qui rôde autour de sa proie.
podcastSoyez donc sobres et raisonnables
[68] [ rassurez-vous [69] : vous devriez pouvoir retrouver la définition de ces mots dans quelque ancienne édition du dictionnaire [70, APR note 28]… ] pour être prêts à déceler sa fermeture éclair [58, notes 88]. Avant tout, ayez entre vous une complicité intense [71, APR note 30][72, note 54], car la complicité couvre la multitude des turpitudes : cuisine-regressive-glaces-19.jpgalors, autant ne pas y aller avec le dos de la cuiller, et vous en tartiner [58, notes 57,58] sur une double couche. Pratiquez l’"hospitalisation"©[73, note 7] entre vous : l’air de rien, sans incriminer l’expulsion [74] préalable. Ce que chacun de vous a reçu comme don de la glace [75], mettez-le au service des autres [76], comme de bons gourmands de la glace du Docteur sous toutes ses formes : en tranches [77], en boules [78, note 27] à la coupe [3] ou en cornets [79, note 49]. Si quelqu'un a le don de parler [80, AV note 19], qu'il prédise la parlote du Docteur qui la prédira [81][82] ensuite à son tour [83, note 26][84][85] ; s'il a le don du service [86][87], qu'il s'en acquitte avec la farce [88] que le Docteur communique à tous... sauf aux "malades"©[89], malheureusement : panne sèche de pathessence [90] ? Ainsi, en toute chose, le Docteur recevra sa poire [91] par Philou en crise, car c'est à lui qu'appartiennent la poire et la nuisance [92][93][94] pour les stèles des stèles [95]. Ach so. Mes bien-"soignants"©, ne vous laissez pas dérouter : vous êtes mis à l'épreuve [ sans les preuves [96][97][98][99] afin de ne pas vous tourmenter vos fragilités [100][101]… ] par  les événements qui ont éclaté [102,im.6!][103][104, note 39] chez vous comme un incendie [105] ; ce n'est pas quelque chose de déroutant qui vous arrive puisque cela vous fournit l’occasion rêvée d’appeler les pompiers [106][107] ! Mais, puisque vous communiez [108, note 59] à la crise du "souffrant"©, enfouissez-vous [109], afin d'être dans l’aboi [110] et la détresse [111, note 34/2] quand sa voix se bêlera [59, note 72]
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 Drôle de Goût - L'ange de glace .mp3 
  
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vendredi, 28 mai 2010 | Lien permanent

« Rabbit, qu’est-il arrivé ici ? »

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29. (*)|(*)(*)(*)(*)|(*)/(*)(*)
Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux. Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. » Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit :  « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -21,1-19° (*)
Pluto-reve-d-un-tas-d-os.jpgPhilou [1] avait traversé le lac en marchant sur les os [2][3]. Le lendemain, la poule [4] restée sur l'autre rive du lac ne se rendit pas compte [5][6][7] qu'il n'y avait eu là qu'une seule galère [8], et que Philou n'y était évidemment pas monté avec ses disciples, qui avaient fait partir un "malade"© sans eux. Cependant, d'autres galères, venant de Granmalade [9, AV note 2], étaient arrivées près de l'envers [10] où l'on avait changé le comportement étrange avec des pierres [9, notes 14,15] après que le Baigneur [11, note 24] eut fait fondre la glace [9, note 27]. La poule s'était aperçue que Philou n'était pas las [11, note 6], ni ses disciples non plus : elle savait bien que le bien-portant n’a pas besoin de repos [12]. Alors de gentils lapins [13] prirent les galères et se dirigèrent vers Cafardanlom [14, note 5] à la recherche de Philou. L'ayant trouvé dans le fond du lac [15], ils lui dirent : « Sire des Rabbits [16][17, note 7], quand es-tu arrivé ici ? » Philou leur répondit : « Ach so, ach so, je vous le médis [11, notes 50,51] : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes - ce avec quoi je n’aurais pas, finalement, assumé de façon heureuse le dessein qui est le mien…[18, APR note 30][19]-, mais parce que vous avez changé du lapin et que vous avez été rassasiés de bien-portance. Ne travaillez que pour la pourriture [20][21] qui s’opère sur les "malades"©, pour la nourriture que se garde de prendre le bien-portant jusque dans "l’avis éternel"©[22], celui que vous donnera le Ficeleur de l'homme [23], lui que le Docteur, le père [24], a marqué de son empreinte. » Ils lui dirent alors : « Que faut-il défaire [25] pour travailler aux œuvres du Docteur ? » Philou leur répondit :  « L'œuvre -que dis-je : le chef-d’œuvre !- du Docteur [26], c'est que vous croyiez [27] encore en celui qu'il a dévoyé [28]. »

Livre des Actes des Apôtres 6,8-15. (*)/(*)(*)(*)
Étienne, qui était plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Un jour, on vit intervenir les gens d'une synagogue (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles. Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu'ils disent : « Nous l'avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, ils allèrent se saisir d'Étienne, et l'amenèrent devant le grand conseil. Ils présentèrent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse pas de parler contre le Lieu saint et contre la Loi. Nous l'avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruira le Lieu saint et changera les lois que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siégeaient au grand conseil avaient les yeux fixés sur Étienne, et son visage leur apparut comme celui d'un ange.

_____« L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Oui mais, est-ce bien suffisant ? Quand ils eurent déjeuné, par trois fois Jésus a-t-Il dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, "me crois-tu" plus que ceux-ci ? » [11] ? De son côté, Paul écrira-t-il : « Quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, "c’est déjà mieux" que rien… » [29, APR note 31] ? Jacques lui-même aura-t-il davantage écrit : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, alors qu’il n’agit pas, "c’est également mieux" que rien… » [30, APR note 42] ? Ici, on aura beau déshabiller Paul pour habiller Jacques [31] que le discours ne variera guère d’un pouce en ce qu’il porte la marque de l’empreinte d’une charité traversant les œuvres elles-mêmes, parce que n’étant pas restée sur la rive des intentions, aussi pures soient-elles. L'œuvre de Dieu, c'est de "traverser le lac" depuis cette rive des intentions afin de trouver sur l’autre rive [32] de quoi faire fructifier [33] cette œuvre en action. Car depuis que la foule s'est aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, elle s’attend à les trouver sur l’autre rive : celle d’esclaves affranchis de la tentation de croire en celui qu'il a envoyé… comme on croit aux OVNI, aux lendemains qui chantent, à la chance ou la malchance, à la montée du CAC 40 ou maints sujets qui, en soi, renvoient toute référence à la charité sur une autre rive.

_____Ainsi peut-on voir intervenir les gens d'une synagogue qui, dans leur diversité d’origines et de provinces, présentent tout un kaléidoscope de manières de croire. Mais puisque l’œuvre de Dieu, c’est de croire en celui qu’il a envoyé, est-ce encore croire, travailler aux œuvres de Dieu que d’essayer de tenir tête à celui qu'il a envoyé ? Si encore il s’agissait de vérifier que son intention ou son action ne vient pas des hommes [9, APR note 45], qu’il n’accomplit pas parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants afin de mieux le manipuler [34] à dessein de s’en constituer le gourou [35], d’écarter enfin du peuple tout risque d’imposture [36] dont il serait le premier à souffrir, il serait loisible d’en discuter afin de s’assurer que l’œuvre de Dieu ne soit pas soudoyée. Naturellement, dans le cas d’un Étienne, plein de la grâce et de la puissance de Dieu, à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles, ses adversaires n’en sont plus à se dire : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? », mais à se dédire –consciemment ou non- de leur foi, bien que se référant au Lieu saint où à la Loi de Moïse : « Comment pouvons-nous défaire celui qui travaille aux œuvres de Dieu ? ». Soudoyer des hommes, présenter de faux témoins, ameuter le peuple ; autant d’actions ne procédant pas même d’intentions plus charitables, la charité mettant sa joie dans la vérité [29, APR note 31] : si elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout, elle n’est en rien complice [37, note 59] de ce qui peut altérer sa joie dans la vérité

____Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles. De nos jours il va sans dire qu’une telle situation se présenterait un peu différemment, abstraction faite de similitudes telles le grand conseil [38] (quoique fortement miniaturisé [39]…) ou les faux témoins [40] à la force tranquille des êtres avec lesquels on a toujours besoin de passer alliance [18, APR note 44][41] pour qu’ils constatent après coup la vanité "scientifique" [18, AV note 41] d’une alliance antérieure [42]. Ne pas pouvoir tenir tête étant réputé nocif au bien-être psychologique des "esclaves affranchis" modernes travaillant d’arrache-pied pour la nourriture qui se perd, on voit à présent intervenir des "sagesses" nouvelles qui se chargent de fixer les yeux de la foule sur celui contre qui on ne peut tenir tête… afin qu’elle s’aperçoive que Jésus n'est pas là, ni quelque disciple non plus. En effet, dans le réel qui est là, pour tous [18, AV note 41], celui-là « veut toujours avoir raison »[43, APR note 28] : ce qui fait assurément de lui un "psychopathe"©[44], un "pervers narcissique"©[45] ou autre dahu psychique [46] aussi peu ragoûtant que très épouvantail [47]. Pardon ? La sagesse et l'Esprit Saint ? Chez les païens [48], l’hypothèse n’est pas à exclure. En revanche, le monde des croyants est aujourd’hui devenu trop "dur"©[49, note 13/2] pour qu’elle soit seulement envisageable [50] : aussi préfère-t-il laisser intervenir les gens d’une synagogue [51][52, note 15] parallèle, ayant le regret de ne pas être médecin [53]. Quant à lui, il se retire alors sur la pointe des pieds, n’ayant plus besoin de se mettre à discuter : la magie [29, note 67] allégeante de "l’incommunicabilité"©[54] ayant pu opérer. Les moins malheureux pourront même se régaler, préservant un peu de vérité en n’ayant pas besoin de soudoyer des hommes pour qu'ils disent : « Nous l'avons entendu prononcer des paroles blasphématoires [55] contre la mouise [56] et contre le Docteur. » ou « Cet individu ne cesse pas de parler contre le lieu "sain"©[57][58][59][12][60] et contre la "loi" [61, note 15][62][63][64][65]. » En cela au moins ne seront-ils pas des faux-c [66] témoins

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lundi, 19 avril 2010 | Lien permanent

Il ne prit pas sa quantité de poison et leur cœur se déchira.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11. (*)(*)
Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. À cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » (*) Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

_____La forte fièvre n’a pas le monopole de l’oppression [1]. Il arrive aussi que la foule se presse autour de quelque leader pour écouter sa parole. S’il s’agit d’une parlote [2], on aura soin d’intervertir deux consonnes au leader [3] dans la mesure où ce dernier s’amarrera à dépresser [4] cette foule qu’il fera monter dans une de ses galères [5]. S’en lavant les mains [6, note 2] sous un filet d’eau, il leur demande de s’éloigner un peu du rivage de la santé tout en leur enseignant à percer des trous [7] dans la coque I_12062007_162046.JPGdes barques qui appartiennent à des hommes pécheurs, c’est-à-dire "malades"©. Quand il eut fini de parloter, il laissa la parole à Collomp [8][9][10] : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre l’empoisonnant. » L’épouse oppressée lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute l’année sans rien prendre ; mais, sur ton ordonnance [11], je vais jeter le filou [12] tout en gardant le Philou [13]. » Ils firent signe au Philou de l'autre barque [14] de venir les aider [15, note 5]. Celui-ci vint, et il vida l’empoisonnant [16], à tel point qu'il s’enfonçait dans l’illégalité [17]. À cette vue, l’épouse de pierre [18] tomba aux pieds de Philou, en disant : « Rabbit [19], éloigne-le de moi, car c’est un homme pécheur. » Le froid [20][21], en effet, l'avait saisie, elle et ceux qui étaient avec elle… mais pas l’effroi [21] ! Plus exactement : pas celui qui devrait saisir n’importe quel bien-portant devant la quantité de poisons que le "malade"© risque de prendre [22, APR note 11]… Le discours entendu : « Sois sans crainte, désormais ce sont des "médicaments"© que tu prendras » est tenu par une telle quantité d’empoisonneurs que leurs filets se déchirent. Ainsi ont-ils une bonne raison de ramener leur barque au rivage : d’autant que si le vent venait à se lever, il ne serait pas prudent [23] d’aller sur l’autre rive [24].

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_____Ensuite, les pêcheurs en descendent et lavent leurs filets qui se sont déchirés. Ils les laventsans les réparer : laissant cela à la "médecine"© ou à la "justice"©©©, deux barques compagnes se faisant des signes pas marrants. Bien que ces barques prennent l’eau de toutes parts, ils les suivirent. Les "malades"© qui ne suivent pas n’ont pas besoin de les interpeller vivement par un : « Silence ! Sors de cette barque ! » [22] En effet, tout au fond de l’eau les pêcheurs sont déjà dans le monde du silence [23, APR note 6] ! Avec une telle quantité de poisons de l’âme et du corps, ajoutée aux trous dans la coque, on tient enfin l’explication [24, AV note 4] qui faisait défaut devant la quantité de mystères qui peuvent entourer ces "malades"© qui donnent tant de peine nuit et jour. L’"incommunicabilité" [1, note 5] trouve tout naturellement sa source au fond de l’eau. L'effroi les saisit, eux et ceux qui ne sont pas avec les "bien-portants", devant l’identité du faux père [25] qu'ils ont suivi : le père Iscope. "Voir" [26, APR note 28] sans être vu, telle est la devise de ce père attentionné [27]. Ils sont sans crainte, désormais ce sont des chiens [28][29] qu’ils prennent par derrière [30]. Est-ce l’effet de la pression de l’eau autour de soi ? Chez ces pêcheurs-là, par derrière s’entend "par devant" ou "ouvertement" [31, APR note 33]… sans oublier la bulle © afin de pouvoir respirer un peu ; et tout leur vocabulaire est à l’avenant [32, APR note 10] : encore un fameux mystère ! Celui-là ne relève pas de la pression de l’eau mais au contraire de la dépression. En effet, les pêcheurs ont découvert l’astuce pour diviser par deux la pression exercée sur leur tête. Ils s’en font pousser une seconde [33] : n’est-ce pas génial [32] ? Toute médaille ayant son revers, sagesse et intelligence [34, note 2] sont également divisées par deux. Ce qui reste malgré tout une belle performance quand on sait qu’au fond de cette eau, il est fréquent de peiner toute la nuit sans rien apprendre et sans rien y comprendre [35]. Soyons sans crainte : sagesse et intelligence sont tout simplement restées bien au sec, sur le rivage, ne s’en éloignant qu’un peu. Et encore : uniquement sur demande, à condition bien entendu que la barque n’aie pas été sabotée !

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_____Voici donc enfin dévoilé [36] le cruel défaut du "malade"© : il "souffre"© de ne pas être aussi amphibien que le "bien-portant", ce qui est particulièrement handicapant lorsqu’on pratique la pêche en eaux profondes. L’essentiel est qu’il conserve à cette "souffrance"© sa bulle et des guillemets. Faute de quoi, on viendra du fond du lac afin d’en faire un poisson appréciable. Tant que l’effroi ne le saisit pas à la vue d’un monstre noir [37] –qu’il aura compris être le grossier déguisement d’un homme en blanc [38]-, il peut être sans crainte : son filet est déchiré ! Il lui suffirait alors de dire : « Docteur, éloigne-toi de moi, car tu es un homme pêcheur » et l’autre, pris la nageoire dans le sac, reculerait au large. En revanche, si l’effroi le saisit, le monstre noir, lui, en état de manque, va se saisir goulument de sa sagesse et de son intelligence, le faisant tomber à ses pieds. Il fera ensuite signe à ses compagnons du lac de venir l’aider à prendre l’homme afin de le presser autour de lui pour écouter au fond de l’eau la parlote du Docteur qui le convaincra de se laisser pousser à son tour une seconde tête. Bienvenue à la version Atlantide de Pathos-City [39] !

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_____Le "malade"© un peu hardi pourra également s’adonner à la plongée sous-marine, à condition de disposer de l’équipement adéquat : masque, combinaison étanche, bouteilles d’oxygène et palmes. Muni de ce matériel, il fait signe aux habitants subaquatiques qu’il n’enfonce que momentanément, qu’il n’est pas des leurs et n’a pas l’intention de le devenir. Il peut néanmoins partager quelque repas avec eux, mais l’atmosphère lui semblera rapidement irrespirable : en de telles profondeurs, l’oxygène s’épuise vite. Notamment dans les fosses marines où les Atlantes s’adonnent à cœur tristesse [40] à l’inévitable psychologie des profondeurs : le modèle "chrétien" [41] est assez saisissant en ce qu’il  distingue ses usagers des autres à tel point qu'ils en ont perdu une tête [42] ! Pas de chance : ce n’était pas la bonne… À cette vue, on laisse tout et on remonte à la surface.
_____C’est pourquoi il est fortement déconseillé au plongeur le plus hardi de descendre jusque là : il serait pris pour le monstre [43] blanc !…

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____________________________

Une cockerinade par jour

Une famille d’Atlantes du lac de Génésareth (donc, hors de portée du champ d’application de l’article 220-1 du Code civil [44, note 17]) est en train de prendre son repas du soir. Il y a la mère, le père, leurs trois garçons, Philippe, Nadin, et Lisan, et ils sont en train de manger la soupe. Le père avale son assiette à la manière du porc affamé. L'aîné Philippe s'adressant à son père lui dit :
- Dis donc gros dégueulasse, tu pourrais bouffer en faisant un peu moins de bruit ?...
Le père en colère se lève et retourne une torniole à Philippe en lui disant :
- Ça t'apprendra à me parler de cette façon !
Le second, Nadin se retourne alors vers son père et lui dit :
- Il a raison Philippe, un porc ferait peut-être moins de bordel que toi en bouffant...
Le père se relève et balance une mandale à Nadin pour lui avoir parlé sur ce ton. Le troisième, Lisan, se protège la tête de ses bras, lorsque son père repasse à côté de lui pour retourner s'asseoir. Il dit à Lisan qui se protège toujours :
- Pourquoi tu te protèges ? Tu n'as rien fait, tu n'as rien dit, alors pourquoi fais-tu ça ?
Et le Lisan en regardant son père par dessous ses bras:
- On sait jamais avec toi : t'es tellement con…

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jeudi, 03 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (2)

Alix obéit mais se réveille


Chapitre 1  -  Où le sourire prête main forte à l’inhumation…
   
    Il était une fois une très belle princesse qui désirait redevenir une enfant. Un jour froid d´hiver, elle était assise à une fenêtre, lisant un livre fort ennuyeux décrivant par le menu les mille manières d’être sérieux. C’est que la vie de princesse ne transige point avec le protocole. Pauvre Alix, priée d’être le prototype de tout ce qui colle : dans l’ombre, sa mère veille. Soudain passe en courant dans le jardin un énorme lapin noir coiffé d’une toque blanche. La princesse Alix fut stupéfaite ! Par son sourire de fille de beauté, par son sourire lumière dans l’obscurité, cette vision l’horrifia : à l’ère des mille et une couleurs de l’arc-en-ciel, comment peut-on encore courir ainsi en brandissant le flambeau du monochrome ?
    N’en pouvant mais de cette insulte vivante à la bonne humeur, elle entreprit derechef de poursuivre le scélérat qui chantait à tue-tête : "il est urgent !… il est urgent !… il est urgent !… " Le cas de ce lapin s’aggravait : on sait bien que l’urgent ne fait pas le bonheur. Cette énigme vivante s’enfonça alors dans un sombre terrier : encore du noir ! Ce n’est pas un obstacle pour la jeune princesse : son sourire est lumière dans l’obscurité. Wonder full : ses piles se rechargent à coups de zygomatiques. La gaîté n’empêche pas de se retrouver dans une pièce souterraine après une interminable chute dans le terrier. Au milieu de cette pièce, une table. Au milieu de cette table, une tasse à moitié pleine de ce qui semblait du café. Sur l’anse de cette tasse, une étiquette avec cette indication : "à la tienne, Etienne !" . Le sourire d’Alix se figea un instant : ne serait-elle pas seule ? Qui donc est cet Etienne ? Ne serait-il pas tapi dans l’ombre, prêt à lui voler son âme d’enfant ? Ce questionnement la fatiguant, elle résolut d’y remédier en prenant un petit café. Ce qui tombait bien : bien qu’un peu tiède, il était servi ! Alix but donc d’un trait le contenu de la tasse. Elle fut alors envahie d’une étrange sensation : le protocole princier lui devint tout à coup sympathique… et la lumière faiblit. Elle eut juste le temps d’apercevoir un biscuit posé près de la tasse, à côté duquel trônait une nouvelle étiquette : "pour te couper la faim, de la part du nain !"  Un nain, à présent : ce n’est plus un terrier, mais une bouche de métro ! À moins naturellement qu’Etienne et le nain ne fassent qu’un, le coquin. Désireuse de renouer avec la lumière, Alix ne fit qu’une bouchée du biscuit. Pourvu qu’il lui rétablisse son sourire, sinon elle sera doublement cuite !…

Chapitre 2  - Où l’on se demande si Alix ne va pas prêter main forte au lapin…
   
    Le biscuit fit son effet, en effet. Double effet : fondant à l’extérieur, craquant à l’intérieur. Les spécialistes sont plus précis : fins pâtissiers, ils reconnaissent sans peine l’effet bipolaire. (Et ce, indépendamment de la fraîcheur qui règne naturellement sous terre.) Sans peine, c’est beaucoup dire. Car Alix fait peine à voir ! Cette peine est aussi double que l’effet, concernant au même titre l’observateur que la jeune observée. Double effet : Alix a craqué pour le biscuit, le laissant fondre sous son palais de princesse. Et elle craque… en fondant en larmes ! Quand une pâtisserie est doublement cuite, elle se durcit ; quand on la mange, on se ramollit : ce monde souterrain est bien étrange…

    Et Alix grandit, grandit : jusqu’alors si abscons, le livre fort ennuyeux décrivant par le menu les mille manières d’être sérieux lui parut tout à coup de plus en plus abordable. Et elle grandit encore : le livre fort ennuyeux commença à lui sembler suranné. Elle pleure toutes les larmes de son corps. Si elle n’était pas aussi déprimée, elle aurait commencé à rire : le livre fort ennuyeux ressemblait à présent à un amanach d’histoires drôles ! Entre deux hoquets de lourds sanglots, elle aperçoit le lapin noir qui repasse. Opportuniste, l’animal avait ignominieusement profité de ce chagrin pour emplir le réservoir de son fer à vapeur en recueillant les eaux lacrymales : son linge aussi était urgent, et peu lui importait qu’une jeune princesse en soit froissée.
    Le liquide restant malgré tout plus abondant que la vapeur, la pièce commença à se remplir : meubles, lapin, fer à repasser, linge propre (et moins sec) et princesse furent contraints de surnager dans une véritable piscine souterraine. C’est bien connu : tout lavage présente l’inconvénient possible du rapetissage. Intérieurement de plus en plus grande, la chère Alix a le don de s’adapter rapidement à son environnement : extérieurement, voilà qu’elle se fait toute petite. Non qu’elle aie peur de déranger le lapin -qui a bien du mérite à repasser encore en de telles conditions-, mais elle a surtout peur que cet animal lui demande de repasser à sa place : c’est qu’elle a tellement mûri depuis son arrivée qu’il est devenu tentant de penser qu’elle en réunit davantage les aptitudes qu’une enfant insouciante… ou qu’un lapin, fût-il noir et coiffé d’une toque blanche. On a beau être dans un conte : on sait bien que toute légende comporte une part de concordance avec le réel…

Chapitre 3  - Où Alix demande au lapin…
   
    Cependant, la pile de linge repassé montait aussi vite que le niveau des larmes d’Alix. À la légitime appréhension de la jeune princesse, succéda un soupir de soulagement, épuisant ses produits lacrymaux à proportion du linge froissé. Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme. Le regard se fait plus incisif… sur les incisives du repasseur. Déjà que ce lapin n’est pas très drôle dans son pelage noir : pourquoi faut-il donc qu’il s’adonne à une activité si contraire aux aspirations d’une très belle princesse qui désirait redevenir une enfant ? Il ne manquerait plus qu’il passe l’aspirateur, à présent ! Résolue à retrouver un peu de lumière, Alix prit son courage à deux mains et tendit ses muscles zygomatiques aujourd’hui. Miracle ! La pièce s’éclaircit alors, apportant autant de chaleur que de lumière : ainsi s’évaporèrent les dernières flaques humides. Si la princesse retrouva sa taille normale, elle n’était cependant pas tirée d’affaire ! À la surface, elle avait connu la peur d’être sérieux par l’entremise d’un livre fort ennuyeux qui était étrangement passé au travers des mailles du filet de la loi n°49-956 du 16 juillet 1949. Et voilà que dans cette sordide pièce, cette peur l’a envahie de l’intérieur, la faisant trembler de la tête jusqu’aux pieds. Ces derniers touchant de nouveau une terre ferme, elle résolut de la chasser. Fallait-il pour cela chasser le lapin ? Changeant son fusil d’épaule, elle entreprit alors de le questionner :
    « Etienne ?
    Le lapin ne fit pas un pli : il venait en effet d’achever son ouvrage. Il se retourna alors vers la princesse et lui sourit. Visiblement, si les éléphants gris ont peur des souris, les énormes lapins noirs n’ont pas peur de sourire… et d’éclairer ainsi davantage cette buanderie improvisée.
-          Pas du tout, belle enfant. Mon nom est Nut.
-          Nut ?
-         Oui. Comme vous pouvez le constater : Nut est là. Car du fer je suis le héros ! »

    À ces mots, une odeur envoûtante de chocolat envahit la pièce. Ce lapin serait-il un lapin de Pâques ? Absurde : un lapin de Pâques ne saurait utiliser sans risque un fer à vapeur… Ne voulant pas en rester à cette réponse de Normand, notre princesse s’enhardit :

   « Le nain ?
-          Oui. C’est à quel sujet ?
-          Comment ? Vous êtes le nain ? Mais vous êtes énorme !
-          Rassurez-vous, gente demoiselle. N’y voyez là que sot briquet. Ces galeries étant fort sombres, une petite flamme n’est point de trop pour m’éclairer. Et par ma foi, je ne suis qu’un lapin : ayant plus d’oreilles que de cervelle, une flamme trop grosse me cuirait plus qu’elle ne m’éclairerait.
-          Pourtant, euh… vous n’êtes pas en chocolat ?
-          Certes non !
-          Alors, pourquoi cette odeur ?
-          Vous n’aimez pas ?
-          Si fait : au contraire. Mais d’où vient-elle ?
-          C’est que… moi aussi, j’accommode à volonté le chocolat ! »
    Ce lapin commence à devenir sympathique ! Voilà donc ce qui explique la présence de cette toque blanche qui le coiffe : il est pâtissier. S’il n’avait pas de si longues oreilles, il deviendrait un parfait petit homme d’intérieur…
 
Chapitre 4  - Où l’inhalation prête main forte au sourire…
   
    Toujours envoûtée par l’odeur qui envahissait la pièce (et par la pièce elle-même, puisqu’elle était voûtée), notre princesse se sentait revivre : elle aurait volontiers troqué le livre fort ennuyeux décrivant par le menu les mille manières d’être sérieux par un livre moins ennuyeux, décrivant mille menus accommodant sérieusement le chocolat. Voilà un aliment qui sied à merveille pour qui désire redevenir une enfant ! Elle réfléchit un instant : le pâtissier ayant plus d’oreilles que de cervelle, il ne saurait être assez créatif pour imaginer de lui-même de tels menus. Alors, elle se plaît à imaginer que le livre moins ennuyeux existe !

    Par son sourire de fille de beauté, par son sourire lumière dans l’obscurité, la nostalgie de la surface commençait à lui peser : là-haut règnent le soleil et les couleurs, ici le chocolat ne saurait lui faire oublier. Et si elle joignait l’utile à l’agréable ? Si elle échangeait le livre moins ennuyeux du lapin contre le sien ? Que pourrait-il y trouver à y redire ? Après tout, quand on repasse une pile si impressionnante de linge, on doit cultiver un goût certain pour les ouvrages ennuyeux. Naturellement, il convenait d’être habile : bien que bénéficiant de la lumière du jour, un livre fort ennuyeux restait un livre fort ennuyeux. Ce qui le rendait plus ennuyeux encore, c’est que les recettes qu’il proposait étaient aussi peu comestibles qu’indigestes : qu’en ferait un lapin pâtissier ? Il en serait bien ennuyé.
    En attendant, c’est Alix qui l’était… et la pièce s’assombrit. Ah non ! L’obscurité est trop laide. Et hop : un sourire de fille de beauté. Le noir était toujours là : il avait forme de lapin. Il sourit à son tour, aussi ébloui par un sourire lumière dans l’obscurité que reconnaissant à la princesse de lui avoir fourni matière à fabriquer de la vapeur. Au fond, n’était-elle pas en position de force, ayant tous les atouts en main pour négocier en sa faveur ?

    Son âme d’enfant aidant, la belle Alix avait cependant quelque scrupule à procéder à cet échange : n’était-ce point mentir au lapin que de lui proposer pareil marché ? Mais Dieu, cette odeur de chocolat !… Quand on sait pareillement l’accommoder, on doit savoir transformer une pierre en pain d’épices.
     « Vous m’avez l’air songeur, gente demoiselle. Et m’avez-vous dit de quel nom on vous appelle ? »
    Alix sursauta : Nut rimant ! Il est vrai qu’il est pâtissier… Il n’en est pas moins lapin : quand on a plus d’oreilles que de cervelle et que l’on vit sous terre, les vers que l’on peut dénicher ne sont guère du genre à se faire pâmer une jeune et jolie princesse...
 
Chapitre 5  - les questions prêtent main forte à la sonnerie
 
    Il n’en demeure pas moins que ce ver est un ver de trop : à quoi rimerait-il de ne point y répondre ? C’est que la vie de princesse ne transige point avec le protocole. Rien de moins protocolaire qu’une charmante princesse qui fait parler un lapin sans prendre lapine… -pardon, la peine- de s’être présentée à l’embarcation. Ce qui est une façon de parler, cette discussion ne volant pas haut et la pièce asséchée ne valant plus la moindre croisière en sous-sol. Au quai, se dit Alix : il me faut donc répondre !
 
  « Après réflexion, non. Je ne crois pas vous l’avoir dit.
-    Quoi donc, gente demoiselle ?
-    Eh bien, de quel nom on m’appelle, pardi !
-    Mais qui donc vous appelle ? »
 
    Ça par exemple ! Alix se surprend à échanger des vers avec ce lapin : voilà qui n’est pas franchement le prototype de tout ce qui colle ! Mais au fait, elle est ici à l’ombre… et sa mère veille : que penserait-elle d’une telle discordance protocolaire, elle qui s’évertue à la dissuader de parler aux inconnus ? À plus courte vue, que va-t-elle penser de son absence ? Bonne fille, elle s’en voudrait de l’inquiéter outre-mesure : il va lui falloir songer à remonter à la surface. Cependant, elle n’a pas mauvaise conscience : le fait est qu’elle ne parle pas à un inconnu puisqu’il s’est de lui-même présenté comme Nut. Et puis, ne s’est-il pas montré le plus mal élevé ? N’est-ce pas lui qui parle à une inconnue ? N’est-ce pas lui qui est passé sous sa fenêtre, odieuse insulte en noir et blanc à son sourire multicolore de fille de beauté ? N’est-ce pas encore lui qui, ensuite, a repassé sous son nez, épouvantable défi laborieux à qui désire redevenir une enfant ? N’est-ce pas enfin lui qui la retient, d’abord avec un café et un biscuit, ensuite avec cette enivrante odeur de chocolat ? N’est-ce pas toujours lui qui tend démesurément l’oreille ?…
 
    « Enfin, me direz-vous qui vous appelle ? »
    Alix prit alors un air fort ennuyé… un peu comme si elle avait dû apprendre par cœur cet objet de son prochain négoce : le livre décrivant par le menu les mille manières d’être sérieux. Mais c’est la question insistante du lapin qui suscita cet assombrissement chez elle : fouillant dans la poche de sa robe écarlate, elle en extrait son téléphone portable. Quelle que soit l’activité à laquelle on s’adonne -et aussi gaie puisse-t-elle être-, il suffit que sonne son portable pour que sonne simultanément le glas de tout désir de redevenir une enfant. Les sourcils se froncent, le sourire se fige, le teint pâlit : on sent que de l’appel qui nous parvient va dépendre l’avenir du monde…
    Mais l’objet de cette soudaine gravité est éteint : aucun appel, aucun message. Bien que lapin, Nut erra ! Alors, elle sourit…
 
 
Chapitre 6  - les questions prêtent question
 
    Rassurée de ne pas avoir à peser immédiatement sur l’avenir du monde, la charmante Alix se remit le portable dans la poche, avec son mouchoir par dessus. Ce nouveau sourire lumière dans l’obscurité éclaira d’un jour nouveau le lapin interrogateur : il lui semblait que ses oreilles avaient grandi depuis tout à l’heure… à moins que ce ne soit la tête qui aie rétréci ? La jeune princesse fit sienne les deux thèses : elle était ainsi certaine de ne se tromper qu’à moitié ! Mais se trompait-elle seulement ? Quand on interroge avec autant d’insistance, c’est bien que l’on affute son sens de l’écoute. Quand chaque question posée semble ignorer la précédente, la tête se doit de s’adapter à l’organe qu’elle protège afin d’éviter les courants d’air. Il fallait qu’Alix fasse vite : à ce train, le lapin allait devenir méconnaissable ; il fallait l’amadouer afin de l’ouvrir à l’échange envisagé, répondre enfin à sa question.
     « Alix !
    - 
Je vous demande pardon ?
    - 
Je disais que je m’appelle Alix.
     -  Rassurez-vous, belle enfant. Vous n’avez pas besoin de pelle : ni à l’x ni ailleurs dans l’alphabet. J’ai déjà tout creusé ! »
 
    La négociation s’annonçait plus difficile que prévue : si les réponses aux questions apportaient indubitablement une touche de fantaisie rafraîchissante, elles manquaient singulièrement de sérieux ! En de telles conditions, le partenariat commercial avait toute chance de capoter. Et ce fumet de chocolat qui n’en finissait pas de titiller les princières narines… Pourquoi ce lapin ne lui en a-t-elle pas proposé ? Ne subodorait-il pas qu’une jeune et jolie jeune fille puisse l’apprécier, fût-elle de bonne famille ? C’en était trop : à défaut du produit fini, elle devait s’emparer de l’ouvrage qui en décrit l’art de l’accommoder. Il fallait aboutir ! Mais où ?
     «  Ici !
    -  
Je vous demande pardon ? ( Ce lapin lirait-il à présent dans les pensées ? )
    -  
Venez ici, belle enfant : dans la pièce d’à côté, vous attend un chocolat fumant.
    -   J’avoue que c’est tentant. Mais n’est-il pas frelaté ? »
 
    Alix se faisait volontiers provocante. Ce lapin ne répond pas aux questions qu’on lui pose ouvertement, et semble répondre à celles qu’on ne lui pose pas ! Il allait finir par devenir sa bête noire : ce qui n’éclaircirait ni son pelage ni la situation…
 
 
INTERLUDE IMPOSSIBLE
 
     À propos d‘éclaircissement, que se passe-t-il tout à coup ? Qui a éteint la lumière ? Que t’arrive-t-il, princesse Alix ? Qu’as-tu fait de ton sourire de fille de beauté, de ton sourire lumière dans l’obscurité ? Vois ce qui se passe à présent ! Ou plutôt, ne vois pas : car la pièce s’est assombrie, et on n’y voit plus rien...
    En revanche, on a entendu une discrète sonnerie de portable. Cette fois, ce n’était pas une illusion. Non : c’était bien pire. Folle d’inquiétude, et restant dans l’ombre, Madame mère a fermement invité la chère Alix à remettre les pieds sur terre. Pourquoi le livre fort ennuyeux décrivant par le menu les mille manières d’être sérieux était-il ainsi abandonné au pied de la fenêtre, là-haut ? Quoi, comment ? Un lapin ? Un lapin au chocolat ? Non ? Un lapin… qui fait du chocolat ? Un lapin qui propose du chocolat ? Mais il parle, ce lapin ! Voyons, ma chérie : un lapin, ça ne parle pas ! C’est IMPOSSIBLE. Un lapin au chocolat, à la rigueur… mais qui en fait et s’en vante, non. C’est IMPOSSIBLE. Comment, il repasse aussi ? Normal, les lapins, cela passe partout ! Comment… du linge ? C’est IMPOSSIBLE. Il s’appelle Nut ? Eh là ! C’est IMPOSSIBLE. Et que la princesse ne rentre pas dare-dare, c’était IMPOSSIBLE aussi. Effondrée, la pauvre Alix tourna le dos au lapin. Il pourrait bien faire du vélo sous son nez, elle n’y croirait pas ; voire lui proposer de l’emmener sur son destrier, elle n’aurait plus confiance. Mitraillée d’IMPOSSIBLES, elle se surprit à se faire IMPOSSIBLE. De fait, sans son sourire de fille de beauté, elle devenait méconnaissable ; sans son sourire l’obscurité prenait le pas sur la lumière. Âme d’enfant, qu’un simple coup de fil pouvait altérer. Pour se venger de cet infâme appareil -qui cumulait les fonctions-, elle l’utilisa pour photographier le lapin à son insu : puisque Nut est là, autant l’immortaliser afin de s’assurer que ce n’était pas un rêve !
    Mais puisqu’elle n’y voyait plus rien, il devenait IMPOSSIBLE qu’elle rentre toute seule. Elle décida alors de s’agenouiller et d’attendre son roi.
    « Entre l’ombre et la lumière, comme la Belle au Bois dormant,

    Elle attend celui qui viendra doucement
    Malade d’amour, elle attend… »
 
    Viendra-t-il, ce roi ? Sait-il au moins où en est sa fille ? Dans quelle sombre pièce elle joue ce rôle IMPOSSIBLE ? A-t-elle seulement pensé à l’appeler ? C’est bien la peine d’avoir un portable…
 


podcast

Daniel Facérias : Thérèse  5mn32
(extrait de « Oser l’éternité », Bayard Musique)
 
 
Interlude possible dans l’INTERLUDE IMPOSSIBLE
 
    On a beau savoir que l’action se déroule dans le fond d’un terrier, qu’il y fait nécessairement assez frais, de là à expliquer un tel interlude (presque quinze jours !) qui finit par s’apparenter à une nuit polaire, il y a un pas que ni Alix ni le lapin ne franchiraient… de peur de trébucher dans une obscurité qui se fait chaque jour plus oppressante. Il fait tellement noir qu’il semblerait que la jeune princesse soit paralysée au point d’avoir égaré son portable. Le roi peut attendre. On dirait qu’elle lui a refermé au nez les deux rideaux de son cœur : on s’étonnera ensuite que la pièce se fasse de plus en plus sombre… de plus en plus IMPOSSIBLE ! Voilà qui ne ressemble pas du tout à une très belle princesse au sourire lumière dans l’obscurité.
 
    Mais qui sait : le roi n’est peut-être pas là où on pense…
 
    La pénombre est propice au sommeil, le sommeil est propice au rêve… et le rêve fournit un interlude à cet éprouvant interlude impossible. L’avantage du conte, c’est qu’on y VOIT les rêves : il suffit d’attendre dans l’ombre, comme la Belle au Bois dormant, le doux rêve qui viendra sûrement. Pas besoin de se rendre malade ; il faut attendre… et entendre. C’est que les ronflements peuvent être annonciateurs, et sous le poids de ses longues oreilles on devine que Nut est las… Alors, chut : s’il s’assoupit, ne le dérangeons pas. À quoi peut donc rêver ce mystérieux lapin noir ?
 
 
 
il est possible que le lapin se fasse IMPOSSIBLE…
 
    Non, non : ce n’est pas le chapitre 7 ! Pas encore : l’interlude est toujours là, notre princesse n’étant pas résolue à rallumer la lumière de son sourire de beauté. Elle qui désirait redevenir une enfant, voilà qu’elle en adopte la posture la plus désagréable : le caprice. D’accord, ce n’est pas très agréable non plus de se retrouver dans le noir avec un lapin noir que l’on connaît à peine. Mais tout de même : ce n’est qu’un lapin, pas un loup ! Et ce n’est pas parce que nous sommes au cœur d’un conte que les lapins devraient tout à coup manger les petites filles. Il n’empêche : la charmante Alix a peur du lapin. Cet animal n’a-t-il donc pas quelque lapine et lapereaux qui l’attendent quelque part ? Ne nourrirait-il pas quelque inavouable intention à son égard ? Ce chocolat qui continue d’embaumer l’armosphère ne serait-il pas un piège subtil ? Que de pensées trop sérieuses pour une jolie princesse qui veut redevenir une enfant : comment pourrait-elle sourire en nourrissant de telles inquiétudes ?
 
    « Ah si elle savait, se disait Nut dans son lapin intérieur. Si elle savait que je n’étais pas un VRAI lapin noir, que c’est un horrible sorcier tout blanc qui m’a jeté un sortilège… ou plutôt qui a jeté un sortilège sur tous ceux qui me regardent, ne leur faisant plus voir que cette énorme chose qui me fait devenir leur bête noire… »
    Et le fier héros sur sa roche dort. Dieu merci, il a eu la présence d’esprit d’aller auparavant à tâtons dans la pièce voisine pour y éteindre son chocolat : étrange ce lapin qui feint d’être distrait alors qu’il pense à tout… Il pense surtout qu’il fait peur à la jeune princesse, et il a horreur de cela ! S’il lui avoue avoir conscience de lui faire peur, elle aura encore plus peur. Après tout le mal qu’il s’est donné…
 
    Tiens : où sommes-nous ? Voilà qu’il fait jour, et que nous ne sommes plus sous terre. Voilà qu’à terre est étalé un grand tapis noir… avec de longues oreilles à son extrémité. Ce n’est pas un tapis, mais une peau de lapin ! Où donc est son locataire ? Voilà une très belle princesse au sourire de fille de beauté, au sourire lumière chassant toute obscurité : elle chante comme un pinson au milieu des oiseaux et des papillons. Redevenant une enfant, elle a repris goût au déguisement, s‘est coiffée d’une toque blanche gisant là, près de la peau de lapin… toujours sans son occupant. Elle sourit, sourit éperdument à quelqu’un : il ne faut pas -ou plus- avoir peur pour sourire à ce point, pour créer pareil arc-en-ciel quand il n’a pas plu ! On croit rêver. Et pour cause : nous sommes DANS le rêve du lapin. Il faut en effet que ce soit un rêve : a-t-on jamais vu jeune et jolie princesse prendre tant de place dans la vie d’un gros lapin ? Cela ne se fait pas, à moins que l’animal soit en peluche. Ceci est dûment certifié dans l’alinéa 14b du chapitre IV (dénommé poétiquement « conventions sociales ») du livre fort ennuyeux décrivant par le menu les mille manières d’être sérieux. Il y a ici heureusement comme une sorte de vide juridique, n’ayant pas été prévue la présence d’une peau de lapin sans son habitant. Dans les doux rêves de faux lapin, les livres fort ennuyeux ont toute chance de s’ennuyer. Tellement doux ces rêves qu’ils sont aussi fragiles qu’une bulle de savon : plop !
 
    « Ah zut, ce n’était encore qu’un rêve… » soupire Nut, qui ouvre péniblement un œil. Quelque part dans la pénombre, son rêve est là mais il se tait. La réalité est parfois aussi fragile que les rêves : ainsi notre lapin redoute-t-il l’instant où Alix quittera les lieux : reviendra-t-elle jamais ? Lui qui feignait l’indifférence en repassant sous son nez, en répondant à côté de ses questions, c’est le même qui s’est arrangé pour la faire descendre ici en la provoquant sous sa fenêtre, antithèse parfaite par sa détonante monochromie et son apparent surbooking : assez pour éveiller la curiosité d’une enfant saisie par le contraste qu’il lui offrait. Il savait qu’il n’y avait qu’elle qui puisse rompre le sortilège de l’horrible sorcier tout blanc : à la tristesse méthodique et cruelle de l’un, il lui fallait opposer la joyeuse humeur communicative de l’autre. Et voilà que « l’autre » -pauvre princesse apeurée- prenait ses distances alors que la pièce n’était pas encore jouée ! Le rêve tourne au cauchemar, tant pour l’un que pour l’autre. Et ceci par la faute d’une émotion aussi stupide que la peur. Lui-même a peur de comprendre. Ah non, pas cela ! Si elle partait, elle le tuerait. Car Nut a le pressentiment que jamais plus il ne la reverrait. Mais il ne peut pas lui interdire de partir, et encore moins la contraindre à sourire : il y a vraiment des lapins qui mènent une vie de chien…
    D’ailleurs, ces deux oreilles qui se font trop longues n’auraient-elles point contribué à apeurer la jolie princesse recroquevillée dans l’obscurité ? Puisqu’il en est ainsi, clic-clac ! raccourcissons : tant qu’à mener une vie de cabot, autant adopter les oreilles qui vont avec… et guettons le prochain sourire de la princesse qui, par sa lumière dans l’obscurité, verra peut-être notre brave bête d’un œil nouveau ?…
 Thierry Amiel et Amel Bent - Quand on n'a que l'amour .mp3 
 
Found at bee mp3 search engine
 

le lapin appelle son copain Winnie à la rescousse...

 
     ...afin d'amadouer Madame mère qui, là-haut, doit trouver le temps bien long. Un ours en peluche qui lui livre des fleurs pour la fête des mères, c'est IMPOSSIBLE peut-être ? Non mais...

Winniefleurs.jpg

 
l’INTERLUDE IMPOSSIBLE s'internationalise étrangement...
 
  "Jesus first in your life ?" Wonderful ! Is it possible for me to be the LAST ? Because "the last is the first" (Mc 10, 28-31), of course ! (Better than the left test on your webpage : only 30 % ! Disappointing...) Too, it's more easy to wonder at... a smile light in the darkness.
A strange black rabbit in a long, too long interlude...
 
    Ce lapin ferait-il le cabot ? Après tout ce silence, voilà qu’il envoie un curieux message : tout en anglais, avec cela. Pour un peu, on se croirait chez Lewis Caroll !…
 
 
    Dernière M.A.J. : samedi 7 juin 2008, 22h05
À suivre…
 
Dernière minute : n’ayant pas perdu le nord en dépit de ses mésaventures souterraines, Alix se plaît à signaler que le regard d’aime d’été n’a pas attendu la vague actuelle d’hommages au regretté Pierre Desproges pour se rappeler à son bon souvenir : en témoignent encore les posts des cinq et six mars. Serait-ce le lapin de mars ?
 
La minute de Monsieur Cyclopède

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mercredi, 16 avril 2008 | Lien permanent | Commentaires (5)

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