Rechercher : se prosterner

Mages et tueuses…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12.
(Solennité de l'
Épiphanie de Notre Seigneur)[1]
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : «
À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

_____Les mages non plus ne connaissaient pas l’Agneau de Dieu [2]. Ils n’en connaissaient que son étoile qu’ils ont vu se lever : à ce seul signe épiphanique, venant d’Orient, ils ont entrepris un long voyage qui, pour l’époque, témoigne déjà d’une foi hors du commun pour des étrangers au peuple élu. Mais par leur regard vierge de tout préjugé (ou éprouvé per les préjugés des autres !), les étrangers ne se montrent-ils pas souvent des étoiles qui se lèvent pour les élus eux-mêmes ? [3][4][5][6] Éminents notables en leur pays, ils sont venus se prosterner devant un bébé ! À l’image d’un Syméon [7][8] ou d’une Anne [7][9], eux qui ne sont pas prophètes –d’autant qu’ils sont extérieurs au Temple- vont reconnaître dans cet enfant qui vient de naître le roi des Juifs en personne. À leur tour, ils pourront ainsi en témoigner, de retour dans leurs contrées respectives.
_____Sur place, pour ainsi dire : Bethléem étant peu éloignée de Jérusalem, ce même enfant est sinistrement méconnu des édiles du lieu. Le roi Hérode le Grand craint naturellement pour son pouvoir. Un roi des Juifs vient de naître ? Pour qu’on vienne de si loin afin de se prosterner devant lui, ce roi doit représenter une redoutable menace ! En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Tout roi qu’il est –premier à incarner la loi-, le comportement d’Hérode va dès lors se calquer non plus sur la loi, mais sur la peur. En tant que roi précisément, il diffuse immédiatement cette peur dans tout Jérusalem. Son pouvoir est d’ores et déjà réorienté en fonction de cette peur, qui le conduira notamment à commanditer le fameux massacre des Innocents. [10, note 8] Les chefs des prêtres et autres scribes d'Israël ne vont pas rassurer Hérode, bien au contraire. « …Car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » n’est pas une formule propre à soulager un chef existant, confondant bien entendu pouvoir temporel et spirituel. Dès que la peur est installée, on reconnaît d’emblée les attitudes qu’elle seule sait susciter : les mages sont convoqués en secret, secret qui est la marque de la honte d’un cœur fermé [11, note 11], se repliant sur lui-même par les soubresauts d’une conscience torturée, prise d'inquiétude. Au secret s’associe l’inévitable hypocrisie [12], porte du crime. « …Avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » : pas besoin d’être fin exégète pour deviner les intentions secrètes de cette "prosternation", manifestation avant l’heure d’une "communion" [13] de peu de joie

_____Il n’existe qu’un antidote à la peur : c’est l'amour.[14, AV note 28] Ainsi les mages, eux, éprouvèrent une très grande joie à voir l'enfant avec Marie sa mère. L’amour, c’est aussi le don : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.[15] En dépit de leur foi exceptionnelle, ces mages n’ont cependant rien d’un mythe éthéré, manifestant leur pleine humanité par le contraste formé par leur… crédulité.[16, note 7] En effet, à l’aune de Joseph quelques mois auparavant [

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dimanche, 04 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)

PROSTERNABLES ?

Fin de NO AILES ? au mercredi 11 janvier 2012                      Fin au mardi 17 janvier 2012

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société
podcast
« Il est vivant ! » - CD 43 : Prosternez-vous 3mn26
(extrait de « Adorez-le », Editions de l’Emmanuel)

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(1) [Dimanche 8 janvier 2012 : épiphanie du Seigneur - Solennité {*}]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12.
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*}{*}{*} 
Jésus était né à
Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile [*|*] et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui [58!]. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie [*]. Ils lui répondirent : «À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple.»
Alors Hérode convoqua les mages en
secret [*] pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents  [!][*|*|*|*|*|*|*|*]
: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

              N'avait-il pas de quoi être pris d’inquiétude -et tout Jérusalem avec lui !-, en apprenant cela ? Cela ? Pas moins que des mages venus d'Orient "venus se prosterner devant le roi des Juifs qui vient de naître". Enfin quoi, que faisaient ses "mages" à lui : tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël ? Ne savaient-ils donc pas  en quel lieu devait naître le Messie ? Pourtant si, ils le savent : puisqu'à sa demande, ils se réfèrent à ce qui est écrit à son sujet par le prophète... autre "mage" de chez lui, antérieur à ceux qu'il a alors à sa disposition. C'est bien la peine d'être entouré de si fins connaisseurs de l’Écriture pour se voir ainsi "coiffé au poteau" par des étrangers, autant en ce qu'ils surgissent d'Orient qu'ils représentent des païens : censément moins connaisseurs -voire ignorants- de cette Écriture qui, de secret, ne devrait en avoir aucun pour les siens. L'ont-ils seulement lue, ces mages exotiques demandant où est le roi d'une nation à laquelle ils n'appartiennent même pas [1] ? Pour l'heure, la question est moins d'avoir lu que d'avoir vu ; c'est qu'à l'exotisme de leur lointaine origine, ils ajoutent celui de leur mode de connaissance : ils ont vu se lever une étoile ! Soit : et après ? Le ciel de Jérusalem serait-il si différent de celui de leur Orient ? Ne sait-on pas y lever les yeux, regarder autour de soi aussi bien que là-bas ? D'autant que si le prophète parle de Bethléem en Judée -"certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée"... mais pas le premier !-, il n'est pas avare de mots à propos de Jérusalem : n'est-ce pas sur celle-ci que se lève le Seigneur, sur elle que brille sa gloire, vers sa lumière que doivent marcher les nations[>Is] ? Lumière des nations... mais pas fichue de voir se lever une étoile dans le ciel ! Inquiétant... et un rien humiliant.

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dimanche, 08 janvier 2012 | Lien permanent | Commentaires (4)

L’eau gît si hyènes de reconnaissance de textes.

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[*](N) - [*][*][*][*][*][*]

 Claude François - Le téléphone pleure .mp3 
  
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,41-44. [*]|(*)|(*)(*)/(*)(*)
Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait :
 « Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre (*)(*)(*), parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

______« Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi. »[1] Quel est donc ce roi d’apparence [2] si belliqueuse (il a des ennemis) et sanguinaire qu’il ordonne de les mettre à mort devant lui ? Qui, au travers de ce personnage de parabole, reconnaîtrait en ce jour le portrait d’un homme lui dissemblant en tout point [3,1] :  celui-là même qui, en voyant Jérusalem, pleura sur elle parce qu’elle n’a pas reconnu ce qui peut lui donner la paix : le moment où Dieu la visitait ? Lui qui, près d’une Jérusalem s’apprêtant à l’immolerpremier à être encerclé, pressé de toutes parts et jeté à terre-, eût trouvé là matière consistante à pleurer légitimement sur lui-même : non sur une ville malheureuse [4], parce que connaissant Dieu sans Le reconnaître.
______Personne, au ciel, sur terre ou sous la terre [5][6][7], n'est capable d'ouvrir le Livre scellé 1579367772.jpgde sept sceaux et d'en regarder le texte. En ce jour, que fait le seul à être digne d'ouvrir le Livre et d'en briser les sceaux ? Fait-il amener ses ennemis ici afin qu’on les mette à mort devant lui ? À lui à qui a été donnée autorité sur tout être vivant [8], chacun au ciel, sur terre ou sous la terre aurait dû se prosterner devant une telle décision si elle avait été prononcée. Mais elle n’a pas été prononcée. Ordonne-t-il que le feu du ciel tombe [9] sur ses ennemis ? À lui à qui les éléments obéissent [10, notes 80,81][11], chacun au ciel, sur terre ou sous la terre aurait dû se prosterner devant une telle décision si elle avait été prononcée. Mais elle n’a pas été prononcée. Puisque n’a pas été reconnu le moment où Dieu visitait, met-il les bouchées doubles : laissant son visage apparaître tout autre, ses vêtements devenir d’une blancheur éclatante, faisant apparaître dans la gloire à ses côtés quelques prophètes avec lesquels il s’entretient [12], tout ceci sous les yeux médusés d’habitants de Jérusalem se prosternant alors devant lui, le trouble qui les envahit rendant impossible leurnon-consentement [13] (!) ? Mais cette décision n’a été prononcée qu’auprès d’un cercle étroit [14] de disciples, loin de Jérusalem et des regards. À lui à qui a été donnée autorité sur tout être vivant, n’aurait-il pas pu s’imposer, se proclamer Dieu d’une voix puissante ? Quelle "économie" eût-ce été en effet : les ennemis auraient bien pu venir mettre le siège devant la ville, l'encercler et la presser de tous côtés ; avec Jésus Superman [15] à ses côtés, ce sont eux qui eussent été jetés à terre avec autant d’aisance que la tapette écrase la mouche [16] ! Victoire remportée haut la main, peu méritoire et peu glorieuse en regard de la disparité des forces en présence, mais néanmoins victoire devant laquelle le vaincu [17, APR note 3] se prosterne. Naturellement, qui aurait ouvert un livre dans lequel serait porté un tel texte reconnaîtra que cet ouvrage serait davantage à classer dans la rubrique des contes et légendes qu’à celle d’un réel qui soit là, pour tous [18, AV note 41]. Car hélas –et ce n’est pas resté caché aux yeux de générations de disciples jusqu’à nos jours-, près de Jérusalem -et loin des flonflons de Marvel Comics®[19]-, pour l’heure, en voyant la ville de Jérusalem, pleure sur elle celui devant lequel quatre Vivants et vingt-quatre Anciens sont appelés à se prosterner.

Livre de l'Apocalypse 5,1-10. (*)
Moi, Jean, j'ai vu, dans la main droite de celui qui siège sur le Trône céleste, un Livre en forme de rouleau, écrit à l'intérieur et à l'extérieur, scellé de sept sceaux.
 Puis j'ai vu un ange imposant, qui proclamait d'une voix puissante : « Qui donc est digne d'ouvrir le Livre et d'en briser les sceaux ? » Mais personne, au ciel, sur terre ou sous la terre, n'était capable d'ouvrir le Livre et d'en regarder le texte. Et moi, je pleurais beaucoup, parce que personne n'avait été trouvé digne d'ouvrir le Livre et d'en regarder le texte. Mais l'un des Anciens me dit : « Ne pleure pas. Voilà qu'il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le descendant de David : il ouvrira le Livre aux sept sceaux. » Et voici ce que j'ai vu encore : en face du Trône, en face des quatre Vivants et des Anciens, il y avait un Agneau ; il se tenait debout, et il était comme immolé ; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu en mission sur toute la terre. Il s'avança et reçut le Livre, que lui donna de la main droite celui qui siégeait sur le Trône. Quand l'Agneau eut reçu le Livre, les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens se prosternèrent devant lui. Chacun tenait une harpe et des coupes d'or pleines de parfums qui sont les prières des saints. Ils chantaient ce cantique nouveau : « Tu es digne de recevoir le Livre scellé et de l'ouvrir, car tu as été immolé ; par ton sang, tu as racheté pour Dieu des hommes de toute race, langue, peuple et nation, et tu en as fait pour notre Dieu un royaume de prêtres qui régneront sur la terre. »

            Et voici - en attendant que règnent des prêtres sur la terre - ce que l’on voit encore : des hommes de toute race, langue, peuple et nation devant faire face à d’étranges [20] royaumes intérimaires [1, APR note 2]. « Qui donc est digne d'ouvrir le Livre et d'en briser les sceaux ? » Ne pleure pas, Jean : voilà que quelques-uns s’avancent de sous la terre [21] ! De par une longue expérience "professionnelle"©[22][23], eux ont reçu plus modestement ce qu’on [24] leur a donné de la main gauche [25, APR note 29], si peu regardants à s’introduire comme des voleurs [26][27] dans ce qui est censé rester caché à leurs yeux, qu’ils donnent l’exemple : ils n’en pleurent pas, jamais. S’étant auto-proclamés d’une voix puissante [28, note 12] capables, eux [29], d’ouvrir un livre, d’en briser les sceaux [30, AV note 30][31, AV note 3][32, notes 101 à 103], de ne pas laisser pierre sur pierre de ses jardins secrets écrits à l'intérieur (d’ores et déjà "reconnus"© comme des jardins publics [33] puisque traités comme tels !), d’en regarder le texte volé à un immolé pressenti [34, note 72] afin que l’on se prosterne ensuite devant l’"interprétation"[35, APR note 27][36] qu’ils en livreront à l'extérieur au plus offrant, c’est au royaume des trêtres [37][38][39] qu’ils règnent sans partage sur l’atterré [7]. Là, chacun tient une carpe [40][41] et des coupes d’or [42][43] pleines de parfums [44][45] qui sont les crières [46] des bien-portants.
[ NB : attention, la crière se distingue notablement du cri en ce qu’au même titre qu’un vêtement fragile [1, note 68], elle requiert un nettoyage à sec. Aussi le criant-client plie-t-il [47, note 28] mais ne pleure pas [48?]. En effet, depuis qu’au fiel [49], sous la terre et sous la terre, personne n’a trouvé mieux que le Docteur [50][51] comme étant digne [52][53] d’ouvrir un livre étranger [54, APR note 39] et d’en regarder le texte, pourquoi encore pleurer ? ]

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         Grâce à quoi, il arrive pour le sujet rebelle à ce royaume un jour [55]

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jeudi, 18 novembre 2010 | Lien permanent

Mais qui épie Fanny ?…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12. (*)|(*)/(*)
(Solennité de l'Épiphanie du Seigneur)
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.


Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -2,1-12° (*)
Cap3+couronne.jpgPhilou [1] était né à Emlébeth [2] en Santée [3, note 12], (mais pas enchanté : déjà, il devait couver [4] quelque chose…) au temps du roi Érode [5] l’Insultant [6] (ne pas confondre avec un sultan : ceux qui arrivent en étaient-ils ? [7]…). Or, voici que des e-mages venus d'Épine-Aïe [8, APR note 12] arrivèrent à Jémalpartou [9] et demandèrent : « Où est le roi des Snifs [10, note 3] qui vient de naître ? Nous avons vu éteindre [11] son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant le "médecin"© qui l’a "vu"©[10, note 21]. » En apprenant cela, le roi Érode fut pris d'inquiétude pour la "santé"© du roi des Snifs, et tout Jémalpartou avec lui. Il réunit tous les chefs des trêtres [12] et tous les scribes de Raihël [13][14, AV note 41], pour leur demander en quel lieu devait naître Nessie [10, notes 8,9]. Ils lui répondirent : « À Emlébeth en Santée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Emlébeth en Santée, tu es certes le dernier parmi les chefs-lieux de Santée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger [15] de Raihël mon peuple. » Alors Érode fut convoqué en secret par de sages bien-portants pour lui faire préciser à quelle date il devait faire disparaître [10, APR note 71] l'étoile; puis il les envoya à Emlébeth, en leur disant : « Allez renseigner vos pareils [16][17] avec précision sur "l'enfant" [14, note 3]. Et quand vous l'aurez assez exaspéré [18], avertissez-le de sa "fatigue"©[19, note 27] pour qu’il vienne, lui aussi, se prosterner devant moi [20]. » Sur ces parlotes [21] du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue s’éteindre ne les suivait pas [10, notes 28,29] ; elle partit à l’opposé du lieu où se trouvait "l'enfant". Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande épouvante [22]. En sortant de la raison [23], ils virent "l'enfant" avec Sadik [24] sa fille ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant elle [25, APR note 27]. Ils fermèrent leurs cœurs [26], couvrirent leurs faux frais, en lui vendant [27] leurs présents : de l'ordonnance [28][29], de l'absent [30][31, APR note 18] et de la "violence"©[32] en mythe [33]. Et ensuite, avertis par un singe [34] de retourner chez Érode, ils expulsèrent [35] leur étoile vers un autre chemin [10, note 73].

Livre d'Isaïe 60,1-6. (*)
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur.

Livre d'Aïeaïeaïe 60,1-6. (*)
Couchée, Jémalpartou ! Dégage-toi de toute réponse [31, note 55] : elle est venue, ta "lumière"©[36, note 3], et la gloire du Docteur s'est abaissée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; et sur toi s’abaisse le Docteur, et sa gloire brille sur toi [37]. Les nations marcheront [38] vers ta "lumière"©, et les rois, vers la rareté de ton aurore [39, note 5]. Baisse les yeux, regarde-toi : tous, ils se ressemblent [17], ils dérivent ; tes fils viennent de moi [40], et tes filles sont portées sur les brancards [41]. Alors tu "verras"©[10, note 21], tu seras flamboyante [42], ton cœur fermera [26] et se dilapidera. Les trésors de l'au-delà amer afflueront vers toi [43, APR note 18] avec les richesses des putréfactions. Des foules de chameaux [44] chasseront [45] les expulsaires [46] de Madame et basta. Tous les gens de Çavapadutou [47, APR note 6] y viendront, apportant l'ordonnance et l'absent et proclamant les louanges du Docteur [48].

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 3,2-3.5-6. (*)/(*)(*)
Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.

Lettre de Phil’os à poutre malsain aux Daltoniens de la santé 3,2-3.5-6. (*)
Frères chiens, vous avez appris à quoi résiste la glace [14, notes 27 à 29] que le Docteur m’a donnée pour vous : par régression [49], il m'a fait connaître un demi-stère [50] de la crise, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce demi-stère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes dégénérés passés [51], comme il l'a régressé maintenant par l'esprit (et sans les mains [52, note 12]) à ses pâtres déguisés [53] et à ses "professionnels"©[54][55]. Ce demi-stère, c'est que les pas chiens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même protection [56] contre les chiens méchants [57][58], dans la crise de Philou, par l'annonce de l'écartement [10, note 73] du débile.

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Une cockerinade par jour

Un invité murmure à sa voisine :
- Le champagne vous rend jolie.
- Mais, je n'en ai pas bu une seule coupe...
- Oui, mais moi j'en suis à ma dixième !

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dimanche, 03 janvier 2010 | Lien permanent

Je te donnerai toutes les galères, tous les vautours, toutes les lunes…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,1-13. (*)/(*)  
(
<-1)(<-2) Après son baptême, Jésus, rempli de l'Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l'Esprit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut mis à l'épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre. » Le démon l'emmena alors plus haut, et lui fit voir d'un seul regard tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m'appartient et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c'est lui seul que tu adoreras. » Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -4,1-13° (*)
gourdin-prehistorique-a-pointes-gonflable.jpgAprès son rebaptême [1][2], Philou [3], rempilant dans la chasse [4] à l'Esprit Saint [5, APR note 10][6, note 5/3], kita [7] les bords du Gourdin [8, APR notes 11,12] (afin de frapper plus vite); il fut conduit par l'esprit [9] à travers le désert où, pendant quarante jours, le malheureux fut mis à l'épreuve de la démonstration [10][11] ! Il ne "soigna"© rien durant ces jours-là, et, quand les tanks [12, im.4] furent coulés [13], il eut faim [14]. L’esprit lui dit alors : « Si tu es le Fils du Docteur, ordonne à ce pain de devenir de la pierre [15]. » Philou répondit : « Il est écrit : C'est seulement de pain étayé sur la vérification de ce qui a été décrit [16, AV note 30] que l'homme doit vivre. » L’esprit l'emmena alors plus bas [17, APR note 5], et lui fit voir d'un seul regard tous les royaumes souterrains [18]. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir [19], et la gloire [20, APR note 12] de ces royaumes, car cela m'appartient et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Philou lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Saigneur [21] ton Docteur, et c'est lui seul que tu adoreras [22][23]. » Puis l’esprit le conduisit à Jémalpartou [24], il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils du Docteur, jette [25] un "malade"© en bas ; car il est écrit [26, note 15] : Il donnera pour toi à ses vautours [27, note 69][28] l'ordre de l’enfermer [29] ; et encore : Ils marcheront sur leurs mains [30], de peur que leur pied ne heurte du réel qui soit là, pour tous [16, AV note 41]. » Philou répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le bien-portant ; il est si fragile [31] que tu ne dois pas le laisser retomber. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes d’insultations [32], l’esprit se fixa sur Philou jusqu'au moment présent.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,8-13. (*)/(<-1)
Frères, nous lisons dans l’Écriture : La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche ET dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut. En effet, l'Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n'aura à le regretter. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n'y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés.

Lettre de Phil’os à poutre (*) malsain aux Çacrains 10,8-13. (*)
Montage_zombie_day.jpgFrères chiens, nous lisons dans l’Imposture [33] : La Parlote [34] est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parlote, c’est le message tremblant [35] de foies [36] que nous proclamons [37][38][39]. Donc, si tu affirmes [40] d’un air louche que Philou est "médecin"©, lui [41], si tu crois [42] dans ton cœur que Le Docteur l'a suscité d'entre les zombies [43], alors tu feras mieux de te sauver [44] : non sans avoir mis au préalable ton "malade"© sur sa route. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste psychique [45] ; celui qui, d’un air louche, affirme sa crédulité se pare [46, note 35][47] contre le dahu [48]. En méfait [49], l'Imposture se garde bien de dire : Lors du jugement, chacun de ceux qui croient en lui aura à le regretter. Ainsi, entre les Snifs [50] et les pas chiens, il y a une grosse différence [51] : si tous ont le même Docteur, il est généreux envers tous ceux qui l'invoquent… mais vénéneux [52] envers tous ceux qui le révoquent. En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Docteur seront sauvés : ouf ! [53, note 67]

Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. [54] À de tels cris s’oppose le silence du désert, ainsi qu’une mise à l’épreuve inversée puisque effectuée par le réprouvé, se faisant pour l’heure l’examinateur [55, APR note 40]. Ce qui n’est pas sans présenter quelque analogie avec les pharisiens demandant un signe venant du ciel : dans les deux cas, nous avons en effet cette volonté de mise à l’épreuve trahissant une faim, non de pain mais de preuves assez contraignantes à la raison pour ne plus avoir besoin de croire du fond de son cœur, là où se mènent les frictions les plus redoutables -inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure [56]- dont l’on se sauve volontiers en les proclamant chez autrui ski.jpg[57]. Vous avez dit Carême [58] ? Pendant quarante jours, rude (et louable) épreuve de se placer au sommet de son temple [59] afin d’y jeter bas les solides habitudes de témoigner [60] que c'est seulement de pain que l'homme doit vivre ? Ce qui est écrit d’avance, quand bien même on affirmerait de la bouche que Jésus est Seigneur, -voire que l’on pratiquerait précisément certains jours le jeûne seulement de pain !- si par ailleurs le fond de son cœur reste hermétique aux chaînes injustes, aux attaches du joug, aux opprimés, à celui qui a faim, au malheureux sans abri, sans vêtement [61, APR note 11] Se dérober à son semblable, est-ce le jeûne qui Lui plaît, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Mais il y a "mieux", si l’on peut dire : se délecter exclusivement de tout ce qu’il y a à droite du point-virgule chez saint Paul. Celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut. La saison aidant, tout ce qu’il y a à gauche du point-virgule est parti faire du ski sur les pentes neigeuses [62] : celui qui croit du fond de son cœur devient juste. Il est à craindre que même de fond, le ski ne compense [53, note 58] guère… En attendant la fonte des neiges, c’est bien entendu la formule magique qui prévaut : pouf pouf [53, note 67] ! Dans le "mieux", on trouvera éventuellement le "mieux" du "mieux" : modèle grand luxe toutes options affirmant sa foi de sa bouche et dérobant à son semblable. De fait, la forme pronominale n’est plus nécessaire quand est prise une part active –toute complicité [63, note 59] à cette part étant incluse- à générer des chaînes injustes, lier les attaches du joug, prendre la liberté des opprimés, etc. ! Au nom de quoi ce qui est inconditionnellement [61, APR note 77] (soit indépendamment de toute affirmation de foi) mal se justifierait-il mieux, par exemple, en jeûnant seulement de pain ? À quoi bon ne rien manger durant ces jours-là si on n’a rien à regretter d’actes posés dans une inconscience morale [64] si abyssale que même celui qui infirme de sa bouche que Jésus est Seigneur en reste suffoqué ?

En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés. Invoquer présuppose une intériorité, c’est-à-dire dans un cœur ouvert [65], mais non partagé : ce cœur se prosternerait alors devant d’autres dieux en les servant [66, APR note 20], quoiqu’on se défende de l’affirmer de la bouche Cela lui appartient et il se donne –ou ne se donne pas- à qui il veut : ce qui vaut pour son semblable, quel qu’il soit. Passer outre [67], c’est précisément entrer dans cette logique –toujours violante et parfois violente- de dérober à son semblable.

Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de D1703385958.jpgieu ! » Et voilà qu’à l’opposé, alors qu’il s’agit toujours d’un esprit mauvais : « Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Il est vrai que pour un "client" comme Jésus, une légion lui reste étrangère [68] : si le nom du démon ne nous est pas précisé ici, il ne nécessitera cependant pas un devin [69] pour envisager qu’il soit également de la catégorie modèle grand luxe toutes options : n’est-ce pas le moins quand on a gloire et pouvoir sur tous les royaumes de la terre ? Assurément le top de la hiérarchie puisque les premiers sont les derniers [70]… et que la tête est aux pieds [30] : là où tout subalterne se prosterne et crie : « Tu es le Fils de Dieu ! », lui en est encore à : « Si tu es le Fils de Dieu,… » Certes, le si pourrait également s’entendre dans le sens de la provocation à la démonstration, épreuve de la preuve ; mais si tel avait été seulement le cas, il y aurait eu un doute assez consistant -sur l’identité de Jésus comme Fils de Dieu- pour –à défaut de se prosterner devant lui (ce qui peut encore se concevoir par ruse…)- ne pas aller jusqu’à lui proposer l’inverse ! D’autant que s’Il est le Fils de Dieu, Il a déjà tout cela : c’est bien pourquoi les autres esprits mauvais le voyant, eux se prosternent devant lui.

La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche ET dans ton cœur. « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » La Parole est aussi près du démon, elle est dans sa bouche ! Mais ici pas plus qu’ailleurs, les ailes ne sont-elles interchangeables entre l’ange et le vautour [61, notes 68,69] : c’est entre les Juifs et les païens qu’il n'y a pas de différence en matière de salut. Pour ce qui est du démon, aurait-il obtenu ce salut, à supposer un instant que Jésus eût obtempéré, ordonnant à cette pierre de devenir du pain, se prosternant devant lui (sic) ou se jetant en bas depuis le sommet du Temple ? Aurait-il affirmé de sa bouche que Jésus est Seigneur, le croyant dans son cœur ? Le fait est que s'éloignant de Jésus jusqu'au moment fixé, lui n’était toujours pas fixé ! Car même si la réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » s’accorde implicitement à Jésus Lui-même, elle se comprend explicitement sur le Père, mis à l’épreuve de donner à ses anges l'ordre de Le garder. Enfin, si le démon avait été fixé à ce moment-là, il aurait eu le regret de devoir renoncer à la suite des événements, sachant qu’ils se retourneraient contre lui : Dieu n’aurait alors eu personne à ressusciter d'entre les morts. Alors, nous aurions raté la fin du film [71]

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dimanche, 21 février 2010 | Lien permanent | Commentaires (16)

Beaucoup de gens ont appris tout ce qui se défaisait.

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Évangile de Jésus-Christ selon Marc 3,7-12.
Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent ; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

pelote-basque.gif______Jésus n’est pas venu appeler les justes [1] : mieux que personne, Il sait que les appeler à la conversion, c’est comme jeter une balle sur un mur de pelote basque : elle revient aussi vigoureusement qu’elle a été lancée. Le mur reste intact et dénué de la plus petite brèche : lui non plus n’a pas besoin de conversion. [2] Il n’en va pas autrement chez le "malade" confronté à son juste "psychique" [3, notes 36]. Dans sa version "professionnelle", celui-là est plus "puissant" que Jésus [4, note 12] : c’est dire que chez lui, toute conversion serait vécue comme une cruelle déchéance ! Se prosternant devant lui, le modèle "amateur" se trouve quant à lui dans l’indisponibilité de se prosterner devant Celui auprès de qui il crie (à voix basse afin de ne pas être entendu…) : « Tuez le Fils de Dieu ! » [3, AV note 17] Mais naturellement il se défend vivement de faire connaître un tel cri du cœur endurci [4]. Remarquons que nous sommes ici au-delà des esprits mauvais puisque même ceux-là reconnaissent le Fils de Dieu jusque dans son enveloppe humaine : aux vives défenses qui leur est formulée ils se plient, reconnaissant parallèlement la légitime autorité [5][6] qui en émane. Pire que mauvais, c’est toujours méchant [7][3, APR note 11][8, APR note 20][9, APR note 28]. Non d’une méchanceté passagère, accidentelle ou impulsive, mais de cette méchanceté installée, ne tenant debout que par sa "gentillesse" grimaçante, insatiable d’holocauste et de victime.

Psaume 40(39),7-10.17.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j'ai dit : « Voici, je viens. « Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j'aime : ta loi me tient aux entrailles. » J'annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. Mais tu seras l'allégresse et la joie de tous ceux qui te cherchent ; toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! » ceux qui aiment ton salut.
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______Le méchant n’aime pas son salut. Il dénonce la justice dans toute assemblée. Ses oreilles sont fermées [10, note 34]. Il ne sait les ouvrir qu’à des esprits mauvais. S’ils se prosternent devant lui [11, APR note 11], à leur tour ils se rendent méchants, en quête de victime. Se défendant vivement de se faire connaître comme méchants, ils LAROUE.JPGavancent en "gentils". De la sorte, la victime désignée est sommée, elle, de s’offrir en sacrifice dans le rôle de la "méchante". Toute résistance de sa part va naturellement incarner sa "méchanceté". On aura bien entendu reconnu le schéma primaire bourreau/victime [12, note 26] qui fait les délices de la "santé mentale", renvoyant toute relation humaine à l’ère préhistorique. La "méchanceté" est évidemment réinterprétée chez elle en "maladie". On peut la déceler chez le juste "psychique" poussé dans ses derniers retranchements : en celui-là, le méchant se trahit par son faux accès de "gentillesse" dévoilant [13] l’origine réelle de la "maladie" de son "malade" : lui-même ! En effet, si nul ne peut démontrer réellement l’existence de "maladies" de ce type [14, APR note 28], c’est le juste "psychique" lui-même qui démontre son imposture : quand son "méchant" le reconnaît, lui, sans guillemets, il lui défend vivement de le faire connaître. Et s’il se prosterne en ne criant plus, il sera "gentiment" gratifié d’être moins "malade"… sinon plus du tout. [4, AV note 26] Ce qui signe incontestablement la "maladie"… du regard de l’autre. [14, APR note 35][15] Sous la plus pieuse des façades, c’est sa loi qui lui tient aux entrailles : l’autre est prié de s’y conformer, sous peine de "souffrir de quelque mal" ! Le salut de l’un est dérivé sur celui de l’autre, non par la communion des saints mais par un odieux chantage "sanitaire" se répandant par la complaisance qu’il trouvera parmi les méchants.
______Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Au contraire, ceux qui font souffrir de quelque mal ne se précipitent pas ! Ce serait pour eux vivement se faire connaître : quand on rend les autres "malades" par son regard faux [16], on se rend dépendant du regard des autres [17, p.8] Plus que tout autre, le méchant carbure au trouillomètre [18]: la peur [19] d’être découvert comme tel est proportionnelle à la réputation de "gentillesse". On ne le sait que trop : il existe un marché [20] de la peur, ne se cantonnant nullement aux salles obscures [21, APR note 29]. Infestant le monde de la "santé" comme celui de la Justice, le "professionnel" se donne pour tâche de surévaluer la "gentillesse" de son client… et inversement, la "méchanceté" de son "bourreau" par lui désigné. Son job : apporter le salut d’une réputation en nuisant [22] délibérément à celle d’un autre. Ceci prime sur toute autre considération, la raison apparente se greffant sur la loi propre à chaque spécialité n’est qu’un cache-misère [23] révélant ses limites dans la croissance exponentielle des incohérences les plus invraisemblables [24] : ce n’est plus le souffrant qui se précipite sur le médecin pour le toucher, mais le faux médecin qui se précipite sur le non souffrant pour le faire souffrir de quelque mal ! Le vocabulaire inversé [25, APR note 2] est toujours à l’avenant : le professionnel propose un "service", une "aide", une "solution" quand il ne sait apporter que vice, nuisances et problèmes plus insolubles que le problème d’origine. Holocaustes et victimes inutiles sont au bout du chemin.

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______Voilà bien pourquoi Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac après ses récents démêlés avec ces pharisiens qui se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Lui, pour voir comment le faire périr. [4] Ils sont bel et bien empêtrés dans une logique de mort qui les rend hermétiques à l'allégresse et la joie de tous ceux qui Le cherchent pour le toucher, non pour le faire périr : beaucoup de gens de la Galilée ; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon. Toujours la marque de l’inclusivité universelle de la conversion [26, APR note 4] pour ceux qui y sont ouverts. En ce sens, c’est moins par fidélité à des dogmes certes séculaires, ou par goût déplacé de l’accusation, que le péché des autres –fermés parce que justes, "psychiques" ou non- peut être qualifié de mortel [27, note 9][22, note 14][28, APR note 28]. que par les conséquences qu’il implique réellement, concrètement, en s’aliénant dans des attitudes dont les fruits [10, note 26] parlent d’eux-mêmes, fidèles aux racines dont ils partent réellement. De la sorte, s’obstiner à faire acte de présence au sein d’une association bien-pensante [4, note 2/4] après avoir commis des actes malfaisants radicalement opposés à ronce-morte.jpgl’esprit de cette association, c’est bien entendu d’une incohérence inouïe en surface. Plus en profondeur, c’est dérisoirement tenter de greffer in fine de bons fruits sur un arbre mauvais. Mais on ne cueille pas de figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur les ronces [29] : les épines et les ronces semées au cœur d’une famille –et bien au-delà- à dessein de salir la réputation de l’un de ses membres ne sauraient s’effacer par la magie du militantisme familial… Pas davantage ne suffit-il de toujours redire : « Le Seigneur est grand ! »[30] : ceux qui aiment réellement le salut du Seigneur aiment également celui de leurs frères dans l’unité des chrétiens [31, APR note 24]. Épines et ronces sont pour le moins fort peu compatibles avec cette unité, et plus propices à l’uniformité du désert [32, note 22] : il appartient simplement à celui qui les a semées de les déraciner où il les a semées. Ce que personne d’autre que lui ne peut faire (ce n’est pas faute d’avoir essayé…). Il suffit de remonter le fil : le bonheur aussi [33], c’est simple comme un coup de fil ! Surtout quand le Monsieur Déloyal qui a monté tout ce cirque connaît son numéro…

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______Sans cela, on peut feindre ad vitam æternam d’être de tous ceux qui cherchent le Seigneur : il suffit de voir chez certains de ceux-là ceux qui retiennent leurs lèvres quand ils n’ont pas su les retenir pour faire beaucoup de malédictions.[34] Leur Seigneur le sait mieux que personne : ils ne sont ni dans l’allégresse [35] ni dans la joie [36] (pas davantage ceux qui les ont suivis…), et font fuir beaucoup de gens [37, APR note 28] par leur témoignage victimaire qu’aucun témoignage inverse ne saurait compenser... suspect d’être alors celui du bourreau ! Allons bon : Monsieur Déloyal nous la joue "clown triste". Les enfants [38] n’aiment pas : ils n’auront pas envie de revenir dans la grande assemblée de ce cirque. Et si l’unité des chrétiens commençait par l’unité du chrétien ? Sa barque est sa disposition : ce serait dommage de se faire écraser par la foule

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____________________________

Une cockerinade par jour

Pourquoi les justes "psychiques" ont-ils le cerveau gros comme un pois chiche au réveil ?
- Parce qu'il gonfle pendant la nuit.

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jeudi, 22 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (2)

Et voici que l’épreuve de vérité s’approcha…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4. (*)(*)(*)(*)
Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre. Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

______Beaucoup, nombreux,[1, note 1] de grandes foules : les superlatifs exprimant la quantité ne manquent pas autour de Jésus, qu’Il soit sur la montagne ou qu’Il en descende. Et voici qu’il ne suffit pas de Lui dire : 'Seigneur, Seigneur !', de se mettre à le suivre sans étendre la main, sans le toucher : c’est-à-dire, sans se confronter au témoignage incarné de l’amour des prochains, fussent-ils moins spontanément abordables que ceux qui vous aiment [2].
______Si les lépreux reviennent si souvent dans les Évangiles, n’est-ce pas précisément afin de stigmatiser toute cette symbolique d’exclusion sociale [3] qu’ils drainent invariablement derrière eux, antinomique du second de tous les commandements [4] ? Sous l’angle étymologique du terme, la "diabolique" (au préfixe de sens opposé) se révèle à l’usage plus appropriée. Il est vrai que dans une dialectique authentiquement sanitaire, la raison commande parfois de diviser les prochains, en fonction de ce que les impurs évitent de contaminer les purs de leur lèpre. Paradoxalement, l’amour du prochain privilégie ici une certaine logique de séparation : répandre l’impureté en son nom lui serait contraire. Ce lépreux qui s’approche de Jésus introduit néanmoins une faille dans cette logique, à ceci près que ce n’est pas lui qui étend la main ou qui touche. Lui l’impur, il se prosterne devant le Pur : il ne dénie pas son impureté puisque sa demande consiste précisément –et humblement- à en être délivré. Ce faisant, il reconnaît Jésus comme le Seigneur : en tant que tel, s’Il veut le purifier, Il le peut, Sa volonté s’accordant à celle de son Père. De lui-même, le lépreux sait qu’il ne peut rien, livrant son vouloir à Celui qui peut tout. Sa guérison sera ensuite pour les gens un témoignage, dès lors qu’il sera allé se montrer au prêtre, ce dernier incarnant la Loi telle que prescrite par Moïse.

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______Cette logique fonctionne pour la lèpre, et pour toute malfonction organique. Mais qu’en est-il concrètement de l’autre lèpre : celle du cœur ? « Je le vois [5, APR note 28], tu es troublé. » Cette "vision" sera si communément partagée que l’on amalgamera volontiers un tel "trouble" à une jambe cassée [6], nécessitant tout naturellement à ce titre une éventuelle hospitalisation dont on ne dit rien à personne… mais dont tout le monde est informé. Fort bien : mais que signifie factuellement cette hospitalisation ? Que, faisant fi de son refus de se prosterner devant eux, le "troublé" est allé néanmoins se montrer aux "prêtres" [7, APR note 40] spécialistes de son "trouble" ! Qu’il n’aie pas donné l’offrande de son corps pour suivre les prescriptions de leur loi [8] ne se voit pas nécessairement. En revanche, sa sortie de pris… sa "guérison" devrait être pour les gens un témoignage. Ce qu’elle est… mais pas exactement où on l’attendait. Autant ce témoignage ne semble tout à coup rien dire à personne, autant il atteste a contrario de l’imposture d’une "lèpre" psychique que les "prêtres", eux, n’ont pas pu "purifier" –qu’ils le veuillent ou non- pour la bonne et simple raison qu’ils ne l’ont pas vue en dépit de ce qu’on leur en a "montré" ! Ce n’est pourtant pas faute de s’être prosternés devant eux… Mais qui s’est prosterné, sinon des faux témoins et des vrais lépreux : ceux du cœur ? Ce qui devient un témoignage pour les gens n’est plus une guérison, mais une "maladie"

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vendredi, 26 juin 2009 | Lien permanent

Ainsi est secrétée la pensée voilée du malPolic…onsensuel (IV !).

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[*][*]-[I][II][III]

 Sheila - Les Rois Mages .mp3 
  
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12. (*)(*)
(Épiphanie du Seigneur - Solennité)[*]

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

            Quel brouhaha au fond de la salle : encore des spectateurs manifestant quelque accès de mauvaise humeur ! (Quoique l’hypothèse de lendemains de fêtes à la gueule de bois ne soit pas non plus à écarter d’emblée…) Mettons-nous à leur place (mais revenons bien vite ensuite aux premiers rangs). Ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes [1] : « la page de l’ancienne année est tournée ; parfait : avec cette page seront également tournées celles des notes de cette année : titres compris, ah mais ! Par conséquent, si nous avons bien volontiers pardonné à l’auteur ses incartades cédant à la facilité de titres répétitifs ne se distinguant l’un l’autre que par leur numérotation en chiffres romains, jamais deux sans trois, soit. Mais ce sera tout ! Au-delà, il n’est pas question de venir nous prosterner devant lui s’il nous offre au présent le même titre pour la quatrième fois ! Après tout, n’a-t-il pas lu l’Écriture [2] ? Les rois mages eux-mêmes étaient trois : pas quatre. De l'or, de l'encens et de la myrrhe, point. Ensuite, c’est écrit noir sur blanc : c’est un autre chemin qui est pris ! » Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, l’auteur leur dit présentement : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile [1] ? de dire au spectateur paralysé : 'La page est tournée', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton titre IV et marche' ? Eh bien ! Pour que vous sachiez ne pas sortir devant tout le monde avant la fin du film [3], disant : « Nous ne voyons jamais que du pareil  », levez les yeux… et regardez mieux [4] autour de vous. Alors vous verrez, vous serez radieux, votre cœur frémira et se dilatera… » [ NB : sans vouloir dévoiler les pensées secrètes de l’auteur, ne finira-t-il pas par prendre ces esprits rebelles pour des empotés ?…]

Livre d'Isaïe 60,1-6. (*)/(*)
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Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-3.5-6. (*)/(*)(*)(*)(*)
Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.

            Que l’Apôtre nous pardonne : mais sa révélation n’est pas exactement celle de l’année, l’inclusivité universelle du salut [5, note 51] étant associée, elle, à ce dont il a déjà été question dans l’une ou l’autre des lettres émaillant la présente messagerie virtuelle. Le mystère se déplacerait plutôt aujourd’hui en ce que les frères ont été d’une telle générosité à partager avec les païens le même héritage [6], le même corps et la même promesse… qu’il ne leur en reste plus pour eux-mêmes : tant est si bien qu’en regardant autour de soi, on ne sait plus vraiment qui est qui [7][8, APR note 122]Alors nous voyons, le cœur frémissant, les têtes qui se dilatent en tous sens : les uns en gagnent une [5, note 85], les autres perdent la leur [9][10][11][12]. Mystère de l’échange [13, note 1], sans doute…
            Mais revenons à nos moutons (sans faire mystère de laisser de côté le modèle bicéphale) : à savoir, nos spectateurs bougons venant d’exprimer leurs doléances royales depuis le fond de la salle. Sans même attendre la réponse de l’auteur, ces galopins lui en ajoutent une ! « Pour revenir à ses moutons, encore faut-il y être venus : or, vous avez joué à saute-mouton ! » Galopins peut-être, mais néanmoins perspicaces : il est vrai qu’il n’est pas nécessaire de revenir de très loin pour CONSTATER [14, note 11] que non seulement l’auteur prend des aises avec ses titres, mais voilà que ce chameau place les textes du jour dans sa note précédente [15]… et il s’arrête ! Heureusement qu’il y ajoute quelques images radieuses : sinon, comment éprouver une très grande joie ? D’où cette fine allusion de nos moutons au jeu du même nom : qui dit mouton dit berger… et qui dit berger dit que l’auteur n’a rien dit sur les bergers qui, pourtant, n’ont pas été en peine de glorifier et de louer Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur a été annoncé. Ce en quoi l’auteur leur répondra (aux moutons : pas aux bergers !) que lui aussi glorifie et loue Dieu pour… que les bergers eussent été des bergers. Car eu égard à tous ces événements, s’ils avaient été "juges aux affaires familiales"©[16][17][18][19][20], la face du monde en eût été changée. Les foules de chameaux et de dromadaires auraient pu rester tranquillement à Madiane et à Épha, tous les gens de Saba auraient pu se garder or et encens pour leurs vieux jours, etc. Il va de soi que ce "etc." fait connaître le mystère de "l’intérêt de la famille et de la protection des enfants"©[21: que dans le cadre de cet "intérêt"©, Super-Mignon aurait alors été livré au bon roi Hérode afin que, lui aussi, se prosterne devant lui afin de le "protéger"©[22] de plus près…

            Foin de digressions : nos moutons ne sont pas contents, et nous le font savoir. Qu’est-ce qui est le plus important [23] ? le titre de la note… ou la note sous le titre ? Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Nonobstant, ne les contristons point : une "dépression"©[24] est si vite arrivée dans ce monde dur [25, note 13/2] et cruel. Auront-ils seulement remarqué que l’image, elle, n’est pas la même ? À titre de rappel, elle s’y trouve néanmoins : mais ne passe-t-elle pas quasiment inaperçue, face à la triple royale lumière radieuse que génèrent les sujets principaux ? (Ce qui constitue d’ailleurs une belle performance en soi : car on ne saurait confondre un roi avec un sujet.) Certes, Bethléem n'est pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée… le tout premier en étant Jérusalem. Or, à 836258228.jpgJérusalem il y a un Temple. Dans ce Temple, il y a des gentils et des méchants : ce qui nous rappelle furieusement les chapitres I, II et III… et justifie conséquemment l’arrivée inopinée du IV. Objection, clame-t-on alors : ici, l’action ne se déroule nullement dans le Temple. Objection refusée : parmi les acteurs du jour figurent en bonne place les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël : personne ne se demande en quel lieu ils officient le plus habituellement. En revanche, et faute de continuer à jouer à saute-mouton, si nous jouions aux chaises musicales ? Pendant que les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël sont réunis autour du roi Hérode le Grand (accordons en effet que le palais royal se prête mieux à ce type de manifestation que le Temple…), en quel lieu se trouve un grand nombre de sbires du même Hérode le Grand ? La réponse est de nouveau dans les chapitres I, II et III. Enfin –cerise sur le gâteau-, le roi organise-t-il une conférence de presse lorsqu’à l’issue de cette réunion [26, AV note 23][27], il convoque des mages qui auront l’heur de ne pas verser dans la non comparance [28] ? Il apparaît avec précision qu’il les convoque en secret : sujet inépuisable –et non épuisé- dont il a déjà été parlé dans les chapitres I, II et III ; sans compter des notes passées, venant de plus loin [29, APR note 95]… ou de plus près dans le temps par rapport au scénario de ce jour [30, APR note 27][31][32, notes  101 à 103][33,11, APR note 72] ! Arrêtons-nous au-dessus de ces diverses raisons… avant que nos moutons n’éprouvent de trop grands frissons : une tremblante [34] est également si vite arrivée.
         Que le saute-mouton à l’encontre des bergers ne soit pas perçu pour une marque de mépris à l’encontre du "petit peuple" (et inversement, pour une marque de soutien indéfectible aux grands de ce monde, le feu des projecteurs se braquant maintenant sur le prestige de la royauté: au contraire, tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers ; eux-mêmes -ayant eu la grâce d’être les premiers avertis [35]-, ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur a été annoncé. En somme, ils ne cherchaient pas midi à quatorze heures : n’avaient pas besoin des précisions scripturaires des chefs des prêtres et de tous les scribes d'Israël pour savoir s’étonner où il y a lieu de s’étonner [36], et se réjouir là où il y a lieu de se réjouir. Ce en quoi tout Jérusalem aurait pu apprendre une leçon salutaire. Parce qu’à Jérusalem, on ne sait plus s’étonner et se réjouir. Mais à Jérusalem, pour ce qui est de se laisser prendre d’inquiétude [33,4], on ne craint personne !

         Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, c’est une certaine tradition orale et scripturaire qui associe la royauté à ces mages : ce ne sont pas les spectateurs (des premiers rangs ou du fond de la salle), le réalisateur d’un film tourné ultérieurement… ou l’éventuel commentateur, arrivant également beaucoup plus tard que tous ces événements. Sans doute est-ce en raison de leurs présents qu’ils sont ainsi associés à la royauté : hors la valeur hautement symbolique de l'or, de l'encens et de la myrrhe, ces différents contenus de leurs coffrets ne sont pas non plus à la portée de la bourse d’un modeste berger. Pour autant, leur cœur n’est pas assez dilaté dans le mauvais sens [34] !- pour les avoir frileusement repliés sur leurs richesses : loin d’en rester à une confortable dimension horizontale, ils ont su poser leurs regards au-dessus de leur condition –aussi enviable eusse-t-elle pu être-, voir se lever une étoile inhabituelle. De plus, venir d’Orient n’est pas une sinécure à cette époque : des chameaux sont probablement plus rapides que l’âne de Joseph… mais ils ne tiennent pas davantage la comparaison avec le 4X4 rutilant -toutes options- du quidam qui l’utilise afin d’aller acheter sa baguette à l’autre extrémité de sa rue [36, APR note 6]. Mages non magiciens [35](!), ce sont les astronomes de leur temps. Cette hauteur de vue ne les rend pas sujets… au vertige ; inversement, voilà qu’ils sont prêts à abaisser leurs regards

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dimanche, 02 janvier 2011 | Lien permanent | Commentaires (5)

Aux chiottes l’arbitre !

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Livre de l'Exode 34,4-6.8-9.
Moïse tailla de nouveau deux tables de pierre. Il se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer auprès de Moïse. Il proclama lui-même son nom ; il passa devant Moïse et proclama : « YAHVÉ, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité. »
Aussitôt Moïse se prosterna jusqu'à terre, et il dit : « S'il est vrai, Seigneur, que j'ai trouvé grâce devant toi, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c'est un peuple à la tête dure ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous un peuple qui t'appartienne. »

_____Bien qu’interlocuteur privilégié de Dieu [12], bien qu’auteur de la loi de laquelle se réclameront des générations entières [13], Moïse lui-même se prosterne jusqu'à terre : Le Seigneur passe devant lui. S’il daigne marcher au milieu de nous, Il pardonnera nos fautes et nos péchés. Et c’est bien là où le bât blesse : la "santé mentale" va fabriquer un peuple à la tête dure en lui donnant l’apparence d’un peuple à la tête molle, c’est-à-dire un peuple de tristes [14] chochottes dont la seule manifestation de "joie" [15] est le cynisme de ceux qui partagent toute absence de remise en question personnelle. Aux fautes et aux péchés sont substitués des "troubles psychiques", ce qui INTERDIT tout pardon et ce qui autorise une diffusion sans frein de fautes et de péchés que tout le monde subit et que personne ne "commet" ! En conséquence, chacun flotte dans un état perpétuel "d’auto-canonisation", le prochain n’étant plus qu’une menace permanente venant compromettre cette vision idyllique. AUCUN thuriféraire de la "santé mentale" ne saurait trouver grâce devant YAHVÉ, LE SEIGNEUR quand il communie de près ou de loin à une "médecine" DURE et SANS MISÉRICORDE, entièrement fondée sur un véritable cloaque spirituel. Quand une escroquerie aussi énorme se fait prompte à la colère "thérapeutique" injuste et plus véloce encore à faire taire les justes colères arbitrairement étiquetées de "dangerosité", elle peut feindre d’être pleine d'amour et de fidélité, se faisant de la sorte l’arbitre insensé du bien et du mal : ses œuvres vocifèrent pour elle le témoignage cinglant d’un incommensurable épandage nauséabond de haines rentrées et d’infidélités patentes. Ses servants et ses complices peuvent bien venir se placer auprès de Moïse ou de Yahvé Lui-même, le "Seigneur" qu’ils proclament n’est autre que la projection de leur nom. Leur "odeur [16] de sainteté" n’encense que leur "trinité" [12] : celle de Pathos, Thanatos et Hermès. C’est une puanteur de latrines. Certes, dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure. [17] Mais les toilettes ne sont plus nécessaires dans aucune de ces demeures : dans la maison du Père, aucun déchet d’aucune sorte n’a plus droit de cité. On peut venir avec des rouleaux entiers de papier toilette noirci de "bonnes œuvres", il nous sera répondu : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'[18] Comme les chats ne font pas des chiens, les chiens n’ont pas besoin de chiottes.

_____Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour le juger : il se juge de lui-même. Le besoin d’ouvrir la fenêtre [8] se mue en besoin pressant. L’atmosphère devient pestilentielle, et le trou dans la couche d’ozone n’y est pour rien.

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dimanche, 18 mai 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

Questionnez votre tendance à prendre l’heure des petits chiens pour la donner aux enfants.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28. (*)/(*)(*)
Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait :
« Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander :

« Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit :
« Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »

Mais elle vint se prosterner devant lui :

« Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit :
« Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens.

- C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit :
« Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! »
Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

______Sans doute n’est-il pas anodin que, d’un jour sur l’autre, la liturgie nous offre deux cris similaires : « Seigneur, sauve-moi ! »[1], puis « Seigneur, viens à mon secours ! » Or, si l’un comme l’autre expriment indubitablement une détresse réelle, celle-ci est moins la manifestation d’un mouvement sporadique de panique que celle d’une prise aiguë de la conscience de sa propre insuffisance. Parallèlement, elle est celle d’un témoignage de foi en ce que le Seigneur, dans Sa proximité, détient le pouvoir de venir au secours : c’est-à-dire de pallier à cette même insuffisance.
______Deux cris de foi, oui mais… perpétrés par des protagonistes que tout oppose, jusque dans le contexte : des disciples embarqués sur un lac houleux, se battant contre des vagues et un vent qui leur est contraire, puis ici, sur la terre ferme, mais éloignée du territoire spécifique aux brebis d'Israël. De plus, ce ne sont pas les disciples qui crient : au contraire en sont-ils eux-mêmes poursuivis, demandant grâce au Maître moins par foi que pour la satisfaction de leur ouïe ! Mais elle vint se prosterner devant lui, L’ayant reconnu d’emblée comme Seigneur, fils de David. Or, si hier également ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! », ce fut moins immédiat, passant d’abord par la case fantôme(rien ne laissant entendre que ce fût alors celui de David !) Enfin trouve-t-on bien sûr d’un côté "les enfants" brebis perdues d’Israël et disciples- et "les petits chiens" (hors de tout contexte "médical"©[2][3], est-il utile de le préciser ?…), représentés par notre Cananéenne seule.

______« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Apostrophe douloureuse qui est loin de concerner un "petit chien" puisque n’interpellant pas moins qu’un disciple, et pas n’importe lequel : le tout premier des Apôtres, celui-là même sur lequel sera bâti une Église l’emportant sur la puissance de la Mort, et à qui seront données les clefs du Royaume des cieux [4][5] !
______« Ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Réponse nettement moins douloureuse -sa fille fut guérie à l'heure même-, alors qu’elle s’adresse à une femme qui eût été vraisemblablement hors de cette Église si celle-ci avait existé au moment du récit. Ce qui est moins plonger dans la déduction hâtive d’un salut [6, note 14][7, note 7] se trouvant hors Église (!) que ne pas attribuer à celle-ci l’illusion inverseMontage arthur fantome.jpg d’un statut de citadelle imprenable [8] –hors d’elle, à l’échelle humaine, point de sal u t- qui n’est pas censé être exactement le sien : que tout se fasse pour le croyant comme il le veut… et que les autres, ces petits chiens, se débrouillent avec les miettes obligeamment lancées depuis le chemin de ronde, les malheureux ! Ce qui ne donnera guère satisfaction à la vocation universelle du salut [9], telle qu’elle se dévoile par la juxtaposition de nos d eux récits.

D’aucuns n’auraient-ils pas trouvé la parade, leur foi se faisant si "grande" qu’elle embrasse celle du Royaume des cieux comme [10] celle d’autres royaumes [11][12][13], un rien plus terrestres [14][15] ? Un pied dans l’un, un pied dans l’autre (à moins que ce ne soit la tête [16] ?) : ne serait-ce pas séduisant en diable… si la case fantôme [17, notes 56 à 58bis][1, notes 29,92] n’était pas prédominante –et aussi stagnante [18][19] que la case prison [20]- au sein de ces étranges [21] royaumes ?

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -15,21-28° (*)
Philou
[22] s'était retiré vers la région de Tire-sur-Dindon [23, note 2]. Voici qu'une Cane-à-pêche [24][25], venue de ces territoires, criait :
« Aie pitié de moi, Baigneur
[26], fils d’avide [27, note 2] ! La fille de ma mère est tourmentée par un démon [28, notes 3 à 5]. »
Mais naturellement, il ne lui répondit rien
[1, notes 51,52]. Voyageant léger, les malheureux DaisyDonild.jpgbisciples [29] ne s’étaient pas encombrés d’un dictionnaire [30, note 29], eux qui déjà n’emportaient ni argent, ni sac, ni sandales [31]. De plus ignoraient-ils encore que même les fournisseurs [32] de leur maître [33] recommandaient chaudement [34] de se questionner la tendance à prendre en pitié trop facilement, le respect devant être réservé aux individus empreints de bien-portance : c’est-à-dire, les personnes innocentes [35], réellement sans couleurs [1, notes 89,90] ou sur lesquelles un démon s’acharne. Ce qui, assurément, était le cas de cette Cane-à-pêche ; mais ils n’étaient pas aveugles : ils voyaient bien [36, APR note 28] que la Cane était blanche ! Plus qu’il n’en fallait pour qu’elle aille se faire porter [37] pâle. Néanmoins, ils s'approchèrent de Philou pour lui demander :
« Donne-lui satisfaction, car elle aussi
[38] nous poursuit de ses cris de guerre [39] ! »
198603038.jpgPhilou répondit : « Je n'ai été dévoyé
[40] qu'aux brebis percluses [41, APR note 33] de Raihël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui
[42][43] :
« Baigneur, viens sur mon sec ours
[44] ! »Il répondit :
« Il n'est pas mal
[45] de prendre le pain des petits chiens pour le donner aux enfants qui l’ont bien mérité [46].
- C’est brai
[47], Baigneur, reprit-elle ; mais justement [48], les petits chiens [49] mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtresses [50][51]. »
Philou répondit :

« Unafemme
[52], tes foies [53] sont grandes, que tout se défasse [54] pour toi, ô ma reine [55, APR note 27][56], comme tu le veux [57, APR note 19] ! »
Et, à l'heure même, la fille de sa mère fut
"guérie"©. Définitivement [58, notes 27 à 29].

Neuvième règle du livre de Martha -15,21-28° (*)(*)(*)
[version originale, non
"tourmentée"… (*)(*)]
Questionnez votre tendance à prendre en
pitié trop facilement. Le respect doit être réservé aux individus empreints de bonté et moralement courageux. La pitié est aussi une réponse sociale valable, mais elle devrait être ménagée aux personnes innocentes, réellement en douleur ou sur lesquelles la malchance s'acharne. En outre, je recommande que vous mettiez sévèrement au défi votre besoin d'être poli dans toutes les situations. Pour les adultes normaux de notre culture, être ce que nous pensons "civilisés" est comme un réflexe et nous nous affichons souvent automatiquement convenables même lorsque quelqu'un nous a exaspérés, nous a menti à plusieurs reprises, ou nous a figurativement poignardés dans le dos. Les "psychopathes"© tirent un énorme avantage de cette politesse automatique afin d'exploiter la situation. N'ayez pas peur de ne pas être souriants et d'aller, avec calme, directement au but.

Montage CM2.jpg

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mercredi, 04 août 2010 | Lien permanent

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