Un gars et sa petite fille sont au magasin de jouets pour acheter une poupée Barbie. Le gars voit une Barbie qui fait du ski : 40 €. Il en voit une autre qui fait de la moto : 50 €. Et il en voit une troisième, Barbie divorcée : 600 € ! Le gars accroche un vendeur et lui dit : - Comment ça se fait que la Barbie divorcée soit si chère ?
Le vendeur lui répond :
- C'est parce qu'elle contient aussi la maison de Ken, la voiture de Ken, le chalet de Ken, les meubles de Ken, la moto de Ken...
Un peu de chaleur au coin des feux de la GUERRE ET de la PAIX évite bien des refroidissements : le regard d'aime d'été croise d'autres regards afin de chasser l'hiver...
Voici un aperçu de quelques feux de camps :
(ATTENTION : certains sont des feux... d'artifice)
"L'homme qui n'a que ses forces d'homme ne peut pas saisir ce qui vient de l'Esprit de Dieu ; pour lui ce n'est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c'est par l'Esprit qu'on en juge."
Saint Grégoire de Nazianze (329-390)
"Nous sommes comme le miroir où nous voyons les autres ; parce qu'en effet, NE CONNAISSANT PAS LEUR INTÉRIEUR, nous ne pouvons en juger que par quelque chose de semblable que nous connaissons qui est nous-mêmes... Il est donc nécessaire de se mettre à la place des autres."
Charles Péguy
"Celui qui ne gueule pas la vérité quand il la connaît, se fait le complice des menteurs et des faussaires !"
Évangile de Jésus-Christ selonsaint Matthieu2,1-12. (Solennité de l'Épiphanie de Notre Seigneur)[1] Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : «ÀBethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
_____Les magesnon plusne connaissaient pas l’Agneau de Dieu[2]. Ils n’enconnaissaientqueson étoilequ’ils ontvu se lever: à ce seul signe épiphanique,venant d’Orient, ils ont entrepris un long voyage qui, pour l’époque,témoignedéjà d’unefoihors du commun pour desétrangersau peuple élu. Mais par leur regard vierge de tout préjugé (ou éprouvé per les préjugés des autres !), lesétrangersne se montrent-ils pas souvent desétoiles qui se lèventpour les élus eux-mêmes ?[3][4][5][6]Éminents notables en leur pays,ils sont venus se prosterner devantun bébé ! À l’image d’unSyméon[7][8]ou d’uneAnne[7][9], eux qui ne sont pasprophètes–d’autant qu’ils sont extérieurs auTemple- vontreconnaîtredans cetenfant qui vient de naîtrele roi des Juifsen personne.À leur tour, ils pourront ainsi entémoigner, de retour dans leurs contrées respectives. _____Sur place, pour ainsi dire :Bethléemétant peu éloignée deJérusalem, ce mêmeenfantest sinistrementméconnudes édiles du lieu. Leroi Hérode le Grandcraint naturellement pour son pouvoir. Unroi des Juifs vient de naître ?Pour qu’on vienne de si loin afin de seprosterner devant lui, ceroidoit représenter une redoutable menace !En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.Toutroiqu’il est –premier à incarnerla loi-, le comportement d’Hérodeva dès lors se calquer non plus surla loi, mais sur lapeur. En tant queroiprécisément, il diffuse immédiatement cettepeurdanstout Jérusalem. Son pouvoir est d’ores et déjà réorienté en fonction de cettepeur, qui le conduira notamment à commanditer le fameux massacre des Innocents. [10, note 8]Les chefs des prêtres etautresscribes d'Israëlne vont pas rassurerHérode, bien au contraire.« …Car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »n’est pas une formule propre à soulagerun chefexistant, confondant bien entendu pouvoir temporel et spirituel. Dès que lapeurest installée, onreconnaîtd’emblée les attitudes qu’elle seule sait susciter: les mages sont convoqués en secret, secretqui est la marque de lahonted’un cœur fermé [11, note 11], se repliant sur lui-même par les soubresauts d’une conscience torturée,prise d'inquiétude. Ausecrets’associe l’inévitablehypocrisie[12], porte du crime.« …Avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »: pas besoin d’être fin exégète pour deviner les intentionssecrètesde cette"prosternation", manifestation avant l’heure d’une"communion"[13]depeu de joie…
_____Il n’existe qu’un antidote à la peur : c’estl'amour.[14, AV note 28] Ainsiles mages, eux,éprouvèrent une très grande joie à voir l'enfant avec Marie sa mère.L’amour, c’est aussi le don :de l'or, de l'encens et de la myrrhe.[15]En dépit de leurfoiexceptionnelle, cesmagesn’ont cependant rien d’un mythe éthéré, manifestant leur pleine humanité par le contraste formé par leur… crédulité.[16, note 7] En effet, à l’aune deJosephquelques mois auparavant [
Fin deNO AILES ?au mercredi 11 janvier 2012Fin au mardi 17 janvier 2012
« Il est vivant ! » - CD 43 : Prosternez-vous 3mn26 (extrait de « Adorez-le », Editions de l’Emmanuel)
(1) [Dimanche 8 janvier 2012 : épiphanie du Seigneur - Solennité {*}] Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12. {*}{*}{*} Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile [*|*] et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui [58!]. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie [*]. Ils lui répondirent : «À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple.» Alors Hérode convoqua les mages en secret [*] pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents[!][*|*|*|*|*|*|*|*]: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
N'avait-il pas de quoi être pris d’inquiétude -et tout Jérusalem avec lui !-, en apprenant cela ? Cela ? Pas moins que des mages venus d'Orient "venus se prosterner devant le roi des Juifs qui vient de naître". Enfin quoi, que faisaient ses "mages" à lui : tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël ? Ne savaient-ils donc pasen quel lieu devait naître le Messie ? Pourtant si, ils le savent : puisqu'à sa demande, ils se réfèrent à ce qui est écrit à son sujet par le prophète... autre "mage" de chez lui, antérieur à ceux qu'il a alors à sa disposition. C'est bien la peine d'être entouré de si fins connaisseurs de l’Écriture pour se voir ainsi "coiffé au poteau" par des étrangers, autant en ce qu'ils surgissent d'Orient qu'ils représentent des païens : censément moins connaisseurs -voire ignorants- de cette Écriture qui, de secret, ne devrait en avoir aucun pour les siens. L'ont-ils seulement lue, ces mages exotiques demandant où est le roi d'une nation à laquelle ils n'appartiennent même pas [1] ? Pour l'heure, la question est moins d'avoir lu que d'avoir vu ; c'est qu'à l'exotisme de leur lointaine origine, ils ajoutent celui de leur mode deconnaissance : ils ont vu se lever une étoile ! Soit : et après ? Le ciel de Jérusalem serait-il si différent de celui de leur Orient ? Ne sait-on pas y lever les yeux, regarder autour de soi aussi bien que là-bas ? D'autant que si le prophète parle de Bethléem en Judée -"certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée"... mais pas le premier !-, il n'est pas avare de mots à propos de Jérusalem : n'est-ce pas sur celle-ci que se lève le Seigneur, sur elle que brille sa gloire, vers sa lumière que doivent marcher les nations[>Is] ? Lumière des nations... mais pas fichue de voir se lever une étoile dans le ciel ! Inquiétant... et un rien humiliant.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,41-44. [*]|(*)|(*)(*)/(*)(*) Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait :« Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux.Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ;ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre (*)(*)(*), parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »
______« Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi. »[1] Quel est donc ce roi d’apparence [2] si belliqueuse (il a des ennemis) et sanguinaire qu’il ordonne de les mettre à mort devant lui ? Qui, au travers de ce personnage de parabole, reconnaîtrait en ce jour le portrait d’un homme lui dissemblant en tout point [3,1] :celui-là même qui, en voyant Jérusalem, pleura sur elle parce qu’elle n’a pas reconnu ce qui peut lui donner la paix : le moment où Dieu la visitait ? Lui qui, près d’une Jérusalem s’apprêtant à l’immoler –premier à être encerclé, pressé de toutes parts et jeté à terre-, eût trouvé là matière consistante à pleurer légitimement sur lui-même : non sur une ville malheureuse [4], parce que connaissant Dieu sans Le reconnaître. ______Personne, au ciel, sur terre ou sous la terre [5][6][7], n'est capable d'ouvrir le Livre scellé de sept sceaux et d'en regarder le texte.En ce jour, que faitle seul à être digne d'ouvrir le Livre et d'en briser les sceaux ? Fait-il amener ses ennemis ici afin qu’on les mette à mort devant lui ? À lui à qui a été donnée autorité sur tout être vivant [8], chacunau ciel, sur terre ou sous la terre aurait dû se prosterner devant une telle décision si elle avait été prononcée. Mais elle n’a pas été prononcée. Ordonne-t-il que le feu du ciel tombe [9]sur ses ennemis ? À lui à qui les éléments obéissent [10, notes 80,81][11], chacunau ciel, sur terre ou sous la terre aurait dû se prosterner devant une telle décision si elle avait été prononcée. Mais elle n’a pas été prononcée. Puisque n’a pas été reconnu le moment où Dieu visitait, met-il les bouchées doubles : laissant son visage apparaître tout autre, ses vêtements devenir d’une blancheur éclatante, faisant apparaître dans la gloire à ses côtésquelques prophètes avec lesquels il s’entretient [12], tout ceci sous les yeux médusés d’habitants de Jérusalem se prosternant alors devant lui, le trouble qui les envahit rendant impossible leur… non-consentement[13] (!) ? Mais cette décision n’a été prononcée qu’auprès d’un cercle étroit[14] de disciples, loin de Jérusalem et des regards. À lui à qui a été donnée autorité sur tout être vivant, n’aurait-il pas pu s’imposer, se proclamer Dieu d’une voix puissante ? Quelle "économie" eût-ce été en effet : les ennemis auraient bien pu venir mettre le siège devant la ville, l'encercler et la presser de tous côtés ; avec Jésus Superman [15] à ses côtés, ce sont eux qui eussent été jetés à terre avec autant d’aisance que la tapette écrase la mouche [16] ! Victoire remportée haut la main, peu méritoire et peu glorieuseen regard de la disparité des forces en présence, mais néanmoins victoire devant laquelle le vaincu [17, APR note 3]se prosterne. Naturellement, qui aurait ouvert un livre dans lequel serait porté un tel texte reconnaîtra que cet ouvrage serait davantage à classer dans la rubrique des contes et légendes qu’à celle d’un réel qui soit là, pour tous[18, AV note 41]. Car hélas –et ce n’estpasresté caché aux yeux de générations de disciples jusqu’à nos jours-, près de Jérusalem -et loin des flonflons de Marvel Comics®[19]-, pour l’heure, en voyant la ville de Jérusalem, pleure sur elle celui devantlequelquatre Vivants et vingt-quatre Anciens sont appelés à se prosterner.
Livre de l'Apocalypse 5,1-10. (*) Moi, Jean, j'ai vu, dans la main droite de celui qui siège sur le Trône céleste, un Livre en forme de rouleau, écrit à l'intérieur et à l'extérieur, scellé de sept sceaux.Puis j'ai vu un ange imposant, qui proclamait d'une voix puissante : « Qui donc est digne d'ouvrir le Livre et d'en briser les sceaux ? »Mais personne, au ciel, sur terre ou sous la terre, n'était capable d'ouvrir le Livre et d'en regarder le texte.Et moi, je pleurais beaucoup, parce que personne n'avait été trouvé digne d'ouvrir le Livre et d'en regarder le texte.Mais l'un des Anciens me dit : « Ne pleure pas. Voilà qu'il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le descendant de David : il ouvrira le Livre aux sept sceaux. »Et voici ce que j'ai vu encore : en face du Trône, en face des quatre Vivants et des Anciens, il y avait un Agneau ; il se tenait debout, et il était comme immolé ; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu en mission sur toute la terre.Il s'avança et reçut le Livre, que lui donna de la main droite celui qui siégeait sur le Trône.Quand l'Agneau eut reçu le Livre, les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens se prosternèrent devant lui. Chacun tenait une harpeet des coupes d'or pleines de parfums qui sont les prières des saints. Ils chantaient ce cantique nouveau : « Tu es digne de recevoir le Livre scellé et de l'ouvrir, car tu as été immolé ; par ton sang, tu as racheté pour Dieu des hommes de toute race, langue, peuple et nation,et tu en as fait pour notre Dieu un royaume de prêtres qui régneront sur la terre. »
Évangile de Jésus-Christ selonsaintMatthieu 2,1-12. (*)|(*)/(*) (Solennité de l'Épiphaniedu Seigneur) Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Livre d'Isaïe 60,1-6. (*) Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 3,2-3.5-6. (*)/(*)(*) Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,1-13. (*)/(*) (<-1)(<-2)Après son baptême, Jésus, rempli de l'Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l'Esprit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut mis à l'épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre. » Le démon l'emmena alors plus haut, et lui fit voir d'un seul regard tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m'appartient et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c'est lui seul que tu adoreras. » Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,8-13. (*)/(<-1) Frères, nous lisons dans l’Écriture : La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche ET dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut. En effet, l'Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n'aura à le regretter. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n'y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés.
Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.[54]À de telscriss’oppose le silence dudésert, ainsi qu’unemise à l’épreuveinversée puisque effectuée par le réprouvé, se faisant pour l’heure l’examinateur [55, APR note 40]. Ce qui n’est pas sans présenter quelque analogie avecles pharisiens demandant un signe venant du ciel: dans les deux cas, nous avons en effet cette volonté demise à l’épreuvetrahissant unefaim,nonde painmais depreuvesassez contraignantes à la raison pour ne plus avoir besoin decroire du fond de son cœur, là où se mènent les frictions les plus redoutables -inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure[56]- dont l’on sesauvevolontiers en lesproclamantchez autrui [57]. Vous avez dit Carême [58] ?Pendant quarante jours,rude (et louable)épreuvedese placer au sommet desontemple[59]afin d’yjeter basles solides habitudes detémoigner[60] quec'est seulement de pain que l'homme doit vivre? Ce quiestlàécritd’avance, quand bien mêmeon affirmerait de la bouche que Jésus est Seigneur,-voire que l’on pratiquerait précisément certainsjoursle jeûneseulement de pain!- si par ailleursle fond de son cœurreste hermétique auxchaînes injustes,auxattaches du joug, aux opprimés, à celui qui a faim, au malheureux sans abri, sans vêtement[61, APR note 11]…Se dérober à son semblable, est-ce le jeûne qui Lui plaît, un jour bien accueilli par le Seigneur ?Mais il y a "mieux", si l’on peut dire : se délecter exclusivement de tout ce qu’il y a à droite du point-virgule chezsaint Paul.Celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut.La saison aidant, tout ce qu’il y a à gauche du point-virgule est parti faire du ski sur les pentes neigeuses [62] :celui qui croit du fond de son cœur devient juste.Il est à craindre que mêmede fond, le ski ne compense [53, note 58] guère… En attendant la fonte des neiges, c’est bien entendu la formule magique qui prévaut :pouf pouf[53, note 67]!Dans le "mieux", on trouvera éventuellement le "mieux" du "mieux" : modèle grand luxe toutes optionsaffirmant sa foi de sa boucheetdérobant à son semblable. De fait, la forme pronominale n’est plus nécessaire quand est prise une part active –toute complicité [63, note 59] à cette part étant incluse- àgénérerdes chaînes injustes, lier les attaches du joug, prendre la liberté des opprimés,etc. ! Au nom de quoi ce qui est inconditionnellement [61, APR note 77](soit indépendamment de touteaffirmationdefoi)malsejustifierait-il mieux, par exemple, enjeûnantseulement de pain? À quoi bonne rien manger durant ces jours-làsi on n’arienà regretterd’actes posés dans une inconscience morale [64] si abyssale que mêmeceluiquiinfirme de sa bouche que Jésus est Seigneuren restesuffoqué ?
En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés. Invoquerprésuppose uneintériorité, c’est-à-diredans un cœurouvert [65], mais non partagé : cecœurse prosterneraitalorsdevantd’autres dieux en les servant[66, APR note 20], quoiqu’on se défende de l’affirmer delabouche…Cela lui appartient et il se donne–ou nese donnepas-à qui il veut: ce qui vaut pourson semblable, quel qu’il soit. Passer outre [67], c’est précisément entrer dans cette logique –toujoursviolante et parfoisviolente- dedérober à son semblable.
Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu! »Et voilà qu’à l’opposé, alors qu’il s’agit toujours d’unesprit mauvais:« Toi donc, situ te prosternes devant moi, tu auras tout cela. »Il est vrai que pour un "client" commeJésus, unelégionlui reste étrangère [68] : si lenomdudémonne nous est pas précisé ici, il ne nécessitera cependant pas un devin [69] pour envisager qu’il soit également de la catégorie modèle grand luxe toutes options : n’est-ce pas le moins quand on agloire et pouvoir surtous les royaumes de la terre? Assurément le top de la hiérarchie puisque les premiers sont les derniers [70]… et que la tête est aux pieds [30] : là où tout subalternese prosterne et crie : « Tu es le Fils de Dieu ! », lui en est encore à: « Si tu es le Fils de Dieu,… »Certes, lesipourrait également s’entendre dans le sens de la provocation à la démonstration,épreuvede lapreuve; mais si tel avait été seulement le cas, il y aurait eu un doute assez consistant -sur l’identité deJésuscommeFils de Dieu- pour –à défaut dese prosterner devant lui(ce qui peut encore se concevoir par ruse…)- ne pas aller jusqu’à lui proposer l’inverse ! D’autant ques’Il est le Fils de Dieu, Il adéjàtout cela: c’est bien pourquoilesautresesprits mauvais le voyant,euxse prosternent devant lui.
La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche ET dans ton cœur. « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » La Parole estaussiprès du démon, elle est dans sa bouche !Mais ici pas plus qu’ailleurs, les ailes ne sont-elles interchangeables entre l’ange et le vautour [61, notes 68,69] : c’estentre les Juifs et les païensqu’il n'y a pas de différenceen matière desalut. Pour ce qui est dudémon, aurait-il obtenu cesalut, à supposer un instant queJésuseût obtempéré,ordonnant à cette pierre de devenir du pain, se prosternant devant lui(sic)ou se jetant en bas depuis le sommet du Temple ?Aurait-ilaffirmé de sa bouche que Jésus est Seigneur, le croyant dans son cœur ?Le fait est ques'éloignant de Jésus jusqu'au moment fixé, lui n’était toujours pasfixé! Car même si laréponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. »s’accorde implicitement àJésusLui-même, elle se comprend explicitement surle Père,mis à l’épreuve de donner à ses anges l'ordre de Le garder.Enfin, sile démonavait étéfixéà cemoment-là, ilauraiteu leregretde devoir renoncer à la suite des événements, sachant qu’ils se retourneraient contre lui :Dieu n’auraitalorseu personne à ressusciter d'entre les morts. Alors, nousaurionsraté la fin du film [71]…
Évangile de Jésus-Christ selonMarc3,7-12. Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent ; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
______Jésus n’est pas venu appeler les justes[1] : mieux quepersonne, Il sait que les appeler à laconversion, c’est comme jeter une balle sur un mur de pelote basque : elle revient aussi vigoureusement qu’elle a été lancée. Le mur reste intact et dénué de la plus petite brèche : lui non plusn’a pas besoin de conversion. [2] Il n’en va pas autrement chez le"malade"confronté à sonjuste"psychique" [3, notes 36]. Dans sa version "professionnelle", celui-là est plus "puissant" queJésus[4, note 12]: c’est dire que chez lui, touteconversionserait vécue comme une cruelle déchéance !Se prosternant devant lui, le modèle "amateur" se trouve quant à lui dans l’indisponibilitéde se prosternerdevant Celui auprès de qui ilcrie(à voix basse afin de ne pas être entendu…) :« Tuez le Fils de Dieu ! »[3, AV note 17]Maisnaturellementil se défend vivement de faire connaîtreun tel cri ducœur endurci[4].Remarquons que nous sommes ici au-delà desesprits mauvaispuisque même ceux-làreconnaissentle Fils de Dieujusque dans son enveloppe humaine : auxvives défensesqui leur est formulée ils se plient,reconnaissantparallèlement la légitimeautorité[5][6]qui en émane. Pire quemauvais, c’est toujours méchant[7][3, APR note 11][8, APR note 20][9, APR note 28]. Non d’une méchanceté passagère, accidentelle ou impulsive, mais de cette méchanceté installée, ne tenant debout que par sa"gentillesse"grimaçante, insatiable d’holocausteet devictime.
Psaume40(39),7-10.17. Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j'ai dit : « Voici, je viens. « Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j'aime : ta loi me tient aux entrailles. » J'annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. Mais tu seras l'allégresse et la joie de tous ceux qui te cherchent ; toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! » ceux qui aiment ton salut.
______Le méchantn’aime pas son salut. Il dénonce la justice dans toute assemblée.Ses oreilles sont fermées[10, note 34]. Il ne sait lesouvrirqu’à desesprits mauvais. S’ils se prosternent devant lui[11, APR note 11], à leur tour ils se rendent méchants, en quête devictime.Se défendant vivement de se faire connaîtrecomme méchants, ils avancent en"gentils". De la sorte, lavictimedésignée est sommée, elle, de s’offrirensacrificedans le rôle de la"méchante". Toute résistance de sa part va naturellement incarnersa"méchanceté". On aura bien entendu reconnu le schéma primairebourreau/victime[12, note 26]qui fait les délices de la"santé mentale", renvoyant toute relation humaine à l’ère préhistorique. La"méchanceté"est évidemment réinterprétée chez elle en"maladie". On peut la déceler chez lejuste"psychique" poussé dans ses derniers retranchements : en celui-là, le méchant setrahitpar son faux accès de "gentillesse"dévoilant[13]l’origine réelle de la"maladie"de son"malade": lui-même ! En effet, si nul ne peut démontrer réellement l’existence de"maladies"de ce type [14, APR note 28], c’est lejuste"psychique" lui-même qui démontre son imposture : quand son "méchant" lereconnaît, lui, sans guillemets, il luidéfend vivement de le faire connaître.Ets’il se prosterneen necriantplus, il sera"gentiment"gratifié d’être moins"malade"… sinon plus du tout. [4, AV note 26] Ce qui signe incontestablement la"maladie"… du regard de l’autre. [14, APR note 35][15] Sous la plus pieuse des façades, c’estsaloi quiluitient aux entrailles: l’autre est prié de s’y conformer, sous peine de"souffrir de quelque mal"! Lesalutde l’un est dérivé sur celui de l’autre, non par lacommunion des saintsmais par un odieux chantage"sanitaire"se répandant par la complaisance qu’il trouvera parmi les méchants. ______Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.Au contraire, ceuxquifontsouffrir de quelque mal ne se précipitentpas ! Ce serait pour euxvivement se faire connaître: quand on rend les autres"malades"par son regard faux [16], on se rend dépendant du regard des autres [17, p.8] Plus que tout autre, le méchant carbure au trouillomètre [18]: lapeur[19] d’être découvert comme tel est proportionnelle à la réputation de"gentillesse". On ne le sait que trop : il existe un marché [20] de lapeur, ne se cantonnant nullement aux salles obscures [21, APR note 29]. Infestant le monde de la"santé"comme celui de laJustice, le"professionnel"se donne pour tâche de surévaluer la"gentillesse"de son client… et inversement, la"méchanceté"de son"bourreau" par lui désigné. Son job : apporter lesalutd’une réputation en nuisant [22] délibérément à celle d’un autre. Ceci prime sur toute autre considération, la raison apparente se greffant surla loipropre à chaque spécialité n’est qu’un cache-misère [23] révélant ses limites dans la croissance exponentielle des incohérences les plus invraisemblables [24] : ce n’est plusle souffrant qui se précipite sur le médecin pour le toucher, mais le fauxmédecin qui se précipite sur le non souffrant pour le faire souffrir de quelque mal! Le vocabulaire inversé [25, APR note 2] est toujours à l’avenant : le professionnel propose un"service", une"aide", une"solution" quand il ne sait apporter que vice, nuisances et problèmes plus insolubles que le problème d’origine.Holocaustesetvictimesinutiles sont au bout du chemin.
______Voilà bien pourquoiJésus se retira avec ses disciples au bord du lacaprès ses récents démêlés avec cespharisiensquise réunirent avec les partisans d'Hérode contre Lui, pour voir comment le faire périr.[4]Ils sont bel et bien empêtrés dans une logique de mort qui les rend hermétiques àl'allégresse et la joie de tous ceux qui Le cherchent pour le toucher, non pour le faire périr : beaucoup de gens de la Galilée ; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon.Toujours la marque de l’inclusivité universelle de laconversion[26, APR note 4]pour ceux qui y sont ouverts. En ce sens, c’est moins par fidélité à des dogmes certes séculaires, ou par goût déplacé de l’accusation, que lepéchédes autres –fermés parce quejustes,"psychiques"ou non- peut être qualifié demortel[27, note 9][22, note 14][28, APR note 28]. que par les conséquences qu’il implique réellement, concrètement, en s’aliénant dans des attitudes dont lesfruits[10, note 26] parlent d’eux-mêmes, fidèles aux racines dont ils partent réellement. De la sorte, s’obstiner à faire acte de présence au sein d’une association bien-pensante[4, note 2/4]après avoir commis des actes malfaisants radicalement opposés àl’esprit de cette association, c’est bien entendu d’une incohérence inouïe en surface. Plus en profondeur, c’est dérisoirement tenter de greffer in finede bons fruitssurun arbre mauvais. Maison ne cueille pas de figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur les ronces[29]: lesépineset lesroncessemées au cœur d’une famille –et bien au-delà- à dessein de salir la réputation de l’un de ses membres ne sauraient s’effacer par la magie du militantisme familial… Pas davantage ne suffit-il detoujours redire : « Le Seigneur est grand ! »[30]:ceux qui aimentréellementle salut du Seigneur aimentégalementcelui de leurs frèresdans l’unité des chrétiens [31, APR note 24].Épinesetroncessont pour le moins fort peu compatibles avec cette unité, et plus propices à l’uniformité dudésert[32, note 22]: il appartient simplement à celui qui les a semées de les déracinerlàoù il les a semées. Ce que personne d’autre que lui ne peut faire (ce n’est pas faute d’avoir essayé…). Il suffit de remonter le fil : le bonheur aussi [33], c’est simple comme un coup de fil ! Surtout quand le Monsieur Déloyal qui a monté tout ce cirque connaît son numéro…
______Sans cela, on peut feindre ad vitam æternam d’être detous ceux qui cherchent le Seigneur: il suffit devoirchez certains deceux-làceux qui retiennent leurs lèvresquand ils n’ont pas sules retenirpourfaire beaucoup de malédictions.[34] LeurSeigneurle sait mieux quepersonne: ils ne sont ni dansl’allégresse[35]nidansla joie[36](pas davantage ceux quilesontsuivis…), et fontfuirbeaucoup de gens[37, APR note 28] par leurtémoignage victimairequ’aucuntémoignageinverse ne saurait compenser... suspect d’être alors celui dubourreau! Allons bon :Monsieur Déloyal nous la joue "clown triste".Les enfants[38]n’aiment pas : ils n’auront pas envie de revenirdans la grande assembléede ce cirque.Et si l’unité des chrétiens commençait par l’unitéduchrétien ?Sa barque est sa disposition: ce serait dommage dese faire écraser par la foule…
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Une cockerinade par jour
Pourquoi lesjustes"psychiques"ont-ils le cerveau gros comme un pois chiche au réveil ? - Parce qu'il gonfle pendant la nuit.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4. (*)(*)(*)(*) Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre. Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
______Beaucoup, nombreux,[1, note 1]de grandes foules: les superlatifs exprimant la quantité ne manquent pasautour de Jésus, qu’Il soitsur la montagneou qu’Il endescende.Et voici qu’il ne suffit pas deLuidire : 'Seigneur, Seigneur !', de se mettre à le suivresansétendre la main, sansle toucher: c’est-à-dire, sans se confronter autémoignageincarné del’amour des prochains, fussent-ils moins spontanément abordables queceux qui vous aiment[2]. ______Si leslépreuxreviennent si souvent dans les Évangiles, n’est-ce pas précisément afin de stigmatiser toute cette symbolique d’exclusion sociale [3] qu’ils drainent invariablement derrière eux, antinomique dusecond de tous les commandements[4]? Sous l’angle étymologique du terme, la "diabolique" (au préfixe de sens opposé) se révèle à l’usage plus appropriée. Il est vrai que dans une dialectique authentiquementsanitaire, la raison commande parfois de diviser lesprochains, en fonction de ce que lesimpursévitent de contaminer lespursde leurlèpre. Paradoxalement,l’amour du prochainprivilégie ici une certaine logique de séparation : répandre l’impuretéen son nom lui serait contraire. Celépreuxquis’approchedeJésusintroduit néanmoins une faille dans cette logique, à ceci près que ce n’est pas lui quiétend la mainou quitouche. Lui l’impur, ilse prosterne devantlePur: il ne dénie pas sonimpuretépuisque sa demande consiste précisément –et humblement- à en être délivré. Ce faisant, il reconnaîtJésuscomme leSeigneur: en tant que tel, s’Ilveutle purifier, Ille peut, Savolontés’accordant à celle deson Père. De lui-même, lelépreuxsait qu’il nepeutrien, livrant sonvouloirà Celui quipeuttout. Saguérison seraensuitepour les gens un témoignage, dès lors qu’il seraallé semontrer au prêtre, ce dernier incarnantla Loitelle queprescriteparMoïse.
______Cette logique fonctionne pour lalèpre, et pour toute malfonction organique. Mais qu’en est-il concrètement de l’autrelèpre: celle du cœur ?« Je le vois[5, APR note 28], tu es troublé. »Cette"vision"sera si communément partagée que l’on amalgamera volontiers un tel"trouble"à une jambe cassée [6], nécessitant tout naturellement à ce titre une éventuelle hospitalisation dont onne dit rien à personne… mais dont tout le monde est informé. Fort bien : mais que signifie factuellement cette hospitalisation ? Que, faisant fi de son refus dese prosterner devanteux, le"troublé"estallénéanmoinsse montrer aux "prêtres"[7, APR note 40]spécialistes de son"trouble"! Qu’il n’aie pasdonné l’offrandede son corps pour suivre lesprescriptionsde leurloi[8]ne sevoitpas nécessairement. En revanche, sa sortie de pris…sa "guérison"devraitêtre pour les gens un témoignage. Ce qu’elle est… mais pas exactement où on l’attendait. Autant cetémoignagene semble tout à couprien dire à personne, autant il atteste a contrario de l’imposture d’une"lèpre"psychique que les"prêtres", eux, n’ont paspu "purifier"–qu’ils leveuillentou non- pour la bonne et simple raison qu’ils ne l’ont pasvueen dépit de ce qu’on leur en a"montré"! Ce n’est pourtant pas faute de s’êtreprosternés devanteux… Mais qui s’estprosterné, sinon des fauxtémoinset des vraislépreux: ceux du cœur ? Ce qui devientun témoignage pour les gensn’est plus uneguérison, mais une"maladie"
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12. (*)(*) (Épiphanie du Seigneur - Solennité)[*] Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Quel brouhaha au fond de la salle : encore des spectateurs manifestant quelque accès de mauvaise humeur ! (Quoique l’hypothèse de lendemains de fêtes à la gueule de bois ne soit pas non plus à écarter d’emblée…) Mettons-nous à leur place(mais revenons bien vite ensuite aux premiers rangs). Ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes[1] : « la page de l’ancienne année est tournée ; parfait : avec cette page seront également tournées celles des notes de cette année : titres compris, ah mais ! Par conséquent, si nous avons bien volontiers pardonné à l’auteur ses incartades cédant à la facilité de titres répétitifs ne se distinguant l’un l’autre que par leur numérotation en chiffres romains, jamais deux sans trois, soit. Mais ce sera tout ! Au-delà, il n’est pas question de venir nous prosterner devant lui s’il nous offre au présent le même titre pour la quatrième fois ! Après tout, n’a-t-il pas lu l’Écriture[2] ? Les rois mages eux-mêmes étaient trois : pas quatre.De l'or, de l'encens et de la myrrhe, point. Ensuite, c’est écrit noir sur blanc : c’est un autre chemin qui est pris ! » Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, l’auteur leur dit présentement :« Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile [1] ? de dire au spectateur paralysé : 'La page est tournée', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton titre IV et marche' ? Eh bien ! Pour que vous sachiez ne pas sortir devant tout le monde avant la fin du film [3], disant : « Nous ne voyons jamais que du pareil », levez les yeux… et regardez mieux [4] autour de vous. Alors vous verrez, vous serez radieux, votre cœur frémira et se dilatera… » [ NB : sans vouloir dévoiler les pensées secrètes de l’auteur, ne finira-t-il pas par prendre ces esprits rebelles pour des empotés ?…]
Livre d'Isaïe 60,1-6. (*)/(*) Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-3.5-6. (*)/(*)(*)(*)(*) Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.
Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, c’est une certaine tradition orale et scripturaire qui associe la royauté à ces mages : ce ne sont pas les spectateurs (des premiers rangs ou du fond de la salle), le réalisateur d’un film tourné ultérieurement… ou l’éventuel commentateur, arrivant également beaucoup plus tard que tous ces événements. Sans doute est-ce en raison de leurs présents qu’ils sont ainsi associés à la royauté : hors la valeur hautement symbolique de l'or, de l'encens et de la myrrhe, ces différents contenus de leurs coffrets ne sont pas non plus à la portée de la bourse d’un modeste berger. Pour autant, leur cœur n’est pas assez dilaté –dans le mauvais sens [34] !- pour les avoir frileusement repliés sur leurs richesses : loin d’en rester à une confortable dimension horizontale, ils ont su poser leurs regards au-dessus de leur condition –aussi enviable eusse-t-elle pu être-, voir se lever une étoile inhabituelle. De plus, venir d’Orient n’est pas une sinécure à cette époque : des chameaux sont probablement plus rapides que l’âne de Joseph… mais ils ne tiennent pas davantage la comparaison avec le 4X4 rutilant -toutes options- du quidam qui l’utilise afin d’aller acheter sa baguette à l’autre extrémité de sa rue [36, APR note 6].Magesnon magiciens [35](!), ce sont les astronomes deleur temps. Cette hauteur de vuene les rend pas sujets… au vertige ; inversement, voilà qu’ils sont prêts à abaisser leurs regards
Moïse tailla de nouveau deux tables de pierre. Il se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer auprès de Moïse. Il proclama lui-même son nom ; il passa devant Moïse et proclama : « YAHVÉ, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité. » Aussitôt Moïse se prosterna jusqu'à terre, et il dit : « S'il est vrai, Seigneur, que j'ai trouvé grâce devant toi, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c'est un peuple à la tête dure ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous un peuple qui t'appartienne. »
_____Bien qu’interlocuteur privilégié de Dieu [12], bien qu’auteur de la loi de laquelle se réclameront des générations entières [13],Moïselui-mêmese prosterne jusqu'à terre : Le Seigneur passe devant lui. S’il daigne marcher au milieu de nous, Il pardonnera nos fautes et nos péchés.Et c’est bien là où le bât blesse : la"santé mentale" va fabriquerun peuple à la tête dureen lui donnant l’apparence d’un peuple à la tête molle, c’est-à-dire un peuple de tristes [14] chochottes dont la seule manifestation de"joie"[15]est le cynisme de ceux qui partagent toute absence de remise en question personnelle. Auxfauteset auxpéchéssont substitués des"troubles psychiques", ce qui INTERDIT tout pardon et ce qui autorise une diffusion sans frein defauteset depéchésque tout le monde subit et que personne ne"commet"! En conséquence, chacun flotte dans un état perpétuel"d’auto-canonisation", le prochain n’étant plus qu’une menace permanente venant compromettre cette vision idyllique.AUCUN thuriféraire de la"santé mentale" ne sauraittrouver grâce devant YAHVÉ, LE SEIGNEURquand il communie de près ou de loin à une"médecine" DURE et SANS MISÉRICORDE, entièrement fondée sur un véritable cloaque spirituel. Quand une escroquerie aussi énorme se fait prompte à la colère "thérapeutique" injuste et plus véloce encore à faire taire les justes colères arbitrairement étiquetées de "dangerosité", elle peut feindre d’êtrepleine d'amour et de fidélité, se faisant de la sorte l’arbitre insensé du bien et du mal: sesœuvresvocifèrent pour elle le témoignage cinglant d’un incommensurable épandage nauséabond de haines rentrées et d’infidélités patentes. Ses servants et ses complices peuvent bienvenir se placer auprès de Moïse ou de Yahvé Lui-même, le"Seigneur"qu’ils proclamentn’est autre que la projection deleur nom. Leur"odeur [16] de sainteté" n’encense que leur "trinité"[12]: celle de Pathos, Thanatoset Hermès. C’est une puanteur de latrines. Certes,dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure.[17]Mais les toilettes ne sont plus nécessaires dans aucune de cesdemeures:dans la maison du Père, aucun déchet d’aucune sorte n’a plus droit de cité. On peut venir avec des rouleaux entiers de papier toilette noirci de"bonnes œuvres", il nous sera répondu :'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'[18]Comme les chats ne font pas des chiens, les chiens n’ont pas besoin de chiottes.
_____Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour le juger :il se juge de lui-même. Lebesoin d’ouvrir la fenêtre [8] se mue en besoin pressant. L’atmosphère devient pestilentielle, et le trou dans la couche d’ozone n’y est pour rien.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28. (*)/(*)(*) Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. - C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.
______« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »Apostrophe douloureuse qui est loin de concerner un"petit chien"puisque n’interpellant pas moins qu’undisciple, et pas n’importe lequel : le tout premier desApôtres, celui-là mêmesurlequelsera bâti uneÉglise l’emportant sur la puissance de la Mort, et à qui serontdonnées les clefs du Royaume des cieux[4][5] ! ______« Ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! »Réponsenettement moins douloureuse -sa fille fut guérieà l'heure même-, alors qu’elle s’adresse à unefemmequi eût été vraisemblablement hors de cetteÉglisesi celle-ci avait existé au moment du récit. Ce qui est moins plonger dans la déduction hâtive d’unsalut[6, note 14][7, note 7] se trouvant horsÉglise(!) que ne pas attribuer à celle-ci l’illusion inversed’un statut decitadelle imprenable[8]–hors d’elle, à l’échelle humaine, point desalut- qui n’est pas censé être exactement le sien :que tout se fasse pour le croyant comme il le veut… et que les autres, cespetits chiens, se débrouillent avecles miettesobligeamment lancées depuis le chemin de ronde, les malheureux! Ce qui nedonneraguèresatisfactionà la vocation universelle dusalut[9], telle qu’elle sedévoilepar la juxtaposition de nos deux récits.
D’aucuns n’auraient-ils pas trouvé la parade, leurfoise faisant si"grande"qu’elle embrasse celledu Royaume des cieux…comme[10] celle d’autresroyaumes[11][12][13], unrienplus terrestres [14][15] ? Un pied dans l’un, un pied dans l’autre (à moins que ce ne soit la tête[16]?) : ne serait-ce pas séduisant en diable… si la casefantôme[17, notes 56 à 58bis][1, notes 29,92] n’était pas prédominante –et aussi stagnante [18][19] que la caseprison [20]- au sein de cesétranges [21]royaumes?