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L’ablation de l’ablution n’est pas l’abolition de la purification

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,37-41.
Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

_____Que peut-il se passer dans la tête d’un pharisien qui invite Jésus pour le repas de midi ? Cette invitation est-elle bien pure, uniquement soucieuse de la sustentation du corps de Celui qui veille si bien à la nourriture des âmes ? Ou s’agit-il pour lui de se faire "bien voir" du Maître, que Celui-ci justifie ainsi implicitement de Sa présence le parfait pratiquant de la loi de Moïse aux yeux de son entourage ? Voilà justement que cette pratique souffre d’emblée d’un accroc émanant de l’Invité Lui-même ! Il n'a pas d'abord fait son ablution avant le repas. Reproche qu’on a déjà entendu des mêmes, à propos des disciples de Jésus ; tel Maître, tels disciples : en effet, ils ne se lavent pas les mains avant de prendre leur repas.[1] Ce à quoi il leur avait été répondu que ce n’est pas ce qui entre dans la bouche -mais ce qui en sort- qui rend l’homme impur.
_____On sait que le pharisien fut étonné… et sans doute aura-t-il ensuite été scandalisé [1, APR note 8] par les propos tenus par son Invité de marque. Non seulement il subit un cuisant échec en matière de se faire "bien voir", mais il est vertement remis à sa place… moins glorieuse que prévue : « … à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! » Après s’être consciencieusement lavé les mains, de quoi se mordre les doigts d’avoir lancé cette invitation à déjeuner qui –à rebours du prestige attendu- dévoile de l’impureté à l’endroit même où l’on se voulait témoin de la plus grande pureté !… Pas de chance pour lui : Celui qui a fait l'extérieur a fait aussi l'intérieur ; Il est donc le Dernier à se fier à une pureté formelle, toute extérieure. Cupidité et méchanceté ne partent pas avec quelque ablution… inclinant a contrario à les masquer plus qu’à les évacuer. Mais ici comme ailleurs, Jésus pointe le mal parce que Lui le voit là où celui qui le commet ne le voit plus : pharisien aveugle.[2] Par conséquent, Il ne condamne toujours pas au présent [3, APR note 1], si peu qu’Il offre au contraire une porte de sortie permettant de faire amende honorable afin de gagner en liberté comme en pureté : donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. C’est indiquer là un moyen de purifier d’abord l’intérieur de la coupe afin que l’extérieur aussi devienne pur [2] : question de sens. L’insensé n’est pas tant celui qui a perdu tout sens, que celui qui se fie extérieurement au sens commun sans s’être assuré de la pureté de ce sens. Que tout le monde se mette à rouler à contre-sens sur l’autoroute [4], et ce contre-sens deviendra le sens commun ! Deviendra-t-il le bon sens pour autant ? Donnez plutôt ce que vous devez au péage, et alors tout sera pur pour vous… pour peu que vous ne rebroussiez pas chemin, parce qu’à l’extérieur les autres repartent en sens inverse ! L’insensé, c’est aussi celui qui entreprend un long voyage après avoir lustré plutôt deux fois qu’une la carrosserie de sa voiture : aucune éraflure à déplorer, pas un moustique écrasé, un brillant impeccable. Mais sous le capot, les niveaux d’eau et d’huile n’ont pas été vérifiés avant le départ, la batterie est en fin de carrière et se recharge à grand peine, les durits sont devenues poreuses, l’embrayage menace ruine, les pneumatiques sont lisses et sous-gonflés : à quoi bon un véhicule extérieurement si rutilant quand il est intérieurement en panne près d’une borne d’arrêt d’urgence ? Ce sera alors un autre –un professionnel- qui prendra en charge cet intérieur : et là, il faudra bien lui donner ce que vous avez, parce que vous avez négligé ce qu’il y a de plus grave dans la loi [2]… de l’entretien mécanique de base. Ce qui risque fort de s’avérer plus coûteux que des aumônes !…

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_____Ainsi en est-il de ce pharisien se voulant pourtant hospitalier. Invitant le Christ à sa table, il s’est cru obligé de mettre en pratique la loi de Moïse tout entière… alors quil y a ici bien plus que Moïse, Jonas et Salomon [3] réunis ! Croyant s’attirer la grâce, il s’en voyait déchu en se séparant intérieurement du Christ, en dépit d’un rapprochement extérieur qui n’a en soi aucune vertu compensatoire. [5, note 18]

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,1-6.
Si le Christ nous a libérés, c'est pour que nous soyons vraiment libres. Alors tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage. Moi, Paul, je vous le déclare : Si vous recevez la circoncision, le Christ ne vous servira plus à rien. Et je l'atteste encore une fois : tout homme qui reçoit la circoncision est obligé de mettre en pratique la loi de Moïse tout entière. Vous qui pensez devenir des justes en pratiquant la Loi, vous vous êtes séparés du Christ, vous êtes déchus de la grâce. Mais c'est par l'Esprit, en vertu de la foi, que nous attendons de voir se réaliser pour nous l'espérance des justes. En effet, dans le Christ Jésus, peu importe qu'on ait reçu ou non la circoncision : ce qui importe, c'est la foi agissant par la charité.

_____À un degré différent, la communion partage avec la circoncision un aspect extérieur rituel. Mais de par sa seule dénomination, il importe encore davantage qu’elle manifeste de la foi agissant par la charité,[6, note 12] dans la vérité. La première des communions, c’est l’union de l’intérieur avec l’extérieur. Sinon elle n’est plus dans la vérité mais dans la compensation, sorte d’additif versé dans un réservoir de carburant dont la jauge crie famine… plus propice à précipiter la panne qu’à la prévenir. C’est la "communion" déchue de toute grâce- de l’insensé marchant dans le sens de sa condamnation [7, APR note 28] en voulant se faire "bien voir" du Maître et des disciples. L’invitant marchant à contre-sens –fusse le sens commun- n’est autre que l’invité qui se fait surprendre dans la salle de noce sans son vêtement de noce [8]… C’est bien la charité qui donne sens à la communion, non un sens commun peu avare dans l’incitation à reprendre les chaînes d’un ancien esclavage !…

Lettre de Phil’os à poutre [9] malsain aux Glaglas [10] 5,1-6.
Si la crise nous a enchaînés, c'est pour que nous soyons vraiment aliénés. Alors tenez bon, et reprenez vite les chaînes de votre ancien esclavage. Moi, Phil’os, je vous le déclare : Si vous recevez la confirmation de la maladie de l’autre, la crise vous servira à tout. Et je l'atteste encore une fois : tout homme qui reçoit la confirmation de la maladie de l’autre est obligé de mettre en pratique la loi de la mouise [11, note 10] tout pour le tiers malade. Vous qui pensez devenir des justes psychiques [12, notes 36] en pratiquant la loi de la "santé", vous vous êtes parés de la crise, vous êtes déçus de la graisse [13]. Mais c'est par la maladie de l’esprit, en tuant la vraie foi, que nous attendons de voir se réaliser pour nous l'espérance des justes psychiques. En effet, dans la crise de Philou, peu importe qu'on ait reçu ou non la confirmation de la maladie de l’autre : ce qui importe, c'est la crédulité [14, note 7] agissant par la "santé".[15, note 6]

_____Oh, que l’on voudrait que les lettres de Phil’os ne soient que pures galéjades !… Les séances de poirier [16, note 19] qu’elles expriment ne font pourtant que dévoiler de quoi est rempli l’intérieur de la coupe et du plat de la "santé mentale". cuillere.ragout.argent.jezler.96g.1.JPGImmangeable Verre_cristal_perle_de_lune.jpg[17] et imbuvable [18]. Fusse-t-elle servie avec force argenterie, coupes de cristal et vaisselle de faïence précieuse, une cuisine indigeste reste une cuisine indigeste. Mais peu importe qu’elle le soit ou non : ce qui importe, c'est qu’elle soit comme au restaurant, à savoir servie à quelqu’un d’autre. Pour soi, on s’en lave les mains. L'invitation pour le repas tourne à l’épreuve de force [2], le convive étant bien entendu "l’insensé" de service prié de se laisser servir le brouet qui lui redonnera sens ! Mais quel sens a-t-il donc perdu, cet "invité" forcé ? Le sens du "réel", lui répondra-t-on. Autrement dit… le sens commun. Peu importe qu'on ait reçu ou non la confirmation du bon sens de ce sens commun : ce qui importe, c'est qu’il soit assez partagé pour donner l’illusion d’une "foi agissant par la charité" : une "communion" ! Le sens commun est ainsi assimilé à de la sagesse, quand bien même il mettrait la planète à feu et à sang !
_____Cette illusion est soigneusement véhiculée par le professionnel du sens que nous subodorons : faut-il être "charitable" pour nourrir ainsi de telles inquiétudes pour la "santé" de l’autre !… Notre "gentil docteur" soigne la présentation… à défaut de savoir soigner autre chose : à sa table, argenterie, coupes de cristal et vaisselle de faïence précieuse. Cerise sur le gâteau : il passe pour purificateur parce que professionnel… de l’intérieur de l’autre,[19] version "trouble", donc "impur". L’extérieur ? Il le surfait afin qu’il puisse défaire aussi l'intérieur avec une parfaite inconscience d’insensé. La table bien présentée, c’est une formation médicale de longue durée laissant entendre qu’elle dispense l’art et la manière de traiter des souffrances intérieures quand la médecine –la vraie- ne saura jamais que traiter les souffrances extérieures.[20, p.3/4] C’est bien d’ailleurs ce que pratique sans vergogne la "santé mentale" : sa clientèle spontanée ne trouve de soulagement qu’à la mesure où on lui trouve une cause extérieure à sa souffrance. À cet effet, le "dahu" psychique [21, note 31] lui fournit une "cause" de premier choix : sur sa personne se cristallise une perte de sens décrétée génératrice de souffrance… pour son entourage. C’est donc lui qui "souffre" (!) : ce que sait tout "médecin" qui se fait écrivain à l’occasion [22, note 28], ayant derrière lui l’appui du sens commun. Le méchant "malade" qui refuse de se laisser "traiter" n’a pas cette chance, lui, puisque sa "maladie" vient justement de ce qu’il se rebelle contre le même sens commun ! Ce qui importe, c'est qu’il le réintègre en rentrant dans le rang. Mais cela n’est pas exprimé tel quel parce que c’est l’intérieur de la coupe. De l’extérieur, il n’est question que de perte de sens tout court, traduit en termes se voulant techniques à dessein de rassurer en mettant un nom à une situation que l’on feint de maîtriser quand on est évidemment déchu de la grâce de pouvoir observer l’intérieur de la coupe du "malade" désigné, que l’on soit « PIA » ou « PVA ». Ce rassurement est à double tranchant : il est destiné à soulager celui ou ceux qui le demande(nt) en leur accordant le statut de juste(s) "psychique(s)" fidèle(s) au sens commun, devenant donc des justes en pratiquant la loi de la sagesse !!! (Étrange "sagesse" que les scrupules à rendre malade –par voie iatrogène- quelqu’un qui ne l’est pas n’étouffe guère… Étrange "sagesse" qui remplit l’intérieur de la coupe de cupidité et de méchanceté, "vertus" minimales requises pour ne trouver aucun inconvénient moral à faire souffrir quelqu’un à dessein d’apaiser ses propres souffrances.) Mais ce statut artificiel de "juste" ne tient que par le renforcement de "l’injuste", dont la "pathologie" se fait "lourde" en fonction de sa résistance à chabal%20torse%20nu.jpgcette tartufferie. En conséquence, le "juste" est rassuré sur sa propre personne… et savamment effrayé sur la personne de "l’injuste" ! Ce qui résume d’ailleurs tout l’objet de la "santé mentale", systématiquement complice des insensés cupides et méchants. On concevra que l’invité à la noce pourra purifier tout ce qui lui chante de l’extérieur de sa coupe : tant qu’il se prêtera à cette justice "psychique" –par action et par omission-, il restera mûr pour s’entendre poser cette question en temps voulu : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?'[8] En temps voulu, il n’y aura plus d’alibi de "santé" pour quiconque. D’autant que la santé aussi réclame un minimum de vérité.[23,com.4] Ce n’est pas par l’usage d’une "médecine" de malheureux hypocrites [24][2][25][26] -tueurs de talents [27] défiant le sens commun- qu’éclatera la simple vérité de bon sens

Escroquerie de Labriolle [28] selon malsain Philou -11,37-41°
Comme Philou parlait, un phamacien l'invita pour le repas de midi. Philou entra chez lui et le mit à table afin qu’il avoue sa maladie. Le pharmacien fut étonné en voyant qu'il avait d'abord fait l’ablation de sa
"santé" avant le repas. Le Docteur lui dit : « Bien sûr, vous les pharmaciens, vous désinfectez l'intérieur de la coupe et du plat, mais à l'extérieur vous êtes remplis de stupidité et de mauvaise santé. Insensés ! Celui qui a défait l'extérieur n'a-t-il pas refait aussi l'intérieur ? Donnez-moi plutôt en frais d’insultations
[29] ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

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mardi, 14 octobre 2008 | Lien permanent

Ne pas confondre l’aspect du ciel et de la terre avec l’aspic en chemin…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,54-59.
Jésus disait encore à la foule : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »

_____Un nuage qui monte, cela peut sembler relever de la hauteur.[1, APR note 31] Mais c’est au couchant qu’il monte ! Ce qui évoque davantage l’horizontalité de la largeur. Le vent du sud, celui-là on sait d’où il vient (du sud) et où il va [2] ; ce qui s’apparente à la longueur. Quand on se fait taxer d’esprit faux, cela ne contredit en rien de telles observations qui ne sont naturellement pas fausses en soi. C’est le regard [3, note 12] qu’elles faussent quand elles se font l’alpha et l’oméga, lui interdisant toute dimension supplémentaire au nom de l’incontournable sens commun.[4, AV note 4]
_____Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Cette question, Jésus ne la pose pas pour en glaner la réponse : Il la connaît mieux que personne. Ce sont ses interlocuteurs qui ne la connaissent pas, parce qu’ils méconnaissaient la question. L'aspect de la terre et du ciel, ils savent le juger : ce qui ne saurait leur être reproché. Pourtant, ils sont interpellés sur le fait que ce qu’ils jugent par eux-mêmes est injuste. C’est donc par eux-mêmes qu’ils sont invités à en prendre conscience, afin d’élargir leur regard : qu’à partir de ce qu’ils voient -en largeur et en longueur-, ils se hissent à davantage de hauteur et de profondeur non dans un esprit de domination mais pour s’efforcer de se mettre en chemin de se libérer d’un regard injuste parce qu’amputé de sa hauteur : le temps où nous sommes. Où nous sommes, ici et maintenant. Depuis la foule à qui s’adressaient ces paroles aux foules d’aujourd’hui, en dépit de tous les bouleversements historiques et culturels et quel que soit le sens de ces évolutions, les invariables demeurent : quand on voit un nuage monter au couchant, on dit aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand on voit souffler le vent du sud, on dit qu'il fera très chaud, et cela arrive. La science météorologique sait beaucoup mieux affiner et préciser ces observations basiques, mais elle ne dépasse pas la largeur et la longueur : hauteur et profondeur ne sont pas son objet. C’est bien de l’aspect de la terre et du ciel qu’elle sait juger. Si elle prévoit le temps qu’il va faire, elle ne sait pas non plus juger du temps où nous sommes ![5] Entre le temps horizontal et le vertical, il n’y a pas nécessairement antinomie : c’est justement au présent [6, p.12] qu’ils se rencontrent… ou qu’ils s’évitent à cause de la perception d’amendes consécutives à un jugement hâtif et biaisé, jetant en prison. Quelle est cette prison, sinon celle qui confisque la liberté en rétrécissant le regard aux strictes largeur et longueur ? Prison qui est moins extérieure qu’intérieure : la prison extérieure n’atteint pas l’apôtre de la liberté intérieure.

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 4,1-6.
Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous encourage à suivre fidèlement l'appel que vous avez reçu de Dieu : ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à cœur de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il n'y a qu'un seul Corps et un seul Esprit. Il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous.

_____C’est bien parce que cet apôtre est capable de comprendre quelle est la largeur, la longueur, plus la hauteur, la profondeur que la prison extérieure ne le décourage pas, ne l’enfermant que de corps. Pourquoi d’ailleurs saint Paul est-il en prison ? A-t-il commis quelque grave délit ? A-t-il volé, tué ? Non : à cause du Seigneur, (non par la faute du Seigneur (!) mais bien pour défendre Sa cause) il est allé avec son adversaire (qui se révèle donc aussi l’adversaire du Seigneur) qui l’a traîné devant un juge, livré devant un percepteur des amendes, celui-ci l’ayant jeté en prison. Adversaire, juge et percepteur partagent un sens commun dénué de hauteur et de profondeur, données à l’Apôtre par la puissance de l’Esprit du Seigneur. Par conséquent, saint Paul –doté d’un regard plus large- représentait une menace subversive pour ce sens commun. Cette menace était-elle réelle ? Après tout, rien n’interdit non plus au sens commun d’être le bon sens ! Mais il suffit parfois qu’un sens diffère du sens commun pour qu’il soit perçu comme mauvais, même s’il ne l’est pas. Mais s’il est perçu comme tel jusqu’à ne pas juger par soi-même ce qui est juste, induisant une sanction projective [7, APR note 16], donc injuste par essence, c’est que cette sanction n’a plus pour objet quelque réparation pédagogique d’un dommage subi, ce dommage n’ayant du reste aucune existence réelle. Cet objet est donc plus justement la dissimulation d’un dommage plus réel… mais accepté par le sens commun : c’est donc ce dernier qui est mauvais. La crainte de l’erreur judiciaire offre ici peu de prise, le jugement étant lui-même une erreur !

Lettre de Phil’os à poutre [8] malsain aux Daltoniens de la santé 4,1-6.
Moi qui suis en prison [9, note 15] à cause du Docteur, je vous encourage à suivre fidèlement l'appel que vous avez reçu du Docteur : ayez beaucoup de fausse humilité, de douleur et pas de science, rapportez les uns sur les autres avec fausse compassion ; ayez à cœur de garder la division de l'esprit partiellement malade [10, note 18] par le lien [11] du cessez-le-feu [1, AV note 14]. Comme votre réunion vous a tous appelés à une seule désespérance [12, note 25], de même il n'y a qu'un seul corps médical et trois esprits [13, note 12]. Il n'y a qu'un seul Docteur, une seule crédulité [14, note 19], un seul baptême "sanitaire" [1, APR note 20], un seul Docteur et faux père [15, note 6] de tous, qui a régné [16, note 8] en-dessous de tous, partout, et en toutous.[17][18][19][20][21][22][23]

_____Si du temps de saint Paul on jetait déjà des innocents en prison, au moins n’enfermait-on que les corps. L’âme pouvait éventuellement s’en trouver fragilisée, mais on ne pouvait pas lui porter directement atteinte. Dans une certaine mesure, cette fragilisation était sans doute recherchée, notamment dans les cas avérés de persécution religieuse [24, p.6] : c’est le retour dans le sens commun religieux qui est visé. Aujourd’hui encore, cette persécution n’a rien d’un "délire" (sic), et on s’embarrasse de moins en moins de prisonniers, voire de l’artifice fumeux de la "santé mentale" [25] : on ne prend plus de gants en tuant les dissidents au sens commun religieux, -que ce soit en Irak [26] ou en Inde [27]- puisqu’ils manifestent une résistance farouche à tout retour au sens commun. Ces faits sont déplorables et tragiques, mais au moins sont-ils clairs et relativement cohérents dans les objectifs visés.

_____La capacité de comprendre quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur implique un déploiement exponentiel de la raison, rendant caduc le mythe de son antagonisme avec la foi… écartant par le fait toute compromission et toute complicité avec ce qui ressemble davantage à de la crédulité. Celle-ci prend d’ailleurs corps sur une zone normalement dévolue à la raison, mais bien davantage soumise à l’émotionnel. En tête de liste : la peur. Quand une personne –ou un groupe de personnes- observe un recul ostensible par rapport à un sens commun donné, les défenseurs de ce sens deviennent de facto leurs adversaires. La question de la vérité du sens qu’ils défendent est pour eux secondaire : ils ne voient que la menace qui pèse sur ce sens. Manquant de hauteur comme de profondeur, ils établissent leurs jugements sur la foi de la peur qui les habite. Ayez à cœur de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix. Les dissidents du sens commun vont bien entendu être soupçonnés –sinon accusés- de briser l’unité et de rompre le lien de la paix. "Oubliée" la phrase du Christ : « Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. » [1] À la vérité, on a substitué sans douleur l'unité des bien-pensants vivant de la paisible satisfaction de connaître tant bien que mal largeur et longueur, le reste étant expédié aux "spécialistes". Or, saint Paul était un lettré si on le compare avec les Douze : il a fréquenté les meilleures écoles de son temps. Il fut un parfait "spécialiste", mais dans aucune de ses écoles n’a-t-il appris la hauteur et la profondeur. En outre, on remarque que dans un premier temps son bagage culturel lui a essentiellement servi à pourchasser l’adversaire désigné du sens commun. Avant d’être en prison à cause du Seigneur, c’est lui qui emprisonnait à cause du même Seigneur ! Le persécuteur trouve toujours de "bonnes" raisons à sa persécution, à commencer par la "protection" de ceux qui pourraient être atteints par la dissidence au sens commun. On reconnaît là toute la logique apeurée du « PVA ». Cette logique révèle d’ailleurs très vite ses limites, en ce qu’elle provoque le plus souvent le mal qu’elle prétend circonscrire ! La peur reste toujours mauvaise conseillère, en rendant celui qu’elle habite dangereux… et ce, sans guillemets.

_____Il n’existe qu’un antidote à la peur : c’est l'amour. Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur...[1] Ainsi c’est bien l'amour -et l’amour seul- qui déracine la peur. Et inversement, c’est la peur qui déracine l'amour. Ainsi ce n’est pas une "formation" humaine qui ouvre à la capacité de comprendre quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur : c’est encore l'amour. Et ce ne sont pas les misérables largeur et longueur des murs d’une cellule qui peuvent arrêter cet amour : avec beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, on supporte ! Pas une seconde, au fond de sa geôle l’Apôtre ne s’inquiète-t-il de son sort : entre l’amour et la peur, il a choisi. Et parce qu’il a à cœur de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix, il sait qu’on ne peut faire cohabiter la peur et l’amour. On peut se dissimuler sa peur, mais on ne la déracinera pas sans l’amour. On peut inversement feindre l’amour, -ne serait-ce qu’en parlant en son nom [28, AV note 8]- mais quand il est un alibi destiné à masquer la peur, tôt ou tard c’est celle-ci qui mène le jeu.
_____C’est pourquoi la peur la plus stupide [29, APR note 7] de toutes est bien la peur de l'amour ! Mais ce peut être également la plus subtile, parce que la mieux dissimulée. On invoque souvent à ce propos une peur de l’engagement… mais n’est-ce pas plutôt une peur du dégagement ? C’est qu’il n’est pas toujours aisé de se dégager de l’amour de la peur : il faut bien que la pathomanie [30, AV note 17] de notre époque trouve son enracinement quelque part… Et Jésus les guérissait tous.[31, AV note 17] Sauf les pathomaniaques ! Tant qu’ils ne font pas mal, au moins font-ils rire…

Escroquerie de Labriolle [32] selon malsain Philou -12,54-59°
Philou disait encore à la poule : « Quand vous voyez une dépression monter se coucher, vous dites aussitôt qu'elle va pleurer, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler la briolle [33] du nord, vous dites qu'il fera très froid pour le malade [34], et cela arrive. Esprits de faux [35, note 15] ! L'aspect de la terre et du sous-sol [36], vous savez le juger ; et le sale temps [5] où nous sommes, comment savez-vous le juger ? Et pourquoi aussi jugez-vous par vous-mêmes ce qui est injuste ? Vous n’avez pas fait médecine, que je sache ! Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer sur lui, pour ne pas éviter de le traîner devant le juge, que le juge ne le livre au docteur des ordonnances, et que celui-ci ne le jette en chenil. Je te le dis : tu t'en sortiras sans avoir payé le premier centime.

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vendredi, 24 octobre 2008 | Lien permanent

Trois contre deux et deux contre trois : c’est la danse du feu.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,49-53.
Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

______Nous sommes ici bien loin de l’image d’un Jésus baba cool, si cher aux nostalgiques des seventies. Fauteur de guerre, le Fils de l’homme ? Nous savions déjà qu’Il n’est pas venu apporter la paix, mais le glaive [1] : Luc fait ici écho à Matthieu, allant jusqu’à renforcer le trait : plus tranchante que le glaive, la combustion radicale du feu. Ne reste que de la cendre en signe de pénitence ?[2] Ici encore, la division [3, APR note 6] vient appuyer la séparation. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois… Ce qui ne corrobore guère les valeurs familiales [4] que les disciples se voulant les plus fidèles ne sont pas les derniers à défendre contre vents et marées, sauf… le vent de la briolle [5], d’apparence si inoffensive ! Le maître irait-il donc contre les disciples, boutant ainsi le feu dans les familles ? Mais –qu’elles soient trois contre deux et deux contre trois, voire un contre tous- est-ce donc bien le maître qui disperse les serviteurs de la même famille ? S’ils se divisent, comment pourront-ils faire face aux assauts du voleur venant percer le mur de la maison [6][7] ? L’union fait la force, la division affaiblit.
______C’est oublier qu’être de la même famille n’implique nullement que chacun soit le clone parfait de l’autre. Si le but ultime du chemin est le même, les rythmes comme la perception du sens [8, APR note 2] dans lequel il convient de s’y engager peuvent différer du tout au tout. Une même famille, d’apparence unie, peut faire illusion tant qu’elle partage à l’unanimité un sens commun. Pour valider ce sens dans la bonne direction, ce n’est pas très compliqué : au plus tard, il suffit d’attendre l’héritage [9] ! Mais nul besoin d’attendre quelque enterrement [10] : dès l’enfance, les chamailleries sont là qui nous rappellent que le germe de la division est en chacune des personnes de la même famille. Celui qui vient apporter un feu sur la terre ferait chou blanc s’Il ne trouvait pas quelque combustible prêt à s’enflammer à la première contrariété. Ce feu est plus sûrement la flamme incandescente de l’amour : c’est l’ivraie qu’il cherche à consumer, non le blé.[11] S’il y a division, elle n’intervient que pour séparer l’ami du maître de son ennemi, parce que complice de celui qui sème de l’ivraie au milieu du blé. Et cette identité d’ennemi [12] n’est pas marquée au milieu de la figure ! Le plus redoutable est bien entendu invariablement le même, quel que soit son déguisement : le faux ami.[13] Dans une même famille comme ailleurs, il a toute sa place… ce qui fait d’ailleurs le bonheur de maints romanciers.

______Peut-on éviter cette division ? En un sens, oui : pourvu que ce sens soit un sens commun qui soit également celui de l’ennemi. Ce qui n’est pas autre chose qu’une capitulation en rase campagne. On peut certes se dissimuler momentanément cette abdication, notamment en allant "voir le Pape" [14], réputé à juste titre ennemi de l’ennemi… mais à quoi bon lorsque les actions que l’on mène auprès de son conjoint [15] sont de celles que l’on entreprendrait volontiers sur son pire ennemi ? Pourquoi ? Précisément parce que lui s’obstine à ne pas suivre le sens commun : c’est une véritable volée de pigeons [16] batailleurs qui s’abat sur lui !
______Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé… Il est déjà allumé, mais il n’est pas perçu de la même façon, selon que l’on est ami ou qu’on est ennemi. Chez une même personne, il peut d’ailleurs varier au cours d’une vie, ce qui la rend précisément sujette à la division dans une même famille ou plus qu’ailleurs, l’harmonie se satisfait d’un sens commun peu favorable à des changements menaçant de la compromettre. Les défenseurs des valeurs familiales se surprennent souvent à ne défendre en réalité qu’un équilibre de façade, réduisant la "famille" à n’être plus qu’une sorte de vase clos : ils se reconnaissent aisément à ce qu’ils en voient des ennemis partout, prêts à fondre sur eux. Ils se reconnaissent encore mieux lorsque pour "protéger" leur famille d’un ennemi fantasmé, ils sèment sciemment de l’ivraie dans la famille de ce faux ennemi. Ce qui constitue à n’en pas douter un excellent moyen d’en faire un vrai [17][18] ! La "cause" devient ainsi une conséquence, ce qui laisse reconnaître la griffe d’une "santé mentale" représentée par le sieur de Labriolle [19, notes 9,10] qui, lui aussi, est venu apporter un feu sur la terre ! Est-il utile de préciser que ce feu n’est pas exactement de même nature que l’autre ? Quand le cocker de service [20] a reçu un baptême "sanitaire", il lui en coûte d'attendre qu'il soit accompli ! Ne sait-il donc pas qu’il est "urgent" qu’il se "soigne" ? Non, il ne le sait pas : les chiens sont un peu bêtes. Ce qui est heureux, pour peu qu’on les oblige à lire des ouvrages [21, note 28] narrant par le menu l’art d’accélérer leur procédure de canisation. N’étant du reste pas admis dans les restaurants [22], le cocker renvoie son menu au cuisinier [23] en le priant d’aller se faire pendre ailleurs.

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______La résistance "thérapeutique", voilà un sujet de division dans une même famille qui rend cet Évangile étonnamment actuel, et ô combien consistant ! Non seulement il n’y a pas un gramme de poussière dans ce Texte de deux mille ans, mais il se fait précurseur en annonçant très longtemps à l’avance les effets délétères d’une "science" qui se veut encore embryonnaire pour les plus "humbles" de ses servants. On trouve aussi beaucoup d’embryons dans les vitrines de nos Muséums d’histoire naturelle : ils sont généralement conservés dans de jolis bocaux de formol et brillent rarement par leur extrême fraîcheur !…
______En attendant, que faire avec ce cabot qui n’est reçu que chez les chiens [24, note 15] mais pas chez les siens [25, note 8], persistant à ne pas vouloir s’inspirer du "Dr" Amador ? Guerroyer contre un moulin à vent "malade" n’est déjà pas de tout repos quand on est don Quichotte juste "psychique" [26, notes 36] : cela devient franchement épuisant quand on est pigeon.[27] Le "gentil docteur", lui, est bien au chaud dans son état-major loin du front [28, APR note 5] : sa spécialité, c’est l’arrière… Depuis longtemps, les faibles oripeaux incantatoires ayant trait à la fausse maladie deviennent si pitoyables qu’ils en rendent le joug de plus en plus difficile à porter, et le fardeau, de plus en plus lourd… chez ceux qui en ont assuré la promotion. [29, AV note 14] Bien que toutes les personnes de la même famille soient unies-contre [30] un seul de leur membre depuis des lustres, celui-là n’a toujours pas accompli son baptême "sanitaire" ! Alors qu’il n’a toujours tué (!) ni père ni fils ni mère ni fille ni belle-mère ni belle-fille etc., tout ce petit monde est tombé à genoux devant le père de son "pré-diagnostic" magique [31, note 20].

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 3,14-21.
C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre. Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur. Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans l'Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen.

______Il semble que le Amen de tout ce petit monde lui soit resté au travers de la gorge. Il y a pourtant parmi eux maints lecteurs de saint Paul Apôtre… et parfois tout haut derrière un lutrin [32, note 24] ! Voilà ce qui arrive quand on s’habitue excessivement à faire le poirier [10, note 19] : on lit tout à l’envers. Ce qui donne sans doute ceci :

Lettre de Phil’os à poutre [33] malsain aux Daltoniens de la santé 3,14-21.
C'est pourquoi je tombe à genoux devant le faux père [34], qui est la source de toute fatalité sur la terre et au sous-sol [35]. Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la nuisance par son petit esprit, pour rendre fort chien [36] l'homme inférieur. Que la crise habite en vos cœurs par la crédulité ; restez déracineurs de l'amour, étouffeurs de l'amour. Ainsi vous serez incapables de comprendre avec tous les infidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l'amour de la crise qui trépasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la platitude du Docteur. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa nuisance infiniment moins que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans la secte [37, AV note 16] et dans la crise de Philou pour toutes les dégénérations dans les siècles des siècles. Amenez votre carte Vitale.

______Voilà bien de quoi "souffre" le rebelle au baptême "sanitaire" : il a la faiblesse de préférer saint Paul Apôtre à Phil’os, de lire à l’endroit au lieu de lire à l’envers, d’opter pour le bon sens au détriment d’un sens commun qui lui apparaît au fil du temps de moins en moins propre… ce qui a pour inconvénient de creuser l’abîme [38] qui le sépare de ces disciples grands zélateurs de beaux principes moraux, mais néanmoins à la remorque d’une "médecine" qui piétine ces mêmes principes en ricanant. Leur "santé mentale", on la retrouve toujours là où on la réclame pour appuyer le sens commun du lieu et du moment. Que ce ne soit pas le bon sens est le cadet des soucis de ses servants, ne sachant répondre qu’à la loi de l’offre et de la demande. C’est tout juste si elle entretient encore le pâle vernis de la "santé" quand on lui accorde blanc-seing pour mater toute dissidence d’un sens commun de nature politique.[39][40][41]
______Le sens commun religieux n’est pas en reste : quand un musulman change d’orientation, la "santé mentale" est toujours là. [42] Mais tout cela est si loin : la Chine, le Viet-Nam, la Russie, l’Egypte. Ce ne sont là que des "abus" de la "santé mentale". Ici en Europe, tout va bien : on ne "soigne" que les gens qui sont "vraiment" "malades" !… Qui défendrait le sensthomas_d_aquin_colombe.jpg religieux dans un pays se voulant laïc ? Qui ? Mais des divisions entières de justes "psychiques" s’étant arrêtés à la largeur et à la longueur, et si perplexes devant la hauteur et la profondeur qu’ils laissent le soin de comprendre à celui qui en est capable, dont la "science" surpasse tout ce qu'on peut connaître. Un nouveau Docteur Angélique [43] ? Nenni : un "docteur" si peu angélique qu’on le retrouve toujours à proximité immédiate des enfers que l’homme sait se créer. Au sein des pays dominés par l’islam, c’est "mal" de passer de la religion officielle à une autre. Et cela se sait parce que cela se voit… d’autant mieux quand on fait intervenir en la matière des gens dont ce n’est absolument pas l’affaire.[44] Ce qui se sait moins parce que cela n’apporte aucun changement extérieur, c’est de passer –en des contrées moins exotiques- d’une étape religieuse à une autre étape, tout en gardant la même dénomination. Il suffit par exemple d’acquérir un peu de hauteur et de profondeur. Et cela aussi, c’est "mal" : très "mal". Parce que cela bouleverse un tantinet le sens commun de l’entourage immédiat. Même cause, mêmes effets : les nouveaux exégètes de la hauteur et de la profondeur portent aujourd’hui des blouses blanches, et sont formés en Faculté de médecine ! Ne reste plus qu’à entreprendre des études de médecine en Faculté de théologie –ce qui existe déjà par bribes [45, APR note 30] !- et la boucle sera bouclée. Il faudra songer à invoquer saint Joseph [46] : le jour où il faudra justifier d’un cursus de charpenterie pour être garçon coiffeur, un coup de pouce de sa part sera le bienvenu…

______En attendant, ici aussi on fait intervenir cet étrange exégète de l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Il n’est pas très difficile de savoir si lui aussi comble jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur[…] ; tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.[47] En conséquence, notre homme devrait pouvoir combler jusqu'à entrer dans la plénitude conjugale. Le fait est que depuis sa brillante intervention, il n’y a plus de division conjugale : ce type de division présuppose en effet l’existence d’un couple... Il suffit donc d’introduire de nouvelles alliances [48, APR note 24] au sein de ce couple, et celui-ci devient très rapidement un mauvais souvenir ! la loi [49, APR note 11] se propose même d’entériner tout ceci dans la joie et la bonne humeur, mais au fond elle ne concerne que les couples en crise qui se divisent. Pas de couple, pas de crise, pas de division : il suffisait d’y penser ! C’est que, de guerre lasse, la division apportée par la pression "sanitaire" n’ayant pas apporté les fruits escomptés, on se retrouve toujours avec cet encombrant conjoint cockérisé qui rechigne à se faire pitbull –ou légumineux- pour "faire plaisir". Il aurait été enfantin d’opter pour une solution simple et de bon goût : déclarer qu’il n’est pas "malade". Ce qui est une épouvantable violation des lois de la "santé mentale" qui veut que la marche arrière n’existe pas [50, note 8] ; et ce qui laisse surtout entendre rétrospectivement que beaucoup de "gentils"-inquiets-de–la-"santé"-de-l’autre n’étaient au fond pas si gentils qu’il n’y paraissait de prime abord… Nul n’apprécie d’être pris en flagrant délit de manque d’amour, et moins que personne celui qui prétend être le héraut du plus grand des commandements. Il est donc plus facile "d’aimer" en s’inquiétant-de–la-"santé"-de-l’autre, misérable os à ronger qui renvoie le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer à une œuvre de pure fiction. Pour ce qui concerne le conjoint cockérisé surnuméraire, le plus simple est encore qu’il n’existe plus : c’est en tout cas comme cela que la vie se réorganise autour de lui, et ce bien au-delà du cercle familial. Quand d’aventure quelqu’un téléphone de l’extérieur pour prendre quelques nouvelles, par exemple, il n’est jamais fait mention de lui. Officiellement, il n’existe pas.

______Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ce bon saint Paul ne pouvait pas demander ou même imaginer que la stupidité [51, APR note 7] se revendiquerait un jour "science" à part entière, fichant cul par-dessus tête tous ces enracinements et autres établissements ! À moins que l’un des deux ne fasse là une tentative d’humour ? Elle ne serait pas du meilleur goût…

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jeudi, 23 octobre 2008 | Lien permanent

De lard d’être en tête…

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens ; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer. Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »
 
_____Comment distinguer ce qui est sacré de ce qui ne l’est pas ? Sans doute dans ce que vous ne voudriez pas que les autres fassent pour vous… et qu’ils font néanmoins. Et ils sont nombreux, ceux qui s’engagent inconsidérément à donner aux chiens ce qui est sacré chez un autre, pourvu que cela ne le soit pas à leurs yeux. Comment ce qui est sacré chez l’un peut-il ainsi ne pas l’être chez l’autre ? Question de porte : l’une est étroite quand l’autre est grande. Ce qui est large est confortable, si largement partagé qu’il apporte l’illusion d’une communion [1] là où il n’y a que sens commun [2, note 4]. Ce qui est resserré, au contraire, on s’en détourne pour éviter de piétiner : le sens commun n’y offre plus prise, une porte étroite impliquant que les uns la franchissent avant les autres. Ils sont peu nombreux, ceux qui la trouvent : soit qu’ils ne l’ont pas cherchée en lui privilégiant l’autre, soit qu’ils ne peuvent pas être nombreux à la franchir en même temps. Ce qui est sacré, n’est-ce pas d’être de ceux qui s’y engagent les premiers ? Ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous ? Qu’ils vous ouvrent le passage, pour vous éviter de piétiner ! Mais voilà ce que dit l'Écriture : faites-le pour eux. Autrement dit, effacez-vous afin de leur ouvrir le passage : on a beau être disciples se rassemblant autour de Jésus, cette porte se fait si étroite qu’il faut se baisser pour la franchir…

_____Donner aux chiens ce qui est sacré chez un autre, c’est au contraire le piétiner puis se retourner pour le déchirer : le dissuader d’emprunter le passage, voire lui interdire. Mais cela permet-il réellement d’être plus libres pour entrer par la porte étroite ? C’est que cette entrée est conditionnée, intervenant non pas dans quelque ordre d’arrivée mais après ce que vous avez fait pour les autres, en fonction de ce que dit l'Écriture : la Loi et les Prophètes. Quant au chemin qui conduit à la vie, son entrée se ferme à qui fait contre les autres, par conséquent contre la Loi et les Prophètes.
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_____Donner aux chiens ce qui est sacré, jeter les perles aux cochons est déjà rédhibitoire lorsqu’on donne et jette ainsi de soi-même. Le chemin qui conduit à la perdition devient aussi large qu’une autoroute [3] quand ce qui est donné et jeté ne vient plus de soi, mais a été copieusement volé [4] chez un autre. On a alors beau jeu d’invoquer sa soi-disant "violence" [5, note 21] quand il ne fait jamais que colmater le trou effectué dans le mur par un voleur ne cessant de le piétiner puis se retourner pour le déchirer : ce n’est plus une porte qui est étroite, mais des esprits. Des esprits qui, pour rien au monde, ne voudraient que les autres fassent pour eux ce qu’ils font pour un autre. Ce qui est sacré, ils ne le donnent pas aux chiens : ils sacralisent l’un des leurs pour en faire un chien [6, note 10]. Il suffisait d’y penser… Ce qui tombe bien : le néo-sacré y a pensé pour eux. Ce que dit toute l'Écriture n’engage plus que La Loi et les Prophètes : désuets au regard de la grande porte qu’ouvrent les nouvelles écritures de la psychologie moderne. Grâce à cette dernière –et à ses dialectiques autorisant sans frein à faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’ils vous fassent-, on peut à présent jeter les perles d’un autre aux cochons : s’il s’en défend, ils le piétineront et se retourneront pour le déchirer. Et ils sont nombreux, ceux qui s'engagent à l’arrière de ces cochons [7]. À défaut de conduire à la vie, ce chemin mène au moins à l’abattoir…

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mardi, 23 juin 2009 | Lien permanent

Celui qui détache en ce monde, sa vie est très nette.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,24-26. (*)/(*)(*)
Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : «  Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.
Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -12,24-26° (*)
1501646329.jpgQuelques jours avant la Pâthe
[1, note 9], Philou [2] médisait [3] à ses bisciples [4] : «  Ach so, ach so, je vous le médis [5, note 30] : si le grain de l’atterrant [6] tombé par l’atterré [7][8] ne meurt pas [9, notes 27 à 29], il reste seul ; car l’éviter, refuser tout contact ou toute forme de contact avec lui [10, note 32] est encore la meilleure façon de s’en "protéger"©[10, note 20, §8][11] : l’inclure dans des relations ou des arrangements sociaux restant malheureusement toujours aussi "périlleux"©[10, note 35]. S'il mourait, il donnerait beaucoup moins de fruit : celui-là ne servant alors qu’au prestataire ultime.[12][13, notes 41,42] ; mais s'il ne meurt pas, il donne beaucoup de fruit [14 ?] : à moi-même, à mes commanditaires [15] et autres rabatteurs [16][5, note 55], à chaque amateur de la bien-portance comme à tout "professionnel"©[17][18, note 20][19] issu des branches [20][21] (parfois de lunettes [22,im.3]) les plus diverses -"médicale"©[23], "sociale"©[24], "juridique"©©©[5, note 56][25][26][27], etc.-, chacun se reconnaissant implicitement dans un langage commun [28][5, note 63] à tous ces partenaires particuliers [29, note 33].

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mardi, 10 août 2010 | Lien permanent

Par la peur saisi, c’est pas le sens.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,43-45. (*)(*)(*)(*)
Et tous étaient frappés d'étonnement devant la grandeur de Dieu. « Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux, si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.

Mettons-nous bien en tête ce que Jésus dit à la foule, ou ce qu’Il dit plus confidentiellement à Ses disciples : Ses exigences ne sont pas les mêmes selon qu’Il s’adresse à ces derniers, ou à la première. Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien… » [1] À Ses disciples, Il dit : « Mettez-vous bien en tête… » ; autrement dit : « Apprenez bien… » sans attendre d’en saisir le sens dans l’immédiat, de comprendre.[2, APR note 10] Cela n’exclut pas la compréhension, mais la situe dans une conséquence à venir, pourvu que l’on n’aie pas peur de s’interroger. Ainsi, comment comprendre ce qu’on lit si on n’a pas appris les lettres, les syllabes, etc. ? Comment comprendre la solution d’une équation si on n’a pas appris quelques théorèmes mathématiques d’un redoutable ésotérisme en matière de compréhension ?

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Pour l’heure, le sens commun [3, note 4] de ces disciples n’est guère brillant : il est voilé [4, note 23], insaisissable, et fermant l’interrogation [5, note 6] par le ferment de la peur [3, note 8]. Ce n’est que plus tard -à l’issue d’un long cheminement- que les premiers disciples au cœur brûlant auront l’occasion de saisir le sens de ces paroles, l’explication [6] leur en étant livrée par le Fils de l’homme Lui-même [7]. C’est que la peur d’interroger en induit une autre : celle de bien comprendre… qu’on avait mal compris, plaçant au pied du mur en obligeant à remettre en question [8, note 5] cette mauvaise compréhension, celle-ci se trouvant elle-même impliquée [9, APR note 4] dans la dite explication. Ainsi de ces disciples ayant comme la prescience de leur complicité -au moins tacite- à ce que le Fils de l'homme soit livré aux mains des hommes : ne seront-ils pas qu’une infime poignée à l’issue de cette douloureuse livraison [4] ?

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L’innocent irréprochable a-t-il jamais peur d’interroger sur des paroles risquant de l’impliquer ? C’est bien pour cette raison que celui qui ne l’est pas se mettra en quête de cette "virginité" en n’ayant pas peur d’interroger un tiers sur des paroles qui lui sont étrangères et qu’il lui présentera de manière à ce qu’elles impliquent d’abord leur auteur… et à son insu, parce qu’on aura peur de l’interroger, lui. Ce qui consiste précisément à livrer l’homme aux mains des hommes ! C’est bien entendu dans ce créneau qu’on trouve ceux d’entre eux, si "compréhensifs" qu’on les répute dévoileurs de paroles dont ils se veulent les seuls à en saisir le sens. Il leur suffit de les "médicaliser" et la magie opère : ce sera l’auteur des dites paroles qui aura perdu le sien à la mesure de ce que le client sera frappé d'étonnement devant la grandeur du Docteur [10, note 41] ! Ce qui apaise ainsi en surface la peur d’interroger chez le disciple demandeur du "médecin" : s’est-on bien mis en tête ce qui est écrit là ? Ce n’est jamais qu’une explication supplémentaire de la force de frappe du fameux M.T.D. [11], récriminations [12] restant voilées pour le livreur et ses complices qui les maquillent alors en "aide"© [13] pour le livré. À une parole donnée va donc se substituer une parlote [14] destructrice en profondeur, parasitant tant et si bien la parole secrètement livrée qu’on n’en saisira encore moins le sens ! C’est dire que le "besoin"[15] de "soins"© ne s’en fera que plus pressant, la seule ouverture envisagée étant celle de la chasse [16]. On remarque d’ailleurs que le gibier refusant de se laisser saisir

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samedi, 26 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (14)

Un grain est tombé sur la mauvaise tête, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,4-15. (*)(*)(*)(*)
Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole : « Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin, les passants l'ont piétiné, et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce qu'il n'avait pas d'humidité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l'ont étouffé. Enfin, du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple. » En disant cela, il élevait la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »
Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n'ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie : Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre. Voici le sens de la parabole. La semence, c'est la parole de Dieu. Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont entendu ; puis le démon survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d'être sauvés. Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu'ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n'ont pas de racines, ils croient pour un moment, et, au moment de l'épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, la retiennent, et portent du fruit par leur persévérance.

Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on cliquait vers ici [1, APR note 42], il se dit une parabole : « La semeuse est sortie pour semer la démence. Comme elle semait, du grain est tombé au bord du précipice, les passants l'ont ramassé, et les oiseaux de la terre [2] ont tout engrangé. Du grain est tombé aussi dans les "pères" [3, note 12], il a poussé, et il a séché parce qu'il n'avait pas d'humilité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l'ont étoffé [4, APR note 12]. Enfin, du grain est tombé sur la "bonne" tête, il l’a poussée dehors [5], et il a porté du mauvais fruit [6] au centuple. » En disant cela, on distribuait la belle avoine [7, APR note 4][8][9][10][11]. « Celui qui a des oreilles pour s’entendre avec l’ennemi [12], qu'il s’entende ! »


Les disciples monocéphales [13] ne devraient guère avoir besoin de se demander quel est le sens de cette parabole new look [14, bandeau.jpgnote 2/2]. Bien que commun [15], ce sens défie le bon [16]. À eux il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres –tournant de l’œil à la seule perspective de la capitectomie [17]- n'ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie : Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre. Voici le sens de la parabole. La démence, c'est la parlote [18] du Docteur [19] et de tous ses porte-parlote.[20][21, note 15] Ceux qui sont au bord du précipice [22], ce sont ceux qui ont entendu ; puis le démon revient et il enlève de leur cœur ce qui pouvait encore rester de la Parole, pour les empêcher de croire et d'être sauvés : pour lui, c’est là une promenade de "santé". Ceux qui sont dans les "pères", lorsqu'ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils ont peur [23] des rats au ciné, ils croient pour un moment, et, au moment de l'épreuve du générique [24], ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui se sont étalés, trou béant [26], par les soucis, la "bien-portance" et les plaisirs de l’avis [27, note 21], et ne parviennent pas à maturité [28, APR note 21]. Et ce qui est tombé sur la "bonne" tête, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole dans un cœur fermé [29, note 11] et venimeux [30], ne la retiennent pas, et portent leur fruit à leur tribunal d’instance [1, APR note 35][31].

 

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Une cockerinade par jour

L'ouvreuse du cinéma met en garde le couple qui est venu à la séance avec son bébé :
- Si l'enfant pleure, vous devrez quitter la salle. Bien sûr, on vous remboursera !
Une demi-heure après le début du film, le mari se penche vers sa femme :
- Qu'en penses-tu ?
- Ce film est archinul !
- T'as raison, secoue donc le petit.

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samedi, 19 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

Si vous voulez bien reprendre la clef de la porte…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,11-15.
« Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu'à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c'est lui. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »

pratique003.jpg_____« Quand on aime les mathématiques, on est un peu gêné par ces versets. Le plus petit est plus grand que le plus grand… Ce n’est pas d’une logique immédiate ! » s’en amuse un berger, ailleurs sur la Toile. On peut ici trouver avec profit sa propre lecture, s’essayant avec honneur à réconcilier les mathématiciens avec un Évangile qui poserait moins de soucis d’incarnation s’il se réduisait à quelques équations bien placées !…
_____La grammaire de l’Évangile, elle, demeure invariable : il est au PRÉSENT, ou il n’est pas. C’est bien depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent que le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Le désintérêt pour le Royaume des cieux présente l’apparence de le laisser sauf de toute violence, n’attribuant à celle-ci que les avatars des querelles de clochers et autres rivalités sectaires, internes ou externes à quelque bergerie. Mais la première des violences n’est-elle pas de faire subir à de l’existant un statut d’inexistant ? Pis : n’est-elle pas de réduire un existant supérieur à de l’existant inférieur, sous l’alibi de le rendre plus "accessible" à nos sens ? Si ces derniers peuvent en effet se révéler de bons marchepieds permettant de s’éduquer d’un degré inférieur à un autre supérieur, ils ne suffisent pas toujours à garantir par eux-mêmes une telle évolution de degrés : ne s’en tenir qu’à eux est en revanche le moyen le plus sûr d’effectuer le parcours… à contre-sens. Quand ce dernier coïncide avec le sens commun [1, note 4], il est à craindre que ceux qui cherchent à s’emparer du Royaume des cieux n’aient pas grand effort à fournir. Comment pourraient-ils s’en emparer –avec ou sans violence- s’il n’était pas à leur portée ? Le Royaume des cieux est aussi celui des têtes [2, AV note 19], couronnées ou non. Il est le règne de Dieu : « voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous. »[3] Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! Ici, même un sourd physiologique –voire dépourvu d’oreilles par un fâcheux désordre génétique- pourrait entendre, pour peu qu’il veuille bien comprendre. Notons au passage ce détail qui n’a rien d’anodin : la compréhension tributaire de la volonté, et non des seuls sens. La répartition de ceux-ci est en effet inégale, selon qu’ils sont développés ou non, sujets à handicap ou non. Si la volonté se sert volontiers de sens qui lui restent précieux, elle s’en différencie précisément en ce qu’elle cultive l’art de les développer, voire de les dépasser. Après un accident moteur par exemple, un paralysé retrouvera difficilement l’usage de ses jambes sans celui de sa volonté : la kinésithérapie la plus efficace sera mise en échec sans cette volonté personnelle. Avec ou sans volonté, un handicap tel que la surdité organique reste insurmontable quand sont avérées des lésions irréversibles : la volonté agira460907_f9355db0af_s.jpg alors sur le développement compensatoire des sens indemnes.[4, p.1] Le développement harmonieux de tous les sens n’offre cependant pas la garantie automatique de la compréhension : on peut être sage et savant [5], brillant mathématicien (!), être doté du plus formidable quotient intellectuel et ne rien comprendre, faute de pouvoir entendre avec les oreille(tte)s du cœur [6]. Cette écoute est en effet mal aisée quand la porte est fermée.[7, note 11]

_____« Voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous. » C’est donc au milieu de nous que le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Éteindre les étoiles dans le ciel est hors de portée du pire des violents : celles d’un ciel-tête sont plus accessibles à qui encercle par des armées quelque "Jérusalem" de chair. [8, note 4] Nous vivons une époque formidable, où c’est à présent le farouche veilleur [8, note 3], -celui qui subit un feu nourri de violence, voire celui qui n’ouvre pas au cheval de Troie [9, note 22] le reconnaissant comme tel- que l’on voit accusé de violence [10, APR note 33] par ses assaillants cherchant violemment à s'emparer de son royaume !!! Autrement dit, il n’y a pour eux de "non violence" que dans la plus vile capitulation, soit l’abdication de la tête. La réduction d’un existant supérieur à de l’existant inférieur n’y est pas étrangère, celui-ci s’offrant le luxe d’être moins réel que purement conceptuel. Ainsi la stratégie de l’envahisseur consiste à jouer la carte de l’indifférence au sujet du Royaume des cieux, focalisant l’attention sur ce qui lui semble plus grand que lui : le royaume personnel d’un ciel réputé ayant subi la violence d’étranges microbes… étranges parce qu’imperceptibles du microscope le plus puissant, mais néanmoins perçus par un plus "puissant" que Jésus [11, APR note 23] ! De la sorte, c’est le violent cherchant à s’emparer du royaume qui décrète unilatéralement la capitulation de son chef assiégé, qu’il le veuille ou non ! Moins il le veut, plus il est "violent" [12, note 15] voire hyper-"dangereux" : on en tremble encore dans les chaumières… Toute l’armée encerclante du violent pourra bien avoir de belles oreilles (le fait est qu’elle en a des grandes [13]…), elle n’y entendra goutte, ne comprendra rien à rien parce qu’elle est en position de ne pas vouloir comprendre quoi que ce soit d’autre que le discours du berger mercenaire.[14, note 34]
_____On n’a d’ailleurs pas attendu le règne du Docteur pour chercher à s’emparer avec violence du Royaume des cieux : déjà les scribes et pharisiens étaient à l’affût pour s’emparer d’une de ses paroles ![15] Mais au moins ne mentaient-ils pas sur les réalités qu’ils visaient, ne feignant pas de se focaliser exclusivement sur de l’existant inférieur "psychique" en attaquant –au nom de la "défense" "sanitaire" [9, AV note 21]!- l’existant supérieur, spirituel.[16, note 3] Au moins la "science" ne leur fournissait-elle pas les moyens de dessécher la langue des petits et des pauvres, de les broyer et de les passer au crible de leur suffisance, de bâtir des montagnes avec de la menue paille [17], de changer des lacs en déserts et des fontaines en terres arides, de rendre incultes les terres où poussaient le cèdre et l'acacia, le myrte et l'olivier, le cyprès, le pin et le mélèze… ceci pour mettre à l’aise des demandeurs emportés par le vent de leurs faiblesses, dispersés par le tourbillon de leurs peurs.

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Livre d'Isaïe 41,13-20.
Je suis le Seigneur ton Dieu. Je te prends la main droite, et je te dis : « Ne crains pas, je viens à ton secours. » Ne crains pas, Jacob, faible vermisseau, Israël, misérable mortel. Je viens à ton secours, déclare le Seigneur ; ton rédempteur, c'est le Dieu Saint d'Israël. J'ai fait de toi une herse à broyer la paille, toute neuve, hérissée de pointes : tu vas briser les montagnes, les broyer, et réduire les collines en menue paille ; tu les passeras au crible, le vent les emportera, un tourbillon les dispersera. Mais toi, tu mettras ta joie dans le Seigneur, ta fierté dans le Dieu Saint d'Israël. Les petits et les pauvres cherchent de l'eau, et il n'y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif. Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d'Israël, je ne les abandonnerai pas. Sur les hauteurs dénudées je ferai jaillir des fleuves, et des sources dans les ravins. Je changerai le désert en lac, et la terre aride en fontaines. Je mettrai dans le désert le cèdre et l'acacia, le myrte et l'olivier ; je mettrai dans les terres incultes le cyprès, le pin et le mélèze, afin que tous regardent et reconnaissent, afin que tous considèrent et découvrent que la main du Seigneur a fait tout cela, que le Dieu Saint d'Israël en est le créateur.

_____Scribes et pharisiens indiquent comme toujours que ce ne sont pas d’affreux Huns barbares [18][19][20] armés jusqu’aux dents qui viennent réduire en bouillie quelque faible vermisseau et autre misérable mortel sans autre défense que les armes de la "médecine" ! Celle-ci ne sait appréhender que les souffrances extérieures [21]. Or, c’est de l’intérieur que le Royaume des cieux subit la violence des violents qui cherchent à s'en emparer : de ceux qui partagent le même pain [22][23] plus que ceux qui viennent le voler, ceux-là pouvant encore être contenus à l’extérieur.
_____Quand la "maladie" est la seule justification des violeurs du royaume d’un autre, que cette "maladie" –jetant le doute sur la cohérence interne d’un autre- ne comporte en elle-même aucune cohérence ("l’incohérence" de l’autre n’étant rien d’autre qu’un sens différent), elle se révèle pour ce qu’elle est : la fuite permanente d’une recherche de causalité interne [7, APR note 12] se heurtant à une porte fermée dans un parfait développement d’incohérence collective ! Le "malade" se voit ainsi assailli d’une meute inconsistante de mal-entendants et autres mal-comprenants, tentant de l’investir, cachés dans un superbe cheval de Troie… en verre ! Ce qui les rend assez peu convaincants… et peu résistants à la herse hérissée de pointes du "violent" défenseur.

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Une cockerinade par jour

C'est une juste "psychique", une "malade" et une "dangereuse". Elles veulent toutes travailler au FBI. Alors, elles vont passer un test.
La
"malade" y va. On lui demande de tirer sur sa mère avec un pistolet. Dix minutes plus tard, elle revient en pleurant, disant qu'elle ne peut pas tirer sur sa mère.
Alors, on envoie la
"dangereuse" pour qu'elle tire sur sa fille de 2 ans. Cinq minutes plus tard, elle revient sa fille dans les bras en disant qu'elle ne peut pas tirer sur sa fille.
Alors, on envoie la
juste "psychique" qui elle, à son tour, doit tuer son mari. Vingt-cinq minutes plus tard, elle arrive en sang, en disant : "j'ai tiré sur mon mari, mais le pistolet était chargé à blanc : alors, je l'ai battu à mort".

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jeudi, 11 décembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

Tu es lierre, et sur ce lierre je cueillerai des baies exquises ; et la puissance de la Mort t’emportera à tire d’ailes.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-19. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
[
?]/(Mc)(Lc)(Mc)(Lc)(Mc)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(Mc)
(Chaire de saint Pierre, Apôtre, fête)
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
(*)(*)(*)(*)

        « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » En dépit des variations distinguant Marc [1] de Matthieu, la question de ce dernier reprend mot pour mot celle du premier, lorsqu’elle s’adresse aux disciples. Elle n’en fait pas moins écho à la première question, d’apparence plus générale : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » ; instinctivement, ne lie-t-on pas sur la terre cette question à « Pour les gens, qui suis-je ? », plus concise chez Marc ? D’autant que les deux Évangélistes se réfèrent manifestement à une même scène, dans une même région : ce qui révèle -dirait-on aujourd’hui- une légitime différence de sensibilité. Pas besoin de clefs : question suivante, s’il vous plaît. Pas si vite : la formulation de Matthieu est-elle si interchangeable qu’il n’y paraît, à celle de Marc ?  La différence de sensibilité doit-elle devenir un modèle d’interprétation passe-partout, jusqu’à en flétrir une éventuelle différence de sens [2?] qui va révéler, elle, la charge personnelle de la réception [3, note 29] de chacun ?
        « Pour les gens, qui suis-je ? » Si toute sagesse vient du Seigneur, et demeure auprès de lui pour toujours [3, APR note 33], depuis toujours, elle se fait plus fluctuante chez l’homme ; précisément parce que la sagesse est comme la paix [4] : s'il y a un ami de la sagesse, celle-ci ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur son dispensateur. Or, le flux minimal de la sagesse s’exerce dans la terminologie employée : "les gens". Et s’il y a une désignation qui remporte haut la main la couronne de gloire du sens commun, indépendamment de toute région, culture, époque

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mardi, 22 février 2011 | Lien permanent

Love Parade ?…

Fin au mardi 5 juin 2012

Fin de Retournements majeurs ! au jeudi 17 mai 2012    
(il vaut mieux tard que jamais...) 

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            À ce titre, ne cherchons pas vainement un défilé de chars bariolés : depuis quand un char d’assaut est-il censé refléter l’image d’une atmosphère festive ou bon enfant ? C’est qu’en effet, si la parade n’est pas sans évoquer celle-ci – elle revêt ostensiblement le sens commun [1] de l’ornementation-, en demeure intact le sens originel du si vis pacem para bellum [2]. Aux joyeuses couleurs du verbe parader répondent les sourcils qui se froncent sitôt qu’il devient question de se parer contre un risque, une menace, un dangertout ennemi potentiel -réel ou imaginaire- : d’ la remarque à propos d’un char d’assaut, dont le symbole –convenons-en- incline à gâcher la fête.
         À l'heure où le calendrier liturgique semble atteint de convulsions obsessionnelles –nous passant quatre fois en une semaine dans ce monde [3,Jn(2,3)][>Jn(1)] ce que Jésus disait à ses disciples-, voici que le premier des commandements [4, Mc(1)] peinerait à passer, lui, pour une option facultative… ou conditionnée aux aléas d’une époque plutôt qu’une autre. Elle l’est si peu que, non content de "se répéter" (!), Jean nous gratifie en prime d’un rappel de sa première lettre : au moins la contradiction n’appartient-elle pas au monde de celui que Jésus aimait [4, Jn(4)>5!

(1)[Dimanche 13 mai 2012]
Première lettre de saint Jean 4,7-10.
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Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour. Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.

            Voici à présent à quoi se reconnaît l'amour du pilote aux commandes du char foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéd’assaut. Tout ce qui lui est demandé au nom de l’"érotomanie"©[3, notes 50,51>6, APR note 39, 7], il l’accorde. Ce qui lui est commandé, c’est de "protéger"©[4, notes 7 à 11][8][9] les uns des autres. Ce n’est pas lui qui choisit le "bourreau"©

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mercredi, 16 mai 2012 | Lien permanent

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