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Exaspérant contre toute expérience, il a rappelé l’inexistence de ce qui n’existait pas : le réveil prit chez l’autre de


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foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24. (*)(*)(*|*)(*)(*)(*|*)(*)(*)(*|*)
(Solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie, patron de l'Église universelle)
Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie).
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

            Recevant comme digne descendant d’Abraham son héritage, Joseph en constitue naturellement un singulier écho : à l’image de son aïeul, ce n’est pas tant dans son art consommé d’ajuster une poutre de charpente à l’autre, qu’il a été estimé juste mais en raison de sa foi. S’il en est un à qui pourrait être répété mot pour mot, sans rien y ôter, la parole du Seigneur - Vois quelle descendance tu auras ! -, c’est encore Joseph, espérant contre toute espérance : répudiant la répudiation elle-même contre toute évidence [1, APR note 70] !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,13.16-18.22. (*)/(*)(*)
Frères, Dieu a promis à Abraham et à sa descendance qu’ils recevraient le monde en héritage, non pas en accomplissant la Loi mais en devenant des justes par la foi. C'est donc par la foi qu'on devient héritier ; ainsi, c'est un don gratuit, et la promesse demeure valable pour tous ceux qui sont descendants d'Abraham, non seulement parce qu'ils font partie du peuple de la Loi, mais parce qu'ils partagent la foi d'Abraham, notre père à tous. C'est bien ce qui est écrit : J'ai fait de toi le père d'un grand nombre de peuples. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l'existence ce qui n'existait pas. Espérant contre toute espérance, il a cru, et ainsi il est devenu le père d'un grand nombre de peuples, selon la parole du Seigneur : Vois quelle descendance tu auras ! Et, comme le dit l'Écriture : En raison de sa foi, Dieu a estimé qu'il était juste.

            Pour autant, si l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, cela n’appelle nullement tous ceux qui en partagent la foi (la promesse demeure valable aujourd’hui, la descendance -de la descendance- d’Abraham ne s’étant pas éteinte dans les arcanes de l’Histoire) à le prendre chez soi pour un songeur ! Ce n’est pas parce qu’il aura partagé la foi d’Abraham, notre père à tous, que cela l’aura dissuadé de partager le goût de la belle ouvrage -quelques années durant-, avec l’enfant que Marie mettra au monde. Dieu a promis à Abraham et à sa descendance qu’ils recevraient le monde en héritage, non pas en accomplissant la Loi mais en devenant des justes par la foi… mais Dieu n’a promis à personne que les devenus justes par la foi le demeureraient en abolissant la Loi [2] : si la foi est un don gratuit, elle n’est pas un don éthéré qui appellerait les poutres à s’ajuster toutes seules, sans le concours actif [3, APR note 2][4, AV note 43][5, AV note 2] du charpentier. Joseph était un homme juste, ne voulait pas… former quelque projet qui risque de répudier sa justice en la ramenant insidieusement au pays des songes. Il a cru… oui mais, selon la parole du Seigneur : pas selon la parlote [6] du

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samedi, 19 mars 2011 | Lien permanent

Elle défit ce que le proscrit du Docteur lui avait prescrit.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24. (*)/(*)(*)(*)(*)
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -1,18-24° (*)
Voici quelle fut l'origine de Philou [1] en crise. Sadik, l’enfilée de Philou se défilant [2, note 32], avait été accordée en mariage à Azor IV ; or, 9782211052443FS.gifaprès qu'ils aient habité ensemble, elle fut en crainte par l'action de l'esprit malsain [3]. Elle voulut dénoncer publiquement [4] Azor IV, son époux, qui était un homme psychiquement injuste [5] ; elle décida de le répudier en public [6]. Elle avait formé ce projet depuis que l'ange du Docteur [7, note 22(21)] lui était apparu en singe [8] et lui avait dit : « Sadik, femme de dahu [9], ça craint [10] un max que tu gardes chez toi Azor IV, ton époux : le comportement qui est engendré en lui vient d’un esprit partiellement "malade"©[11] ; il mettra ton monde à feu et à sang, auquel tu donneras le nom de "dangerosité"©[12] extrême (c'est-à-dire : Sauve-qui-peut [13]), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés, en se les prenant tous dans la tronche [14][15]. » Tout cela arriva pour que s'accomplît la parlote[16] du Docteur prononcée par son "prophète" [17, note 1][18, note 8] : Voici que la Verte [19, note 13] concevra de l’amertume et elle s’emberlificotera dans ses fils [20], auquel on donnera le nom de Ménonpadutou [21, APR note 18], qui se traduit : « Docteur-avec-nous[21, AV note 25] ». Quand Sadik s’anesthésia, elle défit ce que l'ange du Docteur [22, notes 17,18] lui avait prescrit : elle fit expulser [23] de chez lui (!)[24] son époux.

_____Et tout cela arriva, abolissant [25] la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Dieu avec nous ? Dieu étant Dieu, cela ne saurait se concevoir hors l'action de l'Esprit Saint : encore faut-il au moins envisager la possibilité d’une telle action… envisager n’étant pas mesurer, et mesurer fermant [2, note 23] précisément à la possibilité. Joseph [26] était un homme juste, non parce qu’il était aussi pur qu’un ange du Seigneur mais parce qu’il était ouvert à tous les possibles, pourvu qu’ils soient engendrés par l'action de l'Esprit Saint. Pour lui, il n’y a pas de difficulté particulière [27] à ce que cette action engendre directement un enfant –fait qui est (et qui reste) unique dans l’histoire des hommes- et bien sûr, à ce qu'elle laisse apparaître en songe un ange du Seigneur.

_____Mais ce qui laisse surtout songeur, c’est de prendre chez soi le croire et le savoir [28] de cette illustre scène tout en sachant que si elle avait eu lieu de nos jours… tout comme la guerre de Troie (mais hélas, pas le cheval [29]) elle n’aurait pas eu lieu [30]. C’est que depuis lors, ce n’est plus Marie qui est enceinte, mais l’action de l’Esprit Saint elle-même. Certes, l’Esprit Saint est toujours prié : c’est-à-dire qu’Il est prié de ne pas dépasser le mur d’enceinte, construit par l’action de l’esprit de l’homme [31, APR note 12]. Ah, comme le Défenseur [32] est bien défendu ! Mieux que des douves, des herses, des mâchicoulis ou des créneaux : de somptueux "mécanismes psychologiques de défense"©[33] laissant apparaître à tout ange du Seigneur qu’il risque d’y laisser les plumes de ses ailes s’il songe à annoncer quelque nouvelle inconcevable à l’esprit des prophètes du lieu, ces derniers ne craignant pas de prendre pour argent comptant le produit de leurs propres songes. Ainsi de "l’appareil psychique"©[34] dont tout le monde parle, mais –à l’instar du dahu [9] du même nom- que personne n’a jamais vu ! Les petits n’enfants ont ici une suggestion très originale qui pourrait faire des envieux auprès de leurs camarades… si elle était accomplie :

perenoelbureau.jpgCher père Noël,
Ça fait trois ans que je te commande un camion de pompiers
[35, APR note 46]. Bon : je vois bien qu’ils sont devenus trop sérieusement indispensables [36, note 22] pour que l’on songe encore à jouer avec. Du coup, cela m’a fait penser à autre chose. Ah, les copains vont avoir l’air fin avec leur minable appareil photo numérique tout neuf ! Dis donc, Père Noël, tu n’aurais pas un appareil psychique dans ta hotte, des fois ? Avec un truc pareil, c’est sûr : je vais les faire baver ! Et ne me réponds pas que tu n’en as pas parce que là, je te préviens tout de suite : je me "suicide"©[37] !
Au moins, comme ça je l’aurai mon camion de pompiers : et toc…
Merci.
Luis

_____Qu’on se rassure [38] : ce n’est là qu’un songe d’une nuit d’hiver. L’enfant-roi [39, note 38] n’a guère été déclaré pour régner en vrai roi, agir avec intelligence, exercer dans le pays le droit et la justice.

Livre de Jérémie 23,5-8. (*)(*)(*)
Voici venir des jours, déclare le Seigneur, où je donnerai à David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice. Sous son règne, le royaume de Juda sera sauvé, et Israël habitera sur sa terre en sécurité. Voici le nom qu'on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice ». Oui, voici venir des jours - déclare le Seigneur - où, pour prêter serment, on ne dira plus : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays d'Égypte les fils d'Israël ». Mais on dira : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays du Nord les hommes de la maison d'Israël, qui les a ramenés de tous les pays où il les avait dispersés, et qui les fait demeurer sur leur propre sol ».

Livre de Jér’imite -23,5-8° (*)(*)
Voici partir des  nuits, déclare le Docteur, où j’ai cultivé chez les avides des germes juste un peu cancéreux [40] : ils ont régné en vrais rois, ils ont agi avec une parfaite inintelligence [41], ils ont extirpé du pays le droit et la justice. Sous leur règne, le royaume de Jud’Artichaut [2, note 7] sera sauté [42], et Raihël [43] habitera sur sa terre en sécurité. Voici le sunom comique qu'on lui donnera : « Le-Docteur-est-notre-justice ». Oui, voici partir des nuits - déclare le Docteur - où, pour prêter serpent [44], on disait de plus en plus : « Par le Docteur tuant [45, notes 27 à 29], qui a fait descendre du pays des marionnettes [46] les fils de Raihël ». Et on disait : « Par le Docteur tuant, qui a fait perdre le Nord aux hommes de la maison de Raihël, qui les a dispersés dans tous les pays où ils la ramenaient, et qui les a fait demeurés hors-sol [47, note 8/2]».

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La cockerinette en énigme

Dans la collection « Es-tu celui qui doit partir, ou devons-nous en expulser un autre ? »

QUI SUIS-JE ?

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Indice n°2 :
« Je n’existerais pas, ce site n’existerait pas non plus. Pourtant, je n’en suis pas l’auteur... »

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vendredi, 18 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

Elle fit ce que les teigneuses lui avaient prescrite : elle chassa de chez elle son époux.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24. (*)(*)(*)
(Solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie, patron de l'Eglise universelle)

Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »  Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

______Bien que patron de l’Église universelle, il semble que ce bon saint Joseph soit un peu chahuté à la base ! Descend-on dans la rue afin de lui réclamer davantage de pouvoir d’achat, d’emplois -dans la charpenterie ou ailleurs- ou l’amélioration du service public ? Il est vrai que de sérieux toilettages au sein de ce dernier –notamment en ce qui concerne la Justice [1][2]- ne seraient pas mal venus. Voilà un homme juste qui, en tant qu’époux, et eu égard au contexte culturel de son époque, n’eût trahi ni la justice ni Marie s’il avait voulu la dénoncer publiquement. À vue humaine, qui aurait trouvé à y redire ? Rien de moins vérifiable qu’un enfant venant de l’Esprit Saint : si peu que deux mille ans après cet événement unique, abondent toujours les esprits forts prompts à adopter une vision pour le moins anthropomorphique de cet Esprit Saint !… Au moins la question ne se tranche-t-elle pas sur des considérations gynécologiques, mais sur la grâce d’y croire ou non : toute preuve irréfutable engendrant en elle non plus le doute [3, note 10] mais l’annihilation de la foi. Mesuré, le doute reste un vaccin efficace contre l’affirmation [4, note 3], celle-ci se polarisant sur la foi [5, APR note 27] et non sur la raison.
GIOTTO JOSEPH DREAM.jpg______L’ange du Seigneur lui-même ne descend pas dans la rue en criant quelques slogans revendicatifs. Il n’apparaît pas à une foule mise en demeure de s’incliner devant sa présence : plus discret, il apparaît en songe, à une personne. Celle-ci non plus n’est pas davantage mise en demeure de s’incliner devant sa présence : n’est-il pas permis de rêver, et de passer son chemin en poursuivant ses projets en cours ? Après tout, l’ange du Seigneur n’est apparu à personne d’autre dans l’entourage de Joseph –sinon Marie elle-même- qui puisse être susceptible de faire pression sur lui : hormis quelques prophètes qui en reçoivent le don, qui peut décrypter les songes d’un autre ? Il est déjà si difficile de décrypter ses propres songes ! Difficile, mais pas impossible… et c’est bien là que l’on reconnaît Joseph.[6] Quand il se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. QUI aurait cette audace tranquille de prendre chez lui une épouse enceinte, après qu’un ange lui aie dit en songe que l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ? Mais si Joseph travaille sur les toits, il n’y crie pas. Quand il décida de répudier Marie, c’était en secret : non pour sauver son honneur, mais celui de Marie. Voire sa vie, la loi ne transigeant pas alors avec les "bonnes mœurs" en usage : le risque de la lapidation [7] n’était sans doute pas à exclure chez une accordée en mariage… enceinte avant qu’ils aient habité ensemble. Allez expliquer l’action de l’Esprit Saint chez des justes [8, notres 36] qui, eux, le sont en raison d’une loi favorisant plus sûrement la lettre [9, note 9] à l’esprit !

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,13.16-18.22.
Frères, Dieu a promis à Abraham et à sa descendance qu’ils recevraient le monde en héritage, non pas en accomplissant la Loi mais en devenant des justes par la foi. C'est donc par la foi qu'on devient héritier ; ainsi, c'est un don gratuit, et la promesse demeure valable pour tous ceux qui sont descendants d'Abraham, non seulement parce qu'ils font partie du peuple de la Loi, mais parce qu'ils partagent la foi d'Abraham, notre père à tous. C'est bien ce qui est écrit : J'ai fait de toi le père d'un grand nombre de peuples. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l'existence ce qui n'existait pas. Espérant contre toute espérance, il a cru, et ainsi il est devenu le père d'un grand nombre de peuples, selon la parole du Seigneur : Vois quelle descendance tu auras ! Et, comme le dit l'Écriture : En raison de sa foi, Dieu a estimé qu'il était juste.

______Joseph est précisément de cette descendance d’Abraham. S’il était juste, ce n’était ni par sa fidélité à l’accomplissement de la Loi ni par son art consommé de raboter des poutres : fallait-il que lui aussi –à l’instar du patriarche- aie été estimé juste par Dieu en raison de sa foi. Par la foi, il est devenu héritier ; et par son rôle éminent de père putatif et d’époux bienveillant, il participe à l'existence ce qui n'existait pas : le passage de l’ancienne à la nouvelle Alliance, celle qui sauvera son peuple de ses péchés. C’est dire qu’il eût été incongru d’aller au bout d’un projet formé en vue de rompre une alliance ! Il n’en demeure pas moins que les apparences à court terme ne jouent guère en sa faveur, comme en celle de Marie : si la répudiation n’a plus lieu d’être, personne d’autre que lui n’a vu un ange du Seigneur qui lui est lui-même apparu en secret. Ce secret demeure, mais pour un tout autre projet… qui sera partagé plus tard par un grand nombre de peuples.

______Autre temps, autres mœurs : on voit aujourd’hui de bien étranges prétendants à l’héritage légué par Joseph et Marie. Comme par exemple une épouse qui dénonce publiquement son époux (de quoi ? personne n’en sait rien !…), parce qu’elle est une femme "juste"… c’est-à-dire uniquement justifiée par les siens, puis par la loi.[10, APR note 45] Le plus amusant –si l’on peut dire-, c’est que cette loi va tant se justifier par elle-même [1] que ses contradictions internes la rendent impossible à appliquer, sinon par la ruse, le détournement ou la force brute ! Joseph, fils de David, craint fort de prendre sur lui cettephoto_10.jpg impossibilité, tout simplement parce qu’elle résulte d’une attitude diamétralement opposée à celle qui fut la sienne. Les projets se forment jusqu’à déformer l’épouse. L’anniversaire du jour où elle a mis au monde sa dernière fille, elle signa sa première dénonciation publique [11], engendrant l’action d’esprits pour le moins malsains [12] lui faisant manifestement craindre de prendre chez elle son époux. La loi aidant, on fait croire au peuple que les promesses accomplies par la foi ne sont plus nécessairement valables, et qu’un époux se jette comme le dentiste vous débarrasse d’une dent irréversiblement cariée. Il suffit d’y mettre le prix : ce n’est tout de même pas un don gratuit, tant il est vrai que les vautours [13] aussi ont besoin de se sustenter. Point d’ange du Seigneur apparu en songe afin de réfréner de telles ardeurs, les volatiles précités en tenant lieu, toute éveillée. De la sorte, le juge peut tout à son aise donner la mort aux vivants et appeler à la non-existence ce qui existait. Ce qui est moins que juger selon les apparences, le jugé appelé ne lui étant jamais apparu ! À moins que… en songe, peut-être ? Mais alors, ce serait après le jugement : songe à ranger dans la catégorie cauchemar… Désespérant contre toute espérance, l’épouse a cependant cru aux vertus enfouies de ce jugement jusqu’à ce qu’elle se réveille, estimant qu’elle n’était guère "en sécurité" [14, AV note 26] à revenir à la maison, auprès d’un "cauchemar" encore plus concret que chez son denti… sa juge.
______On a beau savoir que le développement d’une souffrance organique n’est pas nécessairement –ou directement- lié au péché de celui qui en est affligé [15, note 31], c’est en l’espace de seulement quatre mois que se profile une nouvelle "extraction 3-autodafe.jpgdentaire" : tel est en tout cas l’état d’esprit de l’épouse, à la veille d’une opération qui la conduit en quelques semaines d’un "dentiste" désépousant à un autre, irréversiblement déféminisant et dématernisant.[16, note 30] Comme si l’ablation de l’appareil reproducteur dans sa totalité était aussi anodin que l’arrachage d’une dent de sagesse… On n’en a plus "besoin" ? Et alors ? Va-t-on brûler sa bibliothèque parce que tous les ouvrages qu’elle contient ont été lus ? Va-t-on couper les têtes de ceux qui semblent également ne plus en avoir trop "besoin", tant ils se sont habitués à recourir à celles des autres ?… Selon la parole du docteur : Vois quelle descendance tu n’auras plus ! Car il suffit désormais de prononcer la formule magique « pathologie », et tout devient permis : si malignité il y a, elle n’est pas nécessairement à chercher du côté de l’organe malade. Où donc est passé Celui dont Joseph a donné le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ? Le patron de l’Église universelle s’est-il rendormi ? N’est-ce pas plutôt son peuple qui s’est mortellement assoupi ? Et le Seigneur ne sauve que les réveillés. La bonne nouvelle est que si désormais l’épouse est enceinte… ce sera à n’en pas douter par l’action de l’Esprit-Saint. Mais ce n’est pas écrit !…

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Une cockerinade par jour

Un type se présente auprès d'un directeur de cirque et lui dit :
- Je fais un numéro très très spectaculaire : je lance une masse de cinquante kilos que je rattrape avec la tête !
Le directeur, étonné, l'engage et lui dit qu'il peut commencer le soir-même. Le spectacle commence ; vient le tour du type qui lance en l'air une masse de cinquante kilos et la reçoit sur la tête... Bien entendu, il est complètement assommé : on le conduit à l'hôpital, dans le coma. Au bout de six mois il se réveille et, avec un grand sourire, fait :
- Et voilà !!!

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jeudi, 19 mars 2009 | Lien permanent

Scoops en songe secouent mensonges…

Montage Voici.jpg

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  Bizet, George - Les voici! Voici la quadrille! .mp3 
  
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24. (*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Voici
quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

            À peine assimilée la looooongue table des origines [1], voilà au moins qui devrait être plus digeste, plus directement accessible à l’entendement de par cette échelle raisonnable de deux générations seulement : depuis que le monde est monde, quoi de plus simple et de plus universel que ce schéma rassurant d’un père, d’une mère et d’un fils ? Loin des péripéties parfois contrastées des rois aïeuxDavid, Salomon- qui se sont assis autour de cette table, en passant par des épisodes tragiques tels que l’exil à Babylone, n’allons-nous pas nous sentir plus en sécurité [2, note 16] (à cette époque, les affreux monstres gluants [3] n’avaient pas encore été inventés) dans une modeste maison d’Israël ? Encore qu’il ne faille pas aller trop vite en besogne, cette maison n’étant pas encore tout à fait établie : car si Marie a été accordée en mariage à Joseph, ils n’ont pas encore habité ensemble. De plus, afin de parfaire ce quiet schéma, il manque encore l’enfant. C’est dire que si Joseph avait troqué son métier de charpentier contre celui d’une star [4] en vue, et si la presse peopleMontage paparazzi.jpg avait existé il y a deux mille ans, les malheureux paparazzi en planque à Nazareth n’eussent pas obtenu grand chose à se mettre sous la dent. Quoique… la mère de Jésus ne fut-elle pas enceinte avant qu'ils aient habité ensemble ? Pour l’époque, quel "papier" fracassant en perspective ! Las : Joseph, son époux, qui était un homme juste… ce qu’il faut pour empoisonner le travail du journaliste en mal de sensationnel, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret : et voilà le germe d’un scoop qui part déjà en fumée !

         Arrive alors une seconde chance : car les nuits de Joseph en deviennent agitées. L’ange du Seigneur lui apparaît en songe : eu égard à tout ce qu’il lui dit, à l’évidence [5, APR note 70] notre star d’un jour est atteinte de plein fouet par une virulente bouffée d’"hallucinations sensorielles"© à tendance "mythomaniaque"©[6, note 60] ! Las derechef : pour l’heure, aucun "médecin"© n’exerce dans le pays les "soins"© ad hoc et la justice psychique [7]. Et pour cause : si les affreux monstres [8] gluants ne sont pas inventés, c’est tout simplement faute d’avoir inventé au préalable les inventeurs [9, notes 14 à 21][10, APR note 40] qui les inventeront : être ou ne pas être [11]... C’est dire qu’en attendant, un tel sujet ne remuera pas assez les foules pour ramener de nouveaux abonnés à nos reporters frustrés. Charité et justice commandent cependant de les consoler : en effet, à supposer que cette usine à gaz eût déjà régné en brai [12], faisant des demeurés sur son propre sol en dispersant [13][14][15, APR note 53] leur intelligence [16], comment meubler leur page de couverture afin de la rendre plus attrayante ? C’est qu’en dépit des fabuleux progrès accomplis par la science moderne, il est à craindre que personne au monde ne soit encore arrivé à surmonter ces obstacles majeurs sans lesquels on se serait assurément rué de tous les pays afin de dévaliser les kiosques à journaux de Nazareth ! Faisons un songe, et formons ce projet –cette fois, jusqu’à son plein aboutissement- d’époustouflants numéros spéciaux sur papier glacé [17][18][19][20][21]. À la une ? Un somptueux "appareil psychique"©[22, note 6] encore palpitant, désignant son photographe comme le roi du cliché. En poster inclus, sans supplément de prix ? Un fabuleux zoom sur le virus de la "psychose paranoïaque"©[22, notes 10,11], grossi un milliard de fois au microscope électro-nique [23][24: fortune est assurée à l’éditeur de presse ! À ce qu’il paraît, l’ange du Seigneur aurait confié en secret qu’il consentirait –sans trouble aucun [25]- à se laisser lui-même photographier par les auteurs de telles prouesses. Il est vrai que pour un ange, se faire immortaliser ne présente pas de difficulté particulière [26]

Livre de Jérémie 23,5-8. (*)/(*)(*)(*)(*)
Voici
venir des jours, déclare le Seigneur, où je donnerai à David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit ET la justice.
Sous son règne, le royaume de Juda sera sauvé, et Israël habitera sur sa terre en sécurité. Voici le nom qu'on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice ».
Oui, voici venir des jours - déclare le Seigneur - où, pour prêter serment, on ne dira plus : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays d'Égypte les fils d'Israël ». Mais on dira : « Par le Seigneur vivant, qui a fait monter du pays du Nord les hommes de la maison d'Israël, qui les a ramenés de tous les pays où il les avait dispersés, et qui les fait demeurer sur leur propre sol ».

Montage Scoop.jpg

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samedi, 18 décembre 2010 | Lien permanent | Commentaires (3)

Ainsi les ”prophétesses”© accomplirent ce que le Baigneur avait médit : il sera appelé naze et rien.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,1-18. (*)/(*)(*)
(Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph) 
Après la visite des mages à Bethléem, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils.
Après la mort d'Hérode, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. » Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël. Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

         Ainsi s'accomplit également en Joseph comme un rappel saisissant des heurs et malheurs du pays d’Israël, du temps de son exode en Égypte [1, APR note 7][2, APR note 26]. Étant lui-même de la maison et de la descendance de David [3], répondant de l'enfant -appelé Fils du Très-Haut… ainsi qu’au trône de David [4]- et sa mère, ne l’inscrit-il pas ainsi dans la continuité logique de son peuple, prenant déjà sur lui moins les ors de ses palais royaux [5] que ses misères ? Appelé à régner peut-être : mais voilà qu’un tel règne se confond décidément si peu avec celui des grands de ce monde [6] qu’il lui faut les fuir ! Jésus, Marie, Joseph : des trois, n’est-ce pas à Joseph que le sens de tout ce périple échappe le plus ? Pourtant, c’est bien à lui qu’est confiée la protection d’âmes ô combien précieuses. Protection ne devant rien à quelque danger fantasmé [7] –qui, en des temps moins reculés, eût alimenté quelque suspicion de "psychose paranoïaque"©[8, notes 5,6] !-, Hérode n’étant pas animé des meilleures intentions à l’égard d’un enfant dont lui confond plus allégrement le règne avec le sien. Jésus, Marie : heureux [9] privilégiés qui ont pu entendre le timbre de la voix de Joseph… dont on parle tant autour de la Nativité, alors que lui passerait plus volontiers pour un muet que pour un présentateur du journal télévisé [10, APR note 21]. Si le métier de charpentier n’exige certes pas les mêmes qualités oratoires que celles du prêtre, il n’exclut pas davantage les visites inopinées de l’ange du Seigneur. À cet égard, Joseph n’est d’ailleurs pas à pire enseigne que Zacharie [11] : au contraire, dans l’espace du seul récit de ce jour, il bénéficie de pas moins que trois visites ! Certes, celles-ci sont échelonnées dans le temps. (Quelle a d’ailleurs été la durée de leur exil en Égypte ? Il y resta jusqu'à la mort d'Hérodeet de ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant : la mort subite du nourrisson étant exclue chez ceux-là, à moins d’une brutale épidémie qui les aie tous emportés [12] en un délai record, rien n’exclut que cette période se soit étendue sur plusieurs années…) Mais le roi des reves.jpgil laisse également à l’ange le temps de parler… tant il lui offre peu de répondant ! En paroles seulement, bien sûr : en actes, ne craignant ni personne ni l’impossible [13, note 2] (!), il n’est jamais en retard d’un compte [14][15]. Ce qui est tant mieux… car l’ange ne lui apparaissant exclusivement qu’en songe [16], en des temps moins reculés, il eût alimenté cette fois une suspicion carabinée d’"hallucinations sensorielles"© à tendance "mythomaniaque"©[17, note 60] : malheureusement [18, APR note 30] "incurables"© du fait de son silence qui n’aurait permis ni de les "diagnostiquer"©[19][20][21][22] ni de les "soigner"© ! Qui sait si la Sainte Famille n’aura pas échappé là à pire que Hérode ? Hérode qui n’est cependant ni un païen ou l’équivalent du Hun [23] à la mode israélienne : rechercherait-il l’enfant pour le faire périr s’il ne portait pas tant de considération aux chefs des prêtres et aux scribes d’Israël [24][25, APR note 17] ? C’est dire que depuis une mangeoire [3] jusque longtemps après l’accomplissement de la croix [26], chanter « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » [27, note 11/2] ne dissuade pas toujours de rechercher la compagnie de « ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant » : cet enfant ayant grandi, à l’or des mages se substitue simplement le fer des clous [28, APR note 16]
_____À propos de Joseph, notons enfin cette surprenante et ultime faiblesse de sa part, lui qui en a tant vu, tant entendu et tant supporté en toutes choses ! Alors qu’il obéit à l’ange (toujours sans discuter) qui lui demande de revenir au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant, il eut peur de se rendre en Judée à cause d'Arkélaüs ! Certes, ce nouveau roi est le fils de Hérode, mais il n’est pas Hérode… et il n’est pas mort non plus. Par conséquent, sauf à reprendre la parole de l’ange, il ne peut pas être de ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. Fort heureusement, cette peur va être tuée dans l’œuf, Joseph étant averti en songe. Averti, oui… mais par qui ? Ici, le texte ne fait plus que suggérer l’intervention de l’ange du Seigneur, sans le mentionner plus nommément comme partout ailleurs : signe discret soulignant la "dépendance" de ce dernier à la qualité réceptive [29] de son protégé. Faiblesse relative au demeurant, en regard de tout ce qui vient d’être accompli par-dessus tout cela, dans des trésors de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, et de patience. Faiblesse aisée à déceler avec le recul… et sans la fatigue de toutes ces pérégrinations effectuées au pas de l’homme. Faiblesse s’expliquant d’ailleurs par ce qui restait à accomplir : même pour les très faibles en géographie, il eût été difficile d’être appelé Nazaréen… au cœur de la Judée. Tant que le Seigneur parle par ses VRAIS prophètes, Il n’aurait aucune joie à les faire mentir !

_____Quant aux faux [30]faisant au moins la joie des amateurs de pastiches-, que va-t-il leur rester ? Plus exactement : que va-t-il nous rester après leur passage ? Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par Luc : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. [31] » Pas même un caillou pour le petit Poucet : pourvu que le loup ne survienne pas… ou pas encore [32].

Livre de l'Ecclésiastique 3,2-6.12-14. (*)
Le Seigneur
glorifie le père dans ses enfants, IL renforce l'autorité de la mère sur ses fils [N]. Celui qui honore son père obtient le pardon de ses fautes, celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor. Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants, au jour de sa prière il sera exaucé. Celui qui glorifie son père verra de longs jours, celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère. Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse, ne le chagrine pas pendant sa vie. MÊME si son esprit l'abandonne [ÿ], sois indulgent, ne le méprise pas [*], toi qui es en pleine force. Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée, et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.

Livre du Masque en Plastique 3,2-6.12-14.
2205436572.jpgLe Baigneur horrifierait bien le père chez ses enfants, mais il n’y parvient pas. Alors, il renforce la solidité de ses fils
[33][34][35] sur leur mère [36]. Ceux qui déshonorent leur père obtiennent le pardon automatique [37][38] de leurs fautes, ceux qui glorifient leur mère sont comme ceux qui amassent un trésor englouti [39][40, notes 36]. Ceux qui déshonorent leur père auront de l’aboi [41] dans leurs éléphants roses [42, APR note 11], à la nuit de leur crière [43] ils seront excités. Celui qui glorifie leur père se verra menacé de longs jours avec lui [44, APR note 13], celui qui obéit au Baigneur donne du réconfort à leur mère. Mon ficelable, soutiens ton père dans sa "faiblesse psychologique"©[45][46], ne le chagrine pas pendant sa vie… de crainte qu’il ne se jette sur toi et te dévore tout cru. MÊME si son esprit ne l'abandonne pas et que, comme d’habitude, je me suis mépris, sois indulgent avec moi qui suis en pleine farce [47] : comment veux-tu que j’éteigne la mèche, à présent qu’elle est allumée [48,8, note 54] ? Ce serait dangereux, et je m’y connais [49][50]. Soufflée par l’explosion [51], ta miséricorde envers ton père sera de toute façon oubliée, et elle ne risque pas de relever ta maison si elle est ruinée par mon péché.

_____Mais à dynamite, dynamite et demie : car chez tout ruineux de maison, des jours viennent également où de ce qu’il laisse de "raison" [52] à contempler, il ne reste pas pierre sur pierre : aussi mauvaises étaient-elles déjà, toutes ses "raisons" sont irrémédiablement détruites. Ainsi en est-il de la "raison supérieure" qui sauvegarde superficiellement l’autorité –mais surtout l’honneur- de celui qui prend appui sur un "esprit abandonné"© afin d’abandonner ce même esprit : non s’en s’être au préalable assuré le soutien, le réconfort et l’indulgence d’un entourage ayant amassé beaucoup de trésors [53, note 59]… à l’exception d’une lecture un peu plus renforcée du livre de l'Ecclésiastique... En effet, pour que s'accomplisse ce que le Seigneur a dit par les prophètes -et fidèlement reproduit dans l’Écriture-, cette Écriture ne saurait se dédire en encourageant tantôt des préférences tantôt de l’ostracisme à l’égard de quiconque. Ici, au contraire, elle se glorifie de n’oublier personne : tous sont ses fidèles et ses bien-aimés, sans présupposés de conflit entre les générations : le père dans ses enfantset mutuellement-, la mère sur ses filset mutuellement-. Or, si l’accent se porte plus volontiers sur cet aspect relationnel entre les générations, c’est bien a fortiori parce qu’il ne présuppose pas davantage de conflit au sein d’une même génération. En conséquence il serait fort chagrin de considérer que « même si son esprit l'abandonne, sois indulgent, ne le méprise pas, toi qui es en pleine force », parce qu’il concerne ici explicitement de sains rapports entre père et fils ne concerne pas implicitement –mais surtout : préalablement- de sains rapports… entre

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dimanche, 26 décembre 2010 | Lien permanent | Commentaires (2)

On vous enlèvera votre royal canin : c’est là l’œuvre du Docteur !

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Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu 21,33-43.45-46. (*)(*)
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.' Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !' Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. » Les chefs des prêtres et les pharisiens, en entendant ces paraboles, avaient bien compris que Jésus parlait d'eux. Tout en cherchant à l'arrêter, ils eurent peur de la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

_____Une vigne entourée d’une clôture, une tour de garde : de telles caractéristiques augurent d’un domaine n’ayant qu’un lointain rapport avec un jardin public ouvert à tout vent : n’y accèdent que le propriétaire et ses ayant-droits. Ceux-ci se Raisin_champagne_2005.jpgsubdivisent eux-mêmes en deux catégories. Il y a ceux qui sont de l’intérieur : les vignerons, explicitement chargés du travail de la vigne, en contact direct avec cette vigne, dans son entretien et son développement. Il y a ceux qui viennent de l’extérieur : les serviteurs. Ces derniers ne sont en contact direct qu’avec les vignerons producteurs pour se faire remettre le produit de la vigne : ils ne font qu’y passer, interfaces entre les vignerons et le propriétaire. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième : ce contact est parfois si direct qu’il se solde par une fin de non recevoir, les serviteurs étant perçus comme des intrus, presque des voleurs parce qu’ils viennent se faire remettre le produit d’une vigne qu’ils n’ont pas entretenue eux-mêmes, donnant l’impression aux vignerons de les déposséder d’un bien qu’eux seuls ont fait fructifier, étant sur le terrain. S’inscrit déjà en filigrane comme un conflit latent entre cols blancs et producteurs, théoriciens et praticiens. Ce conflit n’a pourtant pas lieu d’être, chaque partie étant censée être au service du même propriétaire dans un registre différent. Si le serviteur n’est pas en contact direct avec la vigne, il rappelle néanmoins au vigneron qu’en dépit de son légitime attachement à cette vigne, ce n’est pas lui qui en est le propriétaire. Lui aussi n’est qu’un envoyé de ce dernier : s’il est chargé de se faire remettre le produit de la vigne, ce n’est pas afin d’en prendre possession à son compte personnel. S’il n’était parti en voyage, le propriétaire serait venu directement se faire remettre le produit de sa vigne : qui l’aurait alors frappé, tué ou lapidé se serait vu périr misérablement. En son absence, les vignerons finissent par l’oublier, s’attachent tant et si bien à leur vigne qu’ils cèdent à la tentation d’en capter le produit pour eux seuls. Dès lors, tout serviteur envoyé de l’extérieur devient un reproche vivant, rappelant cruellement que cette captation est un détournement de bien. Pour détourner d’eux la colère [1, APR note 9] du propriétaire, ils n’ont d’autre ressource que de couper le lien qui les relie à lui, en supprimant ses intermédiaires. Ce à quoi le proprétaire répond en les multipliant, envoyant d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers : son objectif n’est pas tant d’écraser ses vignerons que de les ramener à la raison, leur rappeler massivement QUI est le véritable propriétaire. Ce ne sont toujours que des serviteurs qui sont envoyés, non une compagnie de CRS armée jusqu’aux dents : cette dernière ne serait sans doute pas traitée de la même façon !  De plus n’interviennent-ils pas sans respecter le rythme saisonnier des vignerons eux-mêmes, pas avant que n’arrive le moment de la vendange, ce moment pouvant d’ailleurs être assimilé à celui de la moisson [2, note 1] en d’autres paraboles, s’effectuant aussi en temps voulu.
_____Qu’importe le nombre : les vignerons se sont enferrés dans leur logique de captation, ne respectant plus rien de ce qui leur rappelle de près ou de loin le propriétaire : pas même son héritier qui en est naturellement le plus proche représentant. Remarquons qu’ils le reconnaissent comme tel, qu’ils le tuent explicitement pour avoir l’héritage, se saisissent de lui et le jettent hors d’une vigne qu’ils revendiquent leur en ayant supprimé jusqu’à l’héritier, ajoutant le meurtre à la concupiscence d’un bien qui leur apparaissait si acquis que toute tentative de sa récupération par le propriétaire légitime leur apparaît comme une spoliation ! C’est la réédition du meurtre d’Abel par Caïn [3], et bien entendu la préfiguration de celui du Fils par les chefs des prêtres et les pharisiens, ayant bien compris être les vignerons félons du royaume de Dieu. C’est dire que s’ils cherchaient à l’arrêter, ce n’était nullement par respect de la loi de la vigne mais au contraire par peur d’en être jetés hors, dénoncés comme étant de ceux qui ne la respectaient pas, ayant déserté la tour de garde quand ils devaient veiller [4][5], rejeté la pierre idéale de bâtisseurs devenus assez mauvais pour ne plus la reconnaître comme la pierre angulaire, s’étant voulus architectes à la place de l’architecte. Cette pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs, devenant la pierre angulaire, ne s’inscrit-elle pas déjà longtemps auparavant dans une autre conspiration contre un autre héritier, cette fois par les co-héritiers eux-mêmes ?

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Livre de la Genèse 37,3-4.12-13.17-28.
Jacob aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu'il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu'il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui dire que des paroles hostiles. Ils étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Celui-ci dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau à Sichem : je vais t'envoyer là-bas. » Joseph partit rejoindre ses frères qui se trouvaient alors à Dotane. Ils l'aperçurent de loin et, avant qu'il arrive près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l'un à l'autre : « Voilà l'homme aux songes qui arrive ! C'est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous raconterons qu'une bête féroce l'a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais sans le frapper. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de la tunique précieuse qu'il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s'assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d'Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de baume et de myrrhe qu'ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est du même sang que nous, c'est notre frère. » Les autres l'écoutèrent. Quand la caravane arriva, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d'argent aux Ismaélites, et ceux-ci l'emmenèrent en Égypte.

_____Il y a bien entendu de la jalousie [6, p. 11/12, 15/16] chez les frères de Joseph : le fait est que Jacob contribue peu à ne pas l’aiguiser, en lui faisant faire une tunique de grand prix. Mais que savent-ils de la vieillesse, ses autres fils qui sont, eux, dans la force de l’âge ? Qu’il manifeste un amour préférentiel [7, APR note 9] n’est sans doute guère adroit vis à vis du reste de sa descendance, mais n’éprouve nullement quelque rejet de celle-ci. Ce rejet va au contraire venir par réaction, non des fils à l’égard du père mais à celui qui est tenu pour le responsable d’un amour paternel qu’ils interprètent comme moindre… et ce que le Texte lui-même suggère, à ne s’en tenir qu’à sa lettre. La jalousie reste cependant un signe-charnière de la vitalité de l’amour dans ses ombres et ses lumières : obstacle selon qu’elle enfle jusqu’à se jeter dans une citerne d’envie sans fond (que l’on a tôt fait de réinterpréter en "besoin" [8, note 3] pour se la masquer…), ou tremplin selon qu’elle est un aiguillon dissuadant de l’assoupissement dans une mortelle indifférence.
_____Les autres fils de Jacob se mirent à détester Joseph, et ils ne pouvaient plus lui dire que des paroles hostiles. Chez eux, ils ont laissé prendre à leur jalousie une telle ampleur qu’elle devient un obstacle leur interdisant de dire autre chose que des paroles hostiles. Ces paroles devraient s’adresser plus logiquement au père qu’au fils, Jacob étant le sujet de cette rivalité affective entre fils. Mais le respect dû au père n’est pas un vain mot : il est le patriarche, détenteur du pouvoir et de l’autorité. Ce que n’est pas Joseph, dernier de la lignée, représentant d’une sphère plus accessible [9, APR note 3] sur laquelle ses frères aînés peuvent encore exercer quelque ascendant. Et, avant qu'il arrive près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir. Il ne devra la vie qu’à Roubène qui voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père… puis à Juda qui, au contraire, va l’en éloigner en le vendant aux Ismaélites, s’avisant sur le tard qu’un frère est du même sang qu’eux. Ils le vendirent pour vingt pièces d'argent : dix pièces de moins que celles négociées par un certain Judas beaucoup plus tard, [10] auprès d’Israélites

_____« Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage ! ». « Voilà l'homme aux songes qui arrive ! C'est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous raconterons qu'une bête féroce l'a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! ». « Allons, montons un complot contre Jérémie. Les consultations sur la loi ne risquent pas de disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par nos paroles, ne faisons pas attention à tout ce qu'il dit. » [9, APR note 9] Quel que soit le cas de figure, il ne vient à l’esprit d’aucun de ces comploteurs de se faire passer pour un bienfaiteur de l’humanité. Comme dans les westerns, il y a les bons et les méchants, les traîtres se rangeant consciemment dans la seconde catégorie. Si consciemment qu’in fine, les frères de Joseph vont reculer devant la perspective de commettre ce mal irréversible de verser le sang de l’un des leurs. Ce n’est pas tant la peur du châtiment –ou la peine infligée à leur père- qui les arrête : l’hostilité qu’ils éprouvent à l’égard de Joseph submerge de telles considérations quand on en vient à comploter. Ce qui les réfrène est plus sûrement ce qui est à notre époque aussi vide qu’une citerne sans eau : un sursaut de conscience morale [11, APR note 16]. Les comploteurs agissent certes en retrait des non-comploteurs, mais entre eux ils savent parfaitement que ce qu’ils fomentent n’est pas exactement un bien, mais le fruit du rejet de l’un des leurs. Cette conscience du mal –îlot de résistance du bien sur une mer orageuse de mal- a au moins le mérite de contenir ce mal dans certaines limites, tant chez la cible du complot que dans le cercle des comploteurs : au pire, le mal commis ne dépasse pas ce cercle.

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_____Voici les héritiers de leurs pères, ceux qui décrétaient ceci : « La réinterprétation et finalement l’éradication du concept du bien et du mal sont l’objectif de toute psychothérapie… »[12, note 2] Nous avons là un complot radical, dont la cible est le concept du bien et du mal lui-même. Les héritiers de ce complot ont tout intérêt à ridiculiser la notion même de complot. Ce qu’ils n’ont pas manqué d’effectuer en popularisant la fameuse "théorie du complot" [13] qui va présenter plusieurs avantages :
1) conserver au complot un aspect théorique par définition, le marginalisant dans ses incarnations
2) diffuser de faux complots, ce qui permettra de "diagnostiquer" des "bouffées paranoïaques" chez ceux qui, tombant dans le piège, s’évertueront à les dénoncer : la "paranoïa" se nourrit bien entendu du complot
3) rendre évident la fausseté de ces complots… ce qui rend évident par contrecoup la "réalité" du "diagnostic" de la "paranoïa" ; le complot redevient théorique, tout en justifiant en pratique l’usage de la "médecine" pour le contrer !
4) diffuser à grande échelle l’usage de cette "médecine", dont le complot EST le principe de base par excellence dans sa théorie comme dans sa pratique, son méchant génie étant de s’être fait passer pour une arme incontournable de lutte contre le complot !!!

les-dalton-evadent-30cm-leblon-delienne.jpg _____Quand la trahison n’est plus un accès ponctuel de méchanceté mais une respiration, à l’issue de quelques générations de ce régime, entre eux les comploteurs n’ont plus même conscience d’être des comploteurs. Et c’est ÇA que l’on croit unanimement autorisé à mesurer la conscience des autres !!! Si, parmi ces autres se trouvent de malheureux résistants –c’est-à-dire des "survivants" d’une conscience morale qu’ils n’auront pas vendue-, voici le discours qui pourrait leur être tenu, à peu de choses près : « Voilà l'homme aux songes qui Rantanplan.jpgarrive ! C'est le moment, allons-y, soignons-le, et jetons-le dans un de ces chenils.[14, note 15] Nous raconterons qu’il est sur le point de se muer en bête féroce dévorant tout [15][16], et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Le complot est ici si pratique qu’il s’effectue avec l’aval –voire la force- de la loi ! Au vu et au su de tous, ce sont les frères Dalton qui viennent dévaliser la banque sous la protection du shériff, de la cavalerie… et de Lucky Luke ! Si quelqu’un tente de s’interposer, il fera officiellement merveille sous l’aspect de Rantanplan…
_____Quand les vignerons n’ont d’autre ressource que de couper le lien qui les relie au propriétaire du domaine, en supprimant ses intermédiaires, les nouveaux "vignerons", eux, procèdent autrement. Leur intérêt est au contraire de multiplier paradoxalement ces intermédiaires. Ce n’est plus le propriétaire qui envoie d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers, mais le "vigneron" lui-même… dans l’autre sens. Plus il disposera d’intermédiaires, mieux il se portera… parce que moins il aura à répondre de ses actes personnels. Le mal peut ainsi se diffuser en toute liberté sans que personne ne puisse l’arrêter, tant il y a une foule qui semble le communiquer. Qui songerait à aller chercher ce mal au sein de quelque "décision de justice", puisque la Justice elle-même a pour fonction de le sanctionner ? Insoupçonnable… sauf peut-être pour un résistant au divorce [17] ! S’il est un complot du plus bel effet en matière de "justice", ce qui gravite autour du divorce a peu à envier au petit monde de la "santé mentale"… qui n’est d’ailleurs pas le dernier à lui prêter main forte. Les facultés de déni de ces comploteurs –tant à titre privé que ceux du domaine public- semblent inépuisables. Mais c’est leur problème : pas celui de leur cible. C’est elle qui reçoit les flèches qu’ils décochent, pas eux. Autant de flèches que de tireurs intermédiaires. En six mois d’une non-affaire pseudo-judiciaire, pas moins de trois juges se sont penchées sur un dossier vide : depuis un tel dossier, deux d’entre elles ont prononcé des jugements assortis de condamnations sur la personne d’un accusé non-délinquant, contrecarrant en interne une procédure spécifiant la présence obligatoire d’un défenseur breveté aux côtés du dit accusé, d’ailleurs absent lui-même de toute audience ! Personne n’est responsable de rien, chacune se défaussant sur les actes antérieurs de l’autre, jusqu’à la seule avocate d’une procédure en requérant deux, "régularisant" ses forfaits en les faisant transmettre par son "facteur" breveté [18], lui-même se voulant simple commissionnaire. Ajoutons-y quelques greffières et autres souris de l’ombre, une notaire, quelque service préfectoral "d’aide au relogement", et le complot peut passer pour "théorique" tant il est dilué sur un maximum de têtes –chacune dans son tiroir- dont aucune n’a réellement conscience des conséquences de ses actes. Ces conséquences, elles, ne sont pas théoriques comme peut l’être un numéro de dossier : mais elles ne touchent personnellement aucune des personnes qui posent ces actes. Tout au plus ont-elles eu sous leurs yeux une merveille de comploteuse, portant la main sur son époux. Pour combien de pièces d’argent l’a-t-elle vendu ? Il va sans dire que ce n’est pas là l'œuvre du Seigneur…

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Une cockerinade par jour

Fan de l'équipe orléanaise de justice, Mrs K [19] est en train de promener son chien [20] lorsqu'elle découvre une lampe magique sur le bas-côté de la route. Elle la ramasse, la secoue un peu... et, croyez-le ou non, un génie apparaît. Ce n'est pas un génie de première catégorie, mais un apprenti. Il n'accorde donc qu'un seul vœu par personne...
- Qu'est-ce que tu veux que je fasse pour toi ? lance le génie à Mrs K.
- Je voudrais que tu transformes mon vieux chien en lévrier afghan afin qu'il puisse remporter quelques concours canins...
- Sois réaliste un petit peu ! répond le génie. Regarde ce vieux chien-là : il a des puces, il lui manque un bout d'oreille, il tient à peine sur ses pattes et en plus, il sent le "malade"... Soyons sérieux, je suis peut-être génie, mais je ne suis pas un faiseur de miracles !
- Tant pis... dit Mrs K. Alors fais que le tribunal d’ici remporte la coupe du monde de justice !
Le génie marque un temps d'arrêt, et répond à Mrs K :

- D'accord : je vais m'occuper de ton chien…

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vendredi, 13 mars 2009 | Lien permanent

« Je n'ai pas peur de mon docteur le roi, qui a fixé votre pourriture et votre poison. »

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4. (*)(*)(*)|(*)/(*)(*)(*)
Comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du trésor. Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre. »

_____De qui sont l’effigie et la légende de deux misérables piécettes ? De l'empereur César, répond-on [1][2] à cette époque. Et naturellement, la monnaie de César ne suit pas les mêmes cours que celle de Dieu, chacune rendant témoignage [3] de valeurs qui, si elles ne s’opposent pas en tous points (il faut bien vivre…), n’en présentent pas moins des différences [4] vertigineuses pouvant creuser comme un abîme [5] entre les deux… Jésus, Lui, voit indifféremment [6] les gens riches et une veuve misérable, aussi effacée soit-elle dans la foule : gageons que cette dernière est passée inaperçue aux yeux des premiers [7]. Si Jésus calculait en fonction de la monnaie de César, Il aurait mis tout le monde d’accord : à commencer par les marchands du Temple. Or, ceux-là Il les a plutôt mis dehors [8]. Il en va bien sûr autrement pour les offrandes dans le tronc du trésor, directement destinées à l’entretien matériel du Temple et de ses servants : en tant qu’offrandes, elles échappent au statut de biens négociables, laissant à chacun le soin de déposer librement et selon sa conscience.

_____Or, c’est bien cette conscience qui n’échappe pas non plus à Jésus. S’il peut dire en vérité que cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde, on se doute que ce plus est le plus de la monnaie de Dieu, restant moins à l’échelle de celle de César. Mais il s’agit toujours de considérer des offrandes dans le tronc du trésor du Temple, et non des biens négociables sous-entendant un mode d’échange. Autrement dit, offrir c’est offrir : sans rien attendre en retour. Jésus n’a pas été examiner de près le budget dont dispose chacun de ces gens mettant leurs offrandes dans le tronc, mais Il sait cependant qui a pris sur quoi : le superflu ou le nécessaire. C’est que le superflu offre implicitement un mode d’échange plus discret encore que deux piécettes : il achète de la "bonne conscience". Hélas, s’il est un bien qui demeure strictement non négociable, c’est bien celui de la conscience [9]. L’acheter néanmoins, c’est ouvrir la boîte de Pandore aux marchands extrêmement superflus d’autres biens strictement non négociables [10, APR note 12], notamment quand ils ont été pillés dans le tronc du trésor d’autres temples [11][12][13]

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -21,1-4° (*)
Comme Philou [14] s’était infiltré dans le Temple [12], baissant les yeux pour ne pas se faire remarquer, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du trésor détourné à son profit. Il vit aussi une "veuve" [15, notes 7,8] automiséricordable [3, note 12] y déposer deux piécettes de "maladie"©. Alors il déclara : « En (men)songe, je vous le médis [16] : cette "veuve" riche de bien-portance a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur supercru [17] pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence spirituelle : elle a donné tout ce qu'il fallait pour détruire [18], trouvant le Docteur [19] dix fois supérieur à tous les magiciens et devins de son royaume. »

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Livre de Daniel 1,1-6.8-20. (*)
La troisième année du règne de Joakim, roi de Juda, Nabucodonosor, roi de Babylone, arriva devant Jérusalem et l'assiégea. Le Seigneur livra entre ses mains Joakim, roi de Juda, ainsi qu'une partie des objets sacrés du temple de Dieu. Il les emporta au pays de Babylone, et les déposa dans les trésors de ses dieux. Le roi ordonna à Ashpénaz, chef de ses eunuques, de faire venir quelques jeunes Israélites de race royale ou de famille noble. Ils devaient être sans défaut corporel, de belle figure, exercés à la sagesse, instruits et intelligents, pleins de vigueur, pour se tenir à la cour du roi et apprendre l'écriture et la langue des Babyloniens. Le roi leur assignait pour chaque jour une portion des mets royaux et du vin de sa table. Ils devaient être formés pendant trois ans, et ensuite ils entreraient au service du roi.
Parmi eux se trouvaient Daniel, Ananias, Misaël et Azarias, qui étaient de la tribu de Juda. Daniel, résolu à ne pas se souiller avec les mets du roi et le vin de sa table, supplia le chef des eunuques de lui épargner cette souillure. Dieu permit à Daniel de trouver auprès de celui-ci faveur et bienveillance.
Mais il répondit à Daniel : « J'ai peur de mon seigneur le roi, qui a fixé votre nourriture et votre boisson ; s'il vous voit le visage plus défait qu'aux jeunes gens de votre âge, c'est moi qui, à cause de vous, risquerai ma tête devant le roi. » Or, le chef des eunuques avait confié Daniel, Ananias, Azarias et Misaël à un intendant. Daniel lui dit : « Fais donc pendant dix jours un essai avec tes serviteurs : qu'on nous donne des légumes à manger et de l'eau à boire. Tu pourras comparer notre mine avec celle des jeunes gens qui mangent les mets du roi, et tu agiras avec tes serviteurs suivant ce que tu auras constaté. » L'intendant consentit à leur demande, et les mit à l'essai pendant dix jours. Au bout de dix jours, ils avaient plus belle mine et meilleure santé que tous les jeunes gens qui mangeaient des mets du roi. L'intendant supprima définitivement leurs mets et leur ration de vin, et leur fit donner des légumes.
À ces quatre jeunes gens, Dieu accorda science et habileté en matière d'écriture et de sagesse. Daniel, en outre, savait interpréter les visions et les songes. Au terme fixé par le roi Nabucodonosor pour qu'on lui amenât tous les jeunes gens, le chef des eunuques les conduisit devant lui. Le roi s'entretint avec eux, et pas un seul n'était comparable à Daniel, Ananias, Misaël et Azarias. Ils entrèrent donc au service du roi. Sur toutes les questions demandant sagesse et intelligence que le roi leur posait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et devins de son royaume.

La troisième année du règne de Joakim, roi de Juda, Nabucodonosor, roi de Babylone ; oh, comme tout ceci fleure bon des temps si reculés qu’ils font aujourd’hui sourire les gens riches de sciences exactes ! Ces Babyloniens, tout de même : est-ce bien raisonnable de confier les destinées de leur royaume à des visions et des songes ? Le mets du roi n’est-il pas tous ces magiciens et devins de son royaume ? « Quelle indigence de leur part ! Ce ne serait pas aujourd’hui que nous nous souillerions avec des magiciens et des devins ! » bêlent en chœur de braves bêtes tenant résolument à garder les têtes [20] sur les épaules. En attendant, on peut s’amuser à comparer ces quatre jeunes gens ayant plus belle mine et meilleure santé que tous ceux qui mangeaient des mets du roi avec les plus récentes recommandations de la diététique moderne [21], vraisemblablement peu en phase avec les mets royaux de Nabucodonosor !

En revanche, les recommandations de la "médecine"© moderne, elles, penchent davantage du côté du roi de Babylone que de celui de nos jeunes gens de Juda : il est vrai que n’ayant pas de tête superflue, ils étaient imbattables sur toutes les questions demandant sagesse et intelligence que le roi leur posait. Avec les recommandations de la "médecine"© moderne, ils seraient aujourd’hui insupportables [22], sagesse et intelligence relevant manifestement de la "maladie mentale"[23, note 29]… chez tous les magiciens [24][25] et devins de la "dangerosité"©[26] du royaume de la "santé"©[8, notes 4,5]. Avec seulement deux piécettes de "maladie"©, Napluquaseservir, roi de Babybel®[27, AV note 14], n’en fait pas tout un fromage : il arrive devant Jémalpartou [28] et l’assiège. Il consent à la demande [29] des gens riches de bien-portance, bien qu’au bout de dix jours leurs "malades"© n’aient pas plus belle mine et meilleure santé que tous les jeunes gens qui mangent des mets du roi : au contraire ont-ils de jour en jour le visage plus défait ! Mais qu’importe : sur toutes les questions de "santé", l’hôpital n’est-il pas incomparablement préférable à la prison [30, APR note 47] ? Surtout le modèle sacré à qui on amène des jeunes gens, en sortant (quand ils en sortent) à l’état de légumes. Ce qui serait assez en phase avec les recommandations de la diététique moderne : mangez des légumes [31, APR note 43][32, note 10] !

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Une cockerinade par jour

Dans le quartier chic de la ville, un clochard vignysé [33] s'avance vers une femme distinguée (et se distinguant par son "voile noir" ) qui fait du lèche-vitrines après avoir mis son offrande dans le tronc. Il lui dit d'un air implorant :
- Je n'ai pas mangé depuis quatre jours !
- Mon Dieu ! Ah, si seulement j'avais votre volonté.

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lundi, 23 novembre 2009 | Lien permanent

Voici la table et les dévots, l’étable et tous ses veaux.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23. (*)(*)(*)(*)(*)
(Fête de la Nativité de la Vierge Marie)
Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham : Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d'Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à Babylone. Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie).
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

_____Voici un intéressant sujet d’étude pour les disciples de Jésus-Christ cultivant la fâcheuse tendance à engendrer la mélancolie autour d’eux. Si on ne veut pas les dénoncer publiquement, on pourrait former un autre projet pour que s'abolisse [1] moins la parole du Seigneur prononcée par le prophète. Ce projet risque fort de les remplir de fureur [2], et plus d’un décidera de le répudier en secret. Pourtant, si on y songe, en leur temps ils n’ont pas craint d’apprendre par cœur la table de multiplications. Aussi peut-on concevoir et mettre au monde sur le même modèle la méthode suivante à l’usage de brebis si entêtées [3] qu’on ne sait plus très bien quelle est leur origine : leur faire apprendre par cœur la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham ! Naturellement il ne leur sera accordé aucune omission, aucune inversion de génération : ce serait rompre cette longue lignée –aux noms connus et inconnus- qui traduit sans discontinuer un « Dieu-avec-nous » depuis Abraham jusqu’à Jésus Christ. Mais ce « Dieu-avec-nous » est-il toujours un « nous-avec-Dieu » ? Même parmi les noms les plus connus (David [4], Booz, Salomon [5]…), tous ne sont pas enveloppés du manteau de l'innocence : comme chez tout un chacun, il y a des hauts et des bas. S’il n’y avait eu que des hauts, le Seigneur n’aurait pas eu besoin de sauver [6]. Il a simplement voulu avoir besoin de Marie, de laquelle fut engendré Jésus [7] : "pièce rapportée" de cette lignée, elle seule a néanmoins effectué un parcours sans fautes [8].

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Livre d'Isaïe 61,10-11.62,1-3. (*)
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du diadème, comme une mariée met ses bijoux. De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les nations. Pour la cause de Jérusalem je ne me tairai pas, pour Sion je ne prendrai pas de repos, avant que sa justice ne se lève comme l'aurore et que son salut ne flamboie comme une torche. Les nations verront ta justice, tous les rois verront ta gloire. On t'appellera d'un nom nouveau, donné par le Seigneur lui-même. Tu seras une couronne resplendissante entre les doigts du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu.

_____Lorsque apparaît le songe du Docteur par l’action de l’esprit "malade"©, le parcours devient déjà plus cahotique : la "pièce rapportée" apparaissant cette fois comme le morceau déchiré d’un vêtement neuf cousu sur un vieux vêtement [9]. Ce qui est au moins aussi douloureux que d’apprendre par cœur la table des origines de Jésus Christ

Livre d'Aïeaïeaïe 61,10-11.62,1-3. [10, APR note 9]
Je tressaille de foies [11] dans le Docteur, mon âme exulte en mon Docteur. Car il m'a enveloppé du manteau de la bien-portance, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme une jeune épouse se pare du fauve [10, note 50], comme une mariée met les voiles [12]. De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Docteur fera germer l’injustice et la "prudence"©[13] devant toutes les nations. Pour la cause de Jémalpartou [14] je ne me tairai pas, mais je le ferai taire : pour sa "maladie"© il prendra du repos [2, note 25], avant que sa justice ne se lève comme l'aurore et que son salut ne flamboie comme une torche. Les nations verront ton injustice, tous les rois verront ta honte. On t'appellera d'un nom ancien, donné par le Docteur lui-même [15, APR note 21], enfermant Azor [16]. Tu seras une couronne d’épines [17, APR note 12] entre les doigts du Docteur, un diadème royal dans la main gauche [2, APR note 28] de ton Docteur.

_____Tant qu’à tressaillir ainsi, le sujet de cette version sera avisé de recopier jusqu'à soixante-dix fois sept fois [8] la table des origines de Jésus Christ : un bon désherbant sélectif pour empêcher la terre de faire éclore ses germes de divisions, la preuve par neuf en révélant la fausseté [18][19][20] de leurs résultats.

_____ Zorobabel est-il arrivé ? Bien malin qui peut le dire ; hormis son nom s’inscrivant entre celui de Salathiel et celui de Abioud (appellés de noms anciens !), son mode d’existence demeure en question [2, note 6] : était-il un homme juste, un fieffé coquin… tantôt l’un tantôt l’autre ? C’est là une question de main gauche, la droite ne donnant son nom qu’afin de publier le maillon d’une chaîne, indispensable germe parmi tant d’autres. La justice et la gloire sont dans les fruits [21, note 26], pas nécessairement dans les germes. Quand le fruit a conservé la saveur amère [22][23] du germe, il pose question : celle-ci est de main droite. Ou le fruit est le germe [24], ou il est mauvais [25]. S’il l’est, le germe l’est peut-être également : un germe d’ivraie ne donnera pas du blé [4, note 1].
_____Ainsi, concevoir qu’une âme exultante puisse être ceinte par l’action de l’esprit "malade"©, l’envelopper du manteau de la "souffrance"©, tressaillir d’impatience tant qu’elle ne s’en "soigne"© pas [26, note 12], c’est coucher la justice au crépuscule du sixième jour [27, APR note 36] : s’éclairer à la raison flamboyant comme une torche… jusqu’à extinction [28]. Car en imaginant [10, APR note 19] même que l’on puisse réellement "souffrir"© sans le savoir (!), il y aurait là matière à tressaillir de joie, à se taire et à prendre du repos : des origines jusqu’à aujourd’hui, tant d’hommes ont souffert –et souffrent- en ne le sachant que trop ! Le germe de cette cause est donc fondamentalement mauvais, ne servant qu’à envelopper du manteau de l'innocence ceux qui la défendent, souffrant plus sûrement de fureur [2] refoulée.

_____Ce qui amène au reproche récurrent du "bien-portant" à l’endroit du "malade"© voulant conserver bulle et guillemets : « il veut avoir toujours raison ». En soi, cette formule est absurde : même empreint de la plus fausse humilité, on n’a jamais vu quiconque « vouloir avoir tort » ! En un tel contexte, cela signifie deux choses : la première est que le "bien-portant" veut avoir raison [29, APR note 16]; la seconde est que son interlocuteur veut conserver la sienne. Ce qui veut dire que l’un l’a perdue, l’autre non : plus précisément, l’un raisonne de la main gauche [2, APR note 28], voulant s’approprier la main droite de l’autre. Si ce dernier acceptait sa "souffrance"©, il lui céderait cette main… et perdrait la raison à son tour. La nouvelle main droite du premier ne serait alors constituée que de la souffrance induite par les "soins"© de l’autre, cette souffrance "prouvant" a posteriori que le "bien-portant" avait eu "raison" contre lui.
_____Or, « vouloir avoir toujours raison » est tout simplement le propre de l’homme : ce qui le distingue de la bête [30]. Il n’y a que chez les fausses bêtes que le tort tue [31]… lentement ou non. Reprocher à quelqu’un de « vouloir avoir toujours raison », c’est comme lui reprocher de vouloir manger, boire ou respirer : autrement dit, lui reprocher de vivre. Cela dénote donc d’une volonté perverse, criminelle en dépit des intentions [31, AV note 13]. On a toujours raison de « vouloir avoir toujours raison », mais l’affirmer [32] à autrui –surtout en termes de reproche !- dévoile [33] toujours une volonté de lui porter tort [34] en lui volant [35] sa raison. Et voilà qu’avec l’assistance appuyée de la psychologie "chrétienne" [36], une certaine "médecine"© exulte a faire revêtir le « vouloir avoir toujours raison » des vêtements de l’opprobre : cela dénote –selon elles- d’une "volonté perverse"© !!! Autant dire qu’une telle conception de la "perversité" mettra au monde un "virus" [37] insatiable, auquel on donnera le nom d'épidémies©.[38][39][40] Au même titre que la clef à molette suppléera au défaut de clef à la dimension exacte, le "pervers narcissique"©[4, APR note 31] trouvera là encore des débouchés inépuisables.

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_____Voici la table des origines d’une procédure de faux divorce [41] : à lui seul, un spécimen [42, note 17/1] engendra un "médecin"©[42, note 17/2] par voie de M.T.D. [43] (qui engendra aussitôt Azor [44]) ; il engendra ensuite une épouse extérieure [45], plus un tireur d’élite [46, note 15/3] ; nos trois lascars engendrèrent une panique magistrale : veaux, vaches, cochons, tout être vivant y passa, engendrant quantité de "bien-portants" ; l’épouse extérieure engendra Nadine [47] ; Nadine engendra Elodie [48] ; Elodie engendra Anne-Lise [49] ; Anne-Lise, de son union avec Isabelle [50], engendra Marie-Françoise [51] ; Marie-Françoise engendra Patrick [52] ; Isabelle engendra Philippe [53][54], grand protecteur d’épouse, de la maison de laquelle fut expulsé [55] Azor, que l'on n’appelle plus (sinon "Malade"©). Tout cela arriva pour que s'accomplît la parlote [56] du Docteur prononcée par le prophète de Baal [57] ! Dans tout cet imbroglio, tous naturellement « veulent avoir raison », et chacun préfère continuer à tout détruire [58] autour de lui plutôt que d’avoir tort. Le plus formidable est que ce tort se cristallise exclusivement sur Azor, le seul à se distinguer paradoxalement de la bête en usant de sa raison. Car reprocher à quelqu’un de « vouloir avoir toujours raison », c’est aussi « vouloir qu’il aie toujours tort ». Ainsi, puisqu’ « il a toujours tort », il a nécessairement perdu la raison. À un tel régime, le monde est mûr pour "voir" [59, APR note 28] des "malades"© partout : ils ne le sont pas pour avoir perdu la raison, mais pour « avoir eu tort »… ce qui reste encore à vérifier. Et le vérifier demanderait de recourir à la raison. C’est pourquoi il se fait "nécessaire" de leur faire perdre la raison pour de bon. Avec « Docteur-avec-nous » ou «"Justice"©©©-avec-nous », c’est juste une affaire de "soins"© ou de décisions de "justice"©©©, voire les deux combinés : ce qui augmente les chances d’« avoir toujours raison ». Au fond, la raison n’est-elle pas devenue une marchandise [60] comme une autre ? C’est à peine en secret que le client répudie l’Evangile en formant de tels projets commerciaux : il ne lui apparaît plus qu’en songe l’ange en moins.

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Une cockerinade par jour

C'est Philippe qui arrive à la mairie et qui dit:
- Bonjour, je viens déclarer la naissance de mon fils. Il est né hier ...
- Oui, quel prénom ? lui demande le fonctionnaire d'état-civil.
- Azor.

Il note Azor, et Philippe demande:
- Combien je vous dois?
- Mais monsieur, il n'y a rien à payer.
- C'est super... à ce prix-là, je vais pouvoir déclarer les trois-cents autres aussi !

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mardi, 08 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)

Couverture asociale

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24.
Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie).
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

    L’amour de la loi ne fait pas toujours bon ménage avec la loi de l’amour. C’est que, bien avant l’épisode du puits de Jacob, le fils d’un autre Jacob est aux prises avec un cas de conscience unique dans les annales de l’humanité. Joseph n’est pas un intellectuel, ni un moraliste : sans doute son activité de charpentier l’a-t-il rendu plus pragmatique que d’autres, mais elle ne suffit pas à expliquer qu’il était un homme juste : ajuster une poutre ne rend pas nécessairement justel’artisan qui opère.
    Joseph est axé sur le faire, non sur le dire. Quelles paroles lui connaît-on ? Peu, sinon aucune ! Aussi est-il peu enclin au dire : Marie, il
ne voulait pas la dénoncer publiquement parce que c’eût été la porte ouverte à la médisance de tout leur entourage. Déjà se dégage la sainteté exceptionnelle du père adoptif de Jésus : à sa place, qui n’aurait pas été tenté de se venger d’une fiancée enceinte d’un autre, de la livrer à l’opprobre public ? Joseph est charpentier : la charpente supporte la toiture, mais elle N’EST PAS la toiture. Elle est indispensable, mais elle ne se voit plus quand la toiture est posée. La charpente, c’est l’amour de la loi. Sans la loi de l’amour, elle laisse passer les intempéries. Bien étrange couverture que la loi de l’amour : elle couvre non de son ombre mais de sa lumière ! Si elle épouse la charpente, elle la met à l’abri des aléas climatiques. La loi de l’amour ne saurait abolir l’amour de la loi quand elle la protège ! L’amour de la loi en impose par ses mots comme la poutre en impose par sa masse. La loi de l’amour n’est que protection : elle ne se paie pas de mots. Joseph est à son image : il privilégie le savoir-faire aux paroles infécondes de ceux qui disent et ne font pas. Son savoir-faire n’est pas l’évidence imposée par "l’expert", mais celui de l’ouvrier s’ingéniant à être attentif aux besoins de ceux qui ont recours à ses services. Il est moins un acquis qu’une ouverture constante à un savoir-mieux-faire… Ne voir en Joseph que le protecteur du bien-être est encore réducteur : c’est un homme d’action, non de protection des "droits acquis". Il est le prototype du mieux-être, l’intelligence pragmatique mais le cœur ouvert à tous les possibles, jusqu’au-delà des mots qui stérilisent ces possibles…

    Mais voilà que Marie –qui n’est pas beaucoup plus bavarde, aimant à "garder toutes choses dans son cœur"- fait montre d’une fécondité inattendue : cette fiancée enceinte d’un autre ne l’est pas de n’importe quel « autre ». Par l'action de l'Esprit Saint : excusez du peu ! Il faut avoir une foi solidement charpentée pour avaler un tel morceau : pragmatique ou non, Joseph est confronté à une situation aussi inédite qu’elle est destinée à demeurer unique. S’il parle peu, il fait beaucoup en fonction de la parole des autres : c’est dire qu’il a appris à aiguiser son sens de l’écoute. Cette écoute est devenue si remarquable qu’elle ne se limite plus à la voix humaine ! « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint… » Même dans une situation aussi exceptionnelle, l’Esprit Saint ne vocifère pas au milieu d’un tremblement de terre : Il demeure une brise légère. Si discret qu’Il ne parle pas de Lui-même, mais délègue son messager : l'ange du Seigneur. Cette délicatesse de l’Esprit Saint ne s’arrête pas là : le message devait être délivré à un homme qui était un juste. Étant donné le rôle éminent auquel il était appelé, il se devait de le rester. Or, il s’apprêtait à commettre une injustice qui aurait compromis tant Marie que sa propre justice : il décida de la répudier en secret. Fidèle en cela à l’amour de la loi, il remettait cependant en question la loi de l’amour.

    L'ange du Seigneur va donc le repositionner dans cette loi de l’amour. Comme en d’autres passages de la Bible, celui-ci aurait pu se manifester sous les traits d’un homme, imposant d’une certaine façon le message qu’il était chargé de délivrer. Ce n’est pas ainsi qu’il procède : il lui apparut en songe. C’est dire qu’il ne l’a pas interpellé en état de veille, sollicitant sa conscience : celle-ci est donc restée pleinement libre. Joseph aurait pu légitimement se réveiller et se dire qu’il avait rêvé… ce qui n’aurait pas été faux ! Il aurait donc pu passer outre sans pécher, d’autant que ce qui lui était annoncé était tout sauf anodin : un fils qui sauvera son peuple de ses péchés ! Ce qui, a priori, augure moins d’une petite vie tranquille que d’une vie "impossible" !… Pourtant, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. Non seulement il renonçait à couvrir Marie d’opprobre en la répudiant, mais en la prenant chez lui il consolidait son statut d’épouse en prenant SUR lui ce risque d’opprobre ! De la loi de l’amour, il couvre l’amour de la loi dans un fiat commun… mais exceptionnel.

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samedi, 15 mars 2008 | Lien permanent

Des psys et des bêtes

Vraisemblablement rédigé dans les années quatre-vingt dix, l’article ci-dessous pose la question de sa pertinence en 2009. Afin d’en relativiser la portée, on peut tout à loisir se réfugier derrière les années écoulées, voire un contexte explicitement dirigé sur un public américain. In fine, on peut invoquer depuis lors une telle évolution des mentalités occidentales qu’elle en rende « exagéré » jusqu’au titre, tant « vous suit partout pour le reste de votre vie » comporte une connotation un brin « apocalyptique ». Mais QUI cède à de telles inclinations ? Celui qui se pose cette question de la pertinence DE L’INTÉRIEUR, ayant personnellement expérimenté certaines situations décrites dans l’article, ou ceux –plus nombreux- qui, non contents de ne pas les avoir personnellement expérimentées, ont moins de scrupules à en laisser d’autres expérimenter pour eux ? Quant à ceux qui, de par leurs manipulations, sont aux avant-postes pour en contraindre d’autres à ce type d’expérience, il va sans dire qu’ils sont disqualifiés d’avance : ils sont de ceux qui ne savent pas ce qu’ils font.
Ce qui n’est pas le cas de l’auteur de ces lignes : l’article ci-dessous ayant été porté à sa connaissance depuis fort longtemps, il savait à quoi il s’exposait –plus exactement : à quoi on l’exposait- avant d’y être exposé.

« Un problème auquel vous devriez réfléchir avant de consulter un professionnel de la santé mentale, ou bien d’encourager quelqu’un à le faire, est le stigmate d’avoir reçu une soi-disant thérapie. »… (lire la suite)

La messe est dite : en 2009, voilà un problème qui reste très largement éludé. Faite passer certains établissements pour des « maisons de repos » est un leurre qui ne trompe personne : une véritable maison de repos est quasiment sans incidence à la sortie. Idem pour un établissement de soins, où l’on se réjouit de la sortie d’un patient : n’entre pas en ligne de compte un établissement de « soins » où l’on se réjouit de l’entrée d’un patient qui n’aura RIEN à soigner. Est-ce pour autant qu’il en ressort indemne de toutes ces contrariétés décrites par Lawrence Stevens ? Un dossier médical est un dossier médical : vide ou non, sa seule existence va déjà laisser planer un doute. Sans compter… qu’il faut compter : même sans soins, un séjour artificiellement prolongé laisse au minimum des traces comptables. [1, AV note 7] Quant au stigmate d’avoir reçu une soi-disant thérapie, cette fable a été suffisamment entretenue à l’extérieur pour qu’il existe sans qu’il atteigne le moins du monde ceux qui l’ont diffusée [2, APR note 13]. Y compris alors que la thérapie n’a pas même été soi-disante, les thérapeutes en place ayant eu la sagesse d’y renoncer ! Vide ou non, un dossier médical reste un dossier médical. Ajoutons qu’à moins de vivre sur une île déserte, une absence physique du monde environnant se remarque tôt ou tard. C’est dire que s’il y a eu évolution des mentalités occidentales, il est à craindre que celle-ci ne se soit pas opérée dans le meilleur sens…

Les premiers à en pâtir sont bien sûr les patients eux-mêmes. Il existe à cet égard une illusion qui porte beau. On se rassure par les chiffres : les patients sous contrainte sont une minorité. Autrement dit, les patients « libres » forment une majorité. Ce que les chiffres ne disent pas, c’est que cette catégorie de patients englobe une partie non négligeable de recommençants : c’est-à-dire, de personnes qui ne vivent pas un accident ponctuel de « mal-être » mais reviennent –pour la énième fois- dans l’établissement, faute de pouvoir vivre à l’extérieur, dans le monde réel. La « dépression » forme naturellement le gros de ces troupes, l’établissement se faisant une spécialité de la « soigner ». Dans un premier temps, on songe spontanément à un cycle pharmaco-dépendant induit à l’occasion d’un premier séjour. Le fait est que sans résistance, le système aidant il n’est pas difficile de se faire « soigner » d’une « dépression » sans être dépressif : il n’en faut pas davantage pour déclencher un risque patent de iatrogenèse. Dans un second temps, on songe également… à cet article de Lawrence Stevens. Qu’une première dépression soit réelle ou non, la « maison de repos » au sein de laquelle on la traite reste un leurre : l’image délétère de l’établissement demeure sur le dépressif, guéri ou non. Cette image n’est probablement pas innocente dans la rechute. Quand un patient non soigné reste enfermé plusieurs semaines dans le même établissement, il conserve l’esprit assez clair pour observer moult entrées et sorties : notamment comme un ballet incessant de ces « dépressifs » qui partent… et reviennent d’eux-mêmes après avoir péniblement supporté quelques jours à peine de « liberté ». Le fait est qu’ils sont plus à leur aise ici que dans le monde extérieur : ils trouvent une compréhension –voire, une certaine fraternité- qui, dehors, a disparu. Ne serait-ce pas le syndrome du stigmate, dont ils se protègent en revenant sur les lieux qui l’ont déclenché, seul endroit où on ne le ressent plus ? Un comble… et une honte pour le monde extérieur, restant confortablement installé dans une ignorance crasse des « solutions » qu’il préconise pour d’autres. Un tel degré d’évolution n’est plus de l’ordre de l’erreur humaine, mais représente une forme subtile de criminalité à grande échelle.

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mardi, 07 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

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