Un gars et sa petite fille sont au magasin de jouets pour acheter une poupée Barbie. Le gars voit une Barbie qui fait du ski : 40 €. Il en voit une autre qui fait de la moto : 50 €. Et il en voit une troisième, Barbie divorcée : 600 € ! Le gars accroche un vendeur et lui dit : - Comment ça se fait que la Barbie divorcée soit si chère ?
Le vendeur lui répond :
- C'est parce qu'elle contient aussi la maison de Ken, la voiture de Ken, le chalet de Ken, les meubles de Ken, la moto de Ken...
Un peu de chaleur au coin des feux de la GUERRE ET de la PAIX évite bien des refroidissements : le regard d'aime d'été croise d'autres regards afin de chasser l'hiver...
Voici un aperçu de quelques feux de camps :
(ATTENTION : certains sont des feux... d'artifice)
"L'homme qui n'a que ses forces d'homme ne peut pas saisir ce qui vient de l'Esprit de Dieu ; pour lui ce n'est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c'est par l'Esprit qu'on en juge."
Saint Grégoire de Nazianze (329-390)
"Nous sommes comme le miroir où nous voyons les autres ; parce qu'en effet, NE CONNAISSANT PAS LEUR INTÉRIEUR, nous ne pouvons en juger que par quelque chose de semblable que nous connaissons qui est nous-mêmes... Il est donc nécessaire de se mettre à la place des autres."
Charles Péguy
"Celui qui ne gueule pas la vérité quand il la connaît, se fait le complice des menteurs et des faussaires !"
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,24-30. (*)|(*)|(*)(*)/(*) Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là ; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit : « Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants. » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d'elle.
Premier livre des Rois 11,4-13. (*)(*)/(<-1) Salomon vieillissait ; ses femmes le détournèrent vers d'autres dieux, et son cœur n'était plus tout entier au Seigneur, comme l'avait été celui de son père David. Salomon prit part au culte d'Astarté, la divinité des Sidoniens, et à celui de Milcom, l'idole des Ammonites. Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, et il ne lui obéit pas aussi parfaitement que son père David. Il construisit alors, sur la montagne à l'est de Jérusalem, un sanctuaire pour Camosh, le dieu de Moab, et un autre pour Milcom, le dieu des Ammonites. Il en fit d'autres pour permettre à toutes ses femmes étrangères d'offrir de l'encens et des sacrifices à leurs dieux. Le Seigneur s'irrita contre Salomon parce qu'il s'était détourné du Seigneur Dieu d'Israël. Pourtant, celui-ci lui était apparu deux fois, et lui avait défendu de suivre d'autres dieux ; mais Salomon avait désobéi. Le Seigneur lui déclara : « Puisque tu t'es conduit de cette manière, puisque tu n'as pas gardé mon Alliance ni observé mes prescriptions, je vais t'enlever le royaume et le donner à l'un de tes serviteurs. Seulement, à cause de ton père David, je ne ferai pas cela durant ta vie ; c'est de la main de ton fils que j'enlèverai le royaume. Et encore, je ne lui enlèverai pas tout, je laisserai une tribu à ton fils, à cause de mon serviteur David et de Jérusalem, la ville que j'ai choisie. »
Évangile de Jésus-Christ selon saintLuc 17,26-37. (*)|(*)(*)(*)(*)/(*) Jésus disait à ses disciples : « Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé. On mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir(*). Ce sera aussi comme dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu et de soufre qui les a tous fait mourir ; il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera. Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et qui aura ses affaires dans sa maison, qu'il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu'il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth(*). Qui cherchera à conserver sa vie(*)la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l'une sera prise, l'autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l'une sera prise, l'autre laissée. » Les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours(*). »
_____Ce qui se passera : on mangeait, on buvait, on se mariait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;l’imparfait est au futur, à moins que ce ne soit l’inverse. Pas de quoi entomber des nues: il suffit deregarder ce qui se passeautour de soi pourêtre capables de connaîtreun imparfait au futurressemblant à ce qui arriveau présent. Ce temps estmêmeplus riche queles jours de Noéou ceuxde Loth,cherchant à conserver sa vieparla puissance et l'efficacitéd’œuvresbrouillant assez les pistes pourressemblerle moins possible auxjours du Fils de l'homme, toujours au futur. Ceux-là sont priés de resterdanscechampdu futur,qu'ils ne retournent pas en arrière!Car ce seraitle futur à l’imparfait :le jour-même où le Fils de l'homme se révèleau présent.Rappelez-vous les jours de Noé: il est vrai qu’ils se perdent dans la nuit des temps. Alors,rappelez-vousla femme de Loth: c’est moins ancien, mais fournira difficilement matière à scoop dans un grand quotidien. Alors, soyons plus modestes :rappelez-vousle Texte de l’Évangile du vendredi treize novembredeuxmille neuf, ici même, quelques lignes au-dessus. Ce n’est certes pas davantage un scoop, mais au moins enconnaît-on la datation : plus dedeuxmille ans. Même en nese laissant prendrequ’aux apparences,ce qui s’offre aux yeuxestdonc un futur quilaissederrière luideuxmillénaires d’imparfait. Pas besoin depousser la science à un degré telqu’il faille être un "expert" [1] pouravoir idéeque futur, imparfait et présent appartiennent au temps et non aucours éternel des choses…
_____Autrement dit, le futur ne se conjugera paséternellement avec l’imparfait : il faudra bien que tôt ou tard,ce qui se passera se passe: au présent.Où donc ?Quanddonc ?Inutile demoudre du grainà ce sujet : c’est àprendreou àlaisser.
Livre de la Sagesse 13,1-9. (*) Ils sont foncièrement insensés(*), tous ces hommes qui en sont venus à ignorer Dieu : à partir de ce qu'ils voient de bon, ils n'ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n'ont pas reconnu l'Artisan. Mais c'est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel, gouverneurs du monde, qu'ils ont regardés comme des dieux. S'ils les ont pris pour des dieux à cause de la beauté qui les a charmés, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l'Auteur même de la beauté est leur créateur. Et s'ils les ont pris pour des dieux à cause de la puissance et de l'efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre à partir de ces choses combien Celui qui les a faites est plus puissant. Car la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, découvrir leur Auteur. Et pourtant, ces hommes ne méritent qu'un blâme léger ; car ils ne s'égarent peut-être qu'en cherchant Dieu avec le désir de le trouver : ils poursuivent leur recherche en étant plongés au milieu de ses œuvres, et ils se laissent prendre aux apparences, car ce qui s'offre à leurs yeux est si beau ! Encore une fois, pourtant, ils ne sont pas excusables. S'ils ont poussé la science à un degré tel qu'ils sont capables d'avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n'ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?
Livre de la Singette 13,1-9. (*) Ils sont foncièrement insensés, tous ces hommes qui en sont venus à honorer le Docteur : à partir de ce qu'ils voient de mauvais, ils n'ont pas été capables de connaître celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n'ont pas reconnu l'industriel[14][15]. Mais c'est le feu[16], le vent[17], la brise légère, la ronde des stars, la violence des flots[18], les éliminateurs du ciel, gouverneurs du monde, qu'ils ont regardés comme des dieux[19, note 14][20]. S'ils les ont pris pour des dieux à cause de la beauté de la musique de flûte[21]qui les a charmés[22],ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l'Auteur même de la beauté est leur créateur.Et s'ils les ont pris pour des dieux en mettant hors de cause[11]leur nuisance[23]et leur inefficacité qui ne les ont même pas frappés, ils ne risquent pas decomprendre[24]à partir de ces choses combien Celui qui les a faites est plus puissant! Car la petitesse et la lâcheté des créatures[25]font, par antonymie,découvrir leur Auteur. Et pourtant, ces hommes ne méritent qu'un blâme léger ; car ils ne s'égarent peut-être qu'en cherchant Dieu avec le désir de le trouver : ils poursuivent leur recherche en étant plongés au milieude leurs œuvres de destruction des Siennes[26][27], et ils se laissent prendre aux apparences, car ce qu’on offre à leurs yeux est si monstrueux[28]! Encore une fois, pourtant, ils ne sont pas excusables. S'ils ont repoussé[29]la science[30]à un degré tel qu'ils se sont rendus incapablesd'avoir une idée sur le cours éternel des choses, commentdécouvraient-ils plus viteCelui qui en est le Maître ?
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Une cockerinade par jour
C'est l'équipe de football"bien-portante"qui part jouer en Afrique. Dans l'avion, le commandant de bord n'arrête pas de sentir l'avion bouger dans tous les sens, il appelle l'hôtesse : - Qu'est-ce qui se passe derrière ? - Oh rien ! C'est l'équipe qui s'entraîne... - Faites ce que vous voulez , il faut que ça s'arrête ! L'hôtesse s'en va... Au bout de cinq minutes de calme, le commandant rappelle l'hôtesse et lui demande : - Que leur avez-vous dit pour obtenir le calme si rapidement ? - Je leur ai dit d'aller jouer dehors...
C’est en effet jour pour jour le tout premier anniversaire de ce site [1], débutant modestement avec les articles suivants, par ordre d’apparition à l’écran :
- « Le principe de la réverbération et celui de la projection »[2]
Tous articles rédigés antérieurement au démarrage de ce blog –voire antérieurement à toute perspective de publication sur un blog !-, ce qui en explique le nombre à la mise en route. Ne viendront qu’ensuite les commentaires quotidiens de l’Évangile du jour de publication, ce qui en interdira par nature tout texte « réchauffé » de par une rédaction également quotidienne. En fonction du temps restant disponible, il a pu s’enrichir de nouvelles rubriques, moins directement axées sur l’Évangile mais toujours en lien avec le quotidien. De plus, le traducteur automatique installé il y a quelques jours sur la colonne de droite permet instantanément à l’internaute de presque tout pays de la planète de naviguer ici dans sa langue maternelle… avec sans doute quelques surprises de traduction à l’arrivée !
Ainsi, le 14 janvier 2008, 19 visiteurs (selon le compteur interne de statistiques) -et 53 visiteurs sur le mois de janvier 2008- sont venus se pencher sur le berceau du bébé. L’histoire ne dit pas s’ils lui ont apporté or, encens et myrrhe [6] (!), mais les statistiques disent ce qu’elles apportent : à ce jour, 4203 visiteurs sur le mois de janvier 2009 ; et 473 visiteurs hier, le 13 janvier 2009. Dans les deux cas, ces statistiques valent pour une quinzaine de jours : la seconde quinzaine en 2008 et la première cette année.
MERCIdonc à tous ces visiteurs, quels qu’ils soient : les fidèles parmi les fidèles (du rédacteur, à défaut de l’être toujours de ce qu’il rédige !) qui se manifestent ou non, les silencieux, les véhéments et agressifs (rares, en dehors de certaines procédures…), les passagers qui, au gré de la navigation, se retrouvent sans comprendre au beau milieu d’une ménagerie inattendue où règnent cockers, brebis, loups, serpents, colombes, vautours (modèle de luxe) et autres bêtes à plumes, à poil ou à écailles. Qu’ils n’aient pas peur : les barreaux des cages des plus sauvages sont solides. Merci de ne surtout pas leur ouvrir la porte… et de ne pas donner à manger aux animaux.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11. (*)|(*)|(*)/(*)(*) Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. À cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-11. (*)/(*)(*)(*) Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés ; vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts - ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé Apôtre, puisque j'ai persécuté l'Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et la grâce dont il m'a comblé n'a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n'est pas moi, c'est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu'il s'agisse de moi ou des autres, voilà notre message, et voilà votre foi.
Maître Nana[63], sur une chaise percée[64, APR note 21], Tenait en son bec[65]une effrayée de mage[66]. Maître Renard[67, note 59], par l'odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : "Hé ! bonjour, Madame la Nana[68, note 19]. Que vous êtes jolie ! que vous avez l’air fat ! Sans mentir, si votre carnage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes comme le Philix[5, note 5][69, AV note 1]des hôtes de ces boas[70]. " À ces mots le Vautour[71]ne se sent pas de joie ; Et pour montrer sa belli[in]gérance à la noix[72], Elle ouvre un large bec, laisse tomber sa loi[73]. Le Renard s'en assigne[74], et dit : "Ma bonne Dame, Apprenez que tout docteur infâme En fait vivre beaucoup aux dépens de celui qui l'écoute[75]: Cette leçon vaut bien une effrayée de mage, sans doute. " Le Vautour, glorieux et obtus, Jura, mais en pétard, qu'on l'y prendrait encore plus.
Évangile de Jésus-Christ selonMarc4,26-34. (*)(**) Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. » Il disait encore : «Àquoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.
_____S’il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ,iln’enestpas autrement de ce qui peut contrecarrer cerègne de Dieu: s’il s’agit ici dugrain de blé, il peut tout aussi bien s’agir dugrain d’ivraie.[1, note 1] La malignité ne vient pas nécessairement dusemeur[2]: ce dernier peut avoir été trompé par un fournisseur, lui-même dansla joie d’un momentde tirer profit d’une multiplication degrains,séduit par la richesse et tous les autres désirs envahissant et étouffant la Parole.À défaut dedonner du fruit, ce fournisseur vend dugrain: qui peut faire la différence entregrain de bléougrain d’ivraie? On ne peut qu’en attendre lefruit[3][4]avant de l’observer. D’ici à ce qu’apparaissel'épi, enfin du blé plein l'épi (ou de l’ivraie), d'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe.Quelle que soit la vraie nature dela semence,nuit et jour, que le semeur dorme ou qu'il se lève, elle germe et grandit, il ne sait comment.C’est pourquoi il doit non seulement veiller à disposer d’unebonne terre, maisfaire attention à la manière dont il écoute[5]son fournisseur degrain.Et dès que celui-là le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson: si l’on peut avoir été trompé en amont, on ne peut plus tromper en aval. Nous sommes jugés surla moisson, non sur lasemaison: qu’importe d’avoir beaucoupsemé nuit et jour, si ce fut poursemertrente, soixante, cent grains d’ivraie pour un de blé. Le temps de la moisson, la faucillecoupel’épien l’identifiant formellement. Lefruitqui n’est pas bon estlié en bottes pour le brûler: seulle blé est rentré dans le grenier.[6] Sans même parler durègne de Dieu, cela permet déjà d’éviter les excèsd’ivraiedans legraindeblémis de côté pour la saison desemaillessuivante.
_____Quand lagraine est la plus petite de toutes les semences du monde, fournisseurcommesemeursont légitimement moins infaillibles que pour legrain de blé:il ne savent commentl’identifier formellement sans risque d’erreur, sinon enla semant en terre. Sielle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; etqu’elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre, alors c’était bien unegraine de moutarde: de celles qui permettent dedirepar ailleursau grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer'[7].La moissonétait risquée, mais en contrepartie elleporte du fruit : trente, soixante, cent pour un.Ici, la tentation est double : en amont et en aval. En amont, elle consiste à éviter tout risque : c’est l’attitude duserviteur mauvais et paresseux,enfouissantnon pasla grainemaisson talent.[8] Encore un quise fera enlever même ce qu’il a.[9] En amont, la tentation fait passer dumauvaisau méchant[10, notes 7 à 9] : elle consiste à faire passer pour"bon fruit"un buisson deronces qui étouffe et ne donne pas de fruit…[11, note 2/3]sinon celui du refus de l’échec quant à l’erreur commise sur lagraineinitiale. Il suffit de dénommer"vérité"cette erreur afin de la partager le plus largement possible. Elle aussi,quand on la sème, ellepeutgrandir et dépasser toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que lesprédateurs volants [12] et autres imposteursdu ciel[13]peuvent faire leur nid à son ombre. « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. »[14]Il suffirait de ne pas donnercorpsà ce qui lesrassemblepour que ces volatiles se volatilisent ailleurs…
Lettre aux Hébreux10,32-39. Souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ : vous avez soutenu alors le dur combat de la souffrance, tantôt donnés en spectacle sous les injures et les vexations, tantôt solidaires de ceux qu'on traitait ainsi. En effet, vous avez partagé la souffrance de ceux qui étaient en prison ; vous avez accepté avec joie qu'on vous arrache vos biens, car vous étiez sûrs de posséder un bien encore meilleur, et qui durera toujours. Ne perdez pas votre confiance ; grâce à elle vous serez largement récompensés. Car vous avez bien besoin d'endurance pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses. En effet, encore un peu, très peu de temps, et celui qui doit venir arrivera, il ne tardera pas. Par sa fidélité, l'homme qui est juste à mes yeux obtiendra la vie ; mais s'il abandonne, je ne lui accorderai plus mon amour. Or nous ne sommes pas, nous, les hommes de l'abandon, pour notre perte, mais les hommes de la foi, pour la sauvegarde de notre âme.
_____Il suffit de ne plus sesouvenir de ces premiers jours– plus même d’unpremier serment[15]- pour être de ceshommes de l'abandon, pour leur perte.Comment obtiendrait-onla réalisation des promessesquand on renie les siennes ? Plus bas queles vautours–qui ne se repaissent que de chairs mortes-, celui qui, non seulement nesoutientpasle dur combat de la souffrancemais s’abrite derrières les mythes de la"santé mentale" pour le transposer sur d’autres, celui-là est plus quesolidaire de ceux qu’on traite sous les injures et vexations: il sedonne en spectaclecomme étant celui qui éteint en luila lumière du Christ, premier acteur de cesinjures et vexations. Loin departager la souffrance de ceux qui sont en prison, c’est lui qui les y enferme comme geôlier en leurarrachant leurs biens, lui-mêmeprisonnierde son regard[16] sur leur"mal", le rendantsûr de posséder un"bien"encore meilleur: le"bien"dujuste"psychique" [17, notes 36]. Il n’entretient l’illusion deson amouren nel’accordantqu’à ceux qui, comme lui, ontabandonné: cet"amour"au rabais n’est plus que lasolidarité de ceuxqui s’unissent-contre [18, note 28], les seuls à qui il agrée encore uneconfiance perdueà l’égard des autres :ceuxqu’il cherche à enfermer dans saprison. Les seulsqui sont justes à ses yeuxsontles hommes de l'abandon, pour la perte de son âme[19, APR note 8]… et celle ducorpsdu"malade": c’est pourquoiles vautours se rassemblent là aussi, faisant de l’ombreauvivantquia bien besoin d'endurance, pour la sauvegarde de son âmecomme deson corps!
_____L'homme qui obtiendra la vie est celui qui est juste au yeux de Dieu… pas nécessairement à ceux deshommesqui prennent un buisson deroncespour un"bon fruit", préférant yperdre leur âmeplutôt que d’appeler un chat un chat.Par leur infidélité,l’amourne leur estplus accordé: cela se voit parce qu’ils ne l’accordent pluseux-mêmes chez qui il devraittoujours durer. Celui-làne leur dit riendepuis qu’on leurannoncé la parlote à son sujet,dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Quand ils ne l’étaient pas (il faut de loooooongues études de médecine pour enseigner la parlote), on les assurait de sa"compréhension". Il ne leur disait rien sans employer de fariboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.À condition qu’ils legardent secret… notamment vis à vis de leur"malade": celui-ci peut être si "dangereux" !
_____Àquoi pouvons-nous comparer l’époux[20]?Par quelle parabole allons-nous le représenter, ayant enfermé toutefariboleen prison ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre.Autrement dit, il n’est de"maladie"chez lui qu’àla mesurede ce qu’unegrainedevienne"malade"en devenant un arbre ! Sans doute est-ce pourquoi on le menace de méchants bûcherons. [21, AV note 33] Mais qui le menace d’un tel sort sinon des souffreteux dubuisson deronces qui étouffe et ne donne pas de fruit?…Vous pouvez perdre votre confiance dans le Docteur, les souffreteux ; à cause d’elle vous n’avez RIEN compensé[22, note 15]pour accomplir la volonté du Docteur et obtenir ainsi la réalisation de ses promesses :"soigner"une graine de moutardepour en faire du souffreteux comme les autres : de lagraine de moutardcapricieux.[23, note 18]. Abracadabrant [24, note 31], non ?
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Une cockerinade par jour
Le petit Toto vient de naître. C'est un enfant normal, avec un développement tout à fait optimal. Lorsqu'il a l'âge d'un an, il n'a pas encore dit un seul mot : c'est normal pour cet âge. Lorsqu'il atteint deux ans, toujours aucun son, mais ses parents pensent que ça ne va plus tarder. Lorsqu'il atteint l'âge de trois ans sans avoir dit un seul mot, ses parents s'inquiètent et l'emmènent chez le pédiatre. Le docteur ne trouve rien d'anormal côté physique et assure aux parents que Toto va bientôt parler, mais que ça prendra le temps qu'il faut ! À quatre ans, Toto n'a encore rien dit. À cinq ans, encore rien. Et à six ans, Toto devrait entrer à l'école primaire mais il ne parle toujours pas... Un jour, alors qu'il a joué tout seul toute l'après-midi dans le jardin, il s'installe à la table pour le repas du soir et au moment d'entamer sa soupe, il se tourne vers sa mère et dit : - La soupe est froide. La maman de Toto n'en revient pas. Elle est folle de joie et elle lui demande tout de suite : - Toto ! Mais tu peux parler ?! Pourquoi n'as-tu rien dit pendant toutes ces années ? - Ben... Parce que jusqu'à maintenant, tout était O.K.
Évangile de Jésus-Christ selon saintMatthieu 5,1-12. (*)(*)(*)/(*)(*)(*)(*)(*) Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute(*, Dn)et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »
Premier livre des Rois 17,1-6.(*) Le prophète Élie, de Tisbé en Galaad, dit au roi Acab : « Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d'Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n'y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j'en donne l'ordre. »La parole du Seigneur lui fut adressée :« Va-t'en d'ici, dirige-toi vers l'est, et cache-toi près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain.Tu boiras au torrent, et j'ordonne aux corbeaux de t'apporter ta nourriture. » Le prophète fit ce que le Seigneur lui avait dit, et alla s'établir près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain.Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, matin et soir, et le prophète buvait au torrent.
Évangile de Jésus-Christ selon saintLuc 1,46-56. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)(*)(*) Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. » Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.
Premier livre de Samuel 1,24-28.2,1. 4-8. (*)/(*)(*) Lorsque Samuel eut été sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; elle avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on présenta l'enfant au prêtre Éli. Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t'en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Seigneur. C'est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l'a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur. Il demeurera donné au Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur. Et Anne fit cette prière : « Mon cœur bondit de joie pour le Seigneur, mon front se relève pour mon Dieu ; ma bouche se rit de mes rivaux ; oui, j'exulte en ton salut.L'arc des forts se brise ; mais les chétifs ont la vigueur pour ceinture ; les repus s'embauchent pour du pain, les affamés n'ont plus à travailler. Le Seigneur fait mourir et fait vivre, il fait descendre aux enfers et en ramène ; le Seigneur appauvrit et enrichit, il abaisse, mais aussi il relève. De la poussière, il retire le faible, et du fumier, il relève le pauvre pour l'asseoir au rang des princes, lui assigner un trône de gloire. »
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La cockerinette en énigme
Dans la collection« Es-tu celui qui doit partir, ou devons-nous en expulser un autre ? »
QUI SUIS-JE ?
Indice n°6 : « J’ai fait un demeuré depuis environ trois ans, puis cela se retourne contre moi. »
Évangile de Jésus-Christ selonsaint Marc1,1-8. Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j'envoie mon messager devant toi, pour préparer la route.Àtravers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »
______Pendant quecommence la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu, se poursuivent chez certainesbrebis–ayant par conséquent entendu cetteBonne Nouvelle- une"marche de l’Avent" si monstrueuse que la fuite en avant en constitue la caractéristique la plus palpable.Àtravers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.Il n’est précisément dedésertqu’à la mesure où laproclamationdeJean le Baptiste a disparu: avec elle, toutes les belles promesses dubaptême, qu’il soitdans l’eauoudans l’Esprit Saint. Ces promesses sacramentalesdisparues, celles qui suivent ne peuvent plus quetracerla mêmerouteen desterresde plus en plusarides, truffées deravinsvertigineux [1], demontagnesdesoucis[2], depassagesô combientortueuxet d’invraisemblablesescarpements. En dépit dela Bonne Nouvelle–dont on n’a pas même l’excuse de ne pas en être informé- on reste si enfermé dans lamauvaise nouvelle de Philou la crise[3, APR note 30]qu’on n’a de cesse d’en diffuserson message devant soi, pour préparer sa route,faisant"baptiser"par lui dans ses eaux troublesdès que l’occasion s’en présente –chez des amis communs, par exemple…- dans un objectif qui reste invariablement le même : ne pasreconnaître son péchéen accablant artificiellement l’autre sous couvert"sanitaire".Voici venir derrière lui celui qui est plus"puissant"que Celui[4, note23]dont même un ténor de la prophétie tel que Jean le Baptiste se proclame indigne de se courber aux pieds pour défaire la courroie de ses sandales!!! La"marche de l’Avent" n’est alors qu’errance dans undésertde larmes inutiles, une pitoyable reculade chez celui qui s’y prête… comme chez celui qui lui prête une oreille trop complaisante [5], piégé à son tour par l’écoutedu marin à la sirène.[6, APR note 8][7, APR note 11]Elle se fait plus sûrement marche vers lecrime: tant d’échafaudages amers suggèrent plus une montée vers l’échafaud que vers Noël !
Livre d'Isaïe40,1-5.9-11. Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Elève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Elève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. » Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit de sa victoire l'accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits.
______Au cœur decertaines"Jérusalem"[8, APR note 3], lesbrebisdeviennentcriminellesquand ellesallaitentleurspetitsd’un lait caillé [9, note 1],dispersantles agneauxparce qu’elle neles portentpas dansleur cœur. C’est précisément parce qu’elles sontbrebis–disciplesrevendiquées de l’Amour- qu’elle se sont réfugiées tête baissée dans leurs paradigmes"sanitaires", fuyant un désaveu trop visible de l’amour, qui leur ferme lecœur.[10, AV note 4] Loin de tout paradis –même artificiel-, ces paradigmes ouvrent simultanément une porte : celle de la géhenne [11], très exactementlà où se rassemblent les vautours.[12] Ilsdisent aux villes de Judas[13, notes 2,3]: « Voici votre"Dieu". »Voici le Docteur demi-dieu[14, note 23]
Évangile de Jésus-Christ selon saintLuc 9,1-6. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*) Jésus convoqua les Douze, et il leur donna pouvoir et autorité pour dominer tous les esprits mauvais et guérir les maladies ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et faire des guérisons. Il leur dit : « N'emportez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n'ayez pas chacun une tunique de rechange. Si vous trouvez l'hospitalité dans une maison, restez-y ; c'est de là que vous repartirez. Et si les gens refusent de vous accueillir, sortez de la ville en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.
_____Les Douzene sont jamais que les prototypes de cesApôtres, prophètes et missionnaires de l'Évangile, et aussi les pasteurs et ceux qui enseignent[1, APR note 11]au fil des générations qui ont suivi jusqu’à nos jours,faisant partout des guérisons… à la mesure[2]de ce qu’ils annoncent la Bonne Nouvelle. C’est dire qu’ils devraient faire de trèsmauvaisjournalistes, les scoops les plus spectaculaires étant généralement glanés au rayon desmauvaises nouvelles! Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, celles-ci rassurent sans doute ceux qui disposent encore debâton, sac, pain, argent, tunique de rechange : c’est pour eux le témoignage d’une "bonne nouvelle" dansleur propremaison. Trouvera-t-on l’hospitalité dans unetellemaison ?Ce n’est pas exclu tant que l’on ytémoignede cette même"bonne nouvelle".En revanche il y aura dela poussièreàsecouersi l’on entreprend deproclamerun autre refrain : ce qui n’exclut pas non plus sa propremaison…
Entrerait-on avec enthousiasme chez un charcutier affichant en vitrine : « pur porc garanti » ? Cela ne voilerait-il pas quelque embrouille ? De fait, le moins qu’on puisse exiger d’un tel commerçant –sauf productions ou distribution marginales, explicitement mentionnées comme telles- n’est-il pas qu’il nous fournisse du porc ? Mais qu’un charcutier ne vendant QUE de la charcuterie affiche d’entrée « pur porc garanti » pourrait laisser craindre –abstraction faite de toute inspection vétérinaire- chez un commerçant dénué de scrupules qui du rat, qui du chien, du chat ou autre viande peu ragoûtante : préparée avec le savoir-faire charcutier, qui sait si le client naïf ne s’y laissera pas prendre ?
Que cette brève introduction ne jette pas le doute sur cet honorable corps de métier : quoi qu’il en soit, chacun sait que les législations en vigueur n’autorisent guère de telles fantaisies.
En revanche, et puisqu’il est question de législation, il ne semble guère exister d’inspection vétérinairesévissant en d’autres cercles dits professionnels : moins salissants de l’extérieur… mais considérablement plus de l’intérieur. Accueillerait-on avec enthousiasme notre charcutier affichant en vitrine : « pur porc garanti » s’il venait tenter de placer sa marchandise à domicile, alors qu’on ne l’a pas sollicité ? L’accueillerait-on avec plus d’enthousiasme si en dépit de nos dénégations répétées il pratiquait la vente forcée… et qu’à l’usage le produit vendu s’avère du rat, du cafard ou autre viande avariée qui, quoi qu’il en fût, aura toujours été délibérément, nettement et définitivement refusée par le client ? Que reste-t-il du « pur porc garanti » ?
Naturellement, l’étiquette va différer en fonction du produit. Prenons-en un autre, plus propre sur soi, au hasard : un fabricant industriel de SDF, par exemple. Imaginons que ce dernier aie modernisé le design de son site web, la page d’accueil équivalant à la porte d’entrée de notre charcutier. « Pur porc garanti » serait donc inadéquat. « SDF garantis » serait assurément plus conforme à la réalité, mais le fabricant s’offrant les services d’un webmaster est a priori soucieux de l’image qu’il reflétera de lui-même sur l’espace virtuel : aussi sentira-t-il confusément que l’étiquette « SDF garantis » offrirait un impact commercial peu en rapport avec les frais engagés. Qui sait si, à la limite, cet impact ne serait pas contre-productif ? Or, les règles les plus élémentaires de la mercantique ne commandent-elles pas de rendre son produit le plus attractif possible ? Ce qui est encore plus vrai quand le dit produit est notoirement toxique, que le commerçant en dispose d’un stock à ne plus savoir qu’en faire… qu’il va naturellement chercher à l’écouler en le présentant comme l’inverse de ce qu’il est en réalité : c’est-à-dire, un produit « notoirement inoffensif », voire indispensable ! La question est donc : comment rendre « indispensable » la fabrication et la distribution de SDF (sachant que leur expulsion devra être parallèlement assurée par un service externe, toujours en vue de rester propre sur soi ) ?
Simple : il suffit de reprendre l’esprit de « pur porc garanti » en l’adaptant au produit. Chez Nana, par exemple (dont le lecteur avisé aura remarqué la toute nouvelle promotion en colonne gauche, prise en sandwich [ bien que garantie non-tranche de jambon ]- entre le compteur au vautour –déjà4200 € de dette publique !-et la rubrique « pour la justice »), on trouve à présent : « la garantie de vos droits » ! Dans un établissement de cette catégorie, onn’ose imaginer ce qu’il adviendrait si les « droits » n’étaient pas « garantis » ! Aussi en reviendrons-nous à la seconde question s’étant posée à propos de notre charcutier : cela ne voilerait-il pas quelque embrouille ? Tant est si bien que : - le doute commande l’abstention de toute fréquentation d’un tel endroit - ce doute se fait moins prononcé chez le charcutier : en effet, eu égard aux législations en vigueur, le client est incomparablement plus assuré chez lui de se voir ses droits garantis !!!