Rechercher : vigne

D’incroyables grands crus pour les poires… pépins inclus.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.
« Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »

« Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. »[1] « Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. »[2] Comment accomplir de plus grandes œuvres que Celui qui guérit les malades, ressuscite les morts (Lui-même compris !) et donne une paix [1] que le monde est bien incapable de donner ? Revient la question du chef de la milice céleste : QUI est comme Dieu ? L’Évangile de ce jour replace la réalité dans de plus justes perspectives. Il ne s’agit pas d’être "comme" Dieu… ce qui résonnerait étrangement comme « vous serez comme des dieux… » (Gn 3, 5-6) Il ne s’agit pas d’être dans la connaissance du bien et du mal : il s’agit d’être dans la connexion du seul Bien. Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.
_____Le cep d’origine donne du fruit. Pour qu'il en donne davantage, il doit être nettoyé, taillé, émondé. Saison après saison, tout sarment est blessé, non en vue de sa destruction mais au contraire dans l’objectif de le rendre net et purifié : apte à accueillir beaucoup de fruit. En ce sens, le sarment qui accepte un tel traitement accomplit de plus grandes œuvres que la vigne originelle. Parce qu’il a accepté au préalable que le Père soit le vigneron.


_____C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien.[3] En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Plus que jamais, il convient de ne pas se tromper de Père ![4] Car si les fruits sont multipliés, les vers le sont tout autant… jusqu’à ce qu’ils rongent ces fruits de l’intérieur, les faisant finalement disparaître. Il n’y a alors plus de place pour les faux-semblants : tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève. Tout sarment qui est en moi : non une mauvaise herbe extérieure qui parasite la vigne. Cette dernière fait l’unanimité contre elle, tant son identification coule de source. Le sarment qui se dessèche, lui, reste un sarment : il peut faire l’unanimité auprès de ses pairs… On le ramasse, on le jette au feu, et il brûle : ceci est l’œuvre du vigneron, non des sarments eux-mêmes.
_____Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Il existe donc de fausses vignes, dont les "Pères" sont les vignerons… comme le berger mercenaire est le "vrai berger" [5]. Eux aussi vont jusqu’à singer la nécessité de "traitements" : de nettoyages et de purifications. Ils voient tant de "troubles" autour d’eux que tout fruit leur semble véreux. Se voulant les garants exclusifs de fruits sans ver, en dehors d’eux, on est prié de ne pouvoir rien faire ! Mais seuls les écoutent les sarments secs : c’est d’eux-mêmes qu’ils scellent leur sort…


_____Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés […]. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie. Il suffit d’aimer : il suffit que l’être aimé soit présent afin que le cœur soit comblé. Qu’il s’en aille, et survient le bouleversement et la peur -toujours lancinante- de le perdre. Le vigneron n’a pourtant pas toujours besoin d’être présent dans sa vigne pour en assurer sa croissance et sa bonne évolution. Cette vigne reste cependant indéfectiblement la sienne, puisque c’est lui qui l’a plantée. C’est toujours lui qui l’entretient : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Jamais il n’abandonne complètement sa vigne, lui apportant au contraire un soin jaloux. Mais la vigne qui donne beaucoup de fruits ne se cultive pas sous serre : elle doit se gorger de soleil. Inversement, elle doit apprendre à trouver en elle-même de quoi s’enraciner dans la bonne terre afin de savoir résister aux intempéries : les tempêtes [6] ou les averses de grêle [7]. Quoi qu’il arrive, le vigneron n’est jamais bien loin.

Celui qui demeure en la vraie vigne et en qui la vraie vigne demeure n’a rien d’autre à craindre que l’aveuglement des sarments secs qui font la honte du Père en voulant répondre à leur propre gloire. Aimer, c’est être dans la joie de faire la gloire de son Père –jusque dans son apparente absence-, de donner beaucoup de fruit. Par conséquent, c’est s’exposer à la tristesse de ceux qui ne demeurent pas en Lui, que Ses paroles ne demeurent pas en eux : ils n’obtiennent rien de ce qu’ils demandent. Un sarment porte beaucoup de fruit ? Il est "trop chargé" et risque de rompre ! Il aspire "trop de sève" à lui tout seul : puisqu’il bénéficie de la même terre que les autres, c’est qu’il leur "vole" leur sève. En "témoigne" tout ce réseau de liens qu’il rétablit, intolérable "déni" à la pleine et entière autonomie du sarment sec. Le sarment qui donne beaucoup de fruitfinit par apparaître comme une menace pour la survie de la vigne ! L’amour de la loi aidant, la loi de l’amour n’est plus perçue que comme une menace contre la loi ! À l’amour se substitue la peur. Et la peur a ses raisons que la raison ne connaît pas [1]

Le sarment sec et le « PVA »[8], c’est tout un. Au nom de la loi, tout

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mercredi, 23 avril 2008 | Lien permanent

Si vous pansez ceux qui vous effraient, qui aimez-vous ?

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[*][*][*] - [12?]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-11. (X)
[Mercredi 25 mai 2011]
[Jn 15,1-8]  (*)(*)(*) À l'heure où Jésus passait de ce monde à son 1202684649.jpgPère, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne [*], et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie [*], pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés [*][*|*|*|*|*] grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous [33](Ec)[*][*](Jn(2)), demandez tout ce que vous voudrez [!], et vous l'obtiendrez (*). Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit [*][*|*|*][*] : ainsi, vous serez pour moi des disciples. » (Jn 13,35)
[Jeudi 26 mai 2011][Jn 15,9-11] (*)(*)(*)« Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. [117

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jeudi, 26 mai 2011 | Lien permanent

Il l'entoura d'une clôture, y creusa un dépressoir et y pâtirent des toutous gardés.

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(*)(*) - [N][N][N][N][N] -[*]-[*][*][*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,1-12. (Mt)(Mt)(Mt)/(*)  
Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : «  Un homme planta une vigne, il l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Le moment venu, il envoya son serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par ceux-ci ce qui lui revenait du produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent sans rien lui donner. De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l'assommèrent et l'insultèrent. Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d'autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé.
[*] Il l'envoya vers eux en dernier. Il se disait : 'Ils respecteront mon fils.' Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, et l'héritage va être à nous !' Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d'autres. N'avez-vous pas lu ce passage de l'Écriture ? [*] La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs [*] est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! »
Les chefs des Juifs cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. (Ils avaient bien compris que c'était pour eux qu'il avait dit cette parabole.) Ils le laissèrent donc et s'en allèrent.

            « La parabole : quoi de tel pour assurer l’écoute et la retransmission [1, note 66] ? », 2138676667.jpgse ditle disciple se rassemblant autour de Jésus. Naturellement, il en évoque une version moderne, d’ordre purement technique. Car les chefs des prêtres, les scribes et les anciens sont précisément si anciens que personne ne leur parle depuis longtemps. De même, le disciple a-t-il bien compris le contenu de la parenthèse : c’était pour euxqu'il avait dit cette parabole. Il ferme donc la parenthèse, laisse le contenu -et tout ce qu’il y a autour- puis s’en va en voyage, rendant grâce parce qu’il n’est pas comme ces autres hommes [2] : les chefs des prêtres, les scribes, les anciens… et surtout pas comme ces vignerons sans scrupules tirant ignominieusement la couverture à eux au prix d’actes abominables [3]. Il lui va sans dire que s’il avait vécu à cette époque, il n'aurait pas été leur complice [4, APR note 30][5, note 32] pour verser le sang [6]. D’ailleurs, à moins qu’il ne soit lui-même médecin [7], la seule perspective de la vue du sang le fait déjà tourner de l’œil [8; c'est là peu glorieux, mais comporte au moins le mérite de le laver [9] de tout soupçon à cet égard. Notons qu’il est toujours question ici du pratiquant

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lundi, 07 mars 2011 | Lien permanent

Mon Ami, je ne te fais aucun toit.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,1-16. (*)(*)
Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?' Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés. ' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent.  Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !' Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ? '
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

_____Ce salaire d'une pièce d'argent pour la journée, auprès de qui a-t-il été explicitement mis d’accord ? Avec les ouvriers embauchés au petit jour pour la vigne : les premiers. Vers neuf heures, vers midi, puis vers trois heures, qu’a-t-il été dit aux suivants ? 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ne parlons pas des ouvriers de la cinquième heure, à qui a été seulement dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' Sans même préciser ce qui leur sera donné, si tant est qu’il leur soit encore donné quelque salaire, à eux qui n’ont pas enduré le poids du jour et de la chaleur. Il est vrai que personne ne les a embauchés non plus à la vigne. Et si d’aventure ils avaient brûlé un cierge à saint Paletan [1] vers d’autres occupations [2, AV note 2], aucun de ces derniers embauchés ne récrimine contre le maître qui leur demande pourquoi ils sont restés là, toute la journée, sans rien faire. Par ailleurs, du premier jusqu’au dernier, aucun n’a répondu : 'Je ne veux pas' [3] à chacune des sorties du maître. Le soir venu, à tous a été donné ce qui est juste… selon le maître, bien sûr. « Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? » Selon le Code du travail, non il n’aurait pas le droit ! Va-t-on regarder un Code avec un œil mauvais parce que lui –et lui seul-, il est "bon"© ? Un juge veut donner à un "violent"©[4, note 21] autant qu'à un violent : n'a-t-il pas le droit de faire ce qu’il veut de son "bien"©[5, notes 1,2] ? À son ami plaignant, il ne fait aucun tort [6]. N'a-t-il pas été d'accord avec lui pour x pièces d'argent [7][8] ? Va-t-on regarder le Code de la construction et de l’habitation avec un œil mauvais parce qu’il traite un propriétaire comme un locataire [9] ? Qu’on lui prenne ce qui lui revient, et qu’il s’en aille [10]. N’est-ce pas rassurant de savoir qu’à notre époque, personne ne risque d’endurer le poids du jour et de la chaleur en étant traité comme le dernier venu ? Chaque domaine ayant dorénavant son Code, les maîtres [11][12] desdits Codes se mettent d'accord entre eux pour aller picorer de l’un à l’autre. Ainsi est vendu [13] ce qui est "juste"©©©. L’ordre "judiciaire"© aidant (aidé en sous-main par son ami "médical"©), beaucoup de premiers sont premiers, beaucoup de derniers sont derniers [14, APR note 9].

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_____En recevant une telle "justice"©©©, qui pourrait dorénavant récriminer contre le maître ? Qu’on soit sorti au petit jour par l’envoi de son vigny [15], vers neuf heures, vers midi, vers trois ou vers cinq heures, il n’est fait aucun pas plus de tort le soir que le matin. Où irait-on si on commençait à dénier au "droit"© le droit de faire ce qu’il veut ? Va-t-on le regarder avec un œil mauvais parce que lui, il est .on ? Si oui, on reçoit davantage. Car aujourd’hui tout le monde est l’ami de tout le monde, et personne ne fait plus de tort à personne depuis que l’intendance de la "justice"©©© a été distribuée à une "santé" prenant ce qui lui revient, c’est-à-dire tout. Le regard avec un œil mauvais est désormais corrigé par la "médecine"©, celle-ci ne devant rien à l’ophtalmologie [16, APR note 12] : la logique du royaume du Docteur n’est pas comparable à celle du monde. Dans son domaine, n’est bon que le "bien-portant". Le "malade"© ne l’est pas : mais il n’est pas en tort puisqu’il est "malade"©. Curieusement, on a le droit de faire ce qu’on veut quand on est "malade"© : à condition toutefois de remplir son devoir qui est de se "soigner"© (quand on est "bien-portant" aussi : à condition toutefois de remplir son devoir qui est de pousser le "malade"© à se "soigner"©). Sinon on fait du tort à son entourage "bien-portant", ce qui n’est pas bon. Même si on n’est pas d’accord avec les "soins"©, il faut se mettre à la place des "bien-portants" qui endurent le poids de la "maladie"© et de la chaleur terreur [17]. S’ils se sont mis d'accord avec le Docteur sur le sale air du "malade"©, qu’il aille, lui aussi, à la vigne "sanitaire" [18], et on lui donnera ce qui est juste… au regard des "bien-portants".

_____Pendant ce temps-là, le Royaume des cieux est sorti au petit jour : depuis, on est sans nouvelles…

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Une cockerinade par jour

Jésus choisit Marseille pour revenir sur terre. Afin de trouver du monde et se faire connaître, il entre dans un bistrot :
- Salut les gars, je suis Jésus : je suis redescendu sur terre...
- Peuchère, j'te crois pas.
- Si, si, je suis Jésus.
- Prouve-le !

Un handicapé passait par là dans son fauteuil roulant ; Jésus lui met la main sur l'épaule et le paralytique se lève et marche. Un aveugle buvait tranquillement son pastis, Jésus lui met la main sur les yeux et l'aveugle retrouve une vision 15/10. Jésus s'approche d'un troisième et l'autre crie :
- Ne me touche pas, NE ME TOUCHE PAS !!!
- Mais pourquoi donc ? Je ne te veux aucun de mal : seulement te guérir.
- Ne me touche pas, je suis fonctionnaire et je ne suis en arrêt maladie que depuis quinze jours !

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mercredi, 19 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)

De la récrimination à la criminologie…

foi,christianisme,politique,santé,philosophie,littérature,crimes et châtiments

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,1-16. (Saint Bernard)
« En effet, le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?' Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !' Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon ?' Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

______Le maître du domaine a beaucoup de chance : c’est bien lui le maître. Il est donc hors d’atteinte des récriminations contre lui. Il offre pourtant une proie rêvée pour les justes "psychiques" [1, notes 36] ! Remettre une pièce d’argent au dvendanges.1212066098.jpgernier comme au premier, c’est pour eux le comble de "l’injustice". Un tel maître est à maîtriser "de toute urgence", tant il apparaît comme un "danger pour lui-même et pour les autres". Les ouvriers pour la vigne ont trimé toute la journée ? D’autres, une heure seulement ? Et alors ? Chacun a-t-il été sonder le cœur de l’autre ? Quel que soit le temps qu’ils y aient consacré (une journée de parabole, ce peut être toute une vie dans le réel…), tous les ouvriers ont-ils en conscience travaillé pour la vigne… ou pour eux-mêmes ? Si l’un a travaillé toute une vie pour lui-même jusqu’à la dernière seconde, et l’autre n’a travaillé qu’une heure –mais uniquement pour la vigne-, que chacun obtienne une pièce d’argent est encore une faveur pour celui qui feint de travailler pour la vigne. Que les justes "psychiques" commencent par s’interroger sur le berger qu’ils suivent… fussent-ils eux-mêmes :

Livre d'Ezéchiel 34,1-11.
La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d'homme, parle en prophète contre les bergers d'Israël, parle en prophète pour leur dire ceci : Parole du Seigneur Dieu : Malheur aux bergers d'Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N'est-ce pas pour les brebis qu'ils sont bergers ? Au contraire ! vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n'êtes pas bergers pour le troupeau. Vous n'avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était faible, pansé celle qui était blessée. Vous n'avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté. Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages. Mon troupeau erre de tous côtés, sur les montagnes et sur les hautes collines ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne va les chercher, personne ne s'en occupe. C'est pourquoi, bergers, écoutez la parole du Seigneur : Aussi vrai que je suis vivant, déclare le Seigneur Dieu, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s'occupent pas de mon troupeau, parce qu'ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l'être pour mon troupeau, eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu : J'interviens contre les bergers. Je leur reprendrai mon troupeau, je les empêcherai de le conduire, et ainsi ils ne seront plus mes bergers ; j'arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie. - Parole du Seigneur Dieu - Maintenant, j'irai moi-même à la recherche de mes brebis, et je veillerai sur elles.

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Livre d'Yféchier 34,1-11.
La parole du Docteur me fut adressée : « Fils d'homme, parle en prophète pour les bergers de Raihël.[2], parle en prophète pour leur dire ceci : Parole du Docteur dieu de la "santé" : Bonheur aux bergers de Raihël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N'est-ce pas pour les brebis qu'ils sont bergers ? Au contraire ! vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n'êtes pas bergers pour le troupeau. Vous n'avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était faible, pansé celle qui était blessée. Vous n'avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté. Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages. Mon troupeau erre de tous côtés, sur les montagnes et sur les hautes collines ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne va les chercher, personne ne s'en occupe. C'est pourquoi, bergers, écoutez la parole du Docteur : Aussi vrai que je suis mort-vivant, déclare le Docteur dieu de la "santé", puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s'occupent pas de mon troupeau, parce qu'ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l'être pour mon troupeau, eh bien, bergers, écoutez la parole du Docteur : Ainsi parle le Docteur dieu de la "santé" : J'interviens en faveur des bergers. Je leur augmenterai mon troupeau, je les dépêcherai de le conduire (leur ouvrant la route à coups de gyrophares si nécessaire…), et ainsi ils seront encore plus mes bergers ; j'arracherai à mes brebis leur bouche (leurs bêlements sont trop dangereux) et elles seront encore plus leur proie. - Parole du Docteur dieu de la "santé" - Maintenant, j'enverrai moi-même mon intendant rabatteur à la recherche de mes brebis, et je les surveillerai dans mon chenil [3].______

______Choquante, la parole du Docteur ? Elle n’est que le rétablissement de la "justice" telle que la conçoivent les ouvriers qui récriminaient contre le maître du domaine… ou tous les bergers qui ne s'occupent pas du troupeau, parce qu'ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l'être pour le troupeau. Qu’importe le temps consacré à travailler, s’il ne l’a pas été réellement pour la vigne ; qu’importe d’avoir une longue expérience de berger, si c’est pour soi-même. Mais que n’importe pas pour ce berger de ne pas s’être occupé du troupeau, le livrant aux bêtes sauvages ! Que n’importe encore moins de laisser le faux berger entrer dans le troupeau ![4] La dispersion de ce dernier n’est encore que le début du fléau qui l’attend : l’atomisation fait de la brebis un berger pour soi-même. Sa tête est mûre pour être servie sur un plateau [5] à la première bête sauvage venue. Si personne ne s’occupe et ne va chercher les brebis dispersées dans tout le pays, chacune ne s’occupe plus que d’elle-même. Chacune est prête à écouter n’importe qui, à se faire gouverner avec violence et dureté. Livrée à elle-même, c’est d’abord contre elle-même que chaque brebis se gouverne avec violence et dureté (se constituant ainsi sa propre ennemie [

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mercredi, 20 août 2008 | Lien permanent

Histoire sans paroles (mais pas sans voix)

Fin au lundi 14 mai 2012

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Les sarments secs : "à la ramasse" ?

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(1)[Dimanche 6 mai 2012 (+ mercredi 9 mai)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.
{*}{*}{*}{*(1)}
À
l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés
[*][*|*|*|*|*](*) grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez [!], et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit [*|*|*][*] : ainsi (Jn 13,35), vous serez pour moi des disciples. »

         …Un aspect inédit de l’extraordinaire/spectaculaire [1, note 19/2>note 24] ? Trop inédit, sans doute, pour ne pas en forcer le trait ! "Personne n’est propriétaire de l’avenir"[1, APR note 22] : pas même d’un futur "raisonnable", puisque s’étant récemment projeté non pas sur "les cinq prochaines années"[2, note 45], mais plus modestement du jour au lendemain. S’apprêter à passer d’un "père" au même [1, AV note 1]  ? Préférer vivre dans le monde qu’on s’imagine [3, note 402], n’est-ce pas aussi aimer se donner l’impression, l’illusion [4, APR note 44] du "changement" parce que cela rassure… de pouvoir se dire, in extremis, que tant d’agitations, tant d’œuvres énergivores accomplies n’auront pas conduit

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dimanche, 06 mai 2012 | Lien permanent

Si un chien te jappe sur le genou droit, tends-lui encore l’autre.

Tino Rossi - Petit papa Noël .mp3
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,38-42. (*)(*)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu'il a été dit : œil pour œil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre. Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -5,38-42° (*)
C
omme les bisciples [1] s'étaient rassemblés autour de Philou, sur une montagne d’incohérences, il leur médisait [2]: « Vous avez appris qu'il a été dit de ne pas riposter au méchant. Eh bien moi, je vous dis de ne pas répondre [3][4][5][6] au "malade"© ; et si tu gifles quelqu'un sur la joue droite [7][8, note 12],...
podcast...réquisitionne-lui encore l'autre : il ne te la tendra pas de lui-même, ses
"troubles rendant impossible"©[9, notes 15,16] son consentement [10, notes 3,4]. Et si tu veux faire un procès à quelqu'un et prendre sa tunique, réquisitionne-lui encore "sa maison, sa voiture, son chalet, ses meubles, sa moto"[11, notes 67,68].
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Et si ce quelqu'un ose te réquisitionner pour faire deux pas, fais-en des dizaines de milliers [12, note 49] avec ton psyvocat [13,im.1][14, AV note 5][15, APR note 29][16][17][18] : ce dernier vend à qui lui demande [19][20,im.2][21], ne se détourne pas de celui qui veut lui emprunter quelque article de loi [22] (pour l’accrocher au-dessus de sa cheminée [23, APR note 12], à l’usage du père Noël [24]), quitte à se détourner de la loi [8, notes 41 à 47] en échange d’une guigne [25, note 5] meilleure : pourvu que lui soit donné l’argent [26][27][28] qu’elle vaut… »

Premier livre des Rois 21,1-16. (*)
Naboth, de la ville d'Isréel, possédait une vigne à côté du palais d'Acab, roi de Samarie. Acab dit un jour à Naboth : « Cède-moi ta vigne ; elle me servira de jardin potager, car elle est juste à côté de ma maison ; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l'argent qu'elle vaut. » Naboth répondit à Acab : « Que le Seigneur me préserve de te céder l'héritage de mes pères ! » Acab retourna chez lui sombre et irrité, parce que Naboth lui avait dit : « Je ne te céderai pas l'héritage de mes pères. » Il se coucha sur son lit, tourna son visage vers le mur, et refusa de manger. Sa femme Jézabel (1R) vint lui dire : « Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? Pourquoi ne veux-tu pas manger ? » Il répondit : « J'ai parlé à Naboth d'Isréel. Je lui ai dit : 'Cède-moi ta vigne pour de l'argent, ou, si tu préfères, pour une autre vigne en échange.' Mais il a répondu : 'Je ne te céderai pas ma vigne !' » Alors sa femme Jézabel lui dit : « Est-ce que tu es le roi d'Israël, oui ou non ? Lève-toi, mange, et retrouve ta bonne humeur : moi, je vais te donner la vigne de Naboth. »
Elle écrivit des lettres au nom d'Acab, elle les scella du sceau royal, et elle les adressa aux anciens et aux notables de la ville où habitait Naboth.
Elle avait écrit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne, faites comparaître Naboth devant le peuple. Placez en face de lui deux individus sans scrupules, qui témoigneront contre lui : 'Tu as maudit Dieu et le roi !' Ensuite, faites-le sortir de la ville, lapidez-le, et qu'il meure ! » Les anciens et les notables qui habitaient la ville de Naboth firent ce que Jézabel avait ordonné dans ses lettres. Ils proclamèrent un jeûne et firent comparaître Naboth devant le peuple. Alors arrivèrent les deux individus qui se placèrent en face de lui et portèrent contre lui ce témoignage : « Naboth a maudit Dieu et le roi. » On fit sortir Naboth de la ville, on le lapida, et il mourut. Puis on envoya dire à Jézabel : « Naboth a été lapidé et il est mort. »
Lorsque Jézabel en fut informée, elle dit à Acab : « Va, prends possession de la vigne de ce Naboth qui a refusé de la céder pour de l'argent, car il n'y a plus de Naboth : il est mort. » Quand Acab apprit que Naboth était mort, il se rendit à la vigne de Naboth et en prit possession.

Psaume 5,2-3.5-6.7.
É
coute mes paroles, Seigneur, comprends ma plainte ; entends ma voix qui t'appelle, ô mon Roi et mon Dieu !
Tu n'es pas un Dieu ami du mal, chez toi, le méchant n'est pas reçu.
Non, l'insensé ne tient pas devant ton regard. Tu détestes tous les malfaisants, tu extermines les menteurs ; l'homme de ruse et de sang, le Seigneur le hait.

Gnome 5,2-3.5-6.7. (*)

2121972612.jpgÉcoute mes paroles, Baigneur [29], toi seul qui comprends [11, notes 35 à 39] ma plainte ; entends ma voix qui t'appelle, ô mon Roi et mon Docteur [30][31][32,im.5][33,im.2] !
Tu n'es pas un Docteur ami du mal conceptuel
[8, note 17][34, note 43]. Sachant qu’il "fait souffrir parce qu’il souffre"©, le méchant est bien reçu chez toi [35][36][37] puisque que c’est malheureusement pas d’sa faute [38, APR note 13][39, APR note 15][40, APR note 20][41, APR note 12] s’il est si méchant : ô cruelle "maladie"© qui l’afflige !… (Bien que celle-ci reste extraordinairement vague [42, APR note 30] à qui n’est pas "médecin"©[43]…)
Non, l'"halluciné sensoriel"
©[44, note 60] ne tient pas devant ton regard traversant l’espace-temps [45, notes 2,4][46] sur le passage clouté [47]. Tu testes tous les étrangement-pensants [8, notes 4], tu détermines [48] les menteurs [49, note 49] ; l'homme de ruse psychomécréante [50][44, note 57][51][52] et de sang [53] le Baigneur le "traite"©[54][55][56][57][33]
.

_____Les femmes aidant de leurs ressources [8] se suivent et ne se ressemblent pas toujours : ainsi de Jézabel [58, AV note 84] qu’on imagine difficilement accompagner Jésus et les Douze si elle leur avait été contemporaine ! En revanche, sera moindre l’effort à fournir pour distinguer dans son attitude l'héritage qui, bien plus tard, profitera à l’exercice d’une certaine "médecine"© : peu chaut le motif dérisoire et capricieux de la mauvaise humeur d'Acab -quelques carrés d’une vigne convoitée-, seul importe qu’il se coucha sur son lit, tourna son visage vers le mur, et refusa de manger. Si on réquisitionnait aujourd’hui la "médecine"© pour une telle situation, elle la comprendrait comme un accès "dépressif"©[59] mâtiné d’une bonne bouffée d’anorexie. Se rangeant alors du côté de Jézabel, elle n’aurait de cesse que le "malade"© se lève, mange, et retrouve sa bonne humeur, la fin justifiant les moyens. À défaut d’un vocabulaire "médical"© -qui serait évidemment anachronique pour l’époque-, Jézabel ne dispose-t-elle pas cependant déjà de sa formule sans sucre [60, APR note 2], permettant de se débarrasser du problème en se débarrassant tout simplement –et plus définitivement (« il n'y a plus de Naboth : il est mort ») que par le mode expulsant [61, note 70] !- de celui qui le personnifie à son regard comme à celui d’Acab ? Contre le possédant, on ne s’en prend pas directement : par lettres interposées va danser la valse des intermédiaires, anciens et notables, puis individus -dont on ne prend pas même la peine de se cacher qu’ils doivent être- sans scrupules afin de porter un faux témoignage assez percutant pour conduire le comparant à la mort. Notons en passant que les anciens et les notables n’ont pas davantage de scrupules, faisant ce que Jézabel avait ORDONNÉ dans ses lettres aussi benoîtement que s’il s’agissait de distribuer équitablement les légumes d’un jardin potager, alors qu’on leur demande de faire un procès truqué et de prendre, non pas sa tunique, mais la vie de quelqu'un. Hormis cette issue fatale, de telles mœurs ont-elles tant à envier à leurs évolutions plus contemporaines ? Qui pourrait soutenir –là, dans le monde réel, puisque précisément la forme de conviction est étayée sur la vérification de ce qui a été décrit [42, AV note 30]- que lettres interposées [62, APR note 27] scellées de quelque sceau "professionnel"©[63], procès truqués mettant l’accent sur un sujet officiellement étranger [64] à celui qui les motivent réellement [65], notables intermédiaires se défaussant frileusement (effet boomerang de la frigothérapie [66] ?…) les uns les autres [67][68] derrière de minables [11, AV note 86] ORDONNANCES [69] appartiennent à un passé révolu ? Quant aux faux témoins [70][71], leurs scrupules (si tant est qu’ils en eussent encore…) ne se sont-ils pas singulièrement allégés –sucre sans sucre [72] ?- depuis qu’on ne les oblige plus à se placer en face [37] d’un absent [73,im.2] ayant proclamé un jeûne de comparution [74] ?

_____En l’occurrence, absence de présence n’est pas absence de réponse : puisque répondant précisément au désir de ne pas riposter aux méchants, malfaisants et autres menteurs comme de ne pas entretenir -ou légitimer par la seule présence- un système [75, note 64] (voire la conjonction [76, APR note 30] de plusieurs…) détestablement véreux. Mais de manière plus imagée, c’est répondre : 'Je ne te céderai pas ma vigne !' Car il n'y a plus de justice : elle est morte.

Akademisk Kor - Requiem, Te Decet Hymnus .mp3
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lundi, 14 juin 2010 | Lien permanent

Ô temps, suspends ton voleur…

Jacques Brel La valse à mille temps

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,1-16.
« En effet, le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?' Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !' Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ?' Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

______Aujourd’hui, la perception de Matthieu est confrontée à celle… du même Matthieu ! [1] Ne comptons donc pas trop sur cet ancien percepteur pour lui faire dire le contraire de ce qu’il disait, bien que facteur de frictions pour tout ardent défenseur de justice sociale. Remarquons tout de même qu’en dépit des récriminations portées contre le maître du domaine à la fin de la journée, les premiers s’étaient mis d’accord avec lui sur un salaire d'une pièce d'argent. Ce contrat a été dûment honoré, a bien été conclu entre le maître et les premiers ouvriers, et non entre le maître et tous les ouvriers réunis puisq24xqv4p.jpgue justement ils étaient loin d’être tous réunis, certains n’arrivant vraisemblablement sur la place, sans travail, qu’après l’une de ces multiples sorties du maître. Pourtant, ils sont restés là sans rien faire, toute la journée, personne ne les ayant embauchés… alors que l’embaucheur est sorti à quatre reprises –là où ils étaient censés être- avant de les envoyer à sa vigne. Ne les avait-il pas vus ? À moins que ce ne soient eux qui ne l’aient pas vu… En effet, ils étaient là, toute la journée, sans rien faire… d’utile à la vigne ; sans rien faire parce qu’ils faisaient autre chose, les rendant indisponibles à la vigne. On dirait aujourd’hui qu’ils avaient d’autres priorités, qu’ils n’avaient "pas le temps". Le maître n’embauche pas ses ouvriers le couteau sous la L-oeil.gifgorge : ils récrimineraient contre lui avant même d’avoir rejoint son domaine, seraient peu efficaces dans leur travail et briseraient sans doute l’unité de l’équipe, d’autant que les premiers étaient plus fragiles, plus sensibles au faussement du regard [2, note 12] ('Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ?') ayant enduré le poids du jour et de la chaleur. Si les derniers ont su donner le meilleur d’eux-mêmes vers cinq heures plutôt que vers midi ou vers neuf heures, c’est que le maître savait qu’embauchés plus tôt, ils auraient eu moins le cœur à l’ouvrage, se seraient sentis moins libres en contractant ce travail. Il n’a été fait aucun tort aux premiers : ils n’étaient pas moins libres que les derniers de ne pas se mettre d’accord avec le maître. N’est-ce pas aujourd’hui davantage mettre le couteau sous la gorge que d’embaucher un ouvrier sous la menace un brin cynique que s’il ne se met pas d’accord, cinquante autres attendent derrière lui qui, eux, feront moins de manières ?
______Mais ceci est toujours à comparer au Royaume des cieux. La vigne n’est autre que celle du Seigneur, incarné par le maître du domaine. C’est pourquoi il peut affirmer sans forfaiture : « Je fais ce que je veux de mon bien…[…] je suis bon. » Il n’y a qu’un seul être qui soit bon ![3] Et c’est le même Être qui n’embauche pas d’ouvrier malgré lui, qui ne se laisse trouver que si on Le cherche.

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Livre d'Isaïe 55,6-9.
Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu'il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées ! Qu'il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

______Le Seigneur, Lui, a le temps ! Son temps n’est pas le nôtre… et Ses pensées non plus. Il n’est pas sur le chemin du méchant : ni le maître de la vigne ni aucun de ses intendants ne devrait l’embaucher sur ce chemin. Ce serait prendre le risque inutile que tous deux tombent dans un trou [4]… ou qu’au mieux ils se retrouvent là, sur la place, sans travail, l’intendant perdant son temps à essayer de convaincre l’ouvrier récalcitrant d’aller lui aussi à la vigne. Avec les meilleures intentions du monde, on obtient ainsi une vigne abandonnée, sans ouvrier et sans intendant ! Le Seigneur ne partage pas non plus les pensées de l’homme pervers, de celui qui regarde avec un œil mauvais. Rien ne sert au méchant de L’invoquer tant qu’il n’a pas abandonné son chemin [5] en ne faisant pas ce qu’Il dit. Rien ne sert à l’homme pervers de L’invoquer tant qu’il n’a pas abandonné ses pensées. [6] Mais tant qu'il est proche, Il leur laisse le temps de revenir vers Lui… et leur temps n’est pas non plus le Sien ! Certains prendront ce temps au petit jour, d’autres vers neuf heures, d’autres encore vers midi, vers trois heures ou vers cinq heures : même entre eux, chacun n’a pas le même temps… ni les mêmes pensées. Tout simplement parce que chacun est unique [7] : de l’unicité de la pièce d’argent du maître du domaine qui donne ce qui est juste, non en fonction de ce que l’on a fait mais de ce que l’on est.[8] Le temps, c’est l’espace du travail. Mais c’est aussi celui de l’espérance, de l’apprentissage de la purification du regard [9], de l’attente… de la patience.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,20-24.27.
C'est ce que j'attends avec impatience, et c'est ce que j'espère. Je n'aurai donc rien à regretter ; au contraire, je garde toute mon assurance, maintenant comme toujours ; soit que je vive, soit que je meure, la grandeur du Christ sera manifestée dans mon corps. En effet, pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j'arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je voudrais bien partir pour être avec le Christ, car c'est bien cela le meilleur ; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. Quant à vous, menez une vie digne de l'Évangile du Christ. Soit que je vienne vous voir, soit que de loin j'entende parler de vous, il faut que vous teniez bon dans un seul esprit : luttez ensemble, d'un seul cœur, pour la foi en l'Évangile.

______Tiraillé, notre Apôtre ! Mais ce qui lui importe, c’est de n'avoir donc rien à regretter, de ne pas avoir perdu son temps dans un cas comme dans l’autre, en gardant toute son assurance, maintenant comme toujours. Ne pas perdre son temps –ni celui des autres !-, c’est comme toujours le vivre au présent, [10][11, p.12] sans ruminer le passé ni présumer de l’avenir. Il faut que vous teniez bon dans un seul esprit : luttez ensemble, d'un seul cœur, pour la foi en l'Évangile : c’est toujours l’unité qui prévaut, dans le respect de l’unicité de chacun. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, devrait pouvoir déclarer chacun. Ce n’est pas faire sécession ni se prendre pour le Seigneur : c’est se vouloir une brebis unique sans être une Dolly [12].
______"Devrait pouvoir", parce que depuis que la lutte pour la foi en l'Évangile a été abandonnée avec le bon chemin, depuis que ce sont les pensées de l’homme pervers qui mènent le monde, ses chemins élevés au-dessus des nôtres, et ses non-pensées, au-dessus de nos pensées, les pensées qui cherchent encore à tenir bon dans un seul esprit sont dorénavant cataloguées comme émanant d’un esprit divisé parce que partiellement malade [13, note 18]! Ce qu’on attend avec impatience, et ce qu’on espère en se précipitant à l’UNAFAM pour en régler sa cotisation cautionnant l’horrible survenue d’un "début de la maladie" (sic)[14, note 29], c’est se retrouver entre abandonneurs de lutte qui, ensemble, se donnent l’illusion de garder toute leur assurance quand ils ne font que lutter pour élever leurs pensées perverses au-dessus de celles de leur "malade" désigné. Il faut qu’ils tiennent bon dans un seul esprit… de division (!) : ils luttent ensemble, d'un seul cœur solidement fermé, pour leur foi en la "santé mentale". Mais si, en revenant en ce monde, saint Paul arrivait à faire un travail utile, il saurait très bien comment choisir ! À cause de ces idolâtres [15, note 13] du pathos, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire, afin de ramener une vie qui, à défaut d’être digne de l'Évangile du Christ, n’en constitue pas une insulte aussi invraisemblable.

______Le Seigneur, Lui, a le temps. Son temps n’est pas le nôtre… et celui de l’autre non plus. L’affubler d’une étiquette "pathologique" quand il ne souffre de rien sinon de la trahison des siens, c’est non seulement chercher scandaleusement à porter atteinte à sa santé, mais c’est également lui voler son temps, lui faire endurer le poids du jour et de la chaleur tout en lui volant sa pièce d’argent en la donnant à d'autres qui sont là, sur la place, sans travail… et qui comptent bien y rester, tournant le dos à la vigne. C’est amusant qu’à notre y1pVuRrClGgDLdXxBkbcg6bnE9C4QznVLEASx_vab-WrFHypr8ok3HV40r_lVHElpH2NltULa5EGMAépoque vouant un culte effréné à saint Paletan [16], on sache prendre le temps de "déceler" des "troubles psychiques" (il est vrai que c’est rapide depuis que le "malade" l’est rien qu’en le "voyant" ! [17, APR note 28]), on en perd –et de l’argent aussi- à courir les "spécialistes" qui vont vous confirmer votre "clairvoyance" [18] comme votre justice "psychique" [19, notes 36], et on en perd encore à des "groupes de parole" [20, APR 30] ne faisant jamais que rassembler des nombrils souffreteux, ployant sous le poids de leurs turpitudes. Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées ! Ici, on met en commun chemin et pensées : ce n’est pas là que le Seigneur se laissera trouver !…

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C’est amusant que, simultanément, pfuit ! il n’y a plus de temps. Pas le temps au "malade" de défendre sa santé : il doit se "soigner" de toute "urgence". Pas le temps de lui expliquer pourquoi ni de quoi.[21, AV note 29] Surtout pas le temps de s’informer sur la véritable nature de la "médecine" qu’on a tout juste le temps de lui préconiser ! Et si jamais le "malade" nous en informe malgré nous, pfuit ! il ne s’agit que de son "opinion" [22, APR note 12]. (et de sa peau aussi, mais il semble qu’on n’ait plus le temps de s’en préoccuper non plus…) Ce que j'attends avec impatience, et ce que j'espère, nous répéterait volontiers saint Paul, c’est qu’on prenne le dixième du temps épuisé en pure perte dans des forfaitures "sanitaires" à chercher un peu mieux le Seigneur tant qu'il se laisse trouver. Autant en emporte le vent de briolle [23, APR note 5]

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Lettre de Phil’os à poutre [24] malsain aux Rosekimiens [22] 1,20-24.27.
C'est ce que j'attends avec impatience, et c'est ce que j'espère. Je n'aurai donc rien à regretter ; au contraire, je garde toute mon assurance sociale, maintenant comme toujours ; soit que je vive, soit que je meure, la grandeur de la crise sera manifestée dans ton corps. En effet, pour moi, vivre c'est ta crise, et mourir c’est ton avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j'arrive à faire un travail inutile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je voudrais bien partir en vacances pour ne plus entendre ta crise, car c'est bien cela le meilleur ; mais, à cause de vous, être demeuré en ce monde est encore plus nécessaire. Quant à vous, menez une vie digne de l'Escroquerie du Philou. Soit que je vienne vous voir, soit que de loin j'entende parler de vos malades, il faut que vous teniez bon dans un seul esprit : luttez ensemble, d'un seul cœur, pour la crédulité en l'Escroquerie.

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dimanche, 21 septembre 2008 | Lien permanent

In vino veritas… mais pas toujours.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,33-43.
« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.' Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !' Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. »

_____Quand le Fils de l’homme déclare qu’Il n’a pas d’endroit où reposer la tête [1], c’est que vraiment Il ne tient pas en place ! Quand bien même Le retrouve-t-on en filigrane derrières Ses paraboles, dans le rôle établi d’un maître de domaine,[2] il lui faut partir en voyage non sans avoir pris le soin de ne pas laisser ses biens à l’abandon."Partir en voyage", c’est faire confiance à ceux qui restent en n’étant pas constamment l’œil rivé au-dessus de leur épaule, leur demander de répondre librement de ce qui leur est confié.
_____Quand vient pour Lui le temps de toucher les dividendes de ces biens, soit Il revient en personne soit il envoie ses serviteurs quand arrive le moment de la vendange. De la vendange aux anges,[3], il n’y a pas que l’espace d’une rime : ne sont-ils pas les moissonneurs ? [4] L’analogie s’arrête cependant ici, nul ne pouvant se saisir d’un ange, le jeter hors de la vigne et le tuer. L’ange ne saurait d’ailleurs vouloir capter quelque héritage, puisqu’il hérite déjà du royaume de Dieu.

_____Les mauvais vignerons ne sont pas tant ceux qui ne font pas produire de fruit à la vigne, mais qui se l’accaparent au détriment de leur légitime propriétaire, se voulant maîtres de la vigne en oubliant par son apparente absence qu’ils n’en ont que le fermage. Pourtant, le véritable maître a bâti une tour de garde : on ne construit pas un tel ouvrage quand on projette de rester sur place. On n’entoure pas un domaine d’une clôture si le premier venu pouvait en disposer comme il lui convient. On n’y creuse pas un pressoir si on n’escompte pas se faire remettre le produit de la vigne. Cette libre réponse au bien qui est confié se heurte toujours au risque du refus,[5, note 8] ce dernier pouvant aller jusqu’à la violence, fruit amer de la trahison de la confiance accordée. Les serviteurs passant alors pour des intrus qui menacent cette illégitime accaparement, on s’en saisit, frappe l'un, tue l'autre, lapide le troisième. Tel était déjà le sort des serviteurs qui appelaient les invités à la noce [6], où l’accaparement se situait lapidation.jpgalors à un niveau différent mais tout aussi réel. La trahison n’obéit toujours qu’à sa seule logique, qui est de frapper ce qui n’y obéit pas en se justifiant –pourquoi pas- de la "trahison" de celui qui est envoyé pour remettre de l’ordre : même pour un vigneron, le phénomène de projection [1, note 1] n’est pas vraiment un cru de l’année !... Face à cette logique mortifère, on peut envoyer d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils sont traités de la même façon parce qu’il s’agit moins d’un rapport de forces que d’une usurpation de propriété et d’héritage, pierre d’achoppement entre la confiance accordée et la trahison de cette confiance. On peut rejeter cette pierre, voire la projeter sur autrui : elle n’en est pas moins la pierre angulaire, celle sur laquelle se focalise l’angle d’attaque, c’est-à-dire la ligne de démarcation entre celui qui fait attention à la manière dont il écoute [7] le propriétaire du domaine et celui qui n’écoute que ses propres intérêts. Ce dernier se reconnaît à ce qu’il est inquiet de tout –répond à la confiance par la méfiance [8][9][10]- parce qu’il a peu mis en pratique ce qu’il a appris et reçu, ce qu’il a vu et entendu : la paix n’est pas avec lui, le rendant sujet à la violence.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,6-9.
Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l'action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus. Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

_____Priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes… qu’Il connaît d’ailleurs déjà ! C’est bien pourquoi en toute circonstance, cela se passe non dans un esprit de "revendication catégorielle" (!) mais dans l'action de grâce. Puisque la paix de Dieu dépasse tout ce qu'on peut imaginer, elle dépasse toute demande en toute circonstance, en tout ce qui est vrai et noble –et a fortiori en tout ce qui est faux et ignoble-, tout ce qui est juste et pur -et a fortiori tout ce qui est injuste et impur-, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré -et a fortiori tout ce qui est haïssable et déshonorant-, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges - a fortiori tout ce qui s’appelle vice et qui mérite des reproches-, tout cela s’inclut dans des demandes… qui n’obtiennent évidemment grâce que dans la mesure où elles correspondent à une mise en pratique qui soit en conformité avec ce qui a été appris et reçu [11, p.8], vu et entendu [12, note 5] Celles qui n’obtiennent pas grâce se révèlent alors pour ce qu’elles sont : des pierres qu'ont rejetées les bâtisseurs, devenant des pierres angulaires. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous les yeux qui veulent bien dépasser tout ce qu’ils peuvent voir, et surtout imaginer… pour peu qu’ils ne tiennent pas à ce que le royaume de Dieu leur soit enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit, parce qu’il aura mieux su garder son cœur et son intelligence dans le Christ Jésus et non en de vains succédanés qui ferment le cœur et l’intelligence dans le Christ Jésus et dans toutes choses, tout en produisant du fruit [13] assez amer pour être reconnaissable.
_____La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs, ce sont aussi tous ces petits que l’on méprise, leurs anges dans les cieux voyant sans cesse la face du Père des cieux [3] qui ne veut pas qu’un seul d’entre eux soit perdu [14]. Devenant les pierres angulaires, ce sont ceux-là qui sont les plus grands dans le Royaume des cieux.

Lettre de Phil’os à poutre [15] malsain aux Rosekimiens [16] 4,6-9.
Soyez inquiets de tout -à commencer par la "santé" de l’autre-, et, en toute médisance, dans la réaction de glace [17] priez et suppliez pour faire connaître au Docteur vos demandes de "soins" pour d’autres [18]. Et la paix "sanitaire" du Docteur, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer en matière d’ignominie, gardera votre cœur et votre intelligence dans la crise de Philou. Enfin, mes frères chiens, tout ce qui est faux et ignoble, tout ce qui est injuste et trouble, tout ce qui est indigne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle virus [19] et qui mérite des soins, tout cela, mettez-le sur le compte de vos malades désignés. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi ou de mes marionnettes [20, APR note 35], mettez-le en pratique. Et le souffleur éventé de la briolle [21] sera avec vous.

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dimanche, 05 octobre 2008 | Lien permanent

On vous enlèvera votre royal canin : c’est là l’œuvre du Docteur !

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Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu 21,33-43.45-46. (*)(*)
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.' Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !' Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. » Les chefs des prêtres et les pharisiens, en entendant ces paraboles, avaient bien compris que Jésus parlait d'eux. Tout en cherchant à l'arrêter, ils eurent peur de la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

_____Une vigne entourée d’une clôture, une tour de garde : de telles caractéristiques augurent d’un domaine n’ayant qu’un lointain rapport avec un jardin public ouvert à tout vent : n’y accèdent que le propriétaire et ses ayant-droits. Ceux-ci se Raisin_champagne_2005.jpgsubdivisent eux-mêmes en deux catégories. Il y a ceux qui sont de l’intérieur : les vignerons, explicitement chargés du travail de la vigne, en contact direct avec cette vigne, dans son entretien et son développement. Il y a ceux qui viennent de l’extérieur : les serviteurs. Ces derniers ne sont en contact direct qu’avec les vignerons producteurs pour se faire remettre le produit de la vigne : ils ne font qu’y passer, interfaces entre les vignerons et le propriétaire. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième : ce contact est parfois si direct qu’il se solde par une fin de non recevoir, les serviteurs étant perçus comme des intrus, presque des voleurs parce qu’ils viennent se faire remettre le produit d’une vigne qu’ils n’ont pas entretenue eux-mêmes, donnant l’impression aux vignerons de les déposséder d’un bien qu’eux seuls ont fait fructifier, étant sur le terrain. S’inscrit déjà en filigrane comme un conflit latent entre cols blancs et producteurs, théoriciens et praticiens. Ce conflit n’a pourtant pas lieu d’être, chaque partie étant censée être au service du même propriétaire dans un registre différent. Si le serviteur n’est pas en contact direct avec la vigne, il rappelle néanmoins au vigneron qu’en dépit de son légitime attachement à cette vigne, ce n’est pas lui qui en est le propriétaire. Lui aussi n’est qu’un envoyé de ce dernier : s’il est chargé de se faire remettre le produit de la vigne, ce n’est pas afin d’en prendre possession à son compte personnel. S’il n’était parti en voyage, le propriétaire serait venu directement se faire remettre le produit de sa vigne : qui l’aurait alors frappé, tué ou lapidé se serait vu périr misérablement. En son absence, les vignerons finissent par l’oublier, s’attachent tant et si bien à leur vigne qu’ils cèdent à la tentation d’en capter le produit pour eux seuls. Dès lors, tout serviteur envoyé de l’extérieur devient un reproche vivant, rappelant cruellement que cette captation est un détournement de bien. Pour détourner d’eux la colère [1, APR note 9] du propriétaire, ils n’ont d’autre ressource que de couper le lien qui les relie à lui, en supprimant ses intermédiaires. Ce à quoi le proprétaire répond en les multipliant, envoyant d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers : son objectif n’est pas tant d’écraser ses vignerons que de les ramener à la raison, leur rappeler massivement QUI est le véritable propriétaire. Ce ne sont toujours que des serviteurs qui sont envoyés, non une compagnie de CRS armée jusqu’aux dents : cette dernière ne serait sans doute pas traitée de la même façon !  De plus n’interviennent-ils pas sans respecter le rythme saisonnier des vignerons eux-mêmes, pas avant que n’arrive le moment de la vendange, ce moment pouvant d’ailleurs être assimilé à celui de la moisson [2, note 1] en d’autres paraboles, s’effectuant aussi en temps voulu.
_____Qu’importe le nombre : les vignerons se sont enferrés dans leur logique de captation, ne respectant plus rien de ce qui leur rappelle de près ou de loin le propriétaire : pas même son héritier qui en est naturellement le plus proche représentant. Remarquons qu’ils le reconnaissent comme tel, qu’ils le tuent explicitement pour avoir l’héritage, se saisissent de lui et le jettent hors d’une vigne qu’ils revendiquent leur en ayant supprimé jusqu’à l’héritier, ajoutant le meurtre à la concupiscence d’un bien qui leur apparaissait si acquis que toute tentative de sa récupération par le propriétaire légitime leur apparaît comme une spoliation ! C’est la réédition du meurtre d’Abel par Caïn [3], et bien entendu la préfiguration de celui du Fils par les chefs des prêtres et les pharisiens, ayant bien compris être les vignerons félons du royaume de Dieu. C’est dire que s’ils cherchaient à l’arrêter, ce n’était nullement par respect de la loi de la vigne mais au contraire par peur d’en être jetés hors, dénoncés comme étant de ceux qui ne la respectaient pas, ayant déserté la tour de garde quand ils devaient veiller [4][5], rejeté la pierre idéale de bâtisseurs devenus assez mauvais pour ne plus la reconnaître comme la pierre angulaire, s’étant voulus architectes à la place de l’architecte. Cette pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs, devenant la pierre angulaire, ne s’inscrit-elle pas déjà longtemps auparavant dans une autre conspiration contre un autre héritier, cette fois par les co-héritiers eux-mêmes ?

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Livre de la Genèse 37,3-4.12-13.17-28.
Jacob aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu'il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu'il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui dire que des paroles hostiles. Ils étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Celui-ci dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau à Sichem : je vais t'envoyer là-bas. » Joseph partit rejoindre ses frères qui se trouvaient alors à Dotane. Ils l'aperçurent de loin et, avant qu'il arrive près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l'un à l'autre : « Voilà l'homme aux songes qui arrive ! C'est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous raconterons qu'une bête féroce l'a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais sans le frapper. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de la tunique précieuse qu'il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s'assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d'Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de baume et de myrrhe qu'ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est du même sang que nous, c'est notre frère. » Les autres l'écoutèrent. Quand la caravane arriva, ils retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d'argent aux Ismaélites, et ceux-ci l'emmenèrent en Égypte.

_____Il y a bien entendu de la jalousie [6, p. 11/12, 15/16] chez les frères de Joseph : le fait est que Jacob contribue peu à ne pas l’aiguiser, en lui faisant faire une tunique de grand prix. Mais que savent-ils de la vieillesse, ses autres fils qui sont, eux, dans la force de l’âge ? Qu’il manifeste un amour préférentiel [7, APR note 9] n’est sans doute guère adroit vis à vis du reste de sa descendance, mais n’éprouve nullement quelque rejet de celle-ci. Ce rejet va au contraire venir par réaction, non des fils à l’égard du père mais à celui qui est tenu pour le responsable d’un amour paternel qu’ils interprètent comme moindre… et ce que le Texte lui-même suggère, à ne s’en tenir qu’à sa lettre. La jalousie reste cependant un signe-charnière de la vitalité de l’amour dans ses ombres et ses lumières : obstacle selon qu’elle enfle jusqu’à se jeter dans une citerne d’envie sans fond (que l’on a tôt fait de réinterpréter en "besoin" [8, note 3] pour se la masquer…), ou tremplin selon qu’elle est un aiguillon dissuadant de l’assoupissement dans une mortelle indifférence.
_____Les autres fils de Jacob se mirent à détester Joseph, et ils ne pouvaient plus lui dire que des paroles hostiles. Chez eux, ils ont laissé prendre à leur jalousie une telle ampleur qu’elle devient un obstacle leur interdisant de dire autre chose que des paroles hostiles. Ces paroles devraient s’adresser plus logiquement au père qu’au fils, Jacob étant le sujet de cette rivalité affective entre fils. Mais le respect dû au père n’est pas un vain mot : il est le patriarche, détenteur du pouvoir et de l’autorité. Ce que n’est pas Joseph, dernier de la lignée, représentant d’une sphère plus accessible [9, APR note 3] sur laquelle ses frères aînés peuvent encore exercer quelque ascendant. Et, avant qu'il arrive près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir. Il ne devra la vie qu’à Roubène qui voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père… puis à Juda qui, au contraire, va l’en éloigner en le vendant aux Ismaélites, s’avisant sur le tard qu’un frère est du même sang qu’eux. Ils le vendirent pour vingt pièces d'argent : dix pièces de moins que celles négociées par un certain Judas beaucoup plus tard, [10] auprès d’Israélites

_____« Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage ! ». « Voilà l'homme aux songes qui arrive ! C'est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous raconterons qu'une bête féroce l'a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! ». « Allons, montons un complot contre Jérémie. Les consultations sur la loi ne risquent pas de disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par nos paroles, ne faisons pas attention à tout ce qu'il dit. » [9, APR note 9] Quel que soit le cas de figure, il ne vient à l’esprit d’aucun de ces comploteurs de se faire passer pour un bienfaiteur de l’humanité. Comme dans les westerns, il y a les bons et les méchants, les traîtres se rangeant consciemment dans la seconde catégorie. Si consciemment qu’in fine, les frères de Joseph vont reculer devant la perspective de commettre ce mal irréversible de verser le sang de l’un des leurs. Ce n’est pas tant la peur du châtiment –ou la peine infligée à leur père- qui les arrête : l’hostilité qu’ils éprouvent à l’égard de Joseph submerge de telles considérations quand on en vient à comploter. Ce qui les réfrène est plus sûrement ce qui est à notre époque aussi vide qu’une citerne sans eau : un sursaut de conscience morale [11, APR note 16]. Les comploteurs agissent certes en retrait des non-comploteurs, mais entre eux ils savent parfaitement que ce qu’ils fomentent n’est pas exactement un bien, mais le fruit du rejet de l’un des leurs. Cette conscience du mal –îlot de résistance du bien sur une mer orageuse de mal- a au moins le mérite de contenir ce mal dans certaines limites, tant chez la cible du complot que dans le cercle des comploteurs : au pire, le mal commis ne dépasse pas ce cercle.

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_____Voici les héritiers de leurs pères, ceux qui décrétaient ceci : « La réinterprétation et finalement l’éradication du concept du bien et du mal sont l’objectif de toute psychothérapie… »[12, note 2] Nous avons là un complot radical, dont la cible est le concept du bien et du mal lui-même. Les héritiers de ce complot ont tout intérêt à ridiculiser la notion même de complot. Ce qu’ils n’ont pas manqué d’effectuer en popularisant la fameuse "théorie du complot" [13] qui va présenter plusieurs avantages :
1) conserver au complot un aspect théorique par définition, le marginalisant dans ses incarnations
2) diffuser de faux complots, ce qui permettra de "diagnostiquer" des "bouffées paranoïaques" chez ceux qui, tombant dans le piège, s’évertueront à les dénoncer : la "paranoïa" se nourrit bien entendu du complot
3) rendre évident la fausseté de ces complots… ce qui rend évident par contrecoup la "réalité" du "diagnostic" de la "paranoïa" ; le complot redevient théorique, tout en justifiant en pratique l’usage de la "médecine" pour le contrer !
4) diffuser à grande échelle l’usage de cette "médecine", dont le complot EST le principe de base par excellence dans sa théorie comme dans sa pratique, son méchant génie étant de s’être fait passer pour une arme incontournable de lutte contre le complot !!!

les-dalton-evadent-30cm-leblon-delienne.jpg _____Quand la trahison n’est plus un accès ponctuel de méchanceté mais une respiration, à l’issue de quelques générations de ce régime, entre eux les comploteurs n’ont plus même conscience d’être des comploteurs. Et c’est ÇA que l’on croit unanimement autorisé à mesurer la conscience des autres !!! Si, parmi ces autres se trouvent de malheureux résistants –c’est-à-dire des "survivants" d’une conscience morale qu’ils n’auront pas vendue-, voici le discours qui pourrait leur être tenu, à peu de choses près : « Voilà l'homme aux songes qui Rantanplan.jpgarrive ! C'est le moment, allons-y, soignons-le, et jetons-le dans un de ces chenils.[14, note 15] Nous raconterons qu’il est sur le point de se muer en bête féroce dévorant tout [15][16], et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Le complot est ici si pratique qu’il s’effectue avec l’aval –voire la force- de la loi ! Au vu et au su de tous, ce sont les frères Dalton qui viennent dévaliser la banque sous la protection du shériff, de la cavalerie… et de Lucky Luke ! Si quelqu’un tente de s’interposer, il fera officiellement merveille sous l’aspect de Rantanplan…
_____Quand les vignerons n’ont d’autre ressource que de couper le lien qui les relie au propriétaire du domaine, en supprimant ses intermédiaires, les nouveaux "vignerons", eux, procèdent autrement. Leur intérêt est au contraire de multiplier paradoxalement ces intermédiaires. Ce n’est plus le propriétaire qui envoie d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers, mais le "vigneron" lui-même… dans l’autre sens. Plus il disposera d’intermédiaires, mieux il se portera… parce que moins il aura à répondre de ses actes personnels. Le mal peut ainsi se diffuser en toute liberté sans que personne ne puisse l’arrêter, tant il y a une foule qui semble le communiquer. Qui songerait à aller chercher ce mal au sein de quelque "décision de justice", puisque la Justice elle-même a pour fonction de le sanctionner ? Insoupçonnable… sauf peut-être pour un résistant au divorce [17] ! S’il est un complot du plus bel effet en matière de "justice", ce qui gravite autour du divorce a peu à envier au petit monde de la "santé mentale"… qui n’est d’ailleurs pas le dernier à lui prêter main forte. Les facultés de déni de ces comploteurs –tant à titre privé que ceux du domaine public- semblent inépuisables. Mais c’est leur problème : pas celui de leur cible. C’est elle qui reçoit les flèches qu’ils décochent, pas eux. Autant de flèches que de tireurs intermédiaires. En six mois d’une non-affaire pseudo-judiciaire, pas moins de trois juges se sont penchées sur un dossier vide : depuis un tel dossier, deux d’entre elles ont prononcé des jugements assortis de condamnations sur la personne d’un accusé non-délinquant, contrecarrant en interne une procédure spécifiant la présence obligatoire d’un défenseur breveté aux côtés du dit accusé, d’ailleurs absent lui-même de toute audience ! Personne n’est responsable de rien, chacune se défaussant sur les actes antérieurs de l’autre, jusqu’à la seule avocate d’une procédure en requérant deux, "régularisant" ses forfaits en les faisant transmettre par son "facteur" breveté [18], lui-même se voulant simple commissionnaire. Ajoutons-y quelques greffières et autres souris de l’ombre, une notaire, quelque service préfectoral "d’aide au relogement", et le complot peut passer pour "théorique" tant il est dilué sur un maximum de têtes –chacune dans son tiroir- dont aucune n’a réellement conscience des conséquences de ses actes. Ces conséquences, elles, ne sont pas théoriques comme peut l’être un numéro de dossier : mais elles ne touchent personnellement aucune des personnes qui posent ces actes. Tout au plus ont-elles eu sous leurs yeux une merveille de comploteuse, portant la main sur son époux. Pour combien de pièces d’argent l’a-t-elle vendu ? Il va sans dire que ce n’est pas là l'œuvre du Seigneur…

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Une cockerinade par jour

Fan de l'équipe orléanaise de justice, Mrs K [19] est en train de promener son chien [20] lorsqu'elle découvre une lampe magique sur le bas-côté de la route. Elle la ramasse, la secoue un peu... et, croyez-le ou non, un génie apparaît. Ce n'est pas un génie de première catégorie, mais un apprenti. Il n'accorde donc qu'un seul vœu par personne...
- Qu'est-ce que tu veux que je fasse pour toi ? lance le génie à Mrs K.
- Je voudrais que tu transformes mon vieux chien en lévrier afghan afin qu'il puisse remporter quelques concours canins...
- Sois réaliste un petit peu ! répond le génie. Regarde ce vieux chien-là : il a des puces, il lui manque un bout d'oreille, il tient à peine sur ses pattes et en plus, il sent le "malade"... Soyons sérieux, je suis peut-être génie, mais je ne suis pas un faiseur de miracles !
- Tant pis... dit Mrs K. Alors fais que le tribunal d’ici remporte la coupe du monde de justice !
Le génie marque un temps d'arrêt, et répond à Mrs K :

- D'accord : je vais m'occuper de ton chien…

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vendredi, 13 mars 2009 | Lien permanent

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