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dimanche, 18 mai 2008

Le juge ment et s’échappe.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,16-18.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

_____Depuis que l’homme est homme, il cultive les rêves prométhéens. Il est parvenu à en réaliser quelques-uns, comme de voler plus haut que les oiseaux ou d’abolir les distances par la mise au point de moyens de communication instantanée (ce n’est pas ici qu’on s’en plaindra !). Ce qui peut faire gagner un temps considérable… comme cela peut en faire perdre beaucoup : à l’usage, la communication garantit si peu la communion que son excès contribue plus souvent à l’étouffer. C’est que l’un des plus vieux rêves de l’humanité s’échappe au moment où l’on croyait s’en être enfin saisi : le contrôle du temps, idéalisé par le fantasme récurrent de la machine à remonter le temps. Diverses méthodes –cautères sur une jambe de bois- viennent couvrir de leurs illusions la plaie béante des désillusions, réincarnant de mille et une façons le mythe de Sisyphe. Rêvant tout éveillé, l’homme feint de posséder le contrôle sur le temps : passage de l’heure dite d’hiver à l’heure dite d’été (et vice-versa) sur des alibis économiques qui ne convainquent plus personne, division du temps en quotas préétablis en périodes de travail ou en d’autres de loisirs, course à la performance sur le maximum de distance à parcourir –ou le maximum d’œuvres [1]- dans un minimum de temps, etc. Il n’est pas jusqu’au temps météorologique qui bénéficie de l’outillage scientifique le plus pointu contribuant à en fiabiliser les prévisions… quand il n’est pas détourné de sa fonction pour essayer de le changer ! Vents et nuages aussi peuvent désormais se fabriquer…
_____Le mouvement perpétuel est également de ces vieux rêves, générant quantité de théories parfois mises en pratique avec un certain génie… et un fonctionnement plus relatif en dépit de calculs pourtant prometteurs. Derrière cette quête du mouvement perpétuel, se profile l’intuition profonde que le mouvement est la vie, que la vie est mouvement... et que ce mouvement est appelé à ne pas cesser. Une pendule qui s’arrête au bout de son ressort, c’est un peu de vie qui s’en va. Ce qui est figé et ce qui fige est une insulte à la vie : le masque grimaçant de la mort. De fait, le mouvement perpétuel existe : c’est l’Amour toujours renouvelé entre les Trois Personnes de la Trinité, un Amour qui rejaillit sur le monde par l’entremise de l’Esprit.
_____Moins que jamais la vie éternelle n’est-elle à projeter dans le futur : car celui qui ne veut pas croire est déjà jugé. Ce jugement est à l’exact opposé du futur : il est accompli. Et il s’est accompli par les œuvres [2] de celui qui ne veut pas croire dans le Fils unique qui lui a été donné. Ce n’est pas nécessairement dans le Fils qu’il ne croit pas : il peut même en multiplier les actes extérieurs d’allégeance. Mais grâce aux vertus délétères du cheval de Troie [3], sans même en avoir conscience il croit échapper au Jugement en BRISANT l’unicité du Fils par sa crédulité en une "médecine" envoyée dans le monde, non pas pour soigner le monde, mais pour JUGER IMPLACABLEMENT et en toute impunité celui qui ne veut pas croire en son nom. Car le mythe de la "santé mentale" a envoyé ses fils dans le monde, non pas pour sauver le monde, mais pour que, par elle, le monde soit troublé. Tout homme qui croit en elle périra, mais il n’obtiendra pas la vie éternelle car sa mauvaise foi l’aura conduit à RENIER l’unicité du Fils en Lui substituant des préceptes humains qui rendent caduc dans les cœurs cet amour dont Dieu a tant aimé le monde. Celui-là pourra bien entendre les homélies les plus mystiques, les plus concrètes et les plus profondes : AUCUNE ne rencontrera d’écho durable dans son cœur. Montant à cru le cheval de Troie, il a psychologiquement besoin que le "psychique" n’aie "rien à voir" avec le spirituel… que RIEN n’aie plus "rien à voir" avec RIEN [4 p.2] ! Celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Il n’a pas cru, et cela SE VOIT au-delà des mots par des œuvres qui sont en totale contradiction avec celles d’un disciple du Fils unique de Dieu ! Dans le Fils unique, toutes choses sont reliées dans l’unité, chacune répondant à l’autre. Quand cette unité est menacée voire rompue, que toute tentative de rétablissement de liens est systématiquement interprétée comme de "l’amalgame" voire de "l’extrapolation", c’est le Fils unique qui est divisé. C’est l’intelligence humaine qui se réduit comme peau de chagrin à du discours incantatoire dont le seul "mobile" est de se FIGER dans de fausses certitudes étanches à toute réflexion conforme au réel le plus élémentaire. Ce n’est qu’une pâle caricature de l’obtention de la vie éternelle, diabolique illusion de la statue de sel : la CONGÉLATION spirituelle.[5]

_____L’adepte de la "santé mentale" pourra croire au Fils unique tant qu’il lui plaira, multiplier courbettes et génuflexions : il ne fera jamais que manifester une soif spirituelle inextinguible. LE SEL DONNE SOIF. L’adepte du "rien à voir" a vu, et pourtant il ne croit pas.[6] Briseur de liens, il se rend inapte à concrétiser une foi qui devient pure abstraction désespérément compensatoire… quand elle ne vient pas menacer la foi de celui qui veut croire [7] par le recours à l’imposture "psychique". Grâce à ce recours, le monde entier [2] se fait le défenseur de l’âne aux œillères.[8] Le cheval de Troie est décidément le traître de son frère de chair : il livre ce dernier aux ongulés afin qu’il devienne l’un des leurs.

samedi, 17 mai 2008

L’homme en blanc n’est pas celui qu’on croit…

Joe Dassin - Le Costume Blanc .mp3
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HOMME-BLANC-2-1.gif
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,2-13.
Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d'entre les morts ».
Ils l'interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? » Jésus leur dit : « Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé ? Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. »

______À l’ère de la société de consommation, on pourrait se demander si ce passage d’Évangile n’a pas été sponsorisé par une grande marque de détergents. Obtenir une blancheur pareille, des vêtements resplendissants : on songe davantage à des slogans publicitaires éculés qu’à une Transfiguration !
______Mais ici, il s’agit moins de nettoyage extérieur de linge sale que de purifier une poignée de disciples de leurs scories intérieures. À l’inverse du « PIA » qui isole socialement son "patient" pour le défigurer "psychiquement" [1] en l’emmenant, lui seul, dans les bas-fonds de son imaginaire pseudo-scientifique, Pierre, Jacques et Jean, sont emmenés, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Non seulement Il n’est pas venu accomplir la loi sans l’abolir [2], mais Il va jusqu’à s’entretenir avec ceux qui l’ont établie !
______Ce qui n’est pas sans décontenancer Pierre, vivant précisément à l’époque où c’est la loi de Moïse qui prédomine. De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Comme toujours, la peur est un indicateur : c’est quand elle devient le moteur de la réflexion et de l’action qu’elle se fait la marâtre de l’existence… [3] Il s’agit ici d’une GRANDE peur : une frayeur. C’est moins l’éblouissement de la Transfiguration que l’aveuglement de la peur qui va dicter la conduite de Pierre. Cette éclatante Transfiguration voudrait qu’en toute logique le cœur ne soit pas partagé : le Vrai prophète, c’est Lui, les autres ne faisant que L’annoncer. Une seule tente devrait donc suffire. Eh bien non ! « Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Sans le vouloir, Pierre annoncerait presque la Trinité !… Il annonce surtout qu’on peut avoir la Parole sous les yeux dans tout son éclat, et néanmoins être tenté de se rassurer avec des paroles jugées plus accessibles parce qu’exprimées par ceux qui ont établi la loi à laquelle on s’est habitué. On s’y est tellement habitué que leurs auteurs sont d’ailleurs parfaitement identifiés par Pierre. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Avec Jésus, pas avec Pierre : ce dernier propose une tente personnalisée pour chacun, sans qu’ils lui aient été présentés. Il n’en demeure pas moins qu’il fait fausse route, improvisant un camping qui n’a pas lieu d’être : la Parole est une et indivisible. Et pour que ce message soit bien clair, survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Celui-ci et non d’autres. Non que la parole de ces autres soit devenue caduque, mais elle est couverte de l’ombrede la Parole du seul et Unique Fils bien-aimé qui résume en Lui celles qui L’ont précédée. Tout ceci est entériné par la scène finale de la haute montagne : soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ce qui devrait éliminer définitivement la tentation de la dispersion !

______« Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. » Le nouvel Élie est aussi déjà venu. Lui aussi, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. Et ils CONTINUENT de Lui faire ce qu’ils veulent : la foi n’est ni une opinion ni un "droit acquis" (sic). En fonction de cette foi –et des actes qu’elle promeut [4]- on peut feindre de Le suivre et rester fermement attaché à une consigne humaine, tout en se demandant entre nous ce que veut dire : « ressusciter d'entre les morts ».Et ceci deux mille ans après la Résurrection ! À cet effet, il suffit de se laisser distraire par l’approche d’une étrange "Trinité" qui couvre de son ombre glauque la Vraie Trinité : celle de Pathos [5], Thanatos [6] et Hermès [7] ! Grâce au mythe de la "santé mentale"[8] -qui nous invite à nous barricader à double tour, de crainte de rencontrer un lycanthrope[9] "psychique" à chaque coin de rue- la laïcité triomphante ressuscite la mythologie grecque. Ainsi, la "santé mentale" nous ramène à l’âge de Pierre : dresser plusieurs tentes se voulant indépendantes et complémentaires. Une "consultation" par ici, une "consultation" par là : déballage de son affaire [10] –quand ce n’est pas celle de l’autre [11]- dans la tente d’un autre. Dieu y retrouvera les siens… en éliminant d’abord les pépins.[12] Chez les "disciples" de ce mythe des temps nouveaux, Élie leur disparaît avec Moïse, et ils traquent avec une horripilante fausse compassion ceux qui osent encore s'entretenir avec Jésus. Maudits soient ces chevaux qui nous font du "déni de souffrance" en répugnant à jouer à l’âne [13] ou au cheval de bois [14] ! Chez ces "disciples" , ils ne savent que dire, tant est grande la frayeur que leur a distillée le "gentil docteur" sur un tiers. Dites que vous venez de voir passer en rase-mottes un vol groupé d’éléphants roses chantant la Marseillaise : si vous êtes médecin, ON VOUS CROIRA. Car il semblerait que ses vêtements soient resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille