18.04.2008
Vous avez reçu un message (mais… sage, le chien !)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,1-6.
« Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
« Recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. » Avant de signer l’accusé de réception [1], il faut y regarder à deux fois ! Ne soyez donc pas bouleversés : il n’y a aucune embrouille à craindre de la part de l’Expéditeur ; ce qu’Il envoie est certes recommandé, mais cela n’a rien d’une mise en demeure émanant du Trésor public. Aucun organisme ne se risquerait à envoyer un colis perforé de multiples trous : c’est qu’il faut pouvoir respirer ! Fidèle à Sa qualité de Marchand/marchandise [2], le colis EST l’Expéditeur. Recevoir celui que j'envoie, c’est recevoir le souffle de Celui qui a perforé les multiples trous. Discrets, ces trous : trop importants, ils généreraient des courants d’air. La respiration en toutes conditions, c’est Son truc : pas le rhume. Me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. Il sera difficile aux organisations humaines de services express de faire mieux : dans les deux sens, livraison comme accusé de réception s’opèrent en un instant ! Pas de quoi en être bouleversé, en effet… puisque l’Expéditeur est le colis.
Avons-nous remarqué que nous ne recevions pas de la même façon une lettre d’amour et une lettre d’huissier ? Les deux nous parviennent pourtant dans la même boîte aux lettres. Extérieurement, elles peuvent avoir la même enveloppe. Un courrier recommandé avec accusé de réception ne fait pas exception à la règle, bien qu’une lettre d’amour emploie rarement ce type d’envoi ! Si rarement d’ailleurs que le courrier recommandé comporte instinctivement une connotation désagréable, surtout si l’on se sait en délicatesse avec de possibles expéditeurs. La liberté de chacun reste cependant sauve, l’accusé de réception réclamant par définition une signature du récipiendaire : ce paraphe peut attester de la réception… comme du refus de cette réception : nul n’est contraint d’avoir le cœur à la fête. Le destinataire peut aller jusqu’à faire mieux que jouer les présents absents, en jouant l’absent absent ! Le summum est atteint quand il reçoit son courrier en poste restante : ce dernier peut en effet… y rester. Pour toutes ces raisons, on y regarde à deux fois avant de signer un accusé de réception : cette signature engage celui qui l’établit. Il l’engage dans un chemin.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin.Toujours l’Évangile au PRÉSENT : vous savez le chemin, non vous le saurez. Et si vous le savez, nous craignons de prendre un savon : une certaine "prudence" nous recommande de ne pas signer le recommandé. C’est que le préjugé à l’égard de ce dernier est tenace ! Le salon de notre intérieur est un endroit confortable : nous y avons nos repères, nos habitudes, une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Un salon est parfois jonché de défenses !… Lieu d’intimité par excellence, on y reçoit volontiers… pourvu que nul ne s’avise de perturber l’ordre établi, reflet de notre intimité. Ne soyez donc pas bouleversés… et encore moins bouleversants ! Si vous l’êtes trop, nous nous mettons en boule… et accessoirement, nous lâchons sur vous le bouledogue [2] garant de notre tranquillité. Non mais !…
Avons-nous remarqué que la boîte aux lettres trônait rarement au milieu du salon ? Avons-nous remarqué que même vêtu de l’uniforme ad hoc, celui qui entre sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là passera davantage pour un voleur et un bandit que pour un facteur ? [3] Même et surtout pour faire signer un recommandé, ce dernier est bien obligé d’entrer en passant par la porte. Idem s’il n’y a pas de boîte aux lettres… ou si elle trône au milieu du salon. Ce qui en serait en limiter l’usage, puisqu’elle est conçue pour recevoir le courrier y compris en l’absence de ses destinataires. Une boîte aux lettres qui se respecte est donc une boîte dont au moins un côté donne sur l’extérieur. Ouverte à tous les vents, elle est ainsi plus fragile puisque vulnérable à la vandalisation, le pillage… ou d’abondantes offres promotionnelles qui invitent à s’engager dans des chemins plus séduisants les uns que les autres, dont aucun n’est obligatoire tant que nulle signature n’a été apposée : à haute dose, le chemin du conteneur à recyclage des papiers se fait lui aussi séduisant.
Avons-nous remarqué que la boîte aux lettres trônait rarement au milieu du salon ? Avons-nous remarqué que même vêtu de l’uniforme ad hoc, celui qui entre sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là passera davantage pour un voleur et un bandit que pour un facteur ? [3] Même et surtout pour faire signer un recommandé, ce dernier est bien obligé d’entrer en passant par la porte. Idem s’il n’y a pas de boîte aux lettres… ou si elle trône au milieu du salon. Ce qui en serait en limiter l’usage, puisqu’elle est conçue pour recevoir le courrier y compris en l’absence de ses destinataires. Une boîte aux lettres qui se respecte est donc une boîte dont au moins un côté donne sur l’extérieur. Ouverte à tous les vents, elle est ainsi plus fragile puisque vulnérable à la vandalisation, le pillage… ou d’abondantes offres promotionnelles qui invitent à s’engager dans des chemins plus séduisants les uns que les autres, dont aucun n’est obligatoire tant que nulle signature n’a été apposée : à haute dose, le chemin du conteneur à recyclage des papiers se fait lui aussi séduisant.
S’il est un disciple qui eût été excédé par l’avalanche publicitaire et peu enclin à céder aux miroirs aux alouettes, c’est bien Thomas ! [4] « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »L’incrédule Thomas sait lui aussi le chemin, mais il n’y croit pas. C’est que ce chemin lui semble étrange, puisque recommandant de placer sa boîte aux lettres au milieu de son salon ! Ne serait-ce pas là ouvrir sa porte au voleur et au bandit ? « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »On ne saurait être à la fois voleur et bandit, et Chemin, Vérité et Vie ! On ne saurait être volé, muni d’une telle caution : le destinataire peut signer sans états d’âme et son bouledogue peut rentrer dans sa niche… à l’extérieur, elle aussi. Tant qu’il n’a pas aboyé, il a reconnu le facteur. S’il aboie, c’est peut-être parce que le "facteur" a loué son uniforme chez un costumier : les bouledogues n’ont pas un sens de l’humour très développé. Gentil, le chien. Au fond, lui non plus n’est pas très crédule… mais il a de très bons crocs. Gare aux facteurs… de discorde.
13:03 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, Évangile, facteur, santé du fond de culotte, politique, boîte aux lettres




