Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 08 octobre 2008

Apprends-nous à soigner, comme le cocker l’a appris à ses dépens.

Nâdiya - Ecoute Ma Prière .mp3
Found at bee mp3 search engine
Dog01x022.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et
(ne nous soumets pas) à la tentation.' »

_____Quelque part… et cette fois, peu importe l’endroit car si la prière s’exerce au mieux dans les lieux qui lui sont consacrés, elle ne leur est nullement exclusive : ne nous arrive-t-il pas de boire ou de grignoter en-dehors des heures et des lieux de repas ? Quelque part, c’est partout… ou c’est nulle part. Jésus était en prière, et quand Jésus est en prière Il s’adresse au Père dans un souci de filiation commune à Lui et à Ses disciples. « Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. »[1] Pour qu’ils soient un, il faut déjà qu’ils aient le même Père.[2, APR note 12] Que tout vienne de Lui et que tout retourne à Lui. Seigneur, apprends-nous à prier : Il apprend d’abord QUI prier, ni quand ni où. Ce peut être un jour, quelque part… et c’est ici, maintenant : curieusement, Luc ne s’embarrasse pas d’un notre Père "qui es aux cieux" [3] ! Non qu’il le démente, bien sûr. Mais il entend par là que la sanctification de Son Nom s’effectue dès ici-bas, sans attendre que le disciple Le rejoigne "aux cieux" : c’est d’ailleurs une condition incontournable pour Le rejoindre. Idem pour la venue d’un règne qui divise déjà les esprits se forgeant un Père à leur convenance : les uns ne voient qu’un règne d’ordre temporel, sorte de pouvoir politique théocratique ; et les autres –trop accaparés par les multiples occupations du service temporel [4]- n’envisagent ce règne que dans l’ordre céleste [5]. Pourquoi apprendre à prier puisque par définition, le Père sait déjà de quoi nous avons besoin avant même de l’avoir exprimé ? Notamment du pain pour chaque jour. Pourquoi ? Pour apprendre que si rien n’est impossible à Dieu [4], rien non plus ne Lui est étranger, sur la terre comme au ciel : pas même les besoins les plus basiques. Pour apprendre simultanément à ne pas se tromper de Boulanger [6] santons-claude-carbonel-boulanger.jpgParce qu’ensuite on Lui demande de pardonner nos péchés selon ce que nous-mêmes nous pardonnons [7] à tous ceux qui ont des torts envers nous, la prière à l’endroit d’un Père trop à l’image de soi [8, note 17] se laisse ainsi aisément soumettre –de soi-même [3, note 10]- à la tentation… de "pardonner" selon les critères d’autres "pères" : ce qui ne pardonne pas…
_____'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne' : pas le nôtre, faute de quoi les frères d’un même Père finissent par ressembler à des cousins d’une autre maison, d’une autre chapelle… pour qu'ils soient dix, cent, mille ! Est-ce bien se garder dans la fidélité à Son nom donné en partage pour qu’ils soient un ? Mais certains "cousins" ont cependant une approche fort pertinente de cette simple prière invoquant notre Père, stigmatisant fort à propos non plus l’attention à la manière dont on peut écouter [9] mais celle dont on peut demander ! Un dialogue fictif, mais amusant…[10]

_____"L’esprit de chapelle" est bien la toute première des tentations. Dès les débuts de l’Église, Paul et Pierre eux-mêmes n’y échappent pas. Heureux temps où l’on pouvait travailler à rétablir une unité menacée, en s’adonnant à une saine correction fraternelle [11] sans se faire envoyer des "gentils docteurs" dans les pattes !…

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 2,1-2.7-14.
Au bout de quatorze ans, je suis de nouveau monté à Jérusalem ; j'étais avec Barnabé, et j'avais aussi emmené Tite. J'y montais à la suite d'une révélation, et l'Évangile que je proclame au milieu des nations païennes, je l'ai exposé à la communauté, et aussi, en privé, aux personnages les plus importants ; car je ne voulais pas risquer de courir pour rien, ni avoir couru jusqu'à présent pour rien. Mais au contraire, ils constatèrent que Dieu m'avait confié l'annonce de l'Évangile pour les païens, comme il l'avait confiée à Pierre pour les Juifs. En effet, si l'action de Dieu a fait de Pierre l'Apôtre des Juifs, elle a fait de moi l'Apôtre des païens. Ayant reconnu la grâce qui m'a été donnée, Jacques, Pierre et Jean, qui sont considérés dans l'Église comme les colonnes, nous ont tendu la main, à Barnabé et à moi, en signe de communion : ainsi nous irions vers les païens, et eux vers les Juifs. Ils nous demandèrent seulement de penser aux pauvres de leur communauté, ce que j'ai toujours fait de mon mieux. Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu'il était dans son tort. En effet, il prenait ses repas avec les frères d'origine païenne jusqu'au moment où arrivèrent de Jérusalem des amis de Jacques. Mais quand ils furent là, Pierre prit l'habitude de se retirer et de se tenir à l'écart, par peur des frères d'origine juive. Tous les autres frères juifs jouèrent la même comédie que lui, si bien que Barnabé lui-même s'y laissa entraîner. Mais alors, quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Toi, tout juif que tu es, il t'arrive de suivre les coutumes des païens et non celles des Juifs ; alors, pourquoi forces-tu les païens à faire comme les Juifs ? »

_____Le "gentil docteur" a d’ailleurs sa propre chapelle, ses propres disciples… spécialistes du grand écart puisqu’ils ne répugnent pas à se vouloir également ceux de saint Paul Apôtre. Il est vrai que ce dernier subit aujourd’hui les assauts d’un redoutable imitateur ! Mais imiter n’est pas égaler…

Lettre de Phil’os à poutre [12] malsain aux Glaglas [13] 2,1-2.7-14.
Au bout de quatorze ans, je suis de nouveau descendu à Jémalpartou ; j'étais avec Grosminé, et j'avais aussi emmené Titi.
[14] J'y descendais à la suite d'une révolution, et avec "l'évangile" que je proclame au milieu des nations pas chiennes, j’ai fait exploser la communauté, et aussi, en privé, rendu impotentes les personnes les plus âgées ; car je ne voulais pas risquer de courir pour rien, ni avoir couru jusqu'à présent pour rien. Mais au contraire, ils constatèrent que le Docteur m'avait confié l'annonce de "l'évangile" pour les pas chiens, comme il l'avait confiée à Siphon pour les Justes.[15, notes 36] En effet, si l'action du Docteur a fait de Siphon l'à poutre des Justes, elle a fait de moi l'à poutre des pas chiens [16]. Ayant reconnu la graisse [17] qui m'a été diluée, Rose, Siphon et Kate, qui sont considérés dans la secte [18, APR note 15] comme des cochonnes [19][20][21], nous ont tendu le groin, à Grosminé et à moi, en signe de désunion : ainsi nous irions vers les pas chiens [22], et eux vers les Justes. Ils nous demandèrent seulement de panser les pauvres malades de leur communauté, ce que j'ai toujours fait de mon mieux. Mais quand Siphon est venu à Anchiotte [23], je me suis opposé à lui par derrière, parce que j’étais dans mon tort. En effet, il prenait ses repas avec les frères d'origine pas chienne [24] jusqu'au moment où arrivèrent de Jémalpartou des amis de Rose. Mais quand ils furent là, Siphon prit l'habitude de les retirer et de les tenir à l'écart [25, note 11], par peur des frères d'origine juste. Tous les autres frères justes jouèrent la même comédie que lui, si bien que Grosminé lui-même s'y laissa entraîner. Mais alors, quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas de travers selon les mensonges [26] de "l'évangile", je dis à Siphon devant tout le monde : « Toi, tout juste que tu es, il t'arrive de suivre les coutumes des pas chiens [27] et non celles des Justes ; alors, pourquoi forces-tu les pas chiens [28] à faire comme les Justes ? »

_____… Imiter n’étant pas égaler, la quantité tente de pallier la mauvaise qualité. Au revoir, Phil’os : il se retire devant son maître. Sans doute est-ce là son "père" à lui…

250px-Tartuffe.jpg

Escroquerie de Labriolle [29] selon malsain Philou -11,1-4°
Un jour, quelque part, Philou était en incantation
[30, APR note 31]. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Docteur, apprends-nous à nous lamenter, comme Jean Pastriste l'a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous pleurez, dites : 'Docteur, que son nom soit calomnié [31, note 14], que ton règne vienne [32]. Donne-lui le pain dur [33] dont il a besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ces malades envers qui nous avons des torts. Et ne nous soumets pas à ta "guérison".' »

P6157Gamelle.jpg