25.03.2008
Une disciple indisciplinée !
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. » Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
« Femme, pourquoi pleures-tu ? » Chez Matthieu, l’ange est éclatant : il est à l’extérieur. Chez Jean, il est plus discret parce qu’à l’intérieur… si discret qu’il se dédouble : l'un à la tête et l'autre aux pieds. Aux pieds, l’ange est le guide qui montre la voie à suivre ; à la tête, l’ange est le messager de plus grand que lui. Si discret qu’il ne procède pas par injonction -comme l’ange de l’extérieur-, mais par interrogation compatissante : pourquoi pleures-tu ? Notre présence de la tête jusqu’aux pieds n’est-elle pas le signe que rien n’a été laissé à la mort ? Ne montre-t-elle pas que la voie des larmes n’a plus lieu d’être ? Là où le corps de Jésus est déposé, germe la vie éternelle. Le Seigneur est enlevé de nos regards, mais PAS de nos cœurs. Pour apercevoir Jésus qui est là, il convient de se détourner de l’extérieur pour se retourner vers l’intérieur. Tant que la foi demeure à l’acte de piété extérieure, elle sert davantage l’amour de la loi que la loi de l’amour : on prend Jésus pourson gardien ! On ne sait plus que c'est Jésus. On ne le sait plus, tant que Lui –qui sait qui nous sommes- ne nous a pas nommés. « Marie ! » À des années-lumière de l’élevage intensif (!), le bon Pasteur appelle la brebis par son nom. De Magdala, de Béthanie ou d’ailleurs, chaque « Marie » est unique, enfanté(e) par la plus pure d’entre toutes : « Voici ta Mère ! » (Jn 19, 27)
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24.03.2008
Vous AVIEZ dit Carême ?

22:06 Publié dans THÉOPHILO and co | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, carême, psychologie, santé, résurrection
01.02.2008
Vous avez dit Carême ?
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