Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 09 mai 2008

Quand l’huile tourne au vinaigre…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,15-19.
Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »

_____Le troupeau qui n’aime pas son Berger pourra bien Le suivre en apparence : il reste perméable à tout ce qui contribue à sa dispersion. « Suis-moi. » La brebis égarée n’est PAS celle qui ne Le suit pas : celle-ci se veut "autonome"… ou d’un autre troupeau. La brebis égarée est au contraire celle qui dit Le suivre, tout en traçant son propre chemin : elle aussi se veut "autonome", tout en RESTANT dans le troupeau. Les trois interpellations de Jésus à Simon, fils de Jean, sont bien entendu l’écho du triple reniement de ce dernier [1]. À la trahison, doit répondre la seule logique qui puisse l’anéantir : celle de la loi de l’amour [2]. Du plus grand amour : m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Le plus d’amour vient écraser au préalable le moins du reniement. La réponse d’amour acquise, la loi de l’amour peut reprendre sa vitesse de croisière : reposée deux fois, la question est moins de l’ordre de l’amour "comparatif" que de celui du recentrage sur son Sujet. C’est que pour être le pasteur de Ses brebis, il convient de ne plus aimer en dilettante, d’un amour fragile qui s’ouvre à la trahison dès que survient le loup. Le berger est là pour protéger son troupeau du loup, non pour être le premier à le fuir ! S’il est certes "prudent" pour lui, il est traître à son troupeau. On ne le sait que trop : crier au loup ne fait pas le berger…[3] Le VRAI berger est bien sûr celui qui fait face au loup, qui le chasse afin d’en protéger son troupeau. Ce berger aime son troupeau comme le troupeau aime son berger. S’il fuyait, sa trahison serait triple… à l’image du reniement de Pierre. Il trahirait d’abord Celui qui lui a confié en garde son troupeau. Il trahirait bien entendu ce même troupeau en le laissant à la merci du loup. Enfin, il se trahirait lui-même, trahissant la confiance qu’on lui accorde en amont comme en aval. Contre une telle trahison, une triple affirmation d’amour n’est pas superflue à qui prétend conduire un troupeau : celui-là doit être prêt à tout pour défendre ce troupeau… y compris à y laisser sa peau si nécessaire : et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. À ce niveau, l’amour ne se mesure plus à la déclaration de principe mais se soumet à son ultime vérification. Comme l’or passé au feu, il a DÉPASSÉ le stade de la trahison.

_____Prenons un récipient, remplissons-le aux trois quarts d’eau et ajoutons un dernier quart d’huile. Fermons le récipient et secouons-le. Nous obtenons un liquide trouble, s’apparentant davantage à de l’eau qu’à de l’huile : ce liquide est néanmoins imbuvable ! Laissons reposer ce même récipient, dans le silence de celui qui accueille et croit la parole des disciples du Fils.[3] Chaque liquide reprend ses prérogatives, l’un au-dessus de l’autre : chacun d’eux est redevenu pur et clair, et l’un ne se mélange pas à l’autre. De même que l’eau ne se mélange pas à l’huile, l’amour ne se mélange pas à la trahison : là où est la trahison, là n’est PLUS l’amour. On peut ensuite mélanger à l’envi, voire ajouter des litres d’eau, surenchérir sur de multiples déclarations d’amour : le liquide RESTE trouble tant que l’huile de la trahison n’en a pas été retirée, a fortiori tant qu’aucun regret n’a été exprimé sur l’ajout de cette huile.

_____La "santé mentale" est une grande pourvoyeuse d’huile de la trahison. La laisser opérer, c’est lui donner blanc-seing pour remplir un récipient de trois quarts d’huile pour un quart d’eau ! Son huile à elle est à l’opposé de celle des vierges sages [4]. Ce n’est que de l’huile de vidange, fort peu propice à mener une vie d’ange… ou trop propice, si l’on est fatigué de vivre dans son corps ! Car cette huile infâme n’est qu’un brouet des cellules mortes vaincues par les cellules cancéreuses des moutons atteints de la tremblante spirituelle inoculée par un berger félon.[5] Cette huile laisse entendre qu’elle éclaire en brûlant : sa combustion ne produit qu’une fumée noire qui interdit toute visibilité… et toute respiration.
_____Prenons n’importe quel document à connotation spirituelle, confions-le à un "expert" [6] de la "santé mentale" à fin d’analyse. Mort ou vif, l’auteur de ce document n’a plus qu’à numéroter ses abattis ! Car notre "spécialiste" n’a que le trouble pour spécialité : ce qui est pur et clair lui est insupportable ; ce qui est sain sort "pathologique" de chez lui ! Si le « PIA » avait existé du temps des premiers disciples, il n’y aurait JAMAIS eu de premiers disciples. Les premiers sont les derniers : en un sens, l’Évangile aurait été accompli… et FINI. Jésus Lui-même n’y a pas échappé [7]… heureusement à titre rétrospectif ! Que des brebis de Son troupeau fassent encore allégeance aux adeptes de la "santé mentale" est -et demeure- un invraisemblable scandale. Que des brebis de Son troupeau poussent cette allégeance jusqu’à confier des documents personnels –à l’insu de leur auteur- à fin "d’expertise" (sic) dans l’objectif de se protéger d’autres brebis de ce même troupeau est davantage qu’un scandale. Cela touche aux bas-fonds de la trahison à tous les étages : celle à l’égard du Vrai Berger pour commencer, bien sûr celle à l’encontre de "l’expertisé" malgré lui, enfin celle de TOUS ceux qui l’entourent. Car ceci est un processus d’infection généralisée qui ne rencontre d’obstacle qu’à la mesure de ce qu’on aime une personne plus que son "diagnostic". Malgré elle, cette analyse bidon s’avère une épreuve de VÉRITÉ, distinguant les brebis qui suivent le Vrai Berger de toutes les autres ! Certaines pâtures ont l’étonnante faculté de se désertifier du jour au lendemain… tandis que d’autres –saturées d’herbes folles- parviennent tout à coup à saturation.
_____On le sait : toute résistance de la part de "l’expertisé" est automatiquement qualifiée de "déni de sa souffrance". "Argument" faussement thérapeutique derrière lequel vont se retrancher tous ceux qui se trouveront infectés : cet "argument" présente l’avantage certain de s’économiser tout véritable argument à contrer à ceux que formule "l’expertisé". L’infection intoxique de facto toute donnée, à la suite de l’"expert"  de la "santé mentale" : tout ce qui est sain est perçu comme étant "pathologique", et inversement. Hommage inconscient du vice à la vertu, le "déni de sa souffrance" (traduit en termes prétendument "psychotiques" dans le langage de la nouvelle "vérité"…) cristallise sur un seul un déni plus grave et plus profond qui, lui, est d’ordre MORAL et non "psychique" : c’est un déni d’amour de la part de tous ceux qui n’auront pas su résister à l’infection. Ce déni se traduit par une triple trahison, telle qu’énoncée plus haut. Ici comme ailleurs, ce ne sont pas les mots qui parlent, mais les fruits. [3] Faire "expertiser" une personne contre son gré est déjà en soi un acte de haute trahison : cette trahison demeure pourtant imperceptible à qui est infecté ! Examinons d’ailleurs les motivations qui ont présidé à cette "expertise". Officiellement, il s’agissait de SE PROTÉGER, par conséquent de demander assistance à un pseudo-spécialiste. Ce dernier n’est spécialiste QUE de la peur : or, seul un client apeuré peut franchir sa porte afin de solliciter sa "protection". Il est donc demandeur de l’établissement d’une "pathologie"… pour UN AUTRE que lui ! Autrement dit, il sollicite de quoi entrer dans un cycle infernal de diffamation, de médisance et de calomnie à l’égard d’autrui. À cet égard, il ne rencontre que bienveillance chez un « PIA » acquis d’avance à sa cause. Tout l’art de ce dernier consistera à masquer soigneusement toutes ces excrétions spirituelles derrière une apparence pseudo-scientifique faussement neutre. La machinerie de l’inoculation de son virus se met ainsi en place, et n’épargne personne.
_____De deux choses l’une.
_____Soit la résistance de "l’expertisé" faiblit, et il consent à entreprendre une "thérapie". Autrement dit, il entame une procédure d’autodestruction, lente ou rapide en fonction du "diagnostic"… et du "traitement" afférent. À court terme, cela fait la joie de son entourage ! (« Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira… [8]) À plus long terme, les effets du "traitement" se feront sentir et VOIR, infection ou non. À la joie éphémère succédera une sourde culpabilité collective que l’infection généralisée interdira d’identifier formellement : le poids d’une TRAHISON qui, bien que partagée, n’en est pas moins réelle. Quand on "soigne" une "maladie" qui n’existe pas, l’on débouche nécessairement sur une maladie qui existe. Surtout quand la "thérapie" est à l’image du "thérapeute" : inoculation du VIRUS -dans le CORPS de celui qui aura jusqu’ici résisté dans l’esprit- par l’entremise de produits inhibant chez lui toute conscience morale, intellectuelle et surtout spirituelle : n’oublions pas que l’"expertise" de départ se fonde sur la désertion du combat spirituel d’un autre que le "soigné" !
_____Soit la résistance de "l’expertisé" ne faiblit pas, et là c’est la panique ! À un "diagnostic" vraisemblablement peu flatteur, s’ajoute la demande pressante d’être rassuré par le « PIA ». Celui-ci n’a qu’une arme à sa disposition : celle du transfert de la peur, de son client à un "patient" potentiel qui ignore encore qu’il "souffre" comme un beau diable ! La logique du tigre blessé [5] reste de mise : l’absent est prié d’endosser une défroque de croquemitaine "psychique". Grâce à l’apport de la "science" (mais surtout à l’infection généralisée du « PIA » dans certaines institutions…), la menace peut aller jusqu’à la tentative de contrainte judiciaire. On connaît à ce propos les lois en vigueur [9], qui n’auraient pas déparé à Berlin dans les années trente. Quand on croit voir le loup partout, cela s’achève souvent par des bruits de bottes…

_____En un cas comme dans l’autre, le liquide RESTE trouble tant que l’huile de la trahison n’en a pas été retirée, a fortiori tant qu’aucun regret n’a été exprimé sur l’ajout de cette huile. Tueur en série de consciences, le « PIA » est un saboteur de toute espérance de retour à la normale. Comment en effet exprimer quelque regret sur le mal que l’on a commis, quand la conscience de ce mal est "scientifiquement" gommée… et surtout arbitrairement détournée sur celui qui le SUBIT de plein fouet (perçu bien entendu comme étant celui qui le commet exclusivement) ? Al Capone et ses émules peuvent aller se rhabiller : aujourd’hui, les tueurs à gages ne sont plus pourchassés. Au vu et au su du monde, ils se sont fait chasseurs d’innocents sur lesquels ils n’ont AUCUNE pitié. Ils ne sont plus déférés en justice : ils se sont introduits dans les rouages de la justice pour y déféquer leur injustice [10]. Ils ne se font plus rémunérer en sous-main : ils reçoivent des émoluments officiels pour détruire la société dans laquelle ils se meuvent, et vont jusqu’à être remboursés par la Sécurité (sic) dite sociale (re-sic) ! Traîtres à la seule médecine, ils mettent des ceintures de contention à leur bétail humain, pour l'emmener là où il ne voudrait pas aller : à l’abattoir spirituel… quand ce n’est pas l’abattoir tout court [11].

_____Que des brebis du vrai troupeau fassent encore allégeance aux adeptes de la "santé mentale" est -et demeure- un invraisemblable scandale. On comprendra que dans leurs rangs, les culpabilités liées à des "soins" effectués sous pression soient plus LOURDES : qu’ils ne s’attendent pas à des miracles. Comme l’huile de vidange passée au feu, ils n’ont pas DÉPASSÉ le stade de la trahison.