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lundi, 11 août 2008

Les rois de l’enterrement, que perçoivent-ils ?

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,22-27.
Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas ? » Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Sur les autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute : va donc jusqu'au lac, jette l'hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi. »

        Est-ce donc un dangereux hors-la-loi, ennemi de la cohésion sociale, qui va être livré aux mains des hommes, être tué afin de satisfaire à leur pseudo-justice ? Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute : langage fort étrange pour un ennemi de la cohésion sociale, non ? Alors que plus que tout autre le Fils de l'homme est en droit de ne pas s’acquitter de ces deux drachmes pour le Temple –puisqu’Il EST le Roi de ce Temple !-, Il enjoint Pierre de régler cette somme pour eux deux. Ces deux drachmes pour le Temple sont par dessus le marché une taxe inscrite dans la loi de Moïse : n’est-ce pas accomplir [1] cette loi en surabondance ? Donc, les fils sont libres… et le Fils de l’homme l’est éminemment. Il va être livré non parce que ses accusateurs auront enfin "trouvé la faille" : la faute qui va leur permettre de Le condamner, mais parce que Lui seul l’aura décidé librement, obéissant à la volonté de Son Père.
        On remarque d’ailleurs combien on n’aura eu de cesse de lui trouver cette faille, jusque dans les plus petits détails. « Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas ? » Pourquoi ne pas poser la question DIRECTEMENT à l’intéressé ? Après tout, c’est Lui que cela concerne. Non : c’est Pierre que vinrent trouver ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple. C’est amusant comme le besoin de recourir à des intermédiaires se fait pressant quand on cherche noise à quelqu’un sur lequel on n’a pas de prise : la perfidie de la question posée laisse en effet peu de doute quand au seul "souci" du respect de la loi. On sent qu’ils auraient tant aimé que Pierre leur réponde par la négative, qu’ils puissent enfin clamer que son Maître ne respecte pas la loi (ce qui aurait été crédible mais FAUX…). Sur ce point, la "santé mentale" n’a décidément rien inventé : l’utilisation biaisée de la loi pour servir les intérêts de ceux qui abritent leur turpitude derrière elle, turpitude illustrée par le pleutre recours à l’intermédiaire. Sous des oripeaux pseudo-scientifiques –faisant passer pour "naturel" ce qui est culturel-, la loi de la "santé mentale" systématise et protège les attitudes de percepteurs de drachmes : elle aussi est à l’affût des "mauvais payeurs", évidemment rebaptisés "psychiquement troublés". Tout ce qui ne cotise pas au Temple de la "santé" , on lui jette l’hameçon dessus, on s’en saisit pour le mordre ; on lui ouvre la bouche pour lui faire avaler ses "médicaments" décérébrants. Ainsi, il en sera quitte pour le Temple de la "santé"... et la santé le quittera. Aucune importance, puisque lui aussi aura satisfait à la pseudo-justice "sanitaire" du "gentil docteur" dûment mandaté par un troupeau d’ânes [2] excités

        Pas besoin d’avaler de ces "médicaments" -dont le seul effet "thérapeutique" consiste à vous formater la cervelle- pour être réduit à l’état de lavette intellectuelle : il suffit d’être un suppôt de la "santé mentale" et de voir le loup [3] "mauvais payeur". Ce "loup" n’est redoutable que dans la mesure où il ne paie pas ses deux drachmes : c’est-à-dire s’il persiste à penser en dehors des canons en vigueur de la loi du Temple de la "santé". Plus il pense en dehors de ces canons, et plus il est perçu comme fauteur de guerre, ennemi de la cohésion sociale. Le rétablissement de la "paix" passe donc par sa réduction à l’état de lavette intellectuelle, afin de l’affliger du même niveau souterrain que celui des autres. Naturellement, on ne lui demandera pas DIRECTEMENT ses deux drachmes : ce serait faire éclater la forfaiture au grand jour ! La mise en cause directe de son intelligence serait immédiatement perçue comme ce qu’elle est : grotesque. D’où l’invention de "l’appareil psychique" [4, note 13], qui est à l’esprit ce que le couteau est au jambon. Au moyen de cet "appareillage" surgi de nulle part, l’esprit va pouvoir être partiellement "malade" [5, AV note 15] ! De même que le cheval de Troie [6] nous coupe l’esprit en tranches de psy et de spi, nos percepteurs de drachmes "sanitaires" vont être indifférents à toute argumentation de leur "loup" de circonstance et ce, QUELLE qu’elle soit. Cela ne les intéresse pas : eux ne sont concernés que par la partie "malade" de l’esprit, n’est-ce pas. Heureusement, celle-ci est "indépendante" de la partie qui réfléchit encore : c’est une bonne nouvelle pour le "loup" qui l’a échappé belle ! (Autre "bonne nouvelle" pour lui, plus mitigée : il n’est responsable en rien de sa partie "malade"… mais le deviendra s’il ne veut pas se la faire "soigner".) Il est vrai que la jambe gauche aussi est "indépendante" de l’oreille droite : par conséquent, on peut la couper ou la hacher menu –sans anesthésie- et le sujet n’en souffrira pas le moins du monde puisque c’est une autre partie… Si ce qui se voit n’a déjà "rien à voir", alors que dire de ce qui ne se voit pas ! Ne pas bien y voir, c’est encore la meilleure façon de bien se faire avoir : terrain de prédilection pour tous les charognards qui se veulent extra-lucides. L’esprit partitionné est une nécessité pour les "charcutiers" eux-mêmes : dépourvus de toute conscience morale [7, APR note 13], ils ont besoin de croire en cette fable afin de tenir encore debout : faire cohabiter des valeurs contradictoires dans un même esprit demande en effet une nette séparation entre les "parties" pour être viable ! De la sorte, on peut voir scribes et pharisiens –scrupuleux gardiens de la loi de Moïse- s’opposer vigoureusement à Celui qui vient l’accomplir ! Les mêmes peuvent crouler sous une avalanche de signes : ils ont beau les demander [8], ils n’en voient aucun.

        L’esprit est un… ou il n’est pas. Plus près de nous, ne voyait-on pas des officiers nazis allant à la messe le dimanche après une dure semaine de labeur… consacrée à massacrer industriellement leurs semblables, Juifs et autres ? On atteint aujourd’hui des sommets d’avanie spirituelle avec le maître-chien [9], seul maître à bord de son chenil "accueillant" des fils qui sont libres, parce qu’à l’esprit un. Lui non plus ne voit aucun inconvénient à "communier" le dimanche après avoir consacré sa semaine à diviser. C’est que l’esprit divisé ne se contente pas de sa propre scission : il lui faut la justifier [10, notes 36] en permanence en divisant les autres esprits. L’esprit un lui fait horreur parce qu’il est un reproche vivant à sa division : pour lui, la communion n’a de sens que dans l’unité… de la division. C’est pourquoi l’esprit un doit coûte que coûte être divisé à son tour. Quoi de mieux à cet effet que de lui "déceler" une partie "malade" ? Afin d’apporter quelque crédit à une perversité aussi ahurissante, il convient au préalable d’élargir au maximum la communion dans l’unité de la division : en redéfinissant la santé en ce sens –jusqu’à l’organiser à l’échelle mondiale [11, note 3]-, on obtient cette gigantesque communion factice qui offrira sur un plateau à ses membres leur permis de chasse… de chasse à l’homlapin_chasseur.jpgme. Ici encore, on observera que bon nombre de chasseurs ont "oublié" que cette chasse avait été fermée par Le Fils de l'homme. [12] la santé en l’introduisant dans toutes les sphères de la vie individuelle et sociale, tel était l’objectif : que tout soit un problème de "santé" ! Parce que la santé ouvre toutes les portes. Ce qui n’est pas sans provoquer quelques courants d’air… qui claquent violemment les portes de la charité[13, note 2] Quand tout est un problème de "santé", tout est permis : aucune autorité morale voire religieuse ne s’y oppose. On en voit même qui collaborent très activement à ce qui génère une formidable explosion de dénis de santé !
        On a coutume d’entendre ici ou là qu’en dépit des fabuleux progrès de la médecine, l’homme n’avait jamais autant souffert que durant ces dernières décennies. De fait, nous ne vivons plus sous un climat de santé mais sous celui d’une gestion permanente de la souffrance dans l’urgence. On accuse beaucoup les conditions de vie, à commencer par la pollution. Mais QUI parle de la pollution des esprits ? QUI parle de la division artificielle des esprits ? Il ne s’agit pas en l’espèce de la division "habituelle", inaltérable, qui incline à ce que les actions prennent quelques libertés par rapport aux intentions exprimées. Non : il s’agit d’une division si bien systématisée qu’elle est devenue comme l’air qu’on respire. L’homme n’a jamais autant souffert que depuis qu’il réduit tout à des problèmes de santé. Il ne souffre jamais autant que lorsqu’il évacue le réel au profit de l’idéologique. L’esprit un est celui qui évacue l’idéologique au profit du réel : insupportable –donc "malade"- aux yeux de l’esprit divisé ! Ce dernier dispose d’une artillerie lourde et d’une armée de mercenaires acquise à sa cause : le Baal [14, note 18] de la "santé mentale". Un tout-petit comprendrait instantanément que lorsqu’on apporte une "solution" de "santé" à un problème qui n’est pas un problème de santé, on génère obligatoirement un vrai problème de santé. C’est peut-être aussi un peu pour cela que l’homme n’a jamais autant souffert que durant ces dernières décennies ! Cela, les sages et les savants [15], drapés dans leur suffisance médicale, ne veulent pas le savoir : c’est bien précisément ce qui en fait des CRIMINELS. Quand la "médecine" défend les ladres et les menteurs en les absolvant à coups de "mécanismes psychologiques de défense", quand elle attaque simultanément l’esprit un qui refuse de boire de cette eau, quelle santé pourrait ressortir d’un tel nid de serpents ? Quand le CRIME s’aggrave par l’inversion de la justice, quand le déculpabilisateur des coupables se fait culpabilisateur des innocents [16, note 16], à quelle "guérison" pourrait-on s’attendre ? Enfin, quand ce sont les CRIMINELS qui sont les geôliers [17] avec la "bénédiction" de la loi [18], ajoutant à l’attentat contre la santé celui de la liberté, le plus étonnant est qu’on s’étonne encore que l’homme n’aie jamais autant souffert que durant ces dernières décennies !

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        Donc, les fils redeviendront libres quand ils auront appris que faire le poirier [19, note 6] fait monter le sang à la tête. Ce que n’importe qui peut savoir sans avoir accompli de longues études de médecine… Les avoir accomplies délivre le droit d’exercer l’art de la médecine, non d’apporter –même sur demande- des solutions de santé à des problèmes qui n’en sont pas. [20] Ce n’est plus de la médecine, mais de la violence infligée à autrui.

vendredi, 04 juillet 2008

De Pathos à Amos, il s’en faut d’un cheveu… sur la tête à Matthieu


Y a qu'un ch'veu
Sur la tête à Matthieu !

Y en a deux, deux Testaments (ou "Continents")
L'Ancien et le Nouveau-o-o-o-o
Ya qu'un ch'veu sur la tête à Matthieu !

Y en a trois, Troyes en Champagne,
Deux Testaments, l'Ancien et le Nouveau-o-o-o-o
Y a qu'un ch'veu sur la tête à Matthieu !

Y en a quatre, Catherine de Médicis,
Troyes en Champagne,
Deux Testaments, l'Ancien et le Nouveau-o-o-o-o,
Ya qu'un ch'veu sur la tête à Matthieu !
etc.
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,9-13.
Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

______Si l’abus de santé nuit à la méfiance [1], on peut toujours abuser du même passage d’Évangile : cela ne saurait nuire qu’aux gens se voulant bien portants ! Seuls ceux-là se formalisent de ce que le Maître mange avec les publicains et les pécheurs. L'homme qui se leva et le suivit était réputé des leurs : depuis lors, la postérité s’est chargée d’arrondir les angles !
______On le voit bien ici : les publicains et les pécheurs sont assimilés aux malades, et les justes aux médecins. Ces derniers seraient volontiers associés aux pharmaciens, mais on les rencontre plus sûrement chez les pharisiens ! « C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. » Cette parole, il nous est demandé d’aller l’apprendre. Ce qui signifie qu’aujourd’hui encore, elle reste à apprendre. Si tel n’était pas le cas, elle entrerait dans la fameuse litanie des « Vous avez appris qu'il a été dit ; Eh bien moi, je vous dis… »[2, 2bis, notes 1] Aller apprendre, c’est accepter de ne pas comprendre : sacrifier les sacrifices au profit de la miséricorde. On remarque d’ailleurs que les plus enclins aux sacrificessont ceux qui se veulent les détenteurs de la compréhension. Les autres, -cette plèbe qui n’a rien compris- sont priés d’apprendre à l’aune de cette compréhension : ils n’ont droit à la miséricordequ’à la mesure où ils acceptent leur sacrifice ! Faute de quoi, ce sont des publicains et des pécheurs : des malades.

______Ceci prend naturellement un relief très singulier à l’âge décrépi de la "santé mentale". Si se vouloir "médecin de l’âme" est en soi une formidable imposture frisant le blasphème, elle illustre cependant cette présomption de compréhension qui sacrifie le malade en l’ajustant sur l’autel de cette illusion : il doit accepter d’être malade pour redevenir juste !!! Avec la "santé mentale", pas de quartier : la bien portance est réservée à l’élite "médicale", tout sous-fifre étant un malade en puissance. Ce qui ne dissuade nullement de prendre le « PIA » pour un apôtre laïc de la miséricorde ! La confusion est à son comble quand le praticien lui-même navigue dans le domaine de la foi, presque pathétique dans sa quête de sens qui le pousse à d’intéressantes fréquentations. Par exemple, quand nous jetons un coup d’œil sur cet échange autour de la mélancolie entre un clerc et le "Dr" Philippe de Labriolle [3], outre que l’abbé laisse allègrement entrer au grand galop le cheval de Troie [4], une perle jaillit de sa réflexion : « je ne pense pas que les prêtres soient des thérapeutes. Ou alors on est dans l'imposture du gourou. Il me semble aussi que la tendance que l'on a aujourd'hui à transformer la religion en en faisant une thérapie, est grave… » Sur tous ces points, il a parfaitement raison. Simplement, il s’exprime face à un "thérapeute" qui, en tant que "médecin de l’âme", se fait "prêtre" ! On est dans l'imposture du gourou, parce que sa tendance est de transformer sa "thérapie" en en faisant une religion : c’est cela qui est grave, monsieur l’abbé ! Ce qui l’est encore davantage, c’est que son interlocuteur est le "thérapeute" d’une "médecine" criminelle peu avare -entre autres- de générer cette mélancolie qui fournit la matière au débat. De plus, si les prêtres thérapeutes sont des gourous et des imposteurs, il se trouve que notre "gentil docteur" a des sympathies prononcées avec une association médicale très catholique [5] dont l’organe de presse [6] a pour direction spirituelle deux prêtres : l’un est médecin, et l’autre pharmacien. Une certaine cohérence voudrait que l’on en tire les conclusions qui s’imposent ! Nous épargnerons l’abbé sur ce point, qui démontre assez que la promiscuité de deux réalités antinomiques penche toujours en faveur de celle qui privilégie la chair à l’esprit : plus que jamais, qui veut faire l’ange fait la bête… et notamment le cocker.[7] De par sa qualité de maître-chien, le "gentil docteur" sera, lui, moins épargné. Qu’il prenne chaque matin une douche d’eau bénite n’y changera strictement rien, et va jusqu’à annihiler la dernière excuse qui lui restait : celle de l’ignorance. (Excuse qu’il balaie d’ailleurs d’un revers de la main, puisqu’il est le gourou de la compréhension.) Que le chat se morde la queue en déplorant d’une main certaines réalités désagréables [8] -et en signant de l’autre des formulaires d’incarcération faisant de lui le maître absolu de la liberté et de la vie d’autrui- ne contribue qu’à renforcer sa responsabilité. Mais on le sait : dans ce "métier", ce mot n’a plus cours depuis que par inertie charnelle, le souci de la santé de l’autre [9, note 4] prime sur tout le reste. Ici plus qu’ailleurs,  l’excès d’un tel souci n’est pas sans déclencher ce qu’on voulait éviter[10, note 8] La miséricorde sans la justice n’est qu’un pâle vernis d’hypocrisie. Elle se distingue à ce que le "thérapeute" vient appeler aux sacrifices non pas les pécheurs, mais les justes. Pourquoi les disciples mangent-ils avec de tels "médecins", monsieur l’abbé ? Sans doute parce qu’ils vous ont bien possédés [11]… Il est à craindre, monsieur l’abbé, que la vigilance [10, note 10] sur la forme l’emporte souvent sur celle qui a trait au fond… Depuis Tchernobyl, l’on sait que certains nuages sont redoutables. Tous ne sont pas visibles à l’œil nu : la briolle [12] en fournit un exemple emblématique. Raison de plus pour s’en écarter quand il se fait visible

Livre d'Amos 8,4-6.9-12.
Écoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances. Nous pourrons acheter le malheureux pour un peu d'argent, le pauvre pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu'aux déchets du froment ! »
Parole du Seigneur Dieu : Quand arrivera mon Jour, je ferai disparaître le soleil en plein midi, en plein jour, j'obscurcirai la lumière sur la terre. Je changerai vos fêtes en deuil, tous vos chants en lamentations ; je vous obligerai tous à mettre un vêtement de pénitence, à vous raser la tête. Je mettrai ce pays en deuil comme pour un fils unique, et, dans la suite des jours, il connaîtra l'amertume.  Voici venir des jours, déclare le Seigneur Dieu, où j'enverrai la famine sur la terre ; ce ne sera pas une faim de pain ni une soif d'eau, mais la faim et la soif d'entendre les paroles du Seigneur. On se traînera d'une mer à l'autre, marchant à l'aventure du nord au levant, pour chercher en tout lieu la parole du Seigneur, mais on ne la trouvera pas.

______Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances. [13] Quand un vrai père dialogue avec un faux sur la mélancolie, quelle est donc cette mélancolie ? N’est-ce pas celle de la lumière sur la terre qui s’est obscurcie au nom de la "santé" ? Étrange "santé" qui oblige tous à mettre un vêtement de la pénitence d’un "diagnostic" infamant (établi ou non par correspondance…) qui annihile la dignité humaine chez tous ceux qui se croient obligés de prêter foi à des sornettes fantasmatiques. Étrange "santé" qui rase la tête de ses victimes sacrifiées par des traitements anti-cognitifs –parfois irréversibles- qui les ravalent au rang de l’animal. Je mettrai ce pays en deuil comme pour un fils unique, et, dans la suite des jours, il connaîtra l'amertume. « Par son intensité, par le risque suicidaire majeur qu’elle fait encourir, la mélancolie a, pour les "psychiatres", le statut d'un trouble psychotique.  Non seulement un trouble de la constitution intérieure mais en plus, un trouble qui altère la perception de la réalité.  Le psychotique est conduit à se faire de la réalité une représentation à la fois tragique et inexacte. C’est d'ailleurs ce qui ouvre le champ à la thérapeutique car de cette inexactitude dans le rapport au réel naît la possibilité d'un certain travail de rectification. »[3] Fort bien, "Dr". Mais l’exactitude commande de commencer par déboulonner votre statut. Le risque suicidaire majeur, qui le fait encourir ?[14][14bis][14ter] Qui altère la perception de la réalité ? Qui se fait de la réalité une représentation à la fois tragique et inexacte ? Quel champ –d’herbes folles- de la thérapeutique apporte-t-il une telle inexactitude dans le rapport au réel qu’il fait mourir toute possibilité de travail de rectification ?
______Voici venir des jours, déclare le Seigneur Dieu, où j'enverrai la famine sur la terre ; ce ne sera pas une faim de pain ni une soif d'eau, mais la faim et la soif d'entendre les paroles du Seigneur. Une certaine mode est au régime sans sel : mais ceci ne concerne que le corps ! Il semblerait que l’esprit se traîne d'une mer à l'autre… avec une certaine prédilection pour la mer Morte. Il y fait beau, il y fait chaud. Et son taux de sel est tel que tout le monde sait nager ! Ce qui donne pendant un temps la sensation de vivre, d’avoir où reposer sa tête [15]… mais pas d’avoir à étancher sa soif. La parole du Seigneur, on la trouve sur une autre mer, plus au nord. La vie y est plus féconde [16]. Et si son sel y est moins abondant, il réside surtout dans la violence de ses tempêtes. [17] Ces tempêtes font partie intégrante du rapport au réel : travailler à les rectifier –ce qui conduit à les fabriquer [18] là où elles n’existaient pas- relèverait presque d’un statut de "trouble psychotique"… si l’on commençait à vouloir croire sans voir [10] à ce genre de "diagnostic" destiné à acheter le malheureux pour un peu d'argent et en fournir beaucoup à ceux qui vendraient jusqu'aux déchets du froment ! [19][19bis] Dites, monsieur l’abbé, quand le monde sera las de crever de sa faim et de sa soif d'entendre les paroles du Seigneur, il recommencera peut-être à les écouter ? Au fond, la "santé mentale" n’est jamais que le fléau de Dieu : elle parvient même à apporter un relief saisissant d’actualité à un prophète de l’Ancien Testament ! C’est d'ailleurs ce qui ferme le champ du rapport aux tueurs [12, note 20] de prophètes, non ?

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Y en a goret, goret en Champagne...

jeudi, 03 juillet 2008

Des jumelles… c’est mieux pour voir la briolle de loin !

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,24-29.
(Fête de saint Thomas, Apôtre)
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

______Il y a chez Thomas comme une invitation à prendre garde au jumeau qui sommeille en chaque disciple. Cette ubiquité est d’ordre spirituel, non matériel : Thomas n'était pas avec eux quand Jésus était venu. En lui –comme en tout disciple- cohabitent deux esprits en un seul corps. Mais ici, il ne s’agit nullement d’un esprit étranger qui vient chasser l’occupant légitime. [1] Il s’agit plus sûrement du même esprit, qui oscille entre le doute (« non, je ne croirai pas ! ») et la foi (« Mon Seigneur et mon Dieu ! »). On remarque chez Thomas une attitude symétrique à celle du lépreux : celui-ci a été touché PARCE QU’il a cru [2] quand l’Apôtre ne veut croire qu’après avoir touché. Thomas ne correspond pourtant pas au portrait que l’on pourrait brosser d’un mécréant. C’est lui qui, peu avant la résurrection de Lazare à Béthanie [3] s’était écrié devant les autres disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! » Plus près de la Passion, il est déjà moins catégorique mais reste ouvert à l’interrogation : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » (Jn 14, 4-6) À l’instar de la peur, le doute a la vertu d’éviter à la foi de s’installer dans un confort de « PVA ». Il est comme le sel de la terre [4] : il donne à la foi sa saveur et son relief. À l’instar de la peur, tout est question de dosage, l’excès poussant à l’amertume… voire aux remontées gastriques.[5] Face à un événement tel que la Résurrection, une foi purement sociologique se révèle bien fragile… et très perméable à des esprits qui lui sont étrangers.[6] Ne nous méprenons pas : tel n’est PAS le cas chez Thomas. Ceux qui l’entourent ne sont plus, eux, dans le doute : « Nous avons vu le Seigneur ! » À dix contre un (Judas n’était vraisemblablement pas encore remplacé), le climat était davantage favorable à la foi qu’au doute. Si les portes étaient verrouillées, celles du cœur de Thomas restaient entrebaillées : on connaît les conditions de leur ouverture plus complète. En ce sens, son reste de doute signifiait le maintien de son ouverture à l’interrogation : le souci de ne pas pécher par excès de crédulité. [7] Mais l’excès d’un tel souci [8] n’est pas sans déclencher ce qu’on voulait éviter !… « Cesse d'être incrédule, sois croyant. » : il l’a donc été. Mais il ne lui a pas été dit : « Cesse d'être incroyant. » La foi n’est vivante qu’en se confrontant au doute : c’est pourquoi ils cohabitent dans un même corps. Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. [9] Serait-Il alors suspect de vagabondage ? Si, à Sa suite, le disciple va où Il va, va-t-il à son tour encourir cette suspicion de vagabondage ? Pour lui, la tentation est grande d’avoir quelque endroit où reposer sa tête… ce qui est précisément la tentation de l’installer dans un cocon bien rassurant. Or, la foi sans une once de doute mène tout droit… à un certain relâchement qui conduit tôt ou tard à la crédulité. C’est-à-dire qu’elle reste sauve en apparence, mais qu’à son contenu viennent se mêler des éléments qui ressemblent comme des jumeaux aux véritables éléments, qui vont les absorber comme une cellule cancéreuse dévore une cellule saine…

______Tant qu’il reste "condiment", le doute maintient au contraire une certaine vigilance de la conscience et de l’intelligence [10] afin de nourrir la foi d’éléments suffisamment sains pour être à même de repérer l’arrivée d’éléments imitateurs et perturbateurs. Sans cette vigilance, la vie se charge d’apporter son lot de ces éléments séducteurs qui ne s’installent qu’à la mesure du peu de résistance qu’ils rencontrent. Ce n’est pas autrement que le sel se dénature [4], passant imperceptiblement du stade de "condiment" à celui "d’aliment" : le palais s’habitue à des évolutions gustatives, mais il ne saurait en discerner de lui-même le bien-fondé. Quand les faux jumeaux deviennnent plus nombreux que les éléments originels, la foi semble intacte de l’extérieur… voire enrichie ! En réalité, elle n’est plus qu’un vernis superficiel qui recouvre une "foi" jumelle qui s’apparente à un amoncellement de crédulité. On en reconnaît les signes [11] à ce que ce sont les véritables éléments encore en place qui font l’objet du doute ! Conscience et intelligence sont alors sollicitées par une vigilance opposée à ce qu’elle devrait être : elles s’anémient l’une l’autre en étant nourries d’une foi en trompe-l’œil qui les étouffe à petit feu. « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Cette fausse foi –et vraie crédulité- va jusqu’à générer de fausses joies : celles de croire sans avoir vu. Croyant sans voir, elle est donc convaincue d’être la bonne foi. Ici encore, cette foi "plus vraie que nature" est aisément identifiable : si elle autorise de croire sans avoir vu, elle se repère à son étonnante faculté de ne pas croire ce qu’elle voit !!! Ceci lui devient étranger, voire redoutable : une peur irrationnelle peut alors s’installer, rendant de plus en plus hermétique à une Parole toujours "pieuse"… mais inaccessible sinon incompréhensible parce que contredisant formellement une foi vécue persuadée d’être la bonne.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,19-22.
Et donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.

______En un tel contexte de foi phagocytée, saint Paul a des accents qui peuvent sembler surréalistes ! Vous n'êtes plus des étrangers ? Or, ceux qui ont l’heur d’avoir été plus résistants en nourrissant leur foi à meilleure source deviennent d’emblée des étrangers, voire des Martiens… quand ce ne sont pas plus simplement de sales "intégristes" ! Sans doute de ceux qui ont été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ? Or, le navire semble sombrer : aurait-il rencontré un iceberg ? [12] Non : pas de choc apparent. Aurait-on alors ouvert une voie d’eau de l’intérieur, à l’instar d’un "gentil docteur"dans la tempête ? [13, suite note 6] Pas non plus de "gentil docteur" en vue : il est vrai que celui-là est de ceux qui croient sans voir, et vont ensuite agir en sorte qu’on ne croit plus ce qu’on voit… tout en évitant de voir ceux qui ne les croient pas. En fait d’être intégrés dans une construction, on observe une jolie désintégration destructive ! Pierre angulaire, temple saint, Esprit Saint et autre demeure de Dieu deviennent de pieuses formules tout juste symboliques. Crions plus fort vers le Seigneur : Il finira bien par entendre ! C’est oublier qu’Il n'entend pas la musique des harpes [1] des complaintes quand la source du droit a été détournée, que le torrent de la justice a été tari.
______En première ligne –on s’en doute- le plus formidable exemple de ce qu’on croit sans voir : la "santé mentale" ! Redoutable machine de guerre, fabriquant à la chaîne des "malades" que l’on voit sans croire. Objectif premier : faire croire au "malade" ce qu’il ne voit pas, à savoir qu’il est mûr pour se faire porter pâle de la psyché. En cela, il est puissamment aidé par un entourage fort empressé qui, lui, voit ce qu’il ne voit pas ! Un peu comme dans la maison des disciples, c’est du dix contre un. Sauf qu’ici, il ne s’agit plus de résurrection mais d’initier une logique de mort. Ici, ce sont les portes des cœurs qui sont solidement verrouillées. Ici, ce sont les disciples de la "santé mentale" qui chantent : « Mon Docteur et mon Dieu ! » Ici, on a QUARTIER LIBRE ! Plus de doigts, plus de clous, plus de mains, plus de côté… plus besoin de toucher quoi que ce soit. Le "gentil docteur" lui-même a été cru sans être vu : c’est qu’en positif ou en négatif, la "santé mentale" est priée d’être crue sans être vue : c’est la condition sine qua non pour que le "malade" soit cuit. [14] Sortant du four "thérapeutique", le malade peut laisser ses guillemets au vestiaire, la pathologie neurologique ayant pris le relais de la "maladie" fantasmatique. Ainsi, on peut enfin le croire en le voyant ! Dans un chenil du type de celui du "Dr" de Labriolle [9], on appelle cela une "rémission". Comme on n’est jamais assez prudent, on intensifie le processus "thérapeutique" avant de relâcher le chien : le cocker devenu pitbull sera enfin déclaré "guéri" après avoir mis un peu d’animation dans les campus universitaires, par exemple [15], ou plus intimement dans le cercle familial. [16]

______« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Le climat de la "santé mentale" est lui aussi davantage favorable à la foi qu’au doute. Mais ici, les dés sont pipés : la foi repose sur ce qui n’existe pas, faisant ainsi exister le doute non plus en soi mais sur un autre. Cela se rapproche d’une tentative de possession [1] de l’autre. De fait, ce dernier perd tous ses droits sans que cela perturbe consciences et intelligences sidérées par le doute et la peur. Tout ceci est entretenu par l’illusion d’une "réalité" qui ne se voit pas pour les néophytes, mais devenant rassurante par l’usage d’un jargon spécifique à un monde médical qui feint ainsi de la voir ! Ce qui laisse entendre qu’il faille avoir suivi un long et valorisant cursus dans le monde de la santé [17] pour être en droit de se poser en arbitre exclusif [18] de la "santé mentale" ! « Signe ton chèque ici, et vois ma tronche compassée ; étouffe tes scrupules, et mets-les de côté : cesse d'être incrédule, sois croyant en mon pouvoir tout-poissant. »
______Or, à l’expérience c’est la vigilance qui est de mise. Davantage que la conscience et l’intelligence : rien n’interdit d’être polytechnicien et criminel. Parce que l’instillation du doute sur la "santé mentale" d’autrui –invention consensuelle et invérifiable- est aux antipodes d’un acte de santé : l’esprit qui y préside est un esprit criminel qui enferme sur lui-même celui qui s’y prête. Tel un porc, il se précipite dans une mer de turpitudes, entraînant d’autres avec lui… ce qui peut constituer un grand troupeau.[1] Criminelle dans l’esprit, la "santé mentale" n’est qu’iatrogène à l’usage ; reconnaissons-lui au moins cette cohérence : c’est si rarissime chez elle ! Sur le podium des crimes contre l’humanité, elle ne ferait pas mauvaise figure…

podcast

Un "pré-diagnostic" se devant d'être verbeux pour asseoir
une autorité "médicale"qui fait foi (à défaut de faire science),
le "Dr" Philippe de Labriolle désirerait en ajouter :
voilà qui est frappé au groin du bon sens !

mercredi, 02 juillet 2008

De l’abri au loup, le porc salue

foi (vraie et fausse),christianisme (vrai et faux),cochons (vrais et vrais)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? » Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.

______L'autre rive du lac n’est pas toujours synonyme de verts pâturages. Ce qui démontre bien qu’y arriver ne signe pas nécessairement un voyage sans retour. La vie est une succession de traversées, tumultueuses ou non. Mais la vie sans traversées n’est qu’une vie de viveur estivant. [1] Du chef fossoyeur au cimetière, il y a comme une rencontre qui éloigne ostensiblement des charmes du camping trois étoiles. Les "tentes" qu’on y dresse sont de celles qui sont plus définitives que celles qui ne durent que le temps des vacances : on n’en sort pas. À moins d’être possédé, bien sûr : ce ne sont pas quelques pierres qui peuvent arrêter les êtres immatériels que sont les démons. Ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Nous sommes bien sur l'autre rive : personne ne peut passer par le chemin de la mort deux fois. Personne ne peut traverser deux fois une tempête définitive.[2] À défaut de pouvoir se réincarner, on peut nonobstant donner dans le camping sauvage en abritant sous la tente de son corps un esprit étranger à celui qui l’anime habituellement. Cette tente étant strictement individuelle, l’asphyxie gagne rapidement les occupants, les rendant si méchants que personne n’a envie de passer par ce chemin ! Celui qui l’emporte est celui qui crie le plus fort : le silence n’est guère une vertu prisée chez ceux qui cherchent à posséder.[3] Celui qui l’emporte fait souffrir avant le moment fixé en chassant l’occupant légitime afin de se substituer à lui. In fine, nous avons deux possédés : le second par le premier, et le premier par la prise de possession d’un bien n’étant pas conçu pour lui.

______Ah, les côtes bretonnes ! Il fait bon y humer les senteurs de l’iode. Snif, snif : tiens ? Il semblerait que de la terre émanent des relents nettement moins agréables : ceux du purin. Le nuage du Zyklon B de l’esprit [2] descendrait-il jusqu’ici ? Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Tout va bien : il ne s’agit que d’élevages industriels de porcs destinés aux besoins de la fameuse charcuterie bretonne. Ceux-là ne cherchent pas leur nourriture. Peu nombreux, ils ne cherchent pas non plus leur nourriture : ils ne la partagent pas non plus. [4] « Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture… » ; « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. »[5]
______S’il règne autour du porc une solide réputation d’impureté, est-ce parce qu’il se roule dans la boue ? « Le porc, n’ayant pas de glandes sudoripares, a besoin par temps chaud de se « vautrer » dans la boue pour abaisser sa température corporelle.[…] Pour la religion juive, le porc est symbole d'hypocrisie car il est le seul animal à avoir le sabot fendu mais à ne pas ruminer. Au premier abord il apparaît comme pur mais est en fait impur. […] Comme le chien, le porc est considéré comme animal impur dans nombre de religions par sa possibilité de se nourrir de cadavres d’autres animaux ou d’humains. Le risque de voir des chiens ou des porcs déterrer des cadavres est probablement à l’origine de la pratique des enclos mortuaires entourés de murets, pour protéger les tombes. » [6] Or, il y avait au loin –d’un cimetière !- un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Enfin, a contrario du fils prodigue, le porc est réputé chercher sa nourriture parmi les déchets humains dont l’homme ne veut plus. En clair, l’image du porc est étroitement associée à celle de la mort, cette dernière étant la sanction ultime de l’impureté. Cette association est doublement représentée dans l’Évangile de ce jour : par la proximité relative du grand troupeau de porcs avec un cimetière, d’abord ; par ce que les porcs moururent dans les flots ensuite, bien entendu. Mais si tout le troupeau se précipita dans la mer, c’est surtout parce que les démons des deux possédés ont été planter leur tente chez lui. Nous avons d’un côté deux hommes qui, certes, étaient devenus méchants.Mais aucun ne s’est précipité –ou a précipité son compagnon d’infortune- dans la mer du haut de la falaise ! De l’autre côté, nous avons un grand troupeau de porcs dont la logique aurait voulu que, fort de cette possession et cherchant sa nourriture, il se précipite… dans le cimetière afin d’y déterrer des cadavres : qui aurait pu le retenir sur ce chemin où personne ne pouvait plus passer il y a encore peu ? Qui… sinon le Fils de Dieu qui l’envoya faire trempette ?

______Ces démons qui suppliaient Jésus, combien étaient-ils ? S’il y avait deux possédés, chacun pouvait l’être par plusieurs : leur nom est parfois légion. Aussi possédé soit-il, un homme est un homme : à ce titre, il a une toute autre dignité que le porc. Autrement dit, un démon qui possède un homme a besoin de plusieurs porcs afin de retrouver une sorte "d’équivalence" dans l’incarnation possessive. Par ailleurs, le porc étant réputé sensible au stress, un démon dans un porc ne lui laisserait pas même le temps de se précipiter nulle part : l’animal succomberait sur place -et quasi instantanément- d’une crise cardiaque. Le résultat en serait similaire si une légion de démons s’était invitée dans un grand troupeau de porcs : c’eût été grosso modo un+un multipliés par le nombre de têtes. Par conséquent, ces démons qui suppliaient Jésus ne pouvaient être que deux. Et ce, en dépit de la forte impression que cet événement a produit sur les témoins de la scène : Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région. On peut remarquer au passage que cette scène finale est l’exact négatif de celle qui clôt l’Évangile de la Samaritaine : Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lorsqu'ils arrivèrent auprès de lui, ils l'invitèrent à demeurer chez eux.[7] Le contexte est naturellement différent, mais avec un symbole commun : celui de l’eau, dans deux significations opposées. Au pied du puits de Jacob, l’eau source jaillissante pour la vie éternelle ; au pied de la falaise, les flots du lac apportant la mort par noyade.

______Il y a aussi quelques falaises sur les côtes bretonnes, mais les porcs ne s’y précipitent pas : ce ne serait pas excellent pour le tourisme… ni pour la charcuterie. Les porcs, on les retrouve davantage dans les terres : les porcheries industrielles s’y repèrent plus rapidement à l’odeur qu’au regard, les déjections porcines n’améliorant guère leur capital pureté déjà fort entamé ! Pour diverses raisons, si le Zyklon B de l’esprit n’était pas inodore, un fort concentré de fumier porcin ne traduirait pas trop mal sa possession dans un élément physique.[8] Si la briolle [2] devait sentir, elle oscillerait entre la putréfaction et l’excrétion de sentiments peu distingués. Véh(s)icule biliaire de la "santé mentale", elle voue une passion sans bornes pour le cochon : tout y est bon, jusqu’à la queue en tire-bouchon. À condition toute fois de ne pas la tirer : ce serait comme dégoupiller une grenade, tant la viande de ce goret-là est déjà fumée [9] avant même de l’avoir tué. Le porc se nourrit de déchets organiques ? Le « PIA » se nourrit de déchets spirituels. Le porc se roule dans la boue ? Le « PIA » roule les autres dans la boue : il reste "propre" sur lui. Le porc est symbole d’hypocrisie ? Le « PIA » la récolte soigneusement, pour son usage personnel comme celui de ceux qui écoutent ses grouinements. Le porc aime à déterrer les cadavres ? Le « PIA » aime à lui fournir de la matière première. Le porc s’installe dans les sandwiches ? Le « PIA » s’installe parmi les gens "bons". Le porc est le seul animal à avoir le sabot fendu mais à ne pas ruminer ? Le « PIA » est le seul "médecin" à se fendre de sabots [2, note 15] pour sa clientèle ruminante. [10] Au premier abord, le porc apparaît comme pur mais est en fait impur ? Le « PIA » est le bienvenu au club ! Jusqu’à une certaine sensibilité au stress, on a beau savoir que la constitution anatomique et biologique du porc est proche de celle de l’homme [6], on reste admiratif devant une proximité encore plus troublante avec le spécialiste du "trouble" ! On peut les unir sans états d’âme, la zoophilie [11, notes 18 à 25] n’étant guère un obstacle majeur pour lui. Pas sûr qu’ils aient beaucoup d’enfants [12], surtout si le jeune marié les mange [13] au fur et à mesure… Qui peut échapper à la peur [2] du loup ? En attendant, ce grand mariage promet une belle fête. De nouveau, la musique de la harpe y couvrira la voix d’Amos…

Livre d'Amos 5,14-15.21-24.
Cherchez le bien et non le mal, afin de vivre. Ainsi le Seigneur, Dieu de l'univers, sera avec vous, comme vous l'affirmez. Détestez le mal, aimez le bien, faites régner le droit dans vos litiges ; peut-être alors le Seigneur, Dieu de l'univers, aura-t-il pitié de ce qui reste d'Israël.  Je déteste, je méprise vos fêtes, je n'ai aucun goût pour vos assemblées. Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je ne les accueille pas ; vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas. Éloignez de moi le tapage de vos cantiques ; que je n'entende pas la musique de vos harpes. Mais que le droit jaillisse comme une source ; la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais !

podcast

EXCLUSIF ! Pris sur le vif, un "pré-diagnostic" oral
exprimé par le "Dr" Philippe de Labriolle

DERNIÈRE MINUTE : Ingrid Betancourt vient enfin d’être libérée de sa geôle du bout du monde. Il ne reste plus qu’à en faire autant pour les milliers d'incarcérés innocents du bout, voire du centre de nos villes. Signes particuliers : un regard de cocker…

mardi, 01 juillet 2008

Les vents et l’amer de l’abri au lion

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,23-27.
Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

_____Terrez-vous, les renards. Abritez-vous, les oiseaux du ciel. Fermez votre tente, les estivants du camping trois étoiles : trempette et bronzette sont à reporter à des jours meilleurs.[1] En attendant l’éclaircie, jouez aux échecs ! Et voilà que la mer s'agita violemment : pas même un temps à mettre un G.O. de la "santé" dehors. Et pourtant, c’est la météo qu’il préfère : option tempête dans un verre d’eau ![2] En hommage au "gentil docteur" (dont le prénom "Philippe" [ gr. philein : aimer et hippos, cheval ] est prédestiné à monter les chevaux de bois [3], à les faire en tourner en rond [4] voire à faire tourner en bourrique [5] les cockers de service : si on ne choisit pas son prénom, on choisit sa nuisance… pardon son "métier"…), nous avons assez d’eau dans le récit de ce jour pour baptiser son vent mauvais et pestilentiel du joli nom de "briolle". Mais lui dormait (sans doute du sommeil du "juste"…). Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Docteur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »  Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de beaucoup de crédulité [6, note 9] ? » Alors, à plat ventre, le "gentil docteur" tira vivement sur le bouchon du fond de la barque, et il se fit un grand calme. Ah, les joies du monde du silence !… Les G.O. du Club Med’ proposent aussi des sorties en mer, mais ils s’embarrassent de tant de détails inutiles : masques, bouteilles d’oxygène, tuyauteries, palmes. Le G.O. de la "santé", lui, est un libérateur : aucun de ces artifices n’ayant cours chez lui, on est prié de voyager léger… et de s’entraîner sérieusement à l’apnée. Ce qui présente l’avantage certain de ne pas avoir à respirer certaines pestilences [7]
_____À l’usage, celles-ci sont à l’esprit ce que le Zyklon B de sinistre mémoire [8] est au corps : l’asphyxie est au bout du chemin. Ah, la mort du monde du silence… La briolle est le véhicule de ce gaz de "santé". Mais elle ne recouvre jamais que les vagues de la peur. « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors,-dans la version authentique de cet Évangile !- debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Mais auparavant, ce sont ses disciples qu’Il interpelle : non sur leur santé, mais sur leur peu de foi. Les premiers, ils se sont imaginés que cette tempête ne pouvait être que leur "grand passage", celui dont nul ne revient. Ce qui est oublier qu’après la pluie vient le beau temps… [9] du moins quand on consent à laisser de côté les soucis [10] de "santé" !

_____« Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? » La briolle ne nous épargnera rien : pas même d’obéir au G.O. de la "santé" (faux grand sage et vrai grand pas sage…) qui la fabrique de toutes pièces depuis son dérisoire verre d’eau. Les vents ? Ceux de paniques artificielles s’établissant sur des "diagnostics" fantasmatiques qui ont la curieuse faculté de faire perdre tout sens à ceux qui les écoutent : le Zyklon B de l’esprit [11] les frappe de plein fouet, les transformant en pitoyables pantins désarticulés. Ne reste de la vie que son aspect animal [12, notes 18 à 25], où la vipère cohabite avec le cloporte et autres bestioles peu ragoûtantes. La mer ? Elle est représentée par les dits "diagnostics" qui sont pour le moins recouverts par les vagues… démonstrations "scientifiques", l’insultation [13, note 13] en fournissant le pis-aller de base afin de se faire un grand calme chez les escrocs qui s’y prêtent de chaque côté de la barrière. La mer ? Elle est également imitée par le sel que l’on ajoute à l’eau. De ce sel de la terre qui s’est tant dénaturé qu’il n’est plus bon à rien...[14] sinon à confectionner des statues du même nom : pour l’occasion, notre G.O. de la "santé" ne craint pas de se faire sculpteur… et sabotier. Les sabots qu’il sculpte, il ne les remplit pas de paille mais de poutres ! [15] Le jogging spirituel est plutôt à éviter, les seules lumières [16] que l’on puisse en tirer étant celles de sérieuses ampoules : un peu vexant quand on est obnubilé par sa santé… mais pas de quoi être saisis d'étonnement quand on se la laisse saboter par des apprentis sorciers qui se font passer pour de grands calmes.

Livre d'Amos 3,1-8.
Écoutez cette parole que le Seigneur prononce contre vous, fils d'Israël, contre tout le peuple qu'il a fait monter du pays d'Égypte : Vous êtes le seul de tous les peuples de la terre que j'aie choisi d'aimer ; aussi je vous demanderai compte de tous vos crimes. Deux hommes font-ils route ensemble sans s'être mis d'accord ? Est-ce que le lion rugit dans la forêt quand il n'a pas de proie ? Le lionceau va-t-il crier du fond de sa tanière sans avoir rien pris ?  L'oiseau tombe-t-il dans le filet posé à terre sans y être attiré par un appât ? Le piège se relève-t-il au-dessus du sol sans avoir rien attrapé ? Sonne-t-on de la trompette dans une ville sans qu'un danger menace le peuple ? Un malheur arrive-t-il dans une ville sans qu'il soit l'œuvre du Seigneur ? (Car le Seigneur Dieu ne fait rien sans en révéler le secret à ses serviteurs les prophètes.) Quand le lion a rugi, qui peut échapper à la peur ? Quand le Seigneur Dieu a parlé, qui refuserait d'être prophète ?

_____Depuis que souffle le vent délétère de la briolle, la voix du prophète Amos se perd dans le vide. Comme celle de tous les prophètes de tous les temps et de tous les lieux. Deux hommes font-ils route ensemble sans s'être mis d'accord ? Maintenant, oui ! La magie [16] de la "santé mentale" opère des prodiges, permettant à deux hommes que tout oppose de communier à la même Eucharistie. [17] Aussi je vous demanderai compte de tous vos crimes : le premier d’entre eux étant de se moquer de votre Dieu comme vous vous moquez de votre frère. [15, note sur St Jean Climaque] Le premier des coupables ? Le culpabilisateur des innocents et le déculpabilisateur des coupables [16] : celui qui se parfume de l’Évangile afin de s’en servir comme paravent pour répandre en toute impunité son nuage de briolle. En toute impunité, vraiment ? Celui-là s’est déjà excommunié [17] de lui-même, entraînant dans sa chute tous ceux qui l’écoutent quand ils ont l’Évangile sous les yeux. Est-ce que le lion rugit dans la forêt quand il n'a pas de proie ? Maintenant, oui ! Le lion ? C’est l’autre nom du faux pitbull, faux cocker. Le lionceau va-t-il crier du fond de sa tanière sans avoir rien pris ? Maintenant, oui ! Le lionceau ? C’est l’autre nom de la fausse victime du faux pitbull, faux cocker, cliente "spontanée" du G.O. de la "santé". L'oiseau tombe-t-il dans le filet posé à terre sans y être attiré par un appât ? Maintenant, non ! On le fait tomber dans le filet posé à terre sous la contrainte [18] : pas très attirant ni appâtant !… Le piège se relève-t-il au-dessus du sol sans avoir rien attrapé ? Maintenant, oui ! Il n’attrape que du vent, briolle qui se fait passer pour le souffle de l’Esprit. Sonne-t-on de la trompette dans une ville sans qu'un danger menace le peuple ? Maintenant, oui ! Mais on le sait : cette trompette n’est que du pipeau. [19] Un malheur arrive-t-il dans une ville sans qu'il soit l'œuvre du Seigneur ? Maintenant, oui ! Quand on se moque du Seigneur, Il laisse faire : c’est tout…
_____(Car le Seigneur Dieu ne fait rien sans en révéler le secret à ses serviteurs les prophètes.) Quand le lion a rugi, qui peut échapper à la peur ? Quand le Seigneur Dieu a parlé, qui refuserait d'être prophète ? QUI ? Le tueur de prophètes. Autrement dit, le voleur de rêves [20] ; celui qui s’est rendu insoupçonnable en se faisant prophète à la place du prophète : he’s no good…
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_____Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. [21] Quand on a d’une part l’Évangile sous les yeux et d’autre part les fruits, on peut légitimement être saisi d'étonnement en se disant face à certaines gens : « Quels sont donc ceux-ci, pour qu’ils obéissent à des vents de puanteur et une mer de mensonges, de lâchetés et d’hypocrisie ? » Ce qu’ils sont ? Ils sont ceux qui refusent d'être prophètes, qui refusent les prophètes en feignant d’écouter le Seigneur Dieu qui a pourtant parlé. Refuser d'être prophète, c’est accepter les mensonges, les lâchetés et l’hypocrisie comme "parole d’Évangile" : accepter ce que refuse l’autre n’a pourtant rien d’évangélique… surtout quand il est question de "santé"

Psaume 5,2-3.5-7.
Écoute mes paroles, Seigneur, comprends ma plainte ; entends ma voix qui t'appelle, ô mon Roi et mon Dieu ! Tu n'es pas un Dieu ami du mal, chez toi, le méchant n'est pas reçu. Non, l'insensé ne tient pas devant ton regard. Tu détestes tous les malfaisants, tu extermines les menteurs ; l'homme de ruse et de sang, le Seigneur le hait.

_____On peut être expert [22] en mal au nom de la "santé", être reçu comme un "gentil docteur" quand on n’est ni l’un ni l’autre, être insensé en évitant soigneusement le regard de l’intéressé, être bien-pensant et malfaisant, être un menteur en se protégeant derrière des "vérités" pseudo-scientifiques, voire ruser et trahir [23] son sang en passant pour un apôtre de la Vérité ; tant que l’on a pour "métier" d’enfermer Ses serviteurs les prophètes dans des chenils, il restera toujours un lion pour rugir. Qui peut échapper à la peur ? Dès lors qu’elle ne fige pas, ou qu’elle n’est pas odieusement exploitée à des fins mercantiles [23], elle est parfois salvatrice… Le souffle de l’Esprit contre les vents de la briolle : quelles sont les paroles que le Seigneur écoute et comprend ?

foi (vraie et fausse),christianisme (vrai et faux),santé (vraie et fausse)

lundi, 30 juin 2008

De l’abri au lait caillé

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Requiem pour un chenil...
Requiem pour un chenil...
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac. Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. » Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

_____Partir vers l'autre rive du lac, c’est toujours n’en pas rester à un regard horizontal : c’est prendre le risque vertical de Le suivre partout où Il ira. On le sait : passer sur l'autre rive implique de laisser toutes les garanties humaines au bord du lac,[1] de ne pas attendre le beau temps pour se jeter à l’eau.[2] Les renards ont des terriers : en cas de mauvais temps, ils s’y terrent. Les oiseaux du ciel ont des nids : en cas de mauvais temps, ils s’y abritent. Mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. Pas de chance : les créatures inférieures ont de quoi être satisfaites de leur sort. Mais on ne saurait avoir les mêmes exigences à l’égard de nos amies les bêtes que celles qui sont demandées aux vrais disciples. On peut se vouloir tel… et planter sa tente [3] au bord du lac, fort de la vue imprenable qu’il nous offre… sur les éventuels nuages à venir. On peut ainsi se rassurer les uns les autres, les disciples [4] s’installant dans leur camping trois étoiles : l'autre rive du lac est à réserver aux "imprudents", inconscients des dangers d’une traversée tumultueuse propice à toutes les tempêtes.[5] Le disciple estivant trouve là un endroit où reposer sa tête : pour lui, sonne l’heure des vacances ! Et cette heure est d’autant plus reposante qu’elle se moule sur celle des renardset des oiseaux du ciel : terrierset nids sont au bout de la route… quand on ne les emporte pas derrière soi [6], en attelage ou dans un coffre. Si les pensées des hommes ne font pas toujours le printemps, au moins favorisent-elles le repos de l’été !

_____« Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Encore pas de chance : Jésus ne prend pas de vacances. Certes, Il peut être sur la Côte d’Azur, à Biarritz ou aux Sables d’Olonne. On peut aussi Le rencontrer à Chamonix, La Bourboule ou les Antilles. Mais Il n’y est pas "en vacances" : le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. Le suivre partout où Il ira, c’est prendre le risque de "gâcher" ces vacances si attendues et si programmées depuis le reste de l’année ! « Seigneur, il fait super beau : permets-moi d'aller d'abord faire trempette, puis bronzette. » C’est amusant : la nage comme le hâlage requièrent la position allongée… celle des morts. « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Quel père enterre-t-on volontiers avant de partir "en vacances" ? Quel est donc cet enterrement ? Celui des manquements du disciple dans un esprit de résurrection [7]… ou celui de leur oubli forcené, tant ils ne contribuent guère à reposer sa tête sous le poids de la culpabilité ? La seule manière de répondre à cette question sans risque d’erreur est de laisser les morts enterrer leurs morts, parce qu’ils sont liés à la terre.[8] Quitter cette terre ? Partir vers l'autre rive du lac ? Qui peut nous garantir que nous retrouverons un camping trois étoiles sur l'autre rive ? Celle-là, nous la connaissons : c’est celle des "morts enterrés par leurs morts" ! La tempête ? Non merci : ce ne peut être que le "grand passage". Vous appelez cela des vacances, vous ? Le repos éternel, oui ! Nous ne sommes pas pressés : on est tellement bien ici à vivre ici, entre nous, dans cet excellent endroit où reposer sa tête : n’est-ce pas un merveilleux camping de disciples ? Laisse les morts enterrer leurs morts. Ah zut : on a malencontreusement enterré l’Évangile avec…

_____Aux avant-postes : le chef fossoyeur. Il n’est pas très difficile à reconnaître : il est grand, beau et fort. Le must du disciple "en vacances". C’est le "gentil organisateur" du camping. Petit détail qui ne trompe pas : contrairement à son confrère du Club Med, il ne sourit pas ! C’est qu’il a beaucoup de soucis [9], le pauvre : il s’en fait pour la santé de l’autre. [10, notes 3 et 4] Son attention se porte avec une certaine prédilection sur tout disciple qui manifeste quelque velléité de partir vers l'autre rive du lac : ne serait-il pas un peu "pâle" ? Le camping ne lui plaît pas, alors qu’on fait tout pour lui faciliter la vie ? Vexé, notre G.O. de la "santé" lui propose une autre formule… mais davantage dans les terres (et dans l’éther aussi …) afin de lui éviter toute nouvelle tentation : une colonie de vacances ! [11] Dommage : celle-ci n’est pas joyeuse : au moins est-elle ainsi assortie au G.O. soucieux. Dans cette colonie, tout est étudié pour vous faire passer l’envie de partir vers l'autre rive du lac. Cet objectif n’est jamais aussi bien atteint que lorsqu’on parvient à vous faire oublier qu’il existe une autre rive du lac. L’échec est patent chez ceux qui ont vu le processus de traversée accéléré : ils sont partis définitivement vers l'autre rive du lac ! Dans le langage du G.O. de la "santé", on appelle cela un "accident thérapeutique". [12] Laissons les morts enterrer leurs morts… et revenons aux survivants [13] qui peinent à faire entendre leur voix : il est vrai que les aboiements d’une meute de cockers [14] indiffèrent totalement ceux qui ne sourient pas.

_____L’un d’entre eux est même un maître-chien… autrement dit, l’un de ces G.O. de la "santé". De vieille famille française noble, le "gentil docteur" est passé à l’ignoble. À son "métier" de « PIA » -déjà suffisant pour dégringoler dans ce statut peu enviable- s’ajoute celui "d’hospitalier" : il vaut mieux en sourire quand on sait de quelle "hospitalité" il s’agit !…[15] Étrange : les "invités" qui en réchappent cultivent une certaine propension à se plaindre [16] : des ingrats de la "santé", voilà tout… Mais revenons à notre "gentil docteur" "hospitalier" : le maître-chien ne fait pas rentrer assez de cabots dans son chenil, se fait taper sur les doigts… et se fait cockeriser à son tour ! L’anecdote est assez savoureuse pour être soulignée, surtout quand un grand media s’en fait l’écho. Rien que le titre est assez croquignolet : « le "psychiatre" qui dérange ». (L’Express ne manque pas d’humour, puisque cet article est paru dans sa rubrique "Science et santé" !) Qu’arrive-t-il donc à notre tenancier de chenil ? Il « s'oppose aux méthodes d'internement » ! « Je ne suis pas un détracteur de la loi sur les internements sous contrainte, se défend le "Dr" de Labriolle. Je demande qu'elle soit correctement appliquée. Ce qui suppose que le médecin délivrant le certificat puisse donner un avis médical en toute indépendance. Ce n'était pas mon cas. » Ex-tra-or-di-naire ! Un maître-chien avouant de lui-même que le manipulateur est manipulé. Mais on ne crache pas dans la soupe : il n’est « pas un détracteur » de la "loi" sur les chenils humains [17], "loi" qui selon lui doit être « correctement appliquée » ! (On se demande toujours comment une telle "loi" –qui doit faire pâlir d’envie un Hitler dans sa tombe- pourrait être « correctement appliquée »…) Et nous en arrivons à la cockerisation ! « Le ministère de la Santé n'a pas hésité à déclarer le "Dr" de Labriolle « atteint de pathologie mentale », sur la base d'une expertise réalisée sans qu'il soit entendu. » Solidarité entre « PIA » oblige, « L'Ordre national des médecins, en janvier 2004, a déclaré le "psychiatre" parfaitement sain d'esprit et apte à exercer ses fonctions. » Depuis lors, et de source sûre, notre chien -redevenu homme par la grâce de son club de G.O. de la "santé"- continue, comme si de rien n’était, à "diagnostiquer" des "pathologies mentales" sur la base "d'expertises" [18] réalisées sans que soient entendues les personnes concernées !!! [19] La seule "bonne" nouvelle de cet article de l’Express est que « leurs effectifs vont diminuer de 40% d'ici à dix ans ». Pas ceux des personnes concernées (ici, le stock de chair fraîche est inépuisable) ; ceux des grands prêtres de la "santé mentale". Cette contre-église [20] pousse le vice jusqu’à singer [21] la crise des vocations !… Ce qui ne disssuade nullement la Vraie d’accueillir en son sein la bête qui La dévore de l’intérieur, notre "Dr" de Labriolle aimant à fréquenter les abbés mélancoliques, à participer à des réflexions sur la crise morale (sic !) en Europe Occidentale, à se demander chez des gens "très-comme-il-faut" [22] si « le handicap mental sans déficience organique est concevable ». (Pas besoin de conférer trois heures sur le sujet : la réponse est NON. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais[23]) Simultanément, il est de tous les combats contre les mises en chenil abusives [24][24bis] : quand on "diagnostique" les gens à distance, où commence le véritable abus "Dr" ?… C’est à vos fruits que nous vous reconnaissons [14], vous et les vôtres, en dépit de vos amitiés "bénies" et de vos "combats" bidon. Vos fruits ? Comparativement aux vôtres, la pomme empoisonnée de Blanche-Neige [25] est un délice… Étant donné que nous avons Un Seul Vrai Médecin de l’âme à suivre, nous vous laissons enterrer vos morts sur votre petite, toute petite rive.

Psaume 50(49),16-17.18-19.20-21.22-23.
Mais à l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, toi qui n'aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ?  « Si tu vois un voleur, tu fraternises, tu es chez toi parmi les adultères ; tu livres ta bouche au mal, ta langue trame des mensonges.  « Tu t'assieds, tu diffames ton frère, tu flétris le fils de ta mère. Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? « Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse. Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu : sinon je frappe, et pas de recours !  « Qui offre le sacrifice d'action de grâce, celui-là me rend gloire : sur le chemin qu'il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. »

_____Le regard d’aime d’été dédie le Psaume d’aujourd’hui à tous les voleurs d’âmes et autres avorteurs de l’esprit…. qui gardent leur alliance à la bouche et retirent du doigt celles des autres. Ils sont chez eux parmi les adultères puisqu’ils en sont la forme la plus achevée. On achève bien les chevaux… [26]
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NB au 23-06-2010 : cet article signait la toute première apparition sur le regard d'aime d'été... d'un certain Philou.